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vendredi 7 septembre 2018

Macron s'est-il ingéré dans le fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale ?

Yaël Braun-Pivet a-t-elle renoncé sous la pression  à la course au perchoir ?

Macron aurait envoyé un coup de téléphone cinglant à la députée

Yaël Braun-Pivet,
femme soumise
Le président de la République n'aurait pas respecté la séparation des pouvoirs. Selon RTL, Emmanuel Macron aurait un "jugement très sévère" sur la présidente de la commission des Lois. Il lui reproche notamment sa gestion de l'affaire Benalla mais il rend aussi la présidente de la Commission des Lois responsable du report de la révision constitutionnelle.

En conséquence, la députée La République en Marche (LREM), Yaël Braun-Pivet a dû annoncer jeudi 6 septembre après-midi le retrait de sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale et son ralliement au candidat de l'Elysée, chef de file des députés de la majorité présidentielle, Richard Ferrand.

Le matin même sur RTL, elle avait pourtant estimé que ce proche de Macron "n'incarnait pas le renouvellement" .

"Une décision personnelle" que - les joues en feu -  la magistrate a assuré prendre "sans aucune pression" de la part de qui que ce soit.

La magistrate du siège s'assoie sur le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs

La présidente de la commission des Lois a admis avoir échangé "quelques minutes" avec le chef de l'État, avant de présenter sa candidature. Elle avait pourtant assuré "en off" jeudi matin à l'équipe de RTL qu'elle ne s'était pas sentie découragée par ce coup de fil. 

Le président aurait-il changé d'avis ? Emmanuel Macron aurait en réalité un "jugement sévère" sur Yaël Braun-Pivet, selon les confidences de l'un de ses interlocuteurs fréquents à RTL. Il lui reproche notamment sa gestion en tant que co-rapporteure de la commission d'enquête à l'Assemblée de l'affaire Alexandre Benalla. Sa méconnaissance supposée de la révision constitutionnelle, prochaine réforme à venir, serait également épinglée. 


Invitée de Franceinfo vendredi matin matin, la députée LREM Barbara Pompili, candidate au perchoir, assure "ne pas avoir compris ce qu'il s'est passé". "Je l'ai eu au téléphone; elle a eu du mal à me donner certaines raisons, elle m'a dit que c'était des raisons personnelles. Elle a fait un choix, et évidemment, il est respectable", a-t-elle poursuivi.

Le président méconnaît-il les grands principes constitutionnels ?
Résultat de recherche d'images pour "Yaël Braun-Pivet Macron"Toujours est-il que, outre sa gestion  de l'affaire Alexandre Benalla en tant que co-rapporteure de la commission d'enquête à l'Assemblée, Macron aurait reproché à la présidente de commission des Lois sa méconnaissance supposée de la révision constitutionnelle, prochaine réforme à venir, sans date.

 

samedi 20 janvier 2018

Prisons : les agresseurs islamistes provoquent le soulèvement de leurs gardiens

Nouvel incident à Fleury-Mérogis, deux gardiens agressés en Corse, colère des personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison qui bloquaient toujours Fleury-Mérogis, Essonne, vendredi matin ont été chargés par les forces de l'ordre.

Résultat de recherche d'images pour "gardiens de prison   bloquent toujours Fleury-Mérogis"Les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les gardiens de prison. A Borgo en Corse, deux gardiens ont pourtant été agressés par trois détenus, en plein mouvement syndical.
Vendredi matin, de premiers incidents ont éclaté devant la prison de Fleury-Mérogis, déjà le théâtre jeudi de violences sur les gardiens de prison : 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant d'accepter de les réintégrer dans le calme. Six des prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale. 

Les surveillants pénitentiaires entament leur cinquième jour de mobilisation pour de meilleures conditions de sécurité. Au total, 81 établissements ont été bloqués vendredi.
Deux des trois principaux syndicats pénitentiaires, la CGT et l'Ufap-Unsa, étiquetés à l'extrême gauche, soumettent ce weekend à leurs bases un projet d'accord rédigé lors de négociations avec l'administration, tandis que FO entend "durcir" la mobilisation dans les prisons.


• Heurts entre gardiens et gendarmes

Alors que des gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont tiré des gaz lacrymogènes pour forcer le passage peu après 7 heures ce vendredi et pour évacuer les 150 manifestants. Ces derniers avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison pour empêcher les entrées et les sorties. "Il y a eu des échanges de lacrymogènes et de coups avec les CRS. Ça a été très tendu et violent", a expliqué Thibault Capelle, responsable local du SNP-FO, précisant que le blocage de Fleury-Mérogis avait été levé à 8h30.

"Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", témoigne Sacha, un surveillant de 28 ans. "C'est honteux, on nous a matraqués, donné des coups de pied, des coups de poing, alors que nous voulons juste faire entendre nos revendications. Il faut qu'ils comprennent que le mouvement va se durcir", a lancé de son côté Alexandre Caby, délégué syndical Ufap-UNSA. Peu avant 8 heures, les gardiens de prison qui ne manifestaient pas ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.


  • L'agression de trois surveillants par un islamiste détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, a déclenché un mouvement national de blocage des prisons, le 15 janvier. Les surveillants réclament plus de sécurité pour mener à bien leur mission.


  • Les agressions par des islamistes détenus se multiplient



    De nouvelles agressions de surveillants de prison ont eu lieu le mardi 16 janvier.

    Les surveillants de la prison de Mont-de-Marsan (Landes) sont en révolte. La veille, sept d'entre eux ont été agressés par un détenu "radicalisé", pour ne pas dire un islamiste. 

    La prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a aussi été bloquée après l'agression ce matin d'une surveillante par un prisonnier "radicalisé", terme imposé parmi les éléments de langage
    C'est dans ce contexte très tendu que, six jours après les agressions, la ministre de la Justice s'est finalement rendue à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

    Deux des trois syndicats à l'origine des blocages des pénitenciers militent pour une suspension du mouvement le temps de négocier avec le ministère de la Justice.

    Deux gardiens agressés dans une prison Corse.
    Vendredi matin toujours, deux gardiens de prison ont été agressés par trois détenus "de droit commun" (?) à la maison d'arrêt de Borgo en Corse, selon la direction de l'administration pénitentiaire. Or, l'un de ces trois détenus est suivi pour radicalisation religieuse, a-t-on toutefois précisé ...de même source. L'un des deux surveillants blessés a été frappé à la gorge d'un coup de couteau. Ils ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a précisé Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

    L'auteur de la tentative d'assassinat a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il s'était retranché dans sa cellule avec un ou deux complices. A 11h30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale, selon "une autre source proche de l'enquête" qui ne communique pas directement et à visage découvert. La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête.

    Une agression "grave" et "intolérable", a commenté la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui s'est décidée à aller à la prison de Borgo rencontrer les surveillants dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a-t-elle confirmé aux media, après sa visite à l'hôpital, jugeant "très choquant et très émouvant de parler avec eux, même si je ne suis pas restée très longtemps pour ne pas les fatiguer".

    Un automobiliste fonce sur des gardiens à Nice.
    Enfin, à Nice, un automobiliste a forcé un barrage de police et foncé droit sur un groupe de gardiens de prisons en train de manifester devant la maison d'arrêt, selon une information de France Bleu Azur. Un des surveillants a été blessé au bras et a été conduit à l'hôpital. Le conducteur lui a été interpellé. On ne connaît pas pour l'heure les raisons de son geste.
    Deux jours plus tard, l'agresseur courrait toujours mais le mode opératoire ne laisse guère de place au doute sur une intention criminelle de djihadiste circulant parmi la population. Anthony Lequeux, responsable du syndicat Force Ouvrière dans le département raconte. "C'était intentionnel," assure-t-il.

    Les mouvements reconduits

    Pendant les négociations qui ont débuté mardi soir avec leur direction et la promesse d'un plan pour les prisons par le président Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un  djihadiste détenu à Vendin-le-Vieil, un Allemand de 51 ans, converti. 
    Les gardiens mobilisés réclament plus de moyens et de meilleures conditions de sécurité, mais, fait nouveau, la question de la prise en charge des détenus "radicalisés" vient s'ajouter au problème endémique, au moment où la France attend le retour prochain des "revenants", ses ressortissants 'nationaux' de retour de Syrie après y avoir combattu aux côtés des islamistes.

    Pour l'instant, les négociations ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. 

    Les syndicats annoncent que des blocages ont repris dans de nombreuses prisons,  mais la presse gouvernementale assure que le "mouvement a baissé ce vendredi" ...dans le Sud-Ouest.

    Le Figaro banalise avec un historique des mouvements de gardiens de prisons

    La presse gouvernementale veut ignorer l'origine islamiste des agressions.
    "La France a déjà connu de longs mouvements de gardiens de prison, avec des revendications diverses: surpopulation carcérale, insécurité, création d'emplois... L'un des plus longs a duré près de deux mois, en novembre et décembre 1994, et concernait la création d'emplois supplémentaires ou la revalorisation des traitements. La France compte parmi les pays avec la surpopulation carcérale la plus élevée, avec un taux d'occupation qui atteint 140%, selon des chiffres officiels.

    Cette presse partisane détourne l'attention du fait aggravant de la radicalisation.
    Ainsi rappelle-t-elle que plusieurs pays ont ainsi appelé vendredi la France au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève  à améliorer sa gestion des prisons. Paris a promis de faire des efforts, notamment en favorisant les alternatives à la détention.

    Une quinzaine de députés zélés de la majorité présidentielle LREM se rendra lundi simultanément dans des commissariats et gendarmeries sur le territoire, avant d'aborder notamment la réforme de la procédure pénale, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires. "Les représentants de la Nation veulent manifester l'intérêt qu'ils portent au travail des policiers et des gendarmes et la reconnaissance qui leur est due dans un contexte difficile", a indiqué dans un communiqué la commission des Lois de l'Assemblée, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), 47 ans, ex-trésorière de section du Parti socialiste et avocate qui, selon son CV, s'impliqua à Chanteloup-les-Vignes en 2015 dans ...les Restos du cœur. Elle a prévu de se rendre au commissariat de Trappes (Yvelines)

    Les LREM Alexandra Louis, avocate tournée vers l'insertion et aisément élue dans la circonscription de la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournement de fonds publics, dans un commissariat de secteur à Marseille, Fabien Matras, qui à 33 ans a travaillé à l'Assemblée sur la ...gratuité des péages, à la gendarmerie de Salernes (Var), Bruno Questel, 52 ans, avocat lui aussi, à la gendarmerie d'Evreux (Eue) et encore Thomas Rudigoz, ex-UDF, directeur de cabinet d'Anne-Marie Comparini, une proche de François Bayrou, à l'hôtel de police de Lyon. 
    Jean-Michel Fauvergue, 61 ans, ancien patron du Raid et élu macroniste de Seine-et-Marne, se concentre sur les services spécialisés d'enquête et est  déjà passé cette semaine dans une brigade criminelle. Il veut "toucher du doigt les problèmes que posent des règles procédurales trop lourdes", qui contribuent au "malaise" des forces de l'ordre et à "la perte de sens de leur travail", a-t-il déclaré.
    Le problème spécifique posé par les islamistes détenus est évacué.

    jeudi 21 décembre 2017

    Le gouvernement envoie sa majorité déminer le débat sur l'immigration gouvernement

    Les associations mènent le combat du droit d'asile contre le gouvernement légitime

    Le pouvoir doit faire face à des groupes radicaux
      
    Résultat de recherche d'images pour "manifestation pour refugiés 26 novembre 2017"Pour préparer l'arrivée du projet de loi asile et immigration du gouvernement, d‘ores et déjà critiqué à la suite de plusieurs circulaires renforçant le contrôle des demandeurs d‘asile, les députés godillots de la majorité vont mettre en place un groupe de travail.

    Dès le 22 janvier, l'Assemblée nationale entend organiser des visites de députés dans les commissariats et les gendarmeries, puis, le 12 février, des visites dans les centres de détention administrative et les zones d‘attente, a annoncé mercredi la Commission des lois, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), élue des Yvelines, et avocate ...au pénal qui n'a pas plaidé depuis une quinzaine d'années pour élever ses cinq enfants. La quadra s'est ensuite consacrée à ses bonnes oeuvres, les Restos du coeur. 
    Le Monde souligne d'ailleursque "son parcours tranche quand l’usage voulait que la fonction soit réservée à des députés expérimentés" et que "la volonté de parité n’est pas étrangère" à son élection. Et, en effet, l’examen du projet de loi sur la moralisation de la vie publique a donné lieu à de multiples cafouillages. La bécasse, croyant être discrète et confidentielle, a eu des mots très désobligeants à l’égard des membres de son groupe et ces paroles déplacées, enregistrées, tournent en boucle depuis. 
    "On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut. On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré", s’agaçait la gaffeuse, dans l’enregistrement accidentel, sans indulgence pour ses collègues.
    Dans le mois qui a suivi son arrivée au Palais Bourbon, la députée avait déjà fait l’objet de deux indiscrets du Canard enchaîné, l’un rapportant qu’elle avait souhaité ne pas travailler le mercredi matin, jour consacré à ses enfants, l’autre la citant s’interrogeant sur le moment de "voter les décrets". "C’est ridicule", s’agace-t-elle fustigeant une "invention". "Elle ne savait pas ce qu’était un rapporteur", gronde un député de l’opposition qui se dit "dubitatif sur son vrai poids dans les négociations avec les ministères".Bien qu'elle se déclare "légitime et compétente" à son poste, elle a rendu un avis ambigu, se disant "émotionnellement" favorable à un amendement exigeant des candidats aux législatives qu’ils aient un casier judiciaire vierge, mais émettant des réserves "juridiques" en raison des risques d’inconstitutionnalité. Les députés ne pouvait se satisfaire de ce flou. "Elle a surestimé ses capacités à porter un tel texte", lâcha, lapidaire et sobre, un élu de gauche. "Je n’ai jamais assisté à des commissions aussi désordonnées", se désola pour sa part le socialiste Olivier Dussopt, aujourd'hui plus tempéré: le 24 novembre 2017, il s'est fait caser au secrétariat d'État chargé de la Fonction publique. Il est le dernier de la liste des membres du gouvernement.Dans ce chaos, un vote "assis-debout" (les députés se lèvent au lieu de lever la main pour voter et faciliter le comptage) a même été organisé sur l’un des points de la Loi moralisation. "C’est la première fois en dix ans de commission des lois que je vois ça, cela fait un peu brouillon", ajoute Philippe Gosselin du groupe Les Républicains.
    Le projet de loi est attendu à l‘Assemblée au premier semestre 2018.

    Les associations comptent faire la loi à l'Assemblée

    L'accélération des expulsions et l‘introduction de contrôles jusqu‘au sein des centres d‘hébergement d‘urgence, prévue dans une circulaire du 12 décembre, a déclenché une vague de contestation des associations et de premières lignes de faille au sein de la majorité présidentielle.

    Image associée
    Députée franco-tunisienne LREM de 35 ans, née à Tunis, Sonia Krimi a interpellé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur sa politique d'asile, sous les applaudissements de l'opposition de La France insoumise, à l'extrême gauche de l'hémicycle. "Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République", a estimé, lors des questions au gouvernement, cette inconnue qui a remporté le duel des "Marcheurs", alors qu'elle ne bénéficiait pas de l'investiture officielle de sa formation politique et qui, en septembre n'avait pas encore d'attaché parlementaire parisien.

    Un peu plus de sept mois après l'entrée d‘Emmanuel Macron à l'Elysée, la politique d'asile apparaît comme le premier révélateur de divergences dans sa majorité.
    "Vu le projet de loi que prépare le gouvernement, qui est exactement à l‘inverse de son intervention [de Sonia Krimi] (...), j'espère que nous retrouverons certains de ses députés qui voteront en leur âme et conscience, comme Sonia Krimi, lors de l‘examen de cette loi et peut-être parviendrons-nous à la modifier”, a déclaré mercredi soir Eric Coquerel, député de la France insoumise de Seine Saint Denis, sur CNEWS, d'autant que, dans le Cotentin, la rebelle franco-tunisienne est cornaquée par Pierre Bihet, 64 ans, ex-conseiller général socialiste en rupture avec le PS, à qui Areva a confié la présidence de la commission chargée de surveiller son usine nucléaire de la Hague.

    "Pédagogie" et "compréhension" sont à nouveau les maîtres mots du gouvernement  pour justifier cette réforme

    Image associée"Mon devoir est de faire un peu de pédagogie, d'expliquer ce qu'il en est aujourd'hui de dire, comme le dit le président de la République, qu'il faut réduire l'examen de la demande d‘asile", reconnaissait mardi, dans les couloirs de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
    Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
    Comme d’autres acteurs d’associations d’aide aux migrants, le Catalan Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, a été reçu en novembre par le cabinet du ministre de l’Intérieur. Objectif affiché par l’équipe de Gérard Collomb : consulter les ONG, interlocuteurs illégitimes, avant d’élaborer le nouveau projet de loi 'asile et immigration', tant promis par Emmanuel Macron. "On a accepté de les rencontrer pour apporter tous les éléments qu’on pouvait apporter. Mais sans pouvoir faire bouger ce qui semblait déjà acté", regrette le secrétaire général de cette association, seule autorisée à se rendre dans les centres de rétention destinés aux migrants.


    Voir l'image sur Twitter

    Fin septembre l’ @AFP fuitait le brouillon du projet de loi sur l’immigration et l’asile en France. @VoxPublic_ rend visible à travers une infographie les grandes lignes de ce projet qui suscite de vives inquiétudes chez les associations et défenseurs des 

    Cette association organise l'hébergement de clandestins chez l'habitant d'Ile-de-France. 60 "demandeurs d'asile" sont insérés dans une centaine de familles aujourd'hui. Elle organise aussi des événements culturels hebdomadaires: 31 événements culturels permettant la rencontre entre demandeurs d'asile et franciliens aujourd'hui.
    VOIR et ENTENDRE un reportage de L'Humanité, organe de presse du PCF, auprès de participants à la manifestation d'extrême gauche du 26 novembre, dont la CNT, des trotskistes de Lutte ouvrière et du NPA, qui ne sont pas des associations, et Ensemble-FDG (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, Front de gauche) ou Amnesty international :


    Le gouvernement n'entend pas remettre en cause l‘inconditionnalité de l‘accueil des migrants
    et veut rendre plus "efficace" sa politique de droit d‘asile, a assuré mercredi Edouard Philippe sur RTL, tout en disant évidemment "comprendre parfaitement" l'attention des associations d'aide aux migrants et aux réfugiés,.
    Le lundi 18 décembre, plusieurs associations ont occupé la place de la République à l'occasion de la journée internationale des migrants. 

    jeudi 5 octobre 2017

    Mélenchon a aussi un problème avec le drapeau européen à l’Assemblée

    L’Assemblée conserve son drapeau européen, en dépit du trotskiste

    N'en déplaise à Mélenchon, les drapeaux tricolore et européen resteront côte à côte à l'Assemblée nationale


    Les drapeaux de la France et de l’Union européenne  resteront tous deux dans l’hémicycle malgré l’opposition de Jean-Luc Mélenchon. La commission des Lois de l’Assemblée a rejeté mercredi un amendement des élus du groupe La France insoumise (LFI) qui n’a recueilli que deux voix, celles des commissaires du groupe des Insoumis, opposés à sa présence, depuis 2007, derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. 

    Même le Front national tolère cette disposition.
     
    L'amendement de l'extrême gauche disposait que "seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore […] et le drapeau de l’Organisation des Nations unies". 
    Le député FN Louis Aliot a donné 'raison' mercredi matin aux Insoumis. "Nous sommes dans l'Assemblée nationale française; c'est normal qu'il n'y ait que le drapeau français", a-t-il déclaré sur LCI. Mais s'il s'est montré ouvert à l'idée de soutenir l'amendement, les élus FN n'étaient pas présents en commission. 

    L'extrême gauche mélenchonniste fait en fait peu de remous

    Le groupe LFI a  "un problème avec cette symbolique du drapeau européen," a expliqué l'un des dix-sept députés, Ugo Bernalicis, 28 ans, membre de la commission et ancien attaché d'administration au ministère de ...l'Intérieur, en passant par une dizaine d’années dans les mouvements lycéens et à l’UNEF. 
    Ugo Bernalicis est né dans une famille communiste militante (16 personnes portent ce nom en France). Après avoir combattu la loi Fillon sur l’éducation dès 2005 à Calais, puis en 2006, le CPE du gouvernement Villepin, Bernalicis a milité jusqu'en 2008 au PS, mais a rejoint le Parti de gauche dont il fut candidat aux législatives dès 2012 (8,87 % des voix). Attaché d’administration à l’Intérieur, le jeune député s’est particulièrement intéressé à LFI aux questions de sécurité. "J’étais en charge de cette thématique sur le programme. J’ai d’ailleurs eu de super retours de policiers", indique-t-il. "Eh oui, il faut aussi compter sur la police insoumise !"
    Le 5 octobre sur RTL, ce député LFI du Pas-de-Calais a confirmé qu'
    Emmanuel Macron est un "cynique", ajoutant que son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un "bourrin".
    Bernalicis a rappelé que ses camarades sont opposés à l’Union européenne "telle qu’elle fonctionne aujourd’hui". 

    Ce "sujet éminemment politique" n'a pas à être tranché dans ce cadre, a  fait observé la présidente LREM de la commission. Sous des applaudissements nourris, l'avocate (et Restos du Coeur) et  députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet (ci-contre, à gauche) a réaffirmé que le drapeau a "toute sa légitimité dans notre Assemblée". 
    "On ne peut pas passer un amendement comme ça pour faire peut-être un petit peu de buzz, ce sont des choses graves", a insisté l'ancien député MoDem (2007) du Finistère Erwan Balanant (LREM, 2017). 
    Résultat de recherche d'images pour "Philippe Latombe""Vous êtes violemment anti-européens et, ça y est, ça se voit. Ca fait plaisir parce qu'au moins vous rejoignez le Front national", a aussi polémiqué Philippe Latombe (42 ans, 
    Résultat de recherche d'images pour "Danièle Obono"cadre du Crédit agricole à La Roche-sur-Yon, ex-MoDem et actuel député LREM de Vendée, ci-dessus à gauche).
    Danièle Obono (ci-contre à droite à la gauche de Mélenchon au centre et du communiste Ian Brossat à gauche) a répliqué en dénonçant une position "caricaturale" des contradicteurs de LFI. 

    Des antécédents "souverainistes" de gauche comme de droite

    Plusieurs députés comme Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. Durant la campagne présidentielle sur TF1, Marine Le Pen avait exigé le retrait du drapeau de l'UE : ce n'est pas une 'grenouille de bénitier' ?

    Le 20 juin dernier, au lendemain de son élection, Jean-Luc Mélenchon, un ex-eurodéputé en guide de ses camarades dans l’hémicycle, avait été saisi d'un nouvel accès d'indignation, dénonçant la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. "Franchement, on est obligé de supporter ça ?" avait tout-à-coup lancé le bourrin, après avoir touché ses indemnités d'euro-député pendant près de huit ans, à l'ombre du drapeau incriminé
    "C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas", avait insisté le sectaire. Le leader des 'Insoumis' faisait ainsi référence au créateur du drapeau européen, Arsène Hertz, que les athées et autres libres-penseurs accusent de s'être inspiré des représentations de la Vierge Marie dont la tête est souvent recouverte d’une couronne étoilée dans un ciel d’azur.


    Mélenchon réchauffe les plats froids
    Cette contestation, revenue sur le devant de la scène, date de 2007. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’État aux Affaires européennes, fait installer le drapeau bleu étoilé sur les toits du Quai d’Orsay. Une mesure symbolique à quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en juillet 2008. Le drapeau n’a plus bougé depuis au Quai.

    Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, invite son institution à faire de même à côté du drapeau de la France. Mais sa proposition est rejetée par le bureau, notamment par deux députés socialistes et un autre de l’UMP. La présence du drapeau tricolore ne datait pourtant que de janvier 2007, lorsque Jean-Louis Debré l’imposa à quelques mois de la fin de la présidence de Jacques Chirac.
    Finalement, c’est durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s’est invité à l’intérieur du Sénat et de l’Assemblée nationale. A l’extérieur de la chambre des députés, il y a aussi un drapeau européen au milieu de quatre drapeaux français. Sa présence sur les photos officielles du président de la République date de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Le drapeau rouge des communistes -qu'ils renient ou non leur aspiration à la révolution- (ou d'ailleurs noir des anarchistes) a-t-il sa place dans les rues d'une République démocratique ?

    Pour mémoire et à l'attention du pseudo-historien Mélenchon, en 2015,


    plusieurs maires communistes de Seine-Saint-Denis firent flotter le drapeau palestinien aux frontons de leur mairie, une action symbolique et partisane à l’heure où une troisième Intifada éclatait dans les territoires occupés : ainsi, à Tremblay-en-France, à Aubervilliers, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à Stains ou à St-Denis (Didier Paillard, en présence de l’ambassadeur et chef de la mission de Palestine en France). 
    Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien Aubervilliers"
    Pendant près d'un an à Vaulx-en-Velins
    Du 30 juin 2010, à juillet 2011, le drapeau palestinien flotta "fièrement" (sic) sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, aux côtés des drapeaux français, européen et de la ville. "C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël", expliqua le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui fit le déplacement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.
    "Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques", avait proclamé la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste. En juin 2011, près de 200 défenseurs de la cause palestinienne avaient fait pression en faveur de Bernard Genin sur les trois juges du tribunal administratif. 
    Le 6 juillet 2011, le tribunal ordonna le retrait, mais le 8 juillet au soir, une bâche aux couleurs de l'Arménie, du Nicaragua et de la Palestine fut hissée sur la façade de la mairie de Vaulx, en signe de solidarité... 
    Le 26 mars 2006, Saint-Denis fut de surcroît une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers. Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy.