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dimanche 22 décembre 2019

Démagogie: Macron renonce à la plus faible de ses retraites

Macron renonce à sa future retraite  - à 45 ans - de président de la République

Pas de volonté d'affichage, assure l'Elysée, il fallait le préciser, en effet

Monsieur de Rugy renonce au homard pour Noël
Les gens qui nous gouvernent nous prennent toujours pour des billes !
C'est encore depuis l'étranger, la Côte d'Ivoire, que Macron tente de nous rouler dans la farine de manioc ivoirien. En visite aux armées "colonialistes", selon nombre de nos amis africains, Macron a annoncé ce samedi soir qu'il renonce à sa future retraite de président de la République. Son cadeau de Noël aux Français, cohérence avec son projet de réforme des retraites et exemplarité de retraité quadragénaire obligeant - après deux années et demi de mobilisation sociale ininterrompues (actions des Gilets Jaunes suivies de grèves syndicales nationales) -, n'était pas prévu dans ses engagements de campagne... 

Il y a droit depuis la loi de 1955, fait valoir l'Elysée.
"Il ne percevra pas cette [pension de ] retraite prévue à la fin de son mandat  - à 45 ans - par la loi, car il estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée. Il ne se l'appliquera donc pas. Il ne liquidera pas non plus cette somme lorsqu'il prendra sa retraite [plus tôt que les actuels cheminots de la SNCF et agents de la RATP, à respectivement 53 ou 50 ans, contre 64 pour "les gens qui ne sont rien et soumis à l'"âge pivot" annoncé]. Nous sommes dans une ère où les élus doivent être exemplaires", a commenté un conseiller anonymé du président.

Macron aurait été le premier depuis 2007 à continuer à s'y accrocher.
Sarkozy et Hollande, avant lui, ont eu la pudeur de ne pas l'empocher. 
Le président est le seul à disposer d'un régime spécifique. Selon l'article 19 de cette loi de 1955, dès leur départ de l'Elysée, les anciens chefs de l'Etat reçoivent à vie une dotation équivalente au salaire d'un conseiller d'Etat, soit 6.220 euros brut par mois. La somme n'est soumise à aucune condition d'âge ni durée de mandat, ni plafond de revenus. Est-elle imposable comme une retraite normale de "fainéants, cyniques, les extrêmes" ?
Avant même d'avoir atteint, en  l'âge de la retraite des "gens qui ne sont rien" et sans compter ses années de retraite comme le commun des mortels, Macron nous aurait coûté 1.492.800 euros.

Un nouveau mécanisme va cependant être mis en place !

Macron - et tous les chefs d'Etat après lui - seront en conformité avec le régime universel par points. Il aura assez pour vivre (plus que dignement) sans sa pension mensuelle. 
"C'est une opération de communication," ont fustigé certains députés dimanche 22 décembre."Emmanuel Macron est pitoyable". Il est surtout cynique.
Le Parti communiste raille cette annonce populiste. "C'est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer", souligne Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

"C'est insupportable :
il n'y a que les grands seigneurs, les très riches, les importants qui peuvent se permettre ce genre de libéralités", a dénoncé le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV.

"Il a les moyens de se passer d'une retraite de 6.000 euros
, mais la plupart des gens n'ont pas ces moyens, personnellement je ne les ai pas (...) "Qu'est-ce que ça veut dire ? Je renonce à ma retraite et donc vous aussi vous pourriez y renoncer", a-t-il ajouté, dénonçant la "démagogie" du président.

"Vous qui aurez des retraites de misère, de quoi vous vous plaignez ?
Suivez l'exemple du roi ! (Qui lui a plein de points dans sa besace grâce à la banque Rothschild !)", a ajouté l'eurodéputée LFI Manon Aubry sur Twitter.

Macron a ajouté qu'il ne siégera pas au Conseil constitutionnel à l'issue de son mandat. Rien de nouveau non plus sous le soleil républicain. C'est déjà le cas pour les anciens présidents Sarkozy et Hollande qui, avant lui, ont renoncé, de fait, à l'indemnité de 13.500 euros mensuels versés par le contribuable. Sans aucune pression, quant à eux, de la rue...

mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame de Paris: l'extrême gauche polémique sur les dons

Les laïcs donnent libre cours à leur intolérance

Les dons des bienfaiteurs ne sont qu'une "opération de communication" de grandes entreprises et grosses fortunes"

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La tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes est l'auteure de ce dénigrement, dénonçant des dons très importants pour la réparation de Notre-Dame de Paris, où un incendie aux origines encore non déterminées n'inspire aucune volonté d'unité nationale ni le respect de leurs concitoyens affligés.

"On ne peut pas faire de la préservation de notre patrimoine une grande opération de communication comme certains sont en train de faire", a accusé Manon  Aubry (LFI) sur LCI mercredi, dénonçant "une espèce de course à l'échalote de l'entreprise qui donnerait le plus tout en revendiquant l'exonération d'impôt".
"J'ai impression d'avoir le classement des entreprises présentes et des personnes présentes dans les paradis fiscaux", a-t-elle ironisé.

"Le plus simple, ce serait déjà qu'ils commencent par payer leurs impôts. Ils ne peuvent pas se payer une opération de communication en mettant leur nom potentiellement sur une pierre de Notre-Dame et de l'autre côté, ne pas payer leurs impôts", a-t-elle martelé. 
"J'ai vraiment envie de leur dire: commencez par payer vos impôts, ça contribuera au budget de l'Etat et donc au budget de la culture", a-t-elle insisté.

La France insoumise aurait aussi bien taclé la pingrerie ou l'indifférence des grands entrepreneurs

La misère sociale n'est pas tout ce qui compte dans notre récit national.
Résultat de recherche d'images pour "mecenat"
Face à un chantier qui s'annonce aussi colossal que délicat, donc onéreux, plusieurs grandes fortunes françaises ont dégagé des fonds dans l'instant, dès lundi, jour de la tragédie: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions). On pourrait s'en réjouir, mais ce serait négliger les grincheux professionnels qui, avec les complotistes, se saisissent de toutes les occasions de salir. La casquette marxiste comprime le cerveau.

Depuis une loi de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers). Une incitation administrative qui signale un besoin de développer des initiatives trop rares de bénévolat financier.
Au point que la réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsque le don concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, on peine aussi à positiver.  
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"Que l'oligarchie donne pour Notre-Dame, c'est bien. L'exemplarité fiscale serait encore mieux. La bonne conscience ne cache pas la misère et l'austérité", a dénoncé sur Twitter Benjamin Cauchy, figure des Gilets jaunes sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Baver est  le fonds de commerce des altermondialistes.
Résultat de recherche d'images pour "Esther Benbassa"
"Les milliardaires vont passer pour des héros. Ils feraient mieux de renoncer à l'évasion et à l'optimisation fiscales", a critiqué sur Twitter la sénatrice EELV Esther Benbassa, une turco-israélo-française qui rêve d'"un élan aussi spontané et massif en faveur des associations et structures prenant en charge l'extrême pauvreté, l'exclusion sociale, les sans-abris".

En cette période,
leur excuse serait une opération électorale. 

mercredi 16 août 2017

Quand Macron instrumentalise l'OM avec ses gros crampons

L'OM se prête à une opération com' du président en mal de popularité

Que s'est-il passé lors de la "visite surprise" d'Emmanuel Macron au centre d'entrainement de l'Olympique de Marseille ?
Football - Ligue 1 - Emmanuel Macron avec Bouba Kamara. (Twitter/@boubaKamara_4)
Sur le flanc gauche de Boubacar Kamara, 16 ans, 
le président donne des heures de propagande, 
en maillot  passé à la bombe d'eau, 
comme au cinéma...
Une opération séduction des supporteurs de l'OM, sans les approcher, ni les voir. Il se dit en vacances et se cache à la vue de la population de Marseille, dans une villa mise à disposition par le préfet de Région située dans le quartier ultra-chic du Roucas-Blanc qui surplombe la plage du Prado, à l'opposé des quartiers nord populaires. Les campeurs sont heureux que les media leur fassent partager ce moment privilégié...

Lors d'une visite-éclair, le 14 août, Emmanuel Macron s'est donné en spectacle privé auprès de joueurs à l'entraînement, histoire de tirer profit du sport le plus populaire en France mais peu pratiqué des banquiers. 
Le chef de l'État, qui a également dû se faire prêter un short du club et le maillot d'un garde du corps, est arrivé mardi matin à la Commanderie. Le secret de sa visite avait été bien gardé [sic], nous raconte la presse, pour des raisons de sécurité peu évidentes, s'il est le bien-aimé de la population. 
Une fois reparti, sans se montrer à la populace, le franco-croate Grégory Sertic a fait comme lui demandait l'Elysée en postant sur les réseaux sociaux une photo de lui et du président de la République, vêtu d'un maillot de l'OM. Cf. PaSiDupes. Encore une photo statique : aucune en action ?

Remarquez que les partenaires de Macron sont
tous des membres de sa garde rapprochée

du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)
Le nombre des policiers mobilisés à la protection du corps sacré du président-monarque permettait aisément de monter une équipe de foot avec Mamie Brigitte  préposée aux quartiers de citron. Le président a fait des photos pour la presse mais les quelques ballons qu'il a tapés l'ont été avec quelques joueurs phocéens, des membres du staff et des officiers de sécurité qui le protégeaient d'une éventuelle "violente agression", comme ils disent dans la presse redondante.

En toute discrétion sur tous les media...

L'équipe de com' élyséenne a fait flèche de tout bois mouillé.
Macron a voulu rencontrer les joueurs professionnels, dont le jeune Yannis Kari, 16 ans seulement, qui plus est, élément du centre de formation qui a obtenu la mention très bien au baccalauréat économique et social (ES) en juin dernier (un bac S, selon La Provence), avec la note moyenne de 20/20, grâce à l'option sport ! Un coup de com' rendu possible par le fait qu'il n'a pas eu à se plaindre de la désastreuse APB (admission post bac) qui s'est fait un claquage aux adducteurs et bloque des milliers de bacheliers aux portes de l'Université. On observera que ce bac S (scientifique) avec mention "Très bien" est obtenu avec 20 en histoire-géographie, 19 en économie, 19 en anglais et 19 à l’oral de français... On ne sait donc pas ce qu'il vaut en maths et physique...

Opération Macron techniquement réussie, mais qui n'aura atteint son objectif populiste que si les Marseillais sont les nazes que croit Macron. Incertain de le perspicacité de ses électeurs, Mélenchon fait des bonds.

La flagornerie rebondit bien dans l'entourage élyséen qui couvre

Un petit match où le président a montré les qualités d'un sportif "sérieux et compétiteur"
, selon des témoins que personne n'a entendus, mais cités (ou inventés) par L'Equipe, et qui ont préféré garder l'anonymat. Ni Rudy Garcia, l'entraîneur, ni Jacques-Henri Eyraud, le président du club, n'a accepté de s'abandonner à ce genre de bassesse, apanage sans honte des journalistes-romanciers.
D'autant que, bientôt quadra, le banquier n'a pas réussi à entraîner son équipe de gardes du corps - si affûtés soient ces policiers - et a perdu 2-3. Avec les honneurs, selon nos thuriféraires anonymes ou d'autres ?

Selon RMC, succursale de l'idolâtre BFMTV, le président a aussi eu droit à quelques privautés, notamment celle d'un joueur [anonyme !] de l'OM qui lui aurait demandé si ses amendes pouvaient être annulées. Emmanuel Macron a évidemment botté en touche : il en reparlera en cas de titre en L1.

Il s'est fait ensuite inviter à déjeuner par les dirigeants marseillais, dans le bâtiment des pros, au terme d'une visite qui aura duré, douche comprise, environ deux heures, à ce qu'on dit.

L'entraîneur Rudi Garcia a offert au président un maillot de l'ancien attaquant de l'AS Rome, Francesco Totti, Soulier d'Or Européen en ...2007. 

Un fantasme de Brigitte, pour le samedi soir...

dimanche 19 avril 2015

L'opération médiatique de trop: l'insouciance de Hollande risque d'irriter une majorité de Français

François Hollande chez les bobos: une stratégie de débunkerisation... en studio 

"Les bobos plutôt que les prolos"

Le chef de l'Etat se réfugiera chez ses amis de Canal+ pour donner un long entretien en direct dans l'émission "Le Supplément" ce dimanche  19 avril à midi, une initiative qui ne trompe déjà personne pour tenter de retisser des liens, non pas avec la jeunesse en déshérence, mais avec les jeunes branchés, alors que les travailleurs, militants communistes et de la CGT, passent de l'extrême gauche au Front national et que les fonctionnaires se mettent en grève, tels les enseignants, le 19 mai prochain.

Le médiatique, le sociétal et la rhétorique au secours de l'économie socialiste
Pour ses trois ans à l'Elysée, François Hollande s'est cherché dans le 11e arrondissement de Paris un carré de résistants à l'austérité et tente donc de se faire entendre des jeunes socialo-bobos. Une posture aussi inattendue que forcée d'un président socialiste pour dissimuler l'absence de résultats et de grands projets. 

A partir de 12h30, le chef de l'Etat "se soumettra à la règle du jeu de cette émission dominicale d'"infotainment" ou de  "politique spectacle", en français, qui mêle information et divertissement, dans la droite ligne de l'"esprit Canal" incarné par son animatrice Maïtena Biraben. C'est donc avec une désinvolture certaine, qu'il choisit donc un segment privilégié de la population jugé a priori plus réceptif à son périlleux exercice de valorisation des retombées en France des redressements à l'étranger et de maquillage des échecs de sa politique personnelle.

Deux semaines avant la date anniversaire du 6 mai 2012, l'entourage du chef de l'Etat a visiblement ressenti l'urgence à "prendre la main" et imprimer "le ton et l'esprit" d'un "bilan (sic) et d'une perspective"de ce quinquennat (aucun espoir à avoir, donc) avant que d'autres ne s'en chargent à sa place. Ce qu'il résume d'une formule :Agir pour ne pas subir."

L'Elysée croit innover
B. Clinton en Blues Brother


Mais, avant Flanby, les présidents américains Bill Clinton et Barack Obama s'étaient prêtés à ce type de show politique à la télévision: le premier en jouant au "sexophone" et le deuxième en se faisant des grimaces dans un miroir.
 
C'est donc ainsi qu'à son tour et avec ses petits moyens, Hollande tentera de terroriser les terroristes islamistes... 

"C'est un pari" de Gaspard Gantzer, le mauvais petit génie de Hollande

Gaspard Gantzer, un conseiller branché,
voire très cool et même shooté
Chaîne militante, Canal+ s'y est collée, au vu de l'état de délabrement de l'exécutif. C'est en effet la première fois qu'un "président en exercice" (c'est une formule consacrée !) se fait inviter sur le plateau de la chaîne à péage. Monsieur Petite Blague compte faire bonne figure parmi les "Guignols de l'Info".

Sur le fond, il ne faut évidemment pas attendre de grandes annonces. L'entourage du président évoque tout juste de possibles précisions concernant la loi sur le dialogue social qui doit être présentée mercredi prochain en Conseil des ministres, du compte personnel d'activité, du numérique ou de la simplification administrative. Il repousse d'éventuelles grandes annonces aux 20 Heures ou aux grands rendez-vous politiques de première partie de soirée, explique l'Elysée via Canal+.

"Le Supplément" proposera quatre reportages
un suivi pas à pas du chef de l'Etat pendant une semaine, la lutte contre le terrorisme, la montée du Front national et l'éducation. Les chroniqueurs de l'émission ne manqueront pas de moquer le président "normal".
L'Elysée a aussi validé que "l'inspecteur Beaugé" puisse amuser la galerie sur le négligé vestimentaire du président, que Cyrille Eldin puisse ensuite diffuser une sélection de réactions d'acteurs politiques sur l'image et l'action de François Hollande, et que Vincent Dedienne puisse enfin délirer sur une biographie "interdite" du chef de l'Etat. Du futile, pour un direct en somme très encadré. 
"Ca risque de mettre en avant un président dédramatisant la situation du pays, un président qui, plutôt que de parler de son absence de résultats, va être en complicité avec les journalistes, faire des bons mots, plaisanter avec son sens réputé de la répartie", justifie le politologue Frédéric Dabi (Ifop) dans Le Monde, le journal des trois multimillionnaires socialistes Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel.
Une prestation qui ne fera pas avancer le schmilblick
"C'est un pari. A bien des aspects, il y a un côté Mitterrand-Mourousi, une émission qui casse les codes", ajoute-t-il en désespoir de cause, en référence à l'ex-président socialiste qui s'était prêté en 1985 à un entretien au style décalé du journaliste Yves Mourousi.

Pour le couple qui rentre du marché bio"

Cette mise en danger de l'image présidentielle est assumée par l'Elysée, d'autant que François Hollande lui-même résiste rarement à un bon mot. Un exemple : pour la promotion de ce coup médiatique dans une séquence diffusée vendredi par Canal+, on le voit attablé dans les jardins de l'Elysée avec des patrons américains qui lui demandent des nouvelles de Philae, sa turbulente et affectueuse femelle labrador qu'il envoie chercher avec ce commentaire amusé : "si ça peut créer des emplois..."

Le choix de l'émission de Canal+ s'impose comme une nouvelle pierre d'angle de la stratégie "bobo" du palais présidentielle. Si l'audience du "Supplément" s'avère modeste (autour du million de téléspectateurs), elle est particulièrement ciblée sur les 25-40 ans.
"C'est une émission qui lui permet de toucher la gauche Canal+ : les bobos et cette élite de gauche des villes qui constitue son socle électoral", assure Philippe Moreau Chevrolet, expert en communication du cabinet de conseil MCBG qui porte son nom.
En clair, "c'est pour le jeune couple qui vient de rentrer du marché bio", s'amuse un proche du chef de l'Etat. La France profonde vue du Marais ou du 11e arrondissement de Paris, comme on voudra, n'en déplaise aux quartiers: c'est aux porte-feuilles garnis des homosexuels et aux livrets d'épargne menacés des classes moyennes que s'adresse le président socialiste.

Pour Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive, le président aurait tout à gagner à se montrer sincère, y compris lors des séquences humoristiques :
"Ce qu'on demande aux politiques en France, c'est d'avoir une forme de cohérence, d'être soi-même. S'il donne l'impression de faire de la com', ce ne sera pas bon. En revanche, s'il y a une forme de sincérité, il peut en tirer bénéfice, même si une seule émission ne change pas tout."
Un temps de propagande exceptionnel et abusif privilégiant le secteur privé
Alors que le service public de Radio France sort blessée  et frustré de 28 jours d'une grève dure, ces 2 longues heures de direct sur Canal+ sont une provocation. Elles font suite à un passage du Premier ministre, Manuel Valls, dans "Conversation secrète" de Michel Denisot, où il s'adressait déjà à un public "bobo". Plus tôt encore, le chef de l'Etat avait accordé un entretien à "Society", le nouveau magazine branché des jeunes urbains.

Le sombre bilan de Hollande, le socialo-bobo

Si l'exercice du Bébête Show revisité par Gaspard s'avère risqué, il est devenu moins compliqué pour François Hollande que d'aller sur le plateau d'un JT et moins périlleux que de laisser les Français en colère l'approcher dans ses déplacements: les foules sont en effet tenues à distance. Il n'est d'ailleurs pas mieux respecté à l'étranger, comme l'atteste le doigt d'honneur (ci-dessus) dont l'a gratifié à Berne un jeune de la diversité hélvète lors d'un "ego-portrait" insultant.

L'émission de Canal+ servira à contre-balancer l'image  de terroriste que son premier ministre donne de l'exécutif à l'Assemblée nationale. Ironie de la situation que ses conseillers n'ont pas entrevue, outre que Hollande n'a encore aucune nouvelle mesure dans sa besace, il apparaîtra, bon enfant, au moment où se débat au Parlement son projet liberticide de loi renseignement. Dans cette opération, il n'aura d'autre aspiration que de paraître sympathique et de répéter encore et encore que "les résultats vont venir". En effet, en attendant les hypothétiques effets de sa politique ou, moins problématique d'une reprise économique venue de l'extérieur -qu'il qualifie d'ailleurs lui-même de "fragile"-, le chef de l'Etat doit affronter un bilan plutôt sombre avec, en premier lieu, un chômage record et un pouvoir d'achat en berne, sanctionnés par une série de défaites électorales et une impopularité abyssale. Sans parler des abcès de fixation sur les politiques et personnalités des ministres Taubira pour son laxisme,  et Vallaud-Belkacem pour ses réformes mal vécues des rythmes et du calendrier scolaires, ainsi que sur l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées lequel l'oppose à Vincent Peillon, comme -semble-t-il- à François Hollande. C'est ainsi que, comme il se doit, le joli mois de mai sera ponctué de grèves déjà annoncées.

Le branquignol aurait de l'expérience !
Même si les forces de police ont géré au mieux les attentats de janvier à Paris, les sondages montrent que le président Hollande n'est pas  parvenu à capitaliser dessus et à présidentialiser son image de chef d'Etat. Deux heures pour trois ans de saccage peuvent-elles réussir là où des événements aussi tragiques et leur instrumentalisation par l'internationale socialiste en représentation dans les rues de Paris ont échoué à restaurer le plâtre de la statue présidentielle endommagée par trois années de mesures économiques contradictoires et démotivantes ? L'embellie dans les sondages n'aura d'ailleurs duré que le temps du slogan contesté de #JeSuisCharlie. Seuls 21% des Français se disent encore satisfaits de son action, selon le "Journal du Dimanche". Il fallait donc agir.
 
Mais se montrer sous son meilleur angle d'humoriste ne démontre pas que le président a pris véritablement conscience de la situation du pays et du profond malaise que les socialistes entretiennent. Dans cette posture choisie et assumée du "Tout va très bien, Madame la marquise", Pépère qui n'est pas dans l'état d'esprit  approprié à la situation - ne peut qu'irriter les Français plongés dans les difficultés.   

Au moment même où François Hollande s'exprimera, les militants de l'UMP seront sur les marchés pour une distribution de tracts intitulés :
"Un supplément de Hollande ? Non merci."
Ils entendent dénoncer les "103 impôts créés ou augmentés" au cours de son mandat ou "la politique laxiste de Christiane Taubira". Pas de quoi rigoler.

samedi 5 janvier 2013

Petroplus: Hollande est passé leur dire un petit bonjour

Rassurer les salariés de Petit-Couronne, sans rien promettre: il sait le faire !

Le candidat à la présidentielle avait fait un petit tour par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne


Placée en liquidation judiciaire, la raffinerie de 470 salariés est aujourd'hui à la recherche d'un repreneur, avec une date butoir fixée au 5 février. 
Trois dossiers de reprise ont été déposés.


Le 5 janvier 2012, le candidat socialiste d'opposition en campagne avait polémiqué, appelant l'Etat à prendre ses responsabilités pour Petroplus se demandant "où est le gouvernement, où est le président de la République ?"  "C'est un enjeu local, mais c'est aussi une responsabilité nationale", avait ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il avait demandé en particulier que l'État se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

VOIR et ENTENDRE le candidat de la gauche se mettre en difficultés. En janvier 2012, l'irresponsable ironisait et polémiquait:

Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents.

Fin décembre 2011, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne).

L'entreprise, qui a accumulé un déficit de 25 millions d'euros les 6 mois derniers, a été placée "sous cocon" (arrêt de l'activité mais qui permet un redémarrage) depuis le 15 décembre, précise-t-on.

Le président aux mains vides a osé revenir voir les salariés de l'entreprise, samedi dans l'Eure.

L'Etat est "aux côtés" des salariés, lance-t-il, avec cynisme


"L'Etat fera son devoir mais l'Etat ne peut pas être le repreneur", a déclaré le président de la République, le 5 janvier 2013, après avoir rencontré pendant trois quarts d'heure l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de l'entreprise, à la mairie de Val-de-Reuil (Eure).

Il ne faut "pas promettre ce qu'on ne peut pas tenir", a poursuivi Hollande, mais "tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés, nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité.

Des propos inquiétants: "nous avons le même devoir qu'à Florange" !
Il aurait dans sa manche " une solution industrielle pérenne"

Shell ou Mittal, c'est du pareil au même
Exploitant de la raffinerie pendant 80 ans avant de se désengager en 2008, Shell devra  prendre sa part "de responsabilité", notamment dans "la dépollution" du site, a-t-il estimé, pour en fait se désengager.

VOIR et ENTENDRE l'omni-président tenir ses "collaborateurs" à distance:


Le symbole Mendès-France réquisitionné par Hollande

Hollande entretient un mythe socialiste
Pour tenter de réaliser un amalgame dans les esprits, le  président socialiste qui était venu visiter une exposition à Louviers sur l'ancien président du Conseil Pierre Mendès France, a voulu s'inspirer de cette figure de la gauche "qui était connue pour dire la vérité même quand elle était difficile et pour faire des choix courageux"... 

Le président a du temps pour les coups médiatiques en sa faveur
Pierre Mendès-France fut président du Conseil (premier ministre), sous la IVe République pendant à peine huit mois (18 juin 1954–5 février 1955) il y a près de 60 ans ! Hollande est venu ranimer un mythe vivace à gauche de l'exigence politique, car Mendès-France, en vérité, n'a pas marqué son passage de la moindre réforme socio-économique d'ampleur.

Mendès-France reste le promoteur du verre de lait obligatoire à l'école...

Cette figure mythique s'illustra surtout en votant contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958.


Mieux, le 9 novembre 1954, à l'Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l'agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Mendès déclara alors: " L'Algérie, c'est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République. Primo il faut s'assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. [Il faut] Se souvenir que l'effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu'ils ne perdent pas un instant. " What else ?

Le porte-parole de l'intersyndicale de Petroplus est tombé dans le panneau

Se félicitant que le chef de l'Etat ait pris "l'engagement de tout faire pour faire avancer" les possibilités de reprise, le porte-parole de l'intersyndicale Yvon Scornet a polémiqué en notant qu'il n'avait "pas les mêmes relations" avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Mais ça ne nous empêche pas de taper du poing sur la table", a assuré le velléitaire.


ENTENDRE les sornettes de Scornet (CGT) :


Les belles paroles ne font pas bouillir la marmite


Le service de presse du chef de l'Etat souligne que le dossier est suivi de près par l'exécutif. Comme si les palabres faisaient avancer le schmilblick depuis six mois, il  rappelle ainsi que les syndicats été reçus le 19 octobre à l'Elysée, cinq réunions ont eu lieu à Matignon et un suivi hebdomadaire est assuré par le cabinet d'Arnaud Montebourg (Redressement productif). Selon l'Elysée, les difficultés du site de Petit-Couronne résultent de "sa petite taille et sa vétusté" comme pour beaucoup d'autres raffineries.

L'intersyndicale réclame dans l'immédiat trois mois supplémentaires à la justice avant de statuer sur la fermeture ou pas de l'entreprise, le temps d'examiner les offres de reprise.


Hollande, cheveu teint en noir jais et crâne regarni  (par l'indispensable Cahuzac ?)

Au surlendemain de la grande opération de communication sur le thème du "gouvernement qui retrousse les manches" pour la relance de l'emploi en 2013, le président de la République a affirmé sa volonté d'être aux avant-postes. Et ça consiste à s'agiter devant micros et caméras.


"Aujourd'hui je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l'exemple, je suis le premier responsable", a-t-il affirmé en présence des trois ministres qui l'accompagnaient, outre Guillaume Bachelay: Montebourg, silencieux, François Lamy (Ville), transparent, et Laurent Fabius (Affaires étrangères), venu en tant qu'ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Grand-Quevilly  (dans la banlieue de Rouen, 1995–2000), également ville de Philippe Torreton...


Et de marteler : "Ce qui va ou ne va pas, c'est au président de la République de l'assumer. Et donc je ne délègue à personne d'autre cette responsabilité d'assumer devant les Français la politique que je conduis".

On n'a pas fini de l'entendre pérorer...