POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Cimade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cimade. Afficher tous les articles

vendredi 9 novembre 2018

Hausse du nombre d'actes anti-sémites et de migrants en France

Le nombre d'actes antisémites a augmenté de 69% en France en 2018 

Le premier ministre Edouard Philippe s'en est ému dans un message posté sur Facebook

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France rebondissent (+69%), note le premier ministre Édouard Philippe dans une tribune publiée ce vendredi sur Facebook. Imprécises, ces statistiques portant sur les seuls neuf premiers mois de 2018 ne mesurent toutefois pas exactement l'étendue du phénomène : ils indiquent des tendances.

Quelle est la part de l'immigration dans cette hausse ?

Résultat de recherche d'images pour "Les Territoires perdus de la République"Nul ne veut le savoir. Mais la Cimade confirme la forte pression des migrants sur la frontière italienne, depuis le rétablissement, en juin 2016, du contrôle aux frontières. Le nombre de "non-admissions" est une indication sur le nombre de clandestins sur notre territoire : le renvoi de l’autre côté de la frontière a bondi, bondissant de 15.849 en 2015 à 85.408 en 2017, dont plus de la moitié dans les Alpes-Maritimes. Pour un migrant officiellement reconduit, combien de présents effectifs ?

La France connaît, depuis deux ans une importante augmentation du nombre de demandes d’asile. Avec 91.070 "premières demandes" en 2017 (soit 19 % de plus qu’en 2016, après 10,6 % de plus qu’en 2015), elle apparaît au troisième rang, loin derrière l’Allemagne? en recherche de main d'oeuvre, qui, elle, à l’inverse, a beaucoup décéléré (avec 198.255 demandes en 2017, contre 722.265 en 2016) et derrière l’Italie, en première ligne (126.550 en 2017, 121.185 en 2016).
Les chiffres Eurostat du premier trimestre 2018, "la France dépasse l’Italie pour le nombre de demandes d’asile enregistrées et devient le deuxième pays d’accueil derrière l’Allemagne", estime Gérard Sadik.

Or, la France serait devenue le premier pays d'accueil de migrants
Selon ce spécialiste du sujet à la Cimade, qui pense que "si on comptabilisait dans les chiffres les "dublinés" [qui du fait du règlement de Dublin sont censés dépendre pour leur demande d’asile du pays qui a enregistré leur entrée en UE], comme le fait par exemple l’Allemagne, on serait peut-être déjà le premier pays".

On peut imaginer que la hausse du nombre de migrants venus du Maghreb sub-saharien et du Proche Orient ou d'Afghanistan ne peut pas être corrélée à la hausse du nombre d'actes anti-sémites. 

Mais les Français de confession juive préfèrent migrer en Israël. 
Résultat de recherche d'images pour "le Nouvel Antisémitisme"
En  2016, 5.000 Français auraient fait leur alya, départ en Israël, un net recul après les records de 2014 (7.238 personnes) et 2015 (7.835), selon l’organe de planification de l’Agence juive.

Le lundi 23 avril dernier, le philosophe Pascal Bruckner cite, sur France Inter, des chiffres du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), selon lesquels
50.000 Juifs ont quitté la Seine Saint-Denis, ces dernières années, à cause des menaces antisémites. Libération conteste ces chiffres, affirmant que la plupart des déménagements n'impliquent pas un départ du territoire national (ni de la région), mais le plus souvent une installation dans une autre commune, un phénomène jugé réel par le journal qui se réduirait à une "alya intérieure".
Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions de l'IFOP, et Sylvain Manternach, géographe dans l'ouvrage 'L'an prochain à Jérusalem', "à Aulnay-sous-Bois, le nombre de familles de confession juive est ainsi passé de 600 à 100, au Blanc-Mesnil de 300 à 100, à Clichy-sous-Bois de 400 à 80 et à La Courneuve de 300 à 80," en chiffres ronds.

Jérôme Fourquet chipote à peine les chiffres des déménagements forcés livrés par Pascal Burckner. D'après lui, le phénomène est réel, mais le nombre de départs serait surévalué : "50.000 me semble beaucoup. Néanmoins, ce phénomène est réel et très significatif avec une quasi disparition des familles juives de certaines banlieues et une augmentation très nette de la population juive dans certains quartiers ou communes (17eme arrondissement de Paris, Saint-Mandé (94), etc...). La montée de l'antisémitisme et des violences contre cette population a joué un rôle majeur dans ces mouvements", indique-t-il.

Les chiffres de l’alya ont été liés à l’actualité tragique en France, ces dernières années
 
Image associéeLe premier mouvement de départ a suivi les assassinats commis en mars 2012 par Mohamed Merah – qui avait tué quatre personnes, dont trois enfants, devant une école juive à Toulouse, après avoir tiré à bout portant sur trois militaires à Montauban. Une augmentation des actes antisémites s’en était suivie. Deux ans plus tard, les cris de "Mort aux juifs !", entendus à l’été 2014 lors de manifestations pro-palestiniennes à Paris, avaient de nouveau inquiété de nombreux Français juifs. Cette année-là, les actes antisémites avaient doublé par rapport à 2013.

En janvier 2015, la tuerie de l’Hyper Cacher avait encore aggravé le climat de tension. "Tous les juifs qui voudraient immigrer en Israël seraient accueillis les bras ouverts", avait rassuré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à la synagogue de la Victoire, à Paris, le 11 janvier 2015.

En 2017, ce sont des militaires qui ont été visés par les attentats terroristes islamistes et non des Juifs. Qu'est-ce qui explique donc ce regain d'inquiétude des Français juifs, si ce n'est l'insécurité grandissante dans les quartiers des grandes métropoles et au-delà, ces zones de non-droit, ces "territoires perdus de la République", pro-palestiniens et anti-sionistes, sexistes et racistes, une préoccupation des veilleurs attentifs au 'Grand déplacement'  ?

dimanche 31 décembre 2017

Sans-abri : Castaner raconte que Macron a tenu sa promesse

Les faits le contredisent, selon les associations

Macron n'a pas trahi son engagement de ne plus avoir de sans-abri dans les rues "d'ici la fin de l'année", claironne  Christophe Castaner.

"Des hommes et des femmes refusent d'être logés", explique sans rire le bouffon qui sert de patron de La République en marche. 
"Je veux partout des hébergements d'urgence. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus", avait promis Emmanuel Macron en juillet dernier, lors d'un discours sur l'accueil des migrants. Et Castaner est content...
Les associations jugent que l'engagement du chef de l'Etat était "impossible" à tenir sans moyens supplémentaires. En effet, de nombreux sans-abris affrontent pourtant encore un froid glacial à quelques heures de l'échéance et du passage à 2018. Or, le ravi de la crèche provençale placé  par Macron à la tête du parti La République en marchea assuré le contraire. 

Image associéeSur un sujet aussi humainement sensible, Castaner n'hésite pas à jouer sur les mots. 
"La promesse de l’Etat, c’est de garantir des places d’accueil, et vous avez encore des places d’accueil disponibles en Ile-de-France et dans les grandes villes, à l’heure où je vous parle. Peut-être pas assez, il faut un peu de temps pour améliorer cela", s'est contredit, vendredi sur BFMTV, le secrétaire d'Etat pour qui gouverner, ce n'est pas prévoir. 

"Il y a des femmes et des hommes qui refusent aussi, dans le cadre de maraudes, d’être logés," dénonce le délégué général du parti présidentiel. 

"La responsabilité de la réponse publique, c’est d’offrir des capacités d’accueil, au chaud dans de meilleures conditions que celles qu’ils connaissent dans la rue, se défend Castaner. C’était ça l’engagement du président de la République au nom de l'action publique, explique-t-il. Et il tente de convaincre : "parce que vous savez bien que ce n'est pas le Président qui gère ça tout seul."

Castaner met d'ailleurs les autres en accusation.
"Ce sont tous les acteurs : les collectivités locales, les associations...", a conclu Christophe Castaner.  

Mais les associations s'inscrivent en faux contre la déclaration satisfaite du responsable macronien

Résultat de recherche d'images pour "sans abri dessin"Le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité dénonce une "continuité dans l'échec." "On a soutenu cette volonté forte" explique Florent Gueguen, , "mais sur le terrain, il n'y a rien de nouveau, pas de mobilisation particulière.
"Il faut mettre fin à cette gestion du thermomètre", insiste Gueguen, consistant à adapter la capacité d'hébergement aux baisses de température. 

"Il manque 3.000 places d'hébergement d'urgence", selon Eric Pliez, président du Samu Social. Car, chaque soir, le 115 est saturé. En novembre, avant les grands froids, le baromètre du 115 révélait que sur 35.380 demandes d'hébergement, soit des appels passés par 5.900 personnes, seules 25% ont abouti.

Le président d'Emmaüs France, Thierry Kuhn estime que la promesse est "impossible à tenir à ce jour," car "aucune mesure sérieuse n'a été prise", a-t-il souligné vendredi matin au micro de RFI. 

Lundi, le DAL (Droit au logement) a manifesté sous les fenêtres du ministère de la Cohésion des territoires, en charge du logement. Le porte-parole de l'association, le militant radical Jean-Baptiste Eyraud, a appelé les ministres Jacques Mézard et Julien Demormandie à la démission, "parce qu'ils ont failli à la mission que leur a donnée le président". 

Association qui vient en aide aux étrangers, la Cimade, pointait également le nombre de personnes encore à la rue, dans une vidéo postée sur son compte Twitter, le 21 décembre. "On fait le constat que la parole présidentielle n'est pas suivie d'effets", a déclaré Jean-Claude Mas, secrétaire général de l'association. 

Le ministère de la Cohésion des territoires a répliqué vendredi  

Résultat de recherche d'images pour "sans abri dessin"
Il affirme que 9.000 places d'hébergement d'urgence ont été ouvertes cet hiver. En 2016, 10.000 places avaient été ouvertes, selon Florent Gueguen. Au total, 140.000 places sont disponibles sur tout le territoire "soit 13.000 de plus que l'an dernier", selon le ministère. En plus de ces places, 80.000 sont destinées aux demandeurs d'asile. 

"La différence importante est que cette année, le gouvernement ne s'est pas engagé à pérenniser des places", dénonce Gueguen. La Fédération demande ainsi à l'exécutif de "pérenniser au moins 5.000 places" en 2018. Le gouvernement a donc redit son intention de lancer en 2018 un "plan quinquennal pour le logement d'abord", déjà annoncé en septembre par Emmanuel Macron. Il vise à développer "des solutions pérennes de retour au logement". 
Un tel flou peut-il réussir  à réchauffer les coeurs ? Castaner en est sûr...

jeudi 21 décembre 2017

Le gouvernement envoie sa majorité déminer le débat sur l'immigration gouvernement

Les associations mènent le combat du droit d'asile contre le gouvernement légitime

Le pouvoir doit faire face à des groupes radicaux
  
Résultat de recherche d'images pour "manifestation pour refugiés 26 novembre 2017"Pour préparer l'arrivée du projet de loi asile et immigration du gouvernement, d‘ores et déjà critiqué à la suite de plusieurs circulaires renforçant le contrôle des demandeurs d‘asile, les députés godillots de la majorité vont mettre en place un groupe de travail.

Dès le 22 janvier, l'Assemblée nationale entend organiser des visites de députés dans les commissariats et les gendarmeries, puis, le 12 février, des visites dans les centres de détention administrative et les zones d‘attente, a annoncé mercredi la Commission des lois, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), élue des Yvelines, et avocate ...au pénal qui n'a pas plaidé depuis une quinzaine d'années pour élever ses cinq enfants. La quadra s'est ensuite consacrée à ses bonnes oeuvres, les Restos du coeur. 
Le Monde souligne d'ailleursque "son parcours tranche quand l’usage voulait que la fonction soit réservée à des députés expérimentés" et que "la volonté de parité n’est pas étrangère" à son élection. Et, en effet, l’examen du projet de loi sur la moralisation de la vie publique a donné lieu à de multiples cafouillages. La bécasse, croyant être discrète et confidentielle, a eu des mots très désobligeants à l’égard des membres de son groupe et ces paroles déplacées, enregistrées, tournent en boucle depuis. 
"On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut. On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré", s’agaçait la gaffeuse, dans l’enregistrement accidentel, sans indulgence pour ses collègues.
Dans le mois qui a suivi son arrivée au Palais Bourbon, la députée avait déjà fait l’objet de deux indiscrets du Canard enchaîné, l’un rapportant qu’elle avait souhaité ne pas travailler le mercredi matin, jour consacré à ses enfants, l’autre la citant s’interrogeant sur le moment de "voter les décrets". "C’est ridicule", s’agace-t-elle fustigeant une "invention". "Elle ne savait pas ce qu’était un rapporteur", gronde un député de l’opposition qui se dit "dubitatif sur son vrai poids dans les négociations avec les ministères".Bien qu'elle se déclare "légitime et compétente" à son poste, elle a rendu un avis ambigu, se disant "émotionnellement" favorable à un amendement exigeant des candidats aux législatives qu’ils aient un casier judiciaire vierge, mais émettant des réserves "juridiques" en raison des risques d’inconstitutionnalité. Les députés ne pouvait se satisfaire de ce flou. "Elle a surestimé ses capacités à porter un tel texte", lâcha, lapidaire et sobre, un élu de gauche. "Je n’ai jamais assisté à des commissions aussi désordonnées", se désola pour sa part le socialiste Olivier Dussopt, aujourd'hui plus tempéré: le 24 novembre 2017, il s'est fait caser au secrétariat d'État chargé de la Fonction publique. Il est le dernier de la liste des membres du gouvernement.Dans ce chaos, un vote "assis-debout" (les députés se lèvent au lieu de lever la main pour voter et faciliter le comptage) a même été organisé sur l’un des points de la Loi moralisation. "C’est la première fois en dix ans de commission des lois que je vois ça, cela fait un peu brouillon", ajoute Philippe Gosselin du groupe Les Républicains.
Le projet de loi est attendu à l‘Assemblée au premier semestre 2018.

Les associations comptent faire la loi à l'Assemblée

L'accélération des expulsions et l‘introduction de contrôles jusqu‘au sein des centres d‘hébergement d‘urgence, prévue dans une circulaire du 12 décembre, a déclenché une vague de contestation des associations et de premières lignes de faille au sein de la majorité présidentielle.

Image associée
Députée franco-tunisienne LREM de 35 ans, née à Tunis, Sonia Krimi a interpellé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur sa politique d'asile, sous les applaudissements de l'opposition de La France insoumise, à l'extrême gauche de l'hémicycle. "Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République", a estimé, lors des questions au gouvernement, cette inconnue qui a remporté le duel des "Marcheurs", alors qu'elle ne bénéficiait pas de l'investiture officielle de sa formation politique et qui, en septembre n'avait pas encore d'attaché parlementaire parisien.

Un peu plus de sept mois après l'entrée d‘Emmanuel Macron à l'Elysée, la politique d'asile apparaît comme le premier révélateur de divergences dans sa majorité.
"Vu le projet de loi que prépare le gouvernement, qui est exactement à l‘inverse de son intervention [de Sonia Krimi] (...), j'espère que nous retrouverons certains de ses députés qui voteront en leur âme et conscience, comme Sonia Krimi, lors de l‘examen de cette loi et peut-être parviendrons-nous à la modifier”, a déclaré mercredi soir Eric Coquerel, député de la France insoumise de Seine Saint Denis, sur CNEWS, d'autant que, dans le Cotentin, la rebelle franco-tunisienne est cornaquée par Pierre Bihet, 64 ans, ex-conseiller général socialiste en rupture avec le PS, à qui Areva a confié la présidence de la commission chargée de surveiller son usine nucléaire de la Hague.

"Pédagogie" et "compréhension" sont à nouveau les maîtres mots du gouvernement  pour justifier cette réforme

Image associée"Mon devoir est de faire un peu de pédagogie, d'expliquer ce qu'il en est aujourd'hui de dire, comme le dit le président de la République, qu'il faut réduire l'examen de la demande d‘asile", reconnaissait mardi, dans les couloirs de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
Comme d’autres acteurs d’associations d’aide aux migrants, le Catalan Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, a été reçu en novembre par le cabinet du ministre de l’Intérieur. Objectif affiché par l’équipe de Gérard Collomb : consulter les ONG, interlocuteurs illégitimes, avant d’élaborer le nouveau projet de loi 'asile et immigration', tant promis par Emmanuel Macron. "On a accepté de les rencontrer pour apporter tous les éléments qu’on pouvait apporter. Mais sans pouvoir faire bouger ce qui semblait déjà acté", regrette le secrétaire général de cette association, seule autorisée à se rendre dans les centres de rétention destinés aux migrants.


Voir l'image sur Twitter

Fin septembre l’ @AFP fuitait le brouillon du projet de loi sur l’immigration et l’asile en France. @VoxPublic_ rend visible à travers une infographie les grandes lignes de ce projet qui suscite de vives inquiétudes chez les associations et défenseurs des 

Cette association organise l'hébergement de clandestins chez l'habitant d'Ile-de-France. 60 "demandeurs d'asile" sont insérés dans une centaine de familles aujourd'hui. Elle organise aussi des événements culturels hebdomadaires: 31 événements culturels permettant la rencontre entre demandeurs d'asile et franciliens aujourd'hui.
VOIR et ENTENDRE un reportage de L'Humanité, organe de presse du PCF, auprès de participants à la manifestation d'extrême gauche du 26 novembre, dont la CNT, des trotskistes de Lutte ouvrière et du NPA, qui ne sont pas des associations, et Ensemble-FDG (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, Front de gauche) ou Amnesty international :


Le gouvernement n'entend pas remettre en cause l‘inconditionnalité de l‘accueil des migrants
et veut rendre plus "efficace" sa politique de droit d‘asile, a assuré mercredi Edouard Philippe sur RTL, tout en disant évidemment "comprendre parfaitement" l'attention des associations d'aide aux migrants et aux réfugiés,.
Le lundi 18 décembre, plusieurs associations ont occupé la place de la République à l'occasion de la journée internationale des migrants. 

mercredi 6 décembre 2017

Collomb va exécuter les décisions d'expulsions des migrants déboutés

La Justice ne sera plus bafouée ?

Le ministre de l'Intérieur presse les forces de l'ordre d‘accélérer les expulsions des demandeurs d‘asile déboutés

Image associée
Gérard Collomb 
sollicite les préfectures déjà dans le collimateur
depuis la négligence du préfet du Rhône à l'origine de l'attentat de la gare Saint-Charles à Marseille.

Les deux assassinats d'usagères de la SNCF par un ressortissant tunisien plusieurs fois interpellé par la police avaient déclenché un rapport dénonçant des "dysfonctionnements graves" et abouti en octobre à une circulaire demandant d'expulser "résolument" les étrangers représentant une menace pour l'ordre public.

Le ministre de l'Intérieur insiste à nouveau sur la nécessité "d'agir rapidement, à droit constant"dans une circulaire du 20 novembre, sans attendre la présentation du projet de loi en préparation sur le sujet, annoncé pour début 2018 au Parlement.

Les nouvelles priorités du gouvernement

Le ministre recommande aux forces de l'ordre d’éloigner d'abord les ressortissants étrangers à l'Union européenne. 
"Vous accorderez une attention particulière à la situation des demandeurs d‘asile déboutés", poursuit-il.

Pour accélérer les expulsions, le placement en rétention ou l'assignation à résidence sont désormais des pistes d‘action privilégiées.
"Je vous invite à avoir davantage recours au placement en local de rétention administrative, pour une durée maximale de 48 heures (...) le temps qu'il ait été statué sur le recours de l’étranger", précise la circulaire.
"Deux cents places de rétention supplémentaires seront effectivement rendues disponibles en métropole au cours des prochaines semaines", poursuit le texte, qui cite notamment l'ouverture de 59 places pour hommes au centre de rétention administrative de Vincennes, des remises en état et la réouverture du centre de Strasbourg-Geispolsheim, en janvier 2018.
Le ministre de l'Intérieur précise en outre qu'un dispositif expérimental visant à informer les préfectures en temps réel des décisions de demande d'asile est en cours de généralisation.

Des associations militantes dénoncent des mesures inutiles

Résultat de recherche d'images pour "expulsion demandeurs d' asile"
Finlande
"Depuis deux mois, nous constatons à la Cimade qu'il y a deux fois plus de placements en rétention que l'année dernière sur la même période. Or, 40% des personnes qui sont enfermées sont libérées par les juges, qui sanctionnent des pratiques illégales”, notait mardi sur Public Sénat Sarah Bellaïche, de la Cimade, association loi de 1901 de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d'asile et à tous les individus en situation irrégulière. 
Cette vocation date de septembre 1939, à la suite de l’entrée en guerre de l’Allemagne, plus de 200.000 habitants d'Alsace et de Lorraine germanophones sont évacués vers le Sud-Ouest de la France (Haute-Vienne, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Gers). Ces exilés européens y sont souvent perçus comme des étrangers et confrontés à des réactions de rejet de la part des populations d'accueil. Ensuite, le 'Comité inter mouvements auprès des évacués' sauve aussi de nombreux Juifs de l'holocauste. A partir de 1951, avec une mission dans les camps palestiniens au Liban, en Syrie et en Jordanie, et depuis 1967, la Cimade s'engage dans le soutien à ses partenaires palestiniens et israéliens dans la recherche d'une paix juste. Après l'indépendance de l'Algérie, des équipiers de la Cimade restent travailler dans le pays. En 1966, une équipe de la Cimade s'installe dans des camps de harkis et de rapatriés d'Indochine. La Cimade est impliquée dans l'aide juridique en droit des étrangers et de la nationalité, en particulier en direction des étrangers en situation irrégulière (sans-papiers), aux côtés d'autres organismes tels que le GISTI. Avec d'autres associations organisées en réseaux, elle lutte pour la défense et la reconnaissance des droits des clandestins, quel que soit le ressenti de la majorité de l'opinion.
      "Enfermer plus ne permet pas, jusqu’à maintenant, d'expulser davantage", argumente  en outre la Cimade.
Dans la vallée de la Roya, lieu d'accueil par un activiste notoire, Cédric Herrou - "soit Vert, soit extrême gauche", déclare-t-il à Libération - le passeur de clandestins transitant par l'Italie, les autorités faisaient état lundi d'un nombre "record" d'arrestations à la frontière.
En octobre 2017, la police aux frontières (PAF) a multiplié les interpellations nocturnes de passeurs de clandestins dans le secteur de La Turbie. Dix passeurs au total, avec des profils très différents, ont été présentés au Parquet.

Manifestation d'opposition à l'accueil de migrants
(Corse, décembre 2015)
Près de 45.000 personnes en situation irrégulière sur le sol de la République ont été reconduites à la frontière italienne à fin novembre 2017, contre 37.000 migrants l'année dernière, estimait lundi sur France Bleu Azur Georges-François Leclerc, préfet des Alpes-Maritimes.

mercredi 9 août 2017

Nice: sa condamnation confirmée, le passeur de clandestins ...condamne la justice

"On croyait que la justice était souveraine; on s'est trompé," estime Cédric Herrou 

Le passeur de migrants illégaux et agriculteur intermittent, Cédric Herrou, à nouveau condamné en appel

Herrou fait de la formation à la révolte anti-républicaine 
En effet, il a fait entrer clandestinement des migrants sur le territoire national, mais il a jugé paradoxal l'obligation d'assistance aux personnes en danger et la réponse de la justice. Ce berger n'a ainsi aucune notion de légalité dans une société civilisée.

Cédric Herrou, 37 ans, a bénéficié d'un sursis assortissant sa condamnation mardi en appel à 4 mois de prison. La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence renforce la décision du tribunal de première instance qui l'avait condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis pour avoir fait passer la frontière franco-italienne à environ 200 migrants et en avoir accueilli chez lui en 2016. 

Dès
 mardi midi, Europe 1 a fourni à l'agriculteur la possibilité de faire entendrer sa colère.

Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles"
Le berger décrète ce qui, dans la loi égale pour tous, lui convient.  "Nos actions sont, pour nous, légales, décide-t-il. Il s'agit d'alerter les pouvoirs publics sur le fait qu'il y a des mineurs isolés [les enfants restent une valeur sûre de chantage dans l'opinion et les situations médiatisées], des personnes en demande d'asile qui ne sont pas considérées", dans la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne. Une demande ne doit-elle pas être acceptée par les accueillants, plutôt que satisfaite sans autorisation légale et par un état de fait imposé ? 

Le citoyen au-dessus des lois s'en prend à la Justice.
"On a voulu, en ayant confiance en la justice, l'alerter, en pensant qu'elle était souveraine et indépendante. Je crois qu'on s'est un peu trompé", glisse-t-il dans un rire jaune. Alerter sur une situation humanitaire grave. La politique subversive du fait accompli - déjà en vigueur avec les naissances sur le territoire d'enfants d'illégaux -  n'a force de loi que dans les pays faibles et la notion de vigilance citoyenne trouve ici une illustration de son caractère anti-républicain.

Le passeur militant instrumentalise l'humanisme à des fins politiques
Image associée
Photo d'un homme de spectacle pour les media
Outre son appropriation machiavélique des illégaux les plus jeunes, il joue de la corde sensible humanitaire pour contester leur traitement "en tant qu'humains". Médiatisé par la presse en mal estival de copie et de repères républicains, le berger passe pour symbole de l'aide et de la défense des migrants, bien que clandestins. 

Cédric Herrou n'assume pas sa condamnation. 
A ses yeux d'internationaliste, sa condamnation serait un paradoxe. "D'un côté, il y a la loi qui nous oblige à assister des personnes en danger. On le fait, on alerte via la presse l'Etat et la justice sur ce problème dans notre vallée, et la réponse, c'est une menace de prison", s'insurge-t-il et faisant oublier par ses cris que son raisonnement est fondamentalement faux. Le danger auquel s'exposent les migrants clandestins est-il plus grand en Europe que dans leurs pays d'origine ? Afghanistan ou Syrie ?  
Le berger confie son troupeau à des sympathisants et culpabilise la France
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles""Il faut rappeler ce qu'est la France, le pays des droits de l'homme. La France s'est battue pour la protection de l'enfance, il ne faut pas perdre tout ça. (…) On n'est pas là à vouloir faire rentrer toute l'Afrique. On veut que les gens qui se trouvent sur le territoire français [introduits sans autorisation] soient considérés en tant qu'humains, et non pas en tant que colis, que bestiaux [sic] comme actuellement. ", surjoue-t-il, aux limites de l'indécence populiste
L'amour de Herrou pour son pays est touchant : "On veut que la France reste digne, noble, belle." 😶

Le militant en appelle désormais à Emmanuel Macron. 
Une volonté de médiatisation maximale ? "J'alerte monsieur le Président, que je respecte beaucoup. 😈Je l'appelle à agir, à réagir, à prendre position", lance-t-il sur Europe 1. 

Médecins du Monde n'est jamais très loin derrière Cédric Herrou. 
L'extrême gauche condamne la justice et les juges de son pays : seraient-ils partisans ? Pour le défendre contre la justice,  outre la Cimade ou Médecins du monde, une centaine de militants, entre autres de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de La France Insoumise, Emmaüs, sont venus intimider les juges de la Cour d'appel, munis de pancartes "La solidarité n'est pas un délit" et derrière une banderole "Je connais ton nom, étranger; tu t'appelles mon frère".

Parmi eux, Me Magalie Abenza, avocate au nom basque, spécialisée en droit des affaires et en propriété intellectuelle (vous voyez le lien?) et membre du Syndicat des Avocats de France, proche de la LDH et de nombreux collectifs pour la défense des droits des étrangers, établit un parallèle révélateur de son engagement, s'étonnant qu'"au moment où on célèbre les 'Justes' qui agissaient en 1940, aujourd'hui, les mêmes personnes qui viennent en aide aux migrants passent devant un tribunal". Cherchez les nazis...
Pour Me Monika Mahy-Ma-Somga, une famille implantée à Robion (Vaucluse), spécialiste du droit des assurances et de l' immobilier (le militantisme déborde encore sur la profession : quant à la déontologie...), ces militants "ne font que venir en aide à d'autres personnes" et ne peuvent être condamnés. La dame en bavette est en charge de la défense et non du verdict : le monde est vraiment mal fait !

L'ancien organisateur de concerts reconverti en paysan des Alpes-de-Haute-Provence n'agit pas seul et ses soutiens sortent de la garrigue. "C’est l’Etat qui devrait être condamné et Cédric Herrou remercié », a déclaré le porte-parole du Parti communiste français, Olivier Dartigolles. Geneviève Jacques, présidente de la Cimade dont la presse vante la modération,  s’est dite, elle, "scandalisée" par cette décision des juges.
Herrou  a d'ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation.
Alors que ce squatteur croit pouvoir faire sa loi, la Cour d’Appel l’a également condamné pour l’occupation illicite d’un bâtiment vacant de la SNCF. L'illégal du 06 a  pourtant annoncé qu’il va se pourvoir en cassation. "Il n’y a aucune flagrance de passage à la frontière, rien", se félicite-t-il. "Je revendique seulement le fait d’accueillir des gens qui ont passé la frontière par leurs propres moyens", a-t-il affirmé après l’audience. Et quand il les prend à bord de son véhicule personnel fait-il seulement de l'accueil humanitaire ?
En février dernier, à Aix-en-Provence devant une foule de soutiens venus faire pression sur le verdict, alors que la situation ne cesse d'empirer à la frontière, l'activiste se plaignait. "Je me sens considéré comme un contrebandier" par la justice "alors qu'on parle de gens". Mais, de son propre aveu, l'agriculteur bio de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) a "transporté des gens", des migrants, majoritairement des Soudanais et Érythréens, dont des mineurs, depuis l'Italie et aidé jusqu'à 200 clandestins, " admettait-il.