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jeudi 12 juillet 2012

Borloo exprime tout haut la défiance du pays envers le gouvernement Zayrault

Le brillant réquisitoire de Jean-Louis Borloo

Centre et gauche ont voté la confiance au gouvernement après le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

Le meilleur orateur de la journée, ce fut lui et non pas le Premier Sinistre, triste et mou. 
Jean-Louis Borloo a fait mardi une prestation pleine de souffle et de drôlerie, sortant souvent de ses notes et rompant avec la monotonie des discours calibrés qui ont suivi celui du premier ministre. L'œil espiègle, le président du nouveau groupe UDI (Union des démocrates et indépendants) a lancé à Ayrault, devant un parterre de ministres: "J'ai eu le sentiment que vous nous demandiez une confiance que vous ne transmettez pas !..."

"Opposition, nous sommes et resterons"

Il a dit qu'il ne voterait pas la confiance tout en apportant un "soutien partiel", notamment sur la réforme de la formation professionnelle. "Opposition, nous sommes et nous serons, mais il pourra nous arriver, quand l'intérêt national est en jeu, de vous donner un soutien particulier", a-t-il déclaré. 
Très en verve, Borloo a encore lancé: "Ne procédez pas au détricotage systématique de ce qu'ont fait vos prédécesseurs !" Ca ne saurait en effet tenir lieu de politique socialiste. 

Et s'est offert le luxe d'ajouter:
"Le premier reniement de votre action politique est en réalité salutaire." Le député du Nord voulait parler du traité européen de discipline budgétaire: "Merci d'accepter sa ratification le plus vite possible. Et je vous remercie d'inscrire la traité européen de discipline budgétaire dans un prochain débat à l'Assemblée nationale," a-t-il encore ironisé.

Après ces deux uppercuts, il a poursuivi: "Je crains que vous ne soyez parti sur le chemin de la maltraitance ou de l'incompréhension des ouvriers, des salariés et des classes moyennes.

Dénonçant "l'absence totale de réduction des dépenses publiques", il a enjoint le gouvernement de sauver l'usine PSA d'Aulnay, "à défaut de quoi nous perdrions sur une industrie symbolique toute crédibilité internationale, et vous toute crédibilité politique (…) Attention au message d'un pays qui n'aimerait pas l'économie"

Alliés de gauche

Coprésident du groupe écologiste, François de Rugy a promis au gouvernement que les Verts seraient "des partenaires fiables, positifs, loyaux, mais exigeants". Après avoir menacé de s'abstenir de voter la confiance, Noël Mamère, dont l'annonce avait embarrassé les Verts, a décidé de la voter, la queue entre les jambes, après avoir reçu des assurances sur le projet de réacteur nucléaire Astrid.

Sans surprise, André Chassaigne, président du groupe GDR (qui regroupe 10 élus Front de gauche et 5 ultramarins pour faire bon poids), a justifié l'abstention "constructive" du Front de gauche: "Nous pensons que vous faites fausse route (…) Nous n'avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement, nous avons une obligation de résultats."

Enfin, le président du nouveau groupe radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a voté la confiance mais a réclamé "le droit à la différence": "La gauche française a toujours été pluraliste. On ne peut pas envisager de faire passer le rouleau compresseur de l'uniformité sur ses composantes."