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vendredi 19 juillet 2019

Macron a dépassé son budget de 5,6 millions d'euros en 2018

La dotation initiale de 103 millions d’euros s’est révélée insuffisante pour couvrir les dépenses

La faute 
aux Gilets jaunes et au cours du homard ?  

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Une piscine polémique à 34.000 euros a été installée 
pour la famille de Brigitte? au fort de Brégançon en août 2018
Les Macron partagent avec les Gilets jaunes les fins de mois difficiles... 
A l'Elysée, le budget du couple était dans le rouge pour seulement de 5,6 millions d'euros en 2018 : le Château a dépassé son budget initial, en prélevant cinq millions d’euros sur ...ses réserves, selon le rapport annuel de la Cour des comptes : des fonds secrets ? En cause, une augmentation déraisonnée de l’activité du président frénétique qui n'a cure des questions d'intendance. Il a été conseiller économique de Hollande, avant d'être ministre de l'Economie...

"Les dépenses de la présidence se sont élevés à 105,07 millions d’euros et les charges à 108,88 millions, précise la Cour, soit un "résultat déficitaire à hauteur de - 3,81 millions d'euros". La hausse des charges (+6,6 % par rapport à 2017) "s’explique [on n'en doute pas!] principalement par celle des charges de personnel et de fonctionnement courant, en raison d’un accroissement de l’activité de la présidence", durant cette première année complète du quinquennat d'Emmanuel Macron, note-t-elle.

La masse salariale en augmentation : 
les Macron ont des besoins grandissants de personnels
Malgré une piscine neuve, l'épouse mobilise du personnel
pour faire un petit tour en scooter des mers
"La dotation budgétaire initiale, de 103 millions d’euros, s’étant révélée insuffisante pour couvrir les dépenses, un prélèvement sur la réserve d’un montant de 5,67 millions a dû être effectué pour contribuer à rétablir l’équilibre budgétaire", indiquent les magistrats. Concernant les effectifs en personnels au 31 décembre 2018, la présidence disposait de 816 agents, dont 333 militaires et 483 civils, contre 822 fin 2017, et le commandement militaire représentait à lui seul 30 % des effectifs. Les militaires n'ont donc pas été affectés en plus grand nombre au couple, et détournés du budget militaire... 

Les personnels de l'Elysée sont-ils plus grassement payés, alors ?
La masse salariale a augmenté de 4,2 % en 2018, bien supérieure à la hausse des salaires des fonctionnaires, notamment retraités, "ses facteurs d’évolution n’étant que partiellement maîtrisés par la présidence" : les agents "mis à disposition" par d’autres services de l’Etat dépendant de leur administration d’origine.
Mais la Cour des comptes est confiante : les dispositions passées incriminées "devraient être revues grâce au plan de transformation de l’Elysée mis en place en 2019". Les "autres services de l’Etat" doivent désormais prendre à leur compte les charges salariales de leurs "mis à disposition"... Le Palais ne cesse de clamer qu'il est au travail 24/24, mais le recours aux heures supplémentaires aurait diminué, tout en restant pourtant "élevé" au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), des personnels strictement soumis au devoir de réserve. Ca tombe bien.

Ca ira mieux demain, avec une réorganisation pour 2019

L’Elysée se défend, estimant que le rythme plus soutenu de l’activité des services de la présidence en 2018 par rapport à 2017 - au temps du "capitaine de pédalo" respectueux de la planète - entraîne mécaniquement une hausse des dépenses de fonctionnement, dont il n'est pas responsable, on l'a vu... C'est pourtant la présidence qui a engagé une réorganisation. Mise en place en 2019, elle doit par ailleurs permettre "à la fois d’améliorer l’efficience des services, les conditions de travail des agents et d’assurer la maîtrise des dépenses", promet-on.

Le nouveau logiciel de gestion mis en place début ...2017 "paraît répondre aux besoins de la présidence," se réjouit  par ailleurs la Cour des comptes, bien qu'il ait tardé à produire ses effets. 

Un contrôle spécifique porte enfin sur les dépenses relatives à l’activité de Brigitte Macron

Cette dame n'a pas d'existence constitutionnelle, mais a un coût.
Cette sexagénaire bénéficie d'attentions particulières parmi les retraités de France et les soins que lui prodigue la République sont non seulement inéquitables, mais indus. Ses dépenses budgétaires "viennent pour l’essentiel de dépenses de personnel", assurent encore les comptables de l'Etat.

L’épouse du chef de l’Etat dispose d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet, qui préparent ses rendez-vous, et de deux secrétaires. 
Il faut leur ajouter que sept agents du service de la correspondance présidentielle sont affectés "au traitement des 19.500 courriers qu’elle a reçus en 2018" et elle ne bénéficie d'"aucun budget de représentation". Juste une garde-robe en prêt.

Il manque au moins un personnel à ce décompte.
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Ils sont quatre pour accompagner Brigitte
lors du pipi de Nemo 
Il semble ainsi que la maman de Manu est soutenue par onze personnes. Il en est une qui manque à cette énumération: outre les officiers du Groupe de sécurité de la présidence de la République  qui l'assistent au cours de ses promenades du chien présidentiel, Nemo, la coiffeuse !



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Si "aucun budget de représentation" n'est attribué à Brigitte Macron, elle bénéficie néanmoins des services de la coiffeuse-maquilleuse de la Présidence
Les magistrats de la Cour des comptes ne sont pas en état de préciser qui a payé pour l'achat des extensions capillaires qui étoffent sa chevelure de sexagénaire.

Résultat de recherche d'images pour "PRIX DES EXTENSIONS capillaires"En revanche, "la Cour s’est fait confirmer que la personne chargée de choisir les vêtements qui lui sont prêtés pour les manifestations et les déplacements officiels n’est pas rémunérée par la présidence de la République".
Dans un rapport publié mardi 24 juillet 2018, la Cour des comptes estimait à au moins 278.750 euros annuels le budget de l'épouse. 
Or, dans leur rapport sur l'exercice 2017, les magistrats de la Cour admettaient d'emblée qu'ils n'avaient pas pu chiffrer le coût total de Brigitte Trogneux-Macron, malgré la charte de transparence de la présidence. "Cette forme de comptabilité reste à ce jour insuffisamment développée pour réaliser complètement cet exercice", lisait-on dans le rapport. 

Pas moins de six bureaux et deux voitures.
Le rapport rappelle également que l'épouse bénéficie de six bureaux dans "l’aile Madame" de l’Hôtel d’Evreux (le bâtiment central de l'Elysée), celui qui donne sur les jardins, sans compter les  membres du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) dont elle jouit
Résultat de recherche d'images pour "brigitte macron a velo"
Deux véhicules issus de la flotte présidentielle lui sont affectés : l’un pour ces déplacements, l’autre pour les agents du GSPR qui la protègent. 

samedi 29 mars 2014

Le gouvernement dissimule son intention de supprimer la prime pour l’emploi

L'après-municipales s'annonce douloureux
Hollande deshabille les uns pour habiller les autres

Le rapport Lefebvre fuite avant le 2e tour des municipales parce qu'il préconise une baisse des charges salariales, mais il faudrait que ce geste fiscal pour les petits revenus soit financé. Alors pourquoi, le député Dominique Lefebvre rendra-t-il son rapport de cinquante pages sur la fiscalité des ménages le mercredi 2 avril ?

Il conseille au gouvernement de supprimer la prime pour l’emploi (PPE).
Avant le second tour des municipales, l'exécutif cherche à recouvrir son pacte de responsabilité d'une teinture "sociale" et la presse annonce l'éventualité d'une baisse des charges salariales pour les revenus les plus modestes. Rien qui engage le gouvernement mais un enfumage qui peut influer sur le scrutin de dimanche.
La mesure, nous dit-on, pourrait concerner les personnes qui touchent jusqu’à 1,3 SMIC. La baisse des charges leur ferait gagner 50 euros net par mois. Par exemple, un salarié qui touche le Smic gagnera 1.170 euros au lieu de 1.120. L’objectif officiel est de redonner du pouvoir d’achat aux ménages/électeurs les plus modestes. 

Mais après le second tour, il supprimerait la prime pour l’emploi. Le problème, en effet, c’est que ladite mesure populiste coûte cher, environ quatre milliards d’euros. Une somme qu'il faudrait aller chercher pour moitié en supprimant la prime pour l’emploi. Elle incite ceux qui travaillent peu à revenir sur le marché du travail. L’avantage de cette solution, selon l'un des co-auteurs du rapport sur la fiscalité des ménages, mais au détriment de l'emploi, c'est la création d’un soutien immédiat à la consommation. En effet, la prime pour l'emploi est perçue avec un an de décalage alors que l’allègement de charge aurait un effet immédiat. Un gage sur l'avenir qui n'évite pas au gouvernement la nécessité de trouver les deux autres milliards d'euros à mettre sur la table sans délai.

Le pouvoir mise sur le démarrage du pacte de responsabilité

Bien qu'il ait du retard à l'allumage, Hollande espère pouvoir les injecter à la faveur du pacte de responsabilité, si jamais la baisse de charges pour les entreprises leur permet de dégager les dix milliards d’euros d' investissements et d'emplois . "Ce qui est nouveau, c’est l’idée selon laquelle ce pourrait être un élément du pacte de responsabilité lui-même”, estime une source gouvernementale.

Le pacte de responsabilité peine à convaincre 
Selon un sondage de janvier dans le journal Sud Ouest, trois Français sur quatre sont sceptiques. Une large majorité (74%) des Français ne donnait pas sa confiance au Président de la République pour diminuer les dépenses publiques. Ils sont tout autant (73%) à ne pas faire confiance aux entreprises pour créer des emplois et tout autant (73%) à ne pas faire confiance aux entreprises pour créer des emplois.

Au début mars,
la CFDT qui avait été le premier syndicat à ratifier officiellement l'accord sur le pacte de responsabilité avec le patronat, a fait savoir qu'il est désormais "hors de question" que les allègements de charges servent à verser des dividendes. Et voilà que le  13, le Bureau national de la centrale CFDT annonce par tweet qu'elle "vient de voter la signature du relevé de décisions sur le pacte de responsabilité".

Or, mécontente de l'accord sur l'assurance chômage,
la CFE-CGC a renoncé le mardi 25 mars à signer le "pacte de responsabilité", un coup d'éclat dont se serait bien passé en pleines municipales le gouvernement qui a fait du pacte sa nouvelle arme pour l'emploi.

Le pacte de responsabilité va-t-il être emporté par le séisme municipal ? C'est le nouvel enjeu brandi par Le Monde à la veille du 2e tour. Pour ses contempteurs, ce "grand compromis social", selon François Hollande, est une des causes de la sévère sanction du gouvernement, au premier tour des élections municipales. Qu'adviendra-t-il du pacte en cas de déroute socialiste le dimanche 30 mars ? L'aile gauche du Parti socialiste, le Front de gauche et, côté syndical, la CGT et FO repartiront à l'assaut de ce pacte dans lequel ils voient un "cadeau au patronat" ou le symbole d'une politique d'austérité.

La liste des chantages électoraux et longue. 
Les menaces peuvent-elles impressionner l'électorat populaire qui n'a jamais cru au  pacte de responsabilité ou les tensions qu'il suscite à gauche vont-elles le jeter dans les bras du FN ?

samedi 27 octobre 2012

De la sémantique socialiste pour créer de la compétivité

Trajectoire de compétitivité de Hollande: du "choc" au "pacte" ?



Massage sémantique: F.Hollande a tracé le sillon de 
son "pacte" de compétitivité de l'économie française



Le Président fera son marché parmi les conclusions du rapport Gallois.

Il a annoncé aux 3.000 patrons réunis jeudi à Paris que ce ne sera pas le "choc" qu'attend le patronat. "En ces matières, il n'y a pas de formule magique, il n'y a pas de réponse unique, c'est un ensemble de moyens, de dispositions, de politiques, qui doivent être mobilisés. (...) Je propose donc un pacte entre tous les acteurs", a lancé le chef de l'Etat dont on espérait qu'il dise devant le "Grand rendez-vous" d'Oséo, la banque des entreprises, ce qu'est son dispositif, à défaut de formule magique.

Ménageant les syndicats, il a estimé que la réduction du coût du travail, réclamée à cor et à cri par les organisations patronales, n'est que "l'une des dimensions" de la restauration de compétitivité, "mais pas la seule", alors que la part de la France sur le marché mondiale a chuté depuis 1990 de 6,2% à 3,6%.
Faisant toutefois un pas vers le patronat, le chef de l'Etat a promis un "basculement" d'une partie des charges patronales ou salariales sur la fiscalité - CSG, TVA ou autre taxe - restant ainsi toujours dans le flou, sans  plus de précisions donc sur le chiffrage.

Le Chef de l'Etat peine  à arbitrer
Cette semaine encore, une source gouvernementale excluait toute nouvelle mesure de prélèvement (CSG, TVA etc.) en 2013, compte tenu des efforts déjà demandés dans le budget. Elle expliquait que le pacte de compétitivité s'appliquerait "dans la durée, sur celle du quinquennat", et que le total pourrait avoisiner les "30 milliards d'euros".
Le "choc de compétitivité" sera pour les contribuables: le financement de la protection sociale repose pour "l'essentiel sur le travail", a-t-il reconnu, mais ce basculement sur les ménages "se fera dans le temps" afin de ne pas "affecter la demande intérieure".
Hollande refuse donc d'accéder à la demande de la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, qui réclamait un choc de 30 milliards d'euros. L'Elysée estime qu'il entraînerait les salaires à la hausse, ce qui ruinerait ses effets bénéfiques. "Je déconseille l'idée du choc, qui traduit davantage un effet d'annonce qu'un effet thérapeutique", a opposé le chef de l'Etat.
Hollande en est donc toujours aux grandes lignes d'un "pacte" 
Il envisage aussi une réforme de l'impôt sur les sociétés. Celui-ci sera modulé selon la taille des entreprises, comme il l'avait promis pendant sa campagne, et son assiette sera élargie, le tout avec le souci "d'assurer une convergence européenne".
Le chef de l'Etat a en outre dressé un catalogue d'aménagements: "l'accès aux capitaux, le prix de l'immobilier, la complexité administrative, la rigidité du marché du travail, l'inadéquation des formules, voire même de la formation, le poids de la fiscalité", ainsi que "l'énergie".
Mais il ne cite que ce qui ne changera pas. "Je vous confirme ce soir que les dispositions en faveur de l'investissement dans les PME seront maintenues toute la durée du quinquennat", a-t-il réaffirmé, engagement salué par la salle. "Le pacte de solidarité ne laissera rien de côté", a conclu le président socialiste. Mon curé chez les patrons  a tenté de les rallier à sa cause en concluant son discours creux par un "oui, je vous fais confiance" tout aussi vide de sens, accueilli par des applaudissements polis.
Hollande a par ailleurs assuré que le plan du gouvernement sera élaboré "sur la base des propositions" du rapport sur la compétitivité que Louis Gallois, l'ancien patron d'EADS, doit remettre officiellement le 5 novembre au gouvernement et que d'aucun imaginait déjà enterré.Lien PaSiDupes : Compétitivité: Hollande, piégé par le rapport Gallois "
En de de semaine prochaine, sans se presser, Jean-Marc Ayrault réunira de nouveau à Matignon plusieurs ministres pour un nouveau brainstorming sur la compétitivité des entreprises, consacré cette fois à la dimension "coûts".
Près de la moitié du gouvernement s'était déjà réunie lundi autour de lui pour aborder les questions liées à l'innovation, la "qualité du système éducatif" ou encore "l'efficacité de l'appareil de l'Etat".
Lorsque la défiance s'installe, comme indiqué par le sondage OpinionWay, ni la compétitivité, ni la croissance ne va de soi.Or, la "gauche molle" n'emporte l'adhésion de personne.