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lundi 7 mars 2016

Réforme Valls du Code du Travail: manifestation d'étudiants et salariés, mercredi 9 mars

Privilégiés par Hollande, les étudiants feront une manif politique

L'intersyndicale d'étudiants ou lycéens et de salariés
opposés au projet Valls de réforme du code du Travail manifestera dans la rue.
Mercredi 9 mars les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires côté salariés; UNEF, Solidaires Étudiants, Union des étudiants de Toulouse, jeunes communistes et Union des étudiants communistes, jeunes socialistes et NPA Jeunes (trotskistes), du côté des jeunes et des étudiants manifesteront derrière la même banderole pour demander le retrait total du texte. Déjà 41.000 personnes ont indiqué sur Facebook qu'elles participaient à l'événement.
"Cette loi est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Notre seuil de tolérance à la précarité est ­dépassé", lance William ­Martinet, le président de l'Unef, voyant dans le plafonnement des indemnités prud'homales la création d'un "droit au licenciement abusif"
"Ce n'est pas en facilitant les licenciements et en augmentant le temps de travail que l'on va réduire le chômage. Et faire que les apprentis – y compris des mineurs – puissent travailler jusqu'à 40 heures, c'est inacceptable", pointe Rina Rajaonary, à la tête de la JOC.

A Toulouse, la réunion de l'intersyndicale a également cristallisé les divergences de points de vue apparues au niveau national entre ce front du refus et le groupe des 'réformateurs' : CFDT (proche du PS), Unsa (ex-FEN), CFTC (modéré), et les étudiants de La Fage, habituellement classée à droite, ont refusé de se rendre hier matin à l'invitation lancée par les communistes de la CGT. Ils ne seront pas non plus dans la rue le 9 mars. "Nous ferons peut-être quelque chose. Mais nous réfléchissons à notre type de mobilisation. Pour l'instant, nous sommes dans la négociation", expliquait hier Bruno Cagnat, secrétaire général de la CFDT 31.
Manifestations et grèves les 9 et 31 mars, rassemblements le 12 mars, intersyndicales les 17 et 18 mars: la mobilisation syndicale contre la loi El Khomri se fera en ordre dispersé, d'un côté, les partisans d'amendements et de l'autre  les tenants du retrait. La fragile union syndicale s'est fissurée jeudi, lors de deux intersyndicales, l'une visant à réfléchir sur les amendements à proposer au gouvernement, l'autre sur les contours de la mobilisation du 31 mars.
A la CGT, Jean-François Tortajada, membre du bureau de l'Union départementale, voit dans cette journée du 9 mars le point de départ d'une grande mobilisation qui se poursuivra le 22 mars avec la journée de mobilisation dans la fonction publique et un meeting le soir au hall 8 du Parc des Expositions en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en attendant la journée de mobilisation unitaire du jeudi 31 mars.

Le mercredi 9 mars 2016, d'autres mobilisations CGT et FO sont prévues (en rapport ou non avec le projet de loi sur le travail): SNCF, RATP, professeurs des collèges et des lycées (Sud éducation), dans l'aérien (Sud aérien) et dans les secteurs santé, social, accueil, animation (Sud Santé et CGT).
Entre manifestations contre la loi El Khomri et grève à la SNCF et la RATP, les journées de mardi 8 et mercredi 9 mars 2016 risquent d'être difficile pour ceux souhaitant se déplacer à Paris.
A la SNCF, le trafic sera très fortement perturbé à l'initiative de la CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et la CFDT, devrait perturber les lignes dès demain 19h: un transilien sur trois seulement en Ile-de-France, un TGV sur deux sur l'axe Est, un TGV sur trois sur les axes Nord, Atlantique, Sud Est et un TGV sur trois entre les villes de province. Les Intercités circuleront à raison de trois trains sur dix. Les TER seront perturbés partout en France avec un train sur trois en moyenne. Les lignes Ouigo seront elles aussi lourdement frappées, avec quatre TGV sur dix en moyenne. Ce sera également le cas de TGV Lyria (5 sur 10) et Eurostar (8 sur 10) alors que le trafic s'annonce normal sur le Thalys et Alleo.
Côté RATP, le trafic devrait être quasi-normal dans le métro parisien. En revanche sur le RER, un train sur deux seulement circulera sur la portion sud du RER B, gérée par la RATP, en direction de Massy et Saint-Rémy-les-Chevreuse, en raison d'une grève menée par la CGT et SUD. Sur le RER A, le trafic sera "quasi normal" et l'interconnexion avec le réseau SNCF sera assurée en gare de Nanterre Préfecture pour les trains de la branche Cergy. Elle ne le sera pas pour les usagers désirant se rendre à Poissy: ils sont "invités" à prendre leur train à la gare Saint-Lazare, à Paris. Le préavis des deux syndicats court de mardi 22h00 à jeudi matin.
En plus de contester le projet de loi, les cheminots défendront leurs conditions de travail.

Etudiants et lycéens, irez-vous manifester le 9 mars ? interroge Le Monde...

Priorité de Hollande, la jeunesse est ingrate dès qu'il s'agit de politique. "On est une génération sacrifiée qui en a marre," estime le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Le libéralisme, on le subit depuis les années 1980 et ça ne crée pas d'emplois. Le gouvernement n'a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012 à quelques mois de la présidentielle", menace le président du MJS, Benjamin Lucas, soulignant que, les jeunes étant les plus touchés par le "précariat", cette loi les concerne au premier chef.



Les étudiants radicaux rêvent d'une réplique de la lutte contre le CPE.
"P'tit zizi" craint une réédition des manif étudiantes contre le CPE
Dans leur texte, les signataires disent vouloir s'inspirer "de la mobilisation contre le contrat première embauche (CPE), en 2006, quand la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côtés des salariés". 
"Le 9 mars, ce sera un tour de chauffe. C'est pour le 31 mars qu'on espère beaucoup de monde", conclut William Martinet, qui publiait ce dimanche sur Twitter un vademecum en 10 étapes du parfait étudiant mobilisé. "Le gouvernement n'a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012," reconnaît-t-on au MJS.

Ca sert à quoi que Pépère se décarcasse ?
Plusieurs dispositifs ont été créés -et financés par la solidarité nationale- depuis 2012 pour aider les jeunes à trouver un emploiEmplois d'avenir (lancés fin 2012), Contrats de génération (inauguré en mars 2013), Garantie jeunes (expérimentée depuis octobre 2013, une allocation de 433 euros distribués aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi, pendant un an. En échange, ils s'engagent à suivre des ateliers d'aide à la recherche d'une formation ou d'un emploi), et le petit dernier, lancé en avril 2015, le contrat starter est un nouveau contrat aidé destiné aux entreprises privées qui bénéficient d'un aide égale à 45% du SMIC pour l'embauche d'un jeune de moins de 30 ans, chômeur de longue durée ou habitant un des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Réunis au sein d'une "Inter organisation jeunesse", les syndicats étudiants ont mobilisé durant toute la semaine sur les campus de Paul Sabatier et de Toulouse 1. Ils organisent lundi à 12h30 une assemblée générale à Toulouse Jean Jaurès. "Nous n'avons pas eu beaucoup de temps. Mais je pense qu'il y a aura du monde mardi", annonçait vendredi Angela Lopez. 
Selon la trésorière de l'UNEF, "les étudiants sont des jeunes travailleurs en formation. Beaucoup d'entre eux sont dans des situations précaires pendant leurs études. La précarité se poursuit ensuite sous forme de stages et de CDD à répétition lorsqu'ils entrent dans le monde du travail. Cette loi l'organise pour la totalité de leur carrière professionnelle.
Le parcours du défilé
Mercredi 9 mars, la manifestation contre le projet de loi Traavail décidé par Manuel Valls et porté par Myriam ElKhomri  se rassemblera à partir de 11h30 place Jeanne d'Arc. Elle empruntera ensuite les boulevards à partir de midi pour se rendre au monument aux morts puis à la CCI via la rue de Metz.

mercredi 27 août 2014

Nouvelle détérioration du chômage pour saluer le gouvernement Valls 2

Une souffrance grandissante des chômeurs pour le neuvième mois consécutif de hausse

Manuel Valls a prévenu dès mardi d'un nouvelle poussée du chômage en juillet
François Rebsamen,
comptable du chômage
au ministère du Travail
Pôle emploi en fera l'annonce mercredi 27 août au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement. "Ils ne peuvent pas être bons, ils seront même négatifs, avec le niveau de croissance [nulle] que nous avons", a admis le Premier ministre sur France 2. Chaque mois, le gouvernement connaît les chiffres de Pôle emploi à l'avance "24 heures avant la publication officielle", raconte dans son dernier livre Michel Sapin, ex-ministre du Travail désormais aux Finances. En juin, il avait déjà atteint un huitième record, avec 3,398 millions de demandeurs sans activité en métropole. Outre-mer et activité réduite incluses, le chiffre culmine à 5,34 millions.
La publication des chiffres de juillet intervient dans un contexte politique volcanique.

Un exécutif en pleine crise

Les attaques du désormais fédérateur des "frondeurs" du PS, Arnaud Montebourg, contre la politique économique du gouvernement ont poussé Manuel Valls à former une nouvelle équipe mardi, sans changer de cap économique, "social-libéral" assumé.

La lutte contre le chômage reste la priorité des priorités du nouveau gouvernement, misant sur un pacte de responsabilité - qui a du plomb dans l'aile - pour renouer avec la croissance et l'emploi, même si François Hollande a reconnu qu'il n'aurait d'effet "qu'à moyen terme".
Le gouvernement attend plusieurs centaines de milliers de créations de postes des 40 milliards d'euros octroyés aux entreprises en échange de négociations dans les branches professionnelles sur l'emploi, la formation et l'investissement. Mais ces contreparties sont encore nettement insuffisantes, puisque seules les industries chimiques sont parvenues à un accord chiffré.
"Il y a une urgence à agir, le pacte de responsabilité et de solidarité met du temps à infuser, il faut aller plus vite", pressait François Rebsamen lundi soir, à la veille de sa reconduction au ministère du Travail.
Il doit réunir le 10 septembre les 50 principales branches professionnelles pour faire un premier bilan des contreparties au pacte.

Manuel Valls va discourir mercredi la bonne parole gouvernementale à l'université d'été du MEDEF à Jouy-en-Josas (Yvelines). Et le même jour, le patronat présentera des "idées" pour créer de l'emploi, portant entre autres sur le travail du dimanche ou la réforme des seuils sociaux dans les entreprises, a assuré son président Pierre Gattaz, dans une interview aux Echos.

De nombreux voyants dans le rouge

L'urgence pour le gouvernement est d'autant plus grande que la plupart des voyants économiques sont au rouge. A commencer par la croissance, nulle depuis deux trimestres.

Le gouvernement a dû revoir ses prévisions à la baisse, à 0,5% cette année contre 1% initialement. Pour 2015, il ne s'attend pas à un chiffre "très supérieur" à 1%. Or, pour nombre d'économistes, l'économie ne crée pas d'emplois en dessous de 1,5% de croissance annuelle.
Cette absence de croissance a, jusqu'à présent, neutralisé toutes les dispositifs mis en place par le gouvernement: emplois d'avenir, contrats de génération, contrats aidés, plan de formation pour les chômeurs, loi de sécurisation de l'emploi...

Les chômeurs seniors (+11,5% sur un an) et de longue durée (+9,8%) sont frappés de plein fouet. Face à cette explosion et répondant au cas par cas dans l'urgence, François Hollande a confirmé début juillet les grandes lignes d'un "plan seniors" et érigé la lutte contre le chômage de longue durée en "cause nationale", sans toutefois annoncer de nouvelles mesures.

A l'autre bout de la pyramide des âges, la décrue observée chez les jeunes entre avril et octobre 2013 (-3,4%) a laissé place à une stagnation depuis huit mois (-0,2%). Pour ce public, le gouvernement mise sur l'alternance. Hollande doit présider en septembre une réunion pour "lever tous les obstacles" [sic] à l'apprentissage, avec pour objectif 500.000 apprentis en 2017.

Malgré ces efforts, aucun organisme international ne prévoit de baisse du chômage avant, au mieux, 2015. Le FMI repousse même la perspective à 2016.
Les Français sont, eux, encore plus pessimistes: selon un récent sondage Ifop-JDD, 85% d'entre eux ne font pas confiance à l'exécutif pour obtenir des "résultats concrets" contre le chômage.

jeudi 26 décembre 2013

Avec 17.800 chômeurs de plus en novembre, l' "inversion de la courbe du chômage est "bien amorcée"...

Hollande nie son incapacité à inverser la courbe du chômage

Le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse en novembre

Un coup dur pour l'exécutif, mais surtout pour les demandeurs d'emploi
L'inversion de la courbe du chômage "est bien amorcée", mais c'est la présidence de la République qui le dit et "ce mouvement pour être significatif doit se poursuivre mois après mois", insiste-t-elle... Et pendant encore longtemps? "C'est une bataille de chaque jour", répète le comique de l'Elysée.

Pour gagner cette bataille, y a plus qu"à "amplifier la reprise de la croissance économique à travers le soutien à l'investissement des entreprises", analyse Hollande. Jetant un regard extérieur sur les drames humains, il raconte en outre qu' "elle passe aussi par la pleine utilisation de tous les instruments en faveur de l'emploi : réforme du marché du travail, emplois d'avenir, contrats de génération", détaille-t-il, comme si il était en charge de rien.

Les réactions politiques ont fusé de toutes parts 

Mais la confirmation des mauvais chiffres du chômage du mois de novembre a atteint inégalement la classe politique, de l'opposition, du FN, du centre en passant par l'UMP, et de la majorité présidentielle.
Dans l'équipe gouvernementale et sa majorité
Michel Sapin, ministre du Travail, n'a pas les boules. Il a défendu le bilan du gouvernement lors d'une conférence de presse. Pour intoxiquer l'opinion les chiffres, il a trouvé avantageux de mettre en avant les chiffres trimestriels de l'emploi plutôt que les relevés mensuels. "Il y a 1300 chômeurs en moins chaque mois, c'est bien une inversion de la courbe. En moyenne trimestrielle, nous avons une légère inversion de la courbe au 4e trimestre pour la catégorie A. C'est insuffisant, car il y a beaucoup trop de chômeurs. Oui, le chômage recule modestement mais il recule. Le chômage recule sur les deux derniers mois du quatrième trimestre. C'est globalement satisfaisant car l'inversion est engagée."

Où est le changement ?

Évolution de la courbe du chômage depuis mai 2012 (France métropolitaine - Source Dares, Le Point.fr)

Les chômeurs des catégories B et C n'existent pas pour l'exécutif
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ne s'est pas montrée: elle s'est exprimée via les réseaux sociaux. 

Mais la mauvaise foi a des limites:
Tout le monde attendait le flagorneur en gros sabots
Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, estime dans un communiqué que "mois après mois la situation s'améliore même si elle n'est pas linéaire (...) Tout notre défi est de conforter et d'accélérer cette reprise. C'est le levier de la confiance pour les entreprises et la création d'emplois". Pouvons-nous faire appel à ce Bruno pour rédiger les cartes de voeux à nos proches en recherche d'un emploi ? 

François Rebsamen prépare son entrée au gouvernement remanié
Le président du groupe PS au Sénat est  plus catégorique: il estime que l'examen des chiffres sur plusieurs mois "confirme que la progression mensuelle, inéluctable, du chômage est enfin stoppée". "L'inversion de la courbe du chômage est donc à notre portée et l'engagement pris par le président de la République est proche de devenir une réalité". 
Voilà bien un raisonnement d'un gestionnaire municipal hors pairs 

La droite tire à boulets rouges

Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports, a réagi sur Twitter.
Le député et président du Conseil général de la Charente-Maritime rappelle au passage la télévision d'Etat à la décence:
Yves Jégo, délégué général de l'UDI et ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, juge dans un communiqué qu' "aucune perspective durable de baisse significative du chômage ne semble hélas poindre à l'horizon". "La France paye ainsi très cher la double erreur économique d'une majorité socialiste qui a préféré le gourdin fiscal aux réformes structurelles indispensables pour baisser la dépense publique".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a considéré sur Twitter qu'il vaut mieux en rire de peur d'avoir à en pleurer:
Guy Bedos a laissé la place vacante.


vendredi 29 novembre 2013

Les chiffres en trompe-l'oeil de la baisse du chômage, selon le pouvoir

Les chômeurs, sujets de trompe-l'oeil, d'intox et de "bidouille"

La presse gouvernementale n'en fait-elle pas un peu trop?

Ca y est, "La hausse du chômage est enrayée", clame Les Echos, qui estime qu'une hirondelle fait le printemps en autômne et que le chômage baisse, raillant de surcroît SFR qui, cette fois, "n’y est a priori pour rien du tout", en allusion à la précédente fausse bonne nouvelle de septembre liée à son bug informatique.
"Après un ralentissement progressif depuis plusieurs mois, le chômage a reculé en octobre : -20.500 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi, soit -0,6%," selon Libération.

Souvent Hollande varie et entretient le doute 
Le capitaine de pédalo a louvoyé toute la jounée de jeudi, créant le doute sur son propre objectif d'inversion de la courbe du chômage. Hier matin, lors d'une visite à Aubervilliers (sans crier gare, de peur d'être accueilli par des sifflés d'opposants), le président François Hollande a déclenché la confusion en affirmant que la "bataille" prendra "tout le temps qu'il faudra". Changement de stratégie dans l'après-midi: il maintient qu'il est "persuadé" que cet objectif sera atteint "d'ici fin décembre" annonçant une intensification de la bataille pour l'emploi dans les mois qui viennent. "De la bataille pour l'inversion de la courbe du chômage, il faut passer à la bataille pour une baisse continue du nombre de chômeurs et l'intensifier", a déclaré le président de la République, misant sur une relance des contrats de génération.

Le soir, les chiffres tombent. 
Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a baissé de 20.500 en métropole en octobre et s’élève désormais à 3,27 millions. Cependant si l’on inclut les demandeurs exerçant une activité réduite, la tendance reste fortement négative, avec 39.600 inscrits supplémentaires (4,88 millions au total).

La diminution des demandeurs d’emploi sans aucune activité en octobre s’accompagne d’une
augmentation de ceux ayant travaillé à temps partielUne partie des chômeurs "à plein-temps" serait passée à temps partiel et sont 60 .000 inscrits supplémentaires)… L'aggravation de la précarité des Français n'est pas un ressenti, mais un fait.

François Hollande estime néanmoins que "c'est une bonne nouvelle",
mais ne pavoise pas: "il en faudra d'autres pour que nous soyons sûrs de la victoire". "Je pense aux 3,2 millions de personnes qui sont demandeuses d'emploi, ma responsabilité c'est de faire que nous soyons dans une perspective de baisse durable du chômage", a-t-il ajouté.
Le quotidien socialiste Libération titre : "François Hollande fait trembler le chômage." On comprend donc que la crédiblité du journal soit mise en doute et que ses ventes chutent...

J.-L. Mélenchon, V. Pécresse, M. Le Pen et N. Dupont-Aignan réagissent vendredi à l'intox gouvernementale sur les chiffres du chômage
publiés la veille. 
S'ils se montrent sceptiques, ce n'est pas le cas de Michel Sapin. Le ministre du Travail a défendu "la traduction de la capacité à agir contre le chômage" et attaqué les observateurs qui refusent de s'extasier sur des chiffres valables pour un mois et qui ne constituent donc pas une tendance.

VOIR et ENTENDRE TF1 laisser le mot de la fin à Michel Sapin, c'est-à-dire participer à l'intox psychologique des Français:

Chômeurs radiés

Les vrais chiffres du chômage
en octobre 2013, 55.900 chômeurs en plus, malgré 285.900 radiés, ne permettent pas de boire et digérer le petit lait de Sapin.

Explosion des radiations administratives
(les punis) : + 25.8% en 1 mois, + 34,5% en 1 an.
Des petits kapos se sont bien lâchés, c'est pas bien grave si quelques suicides de plus au passage, ou si un jour un agent se fera probablement buter, Libération et Le Monde diront que la personne était dérangée psychologiquement ces derniers temps.

111.020 offres d'emplois -majoritairement précaires- pour environ 9.500.000 chômeurs et travailleurs précaires et intermittents, y compris les invisibles. 

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.
Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour "reprise d'emploi déclarée."


Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Octobre 2013 :
 

- Défauts d'actualisation : 185 500, 41,4 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 52 600, 11,7 % des sorties.
- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 47 800 et 10,7 % des sorties.
 
soit 285 900 radiés des listes (63,8 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 37 300, 8,3 % des sorties.
- Arrêts maladie, maternité etc : 32 200, 7,2 % des sorties.
 
Reprises d'emploi déclarées : 92 500, ne représentent que 20,7 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d'emploi par catégories :
A : 3 275 200 -0,6 % ( + 6 % sur 1 an )
B : 651 200 +3,7 % ( + 8,7 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures
C : 946 600 +4 % ( + 8,5 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures
D : 279 200 +3,1 % ( + 7,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc
E : 366 700 +2,2% ( + 2,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc
Total : 5 528 900 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 6,6 % sur 1 an, soit 55 900 chômeurs de + par rapport à Septembre.
 
Total, Dom-Tom compris : 5.946.600 (page 15 du rapport de la DARES: doc photo ci-dessous)
Quelques chiffres révélateurs :
Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 16,5 % sur 1 an
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 17,6 % sur 1 an Chômage des 50 ans et +, + 11,4 % sur 1 an
+ d'1 chomeur inscrit à Pôle emploi sur 2 (51,5 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER ...)
Offres d'emploi dispo, dernier chiffre connu : 111.020
Le plus scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 5.946.600 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1.362.800 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2.230.000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 867.200 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois plus d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d' accès à emploi adapté.
 
+ d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d'allocation chômage, ou 790€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculables,
- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et plus, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse "ASPA" (67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)
- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.

Faites le calcul vous même, on arrive
au total, à + de 9 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.


Emplois aidés

L'analyse des statistiques complètes donne une image moins brillante de la situation.
Outre qu'octobre a donc été marqué par une hausse des radiations administratives (11.000 de plus sur un mois), c'est surtout le nombre de personnes en contrats aidés, en stage ou en formation qui est en hausse. Du coup, ce sont 16.000 personnes sur un mois qui ne sont plus comptabilisées en catégorie A. C'est notamment la conséquence du choix du gouvernement de recourir massivement aux emplois aidés et aux formations ( opération "30.000 formations prioritaires pour 30.000 emplois vacants") pour faire baisser les statistiques en catégorie A, via des transferts de chômeurs dans les autres catégories.

Autre dommage collatéral de ces "contrats aidés", sur le Budget de la nation, cette fois.
Ils sont financés par la dette publique. 
Le recul du chômage des jeunes n'est pas une bonne affaire pour tout le monde, car il s'explique par la création d'emplois de formation sur trois mois de jeunes sans aucune formation. En juin 2012, Michel Sapin, à peine nommé ministre du Travail, avait décidé la création de 80.000 emplois aidés supplémentaires pour 2012 -exclusivement signés avec les organismes publics et des associations- venant s'ajouter aux 310.000 financés par le gouvernement Fillon. Le jeudi 18 octobre 2012 Sapin a annoncé que le financement de 40.000 des 80.000 nouveaux contrats aidés déjà signés coûteraient deux milliards d'euros au budget de l'Etat en 2012.
Ce sont les contribuables, soit seulement 50% des Français, qui les financent.


vendredi 25 octobre 2013

Septembre: Hollande continue de nier la montée du chômage en France

Cinq millions de chômeurs en décélération du pouvoir d'achat

La courbe du chômage ne continue pas de monter, maintient Hollande
Seul  de son avis


Le chômage qui touche plus de 10,9% 
de la population active atteint un nouveau record absolu en France.


Malgré la forte hausse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, le président halluciné a encore vu une "évidente décélération" du chômage en août et septembresoutenant mordicus vendredi que "nous sommes sur le chemin pour en inverser la tendance".

Avec les demandeurs d'emploi en activité réduite, ce sont pourtant 4,843 millions d'inscrits à Pôle emploi.


Le président veut croire que le nouveau bond enregistré le mois dernier serait principalement  dû à un bug survenu en août. Sur les deux mois d'août et de septembre, a noté le gros nigaud lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le nombre de chômeurs augmente au total de 10.000, "c'est encore trop", s'exclama-t-il d'abord, en responsable compassionnel, "mais il y a une évident décélération par rapport à ce que nous constations (il y a) un an où le chômage augmentait de 30 à 40.000 par mois", ajouta le faiseur socialiste.

VOIR et ENTENDRE Hollande soutenir la thèse de "l'évidente décélération" du chômage:

De la décélération à l'accélération

Le premier sinistre Jean-Marc Ayrault a quelque peu nuancé le déni du président dans un entretien à Ouest-France : comme la fin du monde, la baisse du chômage est proche. "Nous aurons une accélération de cette croissance en 2014 et le retour de l'emploi". Le même mensonge, inversé !

Le nombre de demandeurs d'emploi a encore bondi de 60.000
Hollande et Ayrault peuvent bien tortiller du c*l pour ch*er droit, 
"l'inversion de la courbe du chômage, nous n'y sommes pas encore", a reconnu le chef de l'Etat qui l'a promis à maintes reprises pour la fin de l'année. Le "bilan ne pourra être fait qu'en janvier 2015, quand les chiffres de décembre seront connus, s'est-il justifié.  Et d'assurer : "Je fais tout pour que cet objectif soit atteint et les derniers chiffres, si on les regarde avec objectivité, nous montrent que nous sommes sur le chemin".

"Aussi puissants" -mais à la traîne- qu'ils soient-ils, a encore dit le président, les "emplois d'avenir, contrats de génération, emplois aidés doivent être accompagnés par la croissance". "Plus forte sera la reprise -et pour l'instant, elle est encore trop timide -, plus certaine sera l'inversion de la courbe du chômage".

Il faudra que la reprise de la croissance vienne d'ailleurs et l'essentiel de l'activité de Hollande consiste à scruter l'horizon...
Infographie : les chiffres du chômage en septembre 2013

Hollande nie les chiffres le ministère du Travail

Le chômage a atteint un nouveau record en France
Flashé à plusieurs reprises,
il continue sa route...
avec un bond de 60.000 demandeurs d'emplois supplémentaires en septembre, pour atteindre 3,29 millions d'inscrits en métropole, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère. 
Fin septembre, en incluant l'Outre-mer, Pôle emploi recensait au total 5,1 millions d'inscrits, avec ou sans activité réduite, dont 2,1 millions en plus d'une année de gestion socialiste.