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jeudi 8 mars 2018

Renié par sa direction, Le Drian quitte le Parti socialiste

Le ministre des Affaires étrangères de Macron préfère anticiper son éviction

L'ami des hommes au pouvoir était le ministre de la Défense de Hollande

A quelques jours de l'élection de son nouveau dirigeant, les 15 et 29 mars, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a préféré annoncer jeudi qu'il quitte le Parti socialiste de lui-même.
"Le responsable du PS aujourd'hui, M. Rachid Temal, a déclaré il y a peu de temps 'aucun ministre ne pourra voter' " et " 'il n'y a aucun socialiste au gouvernement' donc j'en prends acte, c'est-à-dire que je me retire du Parti socialiste", a déclaré l'ancien ministre de François Hollande sur CNews.

Le Parti socialiste ne le regrette pas
"Je me retire du Parti socialiste avec beaucoup d'émotion, ça fait 44 ans que j'en suis membre. Avec aussi beaucoup de fierté, parce que j'ai participé à des combats sous François Mitterrand, sous Lionel Jospin, sous François Hollande avec qui j'ai toujours une forte amitié, et puis j'ai remporté 13 victoires", a ajouté Jean-Yves Le Drian en référence notamment à la Bretagne dont il a été président de région, mais faisant l'impasse sur la déroute du candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, à la Bérézina des socialistes à la dernière législatives et à la destruction du parti de Hollande.

Il a  toutefois précisé qu'il ne rejoint pas le parti du président Macron

Résultat de recherche d'images pour "le drian macron"
"Je suis dans la majorité présidentielle. J'ai compris que les socialistes étaient désormais totalement dans l'opposition. Je le regrette et je maintiens mon parcours. Je suis cohérent avec tout ce que j'ai fait depuis que je suis rentré au Parti socialiste", a estimé le septuagénaire.

En termes de cohérence, Le Drian a également souligné que "près de 70% des socialistes" allemands sont décidés à participer au "gouvernement de compromis" avec Angela Merkel,  disant ainsi sa "déception" qu'en France, le Parti socialiste "se repli(e) dans une opposition sectaire et stérile".

"Oui c'est de la déception, mais en même temps je suis déterminé, je suis dans la logique de mon engagement depuis 1974 et j'estime aujourd'hui que la manière d'avancer vers l'Europe, la manière de transformer notre pays, c'est auprès d'Emmanuel Macron qu'il faut le faire et je regrette que le Parti socialiste se replie aujourd'hui dans des convictions qui sont à mon sens dépassées", a martelé l'ancien n°7 du quinquennat Hollande.

jeudi 18 janvier 2018

NDDL: le président renie son engagement et ne "fait pas ce qu'il dit"

Le président vibrion est dépassé par les événements

Macron se tient en retrait, envoyant Philippe au front.

Macron, fossoyeur de projets d'aménagement,
fait faire la sale besogne par Edouard Philippe
Que reste-t-il du président qui "fait ce qu'il dit" ? 
L'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes est le premier d'une série de reniements d'Emmanuel Macron  à l'épreuve de la réalité. Tandis que le camp présidentiel s'en défend et qualifie son abandon du combat de capacité "à trancher", les rebelles bretons célèbrent une "victoire historique" et les collectivités locales indignées se repassent la patate chaude.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était déjà lavé les mains de cette guerre de 50 ans, se retranchant derrière la nécessité de respecter les résultats du référendum départemental de juin 2016 favorable au projet d'aéroport régional.
"Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", déclarait-il sur France 2, le 6 avril 2017. "Mon souhait, c'est de respecter le vote qui a eu lieu", avait-il insisté.

Macron n'est pas parvenu à "apaiser les choses."
Mais il précisait aussi son souhait de nommer, s'il était élu, un médiateur pour six mois maximum. "Je regarderai la situation, j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités", expliquait-il.

Emmanuel Macron ne s'est pas mis en scène, mercredi
 
Le référendum sur l'aéroport du Grand Ouest a eu lieu le 26 juin 2016,
S. Royal étant ministre de l'Environnement (avril 2014-mai 2017)

Soucieux de faire oublier son engagement à "prendre ses responsabilités", Jupiter s'est retiré au sommet de sa montagne, laissant en première ligne son factotum Edouard Philippe, après avoir pris la décision solitaire d'abandonner le projet et avoir fixé la répartition des rôles, lors d'un tête-à-tête à l'Elysée, lundi soir.

"On ne peut pas parler de reniement", se défend l'Elysée. 
"Il avait annoncé durant la campagne qu'il fallait mettre les choses à plat, prendre le temps de la réflexion, avant de trancher", se justifie-t-on dans l'entourage du monarque-président.
Par ailleurs, "lorsqu'il s'était exprimé, l'option d'un développement de l'aéroport de Nantes n'était pas sur la table, prétend-on à l'Elysée. Elle est arrivée avec le rapport des médiateurs", souligne-t-on de même source.

"On ne déchire pas une consultation publique mais (...) je me donnerai six mois avec une personnalité indépendante, dépassionnée, pour mettre sur la table les éléments de comparaison qui éclaireront ma décision finale", entre le projet de Notre-Dame des Landes et le réaménagement de l'aéroport actuel, avait-il  expliqué en février au directeur de WWF, Pascal Canfin, ex-ministre écologiste délégué au Développement de Hollande au gouvernement Ayrault (2012-2014), ancien député-maire PS de Nantes. En novembre 2013, démentant les rumeurs concernant une possible suppression de l'écotaxe faisant suite aux manifestations contre celle-ci, Canfin (ex-compagnon de l'ex-députée EELV Eva Sas, ex-concubine de Jean-Vincent Placé) avait affirmé qu'elle serait bien appliquée...
"Passer outre le référendum serait un déni de démocratie", avait estimé Jean-Marc Ayrault, en décembre 2017.

Condamnations politiques du repli de Macron face aux activistes d'extrême gauche

Les chantres de la macronie tentent de préserver l'image du général qui bat en retraite en rase campagne. "Sur ce dossier, Emmanuel Macron est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel", estime Philippe Moreau-Chevrolet, un ancien journaliste à La Tribune (actionnaire majoritaire à 37%, le groupe international de nettoyage et de services Atalian, avec Lagardère, 28%) et L'Express, détenu par SFR Group (Altice Media Group, de NextRadioTV et de l'actuel SFR), également propriétaire du quotidien Libération.
Mais, avec cette décision, "il montre son grand pragmatisme", clame froidement le flagorneur mou, col ouvert à la guillotine de l'opinion. De ce fait, "cet échec pour l'Etat est aussi une victoire pour le président, car sa grande vertu est qu'il prend une décision, et vite, contrairement à ses prédécesseurs. On lui en sait gré" [sic]. Ainsi lui en saurait-ON gré de sacrifier l'intérêt supérieur de l'Etat, donc des Français... Les crevures ne se sentent plus !
Et d'expliquer que Macron n'en fait "pas une question de principe : il considérait que ce dossier pouvait lui pourrir son quinquennat et affaiblir durablement l'autorité de l'Etat, que l'opinion publique était fatiguée", insiste-t-il, justifiant une lâcheté politique d'intérêt personnel.
C'est d'ailleurs cet argument que martèlent les enflures de la majorité. "Enfin une décision, après 40 ans d'hésitation - dont un quinquennat socialiste auquel Macron a participé, d'abord à l'Elysée, puis au ministère de l'Economie -  (...) Ce gouvernement prend ses responsabilités et assume", s'est évidemment félicité Christophe Castaner, le patron de LREM (et ex-socialiste), tandis qu'Edouard Philippe dénonçait 50 ans de "décisions, de reculades et de non-décisions" qui ont mis l'Etat "face à un dilemme impossible" sur ce dossier.

Profitant de sondages actuellement favorables du fait de la faiblesse de l'opposition, l'Elysée espère ainsi étouffer un "dossier empoisonnant", dans lequel Macron s'efface piteusement et dangereusement, créant un précédent sur d'autres projets contestés d'aménagement et de développement, à la veille de batailles réformes politiques délicates. "A l'évidence, il ne s'agit pas de faire une pause et se dire que l'essentiel a été fait. Au contraire, il y a encore beaucoup de pain sur la planche", avait reconnu Edouard Philippe à l'issue du séminaire gouvernemental de rentrée début janvier.

L
e président n'a pas tenu parole, 
dénoncent d'ailleurs les partisans de l'aéroport. 
"C'est la première fois qu'il renie sa parole, car il avait dit qu'il ferait l'aéroport", a dénoncé le président socialiste du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, tandis que Ayrault, désavoué, se tient en retrait.

Emmanuel Macron "désavoue la victoire du 'oui' au référendum, souligne l'ancien ministre et député LR Eric Woerth (...) et ce alors qu'il s'était engagé à respecter ce choix lors des débats à la présidentielle".
 
"Le président avait pris un double engagement devant les Français : celui d'évacuer et surtout celui de respecter le vote", se souvient Bruno Retailleau, ancien président du Conseil régional des Pays-de-Loire et farouche partisan de l'aéroport.

dimanche 17 janvier 2016

Jean-Yves Le Drian renie son engagement: il ne va finalement pas renoncer à sa rémunération

Promesse en deçà des portes de Bretagne, oubli au delà

Avec Hollande, ils font la paire
Il s'est bien payé leurs têtes...
Comme si le cumul des fonctions ne suffisait pas, le ministre de la Défense, nouvellement ré-élu à la tête de la région Bretagne, recevra 2600 euros par mois, en plus de son salaire ministériel.
Depuis son élection facile en Bretagne, avec les moyens de l'Etat et malgré les fermetures de masse d'usines, notamment dans l'agro-alimentaire, et la fronde des exploitants agricoles, le ministre guerrier de la Défense en prend à son aise. 

A 68 ans, Le Drian avait d'abord annoncé son départ du gouvernement en cas d'élection mais il a saisi le prétexte des derniers attentats pour faire pression sur ce Flanby de Hollande et s'incruster au gouvernement de Manuel Valls. 

Initié en franc-maçonnerie et membre du Grand Orient de France, selon certains, Le Drian avait ensuite précisé qu'il donnerait la priorité aux armées et ses personnels engagés sur plusieurs champs d'opérations, expliquant qu'il peut aisément déléguer ses pouvoirs en région. Ses collègues totalement investis apprécieront ses méthodes de dilettante, mais les Bretons n'auront que ce qu'ils méritent.

Le Drian avait enfin assuré qu'il renoncerait à ses indemnités de président de région 

Or, si dès la fin décembre, les proches du ministre laissaient entendre que le bientôt septuagénaire allait logiquement renoncer à son salaire de président de région, à défaut de laisser la place aux jeunes, ce proche de Bernard Poignant, qui l'a formé, se serait rétracté.

Le besoin (matériel) et la nécessité (déontologique)...
Jean-Yves Le Drian va donc additionner les milliers d'euros mensuels: 2.600 euros par mois, pour faire faire son travail par d'autressoit le salaire d'un conseiller régional, et 9.940 € bruts par mois de salaire ministériel. Soit 12.500 euros par mois. De quoi voir venir... Sans compter tous les avantages en nature et ses retraites d'universitaire et de député-maire...

Combien de fois le SMIC ?

vendredi 3 octobre 2014

Manif pour tous du 5 octobre: Valls enfume les Français

Face à la pression de la Manif pour tous, Valls essaie de tromper sur la volonté de GPA à gauche

Le retournement du premier ministre qui promet 
que la gestation pour autrui restera interdite en France 
La GPA, "pratique intolérable", dixit Valls:
mais Vallaud-Belkacem "ferme sa gueule" et ne démissionne pas"!...
Valls semble reculer à deux jours de manifestations prévues à Paris et Bordeaux par le collectif anti-mariage gay
Avant dimanche, le roi de l'embrouille cherche à démobiliser, tentant de berner les plus crédules, tandis que ceux qui ont gardé en mémoire les promesses d'Elisabeth Guigou en 1998 de ne pas aller plus loin que le PACS crient au mensonge.  
VOIR et ENTENDRE de précédentes garanties socialistes de la ministre de la Justice, garde des Sceaux, devant la représentation nationale:
Alors que les organisateurs de la Manif pour Tous appellent à la mobilisation à Paris et à Bordeaux, notamment autour de la gestation pour autrui (GPA), le premier ministre donne des garanties orales: la GPA restera interdite en France, selon lui et à l'heure qu'il est, dans un entretien au journal La Croix ce vendredi.

Le socialiste fait naître de nouvelles craintes d'entourloupe 

"Il faut affirmer des positions claires: la GPA est et sera interdite en France", affirme aujourd'hui Manuel Valls dans les colonnes du quotidien chrétien de gauche, rappelant qu'il s'agit là d'un "choix très ferme du président de la République et de son gouvernement", ce qui n'est pas fait pour rassurer
Le premier ministre indique qu'il "exclut totalement" la transcription "automatique" des actes de filiation d'enfants nés à l'étranger de mères porteuses, car il s'agit d'"une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".


Valls trompe les Français sachant pertinemment que l'Europe fera pression pour qu'il s'exécute
en dépit de ces engagements du jour.
Manu ne peut faire semblant d'ignorer que la France a été condamnée à deux reprises, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), notamment jeudi 26 juin, faute d'avoir transcrit à l'état-civil français les actes de naissance d'enfants nés "légalement" en droit étranger par mère porteuse. Et le gouvernement va bien devoir légiférer sur la reconnaissance des enfants nés d'une gestation par autrui (GPA), sujet sensible s'il en est, au nom "des intérêts supérieurs de l'enfant".

C'est pourquoi les manifestants ne se laisseront pas endormir dimanche par les contes de Valls. La France a certes été condamnée à verser 5.000 euros à des jumelles, plus 15.000 euros pour les frais de justice, mais la décision de la Cour européenne n'est pas définitive, et la France peut la contester. Un collège de cinq juges décidera, comme c'est probable, de faire examiner l'affaire par les 17 juges de la Grande chambre, la formation plénière. Mais la décision de la Cour européenne va nécessairement obliger le gouvernement à garantir aux enfants nés de mère porteuse à l'étranger le droit de devenir français et de se voir reconnaître une filiation, au nom du droit à la vie familiale et privée.

Duflot n'a pas confiance dans les propos de Valls
"Une vieille resucée de débats qui sont derrière nous", d'après Cécile Duflot
La députée écologiste radicale (EELV) a regretté vendredi les effets d'annonce de Manuels Valls sur la GPA deux jours avant la Manif pour tous, y voyant une stratégie limitée de communication de l'instant.

Le député et candidat à la présidentielle 2017, Xavier Bertrand, ancien ministre sera présent dimanche au rassemblement de Paris.

Dix députés socialistes publient une lettre ouverte contre la GPA

lundi 10 mars 2014

Un traitement de l'affaire des écoutes téléphoniques à la honte de Hollande et de sa presse

Écoutes dites de Sarkozy : pourquoi cette affaire pourrait se retourner contre le gouvernement

"L’ancien chef de l’État cherche à se glisser dans la peau de la victime, un rôle où il excelle"
tel est le commentaire du chroniqueur du Nouvel Observateur, Olivier Picard, parce que Nicolas Sarkozy est réapparu décontracté en public, à Nice, ce lundi 10 mars, et bien qu'il soit resté muet pendant toute une semaine chargée en affaires judiciaires. Et toujours parce qu'il est "indépendant", le journaliste considère aussi que "ce n’était pas à Cannes, seulement à Nice, mais il y a fait, une fois encore, son meilleur numéro d’acteur: celui de la victime. Sur du velours." Plus indépendant, on imagine mal en effet de la part d'un décrypteur vertueux. 
Mais le site de l'hebdomadaire socialiste des hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (YSL) et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du journal Le Monde, admet tout de même que les media avaient quelque peu zappé l'ancien président, évitant soigneusement de lui dérouler le tapis rouge dès dimanche en présentant comme un acte de courage le maintien de sa participation à l’inauguration de l’institut Claude Pompidou contre la maladie d’Alzheimer. Un oubli de circonstance... 
L'honnête chroniqueur du Nouvel Obs prévoit aussi que "le gouvernement et Christiane Taubira, désormais sur la défensive, pourraient connaître un retour de manivelle. L'affaire "Sarkozy" tourne au vinaigre pour l'exécutif et pourrait devenir "l'affaire Taubira", alors l'hebdo commence à virer.

La gauche s'est reniée

La gauche haineuse est maintenant face à ses turpitudes et réalise depuis ce weekend que celui qu'ils présentent comme "l’homme qui rêve d’une revanche contre François Hollande en 2017" est simplement dans son bon droit. Les opposants revenus au pouvoir n'ont jamais quitté les affaires après 20 ans d'aigreurs, d'invectives et de haines, se sont laissés aveugler par l'arrogance et l'euphorie, "jusqu’à l’erreur de jugement et la faute de stratégie", selon Picard. Une faute qui devrait être mortelle en démocratie.

Pendant 48 heures persuadés de l’effet désastreux d’un supposé trafic d’influence, ministres et dirigeants de la majorité, ont en effet justifié sans ciller les écoutes téléphoniques d’un ancien chef de l’État. Leur absence de tout sens moral a également faussé leur jugement sur la violation du secret professionnel des avocats, un principe aussi sacré que le secret des sources des journalistes. 

Pendant 48 heures, à l’instar de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale,
ils ont déployé la rhétorique de l’homme normal (le citoyen Sarkozy), redevenu un Français parmi les Français, et ils n'ont pas craint d'approuver des méthodes d’enquête extrêmes qui n’honorent aucune démocratie.

Et pour achever de déconsidérer la majorité présidentielle, Christiane Taubira a lâchement contourné le fond du problème, balayant l'indignation des avocats et les justiciables français dans un même revers de manche. Inconsciente et supérieure, ce lundi midi sur France Info, la garde des Sceaux a détourné leurs protestations de principes, au motif que les droits de la défense ne peuvent tolérer aucune "impunité", aucune immunité, pour ceux qui l’incarnent. Une déformation démagogique de l'émotion des avocats outragés qui ne réclament nullement pour eux une impunité que la polémiste imagine dans sa pauvre tête.  

La ministre fait du tort à la gauche entière et pour longtemps  
En tenant un tel raisonnement procédurier hors sujet, Taubira s’est retranchée dans la mauvaise foi avec le cynisme froid des pouvoirs sans scrupules. En invoquant les nécessités supposées d’instruction en longueur visiblement prétexte à toutes sortes de contraventions au droit, la ministre du président vertueux s'est reniée en banalisant des pratiques inappropriées et transgressives contre lesquelles elle s’est toujours élevée ? Un aveu de culpabilité et de panique.

On paie toujours le prix de ses renoncements
La gauche a renié ses valeurs présumées avec désinvolture. On a attendu -mais en vain- qu’une voix s’élève pour regretter l’espionnage téléphonique illégal d’un ancien président de la République dans une investigation où ni la sécurité nationale, ni la sécurité de tiers n’est en cause. Le chef de l'Etat s'est encore révélé absent et vil. Ayrault, son collaborateur auto-proclamé "déterminé et "serein", s'avère tout aussi défaillant et veule.
   
Qui empêchait l'exécutif de rappeller les principes fondamentaux des droits de la défense plutôt que de consacrer la dictature des juges par son silence. Un pouvoir de gauche donneur de leçons ne peut s'autoriser aucune déviance, aucun égarement. Au lieu de cela, la gauche détentrice de tous les pouvoirs a cru pouvoir s'abandonner à ses vieux démons de l'époque mitterrandienne, bafouant le droit pour de vulgaires calculs politiques immédiats. Les socialistes ont sacrifié la défense des libertés publiques à leurs basses vengeances. Ce qui n'a pas empêché Harlem Désir de s'en prendre à la droite sur France Info. 

Mais la gauche paiera  au prix fort sa haine et ses renoncements

Les électeurs accorderont-ils à la gauche l'impunité dont parle Taubira ? En assumant des écoutes téléphoniques politiques sans le moindre état d’âme, la gauche se saborde. Lundi matin, Brice Hortefeux a souligné que les socialistes justifient la méfiance instinctive des citoyens envers la justice, et singulièrement l’enregistrement des conversations
Le hasard a bon dos
L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé que le gouvernement pourrait ne pas y être étranger.
"Est-ce un hasard quand la Garde des sceaux réunit l'ensemble des procureurs pour leur ordonner de faire directement remonter à elle tous les dossiers sensibles ? Est-ce un hasard quand on convoque le procureur général de Paris pour le remplacer par un socialiste ? Est-ce un hasard quand, à 15 jours d'un scrutin lourd et difficile pour la majorité, on envoie autant de boules puantes dans la même direction ? 
"Est-ce un hasard quand François Hollande, recevant des députés et évoquant Nicolas Sarkozy, dit : "Je sais très exactement ce qu'il fait" ?" (Brice Hortefeux (UMP)
Le boomerang a entamé son trajet retour
La gauche tend à la droite le bâton pour se faire battre le 30 mars. 
Elle va s'en saisir pour actionner un levier psychologique extrêmement puissant et protéger le justiciable des écarts des "juges rouges " ou des militants ordinaires. Une occasion inespérée de rasembler l’opposition contre un gouvernement visiblement malsain.

Le Nouvel Observateur affiche l'image la plus abjecte qui soit de la presse
Les salariés des Niel et Bergé stigmatisent leurs confrères qui ont fait montre de jugement, de sérénité et d'...indépendance, en  réagissant vivement au cynisme des propos d'un François Hollande grisé par le pouvoir à propos de Nicolas Sarkozy devant des députés respectables: "Ne vous inquiétez pas. Je le surveille. Je sais ce qu’il fait..." Le Nouvel Obs a hébergé l'auteur du "vrai-faux SMS" contre Sarkozy, Airy Routier.  Aujourd'hui dirigé par le veule Laurent Mouchard-Joffrin, l'hebdo a soutenu DSK, mais se félicite que Patrick Buisson puisse nuire à l'ex-président Sarkozy, quelle que soit la bassesse de la méthode. Les mauvaises manières d'Airy Routier ont donc toujours cours dans les sanisettes du Nouvel Obs.   

Le vent du soupçon soufflé par la gauche rabat déjà le boomerang sur l’Élysée. Gardien constitutionnel supposé de l’indépendance de la justice, le chef de l’État est contraint de dominer sa lâcheté, et au train où vont désormais les condamnations par les acteurs politiques sains et les avocats offensés, Hollande ne pourra pas faire le mort indéfiniment.

La semaine qui s’annonce devrait être éprouvante pour cet exécutif.

mercredi 6 novembre 2013

Taxe à 75% sur les clubs de foot: encore une vraie-fausse promesse de Hollande aux clubs de foot

Illégitimité d'un président élu sur des mensonges 

Le  futur président socialiste avait
 fait une promesse sans frais aux présidents de clubs de football professionnels


dans un hôtel parisien où il était invité à dîner.  
Ses propos tenus à la légère sur la taxe à 75% pendant la campagne le rattrappent et le taclent. 

Le 31 janvier 2012, le futur président de la République n'était pas à une promesse près: tout oral qu'il fut, cet engagement fut saisi par une caméra :
"Les temps sont durs. Mais je vous promets qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôt sur les clubs sportifs. C’est déjà un engagement"
VOIR et ENTENDRE la promesse d'ivrogne qui vaut un carton rouge au président rose:

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Quelques jours plus tard, le candidat socialiste annonce la mise en place d'une taxe à 75% 

Cet "engagement" de Hollande sera de courte durée.
 
Le 27 février 2013, le renégat annonce froidement qu'il taxera les revenus supérieurs à 1 million d'euros par an. 
Dernier épisode, le jeudi 31 octobre quand François Hollande reçoit les dirigeants du football à l’Elysée et récidive, leur confirmant que les clubs seront bien assujettis à la taxe à 75%. 
La presse aux ordres considère que l'opposition s'empare du sujet pour s'en prendre à un président vertueux et que la polémique n'a pas lieu d'être sur ce reniement. Non plus que sur aucun autre.

La main gauche du président ignore ce que sa main droite a fait.
Cela peut-il durer encore longtemps? L'irresponsabilité du président pose question. Il y a tromperie sur la marchandise...


mercredi 16 octobre 2013

Primaire socialiste à Marseille: les candidats se déchirent

La candidate PS à la primaire de Marseille dénonce un front anti-Ghali. 

Son rival, Patrick Mennucci, a reçu le soutien du président de la communauté urbaine, 

Laurel et Hardy sur le Vieux-Port
Eugène Caselli (ci-contre à droite), battu dimanche lors de la primaire socialiste.

La guerre s'envenime entre les deux finalistes à quatre jours de l'élection du candidat PS à la mairie de Marseille. La sénatrice socialiste Samia Ghali, qui avait appelé l'armée à la rescousse dans la cité phocéenne, est arrivée en tête du 1er tour de la primaire pour la municipale à Marseille, éliminant la ministre et préférée de Ayrault, MA Carlotti. En termes de notoriété, les enquêtes d'opinion locales plaçaient Carlotti, Ghali et Mennucci à égalité, avec un avantage toutefois à la ...ministre: les "instituts" se sont donc encore plantés.
D'origine algérienne, la maire des 15e et 16e arrondissements avait demandé à Harlem Désir, le premier secrétaire désigné du PS, de mettre en oeuvre ces primaires comme mode de désignation du représentant du Parti socialiste..


Le PS met des limites à la diversité et à la parité
Bien qu'arrivée en tête de la primaire socialiste à Marseille dimanche avec 25,25% des voix, Samia Ghali est abandonnée par les bien-pensants socialistes face à son rival Patrick Mennucci, deuxième avec 20,65% de voix. Soutenu dans cette mascarade par MA. Carlottila ministre battue des handicapés du gouvernement,  et Henri Jibrayel, syndicaliste des PTT d'origine libanaise et sous la menace d'une enquête judiciaire, Mennucci a finalement obtenu un appui inattendu d'Eugène Caselliarrivé quatrième du scrutin avec 16,57% des voix. Ce dernier, président de la communauté urbaine de Marseille, a officialisé son ralliement mercredi lors d'une conférence de presse commune avec Patrick Mennucci. 
VOIR et ENTENDRE Samia Ghali se présenter comme une rebelle face à l'"establishment" socialiste qui ne l'a jamais aidée:



Samia Ghali est désormais menacée par le report des voix au second tour
Elle avait déjà dénoncé mardi des "arrangements d'appareils", évoquant des «deals» entre Matignon et son rival «qui exécute les ordres (...) Si Eugène Caselli reçoit des coups de fils qui lui font oublier toutes ses querelles avec Patrick Mennucci, je considère que ça se passe à Matignon», avait déclaré la sénatrice des Bouches-du-Rhône.



Ghali à Mennucci: "Tu es le candidat de Paris, de Matignon"

Samia Ghali est de nouveau passée à l'attaque mercredi, lors d'un débat musclé l'opposant à Patrick Mennucci sur France Bleu Provence. La benjamine du scrutin a de nouveau accusé Matignon de tirer les ficelles de cette primaire, évoquant "des petits arrangements entre amis (...) Si Eugène l'a rejoint, c'est tout simplement parce que Matignon le lui a demandé. Il a eu des coups de fil (...), c'est la distribution des postes", a-t-elle martelé. "Tu es le candidat de Paris, de Matignon", a encore lancé la maire des 15e et 16e arrondissement de la ville, ironisant sur son "beau programme en papier fait par des technocrates".
VOIR et ENTENDRE le débat des deux socialistes à couteaux tirés, le 16 octobre:

 

Mais le député des Bouches-du-Rhône a préféré lui opposer le rassemblement du parti.
"Je n'ai qu'un adversaire, c'est Jean-Claude Gaudin [sénateur-maire UMP de Marseille depuis deux mandats], a-t-il affirmé dès le début du débat. "Je ne ferai pas un affrontement avec Samia Ghali, comme on peut le faire avec l'UMP ou le Front national, a réagi le maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Je ne comprends pas cette façon de vouloir abaisser l'autre (...). Dans la primaire, il faut se respecter", a-t-il insisté, préférant esquiver les attaques de sa rivale.

Caselli a retourné sa veste

Eugène Caselli a fermement démenti les accusations de Samia Ghali.
"Jean-Marc Ayrault ne m'a pas appelé, c'est moi qui ai appelé son cabinet pour faire part de mon choix", a-t-il indiqué. Durant les débats du premier tour de la primaire, il avait eu de vifs échanges avec Mennucci. "Il faut faire un choix, et Patrick Mennucci, des deux candidats qui restent en lice, est celui qui peut battre Jean-Claude Gaudin, qui peut être maire de Marseille", a déclaré le président de la communauté urbaine de Marseille.
VOIR et ENTENDRE le Gégène Caselli d'avant le 1er tour, au cours d'un reportage précis de LCI dans l'entre-deux tours:


La Provence a écrit qu'
Eugène Caselli aurait lancé: "Mennucci ne sera jamais maire de Marseille" 
et la Haute Autorité (HAP) a lancé un avertissement pour éviter d'autres dérapages. Me Jean-Pierre Mignard a demandé si la citation était exacte. Réponse positive du directeur de campagne d’Eugène Caselli ajoutant être lui-même "victime d’attaques violentes, par écrit, sur sa gestion, émanant de Monsieur Patrick Mennucci".
"C’est la preuve d’une entente contre-nature, dénonce Franck Dumontel. Soit Eugène Caselli se renie, soit c’est un accord d’appareil et d’intérêt", souligne F. Dumontel.

Seul Christophe Masse, arrivé cinquième du premier tour 
n'a pas donné de consignes de vote. 
Avec 14,29% des voix, il a annoncé mardi qu'il laisse "le libre choix" à ses électeurs pour le second tour du scrutin dimanche. "Je n'ai rien à négocier, ce n'est pas ma méthode et ma façon d'être (...). Samia Ghali ou Patrick Mennucci, le vainqueur pourra compter sur moi et devra aussi compter avec moi à l'issue de la primaire", a écrit le vice-président du Conseil Général dans un communiqué, appelant au rassemblement "pour apporter le changement".

Le chef de file des députés socialistes,
Bruno le Roux, a choisi d'apporter son soutien à Patrick Mennucci mercredi, estimant qu'il était "le meilleur candidat" pour Marseille. Interrogé par ITELE sur les primaires ouvertes, l'élu de Seine-Saint-Denis a déclaré que "Mennucci est un député du groupe qui fait du bon travail".

Le candidat officiel aurait une confortable avance

A eux quatre,
Mennucci, Carlotti, Jibrayel et Caselli totalisent 61% des suffrages exprimés lors du premier tour de la primaire.