POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Hortefeux Brice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hortefeux Brice. Afficher tous les articles

mardi 20 mars 2018

Après dix ans, dont cinq d'instruction, Sarkozy est mis en garde à vue, ce jour

Cette nouvelle opération médiatico-judiciaire vise à salir Sarkozy et sa victoire de 2007

La campagne présidentielle qui amorça le déclin du Parti socialiste a-t-elle profité d'un financements libyen ?
 
L'ex-chef de l'Etat a été placé en garde à vue mardi, à Nanterre, près de Paris, après cinq années de mise en sommeil, une première dans ce dossier qui n'avait donné lieu qu'à des auditions

Comme il en avait été informé il y a une semaine, l'ancien président est entendu depuis mardi matin par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), un service de la Direction centrale de la Police judiciaire créé par décret le 25 octobre 2013, a indiqué "une source proche de l'enquête", confirmant une information du journal Le Monde et du site révolutionnaire trotskiste Mediapart, également très proches de l'enquête.
Ce service est placé sous la tutelle politique du ministère de l'Intérieur, en la personne du commissaire divisionnaire Thomas de Ricolfis, 52 ans. Ce service gouvernemental  de police est en charge des affaires d’argent particulièrement sensibles ou complexes : les emplois familiaux de Bruno Le Roux, François Fillon et Michel Mercier, les dossiers Business France (agence dont Muriel Pénicaud fut la directrice générale de janvier 2015 à mai 2017, laquelle est au centre d'une enquête préliminaire, ouverte par le Parquet de Paris, concernant l’organisation d'une soirée de promotion des start-up françaises à l’hôtel The Linq, organisée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, à Las Vegas le 6 janvier 2016, lors du Consumer Electronics Show (CES), dont l'organisation a été confiée à Havas, sans appel d'offres, ce qui est contraire à la loi, et qui est soupçonnée d'avoir été le prétexte pour une levée de fonds au profit de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. En juillet 2017 une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme a été confiée au juge Renaud Van Ruymbeke), Bygmalion, Dassault, Balkany, Dieudonné, Campion,
l’enquête sur un
éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, la vente de sous-marins Scorpène au Brésil (contrat de 6,7 milliards d'euros cinq sous-marins au pays d'Amérique Latine, conclu en septembre 2009 par DCNS au Brésil : depuis octobre 2016, anticipant la campagne présidentielle de 2017, les magistrats du PNF aimeraient découvrir des pots de vin en marge de ce contrat et susceptibles d'avoir aussi fait l'objet de rétro-commissions), plusieurs scandales de corruption dans le sport (citons les investigations sur l'attribution des Jeux Olympiques de 2016 au Brésil : à l'époque, la France a vivement soutenu la candidature du pays d'Amérique Latine opposé au Japon. "Or, l'attribution de l'organisation des jeux au Brésil s'est faite au même moment que la signature du contrat d'armement", accuse Le Parisien), les assistants parlementaires du MoDem et du Front national, etc...
Au total, 
environ 350 enquêtes occupent en ce moment les 83 policiers, gendarmes et agents de l'OCLCIFF, dont une bonne partie sont très médiatisées. Pas étonnant que la corbeille à papier du commissaire déborde de journaux.
A l'issue de cette garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, Nicolas Sarkozy peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement. Dans cinq ans ?

Un très proche, qui fut son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est pour sa part entendu en audition libre, sans mise en garde à vue, plus infamante et médiatiquement malveillante, selon "une source proche du dossier".

La résurgence fracassante d'un dossier touffu

AFP / Sabrina BLANCHARDNicolas Sarkozy et les affaires judiciaires


Les juges du pôle financier (PNF) s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien chef de l'Etat libyen Mouammar Kadhafi. 
D'anciens responsables lybiens, vindicatifs, suite à l'engagement français en Lybie, et le sulfureux intermédiaire franco-libanais druzze Ziad Takkiedine, ci-contre, condamné à plusieurs reprises  notamment pour abandon de famille (deux mois ferme), pour diffamation en 2014 pour avoir accusé l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant d'avoir touché de l'argent en marge de la libération des infirmières bulgares de leur prison libyenne, le 30 mai 2016 à une amende douanière de 375.000 euros pour n'avoir pas déclaré 1,5 million d'euros en liquide, en 2011 à l'aéroport parisien du Bourget - ont distillé la thèse de versements au profit présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy. 
Sur BFMTV, le 27 mars 2012, Ziad Takieddine annonça  qu'il voterait François Hollande à l'élection présidentielle de 2012.

D'autres responsables de ce pays les ont d'ailleurs démentis
et l'ancien chef de l'Etat a toujours rejeté ces accusations.

L'enquête a été élargie en janvier à des faits présumés de "financement illégal de campagne électorale", a indiqué "une autre source proche du dossier," alors qu'elle avait été ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, laquelle a probablement conduit les juges à une impasse. En septembre 2017, les policiers anti-corruption de l'OCLCIFF - qui ne craignent pas les soupçons d'amalgames et donc d'analogie fallacieuse à portée de disqualification - avaient remis aux juges un rapport qui pointait la circulation d'espèces dans l'entourage de Sarkozy durant la campagne 2007. Ce midi, sur BFMTV, Sarah-Lou Cohen, chef d'un service police-justice, glissait même dans son récit  que Sarkozy réceptionnait les "valises" de billets...

Interrogés par les enquêteurs, Eric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle, et son adjoint chargé de la distribution des enveloppes, Vincent Talvas, ont répondu que l'argent provenait de dons anonymes, pour un montant global entre 30.000 et 35.000 euros. 

C'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours...
Une justification aussitôt contestée au cours d'autres auditions, dont celle de "la personne" - la stagiaire ? - chargée du courrier reçu à l'UMP durant cette campagne présidentielle, qui a déclaré n'avoir "jamais vu de courrier arrivant qui contenait des espèces". 

L'affaire a éclaté en 2012 après une publication d'un site révolutionnaire.
Ce site d'information trotskiste, Mediapart, produisait une note qu'il attribuait à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, laissant penser à un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Dans ce dossier, l'ex-secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant était mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Rien que ça !...

Dix plus tard, les magistrats cherchent toujours à établir un lien entre l'affaire et un virement de 500.000 euros perçu  d'une société d'un avocat malaisien par C. Guéant, en mars 2008. Il a toujours expliqu qu'il s'agit du fruit de la vente de deux tableaux.

L'enquête avait déjà connu une accélération en novembre 2016.
Mediapart avait alors relancé l'affaire avec des déclarations fracassantes de Ziad Takieddine, qui assurait - sur l'honneur et "les yeux dans les yeux" -  avoir remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et à son directeur de cabinet Claude Guéant - qui ont  démenti -, trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.

La fable des trois valises avec 5 millions d'euros a grossi à 50 millions.
L'avocat de Claude Guéant a souligné ce mardi que l'ancien président "aurait pu tout à fait être entendu sous le régime de l'audition libre""Il n'y a pas d'élément dans le dossier qui justifie aujourd'hui une telle mesure spectaculaire de garde à vue. 
Après cinq ans d'enquête, on n'arrive toujours pas à prouver qu'un seul centime d'argent libyen a été versé à Nicolas Sarkozy", a également observé son avocat Philippe Bouchez El Ghozi.

Les juges s'interrogent également sur la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes)
Il ne s'agit pas de celle des Hollande-Royal. Celle incriminée, estimée à environ 10 millions d'euros, était la propriété d'un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien argentier du régime.
Les enquêteurs sont encore animés par des soupçons. Ils se portent cette fois sur l'homme d'affaires Alexandre Djouhri qui aurait pu être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et qui se serait entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d'achat "très surévalué".
Actuellement en exil, B. Saleh, que la justice française souhaite interroger dans le cadre de cette affaire, a été blessé par balles fin février en Afrique du Sud. Il est visé par un mandat d'arrêt international.

Quant à Alexandre Djouhri, il a été arrêté en janvier à Londres en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française et incarcéré. Souffrant de problèmes cardiaques, il est hospitalisé depuis une dizaine de jours à Londres, selon une source proche de l'enquête.

lundi 10 mars 2014

Un traitement de l'affaire des écoutes téléphoniques à la honte de Hollande et de sa presse

Écoutes dites de Sarkozy : pourquoi cette affaire pourrait se retourner contre le gouvernement

"L’ancien chef de l’État cherche à se glisser dans la peau de la victime, un rôle où il excelle"
tel est le commentaire du chroniqueur du Nouvel Observateur, Olivier Picard, parce que Nicolas Sarkozy est réapparu décontracté en public, à Nice, ce lundi 10 mars, et bien qu'il soit resté muet pendant toute une semaine chargée en affaires judiciaires. Et toujours parce qu'il est "indépendant", le journaliste considère aussi que "ce n’était pas à Cannes, seulement à Nice, mais il y a fait, une fois encore, son meilleur numéro d’acteur: celui de la victime. Sur du velours." Plus indépendant, on imagine mal en effet de la part d'un décrypteur vertueux. 
Mais le site de l'hebdomadaire socialiste des hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (YSL) et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du journal Le Monde, admet tout de même que les media avaient quelque peu zappé l'ancien président, évitant soigneusement de lui dérouler le tapis rouge dès dimanche en présentant comme un acte de courage le maintien de sa participation à l’inauguration de l’institut Claude Pompidou contre la maladie d’Alzheimer. Un oubli de circonstance... 
L'honnête chroniqueur du Nouvel Obs prévoit aussi que "le gouvernement et Christiane Taubira, désormais sur la défensive, pourraient connaître un retour de manivelle. L'affaire "Sarkozy" tourne au vinaigre pour l'exécutif et pourrait devenir "l'affaire Taubira", alors l'hebdo commence à virer.

La gauche s'est reniée

La gauche haineuse est maintenant face à ses turpitudes et réalise depuis ce weekend que celui qu'ils présentent comme "l’homme qui rêve d’une revanche contre François Hollande en 2017" est simplement dans son bon droit. Les opposants revenus au pouvoir n'ont jamais quitté les affaires après 20 ans d'aigreurs, d'invectives et de haines, se sont laissés aveugler par l'arrogance et l'euphorie, "jusqu’à l’erreur de jugement et la faute de stratégie", selon Picard. Une faute qui devrait être mortelle en démocratie.

Pendant 48 heures persuadés de l’effet désastreux d’un supposé trafic d’influence, ministres et dirigeants de la majorité, ont en effet justifié sans ciller les écoutes téléphoniques d’un ancien chef de l’État. Leur absence de tout sens moral a également faussé leur jugement sur la violation du secret professionnel des avocats, un principe aussi sacré que le secret des sources des journalistes. 

Pendant 48 heures, à l’instar de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale,
ils ont déployé la rhétorique de l’homme normal (le citoyen Sarkozy), redevenu un Français parmi les Français, et ils n'ont pas craint d'approuver des méthodes d’enquête extrêmes qui n’honorent aucune démocratie.

Et pour achever de déconsidérer la majorité présidentielle, Christiane Taubira a lâchement contourné le fond du problème, balayant l'indignation des avocats et les justiciables français dans un même revers de manche. Inconsciente et supérieure, ce lundi midi sur France Info, la garde des Sceaux a détourné leurs protestations de principes, au motif que les droits de la défense ne peuvent tolérer aucune "impunité", aucune immunité, pour ceux qui l’incarnent. Une déformation démagogique de l'émotion des avocats outragés qui ne réclament nullement pour eux une impunité que la polémiste imagine dans sa pauvre tête.  

La ministre fait du tort à la gauche entière et pour longtemps  
En tenant un tel raisonnement procédurier hors sujet, Taubira s’est retranchée dans la mauvaise foi avec le cynisme froid des pouvoirs sans scrupules. En invoquant les nécessités supposées d’instruction en longueur visiblement prétexte à toutes sortes de contraventions au droit, la ministre du président vertueux s'est reniée en banalisant des pratiques inappropriées et transgressives contre lesquelles elle s’est toujours élevée ? Un aveu de culpabilité et de panique.

On paie toujours le prix de ses renoncements
La gauche a renié ses valeurs présumées avec désinvolture. On a attendu -mais en vain- qu’une voix s’élève pour regretter l’espionnage téléphonique illégal d’un ancien président de la République dans une investigation où ni la sécurité nationale, ni la sécurité de tiers n’est en cause. Le chef de l'Etat s'est encore révélé absent et vil. Ayrault, son collaborateur auto-proclamé "déterminé et "serein", s'avère tout aussi défaillant et veule.
   
Qui empêchait l'exécutif de rappeller les principes fondamentaux des droits de la défense plutôt que de consacrer la dictature des juges par son silence. Un pouvoir de gauche donneur de leçons ne peut s'autoriser aucune déviance, aucun égarement. Au lieu de cela, la gauche détentrice de tous les pouvoirs a cru pouvoir s'abandonner à ses vieux démons de l'époque mitterrandienne, bafouant le droit pour de vulgaires calculs politiques immédiats. Les socialistes ont sacrifié la défense des libertés publiques à leurs basses vengeances. Ce qui n'a pas empêché Harlem Désir de s'en prendre à la droite sur France Info. 

Mais la gauche paiera  au prix fort sa haine et ses renoncements

Les électeurs accorderont-ils à la gauche l'impunité dont parle Taubira ? En assumant des écoutes téléphoniques politiques sans le moindre état d’âme, la gauche se saborde. Lundi matin, Brice Hortefeux a souligné que les socialistes justifient la méfiance instinctive des citoyens envers la justice, et singulièrement l’enregistrement des conversations
Le hasard a bon dos
L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé que le gouvernement pourrait ne pas y être étranger.
"Est-ce un hasard quand la Garde des sceaux réunit l'ensemble des procureurs pour leur ordonner de faire directement remonter à elle tous les dossiers sensibles ? Est-ce un hasard quand on convoque le procureur général de Paris pour le remplacer par un socialiste ? Est-ce un hasard quand, à 15 jours d'un scrutin lourd et difficile pour la majorité, on envoie autant de boules puantes dans la même direction ? 
"Est-ce un hasard quand François Hollande, recevant des députés et évoquant Nicolas Sarkozy, dit : "Je sais très exactement ce qu'il fait" ?" (Brice Hortefeux (UMP)
Le boomerang a entamé son trajet retour
La gauche tend à la droite le bâton pour se faire battre le 30 mars. 
Elle va s'en saisir pour actionner un levier psychologique extrêmement puissant et protéger le justiciable des écarts des "juges rouges " ou des militants ordinaires. Une occasion inespérée de rasembler l’opposition contre un gouvernement visiblement malsain.

Le Nouvel Observateur affiche l'image la plus abjecte qui soit de la presse
Les salariés des Niel et Bergé stigmatisent leurs confrères qui ont fait montre de jugement, de sérénité et d'...indépendance, en  réagissant vivement au cynisme des propos d'un François Hollande grisé par le pouvoir à propos de Nicolas Sarkozy devant des députés respectables: "Ne vous inquiétez pas. Je le surveille. Je sais ce qu’il fait..." Le Nouvel Obs a hébergé l'auteur du "vrai-faux SMS" contre Sarkozy, Airy Routier.  Aujourd'hui dirigé par le veule Laurent Mouchard-Joffrin, l'hebdo a soutenu DSK, mais se félicite que Patrick Buisson puisse nuire à l'ex-président Sarkozy, quelle que soit la bassesse de la méthode. Les mauvaises manières d'Airy Routier ont donc toujours cours dans les sanisettes du Nouvel Obs.   

Le vent du soupçon soufflé par la gauche rabat déjà le boomerang sur l’Élysée. Gardien constitutionnel supposé de l’indépendance de la justice, le chef de l’État est contraint de dominer sa lâcheté, et au train où vont désormais les condamnations par les acteurs politiques sains et les avocats offensés, Hollande ne pourra pas faire le mort indéfiniment.

La semaine qui s’annonce devrait être éprouvante pour cet exécutif.

mardi 1 janvier 2013

Saint-Sylvestre: Valls a 1193 véhicules incendiés à son actif

Valls, le ministre qui  peut dénombrer les voitures calcinées


1193 véhicules incendiés 



Dont 344 par ...propagation: surréaliste, non ? 
Faut-il les retrancher et dire aux propriétaires que c'est la faute à pas de chance ? br>Lors d'un point presse organisé le 1er janvier en fin au ministère de l'Intérieur, Manuel Valls a donné le chiffre des voitures et deux-roues incendiés, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre et "comptabilisés en fin d'après-midi": il en reste à venir... 

Comment positiver un échec
Un "exercice de vérité", a commenté le locataire de la place Beauvau, bien que l'annonce de ce comptage ait fait polémique ces derniers jours

En revanche, le ministre n'a pas communiqué les chiffres de l'an dernier
Il se justifie évidemment. Valls estime qu'ils étaient trop "fluctuants".Le précédent gouvernement avait jugé que les bilans pouvaient devenir des objectifs à dépasser et se refusait à susciter une surenchère malsaine. A partir de quoi, il peut donc sainement exprimer son sentiment qu'il n'y avait "pas d'évolution notable concernant ces incendies". 

Brice Hortefeux est critique de la publication d'un bilan

Sur BFMTV, Brice Hortefeux a expliqué comment Manu Valls  a "tort" de rendre public le nombre de véhicules brûlés, rappelant avoir de son côté "décidé de ne pas alimenter un championnat stupide".

Manuel Valls, qui a pris le risque de ce qu'il appelle la "transparence", a cédé à la tentation d'une comparaison hasardeuse, puisqu'ancienne. Il a rappelé que les "derniers chiffres publiés sont ceux du 31 décembre 2009", quand 1147 véhicules avaient été incendiés, selon un bilan officiel vieux de trois ans.
VOIR et ENTENDRE (lien i-tele qui accorde l'exclusivité à Dailymotion: mafia ?Manuel Valls soutenir - pendant 18 minutes, avec une élocution particulièrement laborieuse - qu' "il n'y a pas eu d'évolution notable":


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Un comptage raffiné que les Français n'avaient qu'une hâte de connaître


Le changement ? 
339 interpellations, 
contre 290 l'an dernier


Quelque 83 véhicules brûlés en Seine-Saint-Denis
Le ministre de l'Intérieur a donné le détail des feux, ...par zones. 
En zone de police nationale, 907 véhicules ont été brûlés dont 267 par propagation.
Sur la zone de la préfecture de police de Paris, qui comprend la capitale et trois départements de la petite couronne, 209 véhicules ont été incendiés, dont 154 par propagation. Enfin, en zone de gendarmerie, 77 véhicules incendiés, dont 23 par propagation, ont été enregistrés.

Le Top 10 des zones sinistrées
Triste record, la Seine-Saint-Denis arrive en tête comme souvent avec 83 véhicules brûlés, devant le Haut-Rhin (72), le Bas-Rhin (70), le Nord (61), les Bouches-du-Rhône (51), le Rhône et le Val-de-Marne (49), le Val-d'Oise (48), et la Haute-Garonne (44).

Valls, tendu, sur le terrain,
à la St Sylvestre 2012, Paris 
L'ancien maire d'Evry (Essonne) a par ailleurs souligné que seuls deux véhicules avaient été incendiés dans sa circonscription. "Je dis cela pour éviter que vous posiez la question", a-t-il polémiqué lors de la conférence de presse, au risque en prenant les devants de trahir sa crainte de donner un mauvais signal dans l'opinion. 

En janvier 2011, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, chargé des questions de sécurité au PS, qualifia de "démonstration de force" le déploiement policier à l'occasion du réveillon du Nouvel an.


Le malheureux a été victime de l'explosion d'un ...gros mortier de pétard 
Car dans le Bas-Rhin, on manipule couramment de gros mortiers. Et de compter sur ses doigts quatre personnes blessées suite à la manipulation d'artifices ...interdits. 

Cet homme de 20 ans est mort mardi matin à l'hôpital de Strasbourg, où il avait été admis après avoir été atteint au visage peu après minuit par un mortier de pétard dont l'allumage a mal fonctionné, selon 
Gilbert Roth, le maire de Dorlisheim (commune de 2.500 habitants Bas-Rhin), où a eu lieu l'accident.
Parmi les blessés graves figurent un autre jeune Alsacien, hospitalisé à Colmar (Haut-Rhin) pour un accident similaire, qui se trouvait dans un état critique mardi soir, mais aussi un homme de 28 ans à Lens (Pas-de-Calais) et un homme de 43 ans dans les Charentes de Marie-Ségolène Royal



Dans la région de Strasbourg, les services spécialisés dans la chirurgie de la main ont dénombré une vingtaine d'interventions dues aux pétards.
Le ministre Valls a rendu hommage aux forces de l'ordre mobilisées lors du réveillon. 

Ils devaient être 50.000 mais, par un prompt renfort, ils se retrouvèrent 53.000 au final, tout compris: sapeurs pompiers, secouristes, etc. Mais l'escalade des chiffres ne s'est pas arrêtée là.



La magie de Beauvau ? 
Ceux qui étaient inclus se retrouvent exclus mais additionnés. "Plus de 53 000 policiers et gendarmes étaient engagés sur le terrain, avec beaucoup de sapeurs pompiers, secouristes, soit 65 000 personnes au total", a-t-il habilement calculé. 
Trois policiers et quatre gendarmes ont été légèrement blessés, a-t-il indiqué. Alors curieusement - quand ça l'arrange - Valls revient aux comparaisons avec 2011, estimant que ce bilan est comparable à celui de l'an dernier.

Le comptable est un apprenti Père Fouettard

Si peu d'affrontements ont été signalés, en dehors de ceux du quartier populaire du Neuhof à Strasbourg (PS, Bas-Rhin - cf. photo ci-contre) et à Mulhouse (UMP, Haut-Rhin), le nombre d'interpellations, lui, est en hausse : 339, contre 290 l'an dernier. 

Le secrétaire national de l'UMP à la sécurité Eric Ciotti a critiqué "une grossière entreprise de communication", soulignant que le ministre a avoué ne donner qu' "un bilan très partiel".

Quant à la présidente du FN Marine Le Pen, elle a dénoncé une "même incapacité à agir, avec des résultats aussi pitoyables que ceux des anciens ministres Hortefeux et Guéant". Le vice-président mouvement, Florian Philippot, ajoute sur BFMTV, que  "le laxisme est érigé en idéologie d'Etat, sous l'UMP ou le PS."

En janvier 2012, le Parti socialiste avait réclamé un rendez-vous au ministre de l'Intérieur 
Les socialistes dans l'opposition doutaient de la "véracité" du bilan du nouvel an en matière de sécurité. Brice Hortefeux avait fait état d'une nuit globalement calme, sans incident majeur, saluant la mobilisation des forces de l'ordre qui avaient procédé à 501 interpellations pendant la nuit.


Logique comptable

Mais alors pourquoi le PS mobilise-t-il plus de monde pour ne pas faire mieux ?

mardi 25 octobre 2011

La niche fiscale de ceux qui n’ont jamais été préfets, mais en touchent la retraite

Scandale: les vertueux du PS qui vont - peut-être - décevoir les militants

La presse aurait-elle encore auto-censuré ?

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet.
Parmi eux, Michel Vauzelle (à droite) et Michel Delebarre (à gauche).
C’est un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Mais ce scandale frappe d'autres administrations: ainsi, l'Education nationale paie-t-elle des enseignants qui n'ont jamais vu un seul élève les yeux dans les yeux, sans que la FSU s'en offusque, elle qui défile en hurlant contre des suppressions de postes
Lien PaSiDupes

Ces arrangements entre amis que les syndicats et la presse cachent soigneusement au citoyen coûtent cher au contribuable. Les débats en grandes pompes médiatiques des primaires socialistes ont-ils permis de débusquer les exploiteurs de la République des pauvres ?
Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à ce poste prestigieux, sans avoir jamais exercé la fonction.

Des députés et anciens ministres de François Mitterrand.

Ces stars du microcosme socialiste sont-elles dans le besoin ?

Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans, comptent parmi ces préfets fantômes
Sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils affichent la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire et discrète, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ?
C’est un joli cadeau financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel Vauzelle. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux :
soit 15.124 € brut pourMichel Delebarre
et 9.760 € brut pour Michel Vauzelle.
De quoi donner la nausée aux mineurs du Nord et à leurs veuves et faire rêver les immigrés de PACA, plus grande région musulmane de France, que Vauzelle se flatte -sur ce critère- de présider.

Car les deux nantis de la socialie "cons-puante" et donneuse de leçons sont de surcroît présidents de régions

Pour ses frais de bouche, chacun reçoit une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. Sans non plus coller la nausée à Bernard Derosier qui épluche les comptes du locataire en activité de l'Elysée devant la presse gourmande. Il a aussi tenu a marquer son soutien à François Hollande, celui qui n'aime pas les riches !
Le Point va même jusqu'à se poser la question: "Pourquoi Derosier n'a t'il pas fait les comptes sous Mitterrand ?" En effet, mais le Nanard est justement député du Nord, comme Delebarre, le baron du coin qui fut président de région (mars 1998-janvier 2001) et député de la 13e circonscription du Nord jusqu'en septembre 2011, puis sénateur, puisqu'à 65 ans il n'a toujours pas pris rééllement sa retraite.

Et Vauzelle, direz-vous ?
Puisqu'il touche sa retraite de 'préfet', c'est qu'il a 60 ans, se disent les plus candides de ses électeurs. Or, ça fait 7 ans qu'il a 60 ans et refuse d'aller à la pêche, malgré les recommandations de la Ch'tite Brochen-Aubry, maire de Lille (Nord!).
Et le socialiste est avide: il cumule la présidence du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998 et celle de l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, avec les menus avantages qui vont avec, sauf -bien sûr- s'il reverse au PS ou aux Petites Soeurs des Pauvres.
Mais il faut croire qu'il a des besoins au dessus de ses modestes moyens, car son socialisme a suscité une odieuse polémique. Un rapport préliminaire de la chambre régionale des comptes de PACA a en effet révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'Assemblée. On comprend qu'il puisse être particulièrement sensibilisé au problème des sans-abri...
Rappelons aussi pour mémoire la mise en examen de Sylvie Andrieux, sa vice-présidente régionale PS, pour détournement de 740 000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille selon plusieurs déclarations. Les socialistes ont un rapport très particulier au social !

La niche fiscale des retraites dorées

Le PS sait comment réduire l'endettement du pays ?

Mais il ne peut penser à tout et à tous: seulement aux grandes fortunes. Pourtant, lorsqu'ils sucreront les fraises et décideront d’abandonner tous leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second: de quoi faire le bien autour d'eux. Rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français. Mais cela ne nous regarde, semble-t-il, pas et il serait démagogique de calculer combien de SMIc ils touchent chaque mois.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : " Je veux tout. " Tout, il l’a. Sauf En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite a abandonné en septembre prochain son mandat de député pour se retirer au Sénat.

Mitterrand rétablit les " préfets fantômes " supprimés par le général de Gaulle

Autre temps, autres mœurs

Cette honte perdurait depuis la création du corps prefectoral par Napoléon Ier, en 1800. Mais lui mettait en adéquation ses paroles et ses actes et ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques.
Ce système de copinage renaquit avec l’arrivée du socialiste François Mitterrand à l’Elysée, en 1981. Souvent basée sur des relations maçonniques, la nomination de préfets " en mission de service public relevant du gouvernement " fut alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de " faux préfets " autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions.

6.000 € mensuels "en dormant"
Mitterrand, la référence socialiste des candidats actuels à la primaire socialiste, s'indigna à la télévision que des Français puisse gagner de l'argent en dormant. Les travailleurs s'étaient sentis compris !
Or, au bout de quelques mois, ces préfets bidons de Mitterrand sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage " royale " (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels, en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles au regard de la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département: sans être utile en rien !

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public.
Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs bons et loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat.
La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans
Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque l'austère Lionel Jospin était Premier ministre.
Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques aux courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un " ami " ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet " fantôme " chargé d’une " mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ": il hante les allées du pouvoir et travaille à la gloire de son bienfaiteur.

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système
Mais si le PS insistait, l'ancien ministre et fidèle conseiller du président, Brice Hortefeux, 53 ans, pourrait-il voir son train de vie réduit ? Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, crise ou pas crise, dette publique ou non, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Ou nommés préfets pour libérer un siège de sénateur

Le 11 octobre 2010, le président de la République nomma préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. En fait, cet ancien membre du MoDem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du Conseil général. L’Elysée voulait donc que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passait alors de trois à quatre sénateurs). Ainsi, d’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient encore provoquer leur nommination comme préfets.

D’autres pourraient être neutralisés
Les prochains préfets fantômes seront-ils Alain Vasselle ou Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines ?
Philippe Marini (Oise) est déjà chargé d'une mission temporaire auprès du Premier ministre et Christian Demuynck (Seine-Saint-Denis),a quant à lui, déjà été nommé inspecteur général de l'Éducation Nationale, au tour extérieur.

PaSiDupes avait déjà soulevé le lièvre des "préfets fantômes", il ya six mois: lien

samedi 24 septembre 2011

Affaire Karachi: à partir de Balladur, la presse mouille Sarkozy

Des proches du gouvernement inquiétés dans l'affaire Karachi





Les murs d'expression libre

de la justice politique

dans une certaine presse




Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Brice Hortefeux, trois proches de Nicolas Sarkozy, sont désormais mis en cause dans l'affaire de Karachi, soit pour son volet financier, soit pour de malencontreuses interventions.

Hélène de Yougoslavie déballe
En instance de divorce de Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, elle a assuré Europe 1 et le quotidien Le Monde avoir vu son mari ramener de l'argent en espèces après des voyages en Suisse en compagnie de Ziad Takieddine, autre mis en examen.
" Je confirme ce que j'ai dit pour les voyages de mon mari, surtout à l'étranger et son retour avec des sacoches. Il y avait de l'argent mais je ne sais pas d'où l'argent venait", a-t-elle déclaré dans cet entretien diffusé samedi sur Europe 1.

Thierry Gaubert et Ziad Takieddine, que l'enquête considère comme un intermédiaire sur des contrats d'armement, seraient allés, selon elle, à Genève et Londres avant de revenir à Paris.

Le récit de l'ex-épouse
Son bientôt ex-mari lui disait qu'il remettait l'argent à Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon et directeur de sa campagne présidentielle. " Je ne l'ai pas vu venir chez moi mais c'est ce que mon mari me disait ", a-t-elle expliqué.
La police judiciaire l'a interrogée pendant neuf heures le 8 septembre sur ce dossier.

Règlements de comptes conjugaux ?

Elle nie avoir fait ces déclarations dans le cadre d'un conflit avec son mari, avec lequel elle est en instance de divorce.
Elle livre pourtant ses 'révélations' aux organes de presse les plus susceptibles de faire du tort, puisqu' ils se sont déjà fait leurs preuves dans l'affaire Bettencourt. Leur cible est à chaque fois le président Sarkozy.

=> Sur Le Monde.fr, elle fait état de menaces émanant de son mari. " Il m'a dit: 'Si tu parles, tu ne verras plus les enfants. Si je coule, tu coules avec moi, car nous ne sommes pas divorcés'. Il ne fallait absolument pas que je parle des comptes à l'étranger et des remises d'argent. "

=> Le site internet Mediapart, qui dit avoir eu accès aux procès-verbaux, affirme que l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy a tenté de faire pression sur sa femme pour qu'elle endosse la responsabilité de comptes ouverts à l'étranger.

Hélène Gaubert a remis à la police l'enregistrement de ces menaces avant de révéler les opérations de son mari, précise le site d'information.

Takieddine, Gaubert et Bazire sont tous trois mis en examen dans cette affaire. Ces deux derniers sont des proches d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, qui était porte-parole de la campagne d'Edouard Balladur et ministre du Budget à cette époque.

L'affaire pourrait avoir un lien avec l'attentat de Karachi, au Pakistan, qui a coûté la vie en 2002 à onze Français qui travaillaient sur ce marché d'armement.

Selon Europe 1, les policiers qui enquêtent sur le financement controversé de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 ont découvert des documents bancaires lors d'une perquisition au domicile de Thierry Gaubert.

Des supputations
Parmi ces documents figurerait un relevé du transfert de fonds de 10 millions de francs effectué entre un compte bancaire en Suisse et un paradis fiscal. Cette somme pourrait correspondre à l'argent en espèces considéré comme litigieux dans les comptes de campagne d'Edouard Balladur, dit la radio.

" Le compte suisse de M. Gaubert existe bien et on sait qu'il était alimenté de l'étranger, même si le lien avec les commissions des contrats d'armement n'est pas prouvé ", estime une source judiciaire anonyme, mais c'est "comme si", pour la presse militante !...

Le lieutenant, à défaut du général

De son côté, Brice Hortefeux a été mis en cause pour des interventions supposées, selon le juge Renaud Van Ruymbeke.


L'opposition de gauche et les syndicats de magistrats soupçonnent l'ancien ministre de l'Intérieur d'avoir bénéficié de fuites sur l'enquête et tenté d'en informer Thierry Gaubert pendant sa garde à vue.

Le Parquet de Paris a annoncé en conséquence vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire pour violation du secret professionnel et recel de ce délit.

Mais l'un des syndicats de magistrats et des parties civiles réclamaient une enquête indépendante confiée à une d'instruction.

Ils s'étonnent en outre que l'enquête soit confiée au directeur central de la police judiciaire, puisque cela revient à lui demander d'effectuer des investigations sur des fuites dans son propre service.

Qui est autorisé à des écoutes ?
Le Monde a avoué jeudi avoir bénéficié d'écoutes téléphoniques. Le journal pousse des cris d'orfraie au moindre soupçon d'écoutes de ses journalistes, mais le secret des sources lui permet en revanche d'en être destinataire !
En toute impunité, il "laisse penser" que Brice Hortefeux était informé des déclarations à la police de l'épouse de Thierry Gaubert, avant que le procès-verbal d'audition soit versé au dossier.
" Elle balance beaucoup apparemment, Hélène ", dit-il à ce dernier.

L'ex-ministre de l'Intérieur souhaite pouvoir s'exprimer
Il a demandé à être entendu par la justice et a menacé de porter plainte pour diffamation.
Dans un communiqué, il "dément catégoriquement" avoir eu des informations sur la procédure judiciaire en cours. Il a d'ailleurs déjà expliqué en vain aux journalistes s'être basé sur "des rumeurs de presse" lors de sa conversation avec son ami.

Des préoccupations électoralistes récurrentes, voire subversives


=> Brice Hortefeux (1958) est considéré comme le "fidèle lieutenant" de Nicolas Sarkozy depuis 1976. Il avait d'abord été ministre délégué aux Collectivités territoriales dans le gouvernement Dominique de Villepin avant de devenir chef du cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement de 1993 à 1995. Entre 1991 et 2001, il est secrétaire départemental de la fédération RPR du Puy-de-Dôme.

=> Thierry Gaubert, né Thierry Goldenberg en 1951, était un proche de Nicolas Sarkozy, comme secrétaire général à la mairie de Neuilly-sur-Seine et conseiller au ministère du Budget au milieu des années 1990.

=> Nicolas Bazire (1957) fut le directeur de cabinet du Premier ministre Édouard Balladur, pendant la deuxième cohabitation, entre mars 1993 et janvier 1995. Les deux contrats d’armement de l'affaire Karachi ont été signés en 1994, alors pourquoi le candidat probable de la présidentielle 2012 est-il soupçonné ?
Il a été témoin de Nicolas Sarkozy lors de son mariage avec Carla Bruni le 2 février 2008 pris la direction de la Fondation pour l'innovation politique « cercle de réflexion » de l'UMP chargé d'anticiper la présidentielle de 2012.
C'est pourtant Renaud Donnedieu de Vabres, chef de cabinet du ministre de la défense François Léotard qui a recommandé les intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman el-Assir et si une partie de l’argent versé au réseau Takieddine est revenue en France et a réellement financé la campagne d’Édouard Balladur, pourquoi la presse de gauche implique-t-elle Sarkozy au point de ne plus mentionner Balladur que pour mémoire ?

De nouveaux éléments, peut-être ?
Il faut logiquement de quoi justifier une réactivation de l'instruction à quelques mois de la présidentielle, sinon que penserait l'opinion, n'est-ce pas ?

C'est il y a dix ans que le 27 mai 2002, année électorale, une information judiciaire était ouverte en France et diligentée par Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard.

Et quand l’instruction de l’affaire reprend-elle, croyez-vous ?
En 2007, bien sûr ! Les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier ont leurs raisons.
Au moment des élections européennes de juin 2009, ils ont expliqué aux familles -comme aux Français- que la piste politico-financière est " cruellement logique ", faute d'être démontrée. Cette version est alors démentie par Édouard Balladur et qualifiée de «

Un juge de combat
Suite au départ en retraite de Jean-Louis Bruguière, l’instruction est reprise par Marc Trévidic et Yves Jannes en 2008.
En octobre 2009, Libération annonce la couleur: " Dans leur malheur, les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont eu la chance de croiser la route du juge Trévidic."

Né en 1965, Marc Trévidic s’est d’abord fait remarquer comme procureur sur les dossiers islamistes. Avant septembre 2001, il se distingue en mettant fin au réseau de l’algérien Fateh Kamel (condamné à huit ans de prison). Nommé juge d’instruction au pôle antiterrorisme, il porte un intérêt tout particulier à la dimension politico-financière des affaires criminelles.

Un juge indépendant ? Mieux que ça: militant !
Président de l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI), il est en pointe contre la réforme de la justice.

Avec sa double casquette de juge et porte-parole de la corporation, Trévidic est désormais en première ligne.

L’affaire de Karachi est la parfaite illustration du danger à remplacer un juge d’instruction indépendant par un militant.
Le juge Trévidic n'est pas soumis au devoir de réserve. Alors qu'il était en charge de dossiers brûlants, il avait en effet estimé, le lundi 7 février 2011, que Nicolas Sarkozy est un " multirécidiviste " dans sa mise en question des magistrats engagés et a affirmé que sa politique en matière de justice n'est " que du pipeau ".
" Je pense qu'il est largement temps de lui appliquer la peine plancher, puisqu'il faut être très dur envers les multirécidivistes ", a accusé le juge, sur France Info.

VOIR et ENTENDRE
le juge politique:

Justice attaquée : "Sarkozy est un... par Nouvelobs

Hollande "ne veut pas y croire" !

Interrogé sur l'affaire Karachi, l'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste a expliqué que " les Français n'aiment pas ce climat sale qui laisse à penser que beaucoup d'argent a circulé. Je veux laisser les magistrats faire leur travail. Ce n'est pas mon propos d'alimenter je ne sais quelle rumeur."

Concernant les révélations du Monde.fr sur Brice Hortefeux, François Hollande a expliqué ne pas vouloir y croire : " S'il était avéré que le pouvoir avait eu des informations en violation du secret de l'instruction ça serait extrêmement grave je ne veux pas y croire. "