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lundi 9 octobre 2017

Hollande tente de pousser Le Foll à la tête du PS

Le second couteau réfléchit à une candidature "spontanée" au poste de Premier secrétaire

L'ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, réfléchit à une prise de pouvoir au PS


Il proscrirait toute "double appartenance" avec d'autres mouvements, comme celui de Benoît Hamon, mais permettrait la "coexistence de courants". "Je ne prendrai ma décision qu'en décembre, mais pourquoi pas ?", a déclaré Le Foll au Parisien.

"Le PS tiendra un congrès en février 2018, 
à l'issue duquel le parti devra avoir clarifié sa ligne et retrouvé une cohérence politique. Cela n'interdira pas la coexistence de courants, à condition qu'ils aient une structure idéologique forte. On ne peut plus accepter des individus qui ne seraient là que pour exister politiquement", a lâché le député de la Sarthe.

Résultat de recherche d'images pour "le foll hamon"Ainsi, "les doubles appartenances doivent être absolument interdites, par exemple avec M1717, le mouvement de Benoît Hamon".

"Au plan doctrinal, notre ligne sera l'Europe, l'écologie et la justice sociale. Ceux qui remettraient en cause l'enjeu européen et qui seraient sur la ligne de Mélenchon n'auraient plus de place au PS", a menacé l'ancien ministre et ex-porte-parole du gouvernement.

Le Foll a précisé qu'il ne votera ni la ratification des ordonnances réformant le droit du travail, ni le projet de loi de finances pour 2018

Il s'en est expliqué : "la réforme fiscale que prépare le gouvernement est non seulement très injuste, mais elle sera aussi inefficace".
"A part la suppression pour 80% des Français de la taxe d'habitation et la revalorisation de certains minima sociaux, la réforme fiscale du président Macron - hausse de la CSG, réforme de l'ISF et prélèvement forfaitaire de 30% sur les revenus du capital - bénéficiera aux contribuables les plus riches. On donne 4 milliards à 150.000 personnes", a-t-il dénoncé.

"Ce que je propose [autant dire Hollande], c'est de ne toucher ni à l'ISF ni au CICE (crédit impôt compétitivité emploi) et de continuer à améliorer la compétitivité des entreprises en baissant l'IS (impôt sur les sociétés). 

En revanche je propose un 'panier patrimonial', le '1% social', qui consisterait à investir quelques 22 milliards - 1% du PNB- dans les programmes sociaux comme la prime d'activité, les aides au logement", a ajouté Le Foll.


Résultat de recherche d'images pour "le foll agriculteurs"
L'ancien ministre intermittent de l'Agriculture n'a pas eu un mot pour les exploitants agricoles.
Pendant que Le Foll et Hollande pensent à leurs carrières politiques, les éleveurs et exploitants protestent et se mobilisent contre la chute des prix de leur production, dont ils demandent une réévaluation.

samedi 27 octobre 2012

De la sémantique socialiste pour créer de la compétivité

Trajectoire de compétitivité de Hollande: du "choc" au "pacte" ?



Massage sémantique: F.Hollande a tracé le sillon de 
son "pacte" de compétitivité de l'économie française



Le Président fera son marché parmi les conclusions du rapport Gallois.

Il a annoncé aux 3.000 patrons réunis jeudi à Paris que ce ne sera pas le "choc" qu'attend le patronat. "En ces matières, il n'y a pas de formule magique, il n'y a pas de réponse unique, c'est un ensemble de moyens, de dispositions, de politiques, qui doivent être mobilisés. (...) Je propose donc un pacte entre tous les acteurs", a lancé le chef de l'Etat dont on espérait qu'il dise devant le "Grand rendez-vous" d'Oséo, la banque des entreprises, ce qu'est son dispositif, à défaut de formule magique.

Ménageant les syndicats, il a estimé que la réduction du coût du travail, réclamée à cor et à cri par les organisations patronales, n'est que "l'une des dimensions" de la restauration de compétitivité, "mais pas la seule", alors que la part de la France sur le marché mondiale a chuté depuis 1990 de 6,2% à 3,6%.
Faisant toutefois un pas vers le patronat, le chef de l'Etat a promis un "basculement" d'une partie des charges patronales ou salariales sur la fiscalité - CSG, TVA ou autre taxe - restant ainsi toujours dans le flou, sans  plus de précisions donc sur le chiffrage.

Le Chef de l'Etat peine  à arbitrer
Cette semaine encore, une source gouvernementale excluait toute nouvelle mesure de prélèvement (CSG, TVA etc.) en 2013, compte tenu des efforts déjà demandés dans le budget. Elle expliquait que le pacte de compétitivité s'appliquerait "dans la durée, sur celle du quinquennat", et que le total pourrait avoisiner les "30 milliards d'euros".
Le "choc de compétitivité" sera pour les contribuables: le financement de la protection sociale repose pour "l'essentiel sur le travail", a-t-il reconnu, mais ce basculement sur les ménages "se fera dans le temps" afin de ne pas "affecter la demande intérieure".
Hollande refuse donc d'accéder à la demande de la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, qui réclamait un choc de 30 milliards d'euros. L'Elysée estime qu'il entraînerait les salaires à la hausse, ce qui ruinerait ses effets bénéfiques. "Je déconseille l'idée du choc, qui traduit davantage un effet d'annonce qu'un effet thérapeutique", a opposé le chef de l'Etat.
Hollande en est donc toujours aux grandes lignes d'un "pacte" 
Il envisage aussi une réforme de l'impôt sur les sociétés. Celui-ci sera modulé selon la taille des entreprises, comme il l'avait promis pendant sa campagne, et son assiette sera élargie, le tout avec le souci "d'assurer une convergence européenne".
Le chef de l'Etat a en outre dressé un catalogue d'aménagements: "l'accès aux capitaux, le prix de l'immobilier, la complexité administrative, la rigidité du marché du travail, l'inadéquation des formules, voire même de la formation, le poids de la fiscalité", ainsi que "l'énergie".
Mais il ne cite que ce qui ne changera pas. "Je vous confirme ce soir que les dispositions en faveur de l'investissement dans les PME seront maintenues toute la durée du quinquennat", a-t-il réaffirmé, engagement salué par la salle. "Le pacte de solidarité ne laissera rien de côté", a conclu le président socialiste. Mon curé chez les patrons  a tenté de les rallier à sa cause en concluant son discours creux par un "oui, je vous fais confiance" tout aussi vide de sens, accueilli par des applaudissements polis.
Hollande a par ailleurs assuré que le plan du gouvernement sera élaboré "sur la base des propositions" du rapport sur la compétitivité que Louis Gallois, l'ancien patron d'EADS, doit remettre officiellement le 5 novembre au gouvernement et que d'aucun imaginait déjà enterré.Lien PaSiDupes : Compétitivité: Hollande, piégé par le rapport Gallois "
En de de semaine prochaine, sans se presser, Jean-Marc Ayrault réunira de nouveau à Matignon plusieurs ministres pour un nouveau brainstorming sur la compétitivité des entreprises, consacré cette fois à la dimension "coûts".
Près de la moitié du gouvernement s'était déjà réunie lundi autour de lui pour aborder les questions liées à l'innovation, la "qualité du système éducatif" ou encore "l'efficacité de l'appareil de l'Etat".
Lorsque la défiance s'installe, comme indiqué par le sondage OpinionWay, ni la compétitivité, ni la croissance ne va de soi.Or, la "gauche molle" n'emporte l'adhésion de personne.

samedi 29 septembre 2012

Promesse de Hollande: "pas un euro de plus" de dette à la fin de son quinquennat

Hollande opte pour la fiscalité punitive: les contributeurs toujours plus accablés



20 milliards de hausse 
d'impôts pour 2013 :

c'est le cadeau de rentrée 
de F. Hollande aux Français


Pour ramener le déficit à 3% du PIB l’année prochaine, la majorité avait la possibilité de réduire le niveau de la dépense publique ou bien d’opter pour une fiscalité punitive. François Hollande a tranché : du sang, des larmes et, surtout, des impôts, telle est la ligne de force de l’intervention du chef de l’État, le dimanche 9 septembre sur TF1.


Défi de l'enchanteur Hollande: "pas un euro de plus" de dette
 


Tel est l'engagement du chef de l'Etat lors d'un point de presse au Salon de l'Automobile vendredi, avant l'ouverture au public, par peur des salariés de la filière.

"Nous avons eu 600 milliards d'euros de dette supplémentaire durant le précédent quinquennat. Moi, l'engagement que je prends, c'est qu'il n'y ait pas un euro de plus à la fin de mon quinquennat" qu'au début "en termes de dette", a affirmé le chef de l'Etat.

Il a souligné qu'avec le budget 2013, présenté quelques heures plus tôt en Conseil des ministres, "nous commençons un processus qui est celui du redressement et du désendettement".

"Je veux aussi que les taux d'intérêt soient les plus faibles possible pour qu'il y ait un encouragement à l'investissement et à la consommation", a ajouté le président de la République.

Il a également souligné que le budget reposait sur "une stabilité absolue de la dépense" tout en donnant une "priorité à l'éducation, au logement et à la sécurité".


Renforcement de la fiscalité dérogatoire, confiscatoire et discriminatoire

Le chef de l’État a annoncé 10 milliards de prélèvements supplémentaires sur les entreprises. 
"Les PME ne seront à aucun moment touchées par quelque mesure que ce soit", mais "nous demandons un effort aux grandes entreprises"a par ailleurs affirmé F. Hollande.
Il ne remet toutefois pas en cause certains régimes dérogatoires, comme celui de l’impôt sur les sociétés applicables dans les DOM-TOM.

Un Français sur deux paiera plus d'impôts et l'autre, toujours rien

Les autres ménages paieront encore plus: l'effort fiscal pèsera "sur ceux qui ont le plus, les 10% des Français les plus aisés", a-t-il également fait remarquer.

Lorsque la gauche était dans l’opposition, elle avait décrié le barème de l’impôt sur le revenu, mais elle le conserve : il restera gelé, avec un système de décote pour les deux premières tranches. Moins de contributeurs pour plus d'impôts !


La hausse d’impôts touchera donc les revenus à partir d’environ 2 500 euros nets. On est loin des Français "aisés ", selon le président de la République.
Pour faire bonne mesure, une tranche à 45% va être créée pour les revenus excédant 150.000 € par part.

VOIR et ENTENDRE Hollande se déclarer contre une fiscalité "confiscatoire" qui ne produirait "aucune recette":


Des promesses à l'Union européenne

Contribuer plus, oui, mais pourquoi ?

En augmentant les impôts, qui très vite freinent la croissance et diminuent les recettes publiques, Hollande compte réduire l'endettement de la France ! 



Il accable les Français en pure perte, puisque par ailleurs il réduit faiblement la voilure de l’État par de petites économies symboliques fortement médiatisées et engage un peu plus l’État dans l’activité bancaire et financière en pleine déroute.

En route pour la Grèce ?

jeudi 12 juillet 2012

La Cour des Comptes rappelle Hollande-Ayrault à la réalité économique

La Cour des comptes s'inquiète du non-financement de l'économie

La Cour des comptes a présenté jeudi des recommandations 

Elle tente d'attirer l'attention du pouvoir sur le financement de l'économie française. Conseils au nouveau gouvernement pour les uns, mais mises en garde pour les autres, qui visent notamment les deux placements préférés des Français, Livret A et assurance-vie.

Sans se prononcer sur son opportunité,
la Cour conseille ainsi la prudence pour le doublement du plafond du Livret A, promis par le président François Hollande pour développer le logement social : étaler la mesure "sur plusieurs années", la coupler éventuellement à un changement du calcul du taux de rémunération, soumettre les dépôts supplémentaires aux prélèvements sociaux.

Les magistrats financiers suggèrent aussi d'aménager la fiscalité de l'assurance-vie et d'en faire varier la rémunération selon la durée de détention, afin de privilégier une épargne plus longue.

Grandes lignes d'une possible refonte de la politique économique

Le rapport sur "L'Etat et le financement de l'économie" aborde une série d'autres problématiques : impôt sur les sociétés, soutien aux PME, financement des collectivités locales, rôle de la Caisse des dépôts (CDC)... 
L'exercice se fonde sur un état exhaustif des lieux, et inédit depuis 1986, des problèmes de financement rencontrés par les acteurs économiques et de leurs causes, tant historiques qu'induites par la récente crise financière.

La Cour s'est auto-saisie de la question, mais le timing de son rapport, publié au moment de l'arrivée d'un nouveau gouvernement, ne semble pas innocent. 

Quant au diagnostic, il est plutôt sévère.

L'économie est trop endettée, tant du côté des administrations publiques que du secteur privé. Les premières affichaient l'an dernier un déficit de 103 milliards d'euros, et le second de 65 milliards.

L'épargne des ménages, si élevée qu'elle soit (15% à 17% des revenus), ne couvre plus les besoins, notamment du secteur productif, car elle s'oriente surtout vers les emprunts d'Etat, l'étranger et l'immobilier.

Les entreprises ont en outre des difficultés croissantes à trouver des fonds auprès des banques et des assureurs, en raison des nouvelles exigences réglementaires imposées à ceux-ci à la suite de la crise financière.

La fiscalité "a nourri certains déséquilibres"

Les moyens d'intervention classiques de l'Etat (subventions, garanties, recours au cofinancement avec le secteur privé) trouvent leurs limites, "émoussés" par un usage déjà très intensif. Il a notamment largement usé de sa garantie, entre autres pour aider la banque en grande difficultés Dexia ou d'autres pays de la zone euro, relèvent les "sages" de la rue Cambon.
"Nous sommes à un moment charnière. L'Etat ne peut plus continuer à mobiliser ses moyens comme avant, il doit en réorienter une partie", explique-t-on à la Cour.

Beaucoup de ses propositions touchent à la fiscalité, qui "a nourri certains déséquilibres" : elle pousse les ménages à favoriser les placements liquides et de court terme, en encourageant les entreprises à se financer par l'endettement, vu que les intérêts des emprunts étaient déductibles fiscalement...

Le rapport appelle à davantage cibler les niches fiscales vers l'investissement productif ou les PME.

Il plaide aussi pour "réorienter l'épargne vers le long terme", horizon des entreprises pour leurs investissements, mais aussi des ménages pour leur retraite par exemple. C'est dans ce contexte qu'interviennent les propositions sur l'assurance-vie et le Livret A.

Le rapport conseille aussi d'accompagner davantage les PME et les collectivités locales dans leur financement, de renforcer le rôle de pilotage donné à l'Etat, et appelle surtout à sortir de "la logique d'endettement".

Entre 2000 et 2011, le taux d'endettement global (public et privé) en France est passé de 150% à 210% du PIB. En Allemagne, il est resté stable à 180%.

mardi 16 août 2011

Sur la dette, Valérie Pécresse répond à Martine Aubry


Martine Aubry change l'or en plomb

Le PS dénature la "règle d'or" souhaitée par le gouvernement

Dans une tribune au Monde et dans un entretien au JDD, Mme Aubry propose notamment la suppression immédiate de 10 milliards de niches fiscales pour réduire l'endettement à hauteur de 10 milliards d'euros., mais la candidate en campagne ne révèle pas qui sera frappé par cette mesure.

PaSiDupes démontre l'ampleur de la démagogie socialiste: lien


Pour relancer la croissance, elle souhaite recourir aux prélèvements fiscaux et monter à 40% l'impôt sur les sociétés qui privilégient les dividendes et en parallèle de le baisser "à 20 % pour celles qui réinvestissent (...)". Ce qui est lourdement pénalisant pour la minorité d'entre elles et injuste pour la majorité des entreprises qui investissent.

Elle propose enfin de "financer un plan d'action pour l'emploi des jeunes par la suppression des subventions absurdes aux heures supplémentaires".
Or, les gouvernements socialistes ont accumulé les déficits publics dès le début des années Mitterrand et ainsi ont-ils rejeté la dette sur les jeunes.

Au nom de ses priorités, « l'emploi, l'éducation, la sécurité », elle se dit également favorable à une taxe européenne sur les mouvements de capitaux de 0,05%, pour réduire les tentations spéculatives. La socialiste entend ainsi tirer profit de la spéculation...

Valérie Pécresse condamne les contre-propositions aubristes

La ministre du budget Valérie Pécresse a estimé dimanche que les propositions sur la dette et la croissance de Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, relèvent "de l'imposture pure et simple. Loin d'avoir pris la mesure de la nécessité de lutter contre la dette, la candidate aux primaires socialistes présente en réalité un projet en forme de déficit permanent", écrit Mme Pécresse, également porte-parole du gouvernement, dans un communiqué.

Mme Aubry " n'a toujours pas pris la mesure de la nécessité de maîtriser les dépenses publiques", observe-t-elle. Et d'ajouter: elle multiplie au contraire "les annonces de dépenses supplémentaires". " En remettant en cause la défiscalisation des heures supplémentaires, le PS priverait (...) d'environ 400 euros par an des salariés qui gagnent en moyenne 1 500 euros par mois ", souligne-t-elle également.

La ministre du Budget note aussi qu'"à l'opposé des engagements intangibles pris par le gouvernement, la 'règle d'or' est dénaturée par la Ch'tite Aubry qui en fait une règle de plomb favorisant encore et toujours l'augmentation des dépenses publiques. Si la France adoptait la version Aubry, elle serait le seul pays d'Europe à se donner une règle budgétaire qui augmenterait automatiquement les dépenses ", écrit-elle.

« En remettant en cause la défiscalisation des heures supplémentaires, le PS priverait (...) d'environ 400 euros par an des salariés qui gagnent en moyenne 1 500 euros par mois, lui répond ce dimanche Valérie Pécresse, par voie de communiqué. Elle poursuit : « Loin d'avoir pris la mesure de la nécessité de lutter contre la dette, la candidate aux primaires socialistes présente en réalité un projet en forme de déficit permanent ».

A noter qu'après trois dévaluations du franc dès le début du premier septennat de François Mitterrand, les gouvernements de la gauche ont initié les premiers déficits budgétaires depuis trente ans et les a légués en héritage aux gouvernements suivants, mais aussi aux générations à venir, les jeunes que la Ch'tite Aubry tente de flatter pour leur faire avaler la pilule.
Lien PaSiDupes: comment les socialistes ont mis le franc sur le flanc


Polémique du clan Aubry

Pierre-Alain Muet, conseiller de Martine Aubry et député PS de Lyon, est un sexagégénaire né en 1945. Cet inspecteur général des finances à la retraite évite de réagir sur le fond et commente à grands traits les déclarations de Valérie Pécresse qui, selon lui, "en disent long sur l'incompréhension de la part du gouvernement de la situation économique actuelle. Le mot 'imposture' est particulièrement inadapté de la part d'un membre d'une majorité qui a doublé la dette en dix ans, d'un gouvernement qui depuis quatre ans n'a pas respecté les critères de bonne gestion, y compris ceux qu'il avait lui-même fait voter, estime-t-il."
Muet est donc sourd aux réalités de la crise qui s'est abattue sur le monde occidentale en 2007. Il serait temps qu'il ouvre un oeil et pose le pied sur la terre ferme.
Mais ces propositions n'engagent qu'elle et jusqu'à une prochaine vague de retraits !

Des candidats socialistes fluctuants et rétropédaleurs
François Hollande, autre candidat à la primaire socialiste, le député de Corrèze propose d'ajouter au projet de loi de finances pour 2012 "un amendement dans lequel la France s'engage à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% du PIB en 2013", dans un entretien aux Echos du 9 août.
Ainsi, après avoir tempêté et invectivé, les candidats à la primaire socialiste se sont engagés à ramener le déficit à 3 % du PIB en 2013, comme le gouvernement, alors que le projet initial du PS avait placé l’échéance à 2014. Sa Cynique Majesté Royal et Manuel Valls se sont également calés sur 2013...

Nouvelle étape
Nicolas Sarkozy aimerait aller plus loin et donner une valeur constitutionnelle à ce principe. L’Europe imposerait donc l’adoption d’une règle d’or à chaque État… et de facto au PS.

Le PS avale la première d'un noeud de couleuvres

L’exécutif n'est pas peu satisfait de la reculade d'Aubry et Hollande
.
" La règle d’or sera le sparadrap qui colle aux doigts du PS.", se félicite un poids lourd du gouvernement.

Mais le buzz ne retentit pas !
Que sera-ce au prochain affront, si la presse reste aussi complice des socialistes, forts en gueule mais "laxistes et irresponsables".


jeudi 28 janvier 2010

Le démocrate Obama dépassé par les déficits

En plus des 10% de chômeurs

L'effet Obama ?

Pour endiguer la crise économique internationale, l'icône américaine des socialistes français avait injecté des tombereaux de dollars dans l'économie, faisant l'admiration de nos archaïques hexagonaux. Aujourd'hui, Barack Obama ne sait plus comment contenir les déficits.

Qu'a-t-il fait depuis mars 2009 ?
« La performance économique du dernier trimestre de 2008 a été la pire des 25 dernières années », a noté le président Obama dans un discours prononcé au département des Transports. L'économie américaine s'est contractée de 6,2 % au dernier trimestre, sans que, de ce côté de l'Atlantique, la Rue de Solférino ne prenne la mesure de la crise. « Et franchement, le premier trimestre de cette année ne promet guère d'être meilleur », a-t-il pourtant admis alors.

Alors, son programme TALF, placé sous la responsabilité de la Réserve fédérale et du département du Trésor, a été créée en ...novembre. Il permit alors d'injecter dans l'économie la somme minimale de 200 milliards, mais celle-ci devait pouvoir être portée à 1000 milliards de dollars, selon l'évolution de la situation. Le PS français était subjugué.

2010 - Un an plus tard, le président Barack Obama a pris acte mercredi de l'état préoccupant des finances publiques américaines et annoncé la création, par décret présidentiel, d'une commission chargée de trouver des solutions aux déficits. En France se réunit dès aujourd'hui mercredi une conférence sur les déficits, mais l'opposition de gauche la boycotte. Dans l'intérêt de la France et des Français. Et tandis que le démocrate Obama rameute les acteurs politiques américains, la Ch'tite Aubry, qui s'estime constructive, a déclaré cette semaine que «Sarkozy est en panne de solutions».

Mais où en est donc l'Amérique d'Obama ?
"Si nous ne prenons pas de mesures fortes pour réduire notre dette, cela pourrait nuire à nos marchés, augmenter le coût de l'emprunt et menacer notre reprise", a déclaré le président démocrate américain, lors de son discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès réunies au Capitole.
"Ce ne sera pas un de ces machins de Washington censés nous faire croire que nous avons résolu un problème. La commission fournira un ensemble spécifique de solutions dans un délai fixé", a-t-il ajouté en critiquant au passage les sénateurs qui ont bloqué au Congrès une proposition similaire.

Démocrate ou socialiste, cherchez la différence

  • A la différence des poseurs de lapin français qui ont une solution à tout, Obama n'est pas en mesure de proposer d'importantes mesures de réduction des déficits: il en est seulement à dégager des priorités. A la différence de nos socialistes abstentionnistes, son opposition républicaine n'envisage pas de boycotter les travaux de recherche de ces solutions.
  • A la manière de nos abstentionnistes hexagonaux, Barack Hussein préfère affirmer -douze mois plus tard- qu'il a hérité d'une situation financière difficile des mains de son prédécesseur Georges Bush, plutôt que de prendre la mesure de la crise économique internationale et de reconsidérer sa propre politique.

    Obama, sur le point d'imiter Sarkozy ?

    Le déficit budgétaire américain a atteint 1.400 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009, soit près de 10% du PIB (produit intérieur brut), et devrait être de 1.350 milliards en 2010, selon la commission du budget du Congrès.

    => En France, le déficit public atteint 5,6% du PIB
    Le gouvernement table désormais sur une contraction du PIB de 1,5% en 2009 et une croissance de 1,0% en 2010. L'inflation s'établirait à 0,4% en 2009 et 1,4% en 2010. Il prévoyait jusqu'alors une croissance de +0,2 à +0,5% en 2009 et un déficit public, qui comprend les déficits de l'Etat, des organismes de sécurité sociale et des collectivités locales, à 4,4% du PIB. La consommation des ménages a bien tenu en 2009 et le moral des consommateurs français s'est légèrement amélioré en janvier 2010. Sur le front du chômage, le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, a pour sa part évoqué une "bonne" tendance en décembre.

    => Aux USA,
    => Barack Obama a proposé un gel de certaines dépenses budgétaires pendant trois ans pour économiser 20 milliards de dollars dès l'année fiscale 2011.

    => Il aimerait supprimer les exemptions fiscales (les "niches"?) pour les compagnies pétrolières, les gérants de fonds d'investissement et les Américains dont le revenu dépasse 250.000 dollars par an. "Nous ne pouvons pas nous le permettre", a-t-il souligné, promettant de recourir si nécessaire à son veto pour faire appliquer ces décisions.

    => Il a en revanche renouvelé son engagement à prolonger les baisses d'impôts dont bénéficient les familles gagnant moins de 250.000 dollars annuels.

    => Le gel des dépenses publiques n'affectera pas la sécurité nationale, la sécurité sociale (retraites) et les programmes Medicare et Medicaid qui fournissent une assurance-santé aux plus pauvres et aux personnes âgées, a promis Barack Obama, qui présentera lundi son projet de budget pour l'année fiscale 2011.
    "Les familles de ce pays se serrent la ceinture et prennent des décisions difficiles. Le gouvernement fédéral doit faire de même", a déclaré le président américain, un brin populiste.

    Que celui qui y trouve une idée des socialistes français lève la main.
    Le PS ne fanfaronne plus; il se drape dans son indignité boudeuse et se tient sur son quant-à-soi. Désemparé. Inutilisable.
  • dimanche 12 juillet 2009

    Rémunérations: «le patronat n'a pas réussi à s'autoréguler»

    Un entretien du Figaro
    Les propos recueillis par Samuel Laurent ont été publiés le 08/07/2009

    Entretien - Le député Philippe Houillon , rapporteur d'une mission, propose
    une loi pour mieux encadrer les rémunérations des dirigeants, notamment en supprimant les retraites chapeaux.

    Philippe Houillon, député UMP du Val-d'Oise, était le rapporteur de
    la mission parlementaire sur la rémunération des patrons, qui a rendu ses conclusions mardi 7 juillet. Le constat que dresse le rapport est accablant : les dix patrons les mieux payés du CAC 40 gagnent entre 2,4 millions et 4,7 millions d'euros par an.
    Pour mettre fin à ces dérives, la mission propose 16 mesures, parmi lesquelles l'institutionnalisation des comités de rémunération ou la suppression des retraites chapeaux. Le député revient sur les conclusions de ce rapport pour lefigaro.fr.

    Quelles sont les principales propositions de ce rapport ?
    Nos propositions ne sont pas révolutionnaires, elles correspondent à des notions déjà déclinées par d'autres interlocuteurs, comme la charte éthique du Medef. Pour nous, la rémunération doit correspondre à l'intérêt général de l'entreprise. Une notion qui existe déjà, mais qui a du mal à s'appliquer. Nous proposons donc de l'inscrire dans la loi. Cette notion reste générale, car il faut examiner la situation entreprise par entreprise, avec des critères composites et qui peuvent varier en fonction de la situation.

  • Mais nous proposons aussi de
    - diminuer le nombre de mandats dans les grandes entreprises de cinq à trois,
    - institutionnaliser les comités de rémunération
    -et de les ouvrir à d'autres acteurs, notamment les salariés.
  • Il faudra aussi tenir compte de la situation d'échec ou de réussite de l'entreprise avant de fixer la rémunération.
  • Nous proposons également
    -d'interdire les retraites chapeaux
    -ou de mieux encadrer les stock-options.

    Ces mesures suffiront-elles à changer des pratiques déjà en place ?
    Où met-on le curseur ? Les propos martiaux que nous avons entendus depuis la crise au sujet de la rémunération des patrons n'ont pas été suivis d'effet. On nous reproche d'un côté de ne pas être assez sévères, de l'autre on trouve que nous allons déjà trop loin. Pour moi, on assiste à un timide changement de culture depuis la crise, et notre but est de proposer des mesures à même d'accompagner ce changement. Personnellement je ne suis pas favorable, par exemple, à un plafonnement par la loi de la rémunération des dirigeants, qui doit rester l'affaire des actionnaires. Mais le patronat, qui parle sans cesse d'autorégulation plutôt que d'une loi, a montré qu'il ne parvenait pas à se réguler seul.
  • L'une des mesures que nous proposons, la décote de 20% à l'acquisition de stock-options, fait partie du code éthique du Medef depuis des années. Elle n'est pas appliquée. Nous voulons aider l'organisation patronale à faire appliquer son code. Il faut bien comprendre que les abus, même s'ils sont marginaux, rejaillissent sur l'ensemble des acteurs concernés en termes d'image. Il faut donc une réponse adaptée.

    L'argument contre une législation, c'est de dire que les grands patrons risquent de quitter la France…
    On a toujours en fond de lucarne ce risque de départ des patrons, c'est pour cela qu'il ne nous est pas possible d'aller trop loin. On ne fait que reprendre des choses dites mille fois, en espérant que cette fois, elles s'appliquent. Cela étant, je ne connais pas beaucoup de patrons français qui dirigent de grandes sociétés étrangères, ni l'inverse d'ailleurs.

    Quelle sont les suites à attendre après votre rapport ?
    Soit il en restera à ce stade, soit on déposera une proposition de loi, soit nous engagerons un débat avec les ministres concernés. Quinze mesure sur les 16 que nous proposons sont consensuelles et correspondent à des éléments déjà présents dans les codes éthiques. Une seule risque de faire débat [qualifié de 'polémique' par la presse d'opposition], le plafonnement de la déductibilité fiscale de l'impôt sur les sociétés. Mais à une époque où les sociétés sont implantées à l'international, aucune législation quelle qu'elle soit ne suffit. Il faut des accords internationaux, au niveau de l'Europe, ou du G20. Pour moi, nous sommes dans un changement de culture. Nous parlons de rémunérations « correspondant à l'intérêt général », le Bundestag allemand évoque des rémunérations « appropriées », on sent bien que nous sommes dans des choses très voisines. Les comités de rémunération sont une instance composée de personnalités indépendantes, chargé de définir la politique de rémunération des dirigeants d'une entreprise en fonction des performances de la société.

    Philippe Houillon (1951), avocat à 21 ans, juge titulaire de la Cour de justice de la République (du 25/06/1997 au 18/06/2002) et maire UMP de Pontoise, réélu député en 2007 dans le Val-d’Oise, il fut désigné comme rapporteur de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement.