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samedi 15 juin 2019

Discours de politique générale : les Français ne marchent pas...

L’exécutif peine à se rendre crédible

Les Français ne sont pas convaincus d'un possible changement de style et de méthode 

Résultat de recherche d'images pour "fusible Matignon"
Suite au discours de politique générale de Philippe devant l’Assemblée Nationale, le 12 juin, et aux récentes interventions de Macron, 80% estiment qu'ils ne sont pas capables d'un changement de style et de méthode pour l'Acte 2 du quinquennat en cours (+4 par rapport au 26 avril, au lendemain de l’intervention télévisée du président), selon l'enquête Elabe du 14 juin. A l’inverse, seuls 19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode. Par rapport au 14 janvier 2019, après l’annonce du "grand" débat national, ce taux est même inférieur de ...13 points.

D’un point de vue politique, ce changement de politique et de style annoncé par l’exécutif ne convainc qu’une minorité auprès de l’ensemble des électorats, y compris auprès des électeurs de Macron : seuls 41% croient en un changement de style.

La crédibilité des baisses d’impôts progresse, mais reste minoritaire

Alors que, mercredi dernier, le premier Ministre a annoncé sa volonté de baisser le taux d’imposition des deux premières tranches, 58% des Français jugent que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, 42% estiment qu’elle l'est.
A noter que la crédibilité d’une baisse d’impôt, bien que minoritaire dans l’opinion publique, serait en hausse progressive depuis plusieurs mois : 26% jugeaient crédible la baisse d’impôts de 6 milliards annoncée par Macron fin septembre 2018, 29% l’annonce par Edouard Philippe de baisse d’impôts à la restitution du grand débat national, et 37% lors de l’intervention d’Emmanuel Macron fin avril 2019.

A cette date, l’annonce de la baisse d’impôt sur le revenu apparaît crédible à 73% des électeurs LREM et 52% des LR. 
En revanche, 73% des électeurs de Marine Le Pen et 68% de ceux de Jean-Luc Mélenchon affirment ne pas y croire.

Le tournant écologique : les Français ne le jugent pas crédible.

Après que le premier Ministre a annoncé que "les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique", 70% des Français estiment que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, seuls 29% estiment qu’elle l’est.

Cette annonce n’apparaît pas crédible auprès d’une majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (84%), de Marine Le Pen (84%) et de LR (61%). Si une majorité apparaît convaincue auprès des électeurs de Macron au 1er tour de l’élection présidentielle, ce taux n’est que de 58%.

Politique de l’exécutif : si près d’un Français sur deux estime que les promesses de campagne sont tenues, l’efficacité de la politique du gouvernement reste jugée très négativement

46% des Français estiment que la politique menée depuis le début du quinquennat est conforme aux engagements de campagne, un chiffre en nette hausse (+8) par rapport à début mai.

En revanche, elle est jugée inefficace pour réduire les inégalités entre territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%), injuste (78%, +5) et inefficace pour améliorer le pouvoir d’achat (77%).

71% (stable) estiment également qu’elle ne permet pas d’améliorer la situation du pays et 66% (-1) qu’elle est inefficace pour relancer l’économie.
La hausse du jugement concernant les promesses de campagne est attribuée une progression de 19 points auprès des électeurs de LR, à 65%.

Si l’électorat macronien dresse un bilan plus positif, il reste néanmoins en majorité négatif sur les sujets essentiels
de justice fiscale (52% de 'non'), 
de réduction du déficit public (54% de 'non'), 
de réduction des inégalités entre territoires (60%) 
et est divisé sur l’amélioration du pouvoir d’achat (51% de 'non', 48% de 'oui').
Ne parlons donc pas de croissance...

PMA : une majorité de Français favorable à son élargissement aux femmes seules et aux couples de femmes

Suite à l’intervention de l’Edouard annonçant l’examen à l’Assemblée Nationale en septembre de l’élargissement de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, 53% des Français affirment y être favorables, dont 23% très favorable. A l’inverse, 30% y sont opposés, dont 15% très opposés. 17% déclarent y être ni favorable ni opposé.

Logiquement, les femmes apparaissent nettement plus favorables que les hommes (58% pour les femmes contre 47% pour les hommes) à sa mise en place. D’un point de vue de l’âge, le taux d’approbation est relativement homogène, l’unique différence se situant dans une plus grande indifférence ou indécision chez les plus jeunes (environ 20%), alors que les plus âgés s’y opposent légèrement plus (environ 30%).

D’un point de vue politique, environ deux tiers des électeurs de gauche Jean-Luc Mélenchon (62%), de Benoît Hamon (73%) et d’Emmanuel Macron (63%) y sont favorables. En revanche, auprès des électeurs de LR, l’élargissement de la PMA à toutes les femmes recueille une opposition majoritaire (50%, contre 37% favorables).

Les électeurs de Marine le Pen sont plutôt favorables mais assez divisés : 45% y sont favorables, 32% opposés et 23% ni favorables, ni opposés.

Répartition des rôles au sein de l’exécutif

Un Français sur deux estiment que la répartition actuelle est bonne, mais seulement 32% (+10) souhaiteraient qu’Edouard Philippe ait un rôle plus important.

Invités à se prononcer sur la répartition des rôles entre l'Elysée et Matignon, une majorité relative (48%, -13 par rapport à janvier 2018) estime que la répartition actuelle des rôles est la bonne.

En revanche, 32% (+10) pensent que Philippe devrait avoir un rôle plus important, ce qui interroge sur la cohérence de cette opinion au regard de ce l'image qu'il donne de lui, ci-dessous, et que Macron devrait être plus en retrait, un niveau en nette hausse par rapport à janvier 2018. Enfin, seulement 18% (+3) jugent que Macron devrait avoir un rôle plus important.

Si 61% des électeurs de Macron au 1er tour jugent que la répartition actuelle est la bonne, ce taux est en baisse de 22 points, au détriment d’un souhait croissant que l’Edouard ait un rôle plus important (28%, +22).
Les autres principaux électorats sont plus nuancés, même si une majorité relative fait le constat d’une bonne répartition. Cependant, le souhait d’un rôle plus important de Matignon progresse auprès de tous les électorats.

Edouard Philippe : une image qui s’est durcie et dégradée en un an et demi

Par rapport à la mesure réalisée les 23 et 24 janvier 2018, l’image du Premier Ministre s’est nettement dégradée.
Alors que le dynamisme et la volonté de vraiment changer les choses étaient les qualificatifs les plus attribués il y a un an et demi, ils le sont aujourd’hui nettement moins : -13 points pour le dynamisme (46%) et -10 points pour la volonté de vraiment changer les choses (46%).

Edouard Philippe est aujourd’hui d’abord jugé autoritaire [borné?] par 56% des Français (+2) et inquiète un Français sur deux (50%, +4). 50% lui accordent un certain courage.

Il n’est jugé honnête et sympathique plus que par 42% (-12) et 39% (-13) des Français.

Sa capacité à réformer le pays est en nette baisse aux yeux des Français (-12) à 36%, alors que moins d’un tiers (31%) estiment qu’il obtient des résultats.

Enfin, seuls 26% lui attribuent une certaine proximité, en baisse de 9 points en un an et demi.

En comparaison avec Emmanuel Macron (mesure du 30 janvier 2019), Philippe possède quelque avantages comparatifs, notamment sur ses qualités humaines : il est jugé nettement moins autoritaire (56% contre 78%), plus honnête (42% contre 35%), sympathique (39% contre 35%) et proche (26% contre 19%).
En revanche, il est jugé nettement moins dynamique que le Président de la République (46% contre 70%) et légèrement moins en capacité de réformer le pays (36% contre 43%).

En un an et demi, son image politique s'est dégradée très nettement auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen (15 à 20 points de moins selon les qualificatifs).
Auprès des électeurs de Les Républicains, l’image du locataire de Matignon est en baisse d’une dizaine de points mais reste assez positive (scores supérieurs à 50%), hormis sur sa proximité et sa capacité à obtenir des résultats.
Auprès des électeurs de Macron, son image reste bonne et est relativement stable, hormis une baisse d’une dizaine de points sur son dynamisme et sa capacité à réformer le pays. Il est également jugé légèrement moins proche et sympathique auprès de cet électorat.

mercredi 12 juin 2019

Des 577 députés, le gouvernement Philippe obtient 363 votes de confiance

Le gouvernement d'Edouard Philippe s'essouffle...

363 voix pour, 163 contre et 47 abstentions : une baisse de confiance par rapport à 2017


Une majorité de députés a encore accordé la confiance  à son gouvernement, après le discours de politique générale du premier ministre, mercredi 12 juin.
L'Edouard, lors de son discours de politique générale,
le 12 juin à l'Assemblée nationale

Edouard Philippe s'est contenté d'un simple "merci" à l'attention de l’hémicycle. Ce vote fait suite au discours de politique générale, que le premier ministre a prononcé pendant plus d'une heure devant l'Assemblée nationale, assurant que "ma grand-mère avait coutume de dire que les discours les moins longs étaient les plus brefs". Mais le compte de détails et de précisions n'y est pas.

Ce score s'avère en recul sur le vote de confiance d'il  y a seulement un an

Lors de la première déclaration de politique générale, le 4 juillet 2017,  le chef du gouvernement avait obtenu 370 voix pour,  les trois quarts des Républicains, soit 75 élus, s’étaient abstenus et 23 avaient voté contre. Et si les Insoumis et une grande majorité des quelques communistes avaient déjà voté contre, les socialistes s’étaient partagés entre 23 abstentions, 5 contre et 3 pour. Les positions s'étaient ensuite raidies en deuxième année.  

Un an et demi plus tard, les deux groupes majoritaires, La République en marche (LREM) et le MoDem, continuent de faire bloc derrière le gouvernement, sachant que certains s'apprêtent à quitter l'Assemblée pour se présenter aux municipales, mais le vote de 2019 esquisse une majorité plus étriquée, avec une perte de sept soutiens en un an en 2019,  à laquelle s'ajoutent les circonspects .


La droite parlementaire est parvenue à exprimer son unité. 81 élus LR ont voté contre, 22 se sont encore abstenus. Aucun élu n’a voté la confiance, rejetant ainsi l’injonction du patron de LREM, au début du mois : "Ceux qui veulent se rassembler avec nous, avec LREM, doivent voter la confiance", avait menacé Stanislas Guerini, en référence aux municipales.

Le groupe UDI et Indépendants très divisé,  LR 'contre' plutôt qu’abstentionnistes. Sur le point d’exploser, le groupe de centre droit se divise sur l’appui à manifester à Edouard Philippe. Les 7 élus de la branche d'Agir! du groupe juppéiste, dont est issu l’actuel ministre de la Culture, Franck Riester, ont soutenu la politique du gouvernement. Les autres UDI se sont majoritairement abstenus (16 sur 28 députés). "Plutôt que la confiance a priori, je demande à vérifier les actes", a expliqué le chef de file du groupe, l’UDI Jean-Christophe Lagarde.
Edouard Philippe avait d'ailleurs énuméré les annonces de son gouvernement à un rythme effréné. 

Des élus portent 
sur le gouvernement un regard moins béat qu’en 2017
Parmi eux, les ex-députés frondeurs de LREM, désormais hors du groupe majoritaire: François-Michel Lambert, Paul Molac, Jean-Michel Clément et Sébastien Nadot ont voté contre, après avoir voté pour. 
L’écologiste Matthieu Orphelin a, de son côté, fait le choix d’une "abstention bienveillante mais exigeante"... 

Dans les rangs de LR, le député Mansour Kamardine a cette fois-ci voté contre, après avoir été le seul dans son groupe à avoir voté pour en 2017. Un seul député LR est passé, en deux ans, du vote contre à l’abstention: l’élu de Paris Claude Goasguen, désormais prêt à s’allier à LREM en vue des municipales

Inflexibles, les 17 députés de La France insoumise (LFI), les communistes et les 6 membres du Rassemblement national (RN) ont voté contre la feuille de route gouvernementale. Comme en 2017.

samedi 12 avril 2014

Discours de politique générale: 6 Français sur 10 doutent de l'efficacité de Manuel Valls

55% des Français voudraient croire Valls  

A peine plus de la moitié des Français estime que les propos du Premier ministre
ont été convaincants
 
Valls plombe un peu plus
la popularité à la baisse de Hollande
dans son discours de politique générale tenu mardi à l'Assemblée nationale, selon un sondage de BVA publié samedi par Aujourd'hui en France/Le Parisien et i-télé-CQFD.

47% l'ont trouvé "plutôt convaincant", selon cette étude, et seulement 8% "tout à fait convaincant". A l'opposé, 41% ne se sont pas laissé convaincre: 30% "plutôt pas convaincant" et 11% "pas du tout convaincant". 4% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées.

Le sondage tend à montrer que 77% des sympathisants de gauche auraient trouvé Manuel Valls convaincant et 36% des sympathisants de droite. On se demande où les sondeurs situent les marcheurs hostiles à Valls, à Paris ce samedi.

Six Français sur 10 pensent toutefois que Manuel Valls sera "plutôt pas efficace"
pour réduire le chômage, à la différence de Ayrault et Sapin.
Les sujets de préoccupation des Français enavrilLe chômage,l’emploiLa protectionsocialeLes impôtsL’immigrationLa detteLa croissanceL’insécuritéL'éducationL’environnementL’UE42%7%8%11%12%
56% doutent de son efficacité pour "permettre plus de justice sociale".

Par ailleurs, près des deux-tiers des Français (63%) continuent de penser"que la politique de la France sera avant tout définie par François Hollande" contre 32% qui pensent qu'elle le sera par le Premier ministre.

Sondage réalisé selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 974 personnes (!) représentatif (?) de la population française, interrogé par téléphone et  par Internet les 10 et 11 avril.

jeudi 12 juillet 2012

Borloo exprime tout haut la défiance du pays envers le gouvernement Zayrault

Le brillant réquisitoire de Jean-Louis Borloo

Centre et gauche ont voté la confiance au gouvernement après le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

Le meilleur orateur de la journée, ce fut lui et non pas le Premier Sinistre, triste et mou. 
Jean-Louis Borloo a fait mardi une prestation pleine de souffle et de drôlerie, sortant souvent de ses notes et rompant avec la monotonie des discours calibrés qui ont suivi celui du premier ministre. L'œil espiègle, le président du nouveau groupe UDI (Union des démocrates et indépendants) a lancé à Ayrault, devant un parterre de ministres: "J'ai eu le sentiment que vous nous demandiez une confiance que vous ne transmettez pas !..."

"Opposition, nous sommes et resterons"

Il a dit qu'il ne voterait pas la confiance tout en apportant un "soutien partiel", notamment sur la réforme de la formation professionnelle. "Opposition, nous sommes et nous serons, mais il pourra nous arriver, quand l'intérêt national est en jeu, de vous donner un soutien particulier", a-t-il déclaré. 
Très en verve, Borloo a encore lancé: "Ne procédez pas au détricotage systématique de ce qu'ont fait vos prédécesseurs !" Ca ne saurait en effet tenir lieu de politique socialiste. 

Et s'est offert le luxe d'ajouter:
"Le premier reniement de votre action politique est en réalité salutaire." Le député du Nord voulait parler du traité européen de discipline budgétaire: "Merci d'accepter sa ratification le plus vite possible. Et je vous remercie d'inscrire la traité européen de discipline budgétaire dans un prochain débat à l'Assemblée nationale," a-t-il encore ironisé.

Après ces deux uppercuts, il a poursuivi: "Je crains que vous ne soyez parti sur le chemin de la maltraitance ou de l'incompréhension des ouvriers, des salariés et des classes moyennes.

Dénonçant "l'absence totale de réduction des dépenses publiques", il a enjoint le gouvernement de sauver l'usine PSA d'Aulnay, "à défaut de quoi nous perdrions sur une industrie symbolique toute crédibilité internationale, et vous toute crédibilité politique (…) Attention au message d'un pays qui n'aimerait pas l'économie"

Alliés de gauche

Coprésident du groupe écologiste, François de Rugy a promis au gouvernement que les Verts seraient "des partenaires fiables, positifs, loyaux, mais exigeants". Après avoir menacé de s'abstenir de voter la confiance, Noël Mamère, dont l'annonce avait embarrassé les Verts, a décidé de la voter, la queue entre les jambes, après avoir reçu des assurances sur le projet de réacteur nucléaire Astrid.

Sans surprise, André Chassaigne, président du groupe GDR (qui regroupe 10 élus Front de gauche et 5 ultramarins pour faire bon poids), a justifié l'abstention "constructive" du Front de gauche: "Nous pensons que vous faites fausse route (…) Nous n'avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement, nous avons une obligation de résultats."

Enfin, le président du nouveau groupe radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a voté la confiance mais a réclamé "le droit à la différence": "La gauche française a toujours été pluraliste. On ne peut pas envisager de faire passer le rouleau compresseur de l'uniformité sur ses composantes."