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samedi 3 mars 2018

Macron réclame efforts et patience aux retraités

Macron "assume" les efforts imposés aux seniors, rapporte Reuters

Du jeunisme à l'âgisme  

Lui qui enregistre dans les sondages un décrochage chez les retraités, du fait de ses attaques contre nos aînés depuis quelques semaines, a tapé encore sur eux jeudi, 1er mars, demandant un effort "aux plus âgés", touchés de plein fouet par la hausse de la CSG, et il les a même appelés à la ...patience, le quadra pensant peut-être qu'ils ont toute la vie devant eux.
"Je sais que je demande des efforts aux plus âgés, que parfois certains râlent, Je sais que je demande un effort aux plus âgés (...), ça ne rend pas forcément populaire mais je l'assume", a asséné le chef de l'Etat devant la presse, après avoir été interpellé par un retraité sur la question du pouvoir d'achat, lors d'un déplacement à Châlons-en-Champagne (Marne).

VOIR et ENTENDRE  le débat, notamment à propos des retraités maltraités, entre Audrey Pulvar (PS), Eric Brunet et le véhément Jonathan Bouchet-Petersen (Libération), fils de Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spéciale de la candidate socialiste, Ségolène Royal, en 2007 (en avril 2014, Ségolène Royal, ministre de l'écologie de Hollande, la fera chargée de mission pour les relations avec les chercheurs, le mouvement associatif et la démocratie participative et citoyenne...) :


"C'est comme quand on refait en profondeur une maison : au début, on voit les plans, on se projette. Et après, on commence les travaux. Il y a un moment, ça sent la peinture, il y a des courants d'air, il fait plus froid, on se demande pourquoi on a fait tout ça", a-t-il disserté. "
Il faut avoir la patience de rappeler pourquoi on le fait, d'avoir des désagréments passagers parce qu'à la fin, c'est quand même mieux qu'au début.

Les retraités assument de vouloir profiter du fruit de leur vie de travail


Manifestation des retraités en septembre 2017 à Paris:
ils n'ont pas digéré la hausse d'1,7 points de la CSG qui les frappe depuis le 1er janvier

En attendant la suppression de la taxe d'habitation promise, les baisses de cotisations qui, dès janvier, devaient redonner du pouvoir d'achat à 20 millions de salariés n'ont pas compensé le malaise ressenti par quelque 60% de retraités touchés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). 

Les seniors manifesteront de nouveau le 15 mars.
Image associée
Emmanuel Macron a-t-il des comptes à régler à la maison ?
Ils sont parmi les plus nombreux à avoir retiré leur confiance à Macron,: selon l'institut de sondage Odoxa, le chef de l'Etat et son Premier ministre Edouard Philippe ont perdu chacun neuf points auprès des retraités en un mois.

D'une façon générale, le chef de l'Etat reste sous la barre des 50% depuis le début de l'année. La popularité d’Emmanuel Macron chute de six points en un mois et celle d’Edouard Philippe de sept, selon ce sondage  pour la presse régionale, France Inter et L’Express diffusé mardi 27 février. Ils sont désormais perçus comme un "bon président" et un "bon Premier ministre" par seulement 43% des Français.

Dans le baromètre Kantar Sofres-Onepoint pour le Figaro Magazine, sa cote de popularité ne perdrait qu'un seul point, à 43% contre 44% en février. 

Dans le dernier sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique, également publié ce jeudi 1er mars, les Français ne sont même plus que 41% à faire confiance au chef de l'Etat. 
"Ça m'est totalement égal", a lancé jeudi Emmanuel Macron, méprisant. "Je ne commente pas les hausses, pas les baisses. Il n'en reste rien des sondages. Il y a des gens qui toute leur vie ont été obsédés par ça, il n'en reste rien." "Ce qui compte, c'est le travail en profondeur que vous faites pour le pays. Il y a que ça qui compte. Et donc les vicissitudes du quotidien m'importent peu", a ajouté l'arrogant. 
Le travail compte mais, bien davantage encore, les résultats...

mardi 2 août 2016

Le journaliste Jonathan Bouchet-Petersen, fils de..., diabolise Nadine Morano

Ce journaliste, fils de conseillère de Royal, s'en prend à Morano 

Et, de nouveau, ce journaliste indépendant dérape dans Libération

"Nadine Morano dérapa. Ou plutôt, elle poursuivit son extrême droitisation," accuse-t-il. 
Invitée ce lundi matin de RMC-BFMTV, l’ancienne ministre a déclaré, selon la punchline [pédant anglicisme d'un protecteur franco-danois de la langue française ignorant de son équivalent "accroche", en langage populaire local] reprise par le compte Twitter de la chaîne: "Il y a une invasion massive arabo-musulmane", ajoutant ne pas vouloir "que la France devienne musulmane." Peut-être les Bouchet-Petersen, si !...

Ce journaliste indépendant, évidemment arrivé au journal Libération sur sa seule compétence, est néanmoins le fils de Sophie Bouchet Petersen qui fut conseillère spéciale de la candidate socialiste refoulée à la présidentielle 2007. 
Ex-militante trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire, converti en NPA, elle réussit, comme Jospin ou Cambadélis, son entrisme au PS dont elle devient une apparatchik et se fait nommer au Conseil d'État en 1993, à la fin du gouvernement Bérégovoy, sans que ses diplômes ne l'y porte. Sa maman, l'ex-conseillère de Ségolène Royal pour sa campagne présidentielle de 2007, est, depuis le 4 avril 2014, ...chargée de mission (sic) pour les relations avec les chercheurs, le mouvement associatif et la démocratie participative et citoyenne auprès de ...Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
C'est dire si tout soupçon de parti-pris socialiste du fils journaliste -chef du service France, de surcroît- serait pure malignité.

Si elle a en fait plutôt parlé "d'immigration de masse [...] arabo-musulmane", l'élue s’est surtout gardée d’utiliser l’expression "grand remplacement", admet ce procureur général qui lui fait pourtant le procès d'y avoir probablement pensé...

Et de s'embarquer dans un délire personnel sur cette théorie aux relents complotistes de l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus et selon laquelle une entreprise de remplacement des populations occidentales par celles du Maghreb et d’Afrique, musulmanes, serait non seulement planifiée mais déjà à l’œuvre. Journalisme ou procès d'intention ! Nadine Morano n'a rien dit de tel, mais pourtant "parle désormais comme l’extrême droite", selon ce malhonnête intellectuel, "avec des propos que nombre de cadres frontistes dédiabolisés ne tiendraient même pas publiquement", explique-t-il, à qui veut le lire. Que serait-ce, si elle avait prononcé les mots que le militant socialiste lui prête!La déontologie glisse sur le fils, comme la morale politique sur sa mère. Ses accusations de vol d'ordinateurs -deux fois en 2006, une en 2008 et encore en octobre 2010- se sont-elles concrétisées par une plainte en justice et une ou des condamnations ? 
Lien PaSiDupes "La gauche se fait encore voler des ordis: c'est cyclique !"


Le très radical Aymeric Chauprade, eurodéputé élu sous les couleurs du FN et ancien conseiller de Marine Le Pen, aujourd’hui plus proche de sa nièce et sa grille de lecture plus identitaire, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, saluant en Nadine Morano une alliée de fait, raconte le journaliste partisan, mais apparemment peu psychologue en récupération politique. Un fils de trotskiste qui ne comprendrait rien à l'agit-prop du FN !
Ignore-t-il notamment que des syndicalistes de la CGT, de FO, de la CFTC, de la CFE-CGC, de l’Unsa et de la... CFDT ont été candidats FN aux municipales, parfois comme têtes de liste. Citons Fabien Engelmann, exclu de la CGT, candidat Front national à Hayange (Moselle). Responsable syndical à la Confédération générale du travail et engagé à l'extrême gauche, il a rejoint le Front national (FN) en 2010. Il est aujourd'hui maire de Hayange. Nadine Morano s'est vue retirer son investiture aux élections régionales de 2015Incompétence profonde ou mémoire sélective de Libération ?
N. Morano appelle donc à "rééquilibrer notre immigration" musulmane face à cette "invasion", qui mettrait en péril [à la différence de Valls, Bouchet-Petersen n'en n'est pas persuadé] notre "cohésion et notre équilibre culturel". 
"Nous devons limiter massivement cette immigration. Je ne veux pas que la France devienne musulmane [...]. Les musulmans doivent rester en minorité, sinon la France ne serait plus la France". Valls n'est-il pas pourtant contraint à détailler un "pacte"  à "construire avec l’islam de France" ?

"L'ancienne députée de fustiger le laisser-faire face au développement d’un 'islam politique' dans l’Hexagone, d’un 'islam radical' et son lot de 'comportements communautaristes inacceptables avec le développement du port du voile intégral dans les quartiers (...), avec des revendications dans le milieu médical' ". Autant de faits qui existent ça et là", deci, delà, et qui ne suffisent pas pour autant à faire la réalité du pays, commente ce bobo qu'on imagine davantage fréquentant les cliniques privées parisiennes que les centres médicaux de banlieues.

Mais le journaleux qui fait parler les faits s'acharne en campant dans le commentaire subjectif. Et d'ajouter que "pointer, six jours après la dernière attaque terroriste sur notre sol, une 'immigration massive [...] arabo-musulmane', c’est livrer à la vindicte et sans distinction [ni discrimination, car il ne sait pas faire! Non plus que diffamer ?] l’ensemble des musulmans, tous comptables, si on suit la diatribe de Morano [mais il ne la suit pas: il la précède et l'interprète], d'une dérive ayant conduit aux attentats qui ont touché notre pays." 
Tandis que l'exécutif prépare l'opinion à un nouveau virage politique visant le financement des mosquées par l'étranger, Bouchet-Petersen, à la différence de Julien Dray, préfère salir de ses supputations les propos d'une élue, lui qui ne doit son job qu'à maman et à ses relations au sommet de l'Etat.

Et le baveux, qui plafonne au niveau de Bruno Roger-Petit (L'Obs, par protection), n'en a pas fini 
Ameutant les foules (et se gardant peut-être de toute volonté de vindicte populaire) poursuit, sur ce registre du mépris qu'on affectionne quand on est petit et parvenu par la fréquentation des grands de ce monde (si nuls qu'ils puissent être). "Mais qu’on se le dise, Nadine Morano n’est pas vraiment un enjeu. Elle n’a jamais été ni un phare ni une figure majeure de la droite", assène-t-il, malgré le précédent navrant familial, celui de sa très compétente mère, si compétente conseillère spéciale d'une candidate battue à plate couture.
"Si elle arrivait à être candidate à la primaire – ce qui semble hautement improbable –,  décide-t-il ans un nouvel élan d'hostilité primaire, elle ferait ainsi partie, au mieux [sic], des minicandidats se partageant les miettes laissées par le duel Sarkozy-Juppé, puis par Bruno Le Maire et François Fillon." Un tel degré de mépris ne peut se justifie d'aucune façon: nous avons là un malotru mal léché.

"Candidate ou pas, Nadine Morano sera en tout cas une rabatteuse de Nicolas Sarkozy," du point de vue indépendant de militant en mode vengeance de sa maman. Nous y voilà donc! Un règlement de comptes familial, par descendant interposé : la cicatrice de 2007 n'est visiblement pas refermée...

L'unité nationale quémandée se mérite chez les personnes à moralité. Mais seul importe à Libération d'atteindre la cible privilégiée, par quelque méandreuse méthode nauséabond que ce soit et c'est la division qui sied aux fielleux que guette à nouveau la défaite. 
"N’en doutons pas, même si c’est lui, président de LR, qui, face à la polémique provoquée par les propos de la dame de Toul sur la "race blanche", lui avait retiré son investiture pour les dernières régionales. Cette fois encore, il appartient à Nicolas Sarkozy – qui fait, lui, du Morano light - comme Ségolène Royal fait de l'environnement-spectacle devant les media- quand il lance que l’immigration menace notre mode de vie – de prendre ses distances avec une de ses adeptes les plus décomplexées." 
Or, s'il se tient au courant des vire-voltes du premier ministre, le 31 juillet, Valls déterrait la énième hache de guerre à l'islamisme. "Face à la montée du djihadisme", il y a l'"urgence" à "bâtir un véritable pacte" avec la deuxième religion de France, à travers une "Fondation pour l’islam de France", expliquait-il dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche. Depuis les récents attentats de Nice, le 14 juillet, et l'acte de barbarie du 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où un prêtre octogénaire fut lâchement égorgé au pied de l'autel de son église par deux jeunes barbares français tombés dans l'islam radical, le chef de gouvernement appelle à "un devoir de lucidité face à la montée de l’islamisme et du djihadisme mondialisé avec sa vision apocalyptique", qui prend "en otages de nombreux musulmans de France". Mais Bouchet-Petersen fils n'a pas reçu le message et ne sait pas que Valls s'est moranoïsé, au grand dam des suppôts de l'islamisme dit "radical", dans un pléonasme dont les rhétoriciens ont le secret.

Pour couronner sa charge insensée, le harceleur mono-maniaque Jonathan Bouchet-Petersen se refuse à "exonérer les autres candidats à la primaire de condamner les propos de Morano." Et le lyncheur vertueux les appelle à tirer sur les leurs. "Un minimum quand on est président du parti Les Républicains."  
Comptez bien, en revanche, que la presse "s'exonérera de condamner" la hargne vengeresse de ce rond-de-cuir.

PLUS sur un triste sire


En juin 2011, quatre mois après son arrivée à la tête de Libé, Nicolas Demorand - auquel Acrimed reprocha ses entretiens qualifiés de "méprisants et évitant le fond du sujet", lui aussi - suscita la colère de journalistes de la rédaction. Il avait décidé de ne pas ré-embaucher Alexandre Hervaud, journaliste expert dans les réseaux sociaux et dont le contrat en CDD arrivait à expiration. Demorand voulait imposer l'embauche de ...Jonathan Bouchet-Petersen, son ex-collaborateur à France inter et Europe 1. Copinage ou pression en hauts lieux ?

Dans le milieu, la réputation de ce mini-journaliste est celle d'un malfaisant
Or, l'individu qui s'en prend à Morano est un récidiviste aux vieilles ficelles qui réalise des accouplements forcés.  "Il est chargé de salir la gauche à Libération, avec son confrère Lilian Alemagna et d’autres -ce qui ne nous fait pas peine-, comme on a pu le constater récemment encore dans "Libération : Mélenchon et Le Pen "couple de l’année". Tous les deux travaillent depuis plusieurs mois à une perspective particulière : diviser le Front de gauche et les Verts, attiser entre eux des tensions, mieux : en fabriquer (en plus de créer des divisions au sein même du Front de gauche). Voici un extrait de l’article de Bouchet-Petersen, intitulé "Le Parti de gauche et les Verts se font du pied".

« […] Allusion aux derniers échanges tendus, entre des responsables PS et Mélenchon (Libération d’hier).
Reste que si le leader du Front de gauche saluait fin novembre dans Libération les Verts en «fondateurs» de l’écologie politique, il assurait être «en avance sur le plan programmatique» et les renvoyait à la «préhistoire». Ce à quoi Pascal Durand, qui ne conteste pas l’écologisme mélenchonien et voit «des passerelles entre [leurs] deux visions», répond en raillant l’écosocialisme porté par le Parti de gauche, ce recours à «d’anciennes solutions» face aux problématiques d’un «nouveau monde». Pas vraiment l’entente cordiale. »
En fauteur de troubles, Bouchet-Petersen peine à se renouveler, marque des brillants sujets. Un nuisible mal dans sa peau, dont Libération a besoin pour redresser ses comptes, à défaut de qualité et de profondeur. 

mardi 17 septembre 2013

Quand Hollande se fait chahuter dans la Marne, Libération ne remarque rien

"Hollande tente de reprendre l’offensive", selon Jonathan Bouchet-Petersen

En déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne, le Président, "harcelé par les sondages", a réaffirmé ses objectifs tout en s’accrochant à son tempo. Le ton est donné, mais le journaliste a dû prendre le "la" à l'Elysée. 

Pour François Hollande, plus question de donner le sentiment qu'il regarde dans le rétroviseur, continue à positiver le journaliste militant. "Je ne reviendrai pas sur les responsabilités d'hier ou d'avant-hier, a-t-il assuré vendredi lors d'un discours à la 66e foire de Châlons-en-Champagne (Marne). J'ai pris la situation de la France en toute connaissance de cause, telle qu'elle est. Je n'ai rien ignoré de la réalité." Une réalité qui s'assombrit chaque jour un peu plus, alors que le chômage s'envole et que la croissance a disparu. "François, ne nous fais pas regretter d'avoir voté pour toi, ne nous oublie pas", lui ont lancé des salariées de la société Sodimédical, qui n'ont pas été payées depuis onze mois.

Plusieurs sondages ont récemment sanctionné l'action de l'exécutif, contraignant le chef de l'Etat à changer de braquet pour son passage à Châlons. Lui, qui avait prévu de parler territoires, a longuement évoqué le mauvais état du pays et le "cap" qu'il entend tenir, autour de trois urgences : la croissance, l'emploi et la compétitivité. "Mon devoir, c'est de dire la vérité aux Français, a-t- il revendiqué. Nous sommes devant une crise d'une gravité exceptionnelle, une crise longue." Un travail d'explication loupé par Jean-Marc Ayrault, comme le lui a signifié en privé le président de la République.

«Les Français sont impatients -il faut donc préciser le calendrier des réformes- et inquiets, ce qui nécessite qu'on concrétise le changement», analyse le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, du voyage en Champagne. Et pour Hollande, en pleine tournée européenne entre Berlin, Madrid et Rome, il y avait urgence à atterrir sur la scène nationale. Tout l'enjeu était de trouver les mots qui calment les inquiétudes du présent et redonnent foi en l'avenir. Ou comment tenter de se poser en pompier autant qu'en architecte, exercice d'autant plus ardu que les marges de manœuvre budgétaires sont jugées inexistantes.

Choisissant de justifier son rythme, jugé trop pépère par de nombreux Français au regard de leurs difficultés quotidiennes, François Hollande a assumé le temps long qui caractérise son début de quinquennat: «L'action que je conduis s'inscrit dans la durée du mandat qui m'a été confié: non pas sur trois mois, pas davantage sur douze mois mais sur cinq ans.» Et le Président d'assurer que les décisions seront prises «dans un calendrier ordonné, en respectant les rythmes du Parlement et le dialogue social». Manière aussi de tacler son prédécesseur: «Le changement, ce n'est pas une somme d'annonces sans lien les unes avec les autres, c'est une force qui sait où elle va, qui donne une direction susceptible de rassembler le pays.»

Plaçant l'emploi des jeunes au sommet de la pile des urgences, le chef de l'Etat a rappelé que 150000 emplois d'avenir seraient créés en 2013 et 2014, promettant que le texte serait adopté «d'ici la fin du mois» et les premières conventions signées début octobre. «Mon pari, a-t-il expliqué, c'est que si la confiance revient dans la jeunesse, c'est la confiance dans le pays qui de nouveau sera confortée.» Un pari donc. Deuxième axe pour booster l'emploi des jeunes, comme celui des plus de 50 ans, le contrat de génération. Un texte sera présenté «dans les jours qui viennent» aux partenaires sociaux pour qu'ils se mettent d'accord. Et pour s'attaquer à la précarité dans le monde du travail, le gouvernement va leur transmettre le 10 septembre «un document d'orientation» sur la sécurisation de l'emploi.

Mais alors que la croissance est nulle, Hollande a martelé que «le chômage ne sera vaincu que si l'activité reprend». Et dans ce combat, «car c'est un combat», le chef de l'Etat compte en particulier sur les collectivités locales, qui représentent 70% de l'investissement public, et sur les PME. Le gouvernement présentera ainsi «d'ici octobre» des propositions sur le financement des collectivités, tandis que les régions (dont les présidents seront reçus à l'Elysée le 12 septembre) se verront confier la gestion des «fonds européens consacrés à leur territoire». Pour soutenir les PME en mal de financement, la création d'une Banque publique d'investissement interviendra, elle, «dans les jours qui viennent». Une accélération, alors qu'Ayrault avait évoqué un délai en «semaines». Le crédit d'impôt recherche, création du précédent pouvoir, sera, lui, «préservé et élargi».

Appelant chacun à «prendre sa part du destin de la nation», le chef de l'Etat a reconnu que le «redressement» visé allait demander de sérieux efforts. Sur l'épineux dossier du financement de la protection sociale, Hollande a donné le sentiment de pencher pour une hausse de la CSG, quand le gouvernement précédent avait opté pour une TVA sociale, abrogée depuis: «Des choix courageux seront faits en 2013, a-t-il assuré. Ils seront durables, justes et stables.» Autrement dit, lui n'attendra pas «la fin de [son] mandat pour faire adopter une disposition à l'application différée». Et s'il n'a pas explicitement réaffirmé l'engagement de la France à respecter un déficit de 3% du PIB l'an prochain, Hollande a fait du «sérieux budgétaire» la condition «pour ne pas être dans la main des marchés financiers». La rigueur, c'est pour bientôt.

Mais RTL n'est pas sourd et informe
Quelques dizaines de militants CGT ont accueilli vendredi François Hollande à son arrivée à la foire de Châlons-en-Champagne en réclamant, à coups de pancarte et slogans, "Le changement c'est pour quand ?" en écho aux promesses du candidat. L'un d'eux lui a lancé : "Ne nous faites pas regretter le 6 mai". Le Président de la République faisait à la mi-journée un discours qualifié d'important par son entourage, depuis cette foire de la Marne à dominante agricole.
Un peu plus tard, alors qu'il avait démarré la visite des différents stands de la foire, François Hollande a été interpellé par des salariés de Sodimédical, entreprise de fabrication de matériel médical, qui ne sont plus rémunérés depuis fin 2011 malgré une décision de justice enjoignant à leur maison-mère de les payer. Il s'est entretenu quelques minutes avec eux, rapporte RTL.
En août 2012 à Châlons-en-Champagne, le président avait insisté sur le temps qu'il faudrait pour relancer la croissance. "L'urgence, c'est l'emploi," clama-t-il y a un an. Mais il laisse le temps au temps et la CGT n'a plus le temps. Seul Jonathan Bouchet-Petersen n'est pas pressé.

L'envoyé spécial à Châlons-en-Champagne est Jonathan Bouchet-Petersen

Ce qui explique ce summum d'occultation partisane de la presse dite indépendante
Rappelons-nous quand les ordinateurs de la candidate socialiste à la présidentielle disparaissaient. L'entourage de la faiseuse d'embrouilles a bien dû remettre la main dessus, car l'affaire est restée sans suites, juste le temps de salir l'adversaire. La socialiste s'était rendue intéressante avec trois intrusions à son domicile [des Hauts-de-Seine] en moins de deux ans: une première visite avait eu lieu en décembre 2006, la deuxième dans la nuit du 27 au 28 juillet 2007, au cours de laquelle un ordinateur avait été dérobé. La même nuit, un autre portable était dérobé au bureau d'un de ses proches. 
Par ailleurs, pendant la campagne présidentielle, deux autres ordinateurs avaient été dérobés dans son entourage politique: chez sa conseillère en février 2007, et un mois plus tard chez son assistante. " Y a-t-il un "rapport", comme l'affirme Ségolène Royal, entre l'intrusion survenue à son domicile de Boulogne-Billancourt  au soir du 27 juin, et sa dénonciation répétée de la "main-mise du clan Sarkozy sur la France?" s'interrogea Libération, pour plus de clarté.

Le quotidien socialiste ne s'était pas contenté d'accuser
Il avait prudemment entretenu le soupçon. " 'C'est la même équipe d'intimidation', pense Ségolène Royal. Quant à l'auteur du fric-frac, "c'est quelqu'un qui sait très bien où il est et ce qu'il fait", poursuit Jean-Pierre Mignard. 'Cette femme est à l'attaque, elle dénonce, dans un langage clair et concret, une multiplicité d'intérêts qui en sont froissés'. Et le défenseur de Ségolène Royal d'évoquer deux pistes : "celle d'un psychopathe politique ou celle d'une officine. Laquelle ? Agissant sur instruction, ou pas ? Toutes les hypothèses sont ouvertes' , avait insinué l'avocat. Mais aucune mise en avant. Sans parler de preuve." 
Avocat et président de Désirs d'avenir, l'association de soutien à l'ex-candidate, Mignard avançait si prudemment qu'il ne laissait guère de doute sur un coup monté de son association, avec le soutien d'une certaine presse.

Sophie Bouchet-Petersen en rose et
Blanca Scarbonchi, en noir
Or, la conseillère cambriolée en 2007 était une dénommée Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spéciale de Ségolène Royal pour sa campagne à l'élection présidentielle de 2007. 

Six ans plus tard, on retrouve un Bouchet-Petersen, le fils, attaché à positiver la politique de l'ex-concubin de l'ex-patronne de sa mère. N'est-ce pas touchant cette constance à mentir à des fins politiques ?
 
Maman de journaliste indépendant
Mais que le monde est petit, que la réussite professionnelle est facile à certains et que l'indépendance de la presse est belle ! 
Et il reste des abonnés au quotidien... Ils paient pour se laisser bercer d'illusions par des cireurs de pompes.