Six Français sur dix se disent non au droit de vote des étrangers aux élections municipales
La gauche fait le jeu du FN : les Français étaient pour à plus de 60% en 2011
La tendance s'est inversée après moins de trois ans de socialisme.En 2014, ils sont à 60% contre, selon sondage Odoxa-i-télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié ce samedi. Les opposants à ce droit pour les étrangers hors Union européenne sont désormais majoritaires.
A la question "l'extension du droit de vote aux élections municipales aux étrangers non membres de l'Union européenne et résidant en situation régulière depuis au moins cinq ans sur notre territoire" du sondage, seuls 40% des sondés répondent favorablement à cet engagement de campagne de François Hollande pour cette réforme.
Ils étaient 61% en novembre 2011, lors d'une enquête BVA pour Le Parisien.
Moins favorables à gauche et à droite
Les Français ne comprennent que trop bien !
Les sympathisants de gauche étaient plus nombreux il y a trois ans (75%), mais restent encore très majoritairement favorables à 71%, contre 29% totalement opposés, soit plus d'un Français interrogé sur quatre.
A droite, la proportion d'opposants à la réforme est montée en flèche à 84%, tandis que la proportion de partisans a fondu, passant de 43% en 2011 contre 16% en 2014. Une tendance confirmée fin novembre dans un sondage Harris Interactive montrant 47% d'opinions favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales, en baisse de sept points par rapport à une précédente enquête de 2013 (54%).
Pas de changement d'avis sur l'intégration des étrangers
Ont-ils eu la volonté de s'intégrer ?
"Les Français sont 72% à estimer que "l'intégration des étrangers dans la société française fonctionne mal" et le sondage de samedi indique que cette perception négative n'a en fait guère évolué depuis 3 ans."
Le dernier sondage sur la question date d'avril 2011. "les Français étaient déjà une proportion parfaitement identique (71%) à le penser".
L'institut de sondage qualifie pour conclure ces résultats de "basculement d'une majorité de Français dans l'hostilité au droit de vote des étrangers, moins de six mois après l'élection de François Hollande".
Face à la pression de la Manif pour tous, Valls essaie de tromper sur la volonté de GPA à gauche
Le retournement du premier ministre qui promet que la gestation pour autrui restera interdite en France
La GPA, "pratique intolérable", dixit Valls:
mais Vallaud-Belkacem "ferme sa gueule" et ne démissionne pas"!...
Valls semble reculer à deux jours de manifestations prévues à Paris et Bordeaux par le collectif anti-mariage gay.
Avant dimanche, le roi de l'embrouille cherche à démobiliser, tentant de berner les plus crédules, tandis que ceux qui ont gardé en mémoire les promesses d'Elisabeth Guigou en 1998 de ne pas aller plus loin que le PACS crient au mensonge.
VOIR et ENTENDREde précédentes garanties socialistes de la ministre de la Justice, garde des Sceaux, devant la représentation nationale:
Alors que les organisateurs de la Manif pour Tous appellent à la mobilisation à Paris et à Bordeaux, notamment autour de la gestation pour autrui (GPA), le premier ministre donne des garanties orales: la GPA restera interdite en France, selon lui et à l'heure qu'il est, dans un entretien au journal La Croix ce vendredi.
Le socialiste fait naître de nouvelles craintes d'entourloupe
"Il faut affirmer des positions claires: la GPA est et sera interdite en France", affirme aujourd'hui Manuel Valls dans les colonnes du quotidien chrétien de gauche, rappelant qu'il s'agit là d'un "choix très ferme du président de la République et de son gouvernement", ce qui n'est pas fait pour rassurer.
Le premier ministre indique qu'il "exclut totalement" la transcription "automatique" des actes de filiation d'enfants nés à l'étranger de mères porteuses, car il s'agit d'"une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".
Valls trompe les Français sachant pertinemment que l'Europe fera pression pour qu'il s'exécute en dépit de ces engagements du jour.
Manu ne peut faire semblant d'ignorer que la France a été condamnée à deux reprises, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), notamment jeudi 26 juin,faute d'avoir transcrit à l'état-civil français les actes de naissance d'enfants nés "légalement" en droit étranger par mère porteuse. Et le gouvernement va bien devoirlégiférer sur la reconnaissance des enfants nés d'une gestation par autrui (GPA), sujet sensible s'il en est, au nom "des intérêts supérieurs de l'enfant".
C'est pourquoi les manifestants ne se laisseront pas endormir dimanche par les contes de Valls. La France a certes été condamnée à verser 5.000 euros à des jumelles, plus 15.000 euros pour les frais de justice, mais la décision de la Cour européenne n'est pas définitive, et la France peut la contester. Un collège de cinq juges décidera, comme c'est probable, de faire examiner l'affaire par les 17 juges de la Grande chambre, la formation plénière. Mais la décision de la Cour européenne va nécessairement obliger le gouvernement à garantir aux enfants nés de mère porteuse à l'étranger le droit de devenir français et de se voir reconnaître une filiation, au nom du droit à la vie familiale et privée.
Duflot n'a pas confiance dans les propos de Valls
"Une vieille resucée de débats qui sont derrière nous", d'après CécileDuflot
La députée écologiste radicale (EELV) a regretté vendredi les effets d'annonce de Manuels Valls sur la GPA deux jours avant la Manif pour tous, y voyant une stratégie limitée de communication de l'instant.
Le député et candidat à la présidentielle 2017, Xavier Bertrand, ancien ministre sera présent dimanche au rassemblement de Paris.
La croissance tombera du ciel, hallucine la "gauche molle"
Le "retournement économique" tant attendu en France "arrive" d'Allemagne
Alors qu'il entame la semaine prochaine la troisième année de son quinquennat, Hollande promet dans le Journal du Dimanche (JDD)que cette nouvelle phase permettra même une redistribution de pouvoir d'achat.
"On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, dit le chef de l'Etat, cité par l'hebdomadaire. Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive."
Le redressement n'est pas là que se profilerait pourtant un retournement et même une redistribution de la richesse
Hollande est dans l'irrationnel et le spectaculaire. "Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d'achat par une baisse des impôts", rêve-t-il, bras ballants.
Le Larousse nous rappelle les sens possibles du mot retournement
Soit il s'agit d'un "bouleversement ou d'un changement complet et dans un sens opposé d'une situation", soit il peut s'agir d'une "figure de voltige aérienne"...
La potion magique de l'exécutif
Valls a commencé par le gel pour cheveux
Le premier ministre, Manuel Valls, a fait voter mardi, malgré l'abstention d'une quarantaine de députés socialistes et l'opposition des écologistes, un programme intenable de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur trois ans. Une promesse irréaliste contrecarrée par la création de plus de 30.000 postes d'agents territoriaux. Lien PaSiDupes : "Les collectivités territoriales ont encore recruté 31.000 fonctionnaires de plus"
Le plan d'austérité de gauche voulu par Valls et Hollande a été dénaturé par l'aile gauche de la majorité présidentielle, mais l'exécutif lui prête encore des vertus miraculeuses. Ce programme tout-en-un doit notamment contribuer au financement d'une quarantaine de milliards d'euros de baisses de charges sociales et d'impôts pour les entreprises, dont le gouvernement espère une relance des investissements et de l'emploi. Mais il est également censé permettre à la France de ramener ses déficits publics à 3% du PIB en 2015.
"On est en train de demander aux Français de payer pour se tirer une balle dans le pied",
a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avant de voter contre le plan, tout en s'affirmant toujours dans la majorité... Les écologistes radicaux sont en effet très critiques de la "politique de l'offre" que propose François Hollande.
Comment le pouvoir pourrait-il gagner seul son pari, quand la logique même de faire de la course à la compétitivité sa priorité, par delà l’incohérence crasse que cela représente pour un gouvernement qui se dit de gauche, est plus que suicidaire. Comment peut-on rentrer dans cette logique alors que le coût du travail en France est 5 à 20 fois supérieur à celui de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord ou d’une partie de l’Asie. A moins de diviser le SMIC par 5, notre pays ne sera plus jamais compétitif sur les coûts. C’est ce qui explique les récentes offensives du "socialiste" Pascal Lamy et du MEDEF contre le SMIC. Dans ce cadre, nous ne pouvons aller que vers plus de chômage et moins de pouvoir d’achat.
La logique même du plan est totalement absurde.Les variations de l’euro, toujours aussi cher peuvent du jour au lendemain ruiner l’ensemble des efforts faits, comme cela s’est déjà passé avec le CICE. Les efforts de la France sont d’autant plus illusoires que notre voisin immédiat, l’Espagne, est allée plus loin que nous et restera donc plus compétitive… Ce plan, c’est un retour en arrière catastrophique aux politiques menées par Pierre Laval au milieu des années 1930.