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samedi 11 mai 2019

Européennes : un parti religieux, l'Union des démocrates musulmans français, s'invite par surprise

Que fait l'Union des démocrates musulmans français dans la campagne ? 

Maintenant qu'ils sont français, il faut faire avec...

L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) a formé une liste.
Nagib Azergui, tête de liste 'Une Europe au service des peuples', élections européennes du 26 mai 2019
Elle  a finalement été retenue par le ministère de l'Intérieur pour la conquête du Parlement européen à Strasbourg, s'ajoutant donc aux 33 autres. Ce repêchage a été réalisé par le ministre des Cultes, Castaner, et accentue un peu plus le record pour ce type de scrutin. Cette liste, déposée avec du retard a toutefois été autorisée après avis du Conseil d'Etat. 

Elle apparaît par surprise dans Le Journal officiel de ...vendredi, au lendemain de la révélation de cette information par France Info. Intitulée "Une Europe au service des peuples" - car il faut croire que le peuple de France n'est plus Un - elle réunit 79 candidats, tous membres de "l'Union des démocrates musulmans français" - sans être pour autant musulmans - l'UDMF, autour de Nagib Azergui, un formateur en nouvelles technologies originaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui a pris la tête de cette liste.
LISTE N° 34 : UNE EUROPE AU SERVICE DES PEUPLES
1. M. Nagib AZERGUI
2. Mme Fatiha ZAKARI
3. M. Bassam TAHHAN
4. Mme Samira SIDHOUM
5. M. Farid AZIBI
6. Mme Sandra FOURASTIE
(cf. photo ci-dessous)
7. M. Jean-Claude ANTAKLI
8. Mme Karima ZÉROUALI
9. M. Mokdad SALEM
10. Mme Nacéra OUACHEK
11. M. Khalid BAJJOUJ
12. Mme Nafissa MENHOUR
13. M. Nordine SAADALLAH
14. Mme Farida TABANI
15. M. Jean Gaston Joseph PREAU
16. Mme Delphine PETERS
17. M. David BOUSSION
18. Mme Jamila SERSOU
19. M. Christian FAGET
20. Mme Donia CHABBAH
21. M. Brahim BENKHABCHECHE
22. Mme Fadoua HACHIMI
23. M. Hichame BOUSHABA
24. Mme Najia JENNANE
25. M. Mohammed KSOUROU
26. Mme Anissa MAHIOUF
27. M. Mustapha BELHOUARI
28. Mme Nawal DERBALI
29. M. Drice BENAMA
30. Mme Fatima YOUSFI
31. M. Eric BERLINGEN
32. Mme Wassila DAHMANI
33. M. Karim AKASBI
34. Mme Amira GHAZOUANI
35. M. Rachid OULD RABAH
36. Mme Sorya HANIFI
37. M. Chrif BOUZID
38. Mme Fatma SIDHOUM
39. M. Miloud HAJJI
40. Mme Mélissa DJILLALI
41. M. Nadir BENHABASS
42. Mme Odile AMOUGOU
43. M. Christophe LHUISSIER
44. Mme Ouerdia MAHIOUF
45. M. Chokri AMRI
46. Mme Elhame AÏT-SERHANE
47. M. Betahar BELOUFI
48. Mme Naziha BOUZID
49. M. Fethi BOUSHABA
50. Mme Leïla HIZAM
51. M. Karim MAJERI
52. Mme Audrey D'AIETTI
53. M. Adil REGHAI
54. Mme Jihane GHAZOUANI
55. M. Faouzi NISIRI
56. Mme Nadia KARAR
57. M. Kamel ELAHIAR
58. Mme Wafaa KSOUROU
59. M. Ismaïl BAJJOUJ
60. Mme Nejma HIZAM
61. M. Saadi Mohamed FREYMONT
62. Mme Aldjia MAHIOUF
63. M. Mickaël OLIVIER
64. Mme Anissa BOUSHABA
65. M. Aniss KHAMLICH
66. Mme Majda BAJJOUJ
67. M. Mehdi HIZAM
68. Mme Nadia LAHZAZI
69. M. Morad ZAKARI
70. Mme Fairouz BAJJOUJ
71. M. Franck TREMEREL
72. Mme Sanaa HACHIMI
73. M. Nabil KSOUROU
74. Mme Souhila MAHIOUF
75. M. Michel TAHAN
76. Mme Soumaya HARCHI
77. M. Franck KOTERBA
78. Mme Samira ZÉROUALI
79. M. Mehdi COSMA.


Résultat de recherche d'images pour "Sandra FOURASTIE"Ce mouvement fondé en 2012 conteste tout communautarisme.

Un parti musulman en France ? 
Ce n'est pas tout à fait nouveau dans le paysage politique, l'UDMF ayant été fondée en 2012. Accusée de communautarisme par certains responsables politiques, elle assure au contraire vouloir "s'adresser à tous". 

Mais l'Union des démocrates musulmans français le dit elle-même sur son site Internet : son existence "suscite des réactions contrastées et souvent hostiles". Et de lister les différentes déclarations de responsables politiques à son sujet. L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, par exemple, évoquait en 2015 une "expression du communautarisme, à l'envers de l'esprit de la République française" et Nicolas Dupont-Aignan, le risque d'une "libanisation" de la France.

Un parti fondé pour lutter contre la stigmatisation de l'islam

L'
UDMF a choisi de se préoccuper de religion plutôt que de citoyens.

La création du parti musulman agite la classe politique
S'ils ne sont pas tous musulmans, ils ne collent pas non plus
à l'idée qu'on se fait de bouddhistes...
Le parti musulman rappelle qu'il s'est lancé en novembre 2012, quelques mois après la présidentielle, en réponse à la "politique identitaire" de la France que poursuivait François Hollande... L'UDMF n'hésite pas à accuser ainsi les formations politiques traditionnelles "d'exploiter les musulmans" et la question de l'islam à des fins politiques, citant notamment le débat sur l'identité nationale de 2010 et le silence des autorités face aux actes islamophobes. "Et à un problème politique, nous avons décidé de répondre par une réponse politique", assurait la semaine dernière encore son leader Nagib Azergui, sur le site francophone ...tunisien, Le Muslim Post. Libération en est d'ailleurs fort marri...



Une formation française et laïque... 
qui veut favoriser la finance ...islamique

Ce parti des musulmans de France assure toutefois ne pas être confessionnel 
Le sigle de l'UDMF évoque celui de l'UDF...

et souhaite convaincre l'ensemble des Français, "sans distinction de couleur, d’âge, ni de religion". L'UDMF estime que le doute n'est pas permis sur sa "laïcité", mais il se compare pourtant   au Parti chrétien-démocrate fondé par Christine Boutin et dirigé aujourd’hui par Jean-Christophe Poisson. 
Il est toutefois cocasse d'observer que l'UDI a servi de rampe de lancement à N. Boucharda (UDMF) et qu'elle s'est formée sur le modèle de l'ancienne UDF qui soutenait la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2002 et qui suspendit Christine Boutin lorsque celle-ci annonça sa propre candidature en juin 2001... L'UDMF cite aussi l’Union chrétienne-démocrate (CDU) longtemps dirigée par Angela Merkel en Allemagne. C'est dire que les vieilles démocraties européennes sont dans le viseur des musulmans en Europe.
La laïcité de l'UDMF a des limites étroites. 
Cette formation a en effet porté dans son programme des mesures spécifiquement liées à l'islam, en préconisant notamment "la finance islamique" qui permettrait, selon elle, de relancer la croissance française. 
Elle propose notamment le développement de la filière halal. Elle se prononce aussi contre la loi interdisant le port du voile à l'école. La charia n'est pas loin...

Pour les élections européennes, le projet défendu fait une trentaine de pages. 
Il y est notamment question de relever les défis de "l'écologie", "des libertés individuelles" ou du "combat contre la haine". Parmi les propositions : la mise en place d'un Smic européen, le droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, la volonté d'imposer un traité pour "mettre fin à la pollution plastique des océans" ou la création d'un comité d'éthique pour "contrôler l'indépendance de la presse". Une mise sous tutelle de la presse peut apparaître un sort enviable : la Tunisie se classe au 97e rang, l'Iran, 165e, l'Arabie saoudite, 168, et la Syrie 177e.

Des débuts logiquement timides d'abord, lors des précédents scrutins

La création du parti musulman agite la classe politique
S'ils ne sont pas tous musulmans, ils ne collent pas non plus
à l'idée qu'on se fait de bouddhistes...
L'UDMF n'en est pas à ses premières élections. Elle a obtenu un élu aux municipales de 2014, à Bobigny, communiste de 1944 à 2014 (Seine-Saint-Denis), en s'alliant à l'UDI Stéphane de Paoli, qui devint maire de la commune. Mais elle a commencé à réellement agiter la classe politique lors des départementales de mars 2015. A l'époque, certains y voyaient alors le début de ce qu'écrivait Michel Houellebecq dans Soumission, en imaginant un président en 2022 à l'Elysée issu d'un parti politique musulman.

Ce parti n'y est pas encore, mais progresse à grands pas, avec l'aide des vertueux. Aux départementales, où l'UDMF visait "sept ou huit cantons" en France, il n'y avait finalement pas eu de candidat, le parti dénonçant un "déferlement médiatique malsain" et des "pressions". Aux régionales de décembre 2015, la formation avait finalement réussi à se lancer, mais avait récolté 0,4% des voix (environ 12.500) en Ile-de-France, avec un pic de près de 6% à Mantes-la-Jolie (Yvelines).
L'UDMF avait de nouveau échoué à présenter un candidat à la présidentielle de 2017, faute de parrainages, et avait tenté sa chance dans 6 des 577 circonscriptions aux législatives suivantes. Son meilleur score fut obtenu à Mayotte, avec plus de 5% des voix, et elle récolta également 2% dans la première circonscription des Hauts-de-Seine.

L’Union des démocrates musulmans français (UDMF) est un parti politique français fondé en novembre 2012 par Nagib Azergui et Emir Megherbi. 
Nizarr Bourchada
Lors des élections régionales de 2015, l'UDMF a présenté une liste en Ile-de-France, menée par Nizarr Bourchada (tête de liste et chef de fil du Val de Marne, photo ci-contre). Le parti a obtenu 12.528 voix, avec notamment 5,9 % dans la commune de Mantes-la-Jolie, commune classée à droite, mais où, en 2003, Alexandre del Valle considère la Grande mosquée comme "centre de l'islam fondamentaliste en France". L'ex-iman, Mohamed Rabiti était membre du mouvement Tabligh - société de prédication musulmane revivaliste, donc prosélyte et puritaine de type Wahhabite, comprendre salafiste - et qualifié de recruteur au Val-fourré, où 80 % des habitants du quartier sont musulmans. Le Canard enchaîné publia, en 2016, un article sur le cas de cette mosquée qualifiée "d'intégriste".

Candidat UDI aux municipales de 2015 pour permettre l’élection de Stéphane de Paoli, à Bobigny en Seine-Saint-Denis, en l'échange d'un premier siège de conseiller UDMF, le conservateur Nizarr Bourchada est le chef de file de cette formation politique lancée en 2012 qui souhaite à nouveau constituer des listes en Ile-de-France. "Nous ne sommes pas religieux", se défend-il face aux accusations de communautarisme.
Nizarr Bourchada, 34 ans, conseiller municipal d'opposition à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) mais qui vota le budget municipal socialiste, est en marche. Le trentenaire avait été en capacité de déposer en préfecture une liste de 209 noms lui permettant de se présenter aux élections régionales de 2015 en Ile-de-France, sous la bannière de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF), qui a déjà fait polémique lors des élections départementales de mars 2017. Hasard du calendrier, Michel Houellebecq venait de publier 'Soumission', qui imagine justement l'arrivée au pouvoir d'un parti musulman. Face à la pression médiatique, l'aventure avait tourné court. Il n'y eut qu'un seul candidat étiqueté 'Union des démocrates musulmans français' (UDMF) contre sept à huit annoncés, mais le parti musulman y obtint près de 13.000 voix en Ile-de-France et réalisa ses meilleurs scores en banlieue parisienne, avec notamment 5,9% des suffrages à Mantes-la-Jolie.
En 2015, lors de la première réunion publique à Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne, une soixante de personnes avait participé. "Des gens qui d'habitude ne votent pas car ils n'étaient pas représentés par l'offre politique", se félicite Nizarr Bourchada. Si l'audience était restreinte, le candidat voit grand: "le second tour". Soit plus de 10% des voix.

Laïc, mais choqué par "l'augmentation des actes islamophobes", exclusivement

Le nom de la formation communautariste déclenche toujours des controverses. 
La vice-présidente des Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet critiqua ce parti qui va à "l'envers de l'esprit de la République française". Wallerand de Saint-Just, le candidat du Front national en Ile-de-France a lui aussi dénoncé "la vision communautariste de la région" entretenue par l'UDMF.

Nizarr Bourchada doit déminer : "Nous ne sommes pas religieux, nous comptons parmi nous des non-musulmans". "Nous sommes défenseurs d'une laïcité qui ne serait pas utilisée comme un outil pour combattre les religions"... Malgré l'intitulé de son mouvement, l'élu assure vouloir... "déislamiser les débats". Et embraie aussitôt pour regretter que l'on "parle d'islam tout le temps". 
Surtout, il est choqué par "l'augmentation des actes islamophobes" dont "personne ne s'indigne" et qui l'a justement poussé à s'engager auprès de l'UDMF. "Un silence de la classe politique qui vaut comme une caution", estime-t-il, ulcéré, en dépit de la menace terroriste islamiste permanente.

mardi 17 février 2015

Elections départementales: le parti "démocratique" des musulmans recule pour mieux sauter

L'explosion de l'islamisme au grand jour contrecarre l'infiltration musulmane

L'UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotique
Ce parti - inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n'en présentera finalement qu'un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là "où la dynamique est énorme", indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du "mouvement". Annoncée jeudi, la campagne de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. "Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter", regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français. "Aujourd'hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d'entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence", explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. "C'est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam". 

800 nouveaux adhérents 

Mais ce parti confidentiel, lancé, selon certains sympathisants, en 2012 seulement, ferait de plus en plus d'adeptes. Depuis la série d'agressions par des islamistes d'abord qualifiés de "déséquilibrés" jusqu'aux attentats djihadistes meurtriers contre "Charlie Hebdo" et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l'UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd'hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France. Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. "Je me retrouve dans ce qu'ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu'en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman." L'UDMF veut pourtant croire en ses chances. "Les gens se rendent compte qu'un parti comme le nôtre est une évidence aujourd'hui dans le paysage politique", affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, "des musulmans qui ne parleraient qu'aux musulmans". Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n'en ont pas à revendre...

Les attentats djihadistes serviraient-ils davantage les musulmans que le FN ?Najib Azergui assure qu'il avait préparé "(ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l'extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter". Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l'UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s'est retiré. Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l'étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l'installation des Rom, malgré les critiques d'une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l'histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s'est vu confier le projet d'un musée de l'histoire de la colonisation française. Cette liste s'était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

blog -vote musulman de FranceCe parti affiche sa volonté de  promouvoir le hallal et autoriser le voile à l'école. L'UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d'agir. Comment ? Pas en "islamisant la société ni en installant la charia en France", se défend d'emblée ce Français d'origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique.

L'angle d'attaque est plus biaisé: les cours d'éducation civique et de philosophie pour "faire réfléchir et débattre les jeunes". Affirmant que certains "épisodes tragiques" de l'Histoire de France sont "passés sous silence" dans les programmes scolaires, il milite d'ailleurs pour l'enseignement de la guerre d'Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, "injustement bannie" du secondaire. 
Et l'axe social, cher aux Frères musulmans, n'est pas négligé: l'UDMF tient au développement du hallal pour... créer de l'emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l'économie. La Charente libre écrit à ce sujet: "Pourfendeur de "l'austérité", l'UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative "éthique" à la finance traditionnelle et un moyen d'enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des "leaders mondiaux" sur le marché de l'alimentation 'hallal'." 
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions... et donc le droit de porter le voile à l'école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne veulent ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.
Au Front national, tout en jugeant que cette apparition "très emblématique" s'inscrit comme "la suite logique de tout ce que nous vivons", Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une "base communautariste contraire, selon lui, à l'unité et l'indivisibilité de la république". Le vice-président du FN estime que la décision "appartient désormais au ministre de l'Intérieur". Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l'UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées". Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l'UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une "dérive très claire" et une "américanisation de notre vie politique." 
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L'UDMF est selon lui "frappé du sceau du communautarisme" et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l'école "n'ont pas lieu d'être" dans la République. "Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d'accéder à l'Elysée, est prophétique", ajoute-t-il. Par le biais d'une "formation", d'un "mouvement" (selon la presse qui ne parle pas de "parti") baptisé du doux nom de "Fraternité musulmane", dans la fiction. 

La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. 
"On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu'il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu'à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros", précise le fondateur.

L'exaltation communautariste a fait place à l'amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

"On est déçus, mais c'est le jeu, surtout lorsqu'on est un nouveau parti comme le nôtre", réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d'adhérents depuis les attentats: ils seraient 1.700, soit 800 de plus, en quelques jours. L'effet Charlie ? 

A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d'origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l'ont retirée... 

Il n'y aura qu'un seul candidat étiqueté "Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg. 

France Télévisions, service public d'information fait de la désinformation 

"Après un premier élan d'enthousiasme, les membres de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse," sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: "La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines." Et d'écrire noir sur blanc que "l'UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l'ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille." 

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. 
Mais encore est-elle confinée dans son étui: l'identité des candidats semble confidentielle et la presse d'investigation n'a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n'a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart n'aurait reçu un coup de fil à faire fuiter... Faut-il interroger l'imam?

Mais l'Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas. L'UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.