POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est sécurisation de l'emploi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sécurisation de l'emploi. Afficher tous les articles

mardi 29 avril 2014

Plan de stabilité : comment ont-ils voté?

Qui a voté pour ? Qui a voté contre ? Qui s'est abstenu ?

Valls lâché par sa majorité 

Vote à l'arraché sous haute tension 
et une abstention record
Le plan de 50 milliards d'euros d'économies a été adopté, mardi 29 avril, par l'Assemblée par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions.

265 ont voté pour
(sur 577)

Ont voté en faveur du plan de stabilité 242 socialistes,
l'UMP Frédéric Lefebvre,

trois UDI, trois écologistes, 13 radicaux de gauche et apparentés, deux élus d'Outre-mer alliés du Front de gauche et une non-inscrite, l'ex-PS Sylvie Andrieux.

232 ont voté contre

Ont voté contre les trois chevènementistes
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

67 se sont abstenus 
Se sont abstenus 41 socialistes, trois UMP, 17 UDI, deux écologistes, deux radicaux de gauche, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem).

13 n'ont pas voté 

Sur les 577 membres de l'Assemblée,
cinq députés n'ont pas pris part au vote, dont, comme c'est la tradition, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS). Six ministres (non encore remplacés par leurs suppléants) n'avaient pas le droit de voter et deux sièges sont vacants à la suite de démissions.

Une fronde historique 

Au total 44 des 291 députés membres ou apparentés du groupe socialiste ont refusé mardi de voter le programme de stabilité budgétaire, ce qui constitue un record.
En effet, lors du vote de confiance à Manuel Valls, seulement 11 députés du groupe majoritaire le 8 avril s'étaient abstenus. Sur le traité budgétaire européen, en octobre 2012, 9 s'étaient abstenus et 20 avaient voté contre. Sur la loi de sécurisation de l'emploi, en avril 2013, on avait compté 35 abstentions et six contre.

dimanche 15 décembre 2013

Accord sur la formation professionnelle: vers un désenchantement

La "formation professionnelle pour tous", "une double peine pour les petites entreprises" 

Le PS positive et la presse alignée relaie l'enthousiasme du vote


Certains partenaires sociaux ont réussi à s’entendre sur une réforme de la formation professionnelle et la presse vante des négociations ardues et une nuit agitée. C’est sans conteste un "accord majeur", lit-on ici et là, une première en France, capable -à terme- de mettre fin à la complexité du système. Samedi matin, une majorité des participants tombait d’accord sur un projet que doivent maintenant entériner les instances dirigeantes, tant patronales que syndicales. Pour l’heure, cinq organisations se sont prononcées pour les propositions présentées par le MEDEF, avec également l’aval de l’UPA (patrons de l’artisanat). Côté syndicats, les signatures de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC semblent acquises. Force ouvrière, qui est sur le point de saluer une avancée, prend le temps de la réflexion. 

Mais la CGT s’y est opposée, tout comme, dans le camp patronal, la CGPME
qui fera connaître sa position mercredi. La confédération craint en effet que l’application de l’accord fragilise l’avenir d’Agefos, instance paritaire chargée de développer la formation continue des salariés des PME. 

Un leurre provoque l'euphorie
La pierre angulaire de cette réforme est la création d’un compte personnel de formation pour tous les actifs, salariés et chômeurs, dont le principe en avait été acté par la loi de sécurisation de l’emploi de juin 2013. Le futur dispositif remplacera donc le droit individuel à la formation appliqué avec plus ou moins de bonheur et accompagnera la personne toute sa vie professionnelle, même si elle change d’employeur ou va pointer au chômage.
Comme le ministre du Travail, Michel Sapin, Jean-Marc Ayrault s’est félicité du soutien apporté à un texte qui "répond aux objectifs fixés par le gouvernement". De son côté, François Hollande, en visite en Guyane, a salué un accord qui devrait donner la "possibilité de se requalifier à tout moment dans sa vie professionnelle" et qui pourrait représenter "une arme supplémentaire pour lutter contre le chômage".
Le système ainsi ovationné par la majorité sera transposé dans un projet de loi présenté le 22 janvier en Conseil des ministres pour un débat au Parlement en février, peu avant les municipales. Son universalité commence pourtant à éveiller quelques soupçons et inquiétudes.

La question du financement
Ce nouvel outil devrait se traduire par un redéploiement de 32 milliards d’euros en direction notamment des actifs et des jeunes qui ont moins de qualifications, mais pas seulement. 

La négociation s’est révélée ardue sur le volet du financement. Car ces 32 milliards sont financés chaque année au titre de la formation non seulement par l’entreprise à hauteur de 40 %, mais aussi par les contribuables, soit seulement 50% des Français -qui ne sont pas tous adhérents au club du CAC 40- pour le reste, ...60%.

Le compte personnel de formation entrera cependant en service au 1er janvier 2015. Il sera ouvert dès l’âge de 16 ans et suivra tout le parcours professionnel de l’intéressé qui disposera d’un crédit de formation de 150 heures sur toute une vie professionnelle de bientôt 43 ans, soit de l'ordre de 4 heures/an. Au-delà, des abondements pourront intervenir par l’entreprise ou des canaux institutionnels.

"Désormais, ce sont les petites entreprises qui vont payer pour les grandes !"
Hollande, président
en formation professionnelle
Jean-Michel Pottier, chef de file de la CGPME, s'étranglait à cette évocation, lors de la négociation sur la formation professionnelle. Dans un entretien à L'Entreprise, il explique pourquoi son organisation (600.000 adhérents indirects pour un budget de 9 millions d’euros) est vent debout contre le texte de l'ANI du 14 décembre.
L'accord national interprofessionel (ANI) signé le 11 janvier 2013 entre le MEDEF et trois syndicats majoritaires a déboulé à l'Assemblée nationale pour sa transcription législative. Et l'énervement, puis la rage de ses opposants et critiques, quand dix jours plus tard, les godillots de l'Assemblée nationale l'ont adopté en première lecture par un vote attendu mais surprenant. L'accord est en effet mauvais, car au-delà du risque que représente l'abrogation du code du travail, le document nous hisse en haut d'un tobogan à la pente vertigineuse. 
Ce ne sont pas tant la création d'un compte personnel de formation transférable et d'un droit rechargeable à l'assurance chômage qui interpellent les acteurs responsables hors les murs du Palais Bourbon. Le pire est ailleurs: le contrat de travail individuel pourra, demain, être amendé par un accord collectif. Certes, il faudra respecter les minima légaux ou des conventions collectives de branche (sic!), mais quand on mesure la faible représentativité des syndicats au sein des entreprises, on voit poindre des motifs d'inquiétude. 

A cette inconséquence du législateur s'ajoute une honte.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, l'exécution des plans sociaux sera accélérée. En période de crise et de licenciements massifs, la justification éco-politique ("rassurer les employeurs en atténuant l'incertitude née de la longueur des procédures") est une tartufferie. Enfin, le texte prévoit d'autoriser l'expérimentation du recours à l'intermittence dans des secteurs qui n'y ont pas recours aujourd'hui. Une boîte de Pandore que les socialistes ne craignent pas d'ouvrir...
L'un des députés socialistes les plus critiques de l'ANI, Jérôme Guedj, député de l'Essonne, a fait mine de se rebeller, mais a subi des pressions du gouvernement quand celui-ci a transformé le texte initial pour proposer sa version de proposition de loi. Ce représentant de l'aile gauche pure et dure du PS s'est finalement couché, estimant tout à trac que "par rapport à l’ANI, le texte qui nous est soumis (...) comporte déjà des enrichissements, des améliorations, des précisions nécessaires." Coupez: c'est dans la boîte !

A l'Assemblée,
plus de 5.000 amendements sont pourtant déposés. Près de 4.000 proviennent des quelques élus du Front de Gauche, bien décidés à un 
baroud d'honneur de dynamitage du texte. 
A droite, Dominique Dord, député UMP de Savoie, exprime son étonnement devant l'engouement socialiste pour cet accord: "il dit, et vous l’avez rappelé vous-même, monsieur le ministre [Michel Sapin], que le code du travail qui, dans votre culture, est un rempart, une protection, joue en fait contre l’emploi dans des situations comme celle dans laquelle nous nous trouvons." 

Les débats ont été longs, mais les rangs clairsemés, comme le regrette d'ailleurs le très soumis Jérôme Guedj : "J’étais fier d’être là nuit et jour pour le texte 'Mariage pour tous' dans un hémicycle bien rempli. Je crois que le code du travail méritait le même engouement (si ce n’est plus)." 
On doit tenir le gouvernement pour responsable de cette adoption par un Parlement abstentionniste. Il faut aussi retenir que la presse a tenu le pays tout entier à l'écart de la progression gouvernementale rampante, évitant que les intéressés se mobilisent quand il était temps. 

La CGPME en résistance depuis le projet d'ANI

Hollande, vieux stagiaire
sans qualification,
en formation
Qu'est-ce qui explique le refus de la CGPME de signer le projet d'ANI (accord national interprofessionnel) sur la formation professionnelle du 14 décembre 2013 ?
Jean-Michel Pottier. On ne pouvait pas faire mieux pour que s'effondre à court terme la formation dans les entreprises ! Sur le financement, la CGPME avait trois objectifs : simplifier le système pour les patrons de TPE/PME, rendre plus efficace l'accès à la formation des salariés, et faciliter l'accès aux fonds pour les plus petites entreprises grâce à une solidarité interentreprises et une vraie mutualisation des ressources, ce qui n'avait pas été réussi lors des deux précédentes réformes. Aucun de ces objectifs ne figure dans le projet d'accord MEDEF/UPA. En bref, les grandes entreprises ne vont pas payer pour les petites et ce sont les petites qui vont payer pour les grandes !

Des avancées ont cependant été observées au cours de la négociation sur les contributions obligatoires des entreprises, en particulier celles de 10 à 49 salariés et celles de plus de 50 salariés ?
J.-M.P. Mais le système de contributions qui est proposé est d'une complexité inouïe ! Aucun chef d'entreprise ne peut s'y retrouver, en particulier ceux employant plus de 50 salariés ! Avec cet émiettement des contributions, comment faire croire à l'effet levier annoncé pour développer la formation des salariés?

Sur le financement du compte personnel de formation (CPF), il y a également un progrès avec la création d'une contribution spécifique de 0,2% pour les " plus de 10 salariés " au sein du 0,8%...
J.-M.P. Mais cet accord est formidable : d'un côté, il donne le mode d'emploi aux entreprises pour verser cette contribution (affectée au compte personnel de formation) et quelques articles plus loin, il leur explique comment s'en exonérer par accord ! Avec les abondements prévus, l'accord permet également de financer le CPF par le plan de formation. Les petites entreprises vont payer le 0,2% et les abondements du plan, c'est une double peine.

Quelles suites la CGPME entend-elle donner à cette négociation ?
J.-M.P. Toute la semaine prochaine, nous allons poursuivre la mobilisation de nos troupes (commission formation/éducation le 17 décembre, comité directeur le 18 notamment) et poursuivre notre travail d'explication auprès du gouvernement et des parlementaires, d'autant plus que nous déplorons des rédactions plus qu'approximatives dans le texte. Nos adhérents sont " remontés " contre cet accord. C'est du jamais vu!

Avec "Les Sacrifiés", les artisans et commerçants affichent leur colère
Un mois après le lancement du mouvement « les sacrifiés » (le 13 novembre 2013), plus de 500.000 personnes ont déjà signé la pétition en ligne sur sauvonslaproximite.com, et les témoignages de soutien affluent de tout le pays à l'UPA, organisation patronale des artisans et commerçants de France. Qu’ils soient artisans, commerçants, travailleurs indépendants, ou aussi simples citoyens, élus de la nation… tous soutiennent les entreprises de proximité face à l’avalanche de nouveaux prélèvements fiscaux et sociaux qui menacent leur existence même. L’UPA tient à féliciter cette population qui a su prendre son destin en main afin de préserver l’avenir des entreprises de proximité.

Le président de l’UPA, Jean-Pierre Crouzet, a ajouté : "Un véritable harcèlement fiscal et social est en train de tuer l’économie de proximité. J’appelle tout le monde à poursuivre la mobilisation afin que le gouvernement prenne enfin les mesures qui permettront à nouveau à nos entreprises de créer de l’emploi, de la cohésion sociale et de relancer la croissance."

jeudi 11 juillet 2013

Intérimaires en contrats à durée illimitée, nouvelle "avancée" socialiste

Syndicats et patrons d'accord sur la précarité durable

Le patronat et trois syndicats ont trouvé un accord pour permettre à certains intérimaires de signer des contrats à durée indéterminée (CDI).


Selon les négociateurs, intérim ne rime plus avec précarité. 
C'est créer des intérimaires permanents, variable d'ajustement pour les entreprises. Après cinq mois de négociations difficiles, le patronat de l'intérim et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC se sont entendus ce jeudi 11 juillet pour permettre à une minorité d'intérimaires d'accéder à un contrat à durée indéterminée.

Représentées par Prism'emploi,
les agences d'intérim s'engagent pour que ce nouveau contrat de travail soit signé d'ici trois ans par 20.000 salariés, aux profils les plus recherchés parmi les 2 millions de personnes passant chaque année par l'intérim.  Le fonds de réserve représente plus de 2 millions de salariés passant chaque année par l'intérim.

Un accord gagnant-gagnant ?

Cette issue permet aux agences d'intérim d'échapper au renchérissement des cotisations chômage sur certains contrats courts, entré en vigueur au 1er juillet et qui leur aurait coûté au minima 200 millions d'euros. Quant aux salariés employés en CDI par les agences, ils ne vivront plus dans l'incertitude de savoir s'ils retrouveront vite une nouvelle mission et peuvent espérer un accès plus facile au crédit et au logement. 

Outre la création d'un CDI, l'accord prévoit d'
augmenter la durée d'emploi de certains intérimaires en contrat classique. Les agences s'engagent ainsi sur 40 heures supplémentaires par an pour les 80 000 salariés qui travaillent 800 heures sur l'année (soit 4 mois). Cela représente pour les agences un effort financier de 60 à 70 millions d'euros.

De leur côté, FO et la CGT ont refusé de signer.

Pour entrer en application, le texte doit encore faire l'objet d'un arrêté du ministère du Travail, qui jugera si le Code du travail doit être modifié.


jeudi 16 mai 2013

Conférence de presse de François Hollande : les thèmes

Le président a brassé de l'air


F.Hollande a invité pas moins de
400 journalistes 
dans la salle des Fêtes de l'Elysée


Récession, remaniement, guerre au Mali, réformes, "couacs" ministériels 

Ce jeudi après-midi, le président de la République s'est prêté au jeu des questions-réponses face aux journalistes. François Hollande développe son action, une action "offensive" pour les mois à venir en matière d'économie ou de construction européenne. Il a également écarté l'idée d'un remaniement "pas aujourd'hui, pas maintenant, pas d'actualité".


Intervention au Mali : "L'intervention de la France a été saluée"

"L'intervention de la France a été saluée, reconnue au Mali", a affirmé le président de la République, qui participait mercredi à Bruxelles à la conférence des donateurs sur l'intervention au Mali. En introduction à sa conférence de presse, François Hollande a tenu à rendre hommage aux soldats français, dont six d'entre eux ont été tués sur le terrain. Une intervention qui a permis de "faire aimer la France" en Afrique, a-t-il assuré. On attend simplement le retour des troupes annoncé pour fin avril.

Europe : "La crise financière est derrière nous, pas la récession"


François Hollande est revenu sur sa rencontre avec le collège des commissaires européens mercredi à Bruxelles. Réaffirmant le caractère "indispensable du couple franco-allemand", le président de la République a affirmé que la crise financière "était derrière nous".


Selon lui, la "vraie menace" est désormais la récession. Le délai de grâce de deux ans accordé à la France pour revenir à 3% de déficit public doit être vu comme une chance. François Hollande s'est félicité du "bien fondé de ma démarche entamée depuis mon élection pour faire bouger les lignes".

La "gauche molle" s'est également dit prêt à lancer une "offensive européenne" pour faire sortir l'Europe de sa "langueur". Il se dit notamment désireux d'instaurer un gouvernement économique autour d'un "président nommé pour une durée longue". Il entend également axer la politique européenne en destination des jeunes (lesquels attendent toujours la mise en oeuvre de ses promesses en interne), instaurer une transition énergétique mais aussi lancer une nouvelle étape d'intégration avec une capacité budgétaire attribuée à la zone euro.

Enfin, le président s'est dit prêt à réaliser une union politique et se donne deux ans pour y parvenir. "C'est une affaire d'urgence européenne", a expliqué François Hollande.

Économie : "L'an I a été consacré à la remise en forme de notre économie"

Revirement de discours chez le président de la République ? Après avoir accusé les précédents gouvernements d'être responsables du chômage, François Hollande a affirmé qu'il ne cherchait pas à se défausser sur ses prédécesseurs. Le chef de l'exécutif est revenu sur l'ensemble des mesures prises pour redresser la France qui est en situation difficile "depuis cinq ans". Il assure que la dépense publique de l'Etat sera stable en 2013, et reculera en 2014.

François Hollande a évoqué, une nouvelle fois, le pacte de compétitivité, "qui permet de dire enfin que nous avons amorcé le processus pour renforcer notre industrie". Le président a également évoqué la Banque publique d'investissement, ainsi que la réforme sur la sécurisation de l'emploi, adoptée mardi définitivement par le Parlement. "Réforme que l'on jugeait impossible à faire, elle est là", assure François Hollande

Emploi : "La courbe du chômage peut s'inverser d'ici la fin de l'année"

Une nouvelle fois, François Hollande a réaffirmé son objectif d'inverser la courbe du chômage : "Sur le plan psychologique, celui des anticipations et de la confiance, c'est très important", explique-t-il pour justifier le fait que cet objectif soit maintenu à la fin d'année 2013.

Pour ce faire,
il promet d'amplifier toutes les mesures déjà mises en œuvre : les emplois d'avenir, qui pourront être élargis au secteur privé ; les contrats de génération, qui, de leur côté, pourront être mobilisés en cas de création d'entreprise.

Le crédit emploi-compétitivité et l'accord sur la sécurisation de l'emploi devraient aussi contribuer à atteindre cet objectif, selon François Hollande, "pour que l'on évite les plans sociaux".

Croissance : "C'est en voyant loin que l'on change la perception du présent"
Comme il l'a déjà affirmé mercredi, François Hollande s'attend à une croissance nulle en 2013. "Est-ce que ce sera 0,1% comme le dit le ministre de l'Economie ou -0,1% ?", nuance-t-il. La question est celle de la correction de trajectoire, selon François Hollande.

Il faut promouvoir un modèle fondé sur la performance économique, selon le président de la République, qui se place dans la lignée de ses prédécesseurs : "Le rôle du chef de l'Etat c'est de fixer ce que sera le pays. Chaque fois que l'Etat a agi ainsi, il y a eu de grandes réussites", a-t-il théorisé.

Numérique, transition énergétique, santé et infrastructures de transport seront les pôles qui recevront les crédits des 10 milliards que François Hollande a demandé à Jean-Marc Ayrault de mobiliser. Parmi les solutions évoquées, la cession de participations publiques dans des entreprises, déjà évoquée par le Premier ministre, a été évoquée par François Hollande.

Sur le retard en termes de compétitivité, François Hollande a comparé la situation française à celle de l'Allemagne :"l'Allemagne a un excédent de 160 milliards, la France a 160 milliards de déficit".

Aide aux entreprises : "Réformer l'assurance-vie"
Pour aider à l'investissement, le président de la République propose de réformer l'épargne des Français. François Hollande entend ainsi réformer l'assurance-vie, mettre en place un plan d'épargne en action pour les PME mais également réformer l'imposition des plus-values mobilières. "Il faut, explique François Hollande, donner confiance aux Français dans leur avenir"

Université : "être mieux reconnus au plan international"


François Hollande est revenu sur
la proposition de donner des cours en langue anglaise à l'Université. Mais, assure-t-il, les examens se passeront en Français, "pour que nul ne s'inquiète". Une réaction qui ne manque pas de sel au regard du niveau du président "friendly". Lien PaSiDupes : 
"Hollande n'est pas non plus "English friendly"


Choc de simplification : "le silence de l'administration vaudra autorisation"


C'est plus d'emploi, mais c'est aussi plus de croissance. Ca ne demande d'efforts qu'à ceux qui sont dans les administrations, assure-t-il, donnant comme exemple la multiplication par trois du nombre de textes. Deux lois qui permettront au gouvernement de légiférer par ordonnances, dans deux domaines : le logement d'une part ; et les relations entre les administrations et les entreprises d'autre part. Objectif de cette dernière : "accélérer les procédures".

"Le silence de l'administration vaudra désormais autorisation et non plus rejet" assure en outre François Hollande : autrement dit, cela signifie que pour les particuliers, une fois le délai laissé à l'administration dépassé, l'absence de réponse vaudra pour une autorisation.

Formation professionnelle : "une réforme avant la fin de l'année"

François Hollande promet une réforme pour augmenter le nombre de personnes ayant accès à la formation professionnelle – une sur cinq, selon lui, actuellement. Cette réforme sera, selon lui, mise en place dès la conférence sociale à venir au mois de juin, afin qu'elle soit votée avant la fin de l'année.

Retraites : "On devra travailler un peu plus longtemps"

François Hollande a expliqué, concernant les retraites, que "dès lors que l'espérance de vie s'allonge, on devra travailler un peu plus longtemps". Selon lui, la réforme de 2010 n'a pas permis de rétablir l'équilibre. Le déficit s'élève à 15 milliards d'euros et devrait avoisiner les 20 milliards en 2020. "C'est insoutenable", a expliqué François Hollande. Dès lors, une concertation s'ouvrira "dès le mois de juin et se poursuivra jusqu'à la fin de l'été". Le chef de l'État a toutefois rappelé la nécessité de maintenir un principe "de justice" pour les carrières longues.

Mariage pour tous : "Dès que le Conseil constitutionnel rendra son avis, je promulguerai la loi"

Alors que le Conseil constitutionnel doit rendre son avis, François Hollande est revenu sur le débat autour du mariage pour tous. Un débat long et marqué par quelque 4.000 amendements. Pourtant, le président assure que le débat était légitime, toutes les sensibilités devaient être respectées : "La France n'a jamais conçu le rassemblement sur le mode de l'unanimité", explique-t-il. "La promesse de l'égalité, ce n'est pas une nostalgie, ça reste une ambition", a-t-il ajouté.

Violences au Trocadéro : "Une agression contre l'image de la France"

François Hollande est revenu sur les violences en marge de la célébration du titre de champion de France du PSG, lundi, au Trocadéro.
Il a commenté ce qui s'est passé au Trocadéro:" Une agression à l'égard des biens et des personnes, une agression contre notre conception de la vie en commun et une agression contre l'image de la France."
Pour François Hollande , la réponse à ces dérives doit être "politique et non pas polémique".

Ligne politique : "Je suis socialiste"

A un journaliste qui s'interrogeait de
savoir s'il est social-démocrate, le président de la République a souligné qu'il a pendant des années dirigé le Parti socialiste, sans jamais le renommer social-démocrate. Mais, explique-t-il, en tant que président de la République, il se dit "socialiste qui veut faire réussir la France". La gauche radicale, sur son aile gauche au PS comme au gouvernement,  ne ressortira pas de l'Elysée plus satisfaite qu'à son entrée de la réponse du président de la "gauche sociale".

Enumérant une grande partie des mesures engagées depuis le début de son mandat, il assume l'insatisfaction du pays, notamment du monde de l'économie, et
 l'inadéquation de ses mesures à la situation de récession qu'il a laissé s'installer : "Je n'ai cessé de décider depuis que je suis là".

Remaniement : "C'est possible mais ce n'est pas maintenant"

Sans que la question ne lui soit posée, François Hollande a évoqué la question du remaniement. "Y aura-t-il un jour un remaniement ? C'est possible mais ce n'est pas aujourd'hui, pas maintenant, pas d'actualité", a expliqué François Hollande. Il a par ailleurs renouvellé sa confiance à Jean-Marc Ayrault, "un Premier ministre loyal et désintéressé".

François Hollande a enfin appelé ses ministres à la discipline. "Il ne doit y avoir qu'une seule ligne au sein du gouvernement", répondant ainsi à la polémique qui a opposé par déclarations interposées Pierre Moscovici à Laurent Fabius.

Droit de vote des étrangers : "Un texte après les élections municipales"

François Hollande a expliqué qu'
un texte concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales sera soumis au parlement "après les élections municipales". Si le texte ne recueille pas une majorité des 3/5e, alors le "constat sera établi" a expliqué François Hollande.

Le chef de l'État est également revenu sur
plusieurs réformes constitutionnelles (réformes du statut pénal du chef de l'État, indépendance de la justice, que les anciens présidents de la République ne soient plus membres du Conseil constitutionnel). François Hollande a regretté que l'opposition ait annoncé qu'elle s'opposerait "à toutes révisions constitutionnelles".

jeudi 2 mai 2013

1er mai 2013: faible mobilisation des extrêmes

La gauche socialo-écolo conduit le pays au malheur

Les syndicats désunis ne représentent plus que la diversité


Dans un climat lourd d'explosion du chômage, les syndicats ont célébré le 1er mai en ordre dispersé. La mobilisation modeste de Ils ont tenté de mobiliser, la CGT à Paris et en province, d'un côté, et la CFDT avec ses alliés à Reims, de l'autre.



Les cortèges ont rassemblé 97.300 personnes en France. "Il y avait 16.300 à Paris", selon le ministère de l'Intérieur. Il a fait état de 3 100 participants à Marseille, 3 000 à Toulouse, 2 700 à Lyon, 2 500 à Grenoble, 2 200 à Strasbourg et 200 à Reims, selon les chiffres établis à 17 h 30. 

Mais l'AFP préfère relayer les chiffres de la CGT, 160.000 personnes  "sont venues mettre les 'pieds dans le plat' "mercredi, dans toute la France, avec la FSU et Solidaires, a indiqué le syndicat d'extrême gauche.

"Face à une situation économique et sociale qui continue de s'aggraver sous les effets des politiques d'austérité poursuivies aveuglément en France et en Europe", la centrale syndicale précise que 286 manifestations et rassemblements  CGT unitaires (avec  FO, le Front de gauche, les trotskistes de LO et du NPA), ont eu lieu au total.


Les manifestants se voilent la face

Pour cette première Fête du Travail du gouvernement de gauche, les syndicats qui ont fait front contre la droite se sont divisés en trois camps: l'un emmené par la radicale CGT, opposé à l'accord sur la sécurisation de l'emploi, l'autre par la CFDT qui l'a signé et FO, qui a rejeté l'accord, mais ne se veut dans aucun camp.

Mercredi, la CGT, la FSU et Solidaires
ont organisé des défilés dans de nombreuses villes ne rassemblant parfois que quelques centaines de militants, et des milliers dans les plus grandes cités.
Ce 1er mai contraste avec celui unitaire de 2012 qui avait vu des centaines de milliers de manifestants (entre 300.000 et 750.000).

Partout la mobilisation a pris pour cible la politique d'austérité et l'accord sur la sécurisation de l'emploi.

A Paris, le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a fait le constat que "le gouvernement est sensible aux arguments du Medef et nous voulons lui rappeler ses engagements: il faut avoir une politique de gauche".

"Contre l'austérité construisons une opposition de gauche à ce gouvernement", ont scandé les participants à travers le pays.

A Strasbourg, FO a rejoint le cortège syndical emmené par la CGT. 
"Y a-t-il vraiment des socialistes dans notre gouvernement ?", interrogeaient des pancartes. A Lyon, l'intersyndicale a vu 4.000 personnes manifester contre "la casse des droits", et 2.700, selon la police.

Quelques centaines, à Amiens
"A mort l'austérité", lançaient les quelque 500 militants  à  Nantes, comme à Saint-Nazaire, région du Premie ministre Ayrault. A Rouen, avec en tête les salariés de Petroplus, il étaient 1.400, selon la police.

La ville de Florange (Moselle), où la fermeture des hauts-fourneaux a commencé la semaine dernière, a accueilli un "Festival des entreprises en lutte", qui a attiré quelque 300 personnes.

Quant au numéro un de la CFDT, Laurent Berger a préféré se délocaliser à ...Reims, avec ses homologues de deux autres syndicats réformistes, Luc Bérille (UNSA), Philippe Louis (CFTC), réunissant quelque 300 participants.
"Cette union représente un front uni des réformistes, c'est le début d'un travail renforcé entre les organisations syndicales et seule l'union peut faire reculer les extrêmes", a déclaré Laurent Berger.

Mais les réformistes ne ferment pas la porte à la CGT: "le syndicalisme est pluriel, mais il faut que les organisations syndicales travaillent ensemble pour lutter contre le chômage et préparer la future conférence sociale", a dit M. Berger. Luc Bérille a prévenu : "l'éclatement nuit à l'efficacité syndicale".

De son côté, le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a précisé depuis Laval (Mayenne) que "FO est un syndicat réformiste mais n'accepte pas n'importe quoi, on n'est ni des béni oui-oui, ni des béni non-non". Force ouvrière a rassemblé, comme tous les ans, plus de 300 militants devant le Mur des fédérés à Paris.

Alors que le nombre de chômeurs atteint un record historique (3,2 millions), le président François Hollande a réaffirmé mercredi, sa volonté de "gagner la bataille pour l'emploi": il se dit capable d'inverser la courbe d'ici dix mois.



Le défilé traditionnel  du Front national en l'honneur de Jeanne d'Arc n'a finalement rassemblé que 3.000 personnes, selon la police, mais 15.000, selon le FN.
Mélenchon qui fut le candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012 s'est rappelé la semaine dernière au bon souvenir des media en proposant de remplacer Ayrault à Matignon, mais sans parvenir à faire de l'ombre à Marine Le Pen. "Jean-Luc Mélenchon ne progresse pas du tout parce qu'il est dans la vocifération et que les Français ne veulent pas des vociférateurs, ils veulent des bâtisseurs", dit Florian Philippot.

L'agenda des mécontents sera chargé au mois de mai 


Ce 1er mai a donné le coup d'envoi d'une série de mobilisations politiques dirigées contre le gouvernement:
les communistes et Jean-Luc Mélenchon sonneront la charge contre l'austérité dimanche 5 mai.
Jean-Luc Mélenchon appelle à défiler pour un changement de régime, "contre la finance" et "contre l'austérité". Il espère une "démonstration de force:
le Front de gauche attend 100 000 personnes. 
VOIR et ENTENDRE un compte-rendu de l'AFP. Cette agence de presse  accorde le  monopole de ses reportages aux staliniens de Dailymotion, filiale de France Télécom (SA), dont l'état français est le principal actionnaire. C'est le cas de celle-ci...
Mélenchon y appelle à une ..."lutte à mort":
Yahoo ! serait plus difficilement ultra-libéral !

Considérant la course de vitesse contre les opposants,
la date s'est aussi imposée aus opposants au mariage homosexuel. 
Il leur a fallu avancer leur manifestation d'opposition en Ile-de-France au  pour coller à la course en avant menée par la gauche parlementaire contre le peuple.


A l'occasion des manifestations en région du 5 mai, pour protester contre l'adoption de la loi légalisant le mariage homosexuel, le collectif de la Manif pour Tous a créé un pastiche d'une autre utilisée par le Front de Gauche. Seule la couleur (rose) et un mot ("sécuriser l'emploi" est remplacé par "sécuriser les enfants") diffèrent.

Le 26 mai, le président de l'UMP, Jean-François Copé, manifestera contre la loi sur le "mariage pour tous" qui doit être "une manifestation politique, de 'non' global au gouvernement", dans un entretien à Valeurs actuelles, paru jeudi.
"La question se pose de savoir si Hollande est capable de diriger la France", fait valoir le président de l'UMP: Le gouvernement de François Hollande "n'a pas de méthode, pas de cap".


mardi 26 mars 2013

Chômage: Hollande vise le record historique en février


Sapin et le sombre Ayrault ne maîtrisent rien

Le nombre d'inscrits à Pôle emploipourrait dépasser le pic record de 1997 en février 
Le sommet historique à dépasser: 3,195 millions !
Avant même l'annonce des chiffres prévue mardi à 18H00, le Premier ministre de Hollande a lancé devant les députés un appel à une "mobilisation générale" pour l'emploi.
"Comme vous, je suis préoccupé par la situation de l'emploi (...) J'appelle à une mobilisation générale pour l'emploi", a lancé Triple-Zayrault, lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Plutôt que Montebourg, Hamon et Sapin,
le Premier ministre a invité les entreprises, les collectivités locales et les associations à user des différents dispositifs qui ont trop tardé à sortir des cartons: contrats d'avenir (15.000 signés à ce jour pour un objectif de 100.000 en fin d'année), contrats de génération ou encore les mesures en faveur de la compétitivité des entreprises, comme le crédit d'impôt (Cice).
La sécurisation de l'emploi devrait faire merveille
"Le chômage augmente dans notre pays depuis juillet 2008", a polémiqué le sombre Ayrault, sans désigner le début de la crise, ni mentionner les attaques et insultes de Hollande, Ayrault et Montebourg contre les patrons comme Mittal ou Peugeot.

Fin janvier, 3,169 millions de demandeurs d'emploi sans activité étaient recensés en métropole. 

Les chiffres seront "malheureusement très mauvais"
, avait "pronostiqué" dans la matinée Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, proche du pouvoir socialiste et chargé de préparer les esprits.

Alors que le gouvernement a annoncé lundi des moyens supplémentaires pour Pôle emploi, toutes les mesures d'accompagnement et de formation des chômeurs "ne remplaceront pas une politique de croissance (...) il faut une politique économique beaucoup plus dynamique", a-t-il estimé, en lieu et place de Sapin, étrangement silencieux, alors qu'il se plaisait jusqu'ici à jouer les mauvais augures, tant que ses accusations de la droite opéraient sur l'opinion. 
Pour soutenir Pôle emploi, qui doit gérer depuis sa création fin 2008 (fusion ANPE-Assedic) 1,5 million de chômeurs supplémentaires, dont 950.000 sans aucune activité (+43%), le gouvernement a décidé de 2.000 CDI supplémentaires d'ici septembre, après un renfort équivalent en 2012, à financer par la dette publique à la charge des générations à venir.

Les syndicats ont salué cet effort: une "bouffée d'oxygène", selon FO, des renforts "bienvenus" car "face aux situations d'inquiétude, voire de désarroi des salariés privés d'emploi, la pression sur les personnels est aujourd'hui très forte" pour la CFDT (premier syndicat). Cela "va dans le bon sens" mais c'est "insuffisant", a pour sa part relevé le SNU (Fédération syndicale unitaire), principal syndicat de Pôle emploi, le 4e syndicat français derrière la CGT, la CFDT et FO, mais toujours dans le sillage de la CGT.

La série de menaces de suicide après la mort par le feu d'un chômeur à Nantes le 13 février a dramatiquement souligné les difficultés de Pôle emploi à faire face, et le désarroi des chômeurs dont le nombre a augmenté de plus de 10% sur la seule dernière année.

En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d'emploi en métropole (4,9 avec l'Outre-mer).
Les demandeurs d'emploi de longue durée (plus d'un an) n'ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leurs droits à une indemnisation.

Régulièrement critiqué pour l'inefficacité de son organisation interne ou sa déshumanisation, Pôle emploi tente depuis début 2013 de s'y prendre autrement, en concentrant ses moyens vers "ceux qui en ont le plus besoin" et propose aux autres un suivi plus allégé.

Ces recrutements pourraient "permettre à des jeunes, à des moins jeunes, à des chômeurs de retrouver un emploi....parce que chacun a besoin d'un accompagnement personnalisé", a assuré Michel Sapin en reprochant à l'ex-majorité d'avoir "supprimé des postes alors que le chômage augmentait".

Sur France 2 jeudi, le président de la République va tenter de convaincre que ces moyens, les outils mis en place par son gouvernement, et la réforme du marché du travail, examinée à partir du 2 avril à l'Assemblée, pourront permettre d'inverser la courbe du chômage avant fin 2013.

L'INSEE prévoit mi-2013 une croissance quasi-nulle et un taux de chômage de 10,6% en métropole (11% avec les départements d'outre-mer). L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les prévisions sont à plus long terme, entrevoit une "stabilisation fin 2013", autour de 10,9% de la population active (11,25% Dom compris).

Si ces prévisions se vérifient, le record de taux de chômage en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997, sera dépassé.