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jeudi 25 janvier 2018

Pénitentiaire : la ministre Belloubet, huée et sifflée par les surveillants à Borgo, Corse

Nicole Belloubet, rappelée à l'ordre pour sa désinvolture

La ministre de la Justice s'est rendue en Corse le 20 janvier 2018 après l'agression de deux surveillants de la prison de Borgo, le 19...

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est montrée plus réactive en Corse qu'à Vendin-le-Vieil
Elle était à Borgo dès le samedi 20, au lendemain des faits du vendredi 19, après l'agression de deux gardiens de prison. La ministre a été accueillie par les sifflets d'une centaine de surveillants massée devant la maison d'arrêt

En revanche, après les agressions, à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), de trois gardiens par un islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, de retour du djihad la ministre avait commis une erreur de jugement en négligeant d'engager le dialogue en urgence avec les hommes qu'elle a en charge, alors que tous les commentateurs parisiens et les élus, notamment de la majorité macronienne, s'accordent pour dire que le sujet est explosif et ...ancien et au moment où l’établissement doit accueillir Salah Abdeslam, islamiste considéré comme le cerveau de l’attentat contre une synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en 2002 et seul survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015 lors de son procès en Belgique début février… 
"J’ai entendu des cris, des hurlements, comme si on égorgeait quelqu’un… Et, par terre, il y avait du sang partout, c’était impressionnant", raconte, encore un peu secoué, un détenu de Vendin. "Il a tenté de frapper celui qui avait ouvert la porte à la carotide, puis a blessé le deuxième collègue, qui tentait de le ceinturer, à la tête." Des faits qui devaient être au rapport adressé à la sexagénaire de 63 ans.
Une petite dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de la prison de Vendin-le-Vieil. / © Grégory Strzempek
Des surveillants pénitentiaires se sont attachés aux grilles de l'établissement de Vendin-le-Vieil

L'assassin de Vendin avait écopé d’une peine de dix-huit ans de prison qu’il terminait de purger à Vendin-le-Vieil. Il devait sortir le 24 janvier… Or, ce djihadiste est l'ancien responsable de la maintenance et du cryptage des réseaux de communication d’Al-Qaïda et a vécu au côté de Ben Laden en Afghanistan. Il était donc déterminé à tuer ses gardiens pour créer un empêchement à son extradition vers les Etats-Unis.
L’annonce de sa possible extradition vers les Etats-Unis dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 a sans doute tout fait basculer : d’après des écoutes téléphoniques, Ganczarski semblait prêt à tout pour empêcher son transfert outre-Atlantique. Il avait de ce fait été placé à l’isolement vendredi avec des équipements spécifiques (casque, bouclier, pare-coup) pour les surveillants devant l’approcher. "Mais parce qu’il s’est tenu à carreau, les mesures d’isolement ont été réduites lundi [8 janvier] par le chef d’établissement", regrette Jean-François Forget, secrétaire général de l’Ufap-Unsa-Justice, évoquant alors la colère des personnels pénitentiaires et la possibilité d’une action nationale à venir.
Jeudi, la section antiterroriste du Parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

La ministre a sous-estimé la légitimité de la colère des personnels

Ils risquent leurs vies au quotidien auprès de bêtes fauves, sans les moyens d'assurer leur propre sécurité, ni considération hiérarchique.
Ganczarski, un converti, "qui travaillait, ne posait pas de problème particulier et ressemblait plus à un grand-père", raconte Frédéric Charlet, secrétaire régional adjoint de l’Ufap-Unsa-Justice dans les Hauts-de-France . Il a aussi ce charisme [ou simplement une réputation] qui lui permet d’avoir un ascendant notable sur les prisonniers. "Dès qu’il était placé à l’isolement, il y avait des mouvements de soutien des autres détenus qui parvenaient à bloquer le fonctionnement quotidien de la prison… On avait fini par renoncer", se souvient ainsi un surveillant l’ayant côtoyé lors de son passage dans une prison d’Ile-de-France, au milieu des années 2000. Discret, avenant, poli, cultivé et polyglotte (polonais, allemand, français et anglais), Ganczarski s’était pourtant fait remarquer par son prosélytisme, caractérisé par des appels à la prière et la distribution de textes religieux. "L’agresseur a accompagné ses gestes du cri d’Allouha Akbar, et ce à au moins trois reprises", poursuit le représentant syndical.

"On avait l'impression qu'ils s'en foutaient qu'on fasse grève, alors on a décidé de frapper fort", entame Grégory Strzempek, délégué UFAP à Vendin. Ce mardi matin, peu après 6h, une dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de l'établissement, bloquant totalement l'accès à la prison.


Alors que la mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires est engagée depuis lundi 15 janvier, deux gardiens ont en effet été attaqués au couteau par un détenu islamiste dit "radicalisé" ce vendredi matin dans la prison de Borgo, en Corse. La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est rendu_ au chevet des victimes, qualifiant l'agression de "grave et intolérable". 

A sa sortie de l'hôpital, la garde des Sceaux a trouvé des manifestants devant la maison d'arrêt. Mais les surveillants l'ont huée et sifflée avant de lui tourner le dos, rapporte Igor Sahiri, journaliste de BFMTV (qui ne sait pas faire un accord du participe passé : cf. ci-dessus), "présent sur place", précise BFMTV (mais qui ne fait que reprendre des phrases entières de la dépêche de l'AFP : pas besoin d'aller en Corse !)
"On ne veut pas te parler, retourne à Paris", "Vous ne faites rien", ont-ils scandé, alors que la ministre, entourée de gendarmes, tentait d'ouvrir le dialogue qu'elle avait tant tardé à engager à Vendin, après s'être entretenue à l'intérieur de l'établissement avec les organisations syndicales et des agents.

"Je crois qu'il y a beaucoup d'émotion dans ce que disent et les surveillants qui ont été touchés et les personnels de l'établissement. 
Beaucoup d'émotion, beaucoup de colère", a déclaré Nicolas Belloubet [selon BFMTV : Nicole serait un homme] qui a assuré "comprendre parfaitement" cette colère. 
"Je m'engage à leur apporter des réponses", a-t-elle promis, ajoutant, en référence aux négociations en cours entre syndicats et administration pénitentiaire au niveau national, qu'elle "attendra la fin de ces discussions pour faire des annonces précises".
Or, les syndicats ont claqué sa porte : l'urgence peut attendre !

samedi 20 janvier 2018

Prisons : les agresseurs islamistes provoquent le soulèvement de leurs gardiens

Nouvel incident à Fleury-Mérogis, deux gardiens agressés en Corse, colère des personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison qui bloquaient toujours Fleury-Mérogis, Essonne, vendredi matin ont été chargés par les forces de l'ordre.

Résultat de recherche d'images pour "gardiens de prison   bloquent toujours Fleury-Mérogis"Les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les gardiens de prison. A Borgo en Corse, deux gardiens ont pourtant été agressés par trois détenus, en plein mouvement syndical.
Vendredi matin, de premiers incidents ont éclaté devant la prison de Fleury-Mérogis, déjà le théâtre jeudi de violences sur les gardiens de prison : 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant d'accepter de les réintégrer dans le calme. Six des prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale. 

Les surveillants pénitentiaires entament leur cinquième jour de mobilisation pour de meilleures conditions de sécurité. Au total, 81 établissements ont été bloqués vendredi.
Deux des trois principaux syndicats pénitentiaires, la CGT et l'Ufap-Unsa, étiquetés à l'extrême gauche, soumettent ce weekend à leurs bases un projet d'accord rédigé lors de négociations avec l'administration, tandis que FO entend "durcir" la mobilisation dans les prisons.


• Heurts entre gardiens et gendarmes

Alors que des gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont tiré des gaz lacrymogènes pour forcer le passage peu après 7 heures ce vendredi et pour évacuer les 150 manifestants. Ces derniers avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison pour empêcher les entrées et les sorties. "Il y a eu des échanges de lacrymogènes et de coups avec les CRS. Ça a été très tendu et violent", a expliqué Thibault Capelle, responsable local du SNP-FO, précisant que le blocage de Fleury-Mérogis avait été levé à 8h30.

"Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", témoigne Sacha, un surveillant de 28 ans. "C'est honteux, on nous a matraqués, donné des coups de pied, des coups de poing, alors que nous voulons juste faire entendre nos revendications. Il faut qu'ils comprennent que le mouvement va se durcir", a lancé de son côté Alexandre Caby, délégué syndical Ufap-UNSA. Peu avant 8 heures, les gardiens de prison qui ne manifestaient pas ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.


  • L'agression de trois surveillants par un islamiste détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, a déclenché un mouvement national de blocage des prisons, le 15 janvier. Les surveillants réclament plus de sécurité pour mener à bien leur mission.


  • Les agressions par des islamistes détenus se multiplient



    De nouvelles agressions de surveillants de prison ont eu lieu le mardi 16 janvier.

    Les surveillants de la prison de Mont-de-Marsan (Landes) sont en révolte. La veille, sept d'entre eux ont été agressés par un détenu "radicalisé", pour ne pas dire un islamiste. 

    La prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a aussi été bloquée après l'agression ce matin d'une surveillante par un prisonnier "radicalisé", terme imposé parmi les éléments de langage
    C'est dans ce contexte très tendu que, six jours après les agressions, la ministre de la Justice s'est finalement rendue à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

    Deux des trois syndicats à l'origine des blocages des pénitenciers militent pour une suspension du mouvement le temps de négocier avec le ministère de la Justice.

    Deux gardiens agressés dans une prison Corse.
    Vendredi matin toujours, deux gardiens de prison ont été agressés par trois détenus "de droit commun" (?) à la maison d'arrêt de Borgo en Corse, selon la direction de l'administration pénitentiaire. Or, l'un de ces trois détenus est suivi pour radicalisation religieuse, a-t-on toutefois précisé ...de même source. L'un des deux surveillants blessés a été frappé à la gorge d'un coup de couteau. Ils ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a précisé Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

    L'auteur de la tentative d'assassinat a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il s'était retranché dans sa cellule avec un ou deux complices. A 11h30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale, selon "une autre source proche de l'enquête" qui ne communique pas directement et à visage découvert. La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête.

    Une agression "grave" et "intolérable", a commenté la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui s'est décidée à aller à la prison de Borgo rencontrer les surveillants dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a-t-elle confirmé aux media, après sa visite à l'hôpital, jugeant "très choquant et très émouvant de parler avec eux, même si je ne suis pas restée très longtemps pour ne pas les fatiguer".

    Un automobiliste fonce sur des gardiens à Nice.
    Enfin, à Nice, un automobiliste a forcé un barrage de police et foncé droit sur un groupe de gardiens de prisons en train de manifester devant la maison d'arrêt, selon une information de France Bleu Azur. Un des surveillants a été blessé au bras et a été conduit à l'hôpital. Le conducteur lui a été interpellé. On ne connaît pas pour l'heure les raisons de son geste.
    Deux jours plus tard, l'agresseur courrait toujours mais le mode opératoire ne laisse guère de place au doute sur une intention criminelle de djihadiste circulant parmi la population. Anthony Lequeux, responsable du syndicat Force Ouvrière dans le département raconte. "C'était intentionnel," assure-t-il.

    Les mouvements reconduits

    Pendant les négociations qui ont débuté mardi soir avec leur direction et la promesse d'un plan pour les prisons par le président Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un  djihadiste détenu à Vendin-le-Vieil, un Allemand de 51 ans, converti. 
    Les gardiens mobilisés réclament plus de moyens et de meilleures conditions de sécurité, mais, fait nouveau, la question de la prise en charge des détenus "radicalisés" vient s'ajouter au problème endémique, au moment où la France attend le retour prochain des "revenants", ses ressortissants 'nationaux' de retour de Syrie après y avoir combattu aux côtés des islamistes.

    Pour l'instant, les négociations ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. 

    Les syndicats annoncent que des blocages ont repris dans de nombreuses prisons,  mais la presse gouvernementale assure que le "mouvement a baissé ce vendredi" ...dans le Sud-Ouest.

    Le Figaro banalise avec un historique des mouvements de gardiens de prisons

    La presse gouvernementale veut ignorer l'origine islamiste des agressions.
    "La France a déjà connu de longs mouvements de gardiens de prison, avec des revendications diverses: surpopulation carcérale, insécurité, création d'emplois... L'un des plus longs a duré près de deux mois, en novembre et décembre 1994, et concernait la création d'emplois supplémentaires ou la revalorisation des traitements. La France compte parmi les pays avec la surpopulation carcérale la plus élevée, avec un taux d'occupation qui atteint 140%, selon des chiffres officiels.

    Cette presse partisane détourne l'attention du fait aggravant de la radicalisation.
    Ainsi rappelle-t-elle que plusieurs pays ont ainsi appelé vendredi la France au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève  à améliorer sa gestion des prisons. Paris a promis de faire des efforts, notamment en favorisant les alternatives à la détention.

    Une quinzaine de députés zélés de la majorité présidentielle LREM se rendra lundi simultanément dans des commissariats et gendarmeries sur le territoire, avant d'aborder notamment la réforme de la procédure pénale, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires. "Les représentants de la Nation veulent manifester l'intérêt qu'ils portent au travail des policiers et des gendarmes et la reconnaissance qui leur est due dans un contexte difficile", a indiqué dans un communiqué la commission des Lois de l'Assemblée, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), 47 ans, ex-trésorière de section du Parti socialiste et avocate qui, selon son CV, s'impliqua à Chanteloup-les-Vignes en 2015 dans ...les Restos du cœur. Elle a prévu de se rendre au commissariat de Trappes (Yvelines)

    Les LREM Alexandra Louis, avocate tournée vers l'insertion et aisément élue dans la circonscription de la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournement de fonds publics, dans un commissariat de secteur à Marseille, Fabien Matras, qui à 33 ans a travaillé à l'Assemblée sur la ...gratuité des péages, à la gendarmerie de Salernes (Var), Bruno Questel, 52 ans, avocat lui aussi, à la gendarmerie d'Evreux (Eue) et encore Thomas Rudigoz, ex-UDF, directeur de cabinet d'Anne-Marie Comparini, une proche de François Bayrou, à l'hôtel de police de Lyon. 
    Jean-Michel Fauvergue, 61 ans, ancien patron du Raid et élu macroniste de Seine-et-Marne, se concentre sur les services spécialisés d'enquête et est  déjà passé cette semaine dans une brigade criminelle. Il veut "toucher du doigt les problèmes que posent des règles procédurales trop lourdes", qui contribuent au "malaise" des forces de l'ordre et à "la perte de sens de leur travail", a-t-il déclaré.
    Le problème spécifique posé par les islamistes détenus est évacué.

    mardi 16 janvier 2018

    Prison de Vendin-le-Vieil : la ministre de la Justice prise en otage

    Nicole Belloubet est entrée sous les huées, mais n'est pas ressortie : 
    elle communique par téléphone ?

    "Visite très mouvementée" (LCI), "visite chahutée" (Le Parisien) ou prise d'otage ?


    Nicole Belloubet est en visite ce mardi 16 janvier à la prison de Vendin-le-Vieil, où trois surveillants ont été agressés à l'arme blanche par un détenu radicalisé, un djihadiste allemand de 51 ans, Christian Ganczarski, jeudi 11 janvier. Co-instigateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'islamiste a été mis examen lundi soir par un juge antiterroriste à Paris pour tentatives d'assassinat.

    "Belloubet aboule le blé". Les surveillants pénitentiaires attendent des actes de la part du gouvernement. "On n'a plus les moyens de travailler en sécurité, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels", a résumé le responsable local de l'Ufap-Unsa, Alexandre Caby, réclamant notamment plus de recrutement et "un profilage des détenus pour qu'ils soient placés dans des établissements correspondant à leur profil pénal".
    La démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, qu'ils réclamaient depuis plusieurs jours, et le "plan pénitentiaire global" et flou promis par Emmanuel Macron pour fin février, n'ont pas suffi à calmer le mécontentement.
    "On joue notre vie pour 1.500 euros", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts". Or, Belloubet croyait s'en sortir avec une enveloppe représentant pour chacun-e quelques dizaines d'euros mensuels supplémentaires.
    Il y a seulement quelques semaines, dans sa volonté de socialisation des prisons, la ministre socio-compassionnelle de la Justice annonçait la généralisation des téléphones au profit des détenus et pour permettre d'alléger la charge de travail des surveillants. Des téléphones fixes seront donc installés dans les 50.000 cellules des 178 établissements pénitentiaires français d'ici "une trentaine de mois", avait déclaré Nicole Belloubet.

    Les surveillants pénitentiaires qui manifestent devant la prison souhaitent bloquer la sortie de l'établissement à la garde des Sceaux.

    Un feu de pneus devant la prison e Vendin-le-Vieil, lundi 15 janvier 2018,
    Depuis le début de semaine, ils bloquent les établissements dans la France entière. Les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire (l'Ufap-Unsa Justice, majoritaire, CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire) avaient appelé à reconduire mardi 16 janvier le mouvement national de blocages de prisons. C'est ainsi qu'une cinquantaine de fonctionnaires était une nouvelle fois présente devant cette prison du Pas-de-Calais.

    Le premier appel au "blocage total" des prisons a été très suivi lundi, pour réclamer plus de sécurité après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste. Le 15 janvier, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire. En fin de journée, "il n'y a plus de blocage autre que Fleury-Mérogis", avait-on indiqué. Une centaine de surveillants étaient rassemblés depuis 18h devant cette prison d'Essonne, plus grand centre pénitencier d'Europe.
    Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens était mobilisée à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8h00.
    Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06h00 selon des sources syndicales.
    Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08h00, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.
    A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de syndiqués empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.
    Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les établissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les vilains matons ont retardé les appels d'"au moins ...15 minutes"!
    Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".
    Les syndicats avaient appelé à la poursuite du mouvement ce mardi, alors que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se déplaçait à Vendin-le-Vieil.

    "Elle ne sortira pas" et Macron, pourtant à Calais, la laisse "se débrouiller" 

    En colère, les surveillants de Vendin-le-Vieil ont accueilli la garde des Sceaux en chantant La Marseillaise, et en lui lançant des slogans comme : "Vous êtes en retard, Madame la ministre", "des moyens financiers, des moyens humains" ou encore "des solutions Madame la ministre".


    Arrivée mouvementée de la ministre @NBelloubet à la prison de . Les gardiens chantent la marseillaise et réclament « des moyens pour la Penitentiaire ».
    Avant d'entrer dans l'établissement, la ministre avait déclaré aux mécontents être venue - six jours après les faits -  "pour les écouter" mais la colère des personnels n'est pas retombée. 
    Résultat de recherche d'images pour "belloubet aboule le blé"Plusieurs surveillants ont décidé de bloquer la sortie de l'établissement à Nicole Belloubet. "On doit bloquer la ministre, elle ne sortira pas d'ici ! On est pris pour des cons, c'est un ras-le-bol total, ça fait des années que ça dure et aucun gouvernement nous a écouté jusqu'à présent", déplore l'un des manifestants. Avant d'ajouter : "Elle est venue chez nous, mais elle aura du mal à sortir ou alors, on sera délogés par les forces de l'ordre".

    Selon la presse, des négociations étaient toujours en cours avec les syndicats à la mi-journée à l'intérieur de la prison, alors qu'à l'extérieur, les surveillants de prison, dans l'expectative, sont tendus.

    lundi 15 janvier 2018

    Agression islamiste de Vendin-le-Vieil : "blocage" lundi dans les prisons

    Une ministre de la gauche de l'ex-PS parachevant le saccage de la justice par Taubira ?

    Les syndicats appellent à un "blocage total" des prisons lundi dès 06h00 pour réclamer plus de sécurité

    A l’extérieur de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), vendredi.
    "C'est une opération prison morte", après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste seul, dans une prison du Pas-de-Calais, symbole d’une nouvelle génération de prisons "ultramodernes" et "ultrasécurisées". 
    Tout sera fait au ralenti. Les agents sont très déterminés", a déclaré Jean-François Forget de l'Ufap-Unsa Justice. 

    Selon les différents récits, armé d’une paire de ciseaux à bout rond et d’un couteau, l'islamisiste s’est jeté sur eux en criant 'Allah akbar'. L’un d’entre eux a été hospitalisé pour des points de suture. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

    Vendredi après-midi, les équipes régionales d’intervention et de sécurité sont arrivées en renfort, tandis que les personnels restaient sur le pont : les syndicats CGT et Unfap-Unsa-Justice ont appelé à un "blocage total" des prisons françaises dès lundi 6 heures.
    Des débrayages ont déjà eu lieu dans plus d'un tiers des établissements pénitentiaires français, vendredi, au lendemain de l'agression qui a eu lieu à Vendin-le-Vieil, qui accueille 90 détenus réputés parmi les plus difficiles et violents (44 % d’occupation).
    Cette prison neuve a déjà connu une redoutable série noire : deux prises d’otages, l’assassinat d’un prisonnier par un autre. Puis, jeudi, l’agression de trois surveillants entraînant dès le lendemain le blocage de l’établissement. Depuis, aucune activité ni promenades n'est assurée aux détenus; seule la distribution de repas et de médicaments a été effectuée, ainsi que l’appel. "Le climat est plus que tendu. Ca fait seize ans que je suis dans la pénitentiaire et je n’ai jamais connu ça", commente Philippe Maurice, du syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice, brigadier de roulement à Vendin-le-Vieil.
    Trois syndicats l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, la CGT Pénitentiaire et FO Pénitentiaire sont à l'origine de cet appel à un mouvement "reconductible". "Tant qu'on ne trouvera pas un chemin d'entente avec le gouvernement, on ne lâchera rien", a affirmé le représentant de l'UNSA qui dénonce "l'impunité totale" dans les prisons.
    Dans un tract vendredi, l'Ufap-Unsa Justice et la CGT Pénitentiaire dénonçaient le "laxisme" des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents. 
    Les syndicats dénoncent en particulier le récent allègement des conditions de détention de l'agresseur et réclament le départ du directeur de cet établissement ultra-sécurisé, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Lille, inauguré en mars 2015 et qui abrite actuellement 100 détenus.

    Cette agression "a mis en avant des défaillances au niveau de la sécurité", a souligné  Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire. "Il faut plus de sécurité, plus de moyens, plus de personnel", a-t-il poursuivi.

    La ministre de la Justice manque de réactivité

    Résultat de recherche d'images pour "belloubet"
    Nicole Belloubet doit faire le déplacement mardi - six jours plus tard - dans cette prison du Pas-de-Calais, où trois gardiens ont été blessés jeudi à l'arme blanche par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, un des instigateurs de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002 et a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. 
    Il devait toutefois être libéré le 24 janvier 2018, mais était sous le coup d’une extradition vers les Etats-Unis, pour y être entendu dans une enquête sur les attentats du 11 Septembre, ce qu’il voulait à tout prix éviter. Une perspective qui a pu être le "déclencheur"...
    Le syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice précise : "On était au courant qu’il avait juré d’agir. Il l’avait dit à des surveillants." Par conséquent, le détenu avait été placé à l’isolement sous un régime particulier, menotté pour tous ses déplacements et les équipes en charge étaient composées de quatre personnes portant des tenues spéciales. "Ces mesures ont été levées verbalement pour le week-end par le directeur", révèle Julien Martin, secrétaire interrégional FO.
    D’après les différents récits des surveillants, une fois encore, lundi matin, le directeur de l’établissement, Richard Bauer, aurait décidé d’alléger le dispositif de sécurité.

    Samedi matin, le cabinet de la garde des Sceaux a reçu les syndicats qui ont quitté les discussions en "claquant la porte". "Aucune réponse concrète aux revendications portées par nos organisations syndicales respectives ne nous a été apportée afin de mettre un terme à l'absence de considération et de moyens, notamment en matière de sécurité, au sein des établissements pénitentiaires", ont dénoncé les trois syndicats dans un communiqué commun.

    La ministre est une femme de dossiers manquant cruellement de la connaissance du terrain : professeure des universités qui enseigna le droit avant de devenir rectrice de l'académie de Limoges, puis de celle de Toulouse, et d'être désignée membre du Conseil constitutionnel (mars 2013-juin 2017) par le socialiste Jean-Pierre Bel.
    En tant que femme politique, elle a été
    adjointe à la ... Culture du maire  de Toulouse, Pierre Cohen, qui apporta son soutien à Benoît Hamon au second tour de la primaire citoyenne de 2017.
    Le ministère de la Justice a demandé une mission d'inspection dans cette prison. Les investigations sur les circonstances de l'agression et les responsabilités "ont déjà commencé" et l'introuvable Garde des sceaux "prendra les décisions adaptées, dès la remise des conclusions", a indiqué samedi la chancellerie
    Ce n'est qu'ensuite que Belloubet "se rendra ensuite à Vendin-le-Vieil pour évoquer avec les personnels et leurs représentants les voies d'amélioration de leur sécurité".
    La ministre "ne sera pas accueillie tant que le directeur de Vendin-le-Vieil sera en place", a prévenu samedi Jean-François Forget à l'issue de la réunion, place Vendôme.

    Or, Vendin-le-Vieil doit accueillir Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015, lors de son procès en Belgique. Belloubet a estimé qu'"il n'y a pas de raison de revenir sur cette décision", en dépit de cette agression.
    Abdeslam est actuellement incarcéré à Fleury-Mérogis près de Paris dans des conditions extrêmement rigoureuses, à l'isolement et sous vidéosurveillance permanente.