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samedi 2 décembre 2017

"Génération.s", le mouvement de Benoît Hamon rebaptisé

Monsieur 6% à la présidentielle croit en une ...dynamique !

Cinquième au premier tour de la présidentielle, le socialiste Benoît Hamon rêve pourtant toujours

Le Mans, 2 décembre 2017.  Création autour de Benoît Hamon, du mouvement de gauche écologiste Génération·s.Il a dévoilé samedi le nouveau nom de son mouvement, Générations, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans. "Nous sommes le mouvement Générations", a déclaré Benoît Hamon devant quelque 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe.
Au premier rang, des représentants de la France insoumise, le PCF, le PS et EE-LV. La gauche plurielle à l’ancienne.
"Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations aux générations futures", a-t-il pourtant clamé sous les applaudissements de l'assistance.

Benoît Hamon avait lancé une première version de son mouvement le 1er juillet 2017 (M1717), avec pour objectif de "refonder et de rassembler la gauche" en France.

Le fondateur poursuit une aventure personnelle

En recherche d'emploi, Hamon s'en crée un. 
Son mouvement, présenté comme "une initiative totalement ouverte", est sa planche de salut. Sa raison sociale est de "dépasser le cadre des partis" et de "converger". Le mouvement a renoncé à présenter des candidats aux élections, alors que les sénatoriales sont prévues pour septembre 2017. 

Hamon doit d'abord rassembler la gauche d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020. Pour cela, il faut une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue " d'états généraux de toute la gauche pour fabriquer une maison commune en vue des élections municipales de 2020". 
Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développés par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel, et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives.

Ce ne sont pas 40.000 adhérents, comme entendu sur France Info, mais 11.000 personnes, selon Benoît Hamon, qui auraient participé à la création du mouvement. 
Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher - membre du collectif Les Économistes atterrés (dont Frédéric Lordon, idéologue de 'Nuit debout') et un proche de Varoufakis et de Cécile Duflot, lequel a appelé à une alliance Hamon-Jadot-Mélenchon) - le soutiendraient dans cette démarche.
Dès les premiers jours du mouvement, le député Régis Juanico, l'ancienne ministre de Hollande, Dominique Bertinotti, l'eurodéputé Guillaume Balas (porte-parole de 'Un monde d'avance', courant fondé par le défunt H. Emmanuelli et son poulain Hamon) et les anciens députés Barbara Romagnan (dont le doctorat n'est pas avéré) et Mathieu Hanotin (apparatchik dont les diplômes ne sont pas certifiés) le rejoignent.

Au début de l'été 2017, ce dernier s'était pourtant associé au projet de lancement en mai du mouvement 'Dès demain' par Anne Hidalgo et Martine Aubry et Christiane Taubira, où l'on retrouvait aussi bien les écologistes Karima Delli et Christophe Najdovski (l'ayatollah écologiste de la Ville de Paris) que Luc Carvounas qui annonce sa candidature à la direction du PS, en rivalité avec Najat Vallaud-Belkace, 'drivée' par son mari, Boris Vallaud, successeur d'Henri Emmanuelli parachuté de l'Elysée dans une circonscription sans prise de risques des Landes. Au PS, les courants et les mouvement vivent "le temps d'une rose qui fleurit au printemps, puis meurt au premier froid"...

En novembre 2017, après Guillaume Balas, c'est la députée européenne socialiste, Isabelle Thomas, une apparatchik (UNEF-ID, puis SOS Racisme, Nouveau monde avec Jean-Luc Mélenchon, 'Alternative socialiste' d'Henri Emmanuelli et membre de l'équipe de campagne de Hamon en 2017) qui rejoint le mouvement.

La fracturation de la droite n'est encore rien à côté de l'éclatement de la gauche

Mi-juillet, Yannick Jadot a renoncé à rejoindre le mouvement .
L'écologiste reproche au candidat Hamon d'avoir fait de lui un "faire-valoir""Ce rassemblement, c'était du Hamon 2022; ça n'avait rien de collectif". 

En septembre 2017, les organisateurs de la Fête de l'Humanité ont invité la bande à Hamon à se joindre à eux avec un stand propre à disposition, avec prises de parole de Benoît Hamon et la présence d'Yves Contassot, Claire Monod, et Pierre Serne.

Le 23 du même mois, le mouvement participe à la marche du 23 septembre 2017 organisée par Mélenchon contre le "coup d'État social" et la politique du président Macron, manifestation politique de La France insoumise (LFI). Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon. 
Le 2 octobre 2017, l'ancienne présidente des Jeunes socialistes (2013-2015), qui succéda à Thierry Marchal-Beck, accusé de harcèlement sexuel au MJS, Laura Slimani, quitta le PS pour rejoindre le M1717.

Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux, dont Benoît Hamon, quittent le groupe socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes. Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale.

Ce même jour d'octobre, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717. Le 19 octobre 2017, Benoît Hamon annonce que le mouvement compte 30.000 adhérents.
Quant à Gérard Filoche, l'un des animateurs de l'aile gauche du PS qui faisait partie de son bureau politique, il s'est fait exclure du PS en novembre 2017, en raison d'un tweet jugé antisémite et pourrait être recueilli par Hamon et ses camarades pro-palestiniens.

Le nom définitif du mouvement a été annoncé ce 2 décembre 2017 lors du congrès fondateur au Mans. A partir du 22 octobre, un questionnaire a été envoyé aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur part. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement.

samedi 18 novembre 2017

PS: un tweet antisémite de G. Filoche vise Emmanuel Macron


Gérard Filoche sera-t-il exclu du PS ?

Gérard Filoche, "déséquilibré" depuis longtemps
Cet agitateur de l'aile gauche du PS se croit vertueux, mais un tweet à caractère antisémite visant Emmanuel Macron lui vaut des poursuites de la LICRA, bien qu'il l'ait très rapidement effacé.

Une image d'Emmanuel Macron les bras tendu devant un globe terrestre et garni d'un brassard ressemblant à un signe nazi où la croix gammée est remplacée par le signe dollar, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali: ce montage diffusé sur Twitter sur le compte de Gérard Filoche était accompagné de quelques mots: "un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt".

Le PS face à ses ambiguïtés

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux [supposées] valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. [Et à l'anti-sionisme ?] Il constitue à ce titre un motif d'exclusion", a indiqué le PS dans un communiqué. Y a pu ka !
"Nous prendrons une décision rapide", a assuré le coordinateur du parti, Rachid Temal, un apparatchik.

Dénonçant "un photomontage immonde", la Licra (Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme) va saisir la justice, a-t-elle annoncé dans un communiqué samedi.
"Ce tweet de Gérard Filoche est une honte absolue relayant des contenus complotistes trempés dans l'obsession des juifs", a également souligné l'organisation sur Twitter.

Le socialiste Filoche s'aligne sur l'extrême droite.
En effet, le même photomontage avait déjà été diffusé sur le site Egalité et Réconciliation, en février, ce qui vaut à l'essayiste d'extrême droite Alain Soral d'être poursuivi par le parquet, le 24 janvier prochain devant le tribunal Correctionnel, rappelle aussi la LICRA, partie civile dans ce dossier.

Gérard Filoche se rétracte comme un minable

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"Pour le septuagénaire, "a priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. A l'examen, ce montage et sa source sont bad, reconnaît-il. Dès que je l'ai su je l'ai retiré aussitôt, raconte le pleutre. Tout à fait désolé!, ajoute-t-il cyniquement, en guise d'excuse. Quant à la cabale en meute, elle vise autre chose non?", a-t-il twitté samedi matin. Et en plus, le socialiste se pose en victime ! Celui qui le traite d'"immonde" est encore en deça de la vérité.

Ce tweet "a été retiré, il ne sera plus là, j'ai fait mes excuses", a également déclaré Filoche, confondant avec légèreté 'excuses' et 'regrets'. "Qu'est-ce qu'on veut de plus?" a ajouté l'odieux personnage, soulignant qu'il est "fondateur de SOS Racisme".  Le vieillard pense-t-il ainsi redorer le blason de cette association démonétisée par ses partis-pris ? Elle ne s'est d'ailleurs pas encore sentie obligée de pousser des cris d'orfraie...

"Je suis de gauche et contre la droite et l'extrême droite", a ajouté ce contributeur à différents media révolutionnaires et pro-palestiniens d'extrême gauche (L'Humanité, communiste, ou Mediapart, trotskiste, Siné Hebdo etc...). "S'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore défié, mettant en cause les attaques de "macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre". Le gros plein de soupe atteint des sommets d'indignité

Mais Rachid Temal reconnaît dans cette image "tous les codes que, malheureusement, on a pu voir dans les années 30". "C'est un tweet ouvertement antisémite. C'est sur cette base que s'engage la procédure d'exclusion, au nom du PS et au nom de ses valeurs", a souligné le responsable socialiste.

Le tweet de Gérard Filoche a suscité de très nombreuses réactions, notamment parmi les membres du gouvernement? comme Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie.
"Il y a bien longtemps que le PS aurait dû exclure Gérard Filoche (...) et il faut attendre un tweet innommable et antisémite pour engager une procédure d'exclusion", a twitté pour sa part l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"François Kalfon, proche d'Arnaud Montebourg et classé à l'aile gauche du PS, proche de Benoît Hamon, joue la surprise. Il a lui aussi exprimé sa stupéfaction devant l'utilisation de ce visuel. "Je suis halluciné", a-t-il déclaré sur France Info.
"Cette image est totalement abjecte et cette tendance qui existe à gauche de confusion du monde de l'argent et des juifs, ça nous renvoie aux années" sombres, concède-t-il. "Ca pose un grave problème d'appartenance au parti socialiste et (...) je souhaite que (Gérard Filoche) puisse s'en expliquer devant nos instances, parce que je ne reconnais pas le Gérard Filoche que je connais, prétend Kalfon. Je ne sais pas ce qui s'est passé"...

Mais les Tartufe de l'aile gauche socialiste croient-ils que sont oubliées les injures de Filoche, ex-LCR, vitupérées en octobre 2014 à la mort de Christophe de Margerie, PDG de Total et apparenté par sa mère à la famille Taittinger, comme Jean-Pierre Jouyet ? Ses propos avaient déjà conduit Patrick Mennucci ou Manuel Valls à demander son exclusion du PS.
Filoche était toujours membre du Bureau national du PS en octobre 2015 quand il fit écho aux accusations de Noël Mamère rendant responsable la loi Macron d'un accident de car ayant coûté la vie à 43 personnes.
Mieux, en juin 2016, Filoche se déclara candidat à la primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2017... Ecarté de la primaire, faute d'un nombre suffisant de parrainages, l'indésirable annonça son intention de déposer 2 recours, qui seront rejetés. Il soutiendra successivement Montebourg, puis Hamon.
Les électeurs n'ont pas eu à finir le travail; Gérard a fini par renoncer à sa candidature aux législatives de 2017, mais sa fille Léa est conseillère de Paris (PS) et adjointe au maire du ...19e arrondissement. Et, comble d'insanité, il est donneur de sperme...

jeudi 29 décembre 2016

Abus de faiblesse du couple Vallaud-Belkacem sur Hollande

Najat et Boris profitent de la vulnérabilité de Hollande en fin de mandat

La "république des copains et des coquins" 
(Michel Poniatowski) au profit du mari de Najat Vallaud-Belkacem

Le mari de Najat Vallaud Belkacem, actuel secrétaire général adjoint de l'Élysée, a arraché une circonscription électorale à un président sortant tellement affaibli par ses échecs et son impopularité qu'il a renoncé à se représenter. Pour réussir son coup de force pour la première fois candidat aux législatives en 2017Boris s'est fait offrir une circonscription en or. La récompense des intrigues auprès du prince. 

Et le candidat aux législatives conserve des leviers au sommet de l'Etat: le secrétaire général adjoint de l’Élysée sera "simple" conseiller de François Hollande à partir du 1er janvier...
Il est remplacé par Thomas Cazenave, ambitieux inspecteur des finances venu de... Pôle emploi, ex-directeur délégué des ressources humaines au sein du groupe France Télécom Orange, frappé par une vague de suicides, et ex-directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Economie, en première ligne sur... la loi Macron !

Boris Vallaud sera le candidat PS de la 3e circonscription des Landes, annonce L'Opinion ce mercredi. Une circonscription qui n'est autre que le fief du cacique socialiste Henri Emmanuelli depuis les années 70. Si Boris Vallaud a été accepté par les militants socialistes landais, c'est sur injonction d'Henri Emmanuelli en personne. Il est président du Conseil général (puis départemental) des Landes depuis 2002. L'éléphant du PS s'est faiblement justifié devant Sud Ouest en juin, assurant qu'il a "beaucoup apprécié les qualités de ce jeune homme", candidat parachuté de Paris: on se demande bien en quelles circonstances. Un marchandage qui aurait permis la candidature de sa marionnette, Benoît Hamon, alors que, le 17 décembre, la Haute autorité des primaires citoyennes de la gauche a balayé de la primaire de la Belle alliance populaire, Pierre Larrouturou, ancien membre du PS et d'Europe Écologie-Les Verts, candidat pour Nouvelle Donne (soutenu par le climatologue Jean Jouzel, le député PS Patrick Gille et l'ancien président du Syndicat général des lycéens et fondateur de Nouveau Souffle, Eliott Nouaille), Fabien Verdier, conseiller municipal d’opposition (PS) de Châteaudun, agrégé d'Eco-Gestion.
Et le donneur de sperme Gérard Filoche qui annonce son intention de déposer un recours:


En revanche, un petit marquis affecté
dans un département où la gauche régresse, depuis la perte de la mairie de Mont-de-Marsan, son chef-lieu, au profit de la liste MoDem/UMP. Le PS perd également le canton de Sore au profit de la communiste Nicole Bippus. La répartition actuelle des sièges reste favorable à la gauche (18 PS et 2 extrême gauche) contre onze à la droite.
En 2008, Henri Emmanuelli et son protégé Benoît Hamon formèrent le duo de tête du NPS au Congrès de Reims. Toute l'aile gauche du PS (Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Pierre Larrouturou, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez) s'unit ensuite sur la motion "Un Monde d'Avance" menée par Benoît Hamon qui se porta candidat à l'élection du premier secrétaire (battu avec ses soutiens: Razzye Hammadi, ancien président du MJS, ex-candidat violent à Orly, député de Seine-Saint-Denis, actuel porte-parole de la ligne majoritaire du PS, après avoir été "frondeur": en 2013, il jugeait que "Valls ne rend pas service à la gauche", mais deux ans plus tard, il juge l'aile droite du parti "réelle et pragmatique"); Paul Quilès, ancien ministre; Jacques Généreux, économiste qui a rejoint MélenchonBruno Julliard, premier-adjoint d'Anne Hidalgo, maire de Paris qui soutient Vincent Peillon, ancien président de l'UNEF, qui se dit déçu par son ancienne camarade Myriam El Khomri et son projet de loile député-maire d'Annonay, Ardèche, Olivier Dussoptex-porte-parole de Martine Aubry, candidate à l'élection présidentielle de 2012 contre Hollande et "frondeuse", désormais soutien de Manuel Valls dont il est l'un des... huit porte-parole de campagne en 2016); Liêm Hoang-Ngoc, économiste, député européen proche de H. Emmanuelli et favorable au dialogue avec le Front de gauche; Jean-Pierre Dufau, député-maire des Landes; Jean-Pierre Godefroy, sénateur de la Manche (avec 12 voix d'avance); Régis Juanico, conseiller général et député de la Loire, ex-trésorier du PS; Jean Auroux, ancien ministre, auteur des Lois Auroux rédigées par Martine Aubry).
Boris Vallaud parachuté de Saône-et-Loire dans les Landes
Il a été directeur général des services du Conseil général de Saône-et-Loire, directeur de cabinet du ministre Arnaud Montebourg et cet énarque est, depuis 2014, secrétaire général adjoint de la présidence de la République, au bilan de laquelle il est associé. Le protégé de Hollande n'a jamais brigué aucun suffrage populaire.
A ce jour, trois autres candidats sont connus Jacques Kimpe, ex-directeur général des services de la mairie de Dax, pour les Républicains (LR), Yann Brongniart, sans étiquette mais marqué à droite, et Michèle Berthoud, pour le Parti communiste.

Boris Vallaud est portant désigné avec 63,5% des godillots socialistes du cru 
C’est la principale surprise de ces primaires: un petit marquis de l'Elysée pour les Landes ! Monsieur Belkacem, mari de la ministre de l’Education nationale, a été imposé à Henri Emmanuelli contre le candidat régional soutenu par Alain Rousset, président PS de la région Nouvelle Aquitaine. Les militants landais ont donné leur accord à ce choix, au détriment de Paul Carrère, fils du sénateur Jean-Louis et élu départemental, dont l’ancrage local semblait pourtant un atout sérieux. 

L’ancien secrétaire de la préfecture, dont la famille réside à Hontanx, près de Villeneuve-de-Marsan, va donc mener ces prochains mois sa première campagne politique dans le département. 

Quant à sa femme, Najat Vallaud-Belkacem, elle n'a pas caché son désir de se présenter dans la 6ème circonscription du Rhône, à Villeurbanne

Najat Vallaud-Belkacem, "elle est bonne, Najat, très forte en langue de bois", reconnaît le président Hollande. 
Dents longues:
denture chevaline de Fernandel
Elle sera porte-parole dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault...

Mais "ce n'est pas une intellectuelle", affirme Hollande, dans son livre de confidences. Elle sera pourtant diplômée de  l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) en 2001 : par la 3e voie, "Promotion Zep" (programme des Conventions Éducation Prioritaire (CEP, créé pour y diversifier le recrutement social)après avoir obtenu un baccalauréat en 1995, une licence en droit en trois ans (1998) à l'université de Picardie, à Amiens. C'est au cours  de ses quatre années d'IEP que Najat rencontra Boris, son futur mari.
Elle échouera à deux reprises au concours de l'ENA, mais la bi-nationale deviendra ministre de l'Education, histoire d'en faire la première femme à ce postefaisant clignoter son identité à éclipses au gré de ses ambitions ou de ses échecs. 

Naturalisée à 18 ans, elle ne jette d'ailleurs pas de voile discret sur sa foi musulmane (voilée au Maroc, ci-contre) en république laïque et ses jumeaux portent des noms (Louis-Adel et Nour-Chloé) marqués par les cultures des deux parents. 

D'abord porte-parole de Ségolène Royallors sa campagne présidentielle ratée de 2007, et encore lors de sa primaire présidentielle socialiste ratée de 2011, puis de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012.
Soi-disant admissible deux fois à l’écrit de l’ENA, elle avait pourtant échoué deux fois à l’oral de l'ENA: étrange porte-parole.

De 2004 à 2008, elle est conseillère régionale en Rhône-Alpes, vice-présidente du Conseil régional chargée de la culture, puis présidente de la commission culturelle. De 2008 à 2013, elle est conseillère municipale de Lyon, adjointe de Collomb (soutien de Macron en 2017) aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative.

C'est une élection facile que les époux Vallaud Belkacem se sont fait offrir par Hollande, à force de pressions, comme  un certain François Hollande et une certaine Ségolène Royal ont exercées sans honte, en 1988 sur un Mitterrand très affaibli par un cancer de la prostate (connu de lui depuis le 16 novembre 1981 et qui l'oblige alors à passer une partie de la journée allongé), l'une dans les Deux Sèvres et l'autre en Corrèze.

mardi 1 novembre 2016

Le PCF partagé entre la peste, Arnaud Montebourg, et le choléra, Jean-Luc Mélenchon

Les communistes se cherchent un CAO (Camp de l'Accord et de l'Outrance)
Montebourg fait des grâces à l'extrême gauche rebaptisée "gauche de la gauche"

Les relations entre les communistes et le chantre de la "France insoumise" sont dans un état d'avancement tel qu'une alliance avec certains candidats PS est en préparation.

Et si Jean-Luc Mélenchon était contraint de se passer du soutien du PCF? Machine militante et électorale précieuse et équipe performante de nervis en temps de campagne, le parti totalitaire dirigé par Pierre Laurent n'a toujours pas digéré la déclaration de candidature en solo du chantre de la France insoumise, à tel point que la direction du PCF oeuvre pour un rapprochement avec les candidats socialistes opposés au gouvernement, rapporte ce mardi 1er novembre Europe 1.

Une réunion à huis clos - on a le goût du secret chez les totalitaires- était d'ailleurs prévue ce mercredi 2 novembre, soit trois jours avant une conférence nationale censée clarifier la position du parti, rapporte la radio. Ce que des cadres du PC ont démenti, expliquant ce rendez-vous était en réalité programmé pour le 7 novembre et que la date citée par Europe 1 correspond à une entrevue prévue entre communistes et mélenchonistes. 
Pour ce qui est de la réunion avec la délégation de frondeurs, seuls Gérard Filoche (donneur de sperme volontaire) et Marie-Noëlle Lienemann ont confirmé leur présence.

Du côté de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on n'a jamais exclu l'hypothèse d'une alliance. 

Dès la Fête de l'Humanité, le premier, téléguidé par Emmanuelli, avait évoqué de "véritables convergences" entre son projet et celui de la "gauche de la gauche", ex-"gauche radicale" qui n s'assume plus à l'extrême gauche, alors que l'ex-redresseur de courbe de l'emploi est allé encore plus loin dimanche 30 octobre.

Interrogé par le JDD sur la possibilité d'un accord avec les communistes, l'ancien ministre stalinien de l'Industrie (pompeusement intitulé "ministre du redressement productif" !) a été clair: "pourquoi pas s'ils le souhaitent". "Mon projet a été applaudi à la Fête de L'Humanité comme dans des cercles d'entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage", a-t-il insisté, jouant la ritournelle de "l'union des gauches", 'marronnier' qui refleurit au printemps, tous les cinq ans. Et le p'tit gas de la Marine en marinière "made in France" de cibler directement Jean-Luc Mélenchon: "Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c'est sa radicalité et son isolement. Il faut unir les Français et non les radicaliser".

Le problème de la gauche, c'est son candidat, selon Montebourg

Si certains n'enterrent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, comme l'adjoint communiste de la Ville de Paris Ian Brossat, sensible à son charme, ce matin sur RTL, l'ex-socialiste n'est pas vraiment en odeur de sainteté au PCF. 
Au mois de septembre, Olivier Dartigolles, le porte-parole du parti, publiait un long texte sur Facebook pour dénoncer l'attitude de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité. Non seulement il avait publiquement taclé Pierre Laurent en lui reprochant de faire "du trotskisme des années 70", mais il avait, en plus, séché son discours. Un véritable affront pour la famille communiste. "Quand on est invité à la Fête de l'Humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non?", tacla Olivier Dartigolles.

La tension est encore montée d'un cran entre les deux, la semaine dernière sur Facebook. 
"Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sort de l'ambiguïté pour soutenir très clairement Montebourg", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, souhaitant aux communistes "un bon voyage avec le PS". Or, comme l'avaient repéré le Lab d'Europe 1, il s'avère que l'ancien sénateur socialiste avait lu un peu trop vite un tweet d'un journaliste du Figaro...

Plus récemment, un ultime épisode est encore venu jeter de l'huile sur le feu. Alors que dans sa course aux parrainages, Jean-Luc Mélenchon se heurte à la réticence d'élus communistes qui attendent servilement les directives du parti, l'ex-candidat à la présidentielle les aurait traités "d'abrutis", selon ses propos rapportés par Le Point. Si le champion de la "France insoumise" a depuis démenti sur sa page Facebook, cette insulte montre à quel point les relations sont tendues entre la direction du PC (favorable à une primaire à gauche) et Jean-Luc Mélenchon qui mise sur le mouvement "au-dessus des cartels de partis" qu'il a créé pour le porter jusqu'à l'Elysée.

Une possible réconciliation ?

Reste que dans les rangs communistes, l'hypothèse Mélenchon n'est pas totalement écartée. "Jean-Luc Mélenchon est une possibilité, mais il faut qu'il fasse le choix du rassemblement, de l'ouverture (...) pour qu'il nous permette d'avoir un fort candidat de gauche qui soit apte à être au second tour de l'élection présidentielle", a précisé Ian Brossat, sur RTL.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Jean-Luc Mélenchon et sa nouvelle organisation La France insoumise puissent travailler avec les organisations du Front de gauche, avec l'écologie politique, avec les socialistes en rupture avec la politique gouvernementale. Que tout ce monde là se mette de nouveau autour de la table pour réfléchir à des batailles communes", expliquait lundi Olivier Dartigolles sur les ondes de RFI. L'aveu que le parti serait prêt à le suivre en cas de main tendue. Chose que Jean-Luc Mélenchon se refuse à faire, comme il l'a expliqué ce mardi au Figaro.
"Je suis candidat. Que me demande-t-on? De renoncer à ma candidature pour ouvrir une improbable quête de perfection? Les écologistes sont dans le processus de leur primaire, les frondeurs ont annoncé qu'ils acceptaient le cadre de la primaire PS... De quoi parlons-nous, alors? Je n'ai qu'une chose à préciser sur ce point: le 'n'importe qui sauf Mélenchon', ce n'est pas une ligne politique".
Une pétition appelant les communistes à se rallier à Jean-Luc Mélenchon a recueilli pour le moment plus de trois mille signatures. Assez pour que Pierre Laurent se résigne à le soutenir ? Réponse le 5 novembre.

dimanche 12 juin 2016

L'extrême gauche offre à Valls d'organiser son pot de départ dans la rue

L'extrême gauche se rassemble en contre-meeting hostile à Valls et au PS

Des opposants à la loi travail 
étaient réunis ce dimanche au théâtre Déjazet à Paris
.
 
Parmi ces acteurs du mouvement social, associatifs, politiques et militants, féministes et écologistes rassemblés à l'initiative de la Fondation Copernic, cercle de réflexion antilibéral, Frédéric Lordon, l'inspirateur de 'Nuit Debout', qui cherche un second souffle, avait la vedette. 
La fondation Copernic prétend n'être liée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune association, mais ne s'adresse qu'à eux, en tant que contestataires de l’ordre néolibéral et refusent que l’action politique soit réduite à l’accompagnement social de ses contre-réformes.Copernic se veut également initiatrice de mobilisations. Ainsi favorise-t-elle  la création de collectifs pour le "non de gauche" au Traité constitutionnel européen (2005), comme elle avait précédemment organisé, avec le Mouvement de la Paix, le rassemblement contre la Guerre en Irak (2002), puis engagé la campagne "Travailler tue !" (2009). Elle a initié ensuite, avec ATTAC, la campagne contre le projet de réforme reculant l’âge de la retraite (2010), avant de lancer, fin 2011, avec le DAL et la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux, une grande campagne nationale unitaire "Contre le logement cher : un toit, c’est un droit !".
Parallèlement, dans le cadre d’une revendication qualifiée "d'égalité des droits", Copernic a lancé la campagne "Homos, hétéros, même loi, mêmes droits".
Enfin Copernic a participé au lancement du collectif "Pour un Audit citoyen de la Dette publique" et de prendre part au collectif "Pour un pôle public financier au service des droits" (2012). Depuis 2012, Copernic observait un silence qui s'apparentait à de la complicité.
Copernic organisait un contre-meeting à celui du PS

Quatre jours après celui organisé par Valls, Cambadélis et le Parti socialiste en défense du projet de loi travail, à huis-clos et sous haute protection, le 8 juin aux Salons de l'Aveyron - à Paris Bercy - dans le XIIe, pour pourfendre la droite sans épargner la gauche hostile au texte, les opposants les plus à gauche au texte de Valls porté par Myriam El Khomri se sont donné
rendez-vous  en matinée ce dimanche au théâtre Déjazet, dirigé - depuis 40 ans- par Jean Bouquin (ci-contre),  dans le IIIe arrondissement de Paris, celui de la Place des Vosges et du quartier gay, à l’appel de la Fondation Copernic. Objectif de combat: le "retrait" du projet de loi passé en force à l’Assemblée et qui arrive lundi en séance au Sénat.

Un meeting sans tête d’affiche médiatique de la gauche du PS : pas de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), ni d’Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) ni de Pierre Laurent (le patron du PCF, annoncé néanmoins, mais finalement retenu à Rome, "car il n’a pas trouvé d’avion" (du fait de la grève des pilotes!), a précisé sa remplaçante Marie-Pierre Vieu, présidente du groupe Front de gauche en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénée, sous les rires de la salle).
Les seules figures du jour sont des seconds couteaux,
Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, membre du Front de gauche, le plus à gauche des socialistes Gérard Filoche, et Frédéric Lordon, qui, après des interventions à Nuit Debout, sur la place de la République voisine, s'affiche en tribune commune avec des politiques.

"52 articles scélérats"
"C’est la panique là-haut, ils ont peur, attaque Filoche, débit de mitraillette [et donneur de sperme: il est le père biologique de Louise, fille d'un couple d'amies homosexuelles], sans notes. Ce n’est pas un article […] Les 52 articles sont scélérats". L’ancien inspecteur du travail, membre du PS, insiste sur le "dumping social" que créerait, selon lui, la loi travail si elle était mise en œuvre : "Tout va être revu, entreprise par entreprise, à la baisse, souligne-t-il. L’ordre public social […], c’est ça qu’ils sont en train de mettre à bas." 
Les politiques alternent au micro avec des syndicalistes [CGT, Solidaires et Sud] de différents secteurs (énergie, ferroviaire, chômeurs, la Poste…) qui en appellent à la mobilisation mardi 14 juin à Paris. Le responsable de Sud Rail regrette les dates de mobilisation trop espacées pour réussir à "paralyser ce pays par la grève reconductible".

La communiste Marie-Pierre Vieu fait huer et siffler le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Elle se moque ensuite des "violences" des hooligans à Marseille qu'elle juge plus importantes que celles des manifestants contre la loi El Khomri. "La loi, jusqu’à présent, protégeait le salarié, lance l’élue PCF du Sud-Ouest, ancienne présidente de l'UNEF et enseignante. Aujourd’hui, la loi telle qu’elle est prévue ouvre aux pires régressions." Elle en appelle à "faire tomber le gouvernement" lors du retour de la loi à l’Assemblée début juillet et à construire – rengaine de ce côté-ci de la gauche – une "unité politique".

"Si les parlementaires PS étaient encore de gauche…"

Willy Pelletier, le porte-parole de la Fondation Copernic n’hésite pas à qualifier de "gouvernement de droite" celui de François Hollande, avec un "ADN, celui de la trahison, la trahison de tous ceux qui l’ont élu". Le plus inquiétant, selon lui, serait "cette docilité des parlementaires PS, poursuit-il. Ce sont eux qui offensent l’histoire du mouvement ouvrier […]. S’ils étaient encore de gauche, ils devraient tous se révolter. Se mettre en grève avec nous". La salle s’en mêle : "Valls dégage !" envoient quelques personnes parmi la centaine qui s’est déplacée dans le théâtre. "On organise ton pot de départ dans la rue !" conclut Pelletier.

"J’ai le sentiment qu’on n’a pas encore gagné la guerre, mais on a gagné une première bataille, se félicite Clémentine Autain, ravie que des thèmes de gauche se soient invités dans le débat politique français depuis six mois. Ils ont les nerfs, poursuit-elle, même le premier ministre a le temps de s’occuper de moi en disant que je suis une islamo-gauchiste." Ancien ministre de l'Intérieur, il doit disposer d'informations.... Autain déplace cette "bataille politique" à "l’échelle européenne" et demande elle aussi que ces forces de gauche anti-gouvernement, "sociales et politiques", se "fédèrent". "Ils n’ont pas de majorité sociale, ils n’ont pas de majorité politique et ils utilisent des méthodes de violence politique pour tuer ce mouvement", accuse Autain, une ex-chargée de mission auprès du groupe d'études sur les discriminations fondé par Martine Aubry. 

"Il s’agit d’un non pour toute l’œuvre du gouvernement depuis qu’il est au pouvoir", enchaîne Aurélie Trouvé, d’Attac, avant que Danielle Simonnet, du Parti de gauche, reprenne la plaisanterie du jour :"Ça va mieux quand même", dit-elle en référence au gimmick de François Hollande et de ses proches.

Le "vent de révolte" appelé des voeux de Ségolène Royal

Quand elle prononce le nom de Jean-Luc Mélenchon, quelques personnes au fond de la salle grondent. Elle se fait en revanche applaudir quand elle décline les raisons de "se battre […] contre l’inversion de la hiérarchie des normes". Ce projet de loi, "c’est une exigence de Bruxelles", continue Simonnet, un 'deal' [un 'marché', en français] avec les institutions européennes, selon elle. "Contre la loi Hollande-Medef-Bruxelles, il faut une insoumission générale […] Il faut fédérer un peuple d’insoumis". Au milieu de la salle, une femme lâche un "Oh…" de dégoût à cet appel à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Un autre s’amuse : "Insoumis à Jean-Luc, oui !"

C’est Lordon qui manigance tout et termine ce meeting sur le thème de "l’oligarchie". "Hollande, Valls et Macron sont les esclaves qui s’ignorent d’une pensée morte", le "stalinisme-libéral", dit-il. 
La nouvelle coqueluche des militants de la gauche extrême, dénonce la "clique éditorialiste", un "capital" qui "prend en otage" l’Europe et "ces sociaux-démocrates qui n’ont plus rien ni de sociaux, ni de démocrates". 

"La violence, c’est la leur", poursuit Lordon dont le discours du jour est celui qui l’emporte ce dimanche à l’applaudimètre. "Ce pouvoir à peur, affirme-t-il. A force de serrer des écrous, il va finir par les fissurer et les casser pour de bon." "Ils ne s’arrêteront nulle part, sauf si nous les arrêtons", termine-t-il, avant que la salle ne se sépare sur un "tous ensemble ! Tous ensemble ! Grève générale !"