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lundi 17 juin 2019

Municipales à Paris : Griveaux ligue ses concurrents LREM contre lui

Quatre adversaires LREM de Benjamin Griveaux réclament une "consultation citoyenne"

Six candidats briguent l'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, en mars 2020

Résultat de recherche d'images pour "municipales candidats LREM"
Renson, Villani, Duarte, Griveaux placé au centre, Lebreton, Mahjoubi
Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villani estiment qu'une désignation du candidat LREM par une commission, début juillet, serait "précipitée". 
Les quatre réclament "une primaire qui ne dit pas son nom". Samedi 15 juin, dans une tribune au JDD les quatre adversaires de Benjamin Griveaux à l'investiture LREM pour les élections municipales à Paris réclament "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation par une commission début juillet.

Les six candidats (incluant l'écologiste Antonio Duarte, également encarté à l'Union des Démocrates et des Ecologistes) "seront auditionnés le 9 juillet pour un verdict a priori le 10", avait indiqué la Commission d'investiture (CNI) du mouvement jeudi. Or, aux yeux des signataires de la tribune, cette désignation est "précipitée". 
Plusieurs d'entre eux s'étaient déjà montrés favorables à l'organisation d'une "consultation ouverte". Cédric Villani et Hugues Renson avaient par ailleurs plaidé pour une décision en septembre. Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement, donné actuellement favori, avait quant à lui estimé qu'une primaire est "une machine à diviser qui enclenche plutôt la défaite qu'une dynamique de victoire".
"Les prochaines élections municipales doivent nous permettre de montrer qu'une autre gouvernance est possible", estiment l'ex-secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, et l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton dans cette tribune. "En Marche s'est construit sur une idée de progrès, d'émancipation et de dépassement des clivages, ainsi que sur des principes de débat démocratique, d'ouverture et de large consultation", arguent-ils.



Marseille également concernée

Les quatre souhaitent aligner Marseille, où plusieurs candidatures sont aussi déclarées au sein de LREM, devrait être concernée. "Paris et Marseille ne sont pas des villes ordinaires (...) La victoire ne pourra donc passer que par un rassemblement conduisant à la désignation d'une tête de liste", écrivent les signataires.
Entre une désignation précipitée, prise entre les quatre murs d'un mouvement politique, et une primaire qui déchire, il y a la place pour un processus fait de débat serein et de consultation citoyenne. 

Quant à lui, Antonio Duarte a  critiqué dans les mêmes colonnes la démarche, signe d'une "fébrilité déplacée qui risque surtout de les pénaliser".

dimanche 26 mai 2019

Manuel Valls ne sera pas maire socialiste de Barcelone dans l'Espagne socialiste

"Je suis optimiste", assurait le Franco-espagnol à la veille du scrutin.

L'ancien premier ministre français n'a réussi qu'à rassembler un peu moins de 12% des voix
dans la course à la mairie de la capitale catalane
, selon les estimations de dimanche soir.

Espagne : Manuel Valls ne sera pas maire de BarceloneL'Espagne votait dimanche 26 mai non seulement pour les élections européennes, mais aussi pour les régionales et les municipales auxquelles participait l'ancien premier ministre français de Hollande, à Barcelone, où il disait avoir de "bonnes sensations".

Or, selon les premiers résultats relayés par le quotidien El Pais, l'ancien maire d'Evry, soutenu par les libéraux Ciudadanos, arrive en quatrième ou cinquième position avec 12% des voix, loin derrière la maire sortante Ada Colau, soutenue par la gauche radicale, au coude-à-coude avec Ernest Magarall, candidat de la Gauche républicaine de Catalogne, avec 22% des voix.

Cette défaite ne devrait pas pour autant signifier un retour en France. 

"Quoi qu'il arrive, je reste ici. Si je gagne, c'est extraordinaire, c'est une belle histoire européenne. Et si je perds, je m'épanouirai autrement. Je siégerai au conseil municipal. Je m'exprimerai, car je suis inquiet de ce qui va se passer ici", a-t-il commenté jeudi.

lundi 11 mai 2015

Elections municipales: le Conseil d'Etat frappe les Hauts-de-Seine de trois annulations

Le Conseil d'Etat sanctionne l'UMP, mais confirme le FN 

La justice est aveugle mais son aveuglement fait bien les choses

Catoire (PS) et Aeschlimann (UMP)
Lundi, le Conseil d'Etat a annulé les élections municipales de  trois villes des Hauts-de-Seine: Clichy, Asnières et Puteaux. 
En revanche, l'élection du maire FN de Villers-Cotterêts est validée dans l'Aisne, malgré les préconisations du rapporteur public, "indépendant" du gouvernement, il va de soi.  

Des municipales en juin 

L'unique mairie socialiste des Hauts-de-Seine, dirigée par l'autocrate Gilles Catoire -successeur de Jacques Delors, père de Martine Aubry- a été invalidée et les électeurs de Clichy-la-Garenne seront de nouveau appelés à voter.
La demande d'annulation faisait suite à des contestations sur la rédaction des bulletins de deux listes de droite qui se disputaient l'étiquette de l'UMP, du Modem et de l'UDI. Le maire socialiste sortant l'avait emporté avec 272 voix d'avance, sur fond, précisément, de divisions à droite. "Ce n'est pas simplement le maire, c'est l'ensemble du conseil municipal qui est invalidé alors qu'on ne nous reproche rien", réagit, dépité, Gilles Catoire. L'édile dénonce une "décision politique" qui "dédouane totalement les partis de droite".

C'est au même motif que les habitants de Puteaux et Asnières retourneront aux urnes.
En mars 2014, l'UMP Manuel Aeschlimann avait été réélu à Asnières.
A Asnières, également en octobre, le tribunal administratif de Cergy avait rejeté un recours déposé contre l'élection de Manuel Aeschlimann. Un opposant socialiste affirmait que des militants UMP avaient "continué à faire campagne au-delà des délais légaux". Le maire UMP fit valoir que "les faits reprochés ne lui [étaient] pas personnellement imputables". Et précisa : "Il n'y avait pas motif à annuler, puisque les pièces déposées au dossier, dont un rapport de police, attestaient qu'il n'y a pas eu de trouble dans le bureaux de vote". Manuel Aeschlimann se dit enfin "pas inquiet" à l'idée de se représenter devant les électeurs : "Nous avons bien avancé sur les dossiers", souligne-t-il.

L'UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait elle été élue à Puteaux, où elle avait pris la succession de son père.
La maire UMP  avait été réélue dès le premier tour, avec 55,93% des voix. Mais une simple erreur de procédure - une candidate divers droite n'avait pu déposer sa liste en préfecture car elle était déjà inscrite sur la liste Puteaux Bleu Marine - entraîna l'annulation de l'intégralité du scrutin.

Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, les prochains scrutins pour les trois villes des Hauts-de-Seine seront organisés les 14 et 17 juin.

Les juridictions administratives et judiciaires font flèche de tout bois

Ils s'y mettent tous et les victimes appartiennent exclusivement aux Hauts-de-Seine...  Or, depuis 2007, le président de son Conseil départemental n'est autre que l'UMP Patrick Devedjian, à la suite de Nicolas Sarkozy, élu à la présidence de la République en écrasant la socialiste Ségolène Royal. Sur 29 conseillers départementaux élus en mars 2014, seulement six appartiennent à la majorité parlementaire.

Nicolas Sarkozy, le candidat craint de la gauche en 2017
La légalité des écoutes a été validée la semaine dernière, confirmant la mise en examen de l’ancien président. Lundi, une demande de suspension de l’enquête sera déposée.
Après avoir ordonné en septembre 2014 la suspension de l'enquête concernant les écoutes téléphoniques illégales sur le président Sarkozy, la juge Édith Boizette a mis huit mois pour entièrement valider la procédure d'écoutes en violation de la législation. Soit elle a cédé aux pressions de la Chancellerie, soit elle a envisagé que le président va se pourvoir en Cassation - ce qui l'expose à une décision terminale à un an de la présidentielle -, soit les deux.

  

samedi 13 décembre 2014

Droit de vote des étrangers: les Français se déclarent majoritairement opposés

Six Français sur dix se disent non  au droit de vote des étrangers aux élections municipales

La gauche fait le jeu du FN : les Français étaient pour à plus de 60% en 2011
La tendance s'est inversée après moins de trois ans de socialisme. En 2014, ils sont à 60% contre, selon sondage Odoxa-i-télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié ce samedi. Les opposants à ce droit pour les étrangers hors Union européenne sont désormais majoritaires. 
A la question "l'extension du droit de vote aux élections municipales aux étrangers non membres de l'Union européenne et résidant en situation régulière depuis au moins cinq ans sur notre territoire" du sondage, seuls 40% des sondés répondent favorablement à cet engagement de campagne de François Hollande pour cette réforme
Ils étaient 61% en novembre 2011, lors d'une enquête BVA pour Le Parisien. 

Moins favorables à gauche et à droite

Les Français ne comprennent que trop bien !
Les sympathisants de gauche étaient plus nombreux il y a trois ans (75%), mais restent encore très majoritairement favorables à 71%, contre 29% totalement opposés, soit plus d'un Français interrogé sur quatre. 

A droite, la proportion d'opposants à la réforme est montée en flèche à 84%, tandis que la proportion de partisans a fondu, passant de 43% en 2011 contre 16% en 2014. Une tendance confirmée fin novembre dans un sondage Harris Interactive montrant 47% d'opinions favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales, en baisse de sept points par rapport à une précédente enquête de 2013 (54%). 

Pas de changement d'avis sur l'intégration des étrangers 

Ont-ils eu la volonté
de s'intégrer ?
"Les Français sont 72% à estimer que "l'intégration des étrangers dans la société française fonctionne mal" et le sondage de samedi indique que cette perception négative n'a en fait guère évolué depuis 3 ans." 
Le dernier sondage sur la question date d'avril 2011. "les Français étaient déjà une proportion parfaitement identique (71%) à le penser". 

L'institut de sondage qualifie pour conclure ces résultats de "basculement d'une majorité de Français dans l'hostilité au droit de vote des étrangers, moins de six mois après l'élection de François Hollande".
Un changement de plus qui n'a pas fonctionné.