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mardi 1 avril 2014

Bruxelles a déjà recadré le "pacte de solidarité" de Hollande annoncé hier

L'UE est (très) sceptique sur son "pacte de solidarité"
Les annonces de Hollande n'enfument plus personne
 Hollande l'a repoussée,
Valls l'imposera
Pour relancer son quinquennat au point mort, Hollande a assorti d'une nouvelle annonce politique le changement de Premier ministre : "le pacte de solidarité", sous forme de baisses d'impôts, censé être le pendant du pacte de responsabilité. Objectif : "redonner de la force à notre économie" tout en préservant "la justice sociale".

Sauf que
l'Etat a déjà du mal à trouver le premier des 50 milliards nécessaires à ce premier ensemble de réformes. Pour financer ce nouveau pacte, Hollande 
a donc laissé entendre qu'il va demander à Bruxelles un répit dans la réduction de déficits. La réponse de Bruxelles vient de tomber et sonne comme une piqûre de rappel.

Bruxelles refuse d'entretenir la France, danseuse de l'Europe

Interrogé mardi sur le discours de François Hollande, Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, a été clair : il a tenu à "rafraîchir les mémoires" en rappelant que "le délai donné à la France" a déjà "été prolongé deux fois". Et ce dernier d'ajouter, laconique : "je ne ferai pas de commentaire".

La suite est encore plus claire : "j'ai hâte de recevoir le programme de stabilité de la France dans les prochaines semaines", a poursuivi Olli Rehn, ajoutant qu'à ses yeux il est  "essentiel que la France agisse de manière décisive pour assurer la soutenabilité de ses finances publiques à long terme et pour résoudre les entraves bien connues à la compétitivité et à la croissance". 

La France reste très en retard 

L'Hexagone a des marges de manœuvres très limitées après avoir déjà obtenu deux délais supplémentaires. La France est désormais censée repasser sous la barre des 3% de déficits en 2015, en vertu du Pacte de stabilité. Mais elle est en retard, même si elle a accéléré sa réduction des déficits : l'an dernier, le déficit public de la France s'est établi à 4,3% du Produit intérieur brut, alors qu'il était censé atteindre 4,1%. A ce rythme, la France passera sous les 3% en 2016

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La France aura donc du mal à convaincre la Commission européenne de lui accorder un nouveau délai. Mais François Hollande a un argument en poche : en Italie, qui vient de lancer un vaste plan de relance, Matteo Renzi s'en prend au "pacte de stupidité" européen. Or, l'économie de son pays présente de nombreuses similitudes avec sa voisine française. Le chômage a en effet franchi le seuil des 13% en février et la tendance demeure ancrée à la hausse pour les mois à venir.
Valls ambitionnera de "faire comme Renzi" qui, entre autres, veut diminuer de 10 milliards d'euros les impôts des plus modestes. "C'est la bonne solution. Il faut (...) renoncer à ces objectifs pour 2015 qui mettraient à genoux l'économie française", lui fait écho  Xavier Timbeau, de l'OFCE, organisme de recherche classé à gauche.

Sauf que, initiée par le nouveau chef du gouvernement italien Matteo Renzi,  cette politique n'a été rendue possible que parce que ses deux prédécesseurs ont mené une stricte politique d'austérité. 
La France ne s'est pas encore engagée  dans la première phase et un régime d'austérité. Paris aura donc fort à faire pour convaincre la Commission européenne.


samedi 25 janvier 2014

Moody's maintient une perspective "négative", n'excluant donc pas d'abaisser encore sa note à moyen terme.

Moscovici dit "savourer" le scepticisme de Moody's sur les réformes de Hollande...

L'AFP semble pavoiser en titre: "Moody's maintient sa notation de la France" !

Or, l"agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, s'affichant sceptique sur le succès des réformes annoncées par François Hollande. La note sur la qualité de la dette à long terme française reste en effet fixée à "Aa1". L'Agence de presse est clairement française, voire officielle, quand elle fait valoir que c'est "le deuxième meilleur grade dans l'échelle de l'agence américaine." L'AFP doit toutefois concéder que cette "note est toujours assortie d'une perspective 'négative' ", ce qui implique que Moody's n'exclut pas de l'abaisser à moyen terme.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se moque des Français
"Je ne peux que me réjouir" de l'annonce de Moody's, a ironisé le ministre en conférence de presse en marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse), estimant que la "France continue de bénéficier d'une note très élevée" auprès des agences de notation. La France est notée "AA" par Standard and Poor's, deux crans en dessous du "triple A" tant convoité de la plus connue des agences, et "AA+" par Fitch.

L'annonce par Hollande de nouvelles réformes ne convainc pas

Dans ce premier verdict d'agence de notation depuis la volte-face libérale du président, Moody's écrit:
"Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures" économiques, "la réalisation et l'efficacité de ces initiatives se heurte à la persistance de rigidités" notamment sur le marché du travail, et à des "tensions politiques et sociales".

"Nous prenons acte" des annonces, mais "il nous manque un grand nombre de détails" sur ces mesures, a indiqué le responsable de cette notation chez Moody's, Dietmar Hornung, rappelant la nécessité pour le gouvernement de "chercher un large consensus". D'où le risque, souligne Moody's, de voir les réformes "ralenties ou diluées".

"De plus, la marge de manoeuvre budgétaire de la France est limitée ce qui, en plus des défis politiques mentionnés ci-dessus, présente un risque persistant de rater les objectifs" de discipline budgétaire, a souligné l'agence.
Le chef de l'Etat s'est mis à promettre des allègements de charges à hauteur de 30 milliards d'euros à destination des entreprises dans le cadre d'un "pacte de responsabilité" qu'il espère voir déboucher sur des embauches. Il s'est à nouveau engagé à réduirela dépense publique, cette fois de 50 milliards d'euros d'ici 2017.

Moody's a justifié le maintien de la perspective "négative" sur la note française 

Elle a souligné "le recul continu de la compétitivité de l'économie française" et "le risque d'une dégradation accrue de la solidité financière du pays" dont la dette, laquelle pourrait peser en fin d'année plus de 95% du Produit intérieur brut.

L'évolution de la note est liée au succès des réformes promises
Cette perspective et la note française elle-même pourraient toutefois être améliorées si les réformes annoncées étaient "mises en oeuvre de manière à renforcer les perspectives de croissance ainsi que la situation financière du gouvernement".

L'agence a aussi souligné les points forts de la France, une "grande économie diversifiée", une "épargne privée relativement abondante" et une "richesse significative en termes de Produit intérieur brut par habitant".

Les décisions de notation gardent un impact politique interne, mais n'ont plus d'effet important sur le taux auquel s'endette la France, ou auquel s'échange sa dette, du fait de ces forces énoncées par Mody's, pour autant qu'elles ne sont pas mises à mal.
Vendredi avant le communiqué de Moody's le taux français à 10 ans, le plus important, tournait autour de 2,4%, contre plus de 3% début 2012, malgré plusieurs dégradations intervenues entre-temps, mais en fonction du redressement de l'Espagne et de l'Irlande.
Or, le taux de la France est à la hausse depuis quelques semaines, parce que les investisseurs, pris d'un regain d'enthousiasme pour les pays de la périphérie européenne, s'en détournent un peu.
Le taux français à 10 ans "a déjà effectué deux poussées de fièvre au-dessus de 2,50% en 2013. Un retour au-dessus de cette zone pourrait marquer le début d'une nouvelle phase de hausse avec comme niveau suivant la zone des 3%", notait cette semaine Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Le phénomène épargne jusqu'ici l'Allemagne, qui a encore bénéficié vendredi d'un maintien de sa note AAA par la troisième grande agence, Fitch, et dont le taux à 10 ans évoluait vendredi autour de 1,6%. 
Un taux que la chanceière Merkel "savoure", à juste titre.

dimanche 5 janvier 2014

Guerre des sondages: le président est-il ..."sympathique" ? interroge BVA pour Le Parisien

"Sympathique", positivent les flatteurs imbéciles, 
mais pas assez président

L'idée serait venue à l'Elysée, à propos du ...pape François


56% des sondés par BVA pour Le Parisien jugent le président "sympathique" et "proche des gens". 
Seuls 31% de ses victimes ont en revanche un jugement positif sur sa "compétence"... 

C'est la
réaction de BVA-Le Parisien, les 2 et 3 janvier 2014, à l'enquête de l'IFOP pour Dimanche Ouest France, des 20 et 21 décembre 2013. Un sondage que Le Parisien (groupe Amaury) s'est empressé de commander avant que son numéro ne passe de 1,05 à 1,10 euro à Paris et de 90 centimes à 1 euro en province (Aujourd'hui en France) le 1er janvier et que ses lecteurs -indignés de tant de bassesse- n'ont pas tous changé de trottoir.

Ironie de la mascarade, 
c'est aussi une commande inspirée d'un autre sondage BVA - par internet en date des 17 et 18 décembre - publié en décembre par Le Parisien dimanche et Aujourd'hui-en-France. 
Cette photo n'est pas un montage:
le Saint Père  a une manière décapante de
commun
iquer 
(6 novembre 2013)
Neuf mois après son élection, le pape François jouit d'une popularité exceptionnelle auprès des Français, avec 85% de bonnes opinions. Les qualificatifs élogieux proposés pour le souverain pontif rappellent étrangement ceux de l'opération montée au profit de F. Hollande: proche des gens et sympathique (86%) ! Mais BVA-Le Parisien ont su arrêter la comparaison à temps: le pape François est "honnête" (84%), "modeste" (83%), "généreux" (82%), "courageux" (81%), "tolérant" (79%), "convaincant (77%) et "visionnaire" (58%).

A la différence du Souverain pontif, le président laïc n'est pas fiable
Seulement 37 % jugent courageux le locataire de l'Elysée, 31 % compétent et 26 % capable de prendre les décisions qui s'imposent.

Or, BVA Opinion
est dirigé par un ancien de l'IFOP, Michel Brulé, auteur d'un ouvrage, L'Empire des sondages, Transparence ou manipulation... Quant au Parisien, le groupe Lagardère a déjà retiré ses billes, cédant en avril 2013 pour 91,4 millions d'euros la participation de 25% qu'il détenait dans l'entreprise.

Côté popularité, la même étude note que seuls 27% des Français ont une bonne opinion du président.  Le critère de la popularité reste la bouée de sauvetage de 67% des sympathisants de gauche qui s'accrochent tout de même à François Hollande. Tant qu'aucun concurrent ne se déclare au PS.

Ne nous laissons pas abuser,  
la cote de popularité du président est au plus bas

Quel que soit le biais retenu par la presse, François Hollande a toutefois un problème majeur: son manque de ..."présidentialité", néologisme de sondeur scientifique, mais "à en croire cette étude", doute encore un journaliste anonyme de L'Express.

Seuls 31% des Français ont un jugement positif sur la "compétence" de Hollande, affirme le sondage. Ils étaient encore 46% en janvier 2013. Même dégradation d'image sur le plan de la "capacité à prendre des décisions qui s'imposent": seuls 26% des sondés le jugent apte alors qu'ils étaient 48% il y a un an. "Il prend le risque de passer pour le président de l'impuissance et du manque d'autorité", juge BVA. 
seulement 37 % le jugent courageux, 31 % compétent et 26 % capable de prendre les décisions qui s'imposent.

Sympathique, mais menteur 
Les sondés ne sont que 24 % à estimer qu'il dit la vérité aux Français et qu'il sait où il va et 15 % qu'il est solide et a de l'autorité. Au total, 71 % des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de François Hollande contre seulement 27 % d'un avis contraire.

Défiance sur l'emploi, la dette, les impôts
Seul un Français sur quatre (25%) lui fait confiance pour redresser la courbe de l'emploi, soit  72 % à ne pas faire confiance au chef de l'État alors qu'il avait élevé le chômage au rang de priorité numéro un lors ses voeux du 31 décembre aux Français. 

La même défiance est enregistrée pour la dette et les déficits publics (71 %) ou les impôts (74 %).


La politique de la gauche contre la dette et les déficits publics les laisse également sceptiques.
Le Point tente bien de terminer sur un point positif
La république YMCA fait reculer les terroristes
"Seul domaine où Hollande surnage du fait des interventions au Mali ou en Centrafrique, celui de la politique étrangère", note Le Parisien. Mais tout est relatif et même en en Afrique, jusqu'ici secteur où François Hollande aurait montré le plus de détermination et d'autorité aux dires de la presse, 53 % des sondés disent ne pas lui faire confiance.

Enquête BVA réalisée par téléphone et Internet auprès d'un échantillon de 971 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, les 2 et 3 janvier 2014

Malgré les efforts désespérés de la presse en demande d'aides de l'Etat, peut-on conclure sans parti-pris que tous les sondages convergent vers la même conclusion: les Français en ont plus qu'assez du bouffon de l'Elysée et de sa bande de branquignols.

mercredi 23 octobre 2013

Chômage: Sapin, ministre du constat des chiffres toujours plus mauvais

La fable de la courbe du chômage qui se redresse

Tous aux abris: v'la le yoyo du gouvernement !

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a encore préparé les esprits au pire
C'est sa méthode de venir devant les caméras montrer qu'à défaut d'agir, il est un fin observateur de la courbe du chômage. Il prend ainsi les devants chaque mois. 
En septembre, il avait commencé par se féliciter d'une vague stabilisation, concluant que l'objectif du président d'inverser la tendance d'ici la fin de l'année pourrait être approché. Et patatras, Sapin apprend de Pôle emploi les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient faux ! Ce n'étaient pas 50.000 chômeurs de moins qu'il fallait comptabiliser, mais moitié moins (entre 21.000 et 28.000, selon un nouveau communiqué. Ce n'est pas pour rien que le monde entier les tient tous, au gouvernement, pour des bras cassés, des champions du dysfonctionnement, mais aussi de la pilule amère enrobée de sémantique rose en couche épaisse...

Mais les chiffres du chômage pour septembre qui seront publiés jeudi 
ne seront pas bons non plus. Pour de bon !
Un retour de balancier que Sapin met sur le compte de l'embellie factice d’août laquelle serait due à un "bug" SFR, mais que des économistes attribuent à la rigueur qui bride le rebond de l’activité.

Même si tous les indices des experts indépendants de Bercy le prévoyaient depuis quelques temps, les communicants estiment toujours que les choses vont mieux quand c'est une face de lune qui le dit. Michel Sapin  prend donc les devants ce mercredi sur Europe 1 en confirmant que les chiffres du chômage publiés jeudi en fin d’après-midi "ne seront pas bons".

Arc-bouté sur sa promesse d'inversion de la courbe du chômage et le regard tendu vers la ligne bleue de l'horizon du retour hypothétique de la croissance internationale espérée en vain jusqu'ici mais escomptée un jour ou l'autre si dieu nous prête vie, la boîte à sémantique de François Hollande est aussi vide que sa boîte à idées

L’institut de recherche économique OFCE a d’ailleurs appuyé sur la tête de Hollande

Un peu plus tard ce mercredi matin, il a affiché son scepticisme sur le dossier du chômage. Même s’ils disent discerner un " potentiel de rebond important" pour l’économie, les économistes de l’OFCE estiment que la rigueur bride le rebond de l’activité

Un disgnostic que l’agence de notation financière Standard & Poor’s n'est pas loin d’être partager.
Michel Sapin, qui avait d’ailleurs été très vite rappelé à la raison dans ses commentaires du mois d’août, s’était finalement bien gardé de parler d’une "inversion de la courbe". 
Gros matou échaudé craint l'eau froide. On pourrait espérer que Sapin cesse de  bercer d’illusions les demandeurs d'emplois pour septembre et octobre, mais il continue de croire que le retour de boomerang passera loin : "le bug du mois d’août qui a donné un effet faussement positif donnera cette fois-ci un effet faussement négatif ", a-t-il encore prétendu. 

Les travailleurs en recherche d'emploi en ont assez du foutage de gueule 

Si cette annonce tombe assurément mal alors que la situation sociale est tendue dans plusieurs sites industriels
(en Bretagne notamment, avec les abattoirs Gad, entre autres entreprises en difficultés), le ministre du Chômage essaye cependant de positiver: le langage de vérité n'est pas socialiste.

Et Sapin ressort les vieilles excuses aussi indécentes qu'éculées
Le crâne d'oeuf fêlé dénonce les amalgames ! 
"Il ne faut pas confondre les drames locaux et la montée du chômage (...)  la tendance est au ralentissement du chômage", a en effet raconté le marchand de sable.
La polémique ne fait pas bouillir la marmite.


samedi 21 septembre 2013

Crise de confiance : 70% des Français ne font pas confiance au gouvernement sur la pause fisclae

Sept Français sur dix ne croient pas à la pause fiscale, selon un sondage

Sur les impôts, les Français ne se font vraiment aucune illusion 

Ou 4 ? Peut-être 5 !
Selon le sondage BVA, réalisé pour "i-télé" - "CQFD" et "Le Parisien" - "Aujourd’hui en France ", 7 personnes interrogées sur 10 ne croient pas François Hollande sur la pause fiscale annoncée: ils pensent au contraire que les impôts vont continuer à augmenter. 



Les déclarations contradictoires du chef de l’Etat et du Premier ministre sur la mise en œuvre de cette trêve fiscale (dès 2014 ou alors en 2015) n’avaient pas vraiment de quoi les inciter à la confiance. 

Mais concernant le calendrier, seuls 21 % des sondés disent croire que la promesse de Hollande pourra se traduire dans les faits en 2015. Et ils ne sont que 7 % à penser que le coup d’arrêt fiscal pourrait intervenir dès 2014.



Tout en confirmant sa promesse, Il l’a aussitôt relativisée
  avec le plafonnement du quotient familial et l’augmentation de la TVA. 
94 % des sympathisants de l'opposition  n’y croient pas. 
Mais le scepticisme frappe aussi 60 % des électeurs de gauche :  ils ne sont que 16 % à penser qu’elle pourrait se traduire sur les feuilles d’impôt dès l’an prochain.

Sentiment d'injustice à gauche comme à droite 

Ce sondage montre aussi que
81 % des Français jugent que la fiscalité est aujourd’hui injuste. C’est un véritable revers pour le chef de l’Etat. 
Pendant sa campagne présidentielle, puis une fois à l’Elysée, Hollande avait toujours affiché sa volonté de corriger pour la rendre plus juste la politique fiscale menée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Manifestement, le bonimenteur ne connaît pas la recette.

Le sentiment d’injustice est écrasant à droite (94 %), mais — et c’est plus inquiétant pour le gouvernement — l'incrédulité a gagné une forte majorité des électeurs de gauche: 61 %. Et ce ressentiment contre une fiscalité injuste est partagé quel que soit le revenu des personnes interrogées. Il est éprouvé par 86 % des ménages ayant des revenus de 2500 à 3500 € par mois.


mardi 27 août 2013

Une charte de la laïcité dans les écoles: pourquoi pas !

Un cautère sur une jambe de bois ?

Accueillie avec scepticisme, à peine affichée dans les établissements
                                                   
L'intention correspond à un besoin
En attendant "les cours de morale laïque" prévus pour la rentrée 2015, cette charte de la laïcité  fera son entrée dans les écoles dès septembre 2013, a annoncé lundi le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.
Sur le principe, personne ne semble y trouver à redire, ce qui n'est pas le cas de ses conditions d'application.

Rappeler "les principes" de la laïcité...
Le texte de la charte ne sera probablement pas connu avant la mi-septembre. Mais, dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d'Alsace lundi, Vincent Peillon a levé un coin du voile. "Chacun est libre de ses opinions, mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours. La charte rappellera ces principes", a expliqué le ministre.
La France compte plus de 55.000 établissements publics où sont scolarisés quelque 10 millions d'élèves.
… sans faire de fixation sur l'islam.
Le ministre a mis en garde : la question de la laïcité "ne doit pas tourner à l'obsession de l'islam". Et Vincent Peillon d'ajouter : "la très grande majorité de nos compatriotes musulmans est convaincue des bienfaits de la laïcité."
 
VOIR et ENTENDRE la philosophe socialiste Elisabeth Badinter poser le problème des signes religieux ostentatoires:

Affichée d'ici à "la fin septembre"
La charte sera affichée "dans tous les établissements" scolaires publics d'ici "fin septembre", a expliqué le ministre qui avait annoncée cette charte fin 2012. En avril dernier, Vincent Peillon avait déjà instauré, à compter de 2015, l'enseignement d'une heure de "morale laïque" pour les écoliers et collégiens.
 
Un accueil mitigé

En première ligne, les proviseurs exposés sont sceptiques.
Joint par Europe1, le secrétaire général du syndicat des proviseurs, Philippe Tournier, n'a pas fait mystère de ses réserves : "c'est un programme d'intentions tout à fait positives. Il reste, en revanche, l'essentiel : mettre en vigueur ce qu'on affirme", a-t-il réagi. "Rien ne serait pire", selon lui, "que d'afficher une charte de la laïcité et que les élèves voient autour d'eux que ce qui fonctionne dans la vie scolaire est le contraire exact de ce qu'on leur raconte".

"Que cela ne se limite pas à de l'affichage"
La charte ? Yvon, professeur dans un collège aux Mureaux (Yvelines) estime que cela ne sert pas à grand-chose "si c'est une charte affichée au mur et qui n'est pas travaillée avec les enseignants et les élèves". Pour lui, "les enseignants doivent se l'approprier pour la faire vivre au quotidien dans leurs cours".

Luc Chatel salue l'initiative
Côté politique, l'ancien ministre UMP de l'Education, Luc Chatel, s'est, lui, félicité de l'initiative de son successeur. "Je pense que c'est une bonne idée", a-t-il dit sur France Info. "À chaque fois qu'on peut donner aux enfants des repères sur ce que sont nos valeurs, sur ce qu'est la République, c'est une bonne chose."
L'UMP n'est pas dans l'opposition systématique: elle n'est donc pas rancunière...

A noter qu'une charte de la laïcité est en vigueur dans les services publics, depuis 2009.
 
Rédigée à la demande du premier Ministre sur la base d’un texte proposé par le haut conseil à l’intégration, elle rappelle le cadre tracé par notre droit pour assurer le respect, dans les services publics, du principe de laïcité qui est un principe fondamental reconnu par les lois de la République.

Elle expose les garanties qu’il assure et les obligations qu’il implique notamment :
  • Les usagers des services publics ne peuvent récuser un agent public, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public. Cependant, le service s’efforce de prendre en considération les convictions de ses usagers dans le respect des règles auquel il est soumis et de son bon fonctionnement.
  • Les usagers accueillis à temps complet dans un service public, notamment au sein d’établissements médico-sociaux ou hospitaliers ont droit au respect de leurs croyances et de participer à l’exercice de leur culte, sous réserve des contraintes découlant des nécessités du bon fonctionnement du service.



jeudi 8 novembre 2012

Sapin tient tête aux franco-sceptiques du FMI et de Bruxelles

La méthode Coué et les déclarations volontaristes du gouvernement ne marchent pas

Le ministre du Travail a contesté ce jeudi matin les prévisions de croissance pour la France émises par Bruxelles, après celles du FMI 

Ces prévisions -bien inférieures à celles du gouvernement-  ne prennent pas en compte les effets du "pacte " de compétitivité, argumente Michel Sapin sur France Info. Alors que Président Hollande promettait la concertation et tandis que son Premier ministre fantoche préconise le "pacte de confiance" comme 'éléments de langage', les syndicats expriment leur défiance et la CGT mobilise le 14 novembre. 


Michel Sapin: "Oui" les prévisions de croissance... par FranceInfo

Michel Sapin: "Oui" les prévisions de croissance sont tenables
FranceInfo - Alors que le gouvernement a construit tout son budget sur une perspective de 0,8% de croissance en 2013, Bruxelles a jugé mercredi qu'elle ne serait que de 0,4%. Mais pour Michel Sapin, "la Commission n'a pas intégré les effets escomptés du pacte de compétitivité qui doit permettre de créer de la croissance, de l'investissement, de l'emploi. Donc nous prenons des décisions et compte tenu de ces décisions, la croissance, l'année prochaine, peut parfaitement atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés."

Et il insiste: "La période Jospin a été la création d'un million d'emplois. [En période de croissance internationale, à  la vérité]  La période Sarkozy a été la création d'un million de chômeurs. [En période de crise, dès 2008, si ce détail a échappé à l'honorable Sapin] Des politiques différentes peuvent avoir des conséquences différentes."

Le ministre du travail est également revenu sur le nouveau camouflet infligé par le Sénat au gouvernement en rejetant la loi de programmation budgétaire. "Nous avons un Sénat qui a une majorité instable. On pourrait presque dire qu'il n'a pas de majorité automatique. Et ce qui compte aussi c'est qu'il y a une très forte majorité à l'Assemblée nationale pour adopter les textes.

"Il n'empêche, nous devons à l'Assemblée nationale comme au Sénat en tant que membres du gouvernement persuader, persuader et persuader toujours. Et puis si il y a la conjonction des contraires, on en fait son affaire à l'Assemblée," a affirmé Michel Sapin.

En ce qui concerne les nouveaux taux de TVA qui entreront en application le 1er janvier 2014, le ministre du Travail a parlé de "souplesse dans l'appréciation". Mais sans remettre en cause l'architecture globale car "notre plan est financé. Il n'y a pas une goutte de d'endettement supplémentaire".

Enfin sur la baisse critiquée par Que Choisir de la taxation des barres chocolatées, il a "compris" les enfants, même "s'il n'aime pas ça" ! "Je ne mange pas de barres chocolatées."

Ni le FMI, ni Bruxelles ne fait confiance en Hollande et Ayrault Comme le FMI, la commission européenne 

Elle estime que la croissance française ne dépassera pas 0,4% du PIB l'an prochain. C'est moitié moins que l'hypothèse retenue par l'équipe Hollande pour bâtir son budget 2013. Or, moins de croissance, cela veut dire moins d'activité, donc moins de consommation et au final moins de rentrées fiscales. Si la commission voit juste, cela veut dire que la France devra trouver 4 milliards d'euros supplémentaires pour ramener son déficit public à 3% en 2013, alors que les premières mesures de taxation du pseudo "pacte de confiance" prendront effet en 2014.

Nicolas Bouzou a trouvé la parade

Incitée par cet économiste de centre droit, maître de conférence  
à Paris II-Assas (droit des affaires et de management) et directeur-fondateur d'Asterès,  la "gauche sociale" au pouvoir pourrait s'en prendre encore davantage à la ...Santé, avec par exemple l’instauration d’une " taxe nutritionnelle " !

mardi 28 août 2012

Aggravation du chômage: l'exécutif se laisse déborder

4 millions de chômeurs abandonnés à leur sort


41.000 chômeurs de plus
ce dernier mois


Hollande a-t-il tenté d'enrayer la hausse du chômage?


La suppression par Hollande de la défiscalisation des heures supplémentaires contribue à la dégradation du marché du travail. 

Sans aucune stratégie, le Premier ministre a pourtant prétendu, hier soir sur France 2, qu'il ne faut pas " changer de braquet " mais " continuer " le travail engagé", confirmant ainsi son inconscience  alarmante de la gravité de la situation et son inaptitude à agir. 


François Hollande et Jean-Marc Ayrault n'ont pas anticipé cette rentrée à hauts risques. 

Elle s'avère littéralement explosive. L'annonce d'une hausse record du chômage - la plus forte depuis plus de trois ans -, dépassant les 4 millions de sans-emploi, compte-tenu de l'Outre-mer, a fait hier l'effet d'une douche froide.
L'exécutif est sorti de sa torpeur caniculaire pour tenter de rassurer des Français inquiets de sentir les effets du " changement " dès " maintenant "
Invité au 20 Heures de France 2, le Premier ministre s'est efforcé de défendre la détermination et l'action de son gouvernement, misant - après 120 jours -  sur les emplois d'avenir - le projet de loi est présenté demain en Conseil des ministres -et les contrats de génération

Atone, la communication sur la politique de croissance est remisée
La prévision pour 2013 sera revue " un peu " à la décroissance... Les marges de manoeuvre budgétaires se raréfient à l'extrême. Quand l'exécutif se déclare au travail, c'est pour " colmater les brèches " et assurer le " redressement " que les Français attendent, par des réformes " de structures " qui ne sont pas sorties des cartons

Zayrault continue d'annoncer la mise en oeuvre des engagements de campagne du candidat Hollande.
" Nous sommes engagés dans un combat de tous les jours (...) Je ne me résigne à rien ", a assuré le velléitaire Jean-Marc Ayrault, qui accusera ses prédécesseurs pendant cinq ans : " Nous avons à reconstruire ce qui a été défait depuis dix ans."

Investi le 15 mai, François Hollande faisait toujours de la lutte contre le chômage la " priorité " du quinquennat, deux mois plus tard, le 14 juillet . " Tout doit être engagé pour que l'emploi soit le plus haut possible à la fin de mon quinquennat ", avait-il dit, se gardant de fixer un objectif, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 2007.

" S'inscrire dans la durée " et la mollesse

Au-delà des drames familiaux que le PS ignore et que les media occultent, la pression de l'opinion sur le rythme des réformes s'accentue toujours plus

Les chefs de l'Etat et du gouvernement reculent dans les sondages :
moins onze points pour le président des bisous en un mois dans le baromètre IPSOS publié hier. Au sein même de l'électorat de gauche, beaucoup se disent sceptiques sur l'action du pouvoir socialiste, sur sa capacité à réduire le chômage et à tenir ses promesses, sur le pouvoir d'achat notamment. 

Il reste que
la dégrdation très forte de l'emploi risque d'accroître les contraintes budgétaires déjà très fortes qui pèsent sur le gouvernement mais surtout sur les Français d'abord.

Le plafond du Livret A a certes augmenté, mais de seulement 25 %, alors que François Hollande s'était engagé à le doubler
Sur la montée en flèche des prix des carburants
, l'exécutif, qui avait d'abord promis de les bloquer, s'est contenté d'une baisse " modeste et provisoire "  de quelque " 2 à 4 centimes par litre ", au risque qu'elle ne soit guère perceptible pour les salariés. " C'est une mesure de blocage [sic] pour éviter que les prix repartent à la hausse ", a prétendu Double-Zayrault, croyant tromper les Français. " Sur un plein, ça ne représentera même pas le prix d'un café ", a raillé le député UMP Laurent Wauquiez.

Depuis une semaine, Jean-Marc Ayrault tente en fait de berner tous azimuts. Multipliant les interventions sur les media accueillants pour appeler les Français à la patience sur les réformes à venir, tout en refusant de se désavouer en " changeant de braquet ". " Nous avons engagé la totalité de ce qu'il faut faire (...) Mais notre action doit s'inscrire dans la durée ", a-t-il fait valoir hier. " Certaines choses sont faites plus progressivement que prévu mais elles seront faites ", a admis un de ses proches à Matignon dont l'anonymat est préservé...Faire du sur-place, c'est reculer

Sur RTL, le président de l'Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, a assuré que les Français " VONT en avoir pour leur grade  bulletin de vote " et " VONT voir le changement s'installer ". Un changement à petits pas !

Devant ses interlocuteurs, le président des bisous affiche lui aussi sa détermination à ne pas se laisser imposer le rythme des réformes, même s'il lui faut gérer le court terme. " Bon ordre, bon rythme, bonne direction ", insiste-t-il en privé: un slogan suffira-t-il ? 

Pour faire illusion et tenter de démontrer qu'il ne reste pas inactif sur la question du pouvoir d'achat, le gouvernement met en exergue ses dépenses
la hausse de 2 % du SMIC en juillet
la revalorisation de 25 % de l'ARS (allocation de rentrée scolaire), 
mais aussi la suppression de la TVA sociale. 

Double-Zayrault fait l'impasse sur son casse du pouvoir d'achat avec l'ouverture du marché du travail aux Rom bulgares ou roumains (hors espace Schengen) et  la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires: il fait le pari que les Français savent qu' " on ne peut pas dépenser ce que l'on n'a pas ". Et qu'ils seraient prêts à donner du temps à un gouvernement qui veut avancer par la négociation. " L'opinion publique a conscience de la situation. Elle n'a pas été bercée par les illusions de campagne ", veut croire un ministre mystère proche du chef de l'Etat. 
Mais un socialiste tout aussi anonyme mais qui ne fait pas fi de tous les sondages, avoue que plus que jamais " le mensonge  message est compliqué à faire passer. "