POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Ifop-Fiducial. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ifop-Fiducial. Afficher tous les articles

vendredi 3 avril 2020

Coronavirus: pour 71% des Français, Macron ne dit pas "toute la vérité"

La défiance envers le gouvernement atteint un niveau alarmant pour l'exécutif

L'enquête YouGov effectuée entre le 30 et le 31 mars pour le HuffPost contredit celle de l'IFOP 

Mémo : Jour 16 COVID-19, « ne pas porter de masque, la grande ...Les entreprises de sondages ne pratiquent ni confinement, ni trêve pendant la guerre contre le coronavirus. L'IFOP a-t-il voulu riposter à YouGouv en prétendant le lendemain et contre toute vraisemblance que "la cote de popularité de Macron connaît une forte hausse en pleine crise" : "46% des Français jugent positivement l'action du chef de l'Etat, soit une hausse de 13 points en un mois. Un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis février 2018, commente Le Figaro, le 1er avril...  Le sondage Ifop Fiducial pour Paris Match (groupe Lagardère) et Sud Radio (filiale de Fiducial Medias) - qui partagent des intérêts communs - diffusé mardi ressemble fort à une contre-attaque politicienne
En France, le HuffPost est un site fusionné avec un autre, l'indigent Le Post (où le détracteur professionnel Bruno Roger-Petit faisait figure de plume: en mal de cireur de pompes, Macron en fit un conseiller et porte-parole fugitifs de la présidence entre 29 août 2017 et le 30 septembre de la même année). Bâton merdeux de la presse, ce site participatif contrôlé par le journal Le Monde, version plus critique du pouvoir, mourut de bêtise et de méchanceté en 2009.


Un flouteur pro ne s'improvise pas sincère du jour au lendemain

des nouvelles du front » “Coronavirus : Mise au point et bilan ...
Le gouvernement affiche une volonté soudaine et suspecte de transparence, par le biais de chiffres jugés trafiqués, multipliant les prises de parole pour essayer de s'attirer la confiance des Français, publiant quotidiennement la litanie macabre du nombre des victimes du jour, un suivi de la progression de l’épidémie de coronavirus (mais les morts des Ehpad n'étaient pas comptabilisés et ne le sont toujours pas en totalité), mais s’inspirant de ce qui se fait chez ses partenaires européens, dans un esprit à la fois polémique, en affirmant que les voisins font moins bien, et louangeur, en suggérant que nul ne peut faire mieux.

La défiance envers la parole de l’exécutif reste très forte, selon une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost, et ce, malgré la stratégie déployéeEffectuée entre le 30 et le 31 mars, elle réduit à néant celle de l'IFOP, indiquant que 71% des Français répondent “non” à la question "pensez-vous que le gouvernement a dit toute la vérité sur l’épidémie de coronavirus. Les margoulins de la com' élyséenne en gros sabots - en même temps que les media soumis et prescripteurs d'enquêtes - a échoué dans sa manipulation de l'opinion.
Un chiffre qui monte à 92% chez les sympathisants du Rassemblement national, accusés de perméabilité à la rhétorique du "mensonge d’Etat" martelée depuis le début de la crise sanitaire par la présidente du parti, Marine Le Pen. A lire le HuffPost, il semblerait que les sympathisants LFI de Jean-Luc Mélenchon - qui ne sont pas mentionnés - ne seraient pas soupçonneux... 
Faut-il informer le HuffPost (et Le Monde), le site trotskiste révolutionnaire Mediapart (ci-dessous) titre pareillement sur un "mensonge d'Etat", sans pour autant être moqué et accusé de complotisme ? 

Autre chiffre qui a de quoi interpeller l’exécutif: 67% des sondés estiment “que le gouvernement a dissimulé l’ampleur de la crise”. Là encore, ce sont les électeurs du RN qui expriment le plus ouvertement leur défiance, puisqu’ils sont 89% à l’affirmer. Qu'il s'agisse de la dissimulation de la vérité et de l'ampleur de la crise, le FN, à lui seul, ne monopolise pas les 71% de suspicion. 
 
Des errances qui se paient cash

❗️𝙴𝚗𝙼𝚘𝚍𝚎𝙼𝚊𝚌𝚊𝚛𝚘𝚗™️❗️ (@EnModeMacaron) | TwitterLa filiale du journal Le Monde communique son incrédulité en s'interrogeant: "il est difficile d’établir avec certitude les raisons ayant conduit à un tel niveau de soupçon en insincérité. Elle s'autorise de privilégier certains éléments liés à la crise et, selon elle, utiles à la lecture de ces résultats. En premier lieu, éludant le sujet de la sincérité du chef de l'Etat, ce que le HuffPost appelle "les couacs de la communication gouvernementale" (et plus précisément les propos parfois  contradictoires [d'un ministre à l'autre ou le même, tels Blanquer ou Le Maire, entre le matin et l'après-midi] expliquent amplement la défiance populaire grandissante envers un pouvoir de néophytes prétentieux mais inappropriés à la tâche au-dessus de leurs moyens qui leur est confiée, faute de partisans de qualité, brillants plus par leur langage et leur aplomb que par leurs compétences personnelles et leur expérience acquise. Les Français savent reconnaître un bon boulanger et repérer un margoulin. En trois ans, Macron n'a pas même réussi  à faire illusion. Ses équipes pouvaient-elles faire mieux que leur modèle ? Ni l'un, ni les autres n'ont réussi à tisser une relation de confiance avec leurs concitoyens, ni sur ce sujet très anxiogène, ni sur aucun.

https://www.bastamag.net/IMG/arton7691.jpg?1582535218Aussi, les propos accablants d’Agnès Buzyn au Monde ont renforcé la conviction que ce président a non seulement "minimisé" le risque d'épidémie, mais favorisé son développement par son incurie, depuis huit ans, comme secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande, puis ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 et auteur de la loi une loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite "loi Macron", d'inspiration néo-libérale, en 2015.
politi 
En 2016, la candidat Macron souhaitait "une Europe qui développe nos emplois et nos entreprises", et les Français lui ont fait confiance, mais sur ce sujet comme sur tant d’autres, dont la délocalisation, c’est raté! BIC a pris ses cliques et ses claques pour se délocaliser en Tunisie.Idem pour la fabrication de masques chirurgicaux ou même de gel hydroalcoolique. Aujourd'hui, 20 Minutes parle d'une "France face à un défi industriel"... Et de citer l'Elysée, à propos de la visite présidentielle, mardi matin, de l’usine de masques FFP2 et chirurgicaux Kolmi-Hopen, une PME en périphérie d’Angers : "le chef de l’Etat veut "montrer la mobilisation exceptionnelle de notre industrie pour faire face aux besoins liés à la crise du Covid-19" !
A Plaintel, dans les Côtes d’Armor, des millions de masques étaient fabriqués chaque année jusqu’à la fermeture du site par l'Américain Honeywell,  en 2018. En 2009, la société de fabrication de chapeaux fondée par Louis Giffard avait répondu à l’appel de
la ministre de la Santé Roselyne Bachelot quand cette dernière avait commandé des millions de masques pour lutter contre la grippe aviaire. La capacité de production était alors montée à 200 millions de pièces par an, avant une chute vertigineuse ayant conduit à la fermeture en septembre 2018.
A la mi-mars, l’un des quatre fabricants de masques chirurgicaux et FFP2 - équipés d’un dispositif de filtration - se trouve en Occitanie, à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse. Il s’agit de Paul Boyé qui produit habituellement des uniformes et des tenues de combat pour l’armée et la gendarmerie. Et le groupe cherche à recruter pour fabriquer plus de masques. La main-d’œuvre est toujours là et la promesse du candidat Macron de relocaliser la production pourrait être tenue.
Outre ces errances de gouvernance et de communication qui se paient cash, d’autres études menées ces derniers jours montrent que la crise du sanitaire s’accompagne d’une crise de confiance envers les autorités, favorisant ainsi les études et autres enquêtes visant à dissimuler la rancoeur de l'électorat de Macron. Enfin, ces chiffres sont à mettre en parallèle avec ce sondage réalisé il y a quelques jours pour Le HuffPost, montrant qu’une majorité de Français juge que le gouvernement gère mal l’épidémie.

La défiance est très clairement dirigée contre le gouvernement.
Les oppositions n'en profitent pas : à la méfiance se mêlent la crainte et la colère. En effet, si 49% des sondés comprennent que les membres de l’opposition  critiquent  l’impréparation du gouvernement - d'ailleurs avec beaucoup de retenue - , ils seraient 40% à ne pas lui jeter la pierre : attendent-ils la sortie de crise sanitaire? Car, après le temps du rassemblement contre la menaceil ne faut pas préjuger de la sanction populaire à venir.

Sondage réalisé en ligne les 30 et 31 mars sur un échantillon représentatif de 1.020 Français de 18 ans et plus.

mercredi 6 février 2019

Lagardère Active fait remonter Macron dans un sondage

Ce sondage compte ainsi effacer trois mois d'actions du  mouvement des Gilets jaunes

La cote de popularité du chef de l'Etat aurait bondi de six points en février

Résultat de recherche d'images pour "Lagardere Active"
C'est ce qu'affirme une enquête commandée par Denis Olivennes (Lagardère Active). Macron retrouverait ainsi son niveau d'avant la crise des "gilets jaunes", Selon l'entreprise commerciale Ifop-Fiducial, répondant à une commande de Paris Match et Sud Radio, deux produits du groupe dirigé par Olivennes, qui a annoncé son départ et attend sa récompense.
Cet aventurier entrepreneurial (ci-dessous) a été haut fonctionnaire (auprès de Pierre Bérégovoy), directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable (groupe SFR, donc Altice et BFM), directeur général de Canal+ (version André Rousselet et ses taxis G7), président directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur (sanisettes Perdriel), puis celui d'Europe 1 (Lagardère Active), avant de devenir président de Lagardère Active. L'un de ses fils, Simon, fut président de la section du Parti socialiste de l'ENS et cofondateur du 'Printemps républicain'. Classé à l'aile gauche du Parti socialiste, et soutien de Ségolène Royal au temps de ses prétentions présidentielles (encouragées par les sondages !), il s'était rapproché de Laurent Fabius avant de traverser la rue.
Est-il en train de réussir son pari ? interroge d'ailleurs l'AFP dans une question rhétorique suggérant la réponse. C'est aussi tout l'art du sondeur ! Après avoir littéralement dégringolé dans les sondages - jusqu'à atteindre un record historique d'impopularité avoisinant celui de François Hollande à la même époque -, Lagardère Active lui fait la courte échelle pour l'aider à reprendre la main. Affaibli par l'affaire Benalla cet été, puis par les démissions successives de Nicolas Hulot et Gérard Collomb à la rentrée, et enfin par la crise des «gilets jaunes» à l'automne, le chef de l'État s'est jeté à corps perdu dans le grand débat national qu'il a lancé cet hiver.

Si l'on en croit le dernier montage sondagier  Ifop-Fiducial publiée ce mardi par Paris Match et Sud Radio, sous le titre "Macron, la remontée spectaculaire", la mobilisation du président de la République serait en train de payer, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un contexte marqué par les mutilations par LBD 40 aux mains de policiers, sur ordre de Castaner, les huées adressées au président en régions ou les dépenses de confort au Palais de l'Elysée, sans parler des voyages infructueux à l'étranger.
Un seul Français sur trois lui fait confiance : youpie !
Résultat de recherche d'images pour "Macron paris match"Après avoir déjà engrangé +5 points d'opinions favorables en janvier, il aurait encore capitalisé +6 points en février. Ce qui porte le total de Français satisfaits de son action à 34%, un niveau supérieur à celui qui était le sien en octobre dernier... quand le mouvement des Gilets jaunes n'avait pas encore vu le jour.

Au sortir de l'été 2017, Emmanuel Macron avait connu une forte baisse de sa cote de popularité dans plusieurs enquêtes d'opinion. A l'époque, il avait su inverser la tendance, écrit l'AFP... Le Figaro titrait : "Sondage: Emmanuel Macron regagne la confiance des Français"... Mais son décrochage de l'automne 2017 était alors sans commune mesure avec celui des dernières semaines, après 20 mois de pouvoir. 
Reste donc à savoir si ce phénomène de "yoyo" va vers une stabilisation basse ou annonce une remontée qui durera le temps du grand débat national ou vers l'effondrement du soufflet. Semblant prendre ce sondage avec des pincettes, l'AFP met en garde: Nicolas Sarkozy et François Hollande n'étaient pas parvenus à retourner l'opinion après avoir dévissé.

Contrairement à Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe ne parvient pas à remonter au même rythme, après avoir caracolé devant son patron. Beaucoup plus exposé sur les sujets actuels de politique gouvernementale, le chef du gouvernement prend des coups, ce qui explique qu'il tente à son tour de s'impliquer dans le grand débat national et d'investir lui aussi le terrain. Il ne regagne qu'un petit point. Cela lui permet d'atteindre 34% de bonnes opinions, comme son maître, ce qui n'était pas arrivé depuis juillet dernier, avant l'affaire Benalla.
On notera que, pour l'AFP, les causes du rejet populaire pour le président lui seraient extérieures : les Gilets jaunes ou Benalla, mais jamais sa politique... 

Dans le détail, l'exécutif n'a pas de quoi pavoiser

Le "président des riches" ne convient guère qu'aux professions libérales et aux cadres sups (42%, +17 points),  la société civile, devant les cadres moyens (+4 points). 
Plus incroyable, le chef de l'Etat regagne des points auprès des plus de 65 ans : +16 points en deux mois. 
Chez les sympathisants de La République en marche, Emmanuel Macron fait toujours l'unanimité : 95%, +3 points. 
Le président séduit également chez Les Républicains avec une hausse de 12 points (47%). 

Mais le président de la République reste tout de même impopulaire auprès de 66% des Français interrogés.
L'Edouard n'a pas droit à cette improbable remontée : il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin !
Comme le rapporte Paris Match, le Premier ministre stagne à 34% soit une hausse de seulement 1 point. Les deux hommes sont pourtant aujourd'hui à égalité, dans les mêmes basses eaux.

Le réveil risque d'être difficile à l'issue du grand débat national 
Lancée le 15 janvier dernier, cette initiative du président de la République n'avait retenu l'attention que de la moitié des Français. Comme l'annonçait les dévôts du JDD dimanche, Macron envisagerait également l'organisation d'un référendum le 26 mai prochain, date également des élections européennes. Et ça non plus, ça ne fait pas l'unanimité, pas même chez les députés qui, jusqu'ici, marchaient droit.

Kantar, au secours ! 
(le beau-fils y travaille...)
En attendant, Challenges (Groupe Perdriel, avec Renault de Carlos Ghosn, alors) révéla le 10 mars 2017 que Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active, a participé le 6 mars à une réunion - sur l’économie numérique - du comité parisien du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron.

Or, en mars 2017, lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran (ancien PDG - condamné avec sursis, pour diffamation - de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui éditorialiste politique à Challenges et intervenant occasionnel sur ...BFMTV) que ceux des autres éditorialistes. Elle déplora en outre "les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran, auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron"...

Ici, on voit
Marion Lagardère faisant campagne comme papa...

mercredi 14 octobre 2015

Un sondage donne raison à Nadine Morano contre ses détracteurs

Nadine Morano en hausse malgré ses propos polémiques

Selon l'Ifop, la popularité de l'ex-ministre a bondi de cinq points, à 32 % de "bonnes opinions".

Les sondés n'adhèrent donc pas à la querelle sur les termes. Il est reproché à Nadine Morano d'évoquer une France de "race blanche", alors que la seule référence à notre culture judéo-chrétienne aurait (peut-être) suffi à contenter les hypocrites, idéologues de gauche et collègues de LR amateurs de sémantique ou soumis au "politiquement correct". La députée s'était faite porte-parole de la majorité silencieuse : ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a-t-elle observé.

La polémique menée contre Nadine Morano profite au FN 
32% est le plus haut score de Nadine Morano. 
Si elle recule à gauche (-6), l’eurodéputée gagne 8 points chez les sympathisants Républicains.
La polémique accablant Morano profite au FNEn 2014, le duel des Européennes opposait N. Morano (UMP) à Florian Philippot (FN) et avait tourné à l'avantage de ce dernier (29% contre 23%), soit quatre sièges contre trois. Un sondage Ifop pour Le Figaro, avait mis en garde contre l'amplification régionale de la tendance nationale, avec un Front national qui devancerait l'UMP et le PS (13,24% et un seul siège). La gauche exsangue dans le Grand-Est comptait-elle à nouveau amplifier le succès du FN contre Morano et préparer une "unité nationale" qui profiterait au PS au second tour de la présidentielle 2017 ?

Les deux adversaires de 2012 seraient quasiment à égalité. Comme celle de Nadine Morano, la popularité de François Hollande remonte de cinq points, à 36 % en octobre, mais Nicolas Sarkozy le devance toujours le président en exercice à 37 %, selon le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mardi. 

Le Premier ministre Manuel Valls maintient son avance sur le président de la République

Personnalites
Bien qu'il s'agite, éructe et menace, Valls p
asserait de 55 à 57 % 
de "bonnes opinions"tandis que, sans rien faire, l'ancien Premier ministre Alain Juppé caracolerait toujours en tête de ce palmarès mensuel, passant même de 64 à 65 % ! François Fillon progresse, quant à lui,  de 50 à 53 % et Marine Le Pen tomberait de 35 à 32 %, alors que le FN pourrait remporter deux régions, voire trois. C'est dire que ce sondage de l'Ifop laisse perplexe...

Au coeur de l'actualité de ces dernières semaines pour sa phrase sur la France "pays de race blanche", Nadine Morano, grimpe de cinq points, avec 32 % de "bonnes opinions", se situant juste derrière Cécile Duflot (34%). L'enquête d'opinion portait aussi sur son "apport" à sa formation politique des Républicains et 64 % des personnes interrogées auraient néanmoins le sentiment qu'elle est un "handicap", mais aussi un "atout" pour 31 %. Tombés à chaud dans la foulée de la polémique, ces chiffres bruts ne sont pas analysables puisqu'aucun élément de comparaison ne permet d'apprécier l'impact de ses convictions proclamées. 

Avec 55% d’opinions favorables au FN, Alain Juppé est ex-aequo avec Nadine Morano et François Fillon est presque au même niveau que Florian Philippot.

A noter que
la progression de Hollande touche les électeurs de gauche (+10 au PS) et écolos (+11). "Il faut y avoir un petit effet après les images de l’altercation au Parlement européen avec Marine Le Pen", commente Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop.

Top cinq des ministres du gouvernement

L'IFOP propose une comparaison étrange et floue portant sur la bonne mine de chacun
: "des deux personnalités suivantes, laquelle préférez-vous ?", François Hollande s'adjuge 62 %, contre 31 % pour ...Marine Le Pen. 

Tout aussi bizarrement, le duel est remporté par l'irascible Manuel Valls à 51 % contre 41 % à Emmanuel Macron. L'écart aurait-il été le même si la question avait porté sur la peur qu'inspire chacun?


C'est à ce point que
l'orientation socialiste de l'IFOP ne fait encore pas de doute. L'échantillonnage de sondés effectué par cette entreprise commerciale soutient le candidat LR le moins redouté de la gauche et met en concurrence des personnalités que tout oppose, en sorte de que les favoris de l'Ifop-Fiducial fassent meilleure figure. Les Français ne tiennent-ils donc pas rigueur à l'exécutif de la montée constante du chômage, de la stagnation de la croissance et de l'explosion de la dette publique ?

L'enquête a été réalisée auprès de
1.003 personnes - qui ne sont pas anonymes,interrogées par téléphone - du 9 au 10 octobre de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

vendredi 15 juin 2012

Législatives: soutenu par le FN, le candidat PS s'en prend à sa rivale UMP

Coalition du PS et du FN contre Nathalie Kosciusko-Morizet

Illustration du "front républicain" de la gauche " irréprochable"


Le PS et extrême droite main dans la main contre Nathalie Kosciusko-Morizet. 

Lors du premier tour, NKM était arrivée en tête, en remportant 39,46 % des voix devant son rival, le socialiste Olivier Thomas (36,29%). Mais le candidat de la gauche "vertueuse" bénéficiera du soutien du Front National. En effet, un tract (ci-contre) circule dans la circonscription de l'Essonne pour appeler tous les électeurs du FN à voter pour le candidat socialiste, et "faire barrage à NKM". 

Le candidat PS profite de l'inscription de NKM sur la liste noire du FN

En dressant une "liste noire", Marine Le Pen affirme "moraliser de la vie politique".

Les cibles privilégiées de l'extrême droite aux législatives sont NKM et Xavier Bertrand, à qui elle reproche d'avoir eu "à l'égard de (ses) électeurs un comportement particulièrement méprisant, haineux, insultant et antidémocratique". Mais on y trouve six autres pour le même motif, dont des socialistes: François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise), Ségolène Neuville (PS, Pyrénées Orientales), Slimane Tir (EELV, Nord) ou Jack Lang (PS, Vosges) et encore des membres de l'ancienne majorité, Georges Tron (UMP, Essonne) et Manuel Aeschlimann (UMP, Hauts-de-Seine), à parité. 

L'AFP adopte le point de vue socialo-frontiste

M. Aubry se dit irréprochable, mais son "front républicain" n'est qu'un leurre

Le rival socialiste de NKM est en effet soutenu par le Front national aux législatives dans l'Essonne
. Dans sa circonscription de l'Essonne, la députée sortante est sous la double de menace de son adversaire socialiste…et du Front National qui a invité ses électeurs à voter PS au second tour !

L'agence de presse fait campagne aux côtés du PS et du FN

Les media reproduisent complaisamment les jérémiades du candidat de la coalition 
Le profiteur socialiste étale ses états d'âme
l refuse de partager la diabolisation du FN mais engrange les voix frontistes
Il a accusé vendredi l'ancienne ministre et députée sortante UMP de le "diaboliser" et de l'"insulter" pour sauver son siège à l'Assemblée nationale.
"Il y a eu un emballement, elle m'a pris de vitesse", gémit Olivier Thomas, le candidat de la coalition PS-FN. "Je le vis hyper mal, je suis vraiment blessé", se plaint-il.

L'honneur blessé du maire de Marcoussis !
Arrivé deuxième au premier tour dans la 4e circonscription, avec 36,29% des voix, Olivier Thomas avait auparavant publié, pour la troisième fois cette semaine, un communiqué pour réagir aux critiques de NKM (39,46%), députée depuis 2002.
"Mme Kosciusko-Morizet se pose en victime depuis une semaine, tentant de faire croire que j'accepte sans rien dire le dérangeant soutien du FN !", minaudait l'hypocrite  dans ce document. "Je ne l'accepte pas davantage que je n'accepte les méthodes de mon adversaire qui a perdu son honneur dans cette campagne en essayant ainsi de me diaboliser et en insultant tout mon engagement", poursuit-il.

Le réceptacle des voix d'extrême gauche joue les vierges effarouchées
"Ce ne sont pas les socialistes qui ont, ces derniers mois, rompu les digues entre le FN et les partis républicains, ce sont bien les amis de Mme Kosciusko-Morizet, Morano, Longuet et autre Estrosi", affirme avec mépris Olivier Thomas, sans ciller.

NKM a dénoncé l"opportunisme total" de son adversaire
"Pendant cinq jours il n'a rien dit du soutien du FN et aujourd'hui il s'inquiète de l'écoeurement d'un certain nombre de socialistes. Il y a un problème de valeurs morales", a-t-elle estimé, ajoutant faire campagne "sur les sujets qui intéressent les habitants" de sa circonscription.

L'ex-ministre de l'Ecologie, discrète jusqu'au premier tour, a repris cette semaine les chemins des media nationaux. Sur BFMTV et RMC mercredi, elle a qualifié mercredi d'"opportunistes" et de "Tartuffe" les dirigeants socialistes qui épaulent un candidat soutenu par la présidente du FN.
"Le candidat socialiste chez moi est soutenu par la présidente du Front national de manière publique. (...) Cela n'a l'air de choquer personne au Parti socialiste. C'est hallucinant", a-t-elle souligné.

Le MoDem donne des leçons de vertu républicaine au PS

La direction du MoDem a appelé à voter pour l'ex-ministre UMP
Tandis que la candidate de MoDem soutient le candidat PS,  la direction nationale du MoDem (Parti de la France) soutient la candidate UMP ... Le secrétaire général  du parti croupion de François Bayrou, Marc Fesneau, refuse de s'associer au FN, "compte tenu du contexte local, de la façon dont NKM est traitée par le Front national". La veille, la candidate locale du mouvement s'était prononcée pour le PS et la fédération départementale pour le "ni-ni".

Le porte-parole d'Europe-Ecologie-Les-Verts s'est rangé au côté de la députée UMP sortante

Reconnaissant sur Canal + aujourd'hui vendredi que le socialiste "est dans un piège", Pascal Durand a salué l'attitude "courageuse" de Nathalie Kosciusko-Morizetla maire de Longjumeau, députée depuis 2002.  "L'avenir de la droite républicaine n'est pas avec le Front national ", a-t-il estimé, avant de dénoncer les "méthodes scandaleuses" du FN " qui s'autorise à donner des bonnes ou des mauvaises notes ou annoncer qu'il faut battre tel candidat ".

Le duel s'annonce "très serré".
Selon un sondage Ifop-Fiducial publié jeudi, NKM bénéficierait toutefois du report de 53% des électeurs de la candidate soutenue par le FN éliminée au premier tour, Brigitte Dupin (11,39%). 53% de 11,39%: 6% qui seraient instrumentalisés  à outrance !

Ce sondage donne NKM en position légèrement favorable de 3% au second tour, avec 51,5% contre 48,5% à son adversaire socialiste.
Il s'agit donc d'assurer à NKM  un différentiel clairement supérieur à 6%.