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lundi 27 janvier 2020

Macron perd quatre points de popularité

Les Français mécontents du président Macron sont maintenant 68%, soit trois points de plus .

La cote de popularité de Macron a chuté de quatre points en janvier, 
à 30% contre 34% en décembre

Peut-on parler de grave impopularité ?




Avec 30% d'approbation populaire, la question de sa légitimité républicaine est posée.
Le sondage de l'Ifop pour Le Journal du Dimanche enregistre une baisse de quatre points en un mois: il a ainsi perdu plus de 10% des 34% de popularité qui lui restaient en décembre

Le total des mécontents du président "progresse" et atteint 68%. 

Rien de grave, selon Le Figaro, puisque la cote de popularité de Macron a atteint un plus bas de 23% en décembre 2018, la faute aux Gilets Jaunes, avant de remonter progressivement pour se stabiliser ces derniers mois à 33% et 34%. La presse suggère ainsi que le malaise n'est que passager...

La popularité du premier ministre Edouard Philippe est elle aussi en baisse de trois points, de 36 à 33%.

jeudi 5 septembre 2019

Municipale LREM à Paris : Villani écrase Griveaux en popularité

Griveaux a plus de réseaux, mais moins de connexion populaire

Le député de l'Essonne est mieux apprécié de l'ensemble des Français mais aussi des sympathisants LREM

"Cédric, il n'a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser,"
avait dit Griveaux de Villani.
L'arrogant Griveaux, déstabilisé par Villani, le nouveau venu
Mais sa notoriété est plus faible que celle de Benjamin Griveaux qui a laissé un méchant souvenir de son passage au porte-parolat du gouvernementselon le baromètre Elabe pour le groupe Les Echos et Radio classique, filiale de LVMH, comme Le Parisien, également détenu par l'homme d'affaires Bernard Arnault. 

Ce premier instantané de la situation du mouvement présidentiel en campagne pour la municipale de 2020 à Paris couvre la France entière et non pas la seule ville de Paris, mais les cas de dissidence risquent désormais de se multiplier sur l'ensemble du territoire, de Nice à Lille, en passant par Lyon. Mais la photo du jour, au lendemain de la déclaration de candidature de Villani (LREM) et du refus du parti du président de sanctionner le dissident, en rupture avec ses propres statuts, constituent une première évaluation du risque encouru en mars 2020, par LREM, après son revers aux Européennes, en arrivant deuxième derrière le FN, malgré l'investissement personnel du locataire de l'Elysée qui avait écarté Nathalie Loiseau, la tête de liste qu'il s'était choisie : une 'Renaissance' avortée

Dès sa déclaration de candidature pour la mairie de Paris, le député de l'Essonne - élu à Saclay - Orsay avec 69,36 % des voix exprimées - Cédric Villani peut déjà se féliciter d'avoir une meilleure cote de popularité que le candidat officiel de La République en Marche, Benjamin Griveaux.
Selon le sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique , 17 % des Français ont une opinion positive de lui, et 29 % une opinion négative, contre 11 % à Benjamin Griveaux qui accumule 43 % d'opinions négatives.

Sa notoriété porte préjudice à Griveaux

Cedric Villani at his office 2015 n2 (cropped).jpg
Les deux hommes n'ont pas la même notoriété, selon Elabe. Les Français sont plus d'un sur deux (54 %) à ne pas avoir d'opinion sur Cédric Villani. Le mathématicien n'était pourtant pas passé aussi inaperçu que le prétend l'entreprise de sondages associée à BFMTV, du fait de son apparence, sa lavallière d'un autre âge, sa broche d'araignée au revers de la veste ou le cheveu en bataille. Surnommé le "Lady Gaga de la politique", le député-mathématicien LREM a normalisé son look depuis qu'il est candidat à la Mairie de Paris.

L'homme a du caractère et ne se laisse pas prendre au piège de la loyauté tendu par Griveaux. 
Le favori du président a cru pouvoir tenir son collègue en respect. En avril, Griveaux déclara "ne pas douter" de la loyauté de Villani... "J'espère le convaincre que sa place est dans sa famille et qu'il pourra porter toutes ses idées avec nous," avait déclaré le candidat LREM alors que Cédric Villani devait annoncer début septembre s'il présenterait une candidature dissidente.
“Cédric a dit qu’il serait loyal; je n’ai pas de raison de douter de sa parole”, avait insidieusement glissé l'ancien porte-parole du gouvernement au JDD. "On a plus de points communs que de divergences : avoir soutenu le Président, avoir été choisis par LaREM pour les législatives… C’est grâce à LaREM que nous sommes députés", avait fait valoir le fils de notaire et d'avocate, né à Saint-Rémy (village bobo du Luberon) et ex-pensionnaire dans un lycée catholique privé de Lyon, pensant casser les genoux du médaillé Fields, équivalent, en mathématiques, du prix Nobel.
Compagnon de campagne du président Macron, l'ex-socialiste Griveaux a été désigné par Macron et non pas par la baseil a depuis reçu la facture de ce déni de démocratie. 

Pas plus que Macron envers Hollande, Villani ne se sent lié à un homme. 
Avec 46 % d'opinions négatives, le candidat officiel de LREM, Benjamin Griveaux, souffre d'une personnalité déplaisante et de ses bourdes accumulées lors de son passage au gouvernement, où il a été notamment porte-parole. 

Plus connu, Griveaux est aussi plus rejeté. 
"Benjamin Griveaux a des difficultés dans l'opinion car il a été ministre au moment de la crise des Gilets jaunes," raconte Bernard Sananès, le président d'Elabe. "Il a pris sa part d'impopularité", estime-t-il. De son côté, Cédric Villani n'est pas encore installé dans l'opinion.
Parmi les électeurs de LREM, le mathématicien bénéficie aussi d'un avantage. 
Il bénéficie de 37 % d'opinions positives contre 31 % pour Benjamin Griveaux. Là encore, l'ancien porte-parole du gouvernement jouit d'un faible coefficient de sympathie compte tenu de sa proximité avec Emmanuel Macron et de son passage controversé au gouvernement. 

Griveaux est un dilettante acculturé doublé d'un malveillant arrogant
C'est ainsi qu'il a cité le nationaliste Maurras en pensant faire référence au résistant Bloch. Il a en outre tenté de faire pleurer dans les chaumières en affirmant qu'"avec ses revenus, il ne pouvait pas être "propriétaire à Paris". "Je ne vis pas dans un château", a-t-il tenu à faire savoir, précisant gagner 7.900 euros par mois. "Moi, je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi, je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché", a aussi martelé l'ancien député de Paris 3e, un quartier recherché, avec de nombreux hôtels particuliers, tels l'Hôtel de Montmorency, l'Hôtel de Marle ou encore l'Hôtel d'Albret. Et ce n'est pas tout : "Je n'ai pas de voiture. Je ne m'habille pas dans des costumes très chers, je peux vous donner de super adresses pas loin d'ici , voilà, c'est comme ça. Il faut qu'on fasse tomber cette espèce de mythe", a insisté Benjamin Griveaux, jusqu'à la nausée. Marié à Julia Minkowski, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski et avocate, il a préféré cocooner dans les ministères. Lien Facebook

Enfin, à gauche comme à droite, Cédric Villani est aussi mieux apprécié par les sympathisants des deux camps.
L'Opinion, 28 août 2019
Sondage réalisé les 3 et 4 septembre 2019 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas.

samedi 15 juin 2019

Discours de politique générale : les Français ne marchent pas...

L’exécutif peine à se rendre crédible

Les Français ne sont pas convaincus d'un possible changement de style et de méthode 

Résultat de recherche d'images pour "fusible Matignon"
Suite au discours de politique générale de Philippe devant l’Assemblée Nationale, le 12 juin, et aux récentes interventions de Macron, 80% estiment qu'ils ne sont pas capables d'un changement de style et de méthode pour l'Acte 2 du quinquennat en cours (+4 par rapport au 26 avril, au lendemain de l’intervention télévisée du président), selon l'enquête Elabe du 14 juin. A l’inverse, seuls 19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode. Par rapport au 14 janvier 2019, après l’annonce du "grand" débat national, ce taux est même inférieur de ...13 points.

D’un point de vue politique, ce changement de politique et de style annoncé par l’exécutif ne convainc qu’une minorité auprès de l’ensemble des électorats, y compris auprès des électeurs de Macron : seuls 41% croient en un changement de style.

La crédibilité des baisses d’impôts progresse, mais reste minoritaire

Alors que, mercredi dernier, le premier Ministre a annoncé sa volonté de baisser le taux d’imposition des deux premières tranches, 58% des Français jugent que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, 42% estiment qu’elle l'est.
A noter que la crédibilité d’une baisse d’impôt, bien que minoritaire dans l’opinion publique, serait en hausse progressive depuis plusieurs mois : 26% jugeaient crédible la baisse d’impôts de 6 milliards annoncée par Macron fin septembre 2018, 29% l’annonce par Edouard Philippe de baisse d’impôts à la restitution du grand débat national, et 37% lors de l’intervention d’Emmanuel Macron fin avril 2019.

A cette date, l’annonce de la baisse d’impôt sur le revenu apparaît crédible à 73% des électeurs LREM et 52% des LR. 
En revanche, 73% des électeurs de Marine Le Pen et 68% de ceux de Jean-Luc Mélenchon affirment ne pas y croire.

Le tournant écologique : les Français ne le jugent pas crédible.

Après que le premier Ministre a annoncé que "les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique", 70% des Français estiment que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, seuls 29% estiment qu’elle l’est.

Cette annonce n’apparaît pas crédible auprès d’une majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (84%), de Marine Le Pen (84%) et de LR (61%). Si une majorité apparaît convaincue auprès des électeurs de Macron au 1er tour de l’élection présidentielle, ce taux n’est que de 58%.

Politique de l’exécutif : si près d’un Français sur deux estime que les promesses de campagne sont tenues, l’efficacité de la politique du gouvernement reste jugée très négativement

46% des Français estiment que la politique menée depuis le début du quinquennat est conforme aux engagements de campagne, un chiffre en nette hausse (+8) par rapport à début mai.

En revanche, elle est jugée inefficace pour réduire les inégalités entre territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%), injuste (78%, +5) et inefficace pour améliorer le pouvoir d’achat (77%).

71% (stable) estiment également qu’elle ne permet pas d’améliorer la situation du pays et 66% (-1) qu’elle est inefficace pour relancer l’économie.
La hausse du jugement concernant les promesses de campagne est attribuée une progression de 19 points auprès des électeurs de LR, à 65%.

Si l’électorat macronien dresse un bilan plus positif, il reste néanmoins en majorité négatif sur les sujets essentiels
de justice fiscale (52% de 'non'), 
de réduction du déficit public (54% de 'non'), 
de réduction des inégalités entre territoires (60%) 
et est divisé sur l’amélioration du pouvoir d’achat (51% de 'non', 48% de 'oui').
Ne parlons donc pas de croissance...

PMA : une majorité de Français favorable à son élargissement aux femmes seules et aux couples de femmes

Suite à l’intervention de l’Edouard annonçant l’examen à l’Assemblée Nationale en septembre de l’élargissement de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, 53% des Français affirment y être favorables, dont 23% très favorable. A l’inverse, 30% y sont opposés, dont 15% très opposés. 17% déclarent y être ni favorable ni opposé.

Logiquement, les femmes apparaissent nettement plus favorables que les hommes (58% pour les femmes contre 47% pour les hommes) à sa mise en place. D’un point de vue de l’âge, le taux d’approbation est relativement homogène, l’unique différence se situant dans une plus grande indifférence ou indécision chez les plus jeunes (environ 20%), alors que les plus âgés s’y opposent légèrement plus (environ 30%).

D’un point de vue politique, environ deux tiers des électeurs de gauche Jean-Luc Mélenchon (62%), de Benoît Hamon (73%) et d’Emmanuel Macron (63%) y sont favorables. En revanche, auprès des électeurs de LR, l’élargissement de la PMA à toutes les femmes recueille une opposition majoritaire (50%, contre 37% favorables).

Les électeurs de Marine le Pen sont plutôt favorables mais assez divisés : 45% y sont favorables, 32% opposés et 23% ni favorables, ni opposés.

Répartition des rôles au sein de l’exécutif

Un Français sur deux estiment que la répartition actuelle est bonne, mais seulement 32% (+10) souhaiteraient qu’Edouard Philippe ait un rôle plus important.

Invités à se prononcer sur la répartition des rôles entre l'Elysée et Matignon, une majorité relative (48%, -13 par rapport à janvier 2018) estime que la répartition actuelle des rôles est la bonne.

En revanche, 32% (+10) pensent que Philippe devrait avoir un rôle plus important, ce qui interroge sur la cohérence de cette opinion au regard de ce l'image qu'il donne de lui, ci-dessous, et que Macron devrait être plus en retrait, un niveau en nette hausse par rapport à janvier 2018. Enfin, seulement 18% (+3) jugent que Macron devrait avoir un rôle plus important.

Si 61% des électeurs de Macron au 1er tour jugent que la répartition actuelle est la bonne, ce taux est en baisse de 22 points, au détriment d’un souhait croissant que l’Edouard ait un rôle plus important (28%, +22).
Les autres principaux électorats sont plus nuancés, même si une majorité relative fait le constat d’une bonne répartition. Cependant, le souhait d’un rôle plus important de Matignon progresse auprès de tous les électorats.

Edouard Philippe : une image qui s’est durcie et dégradée en un an et demi

Par rapport à la mesure réalisée les 23 et 24 janvier 2018, l’image du Premier Ministre s’est nettement dégradée.
Alors que le dynamisme et la volonté de vraiment changer les choses étaient les qualificatifs les plus attribués il y a un an et demi, ils le sont aujourd’hui nettement moins : -13 points pour le dynamisme (46%) et -10 points pour la volonté de vraiment changer les choses (46%).

Edouard Philippe est aujourd’hui d’abord jugé autoritaire [borné?] par 56% des Français (+2) et inquiète un Français sur deux (50%, +4). 50% lui accordent un certain courage.

Il n’est jugé honnête et sympathique plus que par 42% (-12) et 39% (-13) des Français.

Sa capacité à réformer le pays est en nette baisse aux yeux des Français (-12) à 36%, alors que moins d’un tiers (31%) estiment qu’il obtient des résultats.

Enfin, seuls 26% lui attribuent une certaine proximité, en baisse de 9 points en un an et demi.

En comparaison avec Emmanuel Macron (mesure du 30 janvier 2019), Philippe possède quelque avantages comparatifs, notamment sur ses qualités humaines : il est jugé nettement moins autoritaire (56% contre 78%), plus honnête (42% contre 35%), sympathique (39% contre 35%) et proche (26% contre 19%).
En revanche, il est jugé nettement moins dynamique que le Président de la République (46% contre 70%) et légèrement moins en capacité de réformer le pays (36% contre 43%).

En un an et demi, son image politique s'est dégradée très nettement auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen (15 à 20 points de moins selon les qualificatifs).
Auprès des électeurs de Les Républicains, l’image du locataire de Matignon est en baisse d’une dizaine de points mais reste assez positive (scores supérieurs à 50%), hormis sur sa proximité et sa capacité à obtenir des résultats.
Auprès des électeurs de Macron, son image reste bonne et est relativement stable, hormis une baisse d’une dizaine de points sur son dynamisme et sa capacité à réformer le pays. Il est également jugé légèrement moins proche et sympathique auprès de cet électorat.

mercredi 6 février 2019

Lagardère Active fait remonter Macron dans un sondage

Ce sondage compte ainsi effacer trois mois d'actions du  mouvement des Gilets jaunes

La cote de popularité du chef de l'Etat aurait bondi de six points en février

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C'est ce qu'affirme une enquête commandée par Denis Olivennes (Lagardère Active). Macron retrouverait ainsi son niveau d'avant la crise des "gilets jaunes", Selon l'entreprise commerciale Ifop-Fiducial, répondant à une commande de Paris Match et Sud Radio, deux produits du groupe dirigé par Olivennes, qui a annoncé son départ et attend sa récompense.
Cet aventurier entrepreneurial (ci-dessous) a été haut fonctionnaire (auprès de Pierre Bérégovoy), directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable (groupe SFR, donc Altice et BFM), directeur général de Canal+ (version André Rousselet et ses taxis G7), président directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur (sanisettes Perdriel), puis celui d'Europe 1 (Lagardère Active), avant de devenir président de Lagardère Active. L'un de ses fils, Simon, fut président de la section du Parti socialiste de l'ENS et cofondateur du 'Printemps républicain'. Classé à l'aile gauche du Parti socialiste, et soutien de Ségolène Royal au temps de ses prétentions présidentielles (encouragées par les sondages !), il s'était rapproché de Laurent Fabius avant de traverser la rue.
Est-il en train de réussir son pari ? interroge d'ailleurs l'AFP dans une question rhétorique suggérant la réponse. C'est aussi tout l'art du sondeur ! Après avoir littéralement dégringolé dans les sondages - jusqu'à atteindre un record historique d'impopularité avoisinant celui de François Hollande à la même époque -, Lagardère Active lui fait la courte échelle pour l'aider à reprendre la main. Affaibli par l'affaire Benalla cet été, puis par les démissions successives de Nicolas Hulot et Gérard Collomb à la rentrée, et enfin par la crise des «gilets jaunes» à l'automne, le chef de l'État s'est jeté à corps perdu dans le grand débat national qu'il a lancé cet hiver.

Si l'on en croit le dernier montage sondagier  Ifop-Fiducial publiée ce mardi par Paris Match et Sud Radio, sous le titre "Macron, la remontée spectaculaire", la mobilisation du président de la République serait en train de payer, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un contexte marqué par les mutilations par LBD 40 aux mains de policiers, sur ordre de Castaner, les huées adressées au président en régions ou les dépenses de confort au Palais de l'Elysée, sans parler des voyages infructueux à l'étranger.
Un seul Français sur trois lui fait confiance : youpie !
Résultat de recherche d'images pour "Macron paris match"Après avoir déjà engrangé +5 points d'opinions favorables en janvier, il aurait encore capitalisé +6 points en février. Ce qui porte le total de Français satisfaits de son action à 34%, un niveau supérieur à celui qui était le sien en octobre dernier... quand le mouvement des Gilets jaunes n'avait pas encore vu le jour.

Au sortir de l'été 2017, Emmanuel Macron avait connu une forte baisse de sa cote de popularité dans plusieurs enquêtes d'opinion. A l'époque, il avait su inverser la tendance, écrit l'AFP... Le Figaro titrait : "Sondage: Emmanuel Macron regagne la confiance des Français"... Mais son décrochage de l'automne 2017 était alors sans commune mesure avec celui des dernières semaines, après 20 mois de pouvoir. 
Reste donc à savoir si ce phénomène de "yoyo" va vers une stabilisation basse ou annonce une remontée qui durera le temps du grand débat national ou vers l'effondrement du soufflet. Semblant prendre ce sondage avec des pincettes, l'AFP met en garde: Nicolas Sarkozy et François Hollande n'étaient pas parvenus à retourner l'opinion après avoir dévissé.

Contrairement à Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe ne parvient pas à remonter au même rythme, après avoir caracolé devant son patron. Beaucoup plus exposé sur les sujets actuels de politique gouvernementale, le chef du gouvernement prend des coups, ce qui explique qu'il tente à son tour de s'impliquer dans le grand débat national et d'investir lui aussi le terrain. Il ne regagne qu'un petit point. Cela lui permet d'atteindre 34% de bonnes opinions, comme son maître, ce qui n'était pas arrivé depuis juillet dernier, avant l'affaire Benalla.
On notera que, pour l'AFP, les causes du rejet populaire pour le président lui seraient extérieures : les Gilets jaunes ou Benalla, mais jamais sa politique... 

Dans le détail, l'exécutif n'a pas de quoi pavoiser

Le "président des riches" ne convient guère qu'aux professions libérales et aux cadres sups (42%, +17 points),  la société civile, devant les cadres moyens (+4 points). 
Plus incroyable, le chef de l'Etat regagne des points auprès des plus de 65 ans : +16 points en deux mois. 
Chez les sympathisants de La République en marche, Emmanuel Macron fait toujours l'unanimité : 95%, +3 points. 
Le président séduit également chez Les Républicains avec une hausse de 12 points (47%). 

Mais le président de la République reste tout de même impopulaire auprès de 66% des Français interrogés.
L'Edouard n'a pas droit à cette improbable remontée : il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin !
Comme le rapporte Paris Match, le Premier ministre stagne à 34% soit une hausse de seulement 1 point. Les deux hommes sont pourtant aujourd'hui à égalité, dans les mêmes basses eaux.

Le réveil risque d'être difficile à l'issue du grand débat national 
Lancée le 15 janvier dernier, cette initiative du président de la République n'avait retenu l'attention que de la moitié des Français. Comme l'annonçait les dévôts du JDD dimanche, Macron envisagerait également l'organisation d'un référendum le 26 mai prochain, date également des élections européennes. Et ça non plus, ça ne fait pas l'unanimité, pas même chez les députés qui, jusqu'ici, marchaient droit.

Kantar, au secours ! 
(le beau-fils y travaille...)
En attendant, Challenges (Groupe Perdriel, avec Renault de Carlos Ghosn, alors) révéla le 10 mars 2017 que Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active, a participé le 6 mars à une réunion - sur l’économie numérique - du comité parisien du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron.

Or, en mars 2017, lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran (ancien PDG - condamné avec sursis, pour diffamation - de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui éditorialiste politique à Challenges et intervenant occasionnel sur ...BFMTV) que ceux des autres éditorialistes. Elle déplora en outre "les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran, auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron"...

Ici, on voit
Marion Lagardère faisant campagne comme papa...

jeudi 29 novembre 2018

Sondage : les gilets jaunes, plus soutenus que jamais

La popularité des "gilets jaunes" ne s'essouffle pas : elle progresse, à 75% 

Trois Français sur quatre approuvent le mouvement des "gilets jaunes" 

La popularité des "gilets jaunes" grandit dans l'opinion publique : 75% des Français l'approuvent. Mieux, 81% observent que l'exécutif n'est pas à l'écoute de ce mouvement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi.


46% soutiennent, 29% éprouvent de la "sympathie". Soit 75% des sondés (+5 points en une semaine) qui soutiennent ou éprouvent de la sympathie pour ce mouvement. Dans le détail, 46% (+6 points) "soutiennent" et 29% (-1) éprouvent de la "sympathie". Au contraire, 17% (-3 pts) des sondés le désapprouvent, dont 11% (stable) y sont opposés et 6% (-3) y sont hostiles. Parmi eux, des commerçants (cf. sondage OpinionWay, ci-dessous). 
Que reste-t-il de la majorité présidentielle ?
Image associée

Majoritairement soutenus... même chez les électeurs de Macron

Le soutien à ce mouvement est en baisse chez les cadres (56%, -9) mais en hausse parmi les classes moyennes (75%, +10) pressurées et les classes populaires (83%, +8), selon l'institut. Les "gilets jaunes" sont par ailleurs majoritairement soutenus quelle que soit la préférence partisane des sondés : à 91% (+9) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+9) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 72% (-2) chez ceux de Benoît Hamon, 70% (+8) chez ceux de François Fillon et même 52% (+3) chez les électeurs d'Emmanuel Macron.

20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 
Selon la même étude, 20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 54% des sondés ne se définissent pas comme tel tout en soutenant leurs actions, et 25% ne se définissent pas comme "gilets jaunes". La proportion de sondés se définissant comme "gilets jaunes" est nettement plus élevée parmi les électeurs de Marine Le Pen (42%) que chez ceux de Jean-Luc Mélenchon (20%), François Fillon (16%), Benoît Hamon (9%) et Emmanuel Macron (5%).

Une majorité pour la poursuite du mouvement. 
Fait accablant pour l'exécutif qui, dès le lendemain de la mobilisation du 24 novembre, a déployé ses blancs-becs arrogants pour démontrer qu'il ne méprisait pas cette fronde citoyenne, au total, 81% des sondés contre 19% jugent qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne sont pas à l'écoute du mouvement. Et 69% contre 31% estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française (méthode des quotas), réalisé par internet les 27 et 28 novembre, après les annonces d'Emmanuel Macron mardi matin.

Deux sondages marquent un net renforcement du soutien des Français au mouvement citoyen anti-taxes, pour la défense du pouvoir d'achat

Malgré le discours du président Macron, la popularité des gilets jaunes progresse dans l'opinion française. 
Un autre sondage, Odoxa-Dentsu consulting, pour franceinfo et Le Figaro indique que 84% des personnes interrogées trouvent le mouvement des gilets jaunes "justifié". Une tendance en progression de 7 points en une semaine et de 10 points sur 15 jours. Parmi les Français ayant écouté le discours du président de la République, 78% n'ont pas trouvé le chef de l'État convaincant, soit le pire niveau enregistré après une intervention ou annonce d'Emmanuel Macron.

Résultat de recherche d'images pour "popularité Gilets jaunes"

Les mots creux de sa dernière péroraison et sa promesse d'une grande concertation n'y ont rien fait.
Ce samedi, des gilets jaunes manifesteront sur les Champs-Elysées à Paris. 

lundi 27 août 2018

Impopularité : le sondage qui déchire Macron

La popularité de Macron chute de 5 points, à 34% 

Les Français ont-ils fait le tour de Macron ?


Ils jugent sur pièces l'action d'Emmanuel Macron, en recul en août pour le quatrième mois consécutif, à 34% de satisfaits. Comble de disgrâce, le chef de l'Etat est moins populaire que Nicolas Sarkozy à la même période et l'écart avec son Premier ministre Edouard Philippe (40%, -1 point) se creuse.

Jupiter chez Vulcain, le forgeron boiteux
En 2017, la popularité du chef de l'Etat avait brutalement plongé entre juin et août, passant de 64% à 40%. Son socle de confiance s'était reconstitué par la suite, mais l'épreuve du pouvoir ne lui est pas favorable : il perd cinq points ce mois-ci dans le baromètre réalisé par l'Ifop pour le JDD.

Avec ce quatrième recul d'affilée et 16 points de moins qu'au mois de janvier, sa cote de satisfaction s'établit désormais à 34%, avec 2 Français sur  3 qui le jugent inefficace (66% de mécontents), son plus bas niveau depuis qu'il est parvenu par surprise au pouvoir. 
Baromètre Ifop-JDD : Emmanuel Macron tombe à 34% en août.
Baromètre Ifop-JDD : Emmanuel Macron tombe à 34% en août.
(JDData)
Une chute fracassante et généralisée

Macron ne peut s'accrocher à la paroi ! Ce recul de cinq points n'est pas le plus spectaculaire du quinquennat Macron puisque, outre l'été 2017 qui marquait la fin de son état de grâce (-10 points en juillet à 54%, -14 en août à 40%), le chef de l'Etat avait également chuté de six points entre janvier et février de cette année. 
Mais la descente aux enfers n'a jamais été aussi longue et, pire, elle semble prendre de la vitesse, sans rémission, confirmant le constat fait par les autres instituts de sondage, qui ont tous enregistré une baisse de 8 à 12 points de popularité pour le Président depuis le début d'année.

Au baromètre du JDD, aucune catégorie de population ne fait grâce à Macron. 
Il est en fait maintenant minoritaire dans toutes les catégories socioprofessionnelles et enregistre les baisses les plus fortes chez les 25-49 ans (-9 points), les commerçants, artisans et chefs d'entreprise (-12) et les salariés (-8).
 
Sa cote s'amenuise même chez les électeurs de son parti (87%, -6), s'effondre à droite (-14 chez les sympathisants LR à 25%, -13 à l'UDI), comme au PS (20%, -12) et reste résiduelle chez les Insoumis ou partisans du Rassemblement national (15%).

Les causes du décramponnage : l'inefficacité des mesures économiques et fiscales en cours et "le soupçon d'une politique antisociale"

Résultat de recherche d'images pour "gargouille diable boiteux"
L'affaire Benalla ne peut pas tout expliquer. L'affaire en elle-même est peu évoquée par les sondés, mais elle semble avoir été le  déclencheur d'une vague de jugements négatifs, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Depuis le feuilleton des révélations de violences du garde du corps de l'Elysée et des découvertes de ses privilèges de favori du souverain républicain, les critiques  se sont accentuées sur l'exercice du pouvoir par quelques protégés arrogants,  ajouté à la découverte du train de vie dispendieux du couple Macron. 

Les personnes interrogées parlent spontanément de "manque de discernement", d'"arrogance", de "déconnexion" et de "mélange des genres"
, mêlant parfois les reproches sur les abus de Benalla aux controverses sur la vaisselle présidentielle et sur la piscine du fort de Brégançon.

La principale insatisfaction porte sur l'inefficacité de la politique du quadra qui devait tout casser et reconstruire la France en sept jours. Macron est clairement apparu incapable de redresser la situation économique: chômage non maîtrisé, croissance en berne et pouvoir d'achat en recul continu.
 
Les éloges sur son volontarisme ou son ambition réformatrice sont rares, car les résultats ne suivent pas les coups de mentons et l'inquiétude monte à l'annonce des prochaines réformes. "On voit désormais émerger le soupçon d'une politique antisociale, relève Frédéric Dabi. Macron n'est plus seulement dénoncé comme le président des riches, mais comme celui qui s'attaquerait aux pauvres, celui dont la politique nuirait aux classes moyennes."

Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et ses prédécesseurs selon le baromètre Ifop-JDD.
Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et ses prédécesseurs selon le baromètre Ifop-JDD.
(Ifop)
Macron moins populaire que Sarkozy à la même période

Alors que, dès 2008 Sarkozy eût à faire face à la crise économique internationale (qui l'avait fait fortement chuter à la fin de l'année 2007-début 2018, avant de remonter au printemps), Macron se voit contraint d'imposer des économies aux Français, faute de parvenir à juguler le chômage et la dépense publique, sans donc réussir à garantir la croissance et un pouvoir d'achat décent à tous les Français, jouant les Robin des bois auprès des chômeurs qu'il multiplie et des migrants qu'il accueille, alors que tous nos voisins européens remontent la pente, parfois de plus bas, comme l'Espagne et l'Italie. 

A ce stade de sa présidence,
Emmanuel Macron est le deuxième chef de l'Etat le plus impopulaire de la Ve République, derrière François Hollande (28% en août 2013), mais devant Jacques Chirac (38% en août 1996, même s'il avait été plus bas au moment des grèves de 1995 et avait de nouveau chuté fin 1996), Nicolas Sarkozy (40% en août 2008) et François Mitterrand (42% en septembre 1982), les autres ayant à cette période une majorité d'approbation. 
Le fier Macron se fait donc doubler ce mois-ci par Nicolas Sarkozy, qu'il devançait encore en juillet (39% de popularité contre 38% pour l'ancien président). 

Avec 34% de satisfaits actuellement, le Président peut encore faire pire que les plus bas niveaux de certains de ses prédécesseurs : François Hollande toujours, qui n'avait plus que 13% de popularité à la rentrée 2014, mais aussi François Mitterrand (22% en 1991), Jacques Chirac (27% en novembre 1995 donc, mais aussi à la fin 1996 et en 2006) et Nicolas Sarkozy (28% en avril 2011). Charles de Gaulle (record d'impopularité à 42% en 1963), Georges Pompidou (47% fin 1969) et Valéry Giscard d'Estaing (35% en mars 1981) n'avaient en revanche jamais atteint ce niveau.

Macron creuse un écart record avec un Premier ministre.
Résultat de recherche d'images pour "le boiteux"Ce recul de la confiance envers l'exécutif se concentre davantage sur le chef de l'Etat que sur son Premier ministre : Edouard Philippe ne perd en effet qu'un point et sa popularité dépasse désormais de 6 points celle du Président (40% de satisfaits). Il s'agit du plus gros écart entre les deux hommes depuis leur installation. Le chef du gouvernement a toutefois lui aussi perdu 14 points depuis décembre 2017 et enchaîne depuis trois mois ses plus bas niveaux de popularité. Mais il stabilise voire grappille quelques points auprès de certaines catégories de la population (retraités, professions intermédiaires) et reste majoritaire chez les 18-24 ans (53%). Etonnamment élevée chez les sympathisants de La République en marche (LREM), sa cote  est désormais supérieure à celle d'Emmanuel Macron (90% contre 87%).

Ultime espoir : Vulcain a été l'époux de la déesse Maia, considérée comme une déesse de la Croissance...
Mais Vulcain est représenté boiteux, un handicap pour remettre la République en marche...  

Enquête Ifop pour le Journal du Dimanche réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 août 2018, auprès d’un échantillon de 995 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d'agglomération.