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mardi 28 avril 2020

Macron débine Philippe, puis dément toute dissension avec lui

Macron a-t-il toute sa tête ?

Macron dénonce la décision de Philippe de refuser aux députés 24h de réflexion avant le vote de ses mesures de déconfinement

Les Républicains a réclamé un délai de 24 heures avant le vote, le pouvoir refuse. 
Mardi 28, le premier ministre présentera  les grandes lignes du plan de déconfinement à l’Assemblée et, dans la foulée, il sera suivi et d'un débat à 75 autorisés dans l'hémicycle et d’un vote électronique immédiat.
"Ça a l’air d’être de la démocratie, c’est seulement de la brutalité. Personne ne sait où on va et on nous impose un simulacre de démocratie à l’Assemblée nationale." Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul député à s’indigner de la façon expéditive dont est organisé le vote sur la sortie du confinement. Alors que Damien Abad avait demandé un report du vote au lendemain mercredi ou au  jeudi  pour disposer d'un minimum de temps de réflexion, l’Assemblée nationale devra se prononcer mardi en fin d'après-midi, immédiatement après la présentation du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe et le débat qui s’ensuivra, dans un hémicycle en partie vidé de ses députés en raison des mesures sanitaires. 

Les Républicains ont déploré le rejet de ce "temps de réflexion":
 "Cette accélération du calendrier est un déni de démocratie", dénonce le président du groupe des députés LR, Damien Abad. "Nous demandons 24 heures de plus pour un travail de fond en commission et la consultation de nos collègues qui ne pourront siéger."  LR devrait donc logiquement refuser de soutenir de leur vote des mesures dont ils ne peuvent évaluer la portéemais rien n'est moins sûr. 
Le temps médical n'est pas le temps politique. Si les sommités du "Conseil scientifique" exigent le respect des protocoles stricts que ses "savants" ont édictés et des délais permettant tests et analyses, bien que les risques soient équivalents, foin, en revanche, des délais et analyses en matière législative !
Pour Marine Le Pen (RN), "les conditions du vote de mardi, à la suite immédiate d’un discours dont on ne sait rien, sans une loi nous permettant d’amender, sont un artifice du gouvernement pour tenter de nous faire partager sa responsabilité dans le fiasco de la gestion de cette crise sanitaire".

Au Parti socialiste, Olivier Faure a demandé que le vote attende la présentation de l’ensemble du plan de déconfinement, une condition pour "voter en connaissance de cause".

La contestation a aussi gagné les rangs de La République en Marche. 
"Comment le législateur peut-il se prononcer en sérénité sur un "plan de déconfinement ?", a ainsi interrogé la députée Martine Wonner, ce médecin soulignant qu’il ne le découvrira que quelques minutes avant le vote", dans une lettre au président de l’Assemblée Richard Ferrand. 
Durant la pandémie de Covid-19, elle a fait partie des élus à l'initiative du collectif " Laissons-les prescrire", ainsi que d'une pétition qui demande l'assouplissement des conditions pour recourir à l'hydroxychloroquineet dit [s'interroger] sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise. Au vu du nombre de pétitions et tribunes qu'elle a déjà signés, elle devrait refuser son vote à Macron, mais on s'attend à une abstention de la velléitaire et de ses copines députées du "Collectif social-démocrate".

Le député Aurélien Taché, ex-apparatchik socialiste, mais LREM, s’est lui aussi dit favorable à un délai de 24 heures

Malgré les protestations de tous bords, l'Edouard a dit "NIET" !
Une fin de non-recevoir méprisante qui ouvre la voie à un vote à l'aveugle sur ce que sa présentation a bien voulu dire de son plan de déconfinement, a-t-on appris ce lundi de sources parlementaires troubles. Un blanc-seing que devraient lui accorder les fantoches en godillots de la majorité présidentielle.
Le premier ministre est attendu sur six thèmes prioritaires : "la santé (masques, tests, isolement, qui manquent toujours cruellement au grand public, après sept semaines de confinement réglementé…), l’école, le travail, les commerces, les transports et les rassemblements".

Le président de l’Assemblée Richard Ferrand a tenté de justifier ce refus d’un report.
Selon lui, présenter son plan devant l’Assemblée est une marque de considération du Parlement, a rapporté un participant. "En même temps", n'est-ce pas une marque de son mépris des Français, ces "illettrés" qu'ils ne cessent d'humilier en assurant qu'ils ne comprennent rien et ne saurait même pas placer un masque ? 

Vers un vote séparé pour ou contre le traçage ?

Ce vote du plan Philippe était initialement prévu le 5 mai, tandis que le mardi 28 avril devait être consacré à un vote sur l’application de traçage StopCovid, qui doit permettre de retrouver les contacts des porteurs du coronavirus. 
C’est d’ailleurs un sujet polémique secondaire qui a été gonflé artificiellement dans la presse pour dissimuler les dissensions entre Matignon et l'Elysée  : il a provoqué des remous jusque dans la majorité des béni-oui-oui et sa dilution dans la question du déconfinement est perçue comme une manœuvre politique. "Un vote unique sur le plan déconfinement - et donc sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés, ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a ainsi estimé dans un tweet Aurélien Taché.
Une position partagée par Damien Adad, qui réclame deux votes, l’un sur le tracking, l’autre sur le déconfinement.

Macron met la charrue avant les boeufs : on vote et après on discute ! 

Il restera une marge de manœuvre, une fois la présentation mardi de 'l’architecture générale", pour adapter le plan de déconfinement, une fois le vote assuré, racontent les truands"Le sujet reviendra devant le Parlement à l’occasion d’un projet de loi, présenté dans un très proche avenir, autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, qui contiendra aussi les dispositions d’ordre législatif indispensables à la mise en œuvre du plan de déconfinement", a précisé à ses troupes le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.

Alors que la presse fait état de conflits entre le président et son collaborateur, Macron a fustigé ceux qui "tentent de diviser" ! 

Macron a démenti toute dissension avec son factotum rebelle. 
Ce mardi lors du conseil des ministres, à quelques heures d'un vote à risques, il s'en est pris à ceux qui "tentent de diviser" l'exécutif.
"L'ensemble de l'exécutif est pleinement aligné dans cette crise," a assuré le chef de guerre, suggérant que l'ensemble de ses troupes a le petit doigt à la couture du pantalon.
Vu la gravité du moment, il s'est fait menaçant.
"Je n'aurai aucune complaisance [est-il susceptible d'en avoir ?] à l'égard de ceux [et celles] qui [il a des noms?] par des bruits et des rumeurs [quelle est la nuance ?] tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le premier ministre et le président de la République", aurait déclaré le danseur de tango, selon des propos rapportés par un participant anonyme au Conseil des ministres. Plusieurs sources [plusieurs mais anonymes !] font état de divergences entre les deux têtes de la majorité sur les conditions de ce vote précipité à l'Assemblée.

Autre bruit ou rumeur : Macron aurait bien voulu accéder à la demande des oppositions de décaler le vote de 24h
Mais on apprend que Macron n'est plus aux commandes et que son premier ministre lui aurait dicté la décision: le grand Nicodème pelé aurait finalement imposé sa volonté. Selon Le Point et L'Express, Macron aurait été contraint d'appeler lui-même des journalistes pour défendre son point de vue divergent: et se plaindre d'être dépossédé de ses prérogatives? Des bruits de couloirs dignes d'Alexandre Benalla: savonner la planche de son premier ministre à la veille d'un discours crucial est-il la réaction appropriée d'un Jupiter, si  l'Edouard est devenu calife à la place du calife ?

Pas de remaniement avant septembre, selon l'Elysée

Bafoué par l'Edouard, Macron garde son Philou ? 
L'Elysée dément "catégoriquement" la "fake news" balancée par les deux réseaux sociaux hebdomadaires. Ils ne partiront pas ensemble en vacances: dommage collatéral du Covid-19 !  
"Il n'y a pas eu d'appels avec des journalistes et pas d'expression de doutes vis-à-vis du premier ministre, assure un proche conseiller du président (encagoulé, mais digne de foi). Cette histoire de vote à reporter ou pas est par ailleurs sans intérêt. Il s'agit d'une déclaration du premier ministre. Ce n'est pas de la compétence de la présidence"
Un quidam, membre du cabinet élyséen, poursuit le délire.
"Emmanuel Macron s'est construit en installant une saine distance avec les journalistes. Il voulait marquer la rupture avec la présidence de François Hollande.Hollande nous avait habitué à des énormités mais nous atteignons cette fois le fond.
A l'Elysée, les complotistes évoquent un travail d'"officines, qui veulent créer une théorie [?] du grand déplacement remaniement", sans préciser lesquelles et pour le compte de qui elles travailleraient. 

Le déconfinement va s'étaler jusqu'au 1er septembre, précise-t-on à l'Elysée.

L'état d'urgence sanitaire pourrait être prolongé jusqu'au 24 juillet". Mais vu que, dans la rhétorique élyséenne, le futur proche reste le temps préféré du "maître des horloges", l'été 2020 risque d'être noir.  

Alors faire un remaniement avant la rentrée aurait-il du sens, alors que le déconfinement n'est pas terminé ?  Voilà en tout cas qui donne une indication sur la suite : le projet de "concorde nationale", entendez d "'union nationale", vanté par Emmanuel Macron attendra au moins la rentrée de septembre.
Pourvu qu'à la rentrée les Français sachent enfin placer des masques, s'ils arrivent...

vendredi 3 avril 2020

Coronavirus: pour 71% des Français, Macron ne dit pas "toute la vérité"

La défiance envers le gouvernement atteint un niveau alarmant pour l'exécutif

L'enquête YouGov effectuée entre le 30 et le 31 mars pour le HuffPost contredit celle de l'IFOP 

Mémo : Jour 16 COVID-19, « ne pas porter de masque, la grande ...Les entreprises de sondages ne pratiquent ni confinement, ni trêve pendant la guerre contre le coronavirus. L'IFOP a-t-il voulu riposter à YouGouv en prétendant le lendemain et contre toute vraisemblance que "la cote de popularité de Macron connaît une forte hausse en pleine crise" : "46% des Français jugent positivement l'action du chef de l'Etat, soit une hausse de 13 points en un mois. Un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis février 2018, commente Le Figaro, le 1er avril...  Le sondage Ifop Fiducial pour Paris Match (groupe Lagardère) et Sud Radio (filiale de Fiducial Medias) - qui partagent des intérêts communs - diffusé mardi ressemble fort à une contre-attaque politicienne
En France, le HuffPost est un site fusionné avec un autre, l'indigent Le Post (où le détracteur professionnel Bruno Roger-Petit faisait figure de plume: en mal de cireur de pompes, Macron en fit un conseiller et porte-parole fugitifs de la présidence entre 29 août 2017 et le 30 septembre de la même année). Bâton merdeux de la presse, ce site participatif contrôlé par le journal Le Monde, version plus critique du pouvoir, mourut de bêtise et de méchanceté en 2009.


Un flouteur pro ne s'improvise pas sincère du jour au lendemain

des nouvelles du front » “Coronavirus : Mise au point et bilan ...
Le gouvernement affiche une volonté soudaine et suspecte de transparence, par le biais de chiffres jugés trafiqués, multipliant les prises de parole pour essayer de s'attirer la confiance des Français, publiant quotidiennement la litanie macabre du nombre des victimes du jour, un suivi de la progression de l’épidémie de coronavirus (mais les morts des Ehpad n'étaient pas comptabilisés et ne le sont toujours pas en totalité), mais s’inspirant de ce qui se fait chez ses partenaires européens, dans un esprit à la fois polémique, en affirmant que les voisins font moins bien, et louangeur, en suggérant que nul ne peut faire mieux.

La défiance envers la parole de l’exécutif reste très forte, selon une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost, et ce, malgré la stratégie déployéeEffectuée entre le 30 et le 31 mars, elle réduit à néant celle de l'IFOP, indiquant que 71% des Français répondent “non” à la question "pensez-vous que le gouvernement a dit toute la vérité sur l’épidémie de coronavirus. Les margoulins de la com' élyséenne en gros sabots - en même temps que les media soumis et prescripteurs d'enquêtes - a échoué dans sa manipulation de l'opinion.
Un chiffre qui monte à 92% chez les sympathisants du Rassemblement national, accusés de perméabilité à la rhétorique du "mensonge d’Etat" martelée depuis le début de la crise sanitaire par la présidente du parti, Marine Le Pen. A lire le HuffPost, il semblerait que les sympathisants LFI de Jean-Luc Mélenchon - qui ne sont pas mentionnés - ne seraient pas soupçonneux... 
Faut-il informer le HuffPost (et Le Monde), le site trotskiste révolutionnaire Mediapart (ci-dessous) titre pareillement sur un "mensonge d'Etat", sans pour autant être moqué et accusé de complotisme ? 

Autre chiffre qui a de quoi interpeller l’exécutif: 67% des sondés estiment “que le gouvernement a dissimulé l’ampleur de la crise”. Là encore, ce sont les électeurs du RN qui expriment le plus ouvertement leur défiance, puisqu’ils sont 89% à l’affirmer. Qu'il s'agisse de la dissimulation de la vérité et de l'ampleur de la crise, le FN, à lui seul, ne monopolise pas les 71% de suspicion. 
 
Des errances qui se paient cash

❗️𝙴𝚗𝙼𝚘𝚍𝚎𝙼𝚊𝚌𝚊𝚛𝚘𝚗™️❗️ (@EnModeMacaron) | TwitterLa filiale du journal Le Monde communique son incrédulité en s'interrogeant: "il est difficile d’établir avec certitude les raisons ayant conduit à un tel niveau de soupçon en insincérité. Elle s'autorise de privilégier certains éléments liés à la crise et, selon elle, utiles à la lecture de ces résultats. En premier lieu, éludant le sujet de la sincérité du chef de l'Etat, ce que le HuffPost appelle "les couacs de la communication gouvernementale" (et plus précisément les propos parfois  contradictoires [d'un ministre à l'autre ou le même, tels Blanquer ou Le Maire, entre le matin et l'après-midi] expliquent amplement la défiance populaire grandissante envers un pouvoir de néophytes prétentieux mais inappropriés à la tâche au-dessus de leurs moyens qui leur est confiée, faute de partisans de qualité, brillants plus par leur langage et leur aplomb que par leurs compétences personnelles et leur expérience acquise. Les Français savent reconnaître un bon boulanger et repérer un margoulin. En trois ans, Macron n'a pas même réussi  à faire illusion. Ses équipes pouvaient-elles faire mieux que leur modèle ? Ni l'un, ni les autres n'ont réussi à tisser une relation de confiance avec leurs concitoyens, ni sur ce sujet très anxiogène, ni sur aucun.

https://www.bastamag.net/IMG/arton7691.jpg?1582535218Aussi, les propos accablants d’Agnès Buzyn au Monde ont renforcé la conviction que ce président a non seulement "minimisé" le risque d'épidémie, mais favorisé son développement par son incurie, depuis huit ans, comme secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande, puis ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 et auteur de la loi une loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite "loi Macron", d'inspiration néo-libérale, en 2015.
politi 
En 2016, la candidat Macron souhaitait "une Europe qui développe nos emplois et nos entreprises", et les Français lui ont fait confiance, mais sur ce sujet comme sur tant d’autres, dont la délocalisation, c’est raté! BIC a pris ses cliques et ses claques pour se délocaliser en Tunisie.Idem pour la fabrication de masques chirurgicaux ou même de gel hydroalcoolique. Aujourd'hui, 20 Minutes parle d'une "France face à un défi industriel"... Et de citer l'Elysée, à propos de la visite présidentielle, mardi matin, de l’usine de masques FFP2 et chirurgicaux Kolmi-Hopen, une PME en périphérie d’Angers : "le chef de l’Etat veut "montrer la mobilisation exceptionnelle de notre industrie pour faire face aux besoins liés à la crise du Covid-19" !
A Plaintel, dans les Côtes d’Armor, des millions de masques étaient fabriqués chaque année jusqu’à la fermeture du site par l'Américain Honeywell,  en 2018. En 2009, la société de fabrication de chapeaux fondée par Louis Giffard avait répondu à l’appel de
la ministre de la Santé Roselyne Bachelot quand cette dernière avait commandé des millions de masques pour lutter contre la grippe aviaire. La capacité de production était alors montée à 200 millions de pièces par an, avant une chute vertigineuse ayant conduit à la fermeture en septembre 2018.
A la mi-mars, l’un des quatre fabricants de masques chirurgicaux et FFP2 - équipés d’un dispositif de filtration - se trouve en Occitanie, à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse. Il s’agit de Paul Boyé qui produit habituellement des uniformes et des tenues de combat pour l’armée et la gendarmerie. Et le groupe cherche à recruter pour fabriquer plus de masques. La main-d’œuvre est toujours là et la promesse du candidat Macron de relocaliser la production pourrait être tenue.
Outre ces errances de gouvernance et de communication qui se paient cash, d’autres études menées ces derniers jours montrent que la crise du sanitaire s’accompagne d’une crise de confiance envers les autorités, favorisant ainsi les études et autres enquêtes visant à dissimuler la rancoeur de l'électorat de Macron. Enfin, ces chiffres sont à mettre en parallèle avec ce sondage réalisé il y a quelques jours pour Le HuffPost, montrant qu’une majorité de Français juge que le gouvernement gère mal l’épidémie.

La défiance est très clairement dirigée contre le gouvernement.
Les oppositions n'en profitent pas : à la méfiance se mêlent la crainte et la colère. En effet, si 49% des sondés comprennent que les membres de l’opposition  critiquent  l’impréparation du gouvernement - d'ailleurs avec beaucoup de retenue - , ils seraient 40% à ne pas lui jeter la pierre : attendent-ils la sortie de crise sanitaire? Car, après le temps du rassemblement contre la menaceil ne faut pas préjuger de la sanction populaire à venir.

Sondage réalisé en ligne les 30 et 31 mars sur un échantillon représentatif de 1.020 Français de 18 ans et plus.

dimanche 2 février 2020

Coronavirus: un laboratoire français serait impliqué dans la propagation du virus à travers la planète

Une rumeur virale ?

Ce virus serait issu d'un labo épidémiologique de "haute sécurité" conçu à Wuhan avec l'aide de la France




Apparu à Wuhan (Chine) en décembre 2019, le coronavirus a fait plus de 200 morts et contaminé près de 10.000 personnes en plusieurs points du monde. Alors que les autorités ne communiquent pas sur scette origine, les réseaux sociaux établissent un lien  avec un laboratoire de haute sécurité de conception française situé dans la ville de 11 millions d'habitants. Des mesures de sécurité y sont d'ailleurs appliquées, avec deux spécialistes du sujet. Français?...e

Pourquoi le coronavirus est-il apparu à Wuhan ? 
Si les premières énquêtes sur de l’épidémie penchent pour plusieurs hypothèses – d’une maladie transmise par une chauve-souris ou un serpent, à l’absence totale de lien avec le marché aux poissons de Wuhan, jusqu’ici considéré comme le point de départ le plus probable –, une hypothèse circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Des internautes mettent en effet en ligne des articles ou communiqués officiels de février 2017 annonçant "l’accréditation", à Wuhan, en présence du Premier ministre français de l’époque, le socialiste Bernard Cazeneuve, du premier laboratoire épidémiologique de haute sécurité P4 (pour "pathogène de classe 4"), consacré à l’étude de certains virus particulièrement dangereux, pour pointer du doigt un hasard surprenant.

"C’est sans aucun doute une pure coïncidence que l’épicentre du coronavirus [2019-nCoV] et le laboratoire P4 vendu à la Chine par la France se trouvent tous deux dans la même ville de Wuhan…", soutient par exemple un internaute qui ne néglige aucune piste, sur Twitter, tandis qu'un post Facebook se demande si le coronavirus est un "petit joueur issu d’un labo ?", avant d’indiquer : "Un labo P4 qui a ouvert près de Wuhan en 2017, ce n’est sans doute qu’une coïncidence avec le nouveau "coronavirus"."

HarryTuttleאמת@HarryTuttle1

C'est sans aucun doute une pure coïncidence que l'épicentre du #coronavirus #nCoV2019 et le laboratoire #P4 vendu à la Chine par la France se trouvent tous deux dans la même ville de #Wuhan...*https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/coronavirus-en-chine-apres-le-sras-la-sulfureuse-cooperation-franco-chinoise-a-wuhan_695165 …

La sulfureuse coopération franco-chinoise à Wuhan dans l'affaire du  coronavirus

Résultat de recherche d'images pour "France-Chine : Les liaisons dangereuses"
Après la crise du SRAS en 2003, la Chine a noué une coopération étroite, mais chaotique, avec la France dans la sécurité biologique et c'est la presse - étrangère ! - s'en fait l'écho, puisque les media hexagonaux sont muselés.
Ainsi, outre cette proximité géographique, voire physique,  ils renforcent les soupçons sur le Web que détourne sur eux notre presse papier ou numérique, à plus forte raison du service public. Les déclarations du journaliste italien Paolo Liguori, soutenant que ce virus a été créé en laboratoire, ou encore celle de Dany Shoham, un ancien agent des services de renseignement israéliens, sur le "probable" développement d’armes chimiques chinoises dans certains laboratoires nationaux, sont ridiculisées pour mieux les décrédibiliser.

Fake off ou secret d'Etat ?
En 2003, au lendemain de l’épidémie de Sras – qui avait provoqué plus de 700 décès dans le monde –, la Chine décide de mieux lutter contre ces épidémies en construisant un laboratoire P4, consacré à l’étude des virus les plus redoutables (comme Ebola). L'Empire du centre sollicite donc l’aide de la France réputée particulièrement en pointe dans ce domaine, notamment grâce à son propre laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm, installé à Lyon, pour l’aider à donner vie à ce projet aujourd'hui porteur de mort.

Mais comme l’explique le journaliste (CUEJ à Strasbourg : conditions d'inscription et niveau du concours indéterminés, diplôme accessible en alternance) Antoine Izambard, 31 ans, dans son ouvrage "France-Chine : Les liaisons dangereuses" (éditions Stock), le projet mettra de longues années à se concrétiser. Sa "cérémonie de réception" par l’Institut de virologie de Wuhan n’a en effet eu lieu qu’en juin 2016, ce dont se félicitait à l’époque l’ambassade de France en Chine, en rappelant que ce projet devait permettre "à la Chine, en partenariat pionnier avec la France, de mieux comprendre et prévenir les épidémies et les pandémies y compris les plus dangereuses comme la grippe aviaire, pour protéger la population chinoise et la santé mondiale."

Faut-il relaxer l'INSERM à la faveur d'un "défaut d’éléments concrets à ce stade"?

Comment expliquer ce délai de 13 ans ? Notamment en raison des informations remontées au début des années 2000 par les services de renseignement hexagonaux (et américains) qui soupçonnent la Chine de ne pas être totalement transparente dans sa démarche. "Ils avaient des craintes légitimes [?] sur le fait [?] que la Chine se serve de ce laboratoire P4 pour créer des armes biologiques", indique Antoine Izambard. Un soupçon de la presse est une info, mais une rumeur lorsqu'elle vient des réseaux sociaux, fût-elle étayée par des documents. 
La Chine avait promis qu’elle construirait cet unique laboratoire mais, depuis, il a été établi qu’elle avait caché la construction d’autres laboratoires P4 sur son territoire, notamment l’un dédié aux animaux à Harbin. Son faible niveau de sécurité avait été pointé du doigt par plusieurs visiteurs français, mais c’était il y a une quinzaine d’années, les choses ont évolué depuis", précise le journaliste, qui souligne toutefois la persistance d’inquiétudes chez certains diplomates français dont les identités ne sont pas révélées. 

Zélée, la presse entache l'hypothèse de complotisme.  
"Aujourd’hui, au vu des éléments dont on dispose [à savoir lesquels ?], les théories qui circulent sur l’émergence du coronavirus dans le laboratoire P4 à Wuhan sont complotistes, assène le journaliste de Challenges (anciennement Le Nouvel Observateur, magazine cédé en 2014 aux actionnaires du groupe Le Monde détenu par Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Je ne dis pas que c’est impossible, mais il n’y a pas d’éléments concrets à ce stade qui iraient en ce sens", nuance le journaliste, qui a pu visiter le laboratoire à l’époque de son enquête, ce qui ne valide en rien ses a priori. Et d’ajouter : "Le P4 ne tourne pas à plein régime : il a été accrédité en 2017 pour étudier Ebola, la fièvre hémorragique du Congo et le Nipah [maladie grave provoquée par le virus Nipah (NiV) et émergente chez l'homme et l'animal, dont la chauve-souris frugivore: la première épidémie apparut en 1998 en Malaisie et à Singapour, fut transmise à l'homme par des porcs contaminés, touchant 276 personnes et en tuant 106, avec un taux de létalité de près de 40 % en Malaisie et de 9 % à Singapour]
Le Sras fait partie de ses projets d’étude à terme, mais ce n’est pas encore le cas. Pour devenir un centre de haut niveau, il faut qu’il obtienne l’accréditation de l’OMS, qui lui permettrait de rejoindre son réseau de laboratoires."

Ni l’institut virologique de Wuhan, ni les différentes entreprises [discret amalgame suspect de ventilation des responsabilités] ayant participé à la construction du laboratoire P4 n’ont donné suite. Ont-ils tous un problème avec la  transparence ? L'opprobre du complotisme jeté sur leurs détracteurs est-il déontologique ?
Le seul responsable français travaillant sur le site, le microbiologiste René Courcol, a pour sa part indiqué être dans l’impossibilité de répondre à nos questions en raison de son devoir de réserve. L’OMS explique pour sa part ne pas "pouvoir commenter de telles théories", pas plus que de communiquer sur les pistes qu'elle ouvre, mais la Direction générale de la Santé (DGS) indique qu' "aucun élément ne permet d’accréditer les allégations liant la crise sanitaire en cours à l’existence à Wuhan d’un laboratoire P4." A l'inverse, aucun ne les discrédite. 

jeanne karp@JeanneKarp

● la France avait un laboratoire de recherche bactériologique à WUHAN en Chine, ou apparait le nom d’Yves Lévy mari d Agnés BUZYN https://twitter.com/lagrossefouine1/status/1222144056513482752 …

lagrossefouine@lagrossefouine1

Je ne veux pas faire mon complotiste mais qui a vu passé dans les infos que la France avait un laboratoire de recherche bactériologique à Wuhan en Chine, ou apparait le nom d’Yves Lévy mari de notre ministre de la santé Agnés Buzyn?

11:41 - 30 janv. 2020

Une protection de l’environnement et des équipes du laboratoire

Hervé Raoul, directeur du laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon, celui qui a servi de modèle au laboratoire P4 de Wuhan, tient toutefois à se disculper de toute implication en rappelant les nombreuses mesures de sécurité en vigueur dans ce type d’établissement partout à travers le monde, bien que, à l'évidence, elles se soient révélées insuffisantes ou négligées: "Les P4 dédiés à la santé humaine font l’objet de mesures pour protéger l’environnement – c’est-à-dire pour éviter que le pathogène manipulé puisse se retrouver à l’extérieur – et les personnes qui y travaillent. Les laboratoires sont complètement étanches, assure-t-il, avec un système de filtration absolue de l’air, des sas, des douches de décontamination chimiques utilisées sur les scaphandres des équipes… Ces scaphandres sont eux-mêmes maintenus en surpression pour les alimenter en air [c'est le propre de tout scaphandre, sinon c'est une combinaison !] et permettre, en cas de défaillance, que l’air de la combinaison aille vers celui du laboratoire – plutôt que l’air du laboratoire n’aille vers les chercheurs."
Aucune communication officielle ne fait état de la contamination d'un quelconque personnel  du labo incriminé de Wuhan : déni de réalité ?

"En plus de mesures de sûreté pour éviter toute intrusion, les installations sont conçues sur le principe général des systèmes redondants [le b-a-ba en la matière de puis des siècles...] : le système en première ligne est efficace à 100 % [on affiche habituellement un taux de 99,9% pour parer à toute éventualité], mais, en cas de dysfonctionnement [malgré les 100% garantis], il existe un deuxième système efficace à 100 % [récidive de prétention] derrière", poursuit le professionnel. Et d’ajouter : "Il est à peu près impossible qu’un technicien infecté [il admet enfin un risque possible d'infection] sorte du laboratoire, car on n’y est jamais tout seul [l'infection est nécessairement collective...] et on ne peut pas décider de sortir par soi-même après un incident sans se signaler. Il existe toute une procédure en cas de défaillance [plus il parle pour rassurer, plus il nous fait psychoter !], qui prévoit notamment des échanges avec les services de santé dédiés pour savoir s’il faut l’isoler et la prendre en charge."

Syndrome Tchernobyl : "aucune raison de penser" que le laboratoire travaillait sur le coronavirus

Si étroite soit-elle (et elle est chaotique), la coopération franco-chinoise ne permet ni d'exclure l'hypothèse de recherches fatales sur le coronavirus à Wuhan, ni de faire taire la rumeur.   Hervé Raoul rappelle d'ailleurs que tout travail de recherche scientifique, dans ce type de laboratoire, nécessite l’existence et la connaissance préalable d’un virus : "Quand il y a un début d’épidémie, il y a tout un ensemble d’éléments à recueillir avant de pouvoir se lancer dans la manipulation du pathogène : le taux de mortalité, le mode de transmission, l’existence ou non de traitements thérapeutiques… Il n’y a aucune raison de penser que les scientifiques du laboratoire de Wuhan travaillent sur le coronavirus."

Le 
SRAS, syndrome respiratoire aigu sévère 
lié au coronavirus.
C'est une maladie infectieuse des poumons (pneumonie) due au virus SARS-CoV de la famille des coronavirus. Le monde a besoin que l'OMS déclare si oui ou non le labo incriminé de Wuhan travaillait sur le Sras, source chinoise du virus qui se développe actuellement à travers la planète. 
Si le  coronavirus n’a été créé (ou breveté) ni aux Etats-Unis, ni en Iran, à quoi a servi la pandémie de Sras en 2003 ? Les écologistes n'ont pas prévu ce risque majeur pour les occupants de la planète...


vendredi 6 septembre 2019

Complotisme : François de Rugy accuse EELV de "vengeance politique"

L'ancien ministre de l'Ecologie de Macron verse dans la paranoïa 

L'ancien ministre réserve les preuves qu'il dit avoir à la publication d'un livre dans les mois qui viennent.

Résultat de recherche d'images pour "Rugy Cormand"Tout le monde lui en veut.
Un peu plus tôt, l'ancien ministre d'Etat en charge de la Transition écologique - second personnage du gouvernement Macron - avait accusé le parti écologiste d'être à l'origine des révélations qui ont provoqué sa démission dans le courant de l'été. 
"J'ai bien identifié, depuis, une vengeance politique, ça c'est très clair, de la part de mon ancien parti. Cela ne fait aucun doute", a dénoncé le renégat. 
Redevenu député, il assure également avoir identifié une vengeance "politico-syndicale liée à ce que j'ai fait à la fois à l'Assemblée nationale - où j'avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire - et également au ministère de la Transition écologique et solidaire, où j'avais engagé un certain nombre de changements, qui évidemment déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d'intérêts bien établis."

L'ancien ministre menace d'ailleurs de revenir plus tard sur ses accusations "tranquillement, sereinement, mais avec beaucoup de détermination". 
Il a même assuré avoir des "preuves", mais il s'est refusé à les rendre publiques, les réservant à un livre qu'il publiera. "Ce n'est pas du tout un complot", "il n'y a pas quelqu'un qui tire toutes les ficelles dans l'ombre"
En même temps, "il ne faut pas être naïf, tout cela n'est pas le fruit du hasard", a estimé François de Rugy.

L'ancien président de l'Assemblée, posé par Macron au perchoir, pointe aussi d'une "chasse à l'homme" 
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du cabinet de Matignon, indépendante de Mediapart : "Depuis le début du mandat, il y a des gens du cabinet du premier ministre qui me débinent et qui ont essayé de nous opposer. Quand j’étais président de l’Assemblée nationale, il y avait régulièrement des échos malveillants dans la presse, notamment dans Le Canard enchaîné, venant de Matignon."

Goullet de Rugy, l'homme parfait mal aimé

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"Il est complètement en 'nervous breakdown'", observe le secrétaire national (polyglotte) d'EELV, David Cormand - pour dire que l'élu de Nantes a pété un cable -, commentant vendredi 6 septembre, les menaces de Rugy de se venger.
"On n'avait aucun moyen de savoir qu'il avait payé une partie de ses cotisations d'élu avec son IRFM", l'indemnité des parlementaires, se défendent les écologistes radicaux. 
"Nous venger de quoi ? Ça fait un moment qu'on est passés à autre chose. Bref, c'est quand même pathétique...", s'est-il exclamé. 

A l'origine de ces révélations, le site révolutionnaire trotskiste Mediapart est également ciblé.
Il "fonctionne à la fois avec de la mauvaise foi (...), de la malhonnêteté intellectuelle et des mensonges, lance Rugy. En effet la justice ne va pas juger de la mauvaise foi ou de la malhonnêteté intellectuelle, (...) elle va juger des mensonges" lors d'une audience le 9 octobre au tribunal correctionnel de Paris, a-t-il précisé.

L'arriviste  a aussi confirmé avoir remboursé trois dîners familiaux ou amicaux 
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- dîners privés sur fonds publics, à l'hôtel de Lassay, sa résidence administrative, recourant au personnel de l'Assemblée nationale, au matériel et aux consommables ("grands crus directement issus des caves de l’Assemblée") - épinglés par une enquête du secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Moreau, 59 ans en 2016, à sa nomination par Claude Bartolone (PS). "Je l'ai fait", a dit l'ancien ministre déchu, époux en secondes noces de la journaliste de Gala (presse caniveau), Séverine Servat, ex-compagne de l'ancien député socialiste Jérôme Guedj, rejeté de tous ses mandats électifs, tandis que  est redevenu simple député en août dernier. 

A-t-il perdu pied ce mardi 16 juillet 2019 où, acculé par les révélations, il a été reçu par Edouard Philippe ?  Un membre du cabinet de la nouvelle ministre de la Transition écologique l’affirme : "Il s’est liquéfié; c’est ce qu’Edouard Philippe a répété à Elisabeth Borne. Le premier ministre aurait alors vu que ce n’était pas un homme d’État," rapporte Ouest France. Alors, mal-aimé aussi en Bretagne?

lundi 29 juillet 2019

Permanences LREM saccagées: Aurore Bergé y voit un complot

"ON cherche à générer un sentiment de peur," soupçonne la porte-parole LREM

Mieux vaut-il mieux des taggages de permanences ou des dommages à caténaires ? 

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Michel Serre n'a pas survécu à cette exhib de la trentenaire
La porte-parole de LREM Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché les permanences de parlementaires de la majorité, ces deux dernières semaines, comme ce samedi 28 le local de Romain Grau à Perpignan, dernier exemple en date. "Un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture, on démontré que le mouvement des Gilets jaunes ne s'essouffle pas. Leur mouvement converge avec celui des agriculteurs et des écologistes remontés contre la ratification du CETA. et députée des Yvelines Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC,  

"On cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires," assure Aurore Bergé, ci-dessus en Perrette court vêtue, pour dire que ces violences sonnt inacceptables. Par la suite, l'élue des Yvelines n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants Gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.
"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça, analyse-t-elle, se fantasmant à Beyrouth. C'est dangereux pour la démocratie". Et sûrement pour la planète !

Le complotiste 
Mélenchon, désigné à l'opprobre populaire

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." "Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a assuré cette ex-membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé.
Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."
Avant de préciser le fond de sa pensée: 
"Rien ne légitime la violence; on a le droit de débattre, mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 
Et de pointer également du doigt un blog de Mediapart qui, reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui, selon elle, incitait à la violence.

La bienveillante Berger craint pour sa personne consensuelle... 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'est "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques". L'origine de cette opération de dénonciation d'un complot se trouve clairement dans l'entourage de Castaner...

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 

Quand la SNCF avait dû faire face à des sabotages.
Soupçonné d'être le cerveau charismatique et idéologue d'une cellule clandestine "anarcho-autonome", Julien Coupat, 34 ans, établi sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion: on avait des raisons matérielles de parler d' "attaques" et d' "attentats", puisqu'une dizaine de dégradations de caténaires avaient été dénombrées dans l'été... Il était soupçonné d'avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. Des neuf mis en examen du dossier, il fut le seul à être maintenu en détention.

Le 12 avril 2018, Julien Coupat et Yildune Lévy, sa compagne, sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. Le 8 décembre 2018, lors de l'acte IV des manifestations de Gilets jaunes, il fut interpellé et placé en garde à vue et remis en liberté.