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lundi 15 juin 2015

Municipales partielles: la droite victorieuse à Puteaux, en tête à Asnières et Clichy, Hauts-de-Seine

Le Conseil d'Etat avait accédé à des demandes inutiles en annulation dans les Hauts-de-Seine 

La liste de l'ex-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud l'a emporté dès le premier tour à Puteaux


Les électeurs ont dû se soumettre à de nouveaux scrutins municipaux dimanche, suite à des demandes auprès du Conseil d'Etat d'annulation en raison de supposées "irrégularités": celle d'Asnières, remportée par Manuel Aeschlimann (UMP), de Clichy-la-Garenne, remportée par Gilles Catoire (PS) et de Puteaux, remportée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP, ci-contre).

A Puteaux, la liste conduite par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui tient les rênes de cette ville depuis 2004, s'est imposée facilement avec 60,77% des voix face à son habituel opposant Christophe Grébert (23,32%), à la tête d'un front Modem-PS-EELV. La liste emmenée par Marie-Sophie Mozziconacci, proche de l'ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, père de Joëlle, en guerre depuis des années avec sa fille, essuie un lourd échec avec seulement 3,65% des voix.

Un second tour favorable au parti Les Républicains?

La droite est en ballottage très favorable 
à Clichy et Asnières
A Clichy, seule ville des Hauts-de-Seine tenue par les socialistes, la liste du candidat Les Républicains Rémi Muzeau a frôlé la victoire dès le premier tour avec 48,83% des suffrages. Dimanche prochain au second tour, il affrontera  la liste PS-PCF-PRG conduite par Julien Perez, ex-directeur de cabinet de Gilles Catoire, maire de la ville depuis 1985, lequel avait décidé de ne pas se représenter.
En septembre 2013, le magazine Le Point publia un article très critique sur la gestion des employés municipaux menée par Gilles Catoire à Clichy. Le magazine fut condamné en juillet 2014 pour diffamation pour 8 passages de cet article, sanction confirmée en cour d'Appel. Réélu maire de Clichy en 2014, l'élection fut annulée le 11 mai 2015 pour des irrégularités sur une liste centriste, celle de Didier Schuller, arrivée troisième. En apposant les mentions UMP-UDI-MoDem sur les affiches et bulletins de sa liste, ce dernier avait "fait croire aux électeurs que cette liste bénéficiait de l'investiture de l'UMP et du MoDem ", ce qui était faux.

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008, puis repris par la droite en 2014, la liste de Manuel Aeschlimann (Les Républicains, ex-UMP) est également en ballottage très favorable, dans les Hauts-de-Seine. Elle obtient 47,42% des voix devant celle emmenée par le socialiste Sébastien Pietrasanta (36,30%). Ancien maire de la ville (1999-2008) et ancien député des Hauts-de-Seine, Manuel Aeschlimann est connu pour sa fidélité à Nicolas Sarkozy. 

Une autre élection municipale s'est par ailleurs tenue dimanche en Seine-et-Marne, à Pontault-Combault. La liste de la maire sortante Monique Delessart (PS) y a obtenu 32,09% des voix, devant celle de son ancien adjoint Cédric Pommot (22,86%), au premier tour marqué par une très forte abstention, à 63,84 %.

lundi 11 mai 2015

Elections municipales: le Conseil d'Etat frappe les Hauts-de-Seine de trois annulations

Le Conseil d'Etat sanctionne l'UMP, mais confirme le FN 

La justice est aveugle mais son aveuglement fait bien les choses

Catoire (PS) et Aeschlimann (UMP)
Lundi, le Conseil d'Etat a annulé les élections municipales de  trois villes des Hauts-de-Seine: Clichy, Asnières et Puteaux. 
En revanche, l'élection du maire FN de Villers-Cotterêts est validée dans l'Aisne, malgré les préconisations du rapporteur public, "indépendant" du gouvernement, il va de soi.  

Des municipales en juin 

L'unique mairie socialiste des Hauts-de-Seine, dirigée par l'autocrate Gilles Catoire -successeur de Jacques Delors, père de Martine Aubry- a été invalidée et les électeurs de Clichy-la-Garenne seront de nouveau appelés à voter.
La demande d'annulation faisait suite à des contestations sur la rédaction des bulletins de deux listes de droite qui se disputaient l'étiquette de l'UMP, du Modem et de l'UDI. Le maire socialiste sortant l'avait emporté avec 272 voix d'avance, sur fond, précisément, de divisions à droite. "Ce n'est pas simplement le maire, c'est l'ensemble du conseil municipal qui est invalidé alors qu'on ne nous reproche rien", réagit, dépité, Gilles Catoire. L'édile dénonce une "décision politique" qui "dédouane totalement les partis de droite".

C'est au même motif que les habitants de Puteaux et Asnières retourneront aux urnes.
En mars 2014, l'UMP Manuel Aeschlimann avait été réélu à Asnières.
A Asnières, également en octobre, le tribunal administratif de Cergy avait rejeté un recours déposé contre l'élection de Manuel Aeschlimann. Un opposant socialiste affirmait que des militants UMP avaient "continué à faire campagne au-delà des délais légaux". Le maire UMP fit valoir que "les faits reprochés ne lui [étaient] pas personnellement imputables". Et précisa : "Il n'y avait pas motif à annuler, puisque les pièces déposées au dossier, dont un rapport de police, attestaient qu'il n'y a pas eu de trouble dans le bureaux de vote". Manuel Aeschlimann se dit enfin "pas inquiet" à l'idée de se représenter devant les électeurs : "Nous avons bien avancé sur les dossiers", souligne-t-il.

L'UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait elle été élue à Puteaux, où elle avait pris la succession de son père.
La maire UMP  avait été réélue dès le premier tour, avec 55,93% des voix. Mais une simple erreur de procédure - une candidate divers droite n'avait pu déposer sa liste en préfecture car elle était déjà inscrite sur la liste Puteaux Bleu Marine - entraîna l'annulation de l'intégralité du scrutin.

Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, les prochains scrutins pour les trois villes des Hauts-de-Seine seront organisés les 14 et 17 juin.

Les juridictions administratives et judiciaires font flèche de tout bois

Ils s'y mettent tous et les victimes appartiennent exclusivement aux Hauts-de-Seine...  Or, depuis 2007, le président de son Conseil départemental n'est autre que l'UMP Patrick Devedjian, à la suite de Nicolas Sarkozy, élu à la présidence de la République en écrasant la socialiste Ségolène Royal. Sur 29 conseillers départementaux élus en mars 2014, seulement six appartiennent à la majorité parlementaire.

Nicolas Sarkozy, le candidat craint de la gauche en 2017
La légalité des écoutes a été validée la semaine dernière, confirmant la mise en examen de l’ancien président. Lundi, une demande de suspension de l’enquête sera déposée.
Après avoir ordonné en septembre 2014 la suspension de l'enquête concernant les écoutes téléphoniques illégales sur le président Sarkozy, la juge Édith Boizette a mis huit mois pour entièrement valider la procédure d'écoutes en violation de la législation. Soit elle a cédé aux pressions de la Chancellerie, soit elle a envisagé que le président va se pourvoir en Cassation - ce qui l'expose à une décision terminale à un an de la présidentielle -, soit les deux.