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mardi 26 mars 2013

Chômage: Hollande vise le record historique en février


Sapin et le sombre Ayrault ne maîtrisent rien

Le nombre d'inscrits à Pôle emploipourrait dépasser le pic record de 1997 en février 
Le sommet historique à dépasser: 3,195 millions !
Avant même l'annonce des chiffres prévue mardi à 18H00, le Premier ministre de Hollande a lancé devant les députés un appel à une "mobilisation générale" pour l'emploi.
"Comme vous, je suis préoccupé par la situation de l'emploi (...) J'appelle à une mobilisation générale pour l'emploi", a lancé Triple-Zayrault, lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Plutôt que Montebourg, Hamon et Sapin,
le Premier ministre a invité les entreprises, les collectivités locales et les associations à user des différents dispositifs qui ont trop tardé à sortir des cartons: contrats d'avenir (15.000 signés à ce jour pour un objectif de 100.000 en fin d'année), contrats de génération ou encore les mesures en faveur de la compétitivité des entreprises, comme le crédit d'impôt (Cice).
La sécurisation de l'emploi devrait faire merveille
"Le chômage augmente dans notre pays depuis juillet 2008", a polémiqué le sombre Ayrault, sans désigner le début de la crise, ni mentionner les attaques et insultes de Hollande, Ayrault et Montebourg contre les patrons comme Mittal ou Peugeot.

Fin janvier, 3,169 millions de demandeurs d'emploi sans activité étaient recensés en métropole. 

Les chiffres seront "malheureusement très mauvais"
, avait "pronostiqué" dans la matinée Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, proche du pouvoir socialiste et chargé de préparer les esprits.

Alors que le gouvernement a annoncé lundi des moyens supplémentaires pour Pôle emploi, toutes les mesures d'accompagnement et de formation des chômeurs "ne remplaceront pas une politique de croissance (...) il faut une politique économique beaucoup plus dynamique", a-t-il estimé, en lieu et place de Sapin, étrangement silencieux, alors qu'il se plaisait jusqu'ici à jouer les mauvais augures, tant que ses accusations de la droite opéraient sur l'opinion. 
Pour soutenir Pôle emploi, qui doit gérer depuis sa création fin 2008 (fusion ANPE-Assedic) 1,5 million de chômeurs supplémentaires, dont 950.000 sans aucune activité (+43%), le gouvernement a décidé de 2.000 CDI supplémentaires d'ici septembre, après un renfort équivalent en 2012, à financer par la dette publique à la charge des générations à venir.

Les syndicats ont salué cet effort: une "bouffée d'oxygène", selon FO, des renforts "bienvenus" car "face aux situations d'inquiétude, voire de désarroi des salariés privés d'emploi, la pression sur les personnels est aujourd'hui très forte" pour la CFDT (premier syndicat). Cela "va dans le bon sens" mais c'est "insuffisant", a pour sa part relevé le SNU (Fédération syndicale unitaire), principal syndicat de Pôle emploi, le 4e syndicat français derrière la CGT, la CFDT et FO, mais toujours dans le sillage de la CGT.

La série de menaces de suicide après la mort par le feu d'un chômeur à Nantes le 13 février a dramatiquement souligné les difficultés de Pôle emploi à faire face, et le désarroi des chômeurs dont le nombre a augmenté de plus de 10% sur la seule dernière année.

En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d'emploi en métropole (4,9 avec l'Outre-mer).
Les demandeurs d'emploi de longue durée (plus d'un an) n'ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leurs droits à une indemnisation.

Régulièrement critiqué pour l'inefficacité de son organisation interne ou sa déshumanisation, Pôle emploi tente depuis début 2013 de s'y prendre autrement, en concentrant ses moyens vers "ceux qui en ont le plus besoin" et propose aux autres un suivi plus allégé.

Ces recrutements pourraient "permettre à des jeunes, à des moins jeunes, à des chômeurs de retrouver un emploi....parce que chacun a besoin d'un accompagnement personnalisé", a assuré Michel Sapin en reprochant à l'ex-majorité d'avoir "supprimé des postes alors que le chômage augmentait".

Sur France 2 jeudi, le président de la République va tenter de convaincre que ces moyens, les outils mis en place par son gouvernement, et la réforme du marché du travail, examinée à partir du 2 avril à l'Assemblée, pourront permettre d'inverser la courbe du chômage avant fin 2013.

L'INSEE prévoit mi-2013 une croissance quasi-nulle et un taux de chômage de 10,6% en métropole (11% avec les départements d'outre-mer). L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les prévisions sont à plus long terme, entrevoit une "stabilisation fin 2013", autour de 10,9% de la population active (11,25% Dom compris).

Si ces prévisions se vérifient, le record de taux de chômage en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997, sera dépassé.

jeudi 8 novembre 2012

Sapin tient tête aux franco-sceptiques du FMI et de Bruxelles

La méthode Coué et les déclarations volontaristes du gouvernement ne marchent pas

Le ministre du Travail a contesté ce jeudi matin les prévisions de croissance pour la France émises par Bruxelles, après celles du FMI 

Ces prévisions -bien inférieures à celles du gouvernement-  ne prennent pas en compte les effets du "pacte " de compétitivité, argumente Michel Sapin sur France Info. Alors que Président Hollande promettait la concertation et tandis que son Premier ministre fantoche préconise le "pacte de confiance" comme 'éléments de langage', les syndicats expriment leur défiance et la CGT mobilise le 14 novembre. 


Michel Sapin: "Oui" les prévisions de croissance... par FranceInfo

Michel Sapin: "Oui" les prévisions de croissance sont tenables
FranceInfo - Alors que le gouvernement a construit tout son budget sur une perspective de 0,8% de croissance en 2013, Bruxelles a jugé mercredi qu'elle ne serait que de 0,4%. Mais pour Michel Sapin, "la Commission n'a pas intégré les effets escomptés du pacte de compétitivité qui doit permettre de créer de la croissance, de l'investissement, de l'emploi. Donc nous prenons des décisions et compte tenu de ces décisions, la croissance, l'année prochaine, peut parfaitement atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés."

Et il insiste: "La période Jospin a été la création d'un million d'emplois. [En période de croissance internationale, à  la vérité]  La période Sarkozy a été la création d'un million de chômeurs. [En période de crise, dès 2008, si ce détail a échappé à l'honorable Sapin] Des politiques différentes peuvent avoir des conséquences différentes."

Le ministre du travail est également revenu sur le nouveau camouflet infligé par le Sénat au gouvernement en rejetant la loi de programmation budgétaire. "Nous avons un Sénat qui a une majorité instable. On pourrait presque dire qu'il n'a pas de majorité automatique. Et ce qui compte aussi c'est qu'il y a une très forte majorité à l'Assemblée nationale pour adopter les textes.

"Il n'empêche, nous devons à l'Assemblée nationale comme au Sénat en tant que membres du gouvernement persuader, persuader et persuader toujours. Et puis si il y a la conjonction des contraires, on en fait son affaire à l'Assemblée," a affirmé Michel Sapin.

En ce qui concerne les nouveaux taux de TVA qui entreront en application le 1er janvier 2014, le ministre du Travail a parlé de "souplesse dans l'appréciation". Mais sans remettre en cause l'architecture globale car "notre plan est financé. Il n'y a pas une goutte de d'endettement supplémentaire".

Enfin sur la baisse critiquée par Que Choisir de la taxation des barres chocolatées, il a "compris" les enfants, même "s'il n'aime pas ça" ! "Je ne mange pas de barres chocolatées."

Ni le FMI, ni Bruxelles ne fait confiance en Hollande et Ayrault Comme le FMI, la commission européenne 

Elle estime que la croissance française ne dépassera pas 0,4% du PIB l'an prochain. C'est moitié moins que l'hypothèse retenue par l'équipe Hollande pour bâtir son budget 2013. Or, moins de croissance, cela veut dire moins d'activité, donc moins de consommation et au final moins de rentrées fiscales. Si la commission voit juste, cela veut dire que la France devra trouver 4 milliards d'euros supplémentaires pour ramener son déficit public à 3% en 2013, alors que les premières mesures de taxation du pseudo "pacte de confiance" prendront effet en 2014.

Nicolas Bouzou a trouvé la parade

Incitée par cet économiste de centre droit, maître de conférence  
à Paris II-Assas (droit des affaires et de management) et directeur-fondateur d'Asterès,  la "gauche sociale" au pouvoir pourrait s'en prendre encore davantage à la ...Santé, avec par exemple l’instauration d’une " taxe nutritionnelle " !

mercredi 7 novembre 2012

Compétitivité de Hollande, un "pacte sans la CGT

Ce "pacte" qui n'apaise pas Thibault 


Comme Mélenchon,
la CGT met "à la poubelle"
le plan de son candidat
à la présidentielle

Baroud d'honneur de Bernard Thibault

Le patron de la CGT a lancé une offensive contre le gouvernement et son pacte de compétitivité, affirmant mercredi que la page de la crise interne de son syndicat est désormais "tournée", au lendemain de la désignation de son successeur Thierry Lepaon.


"La CGT conteste fortement les volets essentiels du dispositif" présenté mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en soutien à la compétitivité, a lancé le secrétaire général du syndicat, lors d'une conférence de presse au côté de son dauphin désigné.

Selon lui, "au fil des mois, les motifs de déception se multiplient, voire de critiques ou d'incompréhension à l'égard des décisions du gouvernement".


Thibault a rejeté à la fois le diagnostic qui sous-tend le plan du gouvernement- "une vaste campagne consistant à culpabiliser les salariés sur le coût du travail" - et son financement, via la hausse de la TVA, "un impôt très inégalitaire". "Je croyais que le gouvernement était contre la hausse de la TVA", a-t-il raillé.

Par ailleurs, selon lui, les 20 milliards d'euros de crédit d'impôts prévus par le plan, "vont bénéficier à toutes les entreprises y compris à celles qui distribuent des dividendes. C'est inacceptable pour nous".
"Je comprends que Mme Parisot (la patronne du MEDEF) a dû boire du champagne hier soir", a-t-il ironisé.

"20 milliards, ce n'est pas une paille. Même si on prend pour argent comptant le pronostic du gouvernement sur la création de 300.000 emplois" grâce à ce plan, "cela fait 67.000 euros pour chaque emploi créé et payé souvent au Smic. C'est cher payé", a-t-il dit.

Ces 20 milliards "s'ajoutent à 160 mds d'exonérations déjà accordées. Je dis stop", a lancé B.Thibault, qui espère persuader le gouvernement de "revenir sur certaines dispositions" du plan lors d'une rencontre le 22 novembre.

La CGT ne voit pas de "rupture" avec l'ére Sarkozy

Voeux 2010 à l'Elysée
de B. Thibault (CGT)
au Président Sarkozy
Thibault reconnaît certaines "mesures positives" du gouvernement, notamment le retour partiel à 60 ans. Mais, concernant "l'emploi et le pouvoir d'achat, nous ne sommes pas en présence d'une politique gouvernementale suffisamment en rupture avec ce qui s'est fait ces dernières années", a-t-il jugé.

Mais le cégétiste s'en est pris à "la position expectative du gouvernement", qui s'en remet trop, selon lui, au "dialogue social". "On ne peut pas s'en remettre uniquement à des négociations" entre patronat et syndicats: le leader vise ainsi la CFDT concurrente, derrière laquelle se retranche le gouvernement, et suggère que  "le législateur doit prendre la main".
Prenant l'exemple des négociations en cours sur la sécurisation de l'emploi, "nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord avec le patronat sur la nature des réformes à mettre en oeuvre pour sortir de la crise", a-t-il notamment estimé.

La CGT entend marquer son insatisfaction lors de la mobilisation organisée le mercredi 14 novembre avec d'autres syndicats, dont la CFDT, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats. "87 manifestations et rassemblements sont prévus", a dit Thibault.

Thibault entend exercer pleinement sa responsabilité jusqu'en mars, même si le dauphin désigné sera associé à la direction mais .

Il a ainsi refusé d'évoquer à ce stade son bilan de près de 14 ans à la tête de la CGT, "j'ai encore quatre mois pour l'améliorer !", a-t-il dit.

Quant à M. Lepaon, il a insisté sur le nécessaire "rassemblement" de la CGT qui est sa principale "force". Il a affirmé aussi qu'il n'était pas forcément à la recherche d'une "rupture" avec son prédécesseur sur la gestion du syndicat.


Crédit d'impôts: voilà que le socialiste Ayrault bichonne les entreprises

Des crédits d'impôts pour la compétitivité et l'emploi (CICE) pour permettre de réduire le coût du travail

Danse de la fertilité
Le crédit d'impôt est une réduction d'impôt ou un crédit pour les entreprises qui ne font pas de bénéfices: plus une entreprise emploiera de personnes en France, plus elle bénéficiera de cette baisse d'impôt, ce qui doit inciter à créer des emplois et, au contraire, pénaliser les suppressions de postes, espère le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui compte sur " plusieurs centaines de milliers de créations d'emplois d'ici à 2017 ".

Ce sont les impôts des entreprises qui vont baisser, et non les charges sociales: la surprise du plan gouvernemental ! Les réductions d'impôts ne s'appliqueront qu'aux salaires inférieurs à 2,5 SMIC, soit 3.500 euros brut mensuels environ, alors que les allègements sont déjà importants sur les bas salaires (jusqu'à 1,6 SMIC). Mais, contrairement à ce que proposait Arnaud Montebourg, elles ne sont pas conditionnées à l'investissement.
Le gouvernement escompte une baisse de 6 % du coût du travail, pour les salaires concernés.

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu d'euronews-fr - "France : 20 milliards d'euros de crédit d'impôts en faveur des entreprises" et noter que l'augmentation de la TVA est qualifiée de "restructuration" par le Premier ministre:


Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche, considère que le gouvernement a proposé une solution originale, selon lui, pour baisser le coût du travail des entreprises françaises. 

L'hebdomadaire se fait le porte-parole du gouvernement:

Ce qui fut vrai pour les particuliers
est transposé en faveur des entreprises
"Pour l'Etat, l'avantage de ce mécanisme est triple. 

D'abord il ne modifie pas les cotisations sociales, qui font l'objet d'un examen par le Haut conseil du financement de la Sécurité sociale. 

Ensuite, il permet un suivi transparent de la distribution de ces aides [sic], puisque l'Etat connaît le montant exact de ce qu'il verse. (Une affirmation justement contestée largement, puisque l'Etat ne s'est pas donné les moyens de contrôler l'affectation de ces sommes non prélevées)  

Enfin, il n'impactera les finances de l'Etat qu'à partir de 2014, évitant ainsi de peser davantage sur budget 2013 déjà très serré." (Sauf que ce manque à gagner est compensé par les hausses de TVA sur l'ensemble des consommateurs, même les plus défavorisés, au nom, tenez-vous bien, de la ...solidarité !) 


Le gouvernement repousse la question du financement du coût du travail. 
" Il propose de compenser la moitié des 20 milliards d'euros par des baisses dans les dépenses publiques et promet que ces 10 milliards d'euros seront le fruit d'une réforme en profondeur de l'administration publique, sans donner plus de détail.
Deshabiller les ménages
pour habiller les entreprises
L'autre moitié viendra d'une hausse de la TVA et de la création d'une fiscalité écologique."  


En 2013, ils nous enlèvent
 le haut
et le bas, en 2016...

Voyons comment Le Nouvel Obs banalise l'effort demandé aux Français: " La hausse de la TVA n'impactera les ménages qu'à partir du premier janvier 2014, épargnant ainsi la consommation en 2013, relais vital pour l'économie française en ces temps difficiles", commente -avec  empathie- ce relais de l'action du gouvernement de la "gauche sociale.
La taxe écologique n'entrera en vigueur qu'en 2016, laissant donc plusieurs années aux acteurs de la conférence environnementale pour la définir."  Ainsi ce gouvernement prend-il une décision sans savoir comment elle sera mise en oeuvre et comment elle ré-impactera une population déjà impactée par la TVA dès 2014 ! 


François Bayrou avait mis en garde mardi le gouvernement contre la piste d'un crédit d'impôt pour les entreprises, une possible "usine à gaz". 

Le président du MoDem a plaidé pour des "décisions simples, compréhensibles par tout le monde et (...) immédiatement utiles".
Les avantages passés aux ménages,
c'est maintenant pour les entreprises
"Le principal risque, s'agissant des charges, c'est en effet qu'on fasse une usine à gaz, incompréhensible par qui que ce soit", a prévenu François Bayrou sur Radio Classique/Public Sénat, alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devait rendre dans la journée du 6 novembre ses premiers arbitrages au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité.

Le site de l'hebdomadaire "Le Point" croyait pouvoir annoncer que le gouvernement pencherait davantage pour un crédit d'impôt pour les entreprises plutôt que l'allègement de 20 milliards de charges patronales préconisé par Louis Gallois.

Pour sa part, le président du MoDem "pense qu'il faut simplement une déduction de charges, parce que l'idée qu'on va faire du crédit d'impôt (...) c'est une usine à gaz". "Je pense qu'il y a là un très gros risque d'incompréhension et de passer à côté de l'enjeu (...) qui est de donner un ballon d'oxygène pour que la production en France soit soutenue et reparte", a-t-il insisté.

Soulignant le travail "remarquable" de Louis Gallois, qui selon lui "ressemble beaucoup" aux propositions qu'il a faites (sic) durant la campagne électorale, François Bayrou a mis en garde contre le risque qu'il y aurait à "le mettre dans un tiroir" et "qu'on aie l'impression que le gouvernement se défile, qu'il élude le sujet". "Aujourd'hui, le risque maximal, c'est de ne rien faire", a-t-il estimé.

Alors, qu'en dit la presse sympathisante ? 

Voyons comment elle nous enfume.

VOIR et ENTENDRE Ayrault annoncer la création d'un "crédit d'impôt" pour favoriser la compétitivité des entreprises (reportage BFMTV) : 



VOIR et ENTENDRE
comment le gouvernement réduit de 20 milliards d'euros les impôts sur les entreprises, selon 
BFMTV:

Un enchantement que les syndicats ne partagent pas...

Tandis que l'hebdomadaire socialiste se tourne vers les entreprises pour louer l'action gouvernementale, citant Vincent Moulin-Wright, directeur général du Groupe des fédérations industrielles ("Le gouvernement va dans le bon sens en reprenant nos propositions et celles de Louis Gallois sur la compétitivité hors-coût"), les syndicalistes ont réagi aux principales mesures.

Patrick Pierron, secrétaire confédéral CFDT, proche du PS, positive:
" Cela va pour nous dans le bon sens. Le pacte de confiance que veut le gouvernement devra s'appuyer sur un dialogue social de qualité. Nous lui avons redit."

Inaudible au gouvernement, Montebourg 
a du souci à se faire...
Mohamed Oussedik, secrétaire confédéral CGT:
"Nous avons exprimé notre désaccord sur le transfert des cotisations sociales vers l'impôt. Le sujet concerne l'ensemble des salariés et même une bonne partie des retraités." 

Pascal Pavageau, secrétaire confédéral Force ouvrière (FO)
"Le rapport Gallois porte l'idée d'un choc de compétitivité, que demande le MEDEF. Le transfert de 30 milliards d'euros de cotisations pour les fiscaliser est une mesure que nous n'accepterons pas."


lundi 5 novembre 2012

Rapport Gallois: l'abaissement de Laurent Joffrin, journaliste militant

Sylvie Pierre-Brossollette dissipe le rideau de fumée dressé par l'indigne Joffrin 

Louis Gallois doit remettre son rapport sur les moyens de rétablir la compétitivité. 

Un rapport déjà contesté avant parution le 5 novembre, tout comme l'annonce par le premier ministre que le Conseil Constitutionnel va rejeter le projet de loi sur le logement social, avant qu'il n'ait statué...

L'ancien patron d'EADS va proposer un certain nombre de mesures pour relancer la compétitivité des entreprises françaises. 

Mais François Hollande a déjà prévenu, il n'est pas question pour lui de parler d'un "choc de compétitivité", il s'agira plutôt d'un "pacte", pour ne pas affoler les populations. Les mesures les plus attendues par les patrons pourraient bien être remises à plus tard.

Laurent Joffrin, parano de service du très socialiste Nouvel Observateur, il y a eu des fuites organisées, autant dire un complot, afin de pouvoir dire "vous voyez bien, ils n'appliquent pas ce qu'ils ont dit. 
Selon le chroniqueur des sanisettes Claude Perdriel, l'opération consiste à dire qu'ils ne font rien. Mais comme il y a un rapport et que certaines de ses mesures vont être appliquées, il faut pouvoir démontrer que l'on ne fait rien." Le procès d'intention de Mouchard-Joffrin aux gros sabots ne tient pas la route.
Une théorie bidon du complot qui ne convainc pas davantage Sylvie Pierre-Brossolette, du Point, que ses arguments à la graisse d'oie. "Il y a évidemment une partie de pression, mais le gouvernement s'est pris à son propre piège. Il a nommé Louis Gallois en sachant très bien ce qu'il pensait. Des mesures rudes qu'il a développées longuement devant les économistes à Aix."

VOIR et ENTENDRE le débat avec, en prime, les énormités avancées par Joffrin, décidément à la peine. Il casse du patron ("pour qui s'prennent-ils ces gens-là," s'indigne-t-il), mais en appelle avec désinvolture au "respect de la volonté populaire" :

VOIR, ENTENDRE, TELECHARGER et DIFFUSER ce modèle d'avilissement de la presse engagée, incarnée par le malodorant Joffrin:
Que faut-il attendre du rapport Gallois ?FranceInfo

Le plus rude, c'est que le gouvernement Ayrault va devoir faire du Sarkozy, en moins bien


Ce rapport emprunte largement au programme que Nicolas aurait mis en oeuvre si la presse soumise au PS n'avait pas fait élire l'ersatz de Dominique Strauss-Kahn.

Les duettistes Hollande-Ayrault vont devoir recycler le rapport avant de se l'approprier.

samedi 27 octobre 2012

De la sémantique socialiste pour créer de la compétivité

Trajectoire de compétitivité de Hollande: du "choc" au "pacte" ?



Massage sémantique: F.Hollande a tracé le sillon de 
son "pacte" de compétitivité de l'économie française



Le Président fera son marché parmi les conclusions du rapport Gallois.

Il a annoncé aux 3.000 patrons réunis jeudi à Paris que ce ne sera pas le "choc" qu'attend le patronat. "En ces matières, il n'y a pas de formule magique, il n'y a pas de réponse unique, c'est un ensemble de moyens, de dispositions, de politiques, qui doivent être mobilisés. (...) Je propose donc un pacte entre tous les acteurs", a lancé le chef de l'Etat dont on espérait qu'il dise devant le "Grand rendez-vous" d'Oséo, la banque des entreprises, ce qu'est son dispositif, à défaut de formule magique.

Ménageant les syndicats, il a estimé que la réduction du coût du travail, réclamée à cor et à cri par les organisations patronales, n'est que "l'une des dimensions" de la restauration de compétitivité, "mais pas la seule", alors que la part de la France sur le marché mondiale a chuté depuis 1990 de 6,2% à 3,6%.
Faisant toutefois un pas vers le patronat, le chef de l'Etat a promis un "basculement" d'une partie des charges patronales ou salariales sur la fiscalité - CSG, TVA ou autre taxe - restant ainsi toujours dans le flou, sans  plus de précisions donc sur le chiffrage.

Le Chef de l'Etat peine  à arbitrer
Cette semaine encore, une source gouvernementale excluait toute nouvelle mesure de prélèvement (CSG, TVA etc.) en 2013, compte tenu des efforts déjà demandés dans le budget. Elle expliquait que le pacte de compétitivité s'appliquerait "dans la durée, sur celle du quinquennat", et que le total pourrait avoisiner les "30 milliards d'euros".
Le "choc de compétitivité" sera pour les contribuables: le financement de la protection sociale repose pour "l'essentiel sur le travail", a-t-il reconnu, mais ce basculement sur les ménages "se fera dans le temps" afin de ne pas "affecter la demande intérieure".
Hollande refuse donc d'accéder à la demande de la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, qui réclamait un choc de 30 milliards d'euros. L'Elysée estime qu'il entraînerait les salaires à la hausse, ce qui ruinerait ses effets bénéfiques. "Je déconseille l'idée du choc, qui traduit davantage un effet d'annonce qu'un effet thérapeutique", a opposé le chef de l'Etat.
Hollande en est donc toujours aux grandes lignes d'un "pacte" 
Il envisage aussi une réforme de l'impôt sur les sociétés. Celui-ci sera modulé selon la taille des entreprises, comme il l'avait promis pendant sa campagne, et son assiette sera élargie, le tout avec le souci "d'assurer une convergence européenne".
Le chef de l'Etat a en outre dressé un catalogue d'aménagements: "l'accès aux capitaux, le prix de l'immobilier, la complexité administrative, la rigidité du marché du travail, l'inadéquation des formules, voire même de la formation, le poids de la fiscalité", ainsi que "l'énergie".
Mais il ne cite que ce qui ne changera pas. "Je vous confirme ce soir que les dispositions en faveur de l'investissement dans les PME seront maintenues toute la durée du quinquennat", a-t-il réaffirmé, engagement salué par la salle. "Le pacte de solidarité ne laissera rien de côté", a conclu le président socialiste. Mon curé chez les patrons  a tenté de les rallier à sa cause en concluant son discours creux par un "oui, je vous fais confiance" tout aussi vide de sens, accueilli par des applaudissements polis.
Hollande a par ailleurs assuré que le plan du gouvernement sera élaboré "sur la base des propositions" du rapport sur la compétitivité que Louis Gallois, l'ancien patron d'EADS, doit remettre officiellement le 5 novembre au gouvernement et que d'aucun imaginait déjà enterré.Lien PaSiDupes : Compétitivité: Hollande, piégé par le rapport Gallois "
En de de semaine prochaine, sans se presser, Jean-Marc Ayrault réunira de nouveau à Matignon plusieurs ministres pour un nouveau brainstorming sur la compétitivité des entreprises, consacré cette fois à la dimension "coûts".
Près de la moitié du gouvernement s'était déjà réunie lundi autour de lui pour aborder les questions liées à l'innovation, la "qualité du système éducatif" ou encore "l'efficacité de l'appareil de l'Etat".
Lorsque la défiance s'installe, comme indiqué par le sondage OpinionWay, ni la compétitivité, ni la croissance ne va de soi.Or, la "gauche molle" n'emporte l'adhésion de personne.