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mardi 6 mai 2014

DSK sur Hollande: "arrangeur", "impuissant", "sans vision"

Hollande n'inspire aucun respect à DSK

Selon L'Express,
les critiques de l'ancien favori de la présidentielle de 2012 sur l'actuel chef de l'État sont sévères
Pour lui, François Hollande n'a pas su s'imposer sur la scène européenne ni éviter la dégringolade de la France.
«Hollande, il est très malin. Avec son scooter, il se glisse partout. Le problème, c'est qu'il tourne en rond autour de la place de la Concorde». Rapportés dans une enquête de L'Express à paraître mercredi, ces propos de Dominique Strauss-Kahn datent de l'été 2012. Ils incriminent l'incapacité de F. Hollande à faire évoluer le traité budgétaire européen. Le chef de l'État avait promis de le renégocier pendant sa campagne en 2012, une promesse qu'il n'a pas vraiment tenue. Seul «un volet croissance» est venu pour l'heure amender le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

L'Express révèle que pendant la campagne présidentielle, alors qu'il s'était disqualifié de la course par les affaires du Sofitel de New York et du Carlton de LilleDSK aurait conseillé François Hollande

Les deux hommes se seraient rencontrés chez le président de Capgemini Paul Hermelin. L'ancien patron du FMI professait alors: «Va voir Merkel tout de suite, prends des initiatives fortes.»

Des conseils qui n'ont pas été suivis, estime DSK. 
Il déplore: «J'avais une idée ou deux quand nous étions sur la margelle du puits, pour éviter d'y tomber. Mais maintenant qu'on est au fond…» Le quinquennat de François Hollande avançant, l'ex-ministre de l'Économie ne retient plus ses coups contre un président qu'il juge «sans vision», «petit arrangeur», «impuissant».

Ce n'est pas la première fois que la presse se fait l'écho de critiques adressées par DSK à François Hollande. 

En octobre 2012, à Séoul, DSK avait mis en doute les compétences économiques de l'actuel président: «Le président français se félicite d'emprunter à des taux historiquement bas. Ce n'est pas un bon signe. C'est justement une conséquence du problème.» 

Lors d'une conférence à Las Vegas en mai 2013, il avait encore fustigé le «grand pays européen qui tue l'esprit d'entrepreneuriat en taxant les plus fortunés». Une critique au vitriol de la politique fiscale de François Hollande.


mardi 29 avril 2014

Plan de stabilité : comment ont-ils voté?

Qui a voté pour ? Qui a voté contre ? Qui s'est abstenu ?

Valls lâché par sa majorité 

Vote à l'arraché sous haute tension 
et une abstention record
Le plan de 50 milliards d'euros d'économies a été adopté, mardi 29 avril, par l'Assemblée par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions.

265 ont voté pour
(sur 577)

Ont voté en faveur du plan de stabilité 242 socialistes,
l'UMP Frédéric Lefebvre,

trois UDItrois écologistes, 13 radicaux de gauche et apparentés, deux élus d'Outre-mer alliés du Front de gauche et une non-inscrite, l'ex-PS Sylvie Andrieux.

232 ont voté contre

Ont voté contre les trois chevènementistes
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

67 se sont abstenus 
Se sont abstenus 41 socialistes, trois UMP, 17 UDI, deux écologistes, deux radicaux de gauche, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem).

13 n'ont pas voté 

Sur les 577 membres de l'Assemblée,
cinq députés n'ont pas pris part au vote, dont, comme c'est la tradition, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS). Six ministres (non encore remplacés par leurs suppléants) n'avaient pas le droit de voter et deux sièges sont vacants à la suite de démissions.

Une fronde historique 

Au total 44 des 291 députés membres ou apparentés du groupe socialiste ont refusé mardi de voter le programme de stabilité budgétaire, ce qui constitue un record.
En effet, lors du vote de confiance à Manuel Valls, seulement 11 députés du groupe majoritaire le 8 avril s'étaient abstenus. Sur le traité budgétaire européen, en octobre 2012, 9 s'étaient abstenus et 20 avaient voté contre. Sur la loi de sécurisation de l'emploi, en avril 2013, on avait compté 35 abstentions et six contre.

lundi 31 décembre 2012

PCF: Hollande, président, ne tient pas les engagements de François en campagne

Les communistes critiquent l'exécutif socialo-écolo 

Pas content, Libération ? 

Le Parti communiste a publié une vidéo de presque quatre minutes "moquant" les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président.
Les media nous avaient habitués à plus de tolérance avec les zappings et autres montages douteux à prendre avec humour, "au second degré" ! 

Le clip, intitulé "2013, rallumons les étoiles", met en scène François Hollande formulant différentes promesses lors de la campagne présidentielle, "aussitôt "coupé par des rires enregistrés typiques des sitcoms, avant que n'apparaisse le chiffre ou l'affirmation le contredisant dans les faits. 
A chaque engagement non tenu, le slogan "le changement, c'est maintenant" apparaît grignoté, pour finalement totalement disparaître à la fin de la vidéo.

L'humour grinçant échauffe a presse dévote

François Hollande est ainsi montré du doigt par le Parti communiste sur sa politique dans les domaines de la culture, l'Europe, la santé, le vote des étrangers, la hausse de la TVA, le vote à la proportionnelle ou encore la finance. 

Libération, incrédule, semble découvrir son hypo-président ?
La dernière séquence du clip aborde le thème de l'industrie.
Le président y apparaît peu à peu submergé par le nom des groupes industriels ayant annoncé des plans de licenciements et les rires laissent place à cette phrase : "1.500 emplois détruits chaque jour, ça nous fait pas rire".

Promis pas Désirdavenir Royal, le vent de révolte" se lève
Après ce passage sur l'industrie qui égrène les entreprises en difficulté (PSA, Petroplus, ArcelorMittal, Fralib, Thalès...), tandis qu'on entend le "capitaine de pédalo" déclarer que "la réindustrialisation de la France sera [sa] priorité", le PCF conclut sa liste noire sur un sobre "A toutes et tous, une bonne année de luttes".

Mais, pour visionner la vidéo, il ne faut pas compter sur Libération...

VOIR et ENTENDRE le crime de lèse-majesté audiovisuel:

Timorée, TF1 est incomplète et ne donne qu'un faible aperçu de la satire communiste: craint-elle d'être nationalisée ?

Jean-Philippe- Harlem Désir se dresse sur ses ergots

Le premier secrétaire désigné du PS a dénoncé aujourd'hui la vidéo du PCF, y voyant un "clip de mauvaise foi, mensonger et caricatural qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement", et appelant les communistes à ne pas "se tromper d'adversaire".
Mais ce n'est pas tout : il réclame la parité !
"Ce clip est un honte pour ses auteurs", fustige encore le coopté de l'Elysée, observant que "François Hollande et la gauche qui gouvernent sont la cible exclusive de ce clip qui épargne totalement la droite et l'extrême droite"

Désir n'accepte pas d'ouvrir les yeux
"Ce clip ne met pas seulement en cause le président de la République, il ignore délibérément l'action menée depuis 8 mois au service des Français", souligne la chose de Hollande, citant une longue liste de mesures sociales prises par le gouvernement, dont beaucoup ont été "votées par le PCF au Parlement", mais non mises en oeuvre.

"Ce clip passe aussi sous silence l'incohérence du Parti communiste qui a, pour la première fois avec la droite au Parlement, voté contre des réformes qui améliorent, selon lui, la vie quotidienne des Français comme le budget de la Sécurité sociale", dont les bénéficiaires attendent les effets positifs alors que tous les tarifs augmentent. 

Désir implore le PCF de s'en prendre aux partis au pouvoir
Il demande à la gauche, "radicale" pendant la campagne, de " cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité ".
"Ces caricatures sont insultantes et dangereuses pour l'unité de la gauche. La France n'a rien à gagner à la division de la gauche. Au lieu de faire la guerre à la gauche, le Parti communiste devrait aider le gouvernement à faire la guerre au chômage et à la crise", insiste-t-il.

PaSiDupes fera de l'information quand les media "indépendants" seront absents
VOIR et ENTENDRE la vidéo que les media "libres" diffusent "avec modération" :


Devoir de mémoire
On voit ainsi un extrait vidéo d'un discours du candidat socialiste où Hollande promet que "le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé". "Sanctuarisé ? Moins 4,3 % pour la culture", observe le PCF. 

Idem avec
le traité budgétaire européen que le chef de l'Etat avait promis de renégocier."Renégocier ? Sarkozy/Hollande, même traité", répond le PCF. 
L'opération se répète avec le droit de vote des étrangers - "promis depuis 30 ans, reporté depuis 30 ans" -, 
La TVA ? Voulue par Nicolas Sarkozy et jugée "injuste" par Hollande - "Injuste ? 3% de TVA en plus".
Quant  à la lutte contre la finance
"Adversaire ? 20 milliards de cadeaux au patronat, le Medef rassuré".

Au fur et à mesure, le slogan de campagne, "Le changement, c'est maintenant", est grignoté jusqu'à disparaître complètement.

Quels mensonges Hollande va-t-il encore trouver à servir à ses électeurs communistes du second tour, lors de son allocution télévisuelle au soir du 31 décembre ? 
"Les quatre millions d'électeurs du Front de gauche dont les votes ont fait la décision" (Mélenchon) se sentiraient-ils trompés, humiliés par le président tout-puissant ?

Réactions aigres-douces, sur Twitter 
(Sélection du huffingtonpost)

mardi 2 octobre 2012

Le fiasco total de Hollande, selon Tesson

La France est  victime des contradictions, des maladresses et des reniements du président


Philippe Tesson décrypte l'individu

"Rien n'y fait. Ces dernières semaines où François Hollande a tenté de contrarier le courant d'opinion qui lui était [est toujours] défavorable depuis juillet n'ont servi à rien. La dernière enquête en date, celle de l'IFOP publiée dimanche 23 par le JDD, confirme, et même amplifie une tendance négative. Le président de la République, à 43 % de satisfaits, perd 11 % d'opinions favorables. Son Premier ministre, à 51 %, en perd 7 %.
On reprochait à Hollande son immobilisme, son silence, sa transparence. Il a parlé, et on met en question ses atermoiements, ses imprécisions, sa transgression de la parole donnée. Il a pris conscience de la gravité de la crise. On ne lui en sait pas gré. Tout se retourne contre lui. Les quelques gages qu'il a récemment donnés à l'évidence et à la raison ne lui profitent pas à droite : c'est un peu tard, et cela vient après une stratégie maladroite de division et de mépris.
Quant à la gauche qu'il a portée au pouvoir au vu de sa promesse de "ré-enchanter le rêve", comment s'accommoderait-elle du prix dont elle va payer ce retour à la réalité ? Elle se sent dupée. Était-il dupe lui-même, ou feignait-il ? Dans la première hypothèse il serait nul, dans la seconde il aurait trompé son monde. Dans les deux cas, le voici piégé. De tous côtés, le voici assailli.
Car les difficultés qu'il a à vaincre aujourd'hui se sont accumulées [dans son sommeil]. Sur tous les dossiers, il a perdu la main, sur tous les terrains, il est condamné à jouer la défensive. Le pire est sans doute dans le désordre qui règne au sein de sa majorité parlementaire, et qui va le forcer à une navigation hasardeuse, alors que, arithmétiquement, il est souverain. On le prévoyait : rarement dans le passé, les IVe et Ve Républiques nous en offrent le témoignage, une majorité de gauche resta longtemps unie. Il n'a fallu que deux mois pour que la culture des courants, propre au PS, et celle des alliances, propre à la gauche, prennent le dessus sur la sagesse.

Division

Droit de vote aux étrangers ?
Et si on attendait la parité en Iran ou en Tunisie ?

 
Un dossier sensible nous en fournit un exemple éloquent : le vote des étrangers [plus justement appelé droit de vote aux étrangers, sans omettre un droit à être élus] [mais on pourrait aussi bien citer celui du traité budgétaire européen contre lequel vont voter les élus Europe Ecologie-les Verts]. 
Sur ce sujet, François Hollande s'était avancé imprudemment. Il était pourtant instruit par le passé : il y a trente ans que les socialistes annoncent cette réforme, trente ans qu'ils y renoncent lorsqu'ils sont au pouvoir [dont François Mitterrand, dont ils se sont tous dit les héritiers] . Qu'importe, il faut prendre les voix là où elles sont, au risque de se trahir. C'est ce qui arrive aujourd'hui. Ce qui est nouveau, c'est que la pression en faveur de la réforme vient du propre camp du président, deux mois seulement après l'installation de la majorité parlementaire, alors que nul n'ignore que l'adoption du projet serait pour le moins aléatoire, aussi bien par voie parlementaire que par voie référendaire. Le fiasco est total.

[Montebourg et Mélenchon sont-ils pour la démondialisation de l'immigration et du droit de vote aux étrangers ?]
Autre exemple : le mariage homosexuel. 
Les voies du mariage gay sont pénétrables

La promesse était formelle. Elle était étourdie. Les socialistes semblent avoir totalement minimisé la portée de cette réforme, dont les effets vont largement au-delà d'un simple contrat passé devant le maire. Certains d'entre eux s'en inquiètent aujourd'hui. Les Verts, à l'inverse, en demandent davantage. Était-ce si urgent ? Était-il opportun d'approfondir la division que provoque la question dans l'opinion et qui gagne même la majorité de gauche ? Était-il politiquement habile de donner, sur les deux sujets dont nous parlons, du grain à moudre au Front national ? [Suffit-il qu'elle ne coûte rien pour qu'elle passe avant les urgentes mesures de rigueur contre les déficits publics ?] 

Reculades

En matière de confusion et de maladresse, il y a mieux encore. [En petite politique politicienne,] pour obtenir l'adhésion des Verts dans le vote prochain concernant le traité (budgétaire] européen, François Hollande vient d'offrir à ceux-ci des gages importants à propos de la politique énergétique : fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, fermeture du dossier du gaz de schiste. La ministre Cécile Duflot trouve le geste très "émouvant". C'est se foutre du monde. Quelques jours après, les Verts annoncent qu'ils ne voteront pas en faveur du traité. 

Ainsi Hollande est-il cocu sur les deux fronts. Il est vrai qu'il l'était déjà du fait d'Angela Merkel, à la volonté de laquelle il se soumet, en dépit de ses rodomontades passées, en signant un texte dont il dénonçait et l'esprit et la lettre. Il recule sur tous les plans : d'une part les intérêts stratégiques et industriels de la France et d'autre part l'ambition de corriger le traité... que de surcroît une partie de sa majorité ne votera pas ! Le fiasco là encore est total.
Bien d'autres sujets sont là qui dénoncent la pusillanimité, les contradictions, les maladresses, les reculades, les reniements même du nouveau président. 
Si la prétention, la morgue affichées pendant la campagne n'avaient été, on serait peut-être plus indulgent. Mais quoi ! On met des mois à aller à l'essentiel. On ajourne. On revient sur ses promesses. On ne relève pas les défis de sa majorité. On se plie à ses caprices. On s'occupe de tout, après avoir annoncé qu'on ne ferait pas comme l'autre. On valide la fermeture d'Aulnay, après avoir joué les fier-à-bras. [Et les syndicats ne luttent plus que pour de meilleures indemnités ] On fait risette au patronat, après l'avoir traîné dans la boue. On évacue les Roms comme naguère, mais, suprême hypocrisie, on le fait "avec dignité". On remet en selle le FN. [Comme Tonton !] On prend l'avion, quand on a promis qu'on ne prendrait que le train. Etc., etc. 
Bref, qui parle d'indulgence ?

mercredi 26 septembre 2012

Duflot, symbole de l'incohérence de Hollande et de la faiblesse de Ayrault

Qui peut se réjouir que les deux ministres écologistes aient sauvé leur porte-feuille ?


Ayrault avale la couleuvre
Cécile Duflot


Malgré la position d'Europe Écologie-les Verts contre le traité européen, la solidarité gouvernementale serait intacte, nous dit-on. 

Cécile Duflot a essuyé une tempête de critiques depuis qu'elle a rejeté l'idée de démissionner suite à la décision d'Europe Ecologie–les Verts de ne pas voter en faveur du traité budgétaire européen. 
L'ancienne patronne des Verts, pistonnée par la Ch'tite Aubry, souscrira-t-elle au traité budgétaire européen ? Et pourquoi ne le ferait-elle pas puisque,  comme elle, le candidat Hollande l'a combattu, alors que le président le propose maintenant en l'état. Et votera-t-elle le budget 2013 sans plus d'états d'âme ? 

Officiellement, Cécile Duflot n'est plus ni pour ni contre le traité budgétaire européen.
Le sacrifice de son honneur vaut bien un maroquin. La presse aux ordres est d'ailleurs vite retournée à ses occupations: la défense d'un gouvernement chéri qui prend des paquets d'eau par tous les bords.


Le chef du gouvernement a avalé son chapeau

Sur le vote du traité européen, Jean-Marc Ayrault avait exigé un "soutien massif" des élus de gauche, avant de le mettre dans sa poche et son mouchoir par-dessus: voilà un Premier ministre qui en a ! Pour solenniser cet appel à la solidarité, il avait pourtant choisi la conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres ! "Plus le vote sera fort, plus la voix de la France sera forte, plus nous pourrons continuer à travailler à la réorientation de l'Europe" avait assené le Premier ministre...

VOIR et ENTENDRE le Premier ministre de Hollande se déconsidérer l'exécutif, alors qu'il donnait des coups de menton, exigeant du Parlement de gauche un "vote massif [qui] donnera plus de force à la voix du Président de la République en Europe":

Il  a même poussé le bouchon très loin, affirmant mardi que la ministre écologiste Cécile Duflot, ministre du Logement, fait un "travail formidable" au sein de son gouvernement. Elle est ainsi devenue indispensable et inamovible. Jean-Marc Ayrault a ajouté : "Est-ce que je vais lui demander de quitter son parti pour adhérer au Parti socialiste ? Non". Bafoué, son autorité est terriblement ébranlée.

Le chef de gouvernement tance les journalistes impertinents

S'adressant encore aux journalistes, il leur a lancé une admonestation : "Je trouve assez ridicule que vous veniez à Rennes non pas pour poser des questions sur la priorité nationale qu'est le logement, mais de vous intéresser toujours aux couloirs de la politique (...), MOI, je m'intéresse aux Français." Les journalistes militants n'ont pas demandé leur reste. Ils avaient pourtant matière, puisque Duflot n'était pas prévue à l'agenda et que les comparses ont donc éprouvé la nécessité d'afficher leur cohésion.

Les Français entrevoyaient la possibilité d'être débarrassés de cette greluche dont ils ne peuvent supporter ni la voix de crécelle, ni le débit de kalachnikov, ni la flexibilité des idées, ni les magouilles incessantes. Elle se fait sans cesse pincer, mais les media, qu'ils soient estomaqués ou complices, encaissent ses turpitudes et leurs justifications, impressionnés qu'ils sont par la conviction qu'elle met à l'énonciation de contre-vérités. Il n'est cependant pas certain que son aplomb soit incomparable. 
Sans sourciller, donc, Cécile Duflot vient de répondre à ses nombreux détracteurs qu'elle doit rester au gouvernement... parce qu'elle estime y être utile. Elle n'est certes pas plus inutile que les autres. Après quelques années passées à sauver la planète, Duflot a un lourd passif de verbiage qui ne semble pas l'avoir décrédibilisée à gauche. Si la presse peine toutefois à suivre le fil ses incartades, couacs et coups bas, tant le rythme où elle les enfile est soutenu, elle y trouve un bon client et continue à supporter le volume sonore.  
Elle a donc réduit ses ambitions: du sauvetage de la planète, elle est passée au sauvetage de son portefeuille ministériel et de sa retraite de ministre: piètre trajectoire de la couche d'ozone au marigot parisien. Depuis septembre 2012, l'intéressée n'est plus seulement suffisante, elle est devenue indispensable à Ayrault et Hollande. 

L'attitude politicienne des Verts
Certains voient en Duflot un fin stratège, mais les socialistes ne lui ont-ils pas montré la voie ?
La ministre du gouvernement Ayrault aurait pu être mal à l'aise pour articuler intelligiblement sa position sur un traité qu'elle soutient après l'avoir dénoncé haut et fort, mais rien n'a jamais troublé la politicarde. 
François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont fort mal placés pour lui reprocher son manque de cohérence puisqu'eux aussi ont changé d'avis sur le sujet - et sans même faire semblant d'hésiter... Les uns comme les autres ne disaient-ils pas que le traité était "inacceptable" et n'assuraient-ils pas également qu'ils le renégocieraient. Sans foi ni loi autant qu'ils sont, ils se sont reconnus et apprécient chez l'autre les aptitudes au contorsionnisme. 
On présente souvent les écologistes comme des idéologues psycho-rigides, mais c'est leur faire crédit d'une capacité à défendre des convictions qu'ils n'ont pas. Ils sont en fait doués pour les débats et leurs arguties et peuvent à la fois voter de la main gauche contre le traité budgétaire européens (sauf quelques professionnels de l'abstention) qui contraint les finances publiques nationales, mais aussi de la main droite pour un budget d'austérité. En temps que reptile politiqueCécile Duflot est un invertébré : "Quand on est ministre, on exprime la position du gouvernement." Rafraîchissons-lui toutefois la mémoire, puisqu'elle a quand même fait le contraire sur la dépénalisation du cannabis. Cette fois, elle ne peut ni parler ni se taire. Elle parle donc, pour ne rien dire  et pour embrouiller tout le monde.
Cet épisode fournissait une formidable prétexte à François Hollande pour se débarrasser d'un allié impudique et encombrant. 
Le PS dispose en effet de tous les pouvoirs, sans Europe Ecologie-les Verts, et du strict point de vue politique, il a eu tort de ne pas saisir l'occasion de les renvoyer dans l'opposition où ils ont conservé un pied.
En refusant de trancher, François Hollande donne le signal du bazar au gouvernement et met Jean-Marc Ayrault dans la panade. 
Le président a toujours une majorité, mais la France n'a plus vraiment de chef.

lundi 24 septembre 2012

Traité budgétaire européen: Hollande, pieds et mains liés aux altermondialistes

Le refus des Verts de voter le traité budgétaire européen, un coin dans la politique du président

Hollande se soumet aux fantaisies des écologistes radicaux

Les écologistes français refusent la confiance au gouvernement auquel ils appartiennent !
Ils ont répondu non en votant, samedi 22 septembre, à 70 % contre le traité budgétaire européen lors du conseil fédéral d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV). La question concerne pourtant l'axe fondamental de la politique de François Hollande. Le chef de l'Etat a décidé de respecter les engagements européens pris par Nicolas Sarkozy qu'il avait promis de combattre s'il l'emportait; Il accepte finalement de faire redescendre les déficits publics sous la barre des 3 % du PIB, au prix d'un tour de vis fiscal sans précédent et cela sans que les ministres de sa gauche au gouvernement ne toussent: Arnaud Montebourg et Benoît Hamon sont devenus étrangement dociles et silencieux. Opposés au traité, ils devraient logiquement démissionner, mais ils se cramponnent à leur maroquin.


Surtout, Hollande a fait un test de son quinquennat du sauvetage de l'euro

Le non des écologistes est incompatible avec cette politique. Jean-Marc Ayrault a bien résumé l'attitude des partisans du non : "La conséquence logique de leur démarche, c'est la sortie de l'euro", a déclaré le premier ministre. Mais ils se maintiennent et Ayrault courbe l'échine.

Les écologistes arguent que le sujet du traité budgétaire européen ne figure pas dans le contrat de gouvernement signé avec les socialistes. Ils rappellent de surcroît que seul Hollande a varié, soulignant que le candidat Hollande avait promis de le renégocier. 
Et en effet le texte n'a pas été retouché, mais le président français dit avoir obtenu des compensations, comme l'union bancaire. Il se prévaut du changement de contexte avec la décision de la BCE de sauver l'euro et le feu vert de la Cour constitutionnelle allemande aux mécanismes européens de solidarité. 


Ayrault se refuse d'imposer son autorité 

Il fait appel au sens des responsabilité de ses "libertaires" du gouvernement, tels que le sénateur J.V. Placé les a définis... Et c'est bien là le problème : les écologistes demandent à être traités en partenaire de coalition, ils se comportent en groupuscule irresponsable. Incapables d'avoir une éthique de responsabilité et incohérents, puisqu'ils comptent soutenir le budget 2013. Que reste-il par conséquent des grandes promesses de "cohérence" ?

Amorce de retour à la IVe République
Cette attitude est d'autant plus inacceptable que le Parti socialiste ne cesse de compenser les handicaps de la Ve République en traitant les écologistes comme si la France se trouvait en démocratie parlementaire : le Premier secrétaire, la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, leur a réservé soixante circonscriptions, a négocié un contrat de gouvernement avec Denis Baupin, et Hollande leur a attribué deux portefeuilles de ministre et il leur fait des concessions substantielles en renonçant à toute recherche sur le gaz de schiste. 

Le capitaine de pédalo se fait ballader 
Les Verts formulent des exigences comme s'ils étaient une force de progrès soutenue par 10 % des électeurs. Ils ne réalisent de tels scores que lorsqu'ils sont emmenés par le Verts pro-européen Daniel Cohn-Bendit qui a la sympathie du PS. On l'a vu avec le score d'Eva Joly à la présidentielle : ils retombent à 2 % lorsque leurs tendances dogmatiques reprennent le dessus.

Les écologistes assurent que leur attitude ne portera pas à conséquence, à l'instar de Cécile Duflot, qui a séché la réunion du mouvement ce samedi mais vantait, dans la soirée, sur Twitter et photo à l'appui, sa méthode "antistress" : cuisiner un chili con carne.

Les communistes avaient quitté le gouvernement en 1984, après le virage de la rigueur. 
Au nom de la cohérence de son action et du respect des électeurs, c'est à François Hollande d'en tirer toutes les conséquences de l'autonomie d'EELV: il doit mettre fin aux fonctions des deux ministres d'EELV, Cécile Duflot et Pascal Canfin. Ils ne reviendraient un jour peut-être que si leur formation se transformait en parti de gouvernement. 

Deux postes qui trouveraient preneurs parmi les socialistes restés sur le bord du chemin.

vendredi 24 août 2012

C. Duflot se plaint de devoir agir en fermant sa gueule

"J'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir". Et de faire un peu quelque chose ?

Le rôle des ministres écologistes au gouvernement fait débat

Jamais les écologistes n'ont été aussi nombreux dans les allées du pouvoir. Pour autant, leur silence et leur inaction font débat.
" Être au gouvernement, c'est aussi dans les moments difficiles accepter les choses qu'on n'aurait pas faites autrement ", lance Daniel Cohn-Bendit aux écologistes qui sont partisans d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Sans renouer toutefois avec les querelles et les psychodrames d'antan qui ont pris du plomb dans l'ailePascal Durandleur secrétaire général, rétorque :  Il faut que des passionnés comme Cohn-Bendit acceptent qu'il y ait des échanges et des différences d'appréciation. "   

Les altermondialistes doivent "fermer leur gueule", dans et hors du gouvernement
On a envie de réussir et l'urgence fait qu'on est plus contraints, plus responsables."
Et de faire allusion aux communistes : " On aurait pu rester au bord du chemin, faire le pari d'un échec (de la gauche). On a pris le risque d'y aller. "

Cécile Duflot a d'ailleurs préféré en sourire jeudi soir aux Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts de Poitiers, estimant qu'elle-même, habituée à parler librement, porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir".

Au deuxième jour de ces journées, la ministre du Logement participait avec l'autre ministre écologiste Pascal Canfin (Développement) à un débat sur la question "des ministres écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" Une bonne question, a posteriori !
"La force que nous avons, c'est que nous nous sommes posé la question et préparé à cette participation", a-t-elle assuré devant un amphithéâtre comble, mais dubitatif.
"Notre responsabilité est de verdir, d'écologiser la politique du développement du territoire et du logement pour Cécile (Duflot) et du développement pour moi", a pour sa part estimé Pascal Canfin.

EELV, solidaires, n'aura aucune excuse
"Nous nous appuyons sur un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée", s'est-il félicité. Douze sénateurs EELV et dix-sept députés EELV étaient d'ailleurs présents pour ce débat.



Europe Ecologie-les Verts est assujetti

Un marché de dupes
D'un PS hégémonique mais incertain d'obtenir la majorité à lui seul, ils ont obtenu deux ministères et d'abord leurs élus, ainsi que deux groupes parlementaires : bon gré mal gré, la Ch'tite Brochen-Aubry leur a consenti des sièges mais le rassemblement écologiste a perdu sa liberté et le PS, sa liberté de mouvement. La maire de Lille a affublé Bourriquet d'un boulet.
Les écologistes ont un groupe à l'Assemblée nationale, un autre au Sénat. 

" C'est une manière de courage que d'être au gouvernement ", selon Noël Mamère, député-maire de Bègles, affectant une certaine satisfaction, avant  cette mise en garde : " Nous avons un Président qui se dit normal. Mais nous n'avons pas vocation à être normalisés. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables, ni là pour verdir le programme du PS. Mais pour apporter nos contributions aux solutions à la crise. "

EELV doit maintenent démontrer qu'il n'a pas vendu son âme.

Très attendue sur la liberté de parole d'un ministre écologiste au sein d'une majorité socialiste, Cécile Duflot a préféré en rire (jaune),  la bourrique expliquant : "lorsqu'on est secrétaire générale d'un parti, on porte un licol, on est bordée par le parti. Depuis trois mois, on m'a rajouté une muselière".

L'ancienne secrétaire nationale d'EELV, connue pour sa faconde, a tout de même tenté de rassurer son auditoire: "J'ai une muselière qui permet un petit peu de l'ouvrir !".

Bourriquet réussira-t-il à museler la bourrique verte ?
"L'ancienne Cécile Duflot est toujours-là", a-t-elle insisté un peu plus tard, mais c'était l'ancienne et la nouvelle décide toutefois que la déclaration de Jean-Pierre Chevènement "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne", ne doit pas être "érigée en règle d'airain. C'est complètement faux. Il faut être dans la mesure mais il n'y a aucune raison de s'aligner".

Les deux ministres se défendent d'être chloroformés  
Ils vont répétant, à qui veut les entendre, qu'ils ont le sentiment d'être "écoutés" au sein du gouvernement. Cécile Duflot a d'ailleurs éprouvé le besoin d'assurer qu'"on peut pousser les feux sur certains sujets ou essayer de convaincre aussi."


Sur la question des Rom, EELV se déclarent satisfaits d'une décision jugée "irresponsable" par l'UMP et insuffisante par les associations franco-roumaines et bulgares de soutien aux clandestins du voyage.

"Cécile (Duflot) a joué exactement le rôle qu'on attend de nous et elle a gagné 90% de ce qu'elle voulaitt", s'est satisfait le ministre du Développement, dans un numéro bien réglé de duettistes.
"Là où nous devons mettre la pression, c'est sur la conférence environnementale;, là on va envoyer nos signaux", a rassuré le velléitaire Pascal Canfin, à propos du rendez-vous convoqué par le gouvernement le 14 septembre.

Mais, quand EELV fait bouger les lignes, les critiques pleuvent
"Les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado"

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, y voit un message clair: "il y a du travail en France, il y a des logements pas chers, venez vous installer en France (...) Une fois de plus, comme pour la suppression de la franchise sur l'aide médicale d'Etat, les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado et le faire payer aux Français".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime pour sa part qu'assouplir l'accès à l'emlpoi des Rom est "une décision à la fois incohérente et irresponsable sur le plan économique. Incohérente, car depuis le début de l'été le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait poursuivi la politique de démantèlement des camps de Roms qui avait été instaurée par Nicolas Sarkozy. En facilitant l'accès à l'emploi dans notre pays pour les Rom, le gouvernement ne fait qu'encourager la venue sur le territoire national de ces populations. Irresponsable, car notre pays, alors que des millions de nos concitoyens sont sans emploi, est dans l'incapacité d'offrir du travail à des populations étrangères". 


C'est un mauvais coup porté aux demandeurs d'emploi en recherche depuis plusieurs mois.Philippe Goujon, le député-maire du 15e arrondissement de Paris souligne que "la France sera le seul pays à revenir de façon anticipée sur des mesures qui prévaudront dans tous les autres pays jusqu'en 2013". Cette politique "est un bien mauvais signal lancé par le gouvernement qui, loin de résoudre les problèmes, risque de les aggraver", a-t-il poursuivi.


Romeurope condamne les expulsions qui se sont poursuivies depuis que la gauche est au gouvernement. 
Mais Duflot et EELV restent muselés - et donc solidaires - sur les rafles menées par Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur au gouvernement.
"De toute façon, elles s'arrêteront au plus tard fin 2013", a commenté Malik Salemkour, coordinateur du collectif et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.
VOIR et ENTENDRE Eric Coquerel (Front de gauche), Malik Salemkour (LDH), Chantal Brunel (UMP) - sur expulsions de Roms, autour d'Emmanuel Lechypre:


Eric Coquerel invité de "Grand Paris" sur BFM... par lepartidegauche


EELV ne pavoise pas
En marge de l'auto-satisfaction feinte des journées d'été des écologistes),  le conseiller municipal de ...Nantes, Jean-Philippe Magnen, aussi vice-président du conseil régional du Pays de la Loire et 
porte-parole EELV, "Nous continuons de demander la levée des mesures transitoires comme l'a fait l'Irlande", a-t-il nuancé pour que les Rom "aient un statut de citoyen européen".

D'ailleurs
, le mouvement européen antiraciste (Egam), composé d'une quarantaine d'organisations antiracistes européennes, s'est dit "extrêmement insatisfait des mesurettes" annoncées mercredi.