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jeudi 5 octobre 2017

Mélenchon a aussi un problème avec le drapeau européen à l’Assemblée

L’Assemblée conserve son drapeau européen, en dépit du trotskiste

N'en déplaise à Mélenchon, les drapeaux tricolore et européen resteront côte à côte à l'Assemblée nationale


Les drapeaux de la France et de l’Union européenne  resteront tous deux dans l’hémicycle malgré l’opposition de Jean-Luc Mélenchon. La commission des Lois de l’Assemblée a rejeté mercredi un amendement des élus du groupe La France insoumise (LFI) qui n’a recueilli que deux voix, celles des commissaires du groupe des Insoumis, opposés à sa présence, depuis 2007, derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. 

Même le Front national tolère cette disposition.
 
L'amendement de l'extrême gauche disposait que "seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore […] et le drapeau de l’Organisation des Nations unies". 
Le député FN Louis Aliot a donné 'raison' mercredi matin aux Insoumis. "Nous sommes dans l'Assemblée nationale française; c'est normal qu'il n'y ait que le drapeau français", a-t-il déclaré sur LCI. Mais s'il s'est montré ouvert à l'idée de soutenir l'amendement, les élus FN n'étaient pas présents en commission. 

L'extrême gauche mélenchonniste fait en fait peu de remous

Le groupe LFI a  "un problème avec cette symbolique du drapeau européen," a expliqué l'un des dix-sept députés, Ugo Bernalicis, 28 ans, membre de la commission et ancien attaché d'administration au ministère de ...l'Intérieur, en passant par une dizaine d’années dans les mouvements lycéens et à l’UNEF. 
Ugo Bernalicis est né dans une famille communiste militante (16 personnes portent ce nom en France). Après avoir combattu la loi Fillon sur l’éducation dès 2005 à Calais, puis en 2006, le CPE du gouvernement Villepin, Bernalicis a milité jusqu'en 2008 au PS, mais a rejoint le Parti de gauche dont il fut candidat aux législatives dès 2012 (8,87 % des voix). Attaché d’administration à l’Intérieur, le jeune député s’est particulièrement intéressé à LFI aux questions de sécurité. "J’étais en charge de cette thématique sur le programme. J’ai d’ailleurs eu de super retours de policiers", indique-t-il. "Eh oui, il faut aussi compter sur la police insoumise !"
Le 5 octobre sur RTL, ce député LFI du Pas-de-Calais a confirmé qu'
Emmanuel Macron est un "cynique", ajoutant que son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un "bourrin".
Bernalicis a rappelé que ses camarades sont opposés à l’Union européenne "telle qu’elle fonctionne aujourd’hui". 

Ce "sujet éminemment politique" n'a pas à être tranché dans ce cadre, a  fait observé la présidente LREM de la commission. Sous des applaudissements nourris, l'avocate (et Restos du Coeur) et  députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet (ci-contre, à gauche) a réaffirmé que le drapeau a "toute sa légitimité dans notre Assemblée". 
"On ne peut pas passer un amendement comme ça pour faire peut-être un petit peu de buzz, ce sont des choses graves", a insisté l'ancien député MoDem (2007) du Finistère Erwan Balanant (LREM, 2017). 
Résultat de recherche d'images pour "Philippe Latombe""Vous êtes violemment anti-européens et, ça y est, ça se voit. Ca fait plaisir parce qu'au moins vous rejoignez le Front national", a aussi polémiqué Philippe Latombe (42 ans, 
Résultat de recherche d'images pour "Danièle Obono"cadre du Crédit agricole à La Roche-sur-Yon, ex-MoDem et actuel député LREM de Vendée, ci-dessus à gauche).
Danièle Obono (ci-contre à droite à la gauche de Mélenchon au centre et du communiste Ian Brossat à gauche) a répliqué en dénonçant une position "caricaturale" des contradicteurs de LFI. 

Des antécédents "souverainistes" de gauche comme de droite

Plusieurs députés comme Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. Durant la campagne présidentielle sur TF1, Marine Le Pen avait exigé le retrait du drapeau de l'UE : ce n'est pas une 'grenouille de bénitier' ?

Le 20 juin dernier, au lendemain de son élection, Jean-Luc Mélenchon, un ex-eurodéputé en guide de ses camarades dans l’hémicycle, avait été saisi d'un nouvel accès d'indignation, dénonçant la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. "Franchement, on est obligé de supporter ça ?" avait tout-à-coup lancé le bourrin, après avoir touché ses indemnités d'euro-député pendant près de huit ans, à l'ombre du drapeau incriminé
"C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas", avait insisté le sectaire. Le leader des 'Insoumis' faisait ainsi référence au créateur du drapeau européen, Arsène Hertz, que les athées et autres libres-penseurs accusent de s'être inspiré des représentations de la Vierge Marie dont la tête est souvent recouverte d’une couronne étoilée dans un ciel d’azur.


Mélenchon réchauffe les plats froids
Cette contestation, revenue sur le devant de la scène, date de 2007. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’État aux Affaires européennes, fait installer le drapeau bleu étoilé sur les toits du Quai d’Orsay. Une mesure symbolique à quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en juillet 2008. Le drapeau n’a plus bougé depuis au Quai.

Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, invite son institution à faire de même à côté du drapeau de la France. Mais sa proposition est rejetée par le bureau, notamment par deux députés socialistes et un autre de l’UMP. La présence du drapeau tricolore ne datait pourtant que de janvier 2007, lorsque Jean-Louis Debré l’imposa à quelques mois de la fin de la présidence de Jacques Chirac.
Finalement, c’est durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s’est invité à l’intérieur du Sénat et de l’Assemblée nationale. A l’extérieur de la chambre des députés, il y a aussi un drapeau européen au milieu de quatre drapeaux français. Sa présence sur les photos officielles du président de la République date de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le drapeau rouge des communistes -qu'ils renient ou non leur aspiration à la révolution- (ou d'ailleurs noir des anarchistes) a-t-il sa place dans les rues d'une République démocratique ?

Pour mémoire et à l'attention du pseudo-historien Mélenchon, en 2015,


plusieurs maires communistes de Seine-Saint-Denis firent flotter le drapeau palestinien aux frontons de leur mairie, une action symbolique et partisane à l’heure où une troisième Intifada éclatait dans les territoires occupés : ainsi, à Tremblay-en-France, à Aubervilliers, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à Stains ou à St-Denis (Didier Paillard, en présence de l’ambassadeur et chef de la mission de Palestine en France). 
Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien Aubervilliers"
Pendant près d'un an à Vaulx-en-Velins
Du 30 juin 2010, à juillet 2011, le drapeau palestinien flotta "fièrement" (sic) sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, aux côtés des drapeaux français, européen et de la ville. "C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël", expliqua le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui fit le déplacement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.
"Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques", avait proclamé la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste. En juin 2011, près de 200 défenseurs de la cause palestinienne avaient fait pression en faveur de Bernard Genin sur les trois juges du tribunal administratif. 
Le 6 juillet 2011, le tribunal ordonna le retrait, mais le 8 juillet au soir, une bâche aux couleurs de l'Arménie, du Nicaragua et de la Palestine fut hissée sur la façade de la mairie de Vaulx, en signe de solidarité... 
Le 26 mars 2006, Saint-Denis fut de surcroît une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers. Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy.

mercredi 28 octobre 2015

Hollande refuse le droit de vote aux étrangers

Valls enterre l'idée d'un référendum sur le droit de vote des étrangers

La promesse tombe à l'eau, faute de majorité qualifiée au Congrès 

Le Premier ministre a exclu une telle consultation qui aboutirait à "un vote massivement contre". Invité du Bondy Blog, qui s'est fait absorber par... Libération (en janvier 2015!), le Premier ministre Manuel Valls a douché les espoirs de certains sur l'idée d'un référendum sur le droit de vote aux étrangers non communautaires

Reculade: c'était une promesse du candidat François Hollande
"Si vous voulez faire un référendum pour changer cela, je vous donne le résultat, c'est-à-dire massivement contre, 
et en plus nous allons exacerber les tensions autour de cette question", n'a pas envoyé dire Manuel Valls, invité du Bondy Blog à l'occasion des dix ans de la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de 2005
On pourrait donc voir de l'inconscience ou de la provocation dans l'annonce de Valls, car, ouvert pendant les émeutes dans les banlieues provoquées par l'issue fatale de leurs incivilités, ce blog a pour vocation de raconter la France de la diversité ethnique et d'être la voix des quartiers sensibles dans les débats qui animent la société française.

Le dangereux timing de Valls dans les banlieues

Le premier ministre a en fait ravivé les rancoeurs des jeunes des banlieues. Valls s'en défend, mais confirme ses mauvaises intentions en agitant le chiffon rouge du Front national. "On va dire qu'on a utilisé ce sujet à des fins politiques pour faire monter le Front national, comme cela nous a été souvent dit", s'est plaint Manuel Valls. 

Et de détourner l'attention en se flattant: "Ca ne me paraît pas utile, je préfère me concentrer sur l'essentiel et notamment sur les naturalisations". 
Le Premier ministre se retranche derrière l'absence de "majorité qualifiée au Congrès" qui l'empêche de modifier la Constitution et donc affirme qu'il voudrait "toujours" bien réformer le droit de vote des étrangers à l'Union européenne. 
Et de s'écarter toujours plus de la promesse abandonnée.
"Moi, ce que je souhaite, c'est que d'abord, dans ce pays, on vote davantage, et notamment dans ces quartiers. Les Français qui vivent dans ces quartiers eux-mêmes ne votent pas: les taux d'abstention y sont particulièrement importants et donc inquiétants", a-t-il estimé. Tout en préconisant davantage de naturalisations...

Manuel Valls joue avec le feu en désignant l'ennemi des quartiers
Il a en effet estimé qu'il est "hors de question de laisser le Front national gagner une région" lors des élections régionales des 6 et 13 décembre. 
Tout devra être fait pour l'empêcher. Je vous donne rendez-vous le soir du premier tour", a lancé le pyromane de Matignon. 

mardi 17 février 2015

Elections départementales: le parti "démocratique" des musulmans recule pour mieux sauter

L'explosion de l'islamisme au grand jour contrecarre l'infiltration musulmane

L'UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotique
Ce parti - inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n'en présentera finalement qu'un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là "où la dynamique est énorme", indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du "mouvement". Annoncée jeudi, la campagne de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. "Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter", regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français. "Aujourd'hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d'entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence", explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. "C'est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam". 

800 nouveaux adhérents 

Mais ce parti confidentiel, lancé, selon certains sympathisants, en 2012 seulement, ferait de plus en plus d'adeptes. Depuis la série d'agressions par des islamistes d'abord qualifiés de "déséquilibrés" jusqu'aux attentats djihadistes meurtriers contre "Charlie Hebdo" et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l'UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd'hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France. Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. "Je me retrouve dans ce qu'ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu'en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman." L'UDMF veut pourtant croire en ses chances. "Les gens se rendent compte qu'un parti comme le nôtre est une évidence aujourd'hui dans le paysage politique", affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, "des musulmans qui ne parleraient qu'aux musulmans". Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n'en ont pas à revendre...

Les attentats djihadistes serviraient-ils davantage les musulmans que le FN ?Najib Azergui assure qu'il avait préparé "(ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l'extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter". Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l'UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s'est retiré. Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l'étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l'installation des Rom, malgré les critiques d'une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l'histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s'est vu confier le projet d'un musée de l'histoire de la colonisation française. Cette liste s'était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

blog -vote musulman de FranceCe parti affiche sa volonté de  promouvoir le hallal et autoriser le voile à l'école. L'UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d'agir. Comment ? Pas en "islamisant la société ni en installant la charia en France", se défend d'emblée ce Français d'origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique.

L'angle d'attaque est plus biaisé: les cours d'éducation civique et de philosophie pour "faire réfléchir et débattre les jeunes". Affirmant que certains "épisodes tragiques" de l'Histoire de France sont "passés sous silence" dans les programmes scolaires, il milite d'ailleurs pour l'enseignement de la guerre d'Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, "injustement bannie" du secondaire. 
Et l'axe social, cher aux Frères musulmans, n'est pas négligé: l'UDMF tient au développement du hallal pour... créer de l'emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l'économie. La Charente libre écrit à ce sujet: "Pourfendeur de "l'austérité", l'UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative "éthique" à la finance traditionnelle et un moyen d'enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des "leaders mondiaux" sur le marché de l'alimentation 'hallal'." 
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions... et donc le droit de porter le voile à l'école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne veulent ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.
Au Front national, tout en jugeant que cette apparition "très emblématique" s'inscrit comme "la suite logique de tout ce que nous vivons", Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une "base communautariste contraire, selon lui, à l'unité et l'indivisibilité de la république". Le vice-président du FN estime que la décision "appartient désormais au ministre de l'Intérieur". Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l'UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées". Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l'UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une "dérive très claire" et une "américanisation de notre vie politique." 
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L'UDMF est selon lui "frappé du sceau du communautarisme" et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l'école "n'ont pas lieu d'être" dans la République. "Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d'accéder à l'Elysée, est prophétique", ajoute-t-il. Par le biais d'une "formation", d'un "mouvement" (selon la presse qui ne parle pas de "parti") baptisé du doux nom de "Fraternité musulmane", dans la fiction. 

La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. 
"On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu'il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu'à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros", précise le fondateur.

L'exaltation communautariste a fait place à l'amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

"On est déçus, mais c'est le jeu, surtout lorsqu'on est un nouveau parti comme le nôtre", réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d'adhérents depuis les attentats: ils seraient 1.700, soit 800 de plus, en quelques jours. L'effet Charlie ? 

A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d'origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l'ont retirée... 

Il n'y aura qu'un seul candidat étiqueté "Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg. 

France Télévisions, service public d'information fait de la désinformation 

"Après un premier élan d'enthousiasme, les membres de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse," sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: "La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines." Et d'écrire noir sur blanc que "l'UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l'ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille." 

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. 
Mais encore est-elle confinée dans son étui: l'identité des candidats semble confidentielle et la presse d'investigation n'a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n'a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart n'aurait reçu un coup de fil à faire fuiter... Faut-il interroger l'imam?

Mais l'Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas. L'UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.

samedi 13 décembre 2014

Droit de vote des étrangers: les Français se déclarent majoritairement opposés

Six Français sur dix se disent non  au droit de vote des étrangers aux élections municipales

La gauche fait le jeu du FN : les Français étaient pour à plus de 60% en 2011
La tendance s'est inversée après moins de trois ans de socialisme. En 2014, ils sont à 60% contre, selon sondage Odoxa-i-télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié ce samedi. Les opposants à ce droit pour les étrangers hors Union européenne sont désormais majoritaires. 
A la question "l'extension du droit de vote aux élections municipales aux étrangers non membres de l'Union européenne et résidant en situation régulière depuis au moins cinq ans sur notre territoire" du sondage, seuls 40% des sondés répondent favorablement à cet engagement de campagne de François Hollande pour cette réforme
Ils étaient 61% en novembre 2011, lors d'une enquête BVA pour Le Parisien. 

Moins favorables à gauche et à droite

Les Français ne comprennent que trop bien !
Les sympathisants de gauche étaient plus nombreux il y a trois ans (75%), mais restent encore très majoritairement favorables à 71%, contre 29% totalement opposés, soit plus d'un Français interrogé sur quatre. 

A droite, la proportion d'opposants à la réforme est montée en flèche à 84%, tandis que la proportion de partisans a fondu, passant de 43% en 2011 contre 16% en 2014. Une tendance confirmée fin novembre dans un sondage Harris Interactive montrant 47% d'opinions favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales, en baisse de sept points par rapport à une précédente enquête de 2013 (54%). 

Pas de changement d'avis sur l'intégration des étrangers 

Ont-ils eu la volonté
de s'intégrer ?
"Les Français sont 72% à estimer que "l'intégration des étrangers dans la société française fonctionne mal" et le sondage de samedi indique que cette perception négative n'a en fait guère évolué depuis 3 ans." 
Le dernier sondage sur la question date d'avril 2011. "les Français étaient déjà une proportion parfaitement identique (71%) à le penser". 

L'institut de sondage qualifie pour conclure ces résultats de "basculement d'une majorité de Français dans l'hostilité au droit de vote des étrangers, moins de six mois après l'élection de François Hollande".
Un changement de plus qui n'a pas fonctionné.

lundi 31 décembre 2012

PCF: Hollande, président, ne tient pas les engagements de François en campagne

Les communistes critiquent l'exécutif socialo-écolo 

Pas content, Libération ? 

Le Parti communiste a publié une vidéo de presque quatre minutes "moquant" les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président.
Les media nous avaient habitués à plus de tolérance avec les zappings et autres montages douteux à prendre avec humour, "au second degré" ! 

Le clip, intitulé "2013, rallumons les étoiles", met en scène François Hollande formulant différentes promesses lors de la campagne présidentielle, "aussitôt "coupé par des rires enregistrés typiques des sitcoms, avant que n'apparaisse le chiffre ou l'affirmation le contredisant dans les faits. 
A chaque engagement non tenu, le slogan "le changement, c'est maintenant" apparaît grignoté, pour finalement totalement disparaître à la fin de la vidéo.

L'humour grinçant échauffe a presse dévote

François Hollande est ainsi montré du doigt par le Parti communiste sur sa politique dans les domaines de la culture, l'Europe, la santé, le vote des étrangers, la hausse de la TVA, le vote à la proportionnelle ou encore la finance. 

Libération, incrédule, semble découvrir son hypo-président ?
La dernière séquence du clip aborde le thème de l'industrie.
Le président y apparaît peu à peu submergé par le nom des groupes industriels ayant annoncé des plans de licenciements et les rires laissent place à cette phrase : "1.500 emplois détruits chaque jour, ça nous fait pas rire".

Promis pas Désirdavenir Royal, le vent de révolte" se lève
Après ce passage sur l'industrie qui égrène les entreprises en difficulté (PSA, Petroplus, ArcelorMittal, Fralib, Thalès...), tandis qu'on entend le "capitaine de pédalo" déclarer que "la réindustrialisation de la France sera [sa] priorité", le PCF conclut sa liste noire sur un sobre "A toutes et tous, une bonne année de luttes".

Mais, pour visionner la vidéo, il ne faut pas compter sur Libération...

VOIR et ENTENDRE le crime de lèse-majesté audiovisuel:

Timorée, TF1 est incomplète et ne donne qu'un faible aperçu de la satire communiste: craint-elle d'être nationalisée ?

Jean-Philippe- Harlem Désir se dresse sur ses ergots

Le premier secrétaire désigné du PS a dénoncé aujourd'hui la vidéo du PCF, y voyant un "clip de mauvaise foi, mensonger et caricatural qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement", et appelant les communistes à ne pas "se tromper d'adversaire".
Mais ce n'est pas tout : il réclame la parité !
"Ce clip est un honte pour ses auteurs", fustige encore le coopté de l'Elysée, observant que "François Hollande et la gauche qui gouvernent sont la cible exclusive de ce clip qui épargne totalement la droite et l'extrême droite"

Désir n'accepte pas d'ouvrir les yeux
"Ce clip ne met pas seulement en cause le président de la République, il ignore délibérément l'action menée depuis 8 mois au service des Français", souligne la chose de Hollande, citant une longue liste de mesures sociales prises par le gouvernement, dont beaucoup ont été "votées par le PCF au Parlement", mais non mises en oeuvre.

"Ce clip passe aussi sous silence l'incohérence du Parti communiste qui a, pour la première fois avec la droite au Parlement, voté contre des réformes qui améliorent, selon lui, la vie quotidienne des Français comme le budget de la Sécurité sociale", dont les bénéficiaires attendent les effets positifs alors que tous les tarifs augmentent. 

Désir implore le PCF de s'en prendre aux partis au pouvoir
Il demande à la gauche, "radicale" pendant la campagne, de " cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité ".
"Ces caricatures sont insultantes et dangereuses pour l'unité de la gauche. La France n'a rien à gagner à la division de la gauche. Au lieu de faire la guerre à la gauche, le Parti communiste devrait aider le gouvernement à faire la guerre au chômage et à la crise", insiste-t-il.

PaSiDupes fera de l'information quand les media "indépendants" seront absents
VOIR et ENTENDRE la vidéo que les media "libres" diffusent "avec modération" :


Devoir de mémoire
On voit ainsi un extrait vidéo d'un discours du candidat socialiste où Hollande promet que "le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé". "Sanctuarisé ? Moins 4,3 % pour la culture", observe le PCF. 

Idem avec
le traité budgétaire européen que le chef de l'Etat avait promis de renégocier."Renégocier ? Sarkozy/Hollande, même traité", répond le PCF. 
L'opération se répète avec le droit de vote des étrangers - "promis depuis 30 ans, reporté depuis 30 ans" -, 
La TVA ? Voulue par Nicolas Sarkozy et jugée "injuste" par Hollande - "Injuste ? 3% de TVA en plus".
Quant  à la lutte contre la finance
"Adversaire ? 20 milliards de cadeaux au patronat, le Medef rassuré".

Au fur et à mesure, le slogan de campagne, "Le changement, c'est maintenant", est grignoté jusqu'à disparaître complètement.

Quels mensonges Hollande va-t-il encore trouver à servir à ses électeurs communistes du second tour, lors de son allocution télévisuelle au soir du 31 décembre ? 
"Les quatre millions d'électeurs du Front de gauche dont les votes ont fait la décision" (Mélenchon) se sentiraient-ils trompés, humiliés par le président tout-puissant ?

Réactions aigres-douces, sur Twitter 
(Sélection du huffingtonpost)

mercredi 25 avril 2012

Hollande veut défendre les électeurs du FN contre Sarkozy

Le socialiste ne trouve plus le Front national nauséabond...

Hollande tente de convaincre les électeurs frontistes qu'avec Mélenchon et Poutou il les protègera

Hollande, le polisson, va bientôt leur offrir des bonbons ?

Le candidat socialiste ré-oriente sa campagne à droite pour tenter de capter une partie des électeurs du Front national, et les associer à ceux de ...Mélenchon, Joly et Poutou, alors que Nicolas Sarkozy ne change rien à sa ligne directrice, assuré selon les estimations de séduire la moitié de l’électorat frontiste.

Hollande fait le contraire de ce que dit l'hypocrite

Dans un entretien accordé au journal "Libération" et publié le 24 avril, le candidat socialiste François Hollande résume en une phrase sa stratégie de campagne pour l’entre-deux tours : pas question de droitiser son discours pour capter l’électorat du Front national. "L’erreur que je ne commettrai pas, c’est, pour parler aux autres, oublier les nôtres."

Mais il faut comprendre l'inverse.
Dès les résultats du premier tour connus, il a en effet choisi de parler aux électeurs du FN, adressant à ceux qui "se sentent abandonnés" un message de "compréhension". 

L'impudent  Hollande affirme haut et fort son intention de "convaincre [les électeurs frontistes] que c’est la gauche qui les défend". "Il y a l’électorat de Le Pen [désignation irrespectueuse ], dont une partie vient de la gauche et qui devrait se retrouver du côté du progrès, de l’égalité, du changement, de l’effort partagé, de la justice, parce qu’il est contre les privilèges, contre une Europe défaillante", affirme le candidat socialiste dans les colonnes de "Libération".

VOIR et ENTENDRE les appels du pied de Hollande aux électeurs du FN:

 
Hollande lâche la jeunesse pour les frontistes

Il a viré casaque et abandonné les quartiers et ses jeunes

Dans "Libération", il affirme vouloir s’adresser "aux petits employés, aux artisans, aux ouvriers" qui se "sentent abandonnés". "Ce que peut vouloir faire Hollande, c’est mettre en avant la question du pouvoir d’achat - visiblement, c’est ce qu’il fait -, se rendre dans les zones pavillonnaires largement laissées de côté pendant la campagne du premier tour et adresser des signaux sur le fait que le vote des étrangers n’est pas une priorité", affirme Frédéric Sawicki (professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au CNRS).
Sur France 3, lundi 23 avril, son ex-concubine et vaincue de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal,  assure d’ores et déjà que le droit de vote des étrangers  non communautaires, pourtant inscrit dans le programme de François Hollande, n’a jamais été une priorité du Parti socialiste.
"Je suis socialiste, je suis le représentant de la gauche mais je m’adresse à tous les Français car je veux être le président du rassemblement", a-t-il répété.

La liste des laissés pour compte socialistes s'allonge



Wieviorka, il faut arrêter
le Père Noël du FN !



Michel Wieviorka s'investit dans toutes les campagnes du PS. L' ancien directeur de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sociologue et militant socialiste, et donc propagandiste de la pensée unique, tente de rattraper le coup. 

Ne pas lâcher la proie pour l'ombre: " Le danger de voir son électorat lui tourner le dos existerait si François Hollande se mettait à exprimer des idées différentes de ce qu’il dit habituellement, mais il n’a pas l’intention de changer son message", reconnaît-il. Ou d'en adresser à tous, au risque qu'ils soient contradictoires, mais la cohérence n'est pas le point fort de Hollande. Pas plus que l'honnêteté. 
"Sa stratégie vis-à-vis de l’extrême droite consiste à dire : ‘Je comprends votre colère, je comprends le message que vous avez voulu faire passer, faites moi confiance pour que je règle vos problèmes’."

La crédibilité du marchand de soupe est une fois de plus prise en défaut.
Malgré leur omniprésence sur tous les media, les intellos, experts et journaleux de la nébuleuse socialiste n'y peuvent rien.

 

lundi 23 avril 2012

Présidentielle: l'écart annoncé ne s'est pas vérifié au 1er tour


Juppé : "rien n'est joué, tout est possible"

"Est-ce que les Français vont choisir une France d'assistés ou une France forte et compétitive"

C'est la question d'Alain Juppé , le ministre français des Affaires étrangères sur TF1, confiant,  au soir du premier tour de la présidentielle.

VOIR et ENTENDRE l'ancien premier ministre (1995-1997) de Jacques Chirac:


Ainsi, tous les chiraquiens ont-ils une petite préférence pour le "capitaine de pédalo", comme la propagande de désinformation de la gauche l'affirmait avec insistance, malgré le démenti de Bernadette Chirac ?

"Une très large majorité (...) ne souhaite pas la victoire de Hollande"
Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et secrétaire national de l'UMP à la sécurité, était catégorique au soir  du dimanche 22 avril: "une très large majorité" d'électeurs "ne souhaite pas la victoire de François Hollande", candidat du PS.

"Une majorité des Français ne veut pas des dangers que fait peser François Hollande sur notre pays: droit de vote pour les étrangers, régularisation massive des sans-papiers, recours à la dette et au déficit pour recruter des emplois publics", poursuit-il.

"Nous devons, dans les deux semaines qui viennent, rassembler tous les Français qui ne veulent pas d'un retour en arrière qui serait dramatique pour la France", conclut le député UMP.
Les électeurs du FN feront-ils le jeu de la gauche ou la repousseront-ils?