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jeudi 7 février 2019

Gilets jaunes : 77% des sondés (+3 points) estiment que la mobilisation est justifiée

Près de deux Français sur trois soutiennent toujours le mouvement

Une large majorité de Français (64%) conserve toujours son soutien aux "gilets jaunes". 

A son troisième mois, le soutien repart même à la hausse, gagnant deux points en un mois, selon un sondage YouGov publié jeudi 7 février.
Alors que près de deux Français sur trois continuent de soutenir le mouvement des "gilets jaunes", 77% (+3 points) estiment que la mobilisation est justifiée, indique l'enquête, diffusée par le HuffPost et CNews. 
A l'inverse, seuls 32% des personnes interrogées ne soutiennent pas l'action des "gilets jaunes", qui manifestent depuis la mi-novembre pour réclamer des mesures en faveur du pouvoir d'achat.

Concernant le grand débat mis en place par l'exécutif en réponse à la colère de la rue, 52% de la population estiment les "gilets jaunes" ne doivent pas cesser leur mobilisation pendant la durée de cette consultation nationale. 
Autre enseignement de ce sondage, près de six Français sur dix (58%) trouvent qu'ils ne sont pas suffisamment informés sur l'organisation de ce grand débat.
Vers un référendum ?

Egalement, 58% des Français pensent que les propositions qui ressortiront des débats n'infléchiront pas la politique du gouvernement, tandis que 71% souhaitent que les "décisions prises suite au grand débat" soient soumises à un référendum.
Selon ce sondage, la cote de popularité d'Emmanuel Macron ne décollerait pas de 21% d'opinions favorables. 
Celle du premier ministre, Edouard Philippe, stagne également à 22% d'avis positifs, quand 75% des Français jugent défavorablement l'action du gouvernement.

jeudi 6 décembre 2018

Plus de 3 Français sur 4 ne peuvent plus voir Macron et ses acolytes

76% des Français interrogés portent désormais un jugement "défavorable" sur le pouvoir

La cote de popularité d'Emmanuel Macron et celle d'Edouard Philippe chutent pour atteindre leur plus bas niveau

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"La Liberté guidant le peuple" d'Eugène Delacroix (1830)
Leur plus bas niveau depuis leur entrée en fonction, selon un sondage YouGov, diffusé ce jeudi.

En un mois, la cote de popularité du président a baissé de 3 points, à 18%. Est-il d'ailleurs permis de penser que 3 points seulement, ce n'est pas cher payé et douteux ?...
Celle de son fusible, Edouard Philippe, chute de 6, à 21%, ce qui paraît être un calcul de sondeur pour épargner le locataire de l'Elysée et faire trinquer son collaborateur.

Plus Macron est impopulaire, moins sa cote de popularité baisse (quasiment) !...

Emmanuel Macron a ainsi cédé 7 points en deux mois

Les députés de la majorité présidentielle qui applaudissent debout le chef du gouvernement sont-ils encore représentatifs du peuple en colère ou illégitimes ?


"Une image dégradée avec l'aggravation de la crise" ? 
Cette formulation inverse les termes de causalité. Le rejet populaire de l'exécutif n'est pas la conséquence de la crise: c'est l'état macronien qui est à l'origine de la crise. Les groupes parlementaires LREM, MoDem et Agir sont désavoués par le peuple souverain.

Trois semaines après le début du mouvement des "gilets jaunes", il perd notamment 6 points auprès des sympathisants du centre et 5 chez ceux de la droite, selon cette enquête pour CNews et Le Huffpost. 
Le Premier ministre, qui avait évité jusque-là les chutes brutale, voit son image dégradée du fait de sa raideur. Edouard Philippe perd 14 points auprès des proches de la droite et 70% (+13) des personnes interrogées jugent négativement l'action du locataire de Matignon.

Ce n'est pas une coïncidence fortuite, mais un rapport de cause à effet.

Une gestion "injuste" du droit de l'Etat à lever l'impôt

"Le couple exécutif entraîne le gouvernement dans l'impopularité", selon l'AFP, qui oublie simplement que les membres du gouvernement sont nommés et donc soumis à l'exécutif, qu'ils le savent et sont logiquement, non pas victimes, mais solidaires. En adhérant à la politique impulsée par le président Macron, ils sont pareillement coupables. Ce gouvernement s'est déconsidéré au même rythme que le binôme Macron-Philippe. 
Il en va de même des député-e-s LREM qui ont été choisis par l'équipe de candidat Macron et élus sur son nom.

Seulement 17% (-3) des Français se reconnaissent encore dans ce gouvernement et 77% (+6) des sondés ont un avis défavorable sur son action. 
L'équipe gouvernementale perd notamment 11 points chez les sympathisants de droite et en gagne au contraire 3 auprès de ceux de gauche. Pour 73% (+5) des Français interrogés, l'exécutif a une "mauvaise" gestion de l'économie.
C'est en fait la fiscalité que les Gilets jaunes dénoncent au premier chef : l'entreprise de sondages YouGov posent-elle les bonnes questions ou est-elle coupée de la réalité ?

Réalisée avant le 1er décembre, les 28 et 29 novembre, auprès de 1.006 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, cette enquête -  qui date d'il y a huit jours - est présentée ce jeudi 6 décembre.

dimanche 23 septembre 2018

Macron poursuit sa chute de popularité : 70% des Français se disent "mécontents" de lui

A 29%, l'impopularité de Macron atteint un niveau inédit

Le président Emmanuel Macron enregistre une nouvelle chute de cinq points de sa cote de popularité

Le "premier de cordée" est-il à la hauteur de ses prétentions ?
Le président Emmanuel Macron dévisse de 34% de "satisfaits" en août à 29% en septembreselon un sondage IFOP paru dans le Journal du Dimanche.

Une chute de cinq points de sa cote de popularité, son plus bas depuis le début du quinquennat. D'après cette enquête, 70% des Français se disent "mécontents" de l'action du chef de l'Etat en septembre, contre 66% en août (+ 4 points).

Les Français d'autant plus insatisfaits qu'il leur avait fait croire en un "nouveau monde". Macron avait atteint ses meilleurs scores au tout début de son quinquennat en mai et juin 2017 avec successivement 62% et 64% de "satisfaits". Comparé à ses deux prédécesseurs, Macron faisait mieux que François Hollande au même moment de son mandat (23% de "satisfaits"), mais déjà moins bien que Nicolas Sarkozy (37%).

Son premier ministre perd 6 points

Avec 61% de sondés se disant "mécontents" de lui en septembre, contre 58% en août (+ 3 points), Edouard Philippe chute quant à lui de quatre points avec seulement 34% de "satisfaits" en septembre (+6 points) contre 40% en août (5% ne se prononçant pas). 
Philippe atteint comme le président son plus bas niveau depuis le début du quinquennat.

Sondage réalisé en ligne et par téléphone, du 14 au 22 septembre, auprès d'un échantillon de 1.964 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

samedi 3 mars 2018

Macron réclame efforts et patience aux retraités

Macron "assume" les efforts imposés aux seniors, rapporte Reuters

Du jeunisme à l'âgisme  

Lui qui enregistre dans les sondages un décrochage chez les retraités, du fait de ses attaques contre nos aînés depuis quelques semaines, a tapé encore sur eux jeudi, 1er mars, demandant un effort "aux plus âgés", touchés de plein fouet par la hausse de la CSG, et il les a même appelés à la ...patience, le quadra pensant peut-être qu'ils ont toute la vie devant eux.
"Je sais que je demande des efforts aux plus âgés, que parfois certains râlent, Je sais que je demande un effort aux plus âgés (...), ça ne rend pas forcément populaire mais je l'assume", a asséné le chef de l'Etat devant la presse, après avoir été interpellé par un retraité sur la question du pouvoir d'achat, lors d'un déplacement à Châlons-en-Champagne (Marne).

VOIR et ENTENDRE  le débat, notamment à propos des retraités maltraités, entre Audrey Pulvar (PS), Eric Brunet et le véhément Jonathan Bouchet-Petersen (Libération), fils de Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spéciale de la candidate socialiste, Ségolène Royal, en 2007 (en avril 2014, Ségolène Royal, ministre de l'écologie de Hollande, la fera chargée de mission pour les relations avec les chercheurs, le mouvement associatif et la démocratie participative et citoyenne...) :


"C'est comme quand on refait en profondeur une maison : au début, on voit les plans, on se projette. Et après, on commence les travaux. Il y a un moment, ça sent la peinture, il y a des courants d'air, il fait plus froid, on se demande pourquoi on a fait tout ça", a-t-il disserté. "
Il faut avoir la patience de rappeler pourquoi on le fait, d'avoir des désagréments passagers parce qu'à la fin, c'est quand même mieux qu'au début.

Les retraités assument de vouloir profiter du fruit de leur vie de travail


Manifestation des retraités en septembre 2017 à Paris:
ils n'ont pas digéré la hausse d'1,7 points de la CSG qui les frappe depuis le 1er janvier

En attendant la suppression de la taxe d'habitation promise, les baisses de cotisations qui, dès janvier, devaient redonner du pouvoir d'achat à 20 millions de salariés n'ont pas compensé le malaise ressenti par quelque 60% de retraités touchés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). 

Les seniors manifesteront de nouveau le 15 mars.
Image associée
Emmanuel Macron a-t-il des comptes à régler à la maison ?
Ils sont parmi les plus nombreux à avoir retiré leur confiance à Macron,: selon l'institut de sondage Odoxa, le chef de l'Etat et son Premier ministre Edouard Philippe ont perdu chacun neuf points auprès des retraités en un mois.

D'une façon générale, le chef de l'Etat reste sous la barre des 50% depuis le début de l'année. La popularité d’Emmanuel Macron chute de six points en un mois et celle d’Edouard Philippe de sept, selon ce sondage  pour la presse régionale, France Inter et L’Express diffusé mardi 27 février. Ils sont désormais perçus comme un "bon président" et un "bon Premier ministre" par seulement 43% des Français.

Dans le baromètre Kantar Sofres-Onepoint pour le Figaro Magazine, sa cote de popularité ne perdrait qu'un seul point, à 43% contre 44% en février. 

Dans le dernier sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique, également publié ce jeudi 1er mars, les Français ne sont même plus que 41% à faire confiance au chef de l'Etat. 
"Ça m'est totalement égal", a lancé jeudi Emmanuel Macron, méprisant. "Je ne commente pas les hausses, pas les baisses. Il n'en reste rien des sondages. Il y a des gens qui toute leur vie ont été obsédés par ça, il n'en reste rien." "Ce qui compte, c'est le travail en profondeur que vous faites pour le pays. Il y a que ça qui compte. Et donc les vicissitudes du quotidien m'importent peu", a ajouté l'arrogant. 
Le travail compte mais, bien davantage encore, les résultats...

mardi 27 février 2018

Macron mal-aimé : chute de popularité pour le couple exécutif

Une baisse de 6 points pour Macron    , un trou d'air, selon l'AFP

Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe chutent respectivement de 6 et 7 points en un mois

Macron, désabusé
Leur impopularité atteint son plus bas niveau depuis leur entrée en fonction en mai 2017, selon un sondage Odoxa diffusé mardi.
 
Moins d'un Français sur deux interrogés pense - à 43% (-6) - qu'il est "un bon président de la République" : le chef de l'Etat perd un total de 11 points depuis décembre. Une nette majorité (57%, +7) juge sa politique négativement.
L’impact de la réforme sur la CSG est palpable, notamment chez les retraités : Emmanuel Macron et Edouard Philippe perdent chacun 9 points auprès de cette catégorie en un mois.
L'annonce de la limitation à 80 km/h sur les routes départementales ou de la possible suppression des petites lignes de chemin de fer fait que 69% des Français jugent le Président éloigné des préoccupations de lFrance rurale.
L'exécutif paie le prix de mesures impopulaires et imposées par la forcepar voie d'ordonnances, comme le sera la réforme de la SNCF,  pour ne tenir aucun compte du Parlement. 
Emmanuel Macron se situe désormais 1 point en dessous de sa cote de septembre/octobre (44%), jusqu'alors son plus bas niveau, selon cette enquête pour L'Express, La Presse régionale et France Inter.

Macron entraîne le Premier ministre dans sa chute

Edouard Philippe perd pour sa part 7 points, avec 43% également d'opinions favorables. 56% (+7) jugent désormais son action défavorablement
Emmanuel Macron perd notamment en popularité dans l'opposition, auprès des sympathisants de gauche hors PS (-6), de ceux de droite (-4) et du Front national (-10). Edouard Philippe perd sur l'ensemble de l'électorat, hormis les proches de La République en Marche (+5).

Les personnalités en hausse ce mois-ci sont en tête Nicolas Hulot (36%, +2), Alain Juppé (34%, +1), Jean-Luc Mélenchon (30%, +4) et Nicolas Sarkozy (28%, +4). Gérard Collomb perd 3 points à 20% et Laurent Wauquiez n'en perd qu'un seul, à 14%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

lundi 4 septembre 2017

La popularité de Macron et Philippe poursuit sa chute, selon un sondage

La popularité de Macron recule à 30% d'opinions favorables, contre 36% fin juillet et 43% fin juin 

La popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe a encore baissé fin août pour un deuxième mois consécutif

Un sondage YouGov* pour Le HuffPost et CNEWS publié lundi confirme le désenchantement des Français : Emmanuel Macron recule à 30% d'opinions favorables, contre 36% fin juillet et 43% fin juin, un recul surtout marqué auprès des sympathisants PS  et EELV (39%, -8 points sur un mois). 

Macron, en hausse chez ...Les Républicains
Chez les sympathisants du centre, on compte 75% d'opinions favorables (-6 points) mais le chef de l'État connaît un regain de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (45%, +6 points), alors qu'a été lancée la réforme du code du travail. Les sympathisants d'extrême gauche ne sont que 12% à avoir une opinion favorables (-7 points) et ceux d'extrême droite 9% (-5 points). 

Le Premier ministre Édouard Philippe connaît également une baisse de popularité

Il n'obtient plus que 32% d'opinions favorables, contre 39% fin juin et 37% fin juillet. Son image ne bouge guère chez les sympathisants Les Républicains, notamment juppéistes (46% d'opinions favorables, -1 point sur un mois), mais remonte de 7 points auprès des centristes (84%) et des sympathisants PS, EE-LV (43%, +2 points)....

A l'inverse, sa cote baisse chez les sympathisants extrémistes, de droite (8%, -17 points) comme d'extrême gauche (13%, -3 points). 

Les stages de remise à niveau en math plébiscités.
Par ailleurs, interrogés sur les réformes dans l'Education, 7 Français sur 10 se disent favorables au dédoublement des classes de CP dans le réseau d'éducation prioritaire. 
Plus de 6 Français sur 10 approuvent aussi le retour, par endroit, de la semaine de 4 jours (64%, dont 30% de "tout à fait favorables").  

Pour le collège, 8 Français sur 10 se disent favorables à la réouverture des classes bilangues.
Pareillement, près de 8 sur 10 approuvent la mise en place d'études dirigées après la classe dans tous les collèges. 
La mesure la plus consensuelle est la mise en place de stages de remise à niveau en mathématique et français avant l'entrée en 6ème, puisque 84% des Français sont pour. 

Pourtant seulement 33% des Français déclarent avoir confiance en Jean-Michel Blanquer pour réformer efficacement l'Education nationale dans son ensemble. La presse n'a pas été entendue : elle a vanté les qualités du ministre en pure perte.

* Sondage auprès d'un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population, selon la méthode des quotas, réalisé en ligne du 28 au 29 août.

dimanche 27 août 2017

Chute à 40% de la popularité de Macron en août

En deux mois, la popularité d'Emmanuel Macron aura donc dévissé de 24 points

C'est clair, le trentenaire fait déjà mieux que ses prédécesseurs...
Déjà en juillet, maintenant en août, l'impopularité du chef de l'Etat grandit.  
Soit une chute de 14 points en un mois,  après celle de 10 points déjà observée en juillet. Il récolte plus que 40% d'opinions favorables.

Ses annonces, ses contradictions et ses comportements ont fait fondre la popularité d'Emmanuel Macron. 
Si on passe sur l'effet de saturation de la com' pour Brigitte Macron dans la presse estivale, le souverain républicain a accumulé les faux pas, qu'ils soient psychologiques avec sa crise d'autorité à l'encontre du chef des Armées ("Je suis votre chef": fermeté, autoritarisme ou aveu de faiblesse ?) et la visite de la chanteuse Rihanna à l’Elysée [elle est pas 'dead' 'la meuf' !], politiques avec la réduction des APL, sociaux avec une réforme anxiogène de la législation du travail, l’annonce de la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF attisantles soupçons d’injustice sociale, ou diplomatiques avec son arrogance envers la Pologne. Il a donc encore décroché naturellement de son niveau déjà peu jupitérien de juillet, 54% d’opinions favorables, selon le baromètre Ifop-JDD du dimanche 23 juillet.

VOIR et ENTENDRE Alain Juppé citer quelques contradictions et erreurs de Macron, soulignant en outre que "tout finit par se payer" :

Le baromètre mensuel Ifop pour le JDD annonce une nouvelle chute en août.
 
Moins 14 points en un mois... Et il enregistre à peine 40% d'opinions favorables en août, contre 57% de mécontents, dont 20% de "très mécontents", soit un Français sur cinq.

Une chute spectaculaire, dans la logique de celle du mois de juillet (-10%). En deux mois, Emmanuel Macron aura donc perdu 24 points de popularité. C'est un record. Seul Jacques Chirac s'en approche, mais il avait perdu 20 points en quatre mois, entre mai et août 1995.

Selon cette enquête réalisée en ligne et par téléphone les 25 et 26 août, 
le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est considéré comme la personnalité politique la plus à même (59%) d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir, 
devant la présidente du Front national Marine Le Pen (51%)
Benoît Hamon (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR), à 27% chacun, Valérie Pécresse (LR, 23%), la maire PS de Paris Anne Hidalgo (19%) et l'ancien président François Hollande (14%).

"Minoritaire" avant l'automne


De son côté, Edouard Philippe, premier ministre juppéiste, perd également 9 points en un mois, pour s'établir à 47% d'opinions favorables, contre 45% de mécontents.

Emmanuel Macron bat ainsi les records d'impopularité de son prédécesseur, François Hollande. 
Contrairement à lui, il est "minoritaire", c'est-à-dire en-dessous de la barre des 50%, avant même l'automne. En 2012, l'ancien premier secrétaire du PS bénéficiait toujours de 57% d'opinions favorables en août, soit seulement cinq points de moins qu'en juin. 
En 2007, Nicolas Sarkozy faisait mieux : dans l'été, il avait gagné 4 points, à 69% de satisfaits.

vendredi 25 août 2017

Macron, président méprisant des Français et d'un pays "pas réformables"

Macron défend son action à la tête d’un pays "pas réformable" : désespéré ?

Le 
président souverain conserve une piètre idée de son peuple

Renouvellement de la vie publique, selon Macron, 39 ans,
dans le sillage de Giscard d'Estaing, il y a 40 ans
Macron envisage de s'adresser aux Français une à deux fois par mois. Impopulaire à un degré historique et confronté à une rentrée sociale annoncée compliquée, le président réfléchit à de nouvelles façons de s'adresser aux Français. Il avait choisi de tenir la presse à distance et de faire des apparitions en majesté au sommet de l'Olympe, mais les sondages semblent l'avoir ramené sur le plancher des vaches et on lui prête désormais l'intention de renouer le contact avec la France d'en bas, celle qu'à Marseille Mélenchon appelle les "vrais gens", mais que Macron en vacances dans les beaux quartiers de la cité phocéenne n'a fait qu'apercevoir (peut-être), derrière un cordon sanitaire et une boîte de lingettes à portée de main(s).

Occupé à travailler à son destin et négligeant de son bilan à Bercy, tremplin à ses ambitions de Las Vegas à l'Elysée, il a accumulé les bavures - au rythme de trois par semaine en février - et l'omniprésence de son épouse sexagénaire n'y a rien fait. 

Fond de teint en couches:
combien au kg ?
Osseuse et décharnée, son ombre magistrale sur son ex-élève a pris la lumière, assombrissant l'image présidentielle sur ses prétentions à un statut de "première dame" lequel fut réduit à l'état de "charte" face au mécontentement manifesté sur les réseaux sociaux. 

Macron commet-il une simple "maladresse" (L'Obs), quand, le 17 septembre 2014 sur Europe 1, il qualifie d'"illettrées" les salariées bretonnes du volailler Gad Les réseaux sociaux réagirent sans tarder : "blessant, honteux, méprisant, mépris de classe, insulte, condescendance, autant de termes que l’on retrouve sur les réseaux, dans les commentaires des internautes, dans la presse, dans les entrtiens", écrit L'Obs. 
"Pourquoi l'emploi de ce mot a-t-il tant choqué ?", s'interrogea L'Obs... Une linguiste perchée lui apporta sa réponse, soulignant  "le caractère genré de l’affaire : les individus nommés sont des femmes, habituées des infériorisations, et cette perspective de genre ouvre sur une autre réponse possible à cette sortie ministérielle, la resignification". Pour cette universitaire, il n'est question ni de féminisme, ni de sexisme...

L'épisode du 'costard', à Lunel fin mai 2016, n'est-il encore qu'une "maladresse", quand, interpellé par deux militants sur le passage en force de la loi travail au moyen du 49.3, le ministre de l'Economie a sèchement rétorqué au plus jeune des deux, donnant libre court à son mépris ? "Vous n'allez pas me faire peur avec votre T-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".

Ses propos en "off" sont du même tonneau. la mi-avril 2017 dans l'entre-soi de la diversité sur Beur FM, "lâché accidentellement par Emmanuel Macron" - une excuse, selon Libération - , il prend la défense de Mohamed Saou : "un citoyen et un responsable plein et entier", dont Macron "admire le travail", bien que "les messages qu’il a mis sur Internet, ce sont des messages qui ont une part de gravité [...]. Dire "Je ne suis pas Charlie", c’est un message qui blesse aussi des gens et donc oui, il fera l’objet de la procédure comme tout militant." Macron revient sur le statut toujours aussi flou de son "marcheur" : "Il est mis en réserve; il n’est pas destitué de ses fonctions : il est référent mais ne participe pas à la campagne. Et le comité d’éthique, qui est compétent sur ce sujet, ce qui n’est pas moi, traitera de son cas." Où en est son cas ?
L’émission s’interrompt, mais la caméra tourne toujours en direct sur Facebook. En off, un présentateur revient sur les débats incessants [sic] autour de Charlie Hebdo, et notamment la prise de position de Saou, dans le sens "je ne suis pas obligé d’aimer", suggère le présentateur. Macron lance alors : "Nan, mais
il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type bien. C’est un type très bien, Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré." Clairement, le comité d’éthique, ce n’est pas lui...

Résultat de recherche d'images pour "macron inspecteur-la-bavure"Pareillement, sa remarque xénophobe du 01 juin 2017 au sujet des "kwassa-kwassa", petites embarcations utilisées par les migrants comoriens moins pour la pêche, selon lui, que pour rejoindre Mayotte en France. Lors d’une visite au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage d’Étel dans le Morbihan, le nouveau locataire de l’Élysée s’est autorisé cette plaisanterie lamentable. En effet, au cours d’une séquence filmée par les équipes de l’émission Quotidien, Emmanuel Macron n’a rien trouvé de mieux à dire au sujet des embarcations utilisées pour l’immigration clandestine vers Mayotte depuis les autres îles de l’archipel des Comores : "Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent!"

Bavure ou tromperie fiscale, sa sous-déclaration de patrimoine lui permettant de se soustraire à l'ISF.

Le peuple le sanctionne d'un jet d'œuf sur sa tête d'übersexuel lors d'un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis), shampooing nourrissant le cuir, mais  flétrissant largement  son image dans l'opinon. 

Son équation personnelle est compliquée, car si l'ex-banquier cherche à alimenter sa légende au mythe de l'homme "moderne" et de "start-upper", il apparaît en fait dans toute son ambiguïté. Celui qui, fugitivement, apparût en ministre 'successful' et souriant, à la barbe de trois jours, est désormais un président impopulaire ressenti comme martial, puis autoritaire et anxiogène. 

En effet, il paye comptant son mépris de classe, son exemplarité (fiscale et sociale) factice et son manque de maîtrise sur le terrain. On le voit notamment à ses gestes stéréotypés : sourire grimacé, tape sur le bras de l'autre et serrement de la  main droite avec la gauche posée.

Sa cote de sympathie s'en retrouve nettement écornée

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Tandis que son crédit à gauche, déjà faible, s'effondrait dès son passage à Bercy, selon un sondage IFOP pour le Figaro, il n'inspire toujours pas l'attirance que son service de com' essaie de faire véhiculer par la presse. Si 63% des Français le jugeaient "compétent", deux mois plus tard, ils n'étaient plus que 57% à l'affirmer en juin. En terme de "sympathie", il recula pareillement de 63% à 54%. Un tassement qu'on expliqua d'abord par un fort décrochage des sympathisants PS. Et alors que les ambitions présidentielles du jeune ministre de 37 ans étaient un secret de polichinelle, les sympathisants PS étaient à peine 36% à le juger "capable de rassembler les Français", soit une baisse notable de 23 points. Dans le même temps, sur un autre item qui n'avait rien de secondaire quand on vise l'Elysée, c'est sa proximité avec les préoccupations des Français qu'il avait déteriorée : les socialistes ne furent plus que 30% à l'en créditer, soit là-encore une chute de 23 points. Bref, Macron est arrivé à l'Elysée par dépit de l'électorat, à la faveur de l'abstention. 

Emmanuel Macron séduit-il toujours davantage à droite ? Malgré ses écarts langagiers et comportementaux le centre droit lui garde une sorte d'attachement au radeau de la méduse, "à la DSK". Avec 24,01% au premier tour, Macron partait de bas et ne pouvait que monter. Or, la fragilité du socle de départ s'est accrue.

En juillet, face à lui-même et non plus à Marine Le Pen, la cote de popularité du président Macron est en forte baisse en juillet, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD). Seulement 47% des sondés se disent "plutôt satisfaits" (contre 54% en juin).

Face à une cote de popularité en chute libre , le chef de l'État revoit sa stratégie

Résultat de recherche d'images pour "VGE dans famille française dans famille francaise"
Après Valéry Giscard-d'Estaing, désireux de
 "regarder la France au fond des yeux", 

dans les années 70, Macron ira-t-il partager le repas de 
"monsieur tout le monde" ?
Après Valéry Giscard-d'Estaing, désireux de "regarder la France au fond des yeux", dans les années 70, Macron ira-t-il partager le repas de "monsieur tout le monde" ?

Si ses trois premiers mois à l'Élysée ont été marqués par une volonté assumée de raréfier la parole présidentielle, Emmanuel Macron réfléchit désormais à une nouvelle méthode de communication.

Comme son parrain Hollande, il mise sur ses déplacement à l'étranger. Sa tournée en Europe centrale marque déjà un tournant en la matière. Dès mercredi, à l'occasion d'un sommet à Salzbourg en Autriche avec plusieurs de ses partenaires européens, le président s'est laissé aller à répondre à une question de politique intérieur, rompant ici avec son engagement de ne pas commenter l'actualité nationale depuis l'étranger, un usage diplomatique déjà bafoué par Hollande. 
Interrogé sur une possible contradiction entre la politique offensive qu'il prône en Europe, contre le dumping social, et son envie de libéraliser le marché du travail français, Emmanuel Macron a largement étendu le sujet à sa politique domestique. A Bucarest le lendemain, le chef de l'État s'est maintenu dans la continuité de sa préoccupation franco-française, en abordant plusieurs sujets intérieurs sous l'angle économique. 

Emmanuel Macron a également changé son fusil d'épaule, revenant sur sa volonté de ne jamais faire de "off". En invitant jeudi 24 août trois journalistes à bord du Falcon présidentiel entre Salbourg et Bucarest, il s'est lâché au cours d'entretiens informels avec des journalistes sympathisants qui ont rendu compte en substance de "sa pensée complexe", sans le citer directement.

Des causeries au coin du feu de Giscard aux échanges radiophoniques de Macron.
Ce changement de stratégie de l'Elysée est rapporté par les oreilles de Macron, L'Obs, Le Monde et Ouest-France, media choisis par le chef de l'État, comme avant. Le président justifie sa présence dans trois organes de presse à la fois en assurant que la rentrée est le "moment politique" idéal pour "donner sa vision et fixer le cap et les échéances des réformes à venir", peut-on lire dans Le Monde.

Résultat de recherche d'images pour "macron barbu"Pour ce faire, Emmanuel Macron souhaite désormais s'adresser une à deux fois par mois aux Français. Ces interventions, qui pourraient prendre la forme de causeries radiophoniques à la manière de Pierre-Mendès France (mort il y a 35 ns) ou du président américain Franklin Delano Roosevelt, mort il y a 52 ans, du vivant de Brigitte) permettraient au président d'expliquer avec pédagogie les réformes qu'il entame. S'il compte bien accorder ponctuellement des entretiens à la presse écrite et aux chaînes de télévision, il se méfie toujours des grandes conférences de presse à l'Élysée qu'il juge trop décousues. Quant à son ton de prêcheur en chaire, il donne envie de se jeter d'une falaise au Touquet ou ailleurs. 
Ce revirement est la conséquence d'un été pourri pour Emmanuel Macron qui a vu sa cote de popularité accuser une chute de près de 10 points depuis son entrée en fonction. La faute, entre autres raisons, à un raté de sa politique non évoqué plus haut dans la catégorie bavures, en matière de communication, dont la baisse non-assumée des allocations logement (APL) est un exemple à dénombrer parmi ceux à venir à la rentrée.

Les Français sont-ils des nuls à qui il faut vraiment tout expliquer, 
"avec pédagogie" ?

"La France n’est pas réformable", se plaint Macron, mais si elle a fait le choix "un peu fou" d’un homme politique nouveau, elle peut, selon lui, adhérer à "une transformation en profondeur pour mener un combat plus grand qu’elle": encore une fois, la France et les Français ne le mériteraient donc pas...
Il semble à Emmanuel Macron qu'il lui faille aller jusqu'à Bucarest pour être entendu : il y a défendu ses réformes.  "La France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait", a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. "Il faut lui proposer de réformer pour répondre à un chiffre ou une contrainte ? Notre pays n’est pas fait ainsi. Mais se transformer en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien, emmener l’Europe vers de nouveaux projets", "porter l’universalisme". Et c'est lourd, tout ça, en effet, pour un précaire français, un retraité ou un bachelier sans affectation... 

"Ca [l'universalisme], c’est un combat qui fait rêver les Français", s'est-il imaginé
, dans un discours aux accents de campagne, lequel ne peut plus porter ailleurs qu'à l'étranger, à près de 2.000 kilomètres. 
"Nous y parviendrons, s'est-il écrié" : si un trentenaire n'est pas volontariste, ce n'est pas Le Drian ou Collomb qui le sera. "Car les Français ont fait le choix un peu fou d’un mouvement politique nouveau, d’une personnalité politique qui n’existait pas dans leur quotidien depuis longtemps", a-t-il reconnu, alors que les Français s'en mordent déjà les doigts. Seule inconnue: quand ils atteindront l'os ?
"Ce n’est pas un désir personnel, c’est la raison de l’Histoire profonde. [A cet instant, certains ont dû chercher l'issue de secours]. Nous allons réussir, dans les années qui viennent, à porter la voix du monde libre [qui n'attend que nous et Macron]. Ce n’est rien moins que cela l’agenda des prochaines années", a-t-il conclu. 

Au cours de ce petit circuit de rodage en Europe de l’Est pour promouvoir un durcissement de la directive européenne sur le travail détaché, Emmanuel Macron a aussi réaffirmé sa volonté, d’ici la fin de l’année, de proposer une "feuille de route" pour "refonder l’Europe" sur les 5 à 10 ans à venir, en y associant tous les pays qui voudront accentuer leur convergence. Il en est à trois jours, trois pays, cinq dirigeants : autrichien, tchèque, slovaque, roumain, bulgare. "Faire une rentrée en Europe prend tout son sens, car nous ne pouvons transformer le pays que pour lui redonner son vrai leadership européen", a-t-il ajouté, pour justifier sa démarche. 
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"Chacun doit être dans son rôle", avait-il lancé lors d’une conférence de presse dans l’après-midi avec le président roumain: "il y a des ministres qui portent les réformes, un Premier ministre qui les explique [voir avec quel brio, chez Bourdin : lien PaSiDupes, "Edouard Philippe, le premier ministre qui pédale dans la semoule"]. Mon rôle est de redonner le sens d’ensemble et la cohérence entre les projets français et européen".
Jupiter, calife à la place du calife Jean-Claude Juncker ?