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lundi 7 avril 2014

Marseille: la communauté urbaine repasse sous présidence UMP

Marseille ne sera plus financièrement asphyxiée par la gauche

Le triomphe du maire sortant de Marseille Jean-Claude Gaudin aux municipales s'étend à l'intercommunalité.

Une large victoire du député Guy Teissier a ramené la présidence de la communauté urbaine de Marseille à l'UMP lundiRavie de justesse par le socialiste Eugène Caselli, elle est revenue au maire du 5e secteur (9e-10e arrondissements) par 90 voix, contre 31 à son adversaire Michel Illac, maire sans étiquette d'Ensuès-la-Redonne, qui faisait partie des élus hostiles à la métropole qui verra le jour au 1er janvier 2016. Seize nuls ont été comptabilisés. Labsence du socialiste Patrick Mennucci a été très remarquée dans l'hémicycle.  Après l'avoir stigmaisée pour un soi-disant immoblisme, il a été largement déjugé par les électeurs, échouant ainsi à reprendre à la majorité de droite la seconde ville de France  en plein essor.

La droite ramène dans son giron le puissant levier de l'intercommunalité
Ses larges compétences s'étendent du développement économique aux transports en passant par l'urbanisme, la distribution de l'eau ou le traitement des déchets aux mains du frère de Jean-Noël Guérini et de FO. 
L'élection de Guy Teissier, 69 ans, met fin à un épisode de "gouvernance partagée" inauguré par la victoire  de la gauche en 2008 grâce au système électoral.

"Moment charnière"
"Ému, reconnaissant et impatient de (s)e mettre au travail", le nouveau président de Marseille Provence Métropole (MPM), saluant l'action de son prédécesseur "qui a su impulser un climat de confiance dans une configuration politique improbable", s'est réjoui d'être à la tête d'une "majorité franche et sans équivoque pour diriger cette institution".

Le député UMP a évoqué "un moment charnière avec la création de la métropole" Aix-Marseille, appelée à absorber MPM aux côtés de cinq autres communautés d'agglomération, un projet qui a suscité la fronde de 109 maires du département (sur 119). "J'y suis favorable, car nous devons unir nos forces dans un contexte de concurrence exacerbée (...), mais elle doit se garder de trop éloigner les pouvoirs de décision de ceux d'exécution. Dès lors, je conçois mon rôle comme celui d'un négociateur tenace des intérêts des habitants des 18 communes", a-t-il déclaré, annonçant la mise en place d'un "comité de pilotage". Guy Teissier a également promis de réduire ses indemnités et d'engager un audit sur les comptes.

La nouvelle assemblée compte 138 conseillers communautaires (contre 157 auparavant), élus pour six ans, pour la première fois au suffrage universel direct lors du scrutin des 23 et 30 mars. 
La ville de Marseille dispose à elle seule de 69 sièges, suivie de Marignane (14), La Ciotat (13) et Allauch (7). Dans les seules Bouches-du-Rhône, le PS a perdu le 7e secteur de Marseille, gagné par le FN, et Salon-de-Provence. Le PC a perdu Port-Saint-Louis-du-Rhône, au profit d'un divers gauche plutôt à droite et un bastion historique à Aubagne.

samedi 19 octobre 2013

Primaires PS : Mennucci accuse Ghali d'être la candidate du "système Guérini"

L'ex-directeur de campagne de Guérini fait monter la pression à Marseille 

Le député P. Mennucci a accusé sa rivale 
d'être la "candidate du système" Jean-Noël Guérini à la primaire PS 

Les primaires du PS à Marseille
font voler en éclats
le "pacte national" de Valls
En dernière minute vendredi 18 octobre et pour la première fois, le candidat de Matignon pour les municipales à Marseille a clairement pointé les liens, réels ou supposés, entre la sénatrice Samia Ghali et le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône.  

"Il vaut mieux avoir le Premier ministre au téléphone que Guérini en permanence"
, a lancé le député sur RMC, affirmant que son adversaire est "manifestement la candidate de ce système". Après un débat houleux jeudi, Patrick Mennucci, qui jusqu'à présent avait choisi de concentrer son discours sur son programme, a musclé vendredi matin son propos après les accusations de la sénatrice lui reprochant d'être "le candidat de l'appareil" socialiste et de Matignon.

Samia Ghali affirmait notamment que le ralliement à Mennucci d'Eugène Caselli, défait au 1er tour, avait été dicté par un coup de téléphone du Premier ministre. Jusqu'à présent, Mennucci s'était contenté de demander l'exclusion du PS de Jean-Noël Guérini, mis en examen dans une enquête sur des marchés publics présumés frauduleux, et avait appelé les électeurs à "tourner la page" de ce "système" en votant Mennucci.

Or, pour mémoire,   le député PS fut  le directeur de campagne de… Jean-Noël Guérini en 2008, après avoir été celui de Ségolène Royal pendant la dernière présidentielle.

De son côté, Samia Ghali a répété vendredi sur RTL que Matignon a choisi Patrick Mennucci comme candidat pour la primaire.
 
Dans l'hypothèse de sa défaite dimanche, elle a refusé de dire si elle s'alignerait sur la Rue de Solférino pour affronter le sénateur-maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin

Vendredi matin, Mennucci a répliqué que les trois candidats défaits au 1er tour avaient choisi de le soutenir, car ils désapprouvent l'opposition de la sénatrice au projet de Métropole marseillaise.
Arrivé cinquième sur six avec 15% des voix, Christophe Masse a laissé aux électeurs socialistes la liberté de leur choix et ne participe pas au massacre.

"Ceux qui étaient candidats à la primaire ont estimé que sur la question de la création de la Métropole, Samia Ghali y est opposée, j'y suis favorable. Ils ne peuvent pas soutenir quelqu'un qui, juste pour complaire aux petites communes autour de Marseille - parce qu'elle sera candidate au Sénat- s'oppose au développement de Marseille" a lâché le candidat de l'Elysée, méprisant des communes avoisinantesSur 90, 72 de leurs maires, hors ceux de la communauté urbaine de Marseille, ne veulent pas entendre parler de cette nouvelle organisation. 

"C'est tout à fait normal que M. Caselli, Mme (Marie-Arlette) Carlotti et M. (Henri) Jibrayel m'aient apporté leur soutien. Il n'y a la main de personne là-dedans", a affirmé Mennucci, confiant en son succès.

mercredi 16 octobre 2013

Primaire socialiste à Marseille: les candidats se déchirent

La candidate PS à la primaire de Marseille dénonce un front anti-Ghali. 

Son rival, Patrick Mennucci, a reçu le soutien du président de la communauté urbaine, 

Laurel et Hardy sur le Vieux-Port
Eugène Caselli (ci-contre à droite), battu dimanche lors de la primaire socialiste.

La guerre s'envenime entre les deux finalistes à quatre jours de l'élection du candidat PS à la mairie de Marseille. La sénatrice socialiste Samia Ghali, qui avait appelé l'armée à la rescousse dans la cité phocéenne, est arrivée en tête du 1er tour de la primaire pour la municipale à Marseille, éliminant la ministre et préférée de Ayrault, MA Carlotti. En termes de notoriété, les enquêtes d'opinion locales plaçaient Carlotti, Ghali et Mennucci à égalité, avec un avantage toutefois à la ...ministre: les "instituts" se sont donc encore plantés.
D'origine algérienne, la maire des 15e et 16e arrondissements avait demandé à Harlem Désir, le premier secrétaire désigné du PS, de mettre en oeuvre ces primaires comme mode de désignation du représentant du Parti socialiste..


Le PS met des limites à la diversité et à la parité
Bien qu'arrivée en tête de la primaire socialiste à Marseille dimanche avec 25,25% des voix, Samia Ghali est abandonnée par les bien-pensants socialistes face à son rival Patrick Mennucci, deuxième avec 20,65% de voix. Soutenu dans cette mascarade par MA. Carlottila ministre battue des handicapés du gouvernement,  et Henri Jibrayel, syndicaliste des PTT d'origine libanaise et sous la menace d'une enquête judiciaire, Mennucci a finalement obtenu un appui inattendu d'Eugène Caselliarrivé quatrième du scrutin avec 16,57% des voix. Ce dernier, président de la communauté urbaine de Marseille, a officialisé son ralliement mercredi lors d'une conférence de presse commune avec Patrick Mennucci. 
VOIR et ENTENDRE Samia Ghali se présenter comme une rebelle face à l'"establishment" socialiste qui ne l'a jamais aidée:



Samia Ghali est désormais menacée par le report des voix au second tour
Elle avait déjà dénoncé mardi des "arrangements d'appareils", évoquant des «deals» entre Matignon et son rival «qui exécute les ordres (...) Si Eugène Caselli reçoit des coups de fils qui lui font oublier toutes ses querelles avec Patrick Mennucci, je considère que ça se passe à Matignon», avait déclaré la sénatrice des Bouches-du-Rhône.



Ghali à Mennucci: "Tu es le candidat de Paris, de Matignon"

Samia Ghali est de nouveau passée à l'attaque mercredi, lors d'un débat musclé l'opposant à Patrick Mennucci sur France Bleu Provence. La benjamine du scrutin a de nouveau accusé Matignon de tirer les ficelles de cette primaire, évoquant "des petits arrangements entre amis (...) Si Eugène l'a rejoint, c'est tout simplement parce que Matignon le lui a demandé. Il a eu des coups de fil (...), c'est la distribution des postes", a-t-elle martelé. "Tu es le candidat de Paris, de Matignon", a encore lancé la maire des 15e et 16e arrondissement de la ville, ironisant sur son "beau programme en papier fait par des technocrates".
VOIR et ENTENDRE le débat des deux socialistes à couteaux tirés, le 16 octobre:

 

Mais le député des Bouches-du-Rhône a préféré lui opposer le rassemblement du parti.
"Je n'ai qu'un adversaire, c'est Jean-Claude Gaudin [sénateur-maire UMP de Marseille depuis deux mandats], a-t-il affirmé dès le début du débat. "Je ne ferai pas un affrontement avec Samia Ghali, comme on peut le faire avec l'UMP ou le Front national, a réagi le maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Je ne comprends pas cette façon de vouloir abaisser l'autre (...). Dans la primaire, il faut se respecter", a-t-il insisté, préférant esquiver les attaques de sa rivale.

Caselli a retourné sa veste

Eugène Caselli a fermement démenti les accusations de Samia Ghali.
"Jean-Marc Ayrault ne m'a pas appelé, c'est moi qui ai appelé son cabinet pour faire part de mon choix", a-t-il indiqué. Durant les débats du premier tour de la primaire, il avait eu de vifs échanges avec Mennucci. "Il faut faire un choix, et Patrick Mennucci, des deux candidats qui restent en lice, est celui qui peut battre Jean-Claude Gaudin, qui peut être maire de Marseille", a déclaré le président de la communauté urbaine de Marseille.
VOIR et ENTENDRE le Gégène Caselli d'avant le 1er tour, au cours d'un reportage précis de LCI dans l'entre-deux tours:


La Provence a écrit qu'
Eugène Caselli aurait lancé: "Mennucci ne sera jamais maire de Marseille" 
et la Haute Autorité (HAP) a lancé un avertissement pour éviter d'autres dérapages. Me Jean-Pierre Mignard a demandé si la citation était exacte. Réponse positive du directeur de campagne d’Eugène Caselli ajoutant être lui-même "victime d’attaques violentes, par écrit, sur sa gestion, émanant de Monsieur Patrick Mennucci".
"C’est la preuve d’une entente contre-nature, dénonce Franck Dumontel. Soit Eugène Caselli se renie, soit c’est un accord d’appareil et d’intérêt", souligne F. Dumontel.

Seul Christophe Masse, arrivé cinquième du premier tour 
n'a pas donné de consignes de vote. 
Avec 14,29% des voix, il a annoncé mardi qu'il laisse "le libre choix" à ses électeurs pour le second tour du scrutin dimanche. "Je n'ai rien à négocier, ce n'est pas ma méthode et ma façon d'être (...). Samia Ghali ou Patrick Mennucci, le vainqueur pourra compter sur moi et devra aussi compter avec moi à l'issue de la primaire", a écrit le vice-président du Conseil Général dans un communiqué, appelant au rassemblement "pour apporter le changement".

Le chef de file des députés socialistes,
Bruno le Roux, a choisi d'apporter son soutien à Patrick Mennucci mercredi, estimant qu'il était "le meilleur candidat" pour Marseille. Interrogé par ITELE sur les primaires ouvertes, l'élu de Seine-Saint-Denis a déclaré que "Mennucci est un député du groupe qui fait du bon travail".

Le candidat officiel aurait une confortable avance

A eux quatre,
Mennucci, Carlotti, Jibrayel et Caselli totalisent 61% des suffrages exprimés lors du premier tour de la primaire.


mercredi 8 mai 2013

Le MoDem, victime du sectarisme hégémonique du PS à Aix et Marseille

Le MoDem s'est fait exclure des primaires PS aux municipales d'Aix et Marseille
Bennahmias, Grosjean "comme derrière"


MoDem et Front de gauche
dans le même mépris 
des démocrates du PS




Cocus et pas contents, les amis de Bayrou

Les responsables du MoDem de Marseille ont qualifié vendredi de "totalement irrationnelle" la décision des instances locales du Parti socialiste (PS) de refuser leur participation aux primaires citoyennes de l' "opposition" organisées pour les prochaines municipales à Aix-en-Provence et Marseille.

L'ingrat PS a tenté de justifier son sectarisme
Selon ces républicains, le MoDem "n'est pas classifié parmi les partis de gauche". 
Or, à Marseille, le MoDem est représenté par son aile gauche et notamment par l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias et par le secrétaire général adjoint du mouvement, Christophe Madrolle, qui ont tous deux appelé à voter François Hollande et soutenu les candidats de la majorité présidentielle aux législatives. Bennahmias a même créé un réseau destiné à fédérer les militants et élus démocrates dans la majorité présidentielle.

"Aux dernières municipales [en 2008], on avait fusionné nos listes au second tour à Marseille, où on a participé à l'élection d'Eugène Caselli [PS] à la présidence de la Communauté urbaine. Et sur Aix-en-Provence, on avait présenté une liste commune PS-MoDem", souligne Jean-Luc Bennahmias
Pour Christophe Madrolle, "Solférino" est apeuré par "un risque de scission de son aile gauche", sous la pression du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon.


Le double jeu socialiste

Marielle de Sarnez
se néglige-t-elle ?
"En dehors de Rebsamen à Dijon, Destot à Grenoble et Collomb à Lyon, le PS a du mal à assumer sa liaison avec le MoDem", souligne Bennahmias, pour qui le parti a "peur de sa droite, de sa gauche, et a, à la fin, peur de lui-même".

Candidat aux primaires, le socialiste Eugène Caselli accepte mais dit regretter la décision de son parti.
Il souligne "la loyauté et la compétence" des élus du MoDem qui à Marseille sont "porteurs de valeurs républicaines et d'ouverture [qu'il] partage". 
Autre faux-cul, le président du groupe PS de la ville de Marseille, Christophe Masse, a également exprimé sa "surprise" en soulignant que les élus MoDem font "partie intégrante du groupe d'opposition et se comportent comme de vrais alliés du PS".

Les parias de la gauche
"Malgré cette décision totalement irrationnelle, pour ne pas dire plus, nous allons prendre notre part dans le débat des primaires en amenant des propositions innovantes pour les Marseillais", assure le MoDem.

Il manque une prise de position courageuse de Bayrou.