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samedi 3 décembre 2016

Alexandre Jardin aussi se déclare candidat à la présidentielle de 2017

Un lanceur de brique à l'Elysée ?

C'est le bouquet: le fondateur du mouvement la Maison des citoyens se lance dans la course au pouvoir

L'écrivain et cinéaste Alexandre Jardin s'est déclaré candidat à la présidentielle française de 2017, ce samedi matin sur France Info.
Ce "faizeux" a lancé le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre pour fédérer les initiatives locales de "tous ceux qui se bougent pour réparer le pays". Il regroupe 200 opérateurs de la société civile tels que des associations, fondations, acteurs des services publics, mairies, mutuelles ou entreprises, réalisant une action efficiente [sic] permettant de résoudre un problème de la société en impliquant les citoyens dans sa résolution [si ça n'a aucun style, ça a des prétentions]. Ces opérateurs sont intégrés à BBZ après un examen de leur candidature via un Comité de Sélection ad hoc [!], puis labellisés comme Zèbres ou Zébrillons. Les Zèbres sont des Faizeux !
"Aujourd'hui, dans l'offre politique, il n'est pas question de donner du pouvoir aux communes [...] ni d'instaurer une démocratie citoyenne... Or les gens veulent co-construire", a-t-il assuré.

Confirmant que l'appel des mouvements citoyens va "présenter un candidat" en 2017, Alexandre Jardin a ajouté : "Ce sera moi !", tout en affirmant que le plus important n'est pas sa candidature, mais sa volonté de "redonner du pouvoir aux gens." 

Le faizeux ne fera rien par lui-même: les 'faizeux', c'est les autres...

Un drôle de zèbre

Le démagogue fit son show, maltraitant Bruno Le Maire,
en prétendant lui faire la leçon de modestie, avec arrogance et violence, puisqu'il lui balança une brique (de soupe) en travers de la table, allusion à son dernier livre, copieux voire roboratif.
VOIR et ENTENDRE le futur candidat modeste faire le buzz, cédant à la colère contenue dans la droite ligne de Ségolène Royal mais démonstrative et menaçante à la suite de Manuel Valls, premier ministre qui l'a élevée au rang de mode de gouvernement: 

jeudi 1 décembre 2016

Le fondateur du parti Nouvelle Donne est le septième candidat déclaré

Pierre Larrouturou sort de l'incognito


Au jeu des Sept Familles, je demande l'agitateur d'idées ! 

Pierre Larrouturou est le fondateur en novembre 2013 de Nouvelle Donne, un mouvement baptisé en référence au New Deal de Franklin D. Roosevelt qui s'efforça de sortir les États-Unis de la Grande Dépression des... années 30.
Il a annoncé jeudi 1er décembre dans Le Parisien et sur LCI sa candidature à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017.
Le groupe d'origine - composé de l'humoriste Bruno Gaccio, du pleurnichard Patrick Pelloux, de Susan George (ATTAC), de Dominique Méda (sociologue et ex-conseillère de S. Royal,, candidate battue en 2007), dOlivier Berruyer (économiste opposé au financiarisme), Christiane Hessel-Chabry (épouse de feu Stéphane Hessel, présidente d'honneur de l'association EJE -Les Enfants, le Jeu, l'Education-, antenne palestinienne de La Voix de l'enfant), Edgar Morin (philosophe marxiste, ex-membre du Parti communiste français et partisan du FLN pendant le conflit algérien) et autres gauchistes - soutient que la crise économique actuelle provient essentiellement d'un problème de redistribution de la richesse, que ce soit en termes de partage des revenus ou du travail. D'où une série de propositions construites autour d'une révision de la fiscalité et d'une réduction du temps de travail individuel. Cette politique serait soutenue par une démarche d'inspiration keynésienne de relance centrée entre autres sur la transition énergétique.Afficher l'image d'origine
Ancien militant du Parti socialiste, passé par Europe Ecologie-Les Verts et partisan de la réduction du temps de travail, Larrouturou avait rejoint les anciens ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, deux représentants de la gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, et les écologistes Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy, dans cette primaire de la Belle alliance populaire (BAP) organisée par le PS.
Or, en juin 2016, le conseil national du Parti socialiste a adopté une résolution prévoyant l'organisation d'une primaire "ouverte  aux acteurs de la Belle Alliance populaire" (soit le PS, l'UDE et le Parti écologiste). Le 2 juillet 2016, les délégués de la Belle Alliance populaire entérinent cette résolution, votant à l'unanimité en faveur de l'organisation de cette primaire au sein du PS.
Annonce d'un duel Montebourg - Larrouturou
 
Arnaud Montebourg a en effet été le premier à officialiser sa candidature à la primaire initiée par le PS, à l'ouverture de la période de dépôts des candidatures, en faisant porter au siège du PS sa centaine de parrainages, ce jeudi. 
Cette liste de soutiens - dont 25 députés ou sénateurs, comme le chef de file de frondeurs Christian Paul ou le député du Val-de-Marne Laurent Cathala, deux anciens secrétaires d'Etat de Hollande, lui "permet de rentrer en force dans le processus des primaires".

La désignation chaotique de Larrouturou à la candidature 
Le 27 août 2016, un mois après avoir été désigné comme candidat de Nouvelle Donne à l'élection présidentielle de 2017, le bureau national du mouvement décide de l'exclure. Il est alors soupçonné de financement illégal de parti politique. En octobre, un vote des adhérents est organisé et 71 % des votants décident de sa réintégration.
"C'est toujours les mêmes politiques périmées qu'on met en place, c'est toujours les mêmes lobbies qui tirent les ficelles et je pense qu'on est des millions à être vraiment inquiets. (...) Donc oui j'y vais, avec Nouvelle Donne."
Ce qu'une élection de Montebourg ou Larrouturou coûterait à votre budget

Larrouturou, candidat primaire ?
Pierre Larrouturou propose notamment un "plan Marshall" de 1.000 milliards d'euros au niveau européen pour "sauver le climat" 
et une refonte de l'Europe à partir d'un noyau dur de neuf ou dix pays qui se donneraient deux ans pour conclure de nouveaux traités.

Les "primaires citoyennes de l'unité", telles qu'elles sont présentées par le Parti socialiste, auront lieu les 22 et 29 janvier dans au moins 8.000 bureaux de vote. Les candidatures doivent être déposées dans les quinze jours à venir, avant le 15 décembre.

lundi 28 novembre 2016

"Il n'y aura pas de primaire entre le président et le Premier ministre", affirme Le Foll

Le président sortant refuse de se soumettre à la règle commune 

Le
s éléphants du PS répliquent aux propos de son premier ministre qui se dit "prêt" au "face-à-face" avec Hollande en 2017

Ils tentent d'étouffer l'incendie allumé par Manuel Valls qui a annoncé dimanche sa candidature à la primaire à gauche face à François Hollande.

"Il n'y aura pas de primaire entre le président de la République et le Premier ministre: cela ne peut pas s'imaginer," a répliqué le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au micro d'Europe 1, lundi 28 novembre.

Le porte-parole du gouvernement a estimé que Manuel Valls a "tout à fait la possibilité" d'être candidat, "mais à ce moment-là, il n'est plus Premier ministre".
Valls peut-il même rester premier ministre à la suite de son coup de force dans la presse ?

Le feu à la baraque à frites

Un peu plus tôt sur France 2, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé que s'"arrête" la "rage de fragmentation" à gauche. "Rien d'irréparable n'a été dit", a-t-il toutefois assuré, soulignant qu'il n'y a "pas de désaccord politique stratégique" entre François Hollande et Manuel Valls.

Le putsch du premier ministre a-t-il fait pschitt ?
Valls, qui mettait un point d'honneur à jurer de sa loyauté à Hollande, a franchi le Rubicond, se mettant hors-la-loi dans la guerre picrocholine livrée depuis plusieurs semaines au président de la République, en assurant dans Le Journal du dimanche qu'il se "prépare" et est "prêt" au "face-à-face" avec la droite: Brutus tente d'être calife  à la place du calife ?

samedi 15 octobre 2016

Macron attend que Hollande se saborde

Hollande entre carton jaune et carton rouge, Macron sur le banc des remplaçants 

Le leader d'En marche ! veut attendre la primaire de la gauche pour décider de sa candidature


Estimant que le livre de confidences de Hollande le disqualifie pour 2017, Emmanuel Macron est renforcé. Vendredi, l'ancien ministre de l'Economie a brutalement fait retomber la température, dans un entretien à l’agence Bloomberg, alors que, ces dernières semaines, il ne cessait d'envoyer des signaux en vue d'une prochaine annonce de sa candidature à la présidentielle. 

Il a indiqué qu’il décidera "probablement en décembre ou en janvier" de l’opportunité de se présenter à l’élection présidentielle. L'entourage de Valls s'agace de ce suspense, alors que l'entourage du néophyte n’y voit qu’ "une preuve de sa liberté", une simple "volonté de ne pas se plier au calendrier des autres". Si Hollande renonce, c'est Valls qui s'y prépare, tandis que Ségolène Royal joue sa propre partition, en s'opposant notamment à l'expulsion de la Jungle de Calais pourtant plusieurs fois annoncée par le premier ministre. 

Emmanuel Macron prend son temps pour pouvoir se déterminer en fonction de ses rivaux 

Contrairement aux déclarations de ses proches, il balançait et relativisait, incertain de l'impact qu'aura l’entretien fleuve (50.000 signes) paru samedi soir sur le site internet de Challenges dont de larges extraits ont filtré, conformément au plan com’ de l’ancien ministre.  Depuis le 4 octobre, meeting après meeting, l'ancien banquier s'est consacré à la déclinaison de son "diagnostic" de la "France qui subit", mais sans clairement préciser son positionnement politique, sauf à assurer qu'il a des "convergences" avec Juppé. 

Chacun s'observe au PS, tandis que le centre guette un signe. 
En réplique au secrétaire général du PS, Jean-Christophe Cambadélis qui avait qualifié le locataire de Bercy de "ministre d’ouverture", la maire de Lille, Martine Aubry a ainsi fait savoir "n’avoir jamais pensé que Macron était de gauche". 

A l'inverse, dans les confidences qu’il a accordées à deux journalistes du Monde, François Hollande présente Macron comme un "garçon gentil" et "authentiquement de gauche"…Mais le chef de l’Etat s’est beaucoup trompé sur le jeune inspecteur des finances: de l’avis d’un très proche anonyme, le dimanche précédant sa démission du gouvernement, le président était encore persuadé de la fidélité sans faille de son ancien conseiller… 
Alors que la primaire de la droite concentre l’attention générale, Macron devait donc préciser son positionnement idéologique pour ne pas laisser s'éteindre la flamme de ses sympathisants. 

A défaut, il s'exposerait à un effet ciseaux redoutable
A droite, les sondages téléguidés par l'Elysée donnent Alain Juppé vainqueur, rendant ainsi très aléatoire le soutien des électeurs du centre sur lequel Macron comptait. A gauche, l’intention longtemps manifeste de François Hollande de postuler à un second mandat alimentait un réflexe légitimiste chez bon nombre de socialistes, même sensibles au projet d’En marche.  Mais le président a commis l'irréparable en insultant les magistrats, les accusant de "lâcheté"... 

Macron peut donc commencer d’incarner une alternative sérieuse à François Hollande, confirmé comme le modèle à ne pas suivre. Pour le leader d’En marche, pas question donc d’être un "président normal". "Je ne réponds pas au SMS des journalistes parce que j’en ai trop vu d’autres le faire", avait-il insinué fin septembre à Libération, critiquant sans le nommer celui qu’il avait servi à l’Elysée et dont il se dit pris d'affection. 

Dans l’entretien à Challenges, bouclé en début de semaine, Macron développe donc à loisir sa "vision de la France et de la fonction présidentielle" en faisant valoir son credo "gaullo-mitterrandien", afin de détromper ceux qui à gauche ne voient en lui qu’un "libéral", prêt à sacrifier le modèle social français sur l’autel du respect des critères budgétaires imposés par Bruxelles et des contraintes économiques attachées à la concurrence mondialisée. 
Macron se pose aussi en garant de l’état de droit, en défenseur d’un état stratège, capable de se réformer pour être mieux à même de protéger les plus exclus - "les outsiders" - d’un système "de plus en plus inégalitaire". Un complet renversement de perspective qui pourrait même séduire les Verts modérés, à défaut de  Mélenchon ?

Macron croit lui aussi en une forme de suicide politique de Hollande
 
Un tel épanchement auprès de Challenges - par sa longueur et par son contenu - vaut (presque) déclaration de candidature. Les proches de Macron qui depuis mi-septembre se disent "sûrs à 100%" de la participation de l’ancien ministre à la course à l’Elysée testaient cette tentation auprès de leurs interlocuteurs. Même s’il doit au préalable présenter le troisième volet de son diagnostic à Montpellier le 18 octobre - alors que ses propositions ne sont toujours pas validées - , la parution du livre de confidences de François Hollande, Un Président ne devrait pas dire ça, a brusquement changé la donne et le dernier faux-pas en date du chef de l’Etat sortant a convaincu Macron d'officialiser sa propre ambition. 

"En portant une telle atteinte à la fonction, Hollande s’est disqualifié"
Ces dernières 48 heures, des élus socialistes accablés ont ainsi pris d’assaut les portables d’En marche pour faire part en ces termes de leur désarroi à Macron.  

"Désormais c’est entre Valls et Macron que ça se joue"
Au siège d’En marche, on abonde: "Ils ont fait leur deuil de Hollande". Pour Macron, c’est beaucoup trop tôt.  S’il ne le dit pas, le trentenaire croit lui aussi à une forme de suicide politique de Hollande. Et, parce qu'il n'a encore mené aucune campagne, ni a fortiori jamais exercé le moindre mandat électoral, il en tire les conséquences: il lui faut connaitre le vainqueur probable de la primaire de la gauche avant de s’exposer davantage. 

Si Hollande doit renoncer, Valls devra relever le gant. L’issue de ce combat-là est incertaine mais en cas de victoire du premier ministre, l’aile droite du PS jusque-là tentée par l’aventure du leader d’En marche lui retirerait immanquablement leur préférence. Tout comme le centre droit l’a fait en ralliant Juppé. En revanche, les socialistes indécis pourraient le préférer à l'agité hurlant. Macron retournerait alors à ses tergiversations. 

mardi 13 septembre 2016

Affaire Alstom: Jadot (EELV) dénonce "un bal des hypocrites"

Alstom pousse l'Etat à le renflouer 

Le gouvernement s'engage à maintenir l'activité ferroviaire sur le site d'Alstom à Belfort.
 

"C'est le bal des hypocrites ce dossier", estime l'altermondialiste Yannick Jadot dans les 4 Vérités de France 2, ce mardi 13 septembre. "Alstom sait parfaitement que son annonce va faire polémique et que probablement l'Etat va finir par mettre de l'argent, et puis du côté gouvernemental, il n'y a pas de stratégie industrielle depuis tant d'années", accuse le député européen écologiste.

Jadot enfonce le clou
"S'il y a une surcapacité de production chez Alstom, c'est parce que depuis des années la France a abandonné le fret ferroviaire. 
Le Grenelle de l'environnement devait faire passer le fret ferroviaire de 15 à 25% du transport. Mais nous l'avons réduit alors que l'Allemagne l'augmente. 
Ségolène Royal, qui se scandalise de cette affaire, a abandonné l'écotaxe. 
C'est un milliard d'euros qu'on pourrait avoir chaque année pour financer notamment des projets de tramways".

Et l'altermondialiste de s'emporter
"L'État, par son incapacité à projeter la France sur un projet cohérent et qui crée des emplois, se retrouve à chaque fois acculé à donner de l'argent public à des entreprises en train de s'écrouler".


Y. Jadot

Et pourtant, il n'est "pas candidat contre Hollande"


Yannick Jadot est candidat à la primaire du parti EELV

"pour sauver la France" (!) et non "le parti ou la gauche". Le sauveur Vert ne se revendique "surtout pas comme un candidat anti-Hollande de plus". Pour lui, "le projet écologiste est un projet de sens, de cohérence et d'espoir. Il y a tellement d'énergie vitale dans notre pays. Il faut mettre les déclinistes de côté".

Son "pari est d'approcher les 10%" à la présidentielle
C'est le score qu'aurait réalisé Nicolas Hulot, selon les sondages. "Sincérité, conviction, renouvellement, bienveillance, parler à l'intelligence des citoyens, ça touche l'électorat", conclut-il, modestement.

mardi 21 juin 2016

Les cotes de popularité de Macron et Juppé s'effondrent

Pas le moment pour Bayrou de sortir du bois en joker de Juppé ?

La popularité de l'Exécutif ne va pas mieux

Période délicate pour les deux ex-chouchous des Français. Si Emmanuel Macron a dit qu'il ne se présentait pas à la présidentielle, ce n'est pas le cas d'Alain Juppé.
L'un rêve d'être président et
  l'autre, son premier ministre
Manuel Valls a encore perdu deux points en un mois (- 19 points en sept mois), selon un sondage Odoxa pour la presse régionale, France Inter et l'Express. Il n'est pas un bon premier ministre, selon plus de 75 % des personnes interrogées. 

De son côté, avec seulement 16 % d'avis positifs, François Hollande s'enkyste dans l'impopularité, à son record  en juin.

Les sympathisants de droite font passer Sarkozy en tête

La surprise vient des deux "ex-chouchous" des sondeurs de la gauche. 
Pour Alain Juppé et Emmanuel Macron, c'est désormais la dégringolade. Le senior est désormais crédité de 35 % de cote d'adhésion. Depuis son émission politique ratée sur TF1, la cote du maire de Bordeaux est dévaluée: Juppé a encore perdu trois points en juin, soit un recul de dix points depuis janvier. S'il reste le favori de la primaire de droite à l'automne prochain, la baisse le touchant actuellement est particulièrement forte auprès des sympathisants de droite. 

Les sympathisants Les Républicains marquent leur préférence pour Nicolas Sarkozy  devant Alain Juppé à cette primaire à droite. Au début de l'année, l'écart entre les deux rivaux était de plus de 20 points en faveur de Juppé. 

A gauche, Emmanuel Macron, reflue. 
Il perd sept points ce mois-ci auprès des Français pour tomber à 29 % de cote d'adhésion. Le ministre de Hollande enregistre une baisse encore plus importante auprès des sympathisants de gauche.

lundi 20 juin 2016

Primaire à gauche: ils accourent, Lienemann en tête

64 ans et toute sa hargne

Membre de l'aile gauche du PS, l
a sénatrice de Paris 
Marie-Noëlle Lienemann a confirmé lundi sa candidature à la primaire ouverte de la gauche de gouvernement annoncée vendredi par le PS.

Etes-vous toujours candidate ? "Oui, et je l'avais dit bien avant samedi", jour où le parlement du PS a adopté le principe de cette primaire, a répondu la sénatrice sur RFI. Vendredi dernier, Marie-Noëlle Lienemann avait déjà évoqué une probable candidature si l'organisation d'une primaire était confirmée.

Ils viennent et seront tous là pour l'enterrement de Hollande

A peine le Conseil national du PS a adopté samedi une résolution proposée vendredi par Jean-Christophe Cambadélis le premier secrétaire du Parti socialiste, qui prévoit l'organisation, en janvier, d'une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance, c'est-à-dire au PS, au PRG et aux écologistes pro-gouvernementaux.

Pour la "Belle Alliance Populaire", tout a commencé 
sur un coin de trottoir à quelques centaines de mètres de la place de la République occupée par la 'Nuit Debout'. En chef de meute, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis était suivi de la crème des larbins, le secrétaire d'État Jean-Vincent Placé, le vice-président EELV de l'Assemblée et harceleur sexuel, Denis Baupin, le député écologiste François de Rugy, les inséparables Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle, du Front démocrate. Nouvelle patronne du PRG, Sylvia Pinel les avait rejoints par hasard. 

Sans entrain, quelques socialistes arrivèrent, au premier rang desquels Julien Dray, artisan de l'ombre de la 'Belle Alliance populaire' (BAP). Tous étaient venus annoncer l'avènement de cette "nouvelle convergence" politique visant à redynamiser la gauche hollandienne en vue d'un éventuel retour en campagne de François Hollande. Alignés tels
des "fusillés pour l'exemple" à l'heure de leur exécution républicaine, les apparatchiks se donnaient du courage et s'avancèrent sur quelques mètres dans la rue de la Fontaine-au-Roi, direction le 14, au "Paname Art Café', bar-restaurant "trendy-chic" de référence des socialo-bobos et des fans parisiens de 'stand up'.

La Belle-Alliance est aussi un lieu-dit marquant du site où s’est déroulée la bataille de Waterloo...

samedi 18 juin 2016

Et si François Hollande n'avait finalement d'autre choix que de se soumettre à une primaire ?

La presse militante voit tout à trac dans une primaire socialiste une opportunité

Longtemps hostile à cette éventualité, le chef de l'Etat semble s'être résigné à participer à une primaire à gauche. 

Et que je laisse la CGT
faire la loi à travers le pays
Vendredi 17 juin, Jean-Christophe Cambadélis a créé la surprise en annonçant l'organisation d'une primaire ouverte à la gauche de gouvernement. Le Premier secrétaire du PS doit officiellement proposer cette option devant le conseil national du parti qui se réunit samedi. Si cette idée soudaine n'est pas saugrenue, pourquoi a-t-il attendu pour s'y résoudre, alors qu'il ne cesse de se porter en avant ?
Près de 3 Français sur 4 (72%, -2 points par rapport à avril 2016) se déclarent favorables à l'organisation d'une primaire de la gauche dans la perspective de 2017 et notamment chez les sympathisants de gauche et du Parti socialiste dont respectivement 86% (+3 points) et 87% (+5) s'y déclarent favorables, alors que Hollande essaie d'y échapper.
Dans un entretien à Libération, Cambadélis assure avoir informé François Hollande de son initiative, sous la pression de l'aile gauche du PS. Jusqu'à présent, le chef de l'Etat n'était pas favorable à une primaire, à laquelle il pensait échapper, en tant que président sortant. Mais c'était sans compter avec la grogne persistante dans l'ensemble de la gauche, divisée comme jamais sous la Ve République. 
La position de Hollande s'est donc dégradée, comme le montre les sondages d'opinion, les uns derrière les autres. Le peuple des travailleurs se soulève et malgré l'"état d'urgence", les tueries se multiplient. Hollande n'a pas : il est cerné et paralysé. Davantage qu'un obstacle, la primaire pourrait lui servir de jalon sur la route d'une éventuelle réélection en 2017. Ilan Caro est journaliste qui a d'abord travaillé au Progrès de Lyon, à l'AFP et au Monde.fr, avant d'arriver à Francetv info en 2011, où il assure régulièrement des live  directs et concocte des contenus de "fact-checking" (vérification par les faits -ou la rhétorique !- des chiffres lancés à la volée) qui conduisent à des chroniques de "désintox" visant à donner tort à l'opposition en prétendant démêler "le vrai du faux" en simplement embrouillant l'auditeur ou le lecteur. 

Le président en exercice aurait besoin d'une tribune pour défendre son bilan

Son "Ça va mieux" devrait mobiliser les experts en "vérification des chiffres par les faits", car depuis plusieurs semaines, le chef de l'Etat martèle ce slogan, sans pour l'instant en tirer bénéfice dans les sondages. Et pour cause: ça parole est totalement dévaluée.

En participant à une primaire fin janvier, comme le prévoit Jean-Christophe Cambadélis, pour satisfaire les "frondeurs", Hollande disposerait d'une tribune de choix "pour défendre un bilan régulièrement vilipendé par ses concurrents", écrit Ilan Caro qui n'a pas prix connaissance des sondages, tout spécialiste qu'il soit de la manipulation des chiffres. D'ici la période des voeux et de ses apparitions à tous les micros et écrans, François Hollande fait le pari que la reprise économique en Europe va profiter à la France et que l'inversion de la courbe du chômage se confirmera pour de bon. Un coup de poker. 

Un moyen de regagner une légitimité: après plus de quatre années!

Comment pourrait-il éviter de retourner devant le peuple pour réparer une image largement abîmée ? Discrédité à la tête d'un gouvernement qu'il a mené dans tous les chemins de traverse et que les siens discréditent, tandis que la base militante ne croit plus en lui, Hollande n'a ni le choix, ni grand-chose à perdre à participer à une telle aventure.

Tous les sondages le donnent en extrême difficulté dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle. Participer à une primaire – s'il la gagnait ! – serait le moyen pour lui de montrer qu'il n'est pas le pire candidat capable de faire gagner la gauche en 2017, alors que les Radicaux de gauche ne pèsent pas lourd et que les ayatollahs écologistes sont impopulaires et exsangues à force de chamailleries et d'inefficacité. Cambadélis a tout dit en rêvant tout haut d' " une primaire loyale et représentative"...

Un sondage TNS Sofres montre d'ailleurs qu'il n'est le meilleur candidat que parmi les sympathisants du PS, devant Manuel Valls et Emmanuel Macron. Mais tout manipulateur de chiffres qu'il soit, Ilan Caro évite d'évaluer leur nombre, sachant qu'il se réduit comme peau de chagrin. En cas de défaite, il n'aura aucun regret à avoir, sinon d'avoir mené le pays au doute, à la gabegie et à l'anarchie. Ainsi, avec une primaire fatale, son objectif secret serait-il de s'éviter l'humiliation d'une élimination au premier tour de la présidentielle.

Un piège pour Macron et Montebourg

Avec François Hollande, la tactique politique est permanente. En se laissant dès à présent imposer une primaire à gauche,
il oblige deux de ses concurrents potentiels à se positionner. Son ministre Emmanuel Macron, qui jure de sa loyauté, répète sur tous les tons ne pas être candidat "aujourd'hui". Alors osera-t-il franchir le pas et s'attaquer frontalement à celui qui l'a promu en politique ? Ou la primaire l'imposera-t-elle?  L'annonce a aussi pour effet de prendre de vitesse Arnaud Montebourg, l'ancien ministre qu'il a viré comme un malpropre et le seul qui à gauche peut démonter Hollande mais qui tablait sur une absence de primaire pour partir en solo à la présidentielle.

Il attendait de savoir si Sarkozy y va

Autre avantage de cette primaire, tente-t-on de nous faire accroire, ne pas laisser le champ libre à la droite, qui domine déjà dans tous les scrutins intermédiaires. Certes, son candidat aura été désigné fin novembre, mais la primaire de gauche fera prendre du retard à la campagne socialiste. Avec le soutien de tous les oligarques de la presse socialiste, le PS réussira certes a attirer l'attention médiatique en décembre et en janvier, alors que le principal parti d'opposition sera en ordre de bataille, mais la cible des grands groupes de presse monopolistiques. Pour qu'elle bénéficie de cette exposition attachée à sa primaire, la gauche devra toutefois éviter l'écueil de la division. Or la fracture est large et profonde. Rien ne serait pire pour elle que de continuer à se déchirer face à une droite rassemblée. Si celle-ci n'a pas elle-même des plaies à panser...

dimanche 22 mai 2016

Les gauches du PS règlent des comptes avec Hollande

Hollande, cible d'un complot des gauches de la gauche du PS?

Jean-Luc Mélenchon et d'autres ne désespèrent pas de faire aboutir une motion de censure

"Le 49-3, ce n'est pas fini", assure Mélenchon à qui veut bien l'entendre, fort de l'action jusqu'au-boutiste de la CGT et François Hollande doit prendre au sérieux ce scénario qui retentirait comme le tonnerre dans l'opinion parce qu'initiée par les gauches de la gauche à l'Assemblée, en cas de nouveau recours au 49-3 sur la loi El-Khomri.  Celle-ci doit revenir en deuxième lecture devant l'Assemblée, après améliorations par les sénateurs et l'ancien socialiste et ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle demeure persuadé que le vote d'une motion de censure, déposée par des députés des gauches de la gauche et des frondeurs, et adoptée avec la complicité de la droite, est un objectif accessible. A l’Elysée, François Hollande suit le dossier attentivement.

Ce n'est pas tant Macron et ses ambitions qui l'inquiètent, que l'adoption d'une motion  de gauche provoquée par  un nécessaire nouveau recours à l'article 49-3 sur la Loi Travail.  A compter du 15 juin, nous serons en effet à un an des élections législatives qui feront suite à la présidentielle dont le second tour aura lieu début mai de l'an prochain. C'est alors que se percuteront le problème de François Hollande et les opportunités qu'évalue Jean-Luc Mélenchon. 
A tout moment, le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale comme l'y autorise la Constitution. Soit pour donner aux Français l'occasion d'harmoniser la majorité parlementaire à une nouvelle majorité présidentielle, comme Mitterrand en 1981 et 1988). Soit pour tenter de se donner une chance de conserver la majorité avant l'échéance prévue, prenant les Français de court (c'est l'exemple de Chirac en 1997). Soit dans le but de sortir d'une crise politique nationale (expérience de de Gaulle après mai 1968). Soit parce que le gouvernement vient d'être renversé par l'Assemblée nationale, ce dernier cas de figure ne s'étant présenté qu'une fois depuis l'entrée en vigueur de la Ve République, en 1962: Pompidou renversé, de Gaulle avait dissous. Mais c'était de Gaulle, au temps de sa légitimité indiscutée, régulièrement entretenue par référendum. 
Or, cette faculté de dissoudre est limitée: le président ne peut dissoudre dans l'année qui suit une dissolution. Ce qui signifie qu'en cas de motion de censure, imposée le 15 juin, il ne serait plus ensuite possible de dissoudre avant un an. Le tout avec une élection présidentielle entre ces deux dates. En clair, passé la mi-juin 2016, l'adoption d'une motion de censure, pour cause de recours à l'article 49-3 engagé sur la loi El-Khomri, limiterait la marge de manoeuvre à venir de Hollande. Un nouveau vote de motion de censure plongerait le président Hollande dans une crise de régime, parce que contraint de renoncer, à quelques mois de l'élection présidentielle, à la dissolution. Une dissolution enclencherait un désordre politique ingérable, institutionnel et politique, qu'il serait impossible de maîtriser. 

Peut-on sérieusement imaginer des législatives anticipées à quelques mois d'une élection présidentielle?
 
Et une cohabitation? Et une victoire de Hollande à la présidentielle? 
Un délai d'un an entre deux dissolutions est un scénario catastrophe pour l'activité économique et administrative du pays, figé dans l'attente. Après le vote d'une motion de censure de trop, Hollande ne serait plus en capacité constitutionnelle de dissoudre. 
Mais le président hésiterait-il à faire du chantage au chaos institutionnel, lui qui use et abuse du terrorisme et de tire sur la ficelle de l'état d'urgence ? On voit mal Hollande en fin de quinquennat prendre des gants avec la Ve République et la réduire à une IVe pour mieux imposer la VIe à son successeur. 

L'opposition de droite, de Sarkozy à Juppé, en passant par Dupont-Aignan, laisserait-elle la statue François Hollande s'écraser ? Elle s'est toujours refusée à conclure une quelconque alliance objective avec Mélenchon, comme le FN de Marine Le Pen avec les gauches de la gauche, bien qu'ils aient recueilli nombre de leurs migrants politiques et syndicaux. Pourrait-elle laisser passer la chance de censurer le gouvernement, alors que le risque de dissolution est réduit à néant ? Le pays pourra-t-il attendre que l'Etat-PS se fracasse ou la rue précipitera-t-elle ce quinquennat vers sa fin ? Les gauches de la gauche rêvent-elles de se reconstruire sur les ruines du PS, comme le PS qui tente de se perfuser au sang anémié des écolos après qu'ils ont fait eux-mêmes imploser leur parti, Europe Ecologie-les Verts. Se hâter vers le chaos  pour en finir au plus vite et dans l'intérêt de la nation avec un PS dénaturé par le  social-libéralisme.
 
Les radicaux, Mélenchon, Duflot et aujourd'hui Montebourg, candidat par défaut de bien des frondeurs socialistes, répugneraient-ils à une défaite historique consentie de grande ampleur en 2017 qui permettrait à la gauche de se reconstruire pour  2022, sur le modèle idéologique porté par Jeremy Corbyn au Royaume-Uni. Il a toutefois manqué deux députés pour atteindre les 58 signatures nécessaires au dépôt d'une motion de censure des gauches, avec la complicité des amis de Martine Aubry pourtant présentée comme la grande prêtresse de la fronde socialiste...

Mélenchon ne renonce pas à convaincre des socialistes légitimistes Il continue de proclamer que "Ce n'est pas fini le 49-3 !" Et voilà pourquoi, aussi, Montebourg pourrait inciter ses troupes à appuyer sur le bouton rouge de la force de frappe lors du vote d'une motion de censure. 

La question de l'intérêt de la droite ne se pose même pas, puisque Hollande est en déséquilibre au bord du précipice. De promesses en reculades et de coups de poker en coups de force, le pouvoir peut précipiter sa propre chute.
L'exécutif démontre chaque jour que le PS au pouvoir est synonyme de désordre et de fractures et qu'il est  irrécupérable.  François Hollande n'a plus de majorité. De même que Marine Le Pen (!), il ne peut plus remporter seul l'élection présidentielle. Une primaire à gauche contribuerait à un déballage nauséabond et ferait des ravages difficilement surmontables avant longtemps, comme l'hémorragie de militants et d'élus qu'elle ne manquerait pas d'entraîner. La primaire de la droite et du centre s'expose à un écueil comparable de moindre ampleur, espère-t-on, dans de meilleures conditions. 
La tentation d'une dissolution provoquée par la droite n'est pas pressante, puisque, sans s'exposer à la critique, il peut laisser le temps accomplir son oeuvre, le quinquennat marchant vers son auto-destruction, un jour en brandissant la menace ou la force et, le lendemain, manifestant sa faiblesse et don errance, d'autant que le risque de voir Hollande passer devant le candidat LR au premier tour de l'élection présidentielle et moindre que celui de ne pas être au second. 
Face à l'adoption d'une motion de censure pour cause de 49-3, il n'est pas une solution qui serait susceptible d'offrir une bouée  efficace au capitaine de pédalo. Reste la carte Emmanuel Macron, mais les gauches du PS n'en seraient que plus exaspérées. Mais alors qui ?