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dimanche 27 août 2017

Chute à 40% de la popularité de Macron en août

En deux mois, la popularité d'Emmanuel Macron aura donc dévissé de 24 points

C'est clair, le trentenaire fait déjà mieux que ses prédécesseurs...
Déjà en juillet, maintenant en août, l'impopularité du chef de l'Etat grandit.  
Soit une chute de 14 points en un mois,  après celle de 10 points déjà observée en juillet. Il récolte plus que 40% d'opinions favorables.

Ses annonces, ses contradictions et ses comportements ont fait fondre la popularité d'Emmanuel Macron. 
Si on passe sur l'effet de saturation de la com' pour Brigitte Macron dans la presse estivale, le souverain républicain a accumulé les faux pas, qu'ils soient psychologiques avec sa crise d'autorité à l'encontre du chef des Armées ("Je suis votre chef": fermeté, autoritarisme ou aveu de faiblesse ?) et la visite de la chanteuse Rihanna à l’Elysée [elle est pas 'dead' 'la meuf' !], politiques avec la réduction des APL, sociaux avec une réforme anxiogène de la législation du travail, l’annonce de la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF attisantles soupçons d’injustice sociale, ou diplomatiques avec son arrogance envers la Pologne. Il a donc encore décroché naturellement de son niveau déjà peu jupitérien de juillet, 54% d’opinions favorables, selon le baromètre Ifop-JDD du dimanche 23 juillet.

VOIR et ENTENDRE Alain Juppé citer quelques contradictions et erreurs de Macron, soulignant en outre que "tout finit par se payer" :

Le baromètre mensuel Ifop pour le JDD annonce une nouvelle chute en août.
 
Moins 14 points en un mois... Et il enregistre à peine 40% d'opinions favorables en août, contre 57% de mécontents, dont 20% de "très mécontents", soit un Français sur cinq.

Une chute spectaculaire, dans la logique de celle du mois de juillet (-10%). En deux mois, Emmanuel Macron aura donc perdu 24 points de popularité. C'est un record. Seul Jacques Chirac s'en approche, mais il avait perdu 20 points en quatre mois, entre mai et août 1995.

Selon cette enquête réalisée en ligne et par téléphone les 25 et 26 août, 
le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est considéré comme la personnalité politique la plus à même (59%) d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir, 
devant la présidente du Front national Marine Le Pen (51%)
Benoît Hamon (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR), à 27% chacun, Valérie Pécresse (LR, 23%), la maire PS de Paris Anne Hidalgo (19%) et l'ancien président François Hollande (14%).

"Minoritaire" avant l'automne


De son côté, Edouard Philippe, premier ministre juppéiste, perd également 9 points en un mois, pour s'établir à 47% d'opinions favorables, contre 45% de mécontents.

Emmanuel Macron bat ainsi les records d'impopularité de son prédécesseur, François Hollande. 
Contrairement à lui, il est "minoritaire", c'est-à-dire en-dessous de la barre des 50%, avant même l'automne. En 2012, l'ancien premier secrétaire du PS bénéficiait toujours de 57% d'opinions favorables en août, soit seulement cinq points de moins qu'en juin. 
En 2007, Nicolas Sarkozy faisait mieux : dans l'été, il avait gagné 4 points, à 69% de satisfaits.

mardi 15 mai 2012

L'entourage de Hollande ajoute la "gaffe" Jouyet à la liste


Ayrault sera nommé tout à l'heure à Matignon, fuite J.-P. Jouyet

La république des copains et des concubines



Un proche offre une fausse note à Hollande 
Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et très proche de la finance et de François Hollande, pressé de questions par RTL, a fini par lâcher mardi que Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, allait être nommé Premier ministre par le nouveau président.
"Je pense qu'il sera nommé tout à l'heure, oui", a déclaré le responsable, interrogé par Jean-Miche Aphatie sur cette nomination qui doit intervenir vers 16h00 en ce jour de passation de pouvoirs entre présidents sortant et élu.
"Je pense qu'il y a un favori qui est donné par la presse et qui reste le grand favori", a déclaré l'incontinent Jouyet, ami de François Hollande depuis l'ENA (promotion Voltaire).

Les concubines font flèches de tout bois
L'amère Royal (PS) a qualifié mardi de "gaffe" les propos de Jean-Pierre Jouyet 
Le patron de l’Autorité des Marchés financiers, ancien bras droit de Jacques Delors et ex-ministre de Sarkozy a produit un couac lâchant que Jean-Marc Ayrault allait être nommé Premier ministre, mais l'ex-concubine n'a rien démenti.
"C'est surtout une gaffe, c'est pas bien de faire ça", a commenté la présidente de Poitou-Charentes, ajoutant: "Il faut respecter les institutions de la République française et c'est au secrétaire général de l'Elysée d'annoncer, sur le perron de l'Elysée et sur instruction du président de la République, qui sera le chef de gouvernement"
"Et à personne d'autre", a insisté la candidate PS à la présidentielle de 2007. "Et certainement pas à quelqu'un qui veut faire croire qu'il est dans le secret puisque tant que cette nomination n'a pas eu lieu, rien n'est fait".
Relancée, la locataire en option pour le perchoir a taclé en riant: "ne comptez pas sur moi pour faire la même erreur, j'ai le sens des responsabilités".


Est-ce un bon choix ?
 "Je vous le dirai dès qu'il sera nommé". Comme on lui faisait observer que M. Jouyet, président de l'Autorité des Marchés Financiers, était un proche de son ex-compagnon, qui devient chef de l'Etat ce jour, Mme Royal a répondu : "oui, c'est pour ça qu'il devrait d'autant plus être vigilant et respectueux de François Hollande".
Cela peut-il ternir cette journée de passation des pouvoirs ?
 "Il ne faut pas que ça se renouvelle", a-t-elle mis en garde.