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mardi 9 décembre 2014

Ce que révèle l'interdiction des crèches de Noël

Eradiquer nos traditions et imposer le multiculturalisme

L'ambition des tiers-mondistes qui s'offusquent des crèches publiques
A la demande des parents musulmans,
 
la visite rituelle du Père Noël a dû être
déprogrammée à l'
école maternelle
du Grand-Clos à Montargis
, Loiret
 
Dans Le Point, Jean-Paul Brighelli les voit venir, les pseudo-laïcards, avec leurs gros sabots ! Les démocrates coiffés du chapeau à plumes de la laïcité veulent imposer à la majorité séculaire une société multiculturaliste diverse et informe ! Ils prétendent agir au nom de la loi de 1905, quand leur agenda personnel a l'ambition d'ouvrir la France au communautarisme, dont l'avènement rampant marquera la dilution de notre société ! C'est-à-dire inverser la formule "un tiers-mondiste, deux-tiers mondain" appliquée à Bernard Kouchner en "deux-tiers-mondiste, un tiers mondain"... Ils font mine de s'en prendre à un symbole de la chrétienté (un faux symbole en fait), afin de promouvoir l'égalité des religions, et de se faire les propagandistes d'un islam qui est tout de même très loin d'être majoritaire mais qui, hégémonique, vise à passer du deuxième rang au premier. Et de l'autre côté, certains élus s'arc-boutent légitimement sur des traditions imprégnées de religion qui, si elles ne sont certes que des traditions populaires, restent néanmoins partie intégrante de leur univers culturel plutôt que cultuel. Faisons donc la part des choses.

Légendes et traditions

D'abord, précisons que la tradition de la crèche remonte concrètement à la découverte d'un bas-relief sur un sarcophage représentant pour la première fois le Christ entre le boeuf et l'âne au IVe siècle. Et l'on n'a pas besoin d'être docteur en théologie pour savoir que cette histoire d'animaux qui adorent Jésus est tout sauf catholique, mais populaire depuis dix-sept siècles et que l'image de l'étable respecte les conditions précaires de la naissance de l'Enfant Jésus: dans la tradition judéo-chrétienne, seul l'homme est susceptible d'adorer Dieu et les animaux ne le peuvent. Encore sont-ils respectés et honorés comme créatures de Dieu. Cette histoire de crèche réalise bien davantage l'intégration de traditions païennes (mais bien davantage que le sapin de Noël, symbole tardif de la verdure persistante et qui renaîtra bientôt - faut-il rappeler que ce n'est pas par hasard que l'on a fait coïncider Noël avec le solstice d'hiver?) qu'elle ne constitue une vénération authentiquement chrétienne, à l'origine. Elle n'est pas objet de foi, mais simple support pédagogique, dans un calendrier liturgique concentrant les trente-trois années de la vie du Christ en douze mois d'une année civile. Les Rois mages, eux, n'apparaissent que dans les Excerpta Latina Barbari, qui remontent au VIe siècle et qui sont un recueil de légendes. Légendes que nos libres-penseurs négligent d'ailleurs en bloc, bien que Gaspard, Melchior et Balthazar soient venus d'Orient.

Ajoutez à cela que le Père Noël, qui vient tout droit de Julenisse, petit lutin des légendes nordiques assimilé par la suite à saint Nicolas, n'est pas d'une chrétienté bien plus évidente que le Père Fouettard, et vous avez avec la crèche un assemblage fédérateur de légendes populaires charmantes et naïves, dont on se demande qui elles peuvent heurter - sinon qu'elles étaient faites pour rassembler plutôt que diviser. Les catholiques qui ont dépassé le niveau de connaissances requis des enfants du catéchisme n'y voient qu'une imagerie transmise de génération en génération, liant culturel entre les hommes de bonne volonté. D'ailleurs, le Concile de Trente a fermement condamné le principe même de la crèche en 1563 et l'islam interdit la représentation du visage de dieu. 

Démagogie

En pratique, la crèche, qu'elle soit provençale, génoise ou napolitaine, sert essentiellement à mettre en scène tout ce petit peuple dépourvu d'image dans l'art officiel. La mairie de Marseille en réalisait une dans la Bourse de la ville où les santons, de belle taille, représentaient l'ensemble des figures et des métiers de Provence - y compris les comparses de la partie de cartes pagnolesque, fort loin de toute référence chrétienne, dans un but de convivialité et de pacification. La crèche est avant tout installée pour et avec les enfants et au même titre que les cloches de Pâques et la petite souris les impliquent.

Jean-Paul Brighelli met  le verbe à l'imparfait: Jean-Claude Gaudin s'est avisé un jour qu'une crèche pouvait heurter les croyances de ceux de ses concitoyens qui croient en un autre dieu que Jésus. Et il l'a supprimée. Brighelli a évoqué le fait ici-même - à propos, déjà, de laïcité. Et pour le déplorer, estimant que ce n'était pas par respect de la laïcité, de la part d'un maire qui orne son bureau personnel de photos de Jean-Paul II. Il a cédé à la pression, comme l'a fait le président du Conseil général de Vendée, par respect d'une loi interprétée de manière étroite: il a obtempéré bien que représentant élu d'une région à forte tradition chrétienne.

La laïcité, faux nez du communautarisme

Car les "ayatollahs de la laïcité" (l'expression est de Robert Ménard, en butte lui-même à Béziers à une injonction préfectorale pour supprimer la crèche installée dans sa mairie) qui s'insurgent, en Vendée et ailleurs, contre cette tradition populaire qui ne fait de mal à personne - les rabbins orthodoxes et les imams salafistes eux-mêmes interdisent-ils aux Juifs et aux Musulmans de visiter les églises?-  et qui alimente l'industrie du santon, à Aubagne et Marseille, ont peut-être en tête un agenda tout autre que le strict respect de la loi de 1905. Ces manifestations insupportables, à les entendre, d'un catholicisme rampant ( au grand jour depuis vingt siècles dans les processions et les pardons), ont l'inconvénient de rappeler que, comme le disait de Gaulle, "nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires !" (cité par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle, Fayard, 1994-2000). 

Qu'un homme comme Jean Baubérot, avec lequel Brighelli a déjà rompu quelques lances par le passé et qui a refusé jadis de signer les conclusions de la commission Stasi sur les signes religieux ostentatoires (à l'origine de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école) en vienne immédiatement à comparer l'interdiction d'une crèche vendéenne et la "répression" en France de l'islam [dont il est toujours et uniquement question] est révélateur de l'agenda multiculturaliste, pour ne pas dire plus, de certains. Occultant les causes et les raisons qui les justifient, il accuse: "Dès le moment, dit-il à l'Obs, où un climat anti-islam s'instaure, il y a, par ricochet, un durcissement à l'égard des autres religions, qui aboutit à un climat d'intolérance générale dangereux pour les libertés publiques." L'arrière-pensée de ce sociologue est évidente lorsqu'il introduit désormais des seuils de laïcisation dans ce qui était à l'origine sécularisation pure et dure.

Nous y voici. La répression des crèches témoignerait en fait d'une laïcité agressive, en réaction à l'interdiction du voile islamiste  islamique. Alors que c'est exactement le contraire. Interdire les crèches, qui ne sont jamais qu'une manifestation bien ancrée de "traditions locales fédératrices culturelles" et populaires, comme l'a d'ailleurs souligné l'Observatoire de la laïcité, c'est affirmer qu'il n'y a plus en France de tradition majoritairement chrétienne, que tout se vaut, et qu'il faut respecter non la laïcité, mais toutes les croyances. Ce sont moins les athées militants qui applaudissent cette interdiction que les multiculturalistes rampants, bien qu'athées et libre penseurs se cotoient dans cet activisme. 

Mathieu Bock-Côté, dans un article du Figaro, rappelle qu'au Québec, on était passé de "Joyeux Noël" à "Joyeuses fêtes", déjà en 2009, comme ce fut aussi le cas dans les villes communistes, voire à un curieux "Joyeux décembre", afin de ne choquer aucun des sectateurs de l'islam : "Les symboles de Noël ne sont pas attaqués d'abord en tant que symboles religieux, mais en tant que symboles identitaires de la "majorité chrétienne" dont il faudrait contester les privilèges symboliques. 


Exemple de bienveillance laïque:
la Vierge ronde 
de Cornillon-Confoux (13)

C'est en fait la querelle du multiculturalisme qui se révèle (...) On veut déconstruire la culture nationale pour mieux accueillir ceux qui arrivent." On n'y a pas pris garde, mais les attaques ont débuté par la bande avec la critique de la mercantilisation des fêtes de Noël. Les anti-libéraux gravitent aussi dans la nébuleuse anti-chrétienne (et anti-cléricale), mais aussi contre les Juifs et, comble de l'abomination, les sionistes.


La France soluble est-elle submersible ?

Méfiez-vous des contrefaçons:
Le Père Noël traditionnel a de la concurrence
avec le père Noël vert du Secours populaire !
Dans ce contexte, les agnostiques de la Libre pensée qui se sont battus pour l'interdiction de la crèche vendéenne sont contre leur gré les idiots utiles d'un agenda communautariste: on interdit une crèche pour égaliser toutes les religions dans une tradition française qui pourtant ne connaissait que l'héritage gréco-latin - la Révolution, qui a éclaté en plein néoclassicisme, en fit ses choux gras - et judéo-chrétien - la IIIe République a instauré la séparation de l'Église et de l'État, mais elle a pris en charge la réfection et l'entretien des milliers d'édifices religieux de France : la restauration du Mont Saint-Michel, c'est la République, et ce n'était certes pas au nom de principes religieux, mais artistiques. Mais désormais, l'islam aura le droit de revendiquer un même traitement, en affirmant qu'il est la tradition culturelle de demain - puisque aussi bien on aura éradiqué les traditions culturelles d'hier.

Le lecteur voudra bien m'excuser [J.-P. Brighelli] de m'être exprimé, aujourd'hui, sur les marges de la question scolaire, à laquelle ces chroniques sont ordinairement consacrées. Mais, outre le fait que la laïcité, elle, est en plein dans le débat sur l'éducation, et que je lui ai consacré ici même maintes pages, il faut pour en finir proclamer que, oui, la France est soluble dans le communautarisme et le multiculturalisme. Oui, l'imaginaire collectif est soluble, et bientôt dissout. Mais pour être supplanté. Quel est le bénéfice tiré par les libres penseurs -et autres athées- du remplacement d'un "opium" par un autre ! Bientôt un jour férié pour la célébration de l'Aïd el-Kebir, la fête du mouton ? 

Et cela ne peut laisser indifférents que les inconscients.

mercredi 23 octobre 2013

Chômage: Sapin, ministre du constat des chiffres toujours plus mauvais

La fable de la courbe du chômage qui se redresse

Tous aux abris: v'la le yoyo du gouvernement !

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a encore préparé les esprits au pire
C'est sa méthode de venir devant les caméras montrer qu'à défaut d'agir, il est un fin observateur de la courbe du chômage. Il prend ainsi les devants chaque mois. 
En septembre, il avait commencé par se féliciter d'une vague stabilisation, concluant que l'objectif du président d'inverser la tendance d'ici la fin de l'année pourrait être approché. Et patatras, Sapin apprend de Pôle emploi les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient faux ! Ce n'étaient pas 50.000 chômeurs de moins qu'il fallait comptabiliser, mais moitié moins (entre 21.000 et 28.000, selon un nouveau communiqué. Ce n'est pas pour rien que le monde entier les tient tous, au gouvernement, pour des bras cassés, des champions du dysfonctionnement, mais aussi de la pilule amère enrobée de sémantique rose en couche épaisse...

Mais les chiffres du chômage pour septembre qui seront publiés jeudi 
ne seront pas bons non plus. Pour de bon !
Un retour de balancier que Sapin met sur le compte de l'embellie factice d’août laquelle serait due à un "bug" SFR, mais que des économistes attribuent à la rigueur qui bride le rebond de l’activité.

Même si tous les indices des experts indépendants de Bercy le prévoyaient depuis quelques temps, les communicants estiment toujours que les choses vont mieux quand c'est une face de lune qui le dit. Michel Sapin  prend donc les devants ce mercredi sur Europe 1 en confirmant que les chiffres du chômage publiés jeudi en fin d’après-midi "ne seront pas bons".

Arc-bouté sur sa promesse d'inversion de la courbe du chômage et le regard tendu vers la ligne bleue de l'horizon du retour hypothétique de la croissance internationale espérée en vain jusqu'ici mais escomptée un jour ou l'autre si dieu nous prête vie, la boîte à sémantique de François Hollande est aussi vide que sa boîte à idées

L’institut de recherche économique OFCE a d’ailleurs appuyé sur la tête de Hollande

Un peu plus tard ce mercredi matin, il a affiché son scepticisme sur le dossier du chômage. Même s’ils disent discerner un " potentiel de rebond important" pour l’économie, les économistes de l’OFCE estiment que la rigueur bride le rebond de l’activité

Un disgnostic que l’agence de notation financière Standard & Poor’s n'est pas loin d’être partager.
Michel Sapin, qui avait d’ailleurs été très vite rappelé à la raison dans ses commentaires du mois d’août, s’était finalement bien gardé de parler d’une "inversion de la courbe". 
Gros matou échaudé craint l'eau froide. On pourrait espérer que Sapin cesse de  bercer d’illusions les demandeurs d'emplois pour septembre et octobre, mais il continue de croire que le retour de boomerang passera loin : "le bug du mois d’août qui a donné un effet faussement positif donnera cette fois-ci un effet faussement négatif ", a-t-il encore prétendu. 

Les travailleurs en recherche d'emploi en ont assez du foutage de gueule 

Si cette annonce tombe assurément mal alors que la situation sociale est tendue dans plusieurs sites industriels
(en Bretagne notamment, avec les abattoirs Gad, entre autres entreprises en difficultés), le ministre du Chômage essaye cependant de positiver: le langage de vérité n'est pas socialiste.

Et Sapin ressort les vieilles excuses aussi indécentes qu'éculées
Le crâne d'oeuf fêlé dénonce les amalgames ! 
"Il ne faut pas confondre les drames locaux et la montée du chômage (...)  la tendance est au ralentissement du chômage", a en effet raconté le marchand de sable.
La polémique ne fait pas bouillir la marmite.


vendredi 31 mai 2013

Mélenchon à boulets rouges sur la politique économique de Hollande et sa fanfaronnade face à l'UE

Mélenchon saisit les bâtons qu'Hollande lui tend 

François Hollande "fait le malin", observe Jean-Luc Mélenchon
Hollande se fait tirer les oreilles
 par Barroso
Les coups de menton de Hollande n'impressionnent personne
Le coprésident du Parti de gauche (Parti de gauche et PC) a dénoncé la"posture", la "pantalonnade" du chef de l'Etat, deux jours plus tôt, face aux rappels à l'ordre de la Commission européenne. "François Hollande ment, quand il dit : 'Bruxelles n'a pas à me dire ce que je dois faire'. C'est faux", a tranché l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle. 
La gauche radicale
refuse ce qui est
voté  signé !
En effet Hollande a signé le traité de Lisbonne et le traité budgétaire qui l'engagent. La "gauche molle" a en outre sollicité de la Commission européenne qu'elle lui accorde un délai supplémentaire pour remplir ses engagements. Or, l'incapable a ensuite répliqué sèchement à Bruxelles, qui rappelle qu'il s'est engagé à ramener le déficit public de la France à 3,6% du PIB en 2014 et même à 2,8% en 2015...

Le Front de gauche refuse ce que les socialistes godillots supportentla hausse continue du chômage et la soumission de fait à l'hégémonie de Bruxelles,  dont le chef de l'Etat se défend. 

La gauche radicale ignore la crise et tape sur l'Europe
Ce que réclame l'UE, des réformes et encore des réformes, provoque l'austérité et la souffrance des peuples, soutient le pourfendeur des pédalos socialistes. Tout cela, c'est la faute de Hollande qui fait même pire que Sarkozy.
"François Hollande ment quand il dit que Bruxelles n'a pas à lui dire ce qu'il doit faire. C'est faux. C'est lui qui a signé le traité de Lisbonne et pour le traité budgétaire il était président de la République. Il avait annoncé qu'il renégocierait, mais il n'a rien négocié. La Commission européenne dit à la France ce qu'elle doit faire grâce à François Hollande. Après quoi, il prend la posture : on ne me dira pas ce que j'ai à faire. Mais si mon bonhomme."
ENTENDRE ce qu'une part grandissante du PS dénonce avec Mélenchon:

Nouveau 5 mai ce weekend du 1er juin
Le Front de gauche est aligné
sur l'internationale communiste

Dans plusieurs pays d’Europe, de grandes manifestations auront lieu le 1er juin, pour "dire non à l’austérité et à la régression sociale généralisée". Selon l'internationale communiste, "la Troïka (Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne) sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle enferme les peuples dans la spirale infernale de l’endettement".
Ce week-end, le Front de gauche organise une cinquantaine de manifestations partout en France, des répliques du mouvement du 5 mai dernier. Mélenchon sera à Toulouse ce samedi.


Bruxelles fait éclater le PS

Claude Bartolone partage le constat de Mélenchon sur Bruxelles
 
Tandis que Szafran (Marianne) croit discerner un frétillement dans le couple franco-allemend, le président de l'Assemblée Nationale est très remonté contre la commission européenne au micro de RMC : "Ils n'ont pas à intervenir sur les décisions qui sont choisies par les Français. Cela veut dire que les élections législatives ne servent à rien, les élections présidentielles ne servent à rien, vous n'avez plus à choisir entre Hollande et Sarkozy. La Commission est là pour vous dire ce qu'est le chemin. Non."


Coup de froid dans la relation Sapin-Bartolone
Sapin réplique en dénonçant la passivité de Bartolone en Seine-Saint-Denis 
Le ministre du Travail a épinglé le président de l'Assemblée nationale pour qui, on l'a vu, la faute est toujours celle des autres, notamment dans la rebellionorchestrée par l'imprudent Bartolone qui a signé des emprunts pour ensuite les dénoncer comme toxiques. Lien PaSiDupes  

Le ministre du Travail, Michel Sapin, dénonce le retard pris dans le département de Bartolone pour mettre en oeuvre les emplois d'avenir. Lien JDD
Bartolone refuse en outre de dévoiler son patrimoine. Lien PaSiDupesEt lien lexpress.fr

La hausse du chômage
Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à un nouveau niveau record en avril, à 12,2% de la population active, mais 5,4% en Allemagne.
Avec Hollande, le chômage atteint maintenant 3.264.400 demandeurs d'emploi et cela ne devrait pas s'améliorer dans les mois à venir. 

Le taux de chômage en France était de 10,2 % au quatrième trimestre 2012 en métropole (10,6 % avec les départements d'Outre-mer). Celui du 1er trimestre 2013 sera publié le 6 juin. Tandis que Hollande était dédié au sociétal, se consacrant au vote autorisant le mariage entre personnes du même sexe, l'OCDE prévoit quant à elle des taux de 11,0 % cette année.
Mais Hollande continue d'enfumer les Français en confondant objectif et capacité. "Malgré toutes les difficultés, la récession qui nous a saisis depuis maintenant six mois, (l'objectif) reste de faire l'inversion de la courbe du chômage", a-t-il dit en marge d'un déplacement à Rodez.


L'opposition appelle François Hollande à changer de politique économique.
Le gouvernement, pour sa part, mise sur les emplois d'avenir et les contrats de génération pour réaliser la promesse du Président, l'inversion de la courbe d'ici la fin de l'année. Or, ces mesures tardent à produire les effets escomptés.

Désemparé, le ministre du Travail Michel Sapin continue à s'y accrocher,
comme sur Europe 1 : "Nous ne sommes pas des prévisions, dans des invocations, à la messe à faire des prières. Nous sommes dans l'action et nous avons lancé des programmes, des projets politiques qui ne peuvent porter leurs fruits que progressivement. Mais elles sont lancées."


VOIR et ENTENDRE Mélenchon dire à l'émission "Les 4 Vérités" de France 2 ce matin  que "
Hollande fait pire que Sarkozy":


lundi 28 janvier 2013

Sapin : La France "un Etat totalement en faillite" !

Le lendemain: Non, la France n'est pas en faillite

Le ministre du Travail déclare que la France est "un Etat totalement en faillite"

La France est-elle au bord du dépôt de bilan ?
'Faillite'... un mot tabou quand on est un dirigeant politique : avec "rigueur", il sème la panique aussi bien dans l'opposition et dans la majorité que parmi les acteurs économique et financier. Or, le Michel Sapin 2013 a fait du François Fillon 2007. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait en effet créé l'embarras en se déclarant à la "tête d'un Etat en situation de faillite". Cinq ans après, c'est le ministre du Travail de Hollande qui fait preuve à son tour de réalisme, affirmant dimanche lors du "Forum" Radio J que la France était "un Etat totalement en faillite".

Mais le ministre socialiste n'assume pas ses propos
Sapin a  dû se faire ...enguirlandé et a rétropédalé, considérant au bout du compte que la France n'est plus finalement en faillite : obsédé par le quinquenat précédent, il aurait, selon lui, voulu ironiser sur la formule de l'ancien Premier ministre UMP en 2007 et c'était donc du second degré ! 

A la vérité, la vidéo ne révèle nullement un trait d'humour du ministre du Travail
Sapin répond un peu précipitement à une question de journaliste: "Vous vous souvenez de ce qu'avait dit François Fillon en 2007, "je suis à la tête d'un Etat en faillite"? Est-ce que vous dites aujourd'hui la même chose ?" "Il a en tout cas laissé un Etat totalement en faillite", répond Michel Sapin, polémiste à l'emporte-pièce, qui enchaîne : "c'est pourquoi il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits", et "aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif de réduction des déficits".

Trop tard: le méchant a fait le mal qui le détruit. 
Ce  réflexe de haine nourrie par 10 années d'opposition risque de lui coller à la peau. Les ténors de la droite n'ont pas laissé passer la sottise. L'ex-ministre du Budget Valérie Pécresse et l'ancien Premier ministre Alain Juppé sont montés au créneau, obligeant Pierre Moscovici à faire de l'analyse de texte: "Ce qu'il [Michel Sapin] signifiait par là c'était que la situation des finances publiques était préoccupante. Si elle était préoccupante en 2007-2008, elle est plus préoccupante aujourd'hui puisqu'ils ont accumulé 600 milliards d'euros de dette publique", a insisté le ministre de l'Economie sur France Info. Et d'ajouter sa profession de foi: "La France est un pays vraiment solvable, la France est un pays vraiment crédible". La paire Moscovici-Sapin ne l'est pas davantage.t

La France est-elle - ou non - en faillite ?


L'économiste Jacques Delpla (Les Echos) s'écrie, jouant sur les mots : "Non, absolument pas: un Etat est en faillite quand il ne peut assumer ses engagements financiers, notamment de payer ses fonctionnaires et rembourser sa dette. Ce qui n'est pas le cas de la France. Au contraire, le pays n'a aucun problème pour se financer ! " explique cet ancien conseiller économique du gouvernement russe (1992-1994), au service de Boris Eltsine. Malgré la perte de son triple A, la France emprunte en effet sur les marchés à 2,2% à long terme (OAT 10 ans), soit à peine soixante points de base (0,6 point de pourcentage) de plus que l'Allemagne. C'est un taux historiquement bas. Elle emprunte même à des taux négatifs pour les échéances de très court terme. Un niveau d'endettement soutenable

La baisse de ses taux d'emprunt a permis à la France d'économiser 2,4 milliards d'euros en 2012, pendant le quinquenat de Nicolas Sarkozy, par rapport à la prévision effectuée lors de l'adoption du budget l'année dernière.
Mais le budget 2013 étant bâti sur une hypothèse favorable de taux moyen de 2,90%, de nouvelles économies sont devenues potentiellement nécessaires. Reste que la charge de la dette, qui devrait s'élever à 47 milliards d'euros cette année, est pour la deuxième année consécutive le premier poste de dépenses de l'Etat devant l'enseignement scolaire. Et que la dette de la France devrait s'élever cette année à 91,3% du PIB, du jamais vu !

Savoir si ce niveau d'endettement est soutenable. 
Jacques Delpla refuse de s'alarmer: le service de la dette représente à moins de deux points de PIB. Cette belle assurance se fonde sur  la comparaison avec pire que la France: elle n'est pas l'économie riche la plus endettée, fait-il valoir. La dette publique tricolore est dans la moyenne de la zone euro (90%), certes plus élevée que celle de l'Allemagne (80% du PIB) mais moins élevée que celle de l'Italie (120%), de la Belgique (98%) ou encore que celle des Etats-Unis (100%) de Barack Obama et du Japon (230% du PIB).

Reste que la Cour des comptes sonne régulièrement l'alarme sur la trajectoire de la dette française
Elle pourrait atteindre 100% du PIB en 2017 si l'Etat socialiste continue de vivre au-dessus de ses moyens en créant des fonctionnaires ou en distribuant des aides et allocations à 50% des occupants du territoire alors que la surtaxation d'un Français sur deux ne suffit plus à entretenir les premiers. D'où l'importance de réduire le déficit public. 
Il faut en effet descendre à 2,6% de déficit pour stabiliser le niveau d'endettement, et au-delà pour le réduire. S'il atteignait son objectif d'un déficit public à 3% du PIB cette année le gouvernement pourrait faire refluer la dette à partir de 2014. Nous n'avons aucune garantie a priori que les taux d'emprunt de la France ne flambent pas au point de pousser l'Etat au bord de la faillite, comme la Grèce en a fait l'expérience.

vendredi 25 janvier 2013

Sapin: la bataille du chômage" ne se gagne pas en un mois", ni en neuf...

Sapin et Montebourg auront-ils assez de cinq ans ?


"La bataille contre le chômage ne se gagne pas en un mois", a annoncé le ministre du Travail de Hollande. Et d'enfoncer une porte ouverte : "elle se gagne sur la durée", promettant que le gouvernement "stoppera" la montée du chômage observée depuis 19 mois consécutifs de crise et soulignant involontairement ant qu'il ne fait mieux ni que ses prédécesseurs, ni que ses voisins allemands, plutôt pire.


Fidèle à sa technique de l'annonce des catastrophes plutôt que d'y parer, le ministre s'exrimait sur Europe 1 à l'annonce des statistiques des demandeurs d'emploi pour décembre, vendredi à 18h00.

Michel Sapin se raconte des bobards 

Il a rappelé "l'ardente obligation" fixée par le président Hollande: "faire en sorte qu'au cours de l'année 2013 nous remportions la bataille du chômage". "Et nous allons la remporter", a-t-il assuré, volontarriste, en citant les "outils" mis en place, tels que les emplois d'avenir, les contrats de génération ou encore l'accord sur l'emploi du 11 janvier.

Il a avoué que le projet de loi  sur l'emploi ne sera pas présenté en Conseil des ministres avant le 6 mars: la bataille du chômage ne risque pas en effet de se gagner en un mois ! Le texte sera examiné au Parlement en avril, a-t-il confirmé, car "sur le front du chômage il faut aller vite". Hollande se hâte lentement, car la mise en oeuvre commencera peut-être un an après son arrivée à l'Elysée. Les demandeurs d'emploi ont tout leur temps...

Alors qu'on lui faisait remarquer que "tout indique" que l'inversion de la courbe du chômage sera difficile à atteindre, le ministre a répondu avec légèreté: "présentez moi M. Tout, je vais démontrer à M. Tout pourquoi nous allons faire reculer le chômage au cours de cette année".

Fin novembre 2012, 3,13 millions de Français en recherche d'emploi pointaient à Pôle emploi.

L'enchanteur Hollande a proponcé une formule magique
Il a déclaré 2013 comme l'année de la "grande bataille pour l'emploi" et entend inverser la courbe du chômage à la fin de l'année, "coûte que coûte".

Sapin travaille fort ses lapalissades
Interrogé sur le déficit cumulé de l'UNEDIC, le ministre socialiste a fait valoir que "le meilleur moyen de rééquilibrer les comptes de l'assurance chômage, c'est qu'il y ait plus de gens au travail et moins de gens au chômage"...

Dans un rapport publié cette semaine, la Cour des comptes s'inquiète de l'avenir de l'assurance chômage, dont le financement apparaît "difficilement soutenable", avec un déficit cumulé prévu de 18,6 milliards en fin d'année.

Sapin ambitionne de "stopper la montée du chômage" et non de le résorber


VOIR et ENTENDRE le ministre du chômage sur Europe 1, ce jour:


mardi 23 octobre 2012

Compétitivité: Hollande, piégé par le rapport Gallois

Hollande tend à Gallois le bâton pour se faire battre

Bavure: le gouvernement prend ses distances avec les conclusions du rapport  sur la compétitivité qu'il a lui-même commandé

Des fuites, publiées dans le Figaro, ont révélé, vendredi, les grandes orientations du rapport de l'ex-grand patron d'EADS et ont animé les émissions politiques, ce week-end.

Ayrault se défend de vouloir déjà enterrer le rapport Gallois sur la compétitivité 
L'ex-patron d'EADS prônerait notamment 30 milliards d'allègement de cotisations sociales sur deux ou trois ans - soit le fameux "choc de compétitivité" réclamé par le patronat. Depuis, le gouvernement et François Hollande lui-même ont tenté de se 'désempêtrer' de ces conclusions, dont on ne saura que le 5 novembre si elles sont effectivement celles du rapport. 
Ainsi, Michel Sapin a relativisé l'importance de la réflexion menée par Louis Gallois, estimant dimanche que les recommandations de Louis Gallois seraient "un élément extrêmement sérieux", mais "pas le seul point de vue qui compte". Le ministre du Travail en conteste les conclusions, estimant que "ce qui manque le plus" n'est pas une baisse de charges, mais "l’innovation, la recherche, des nouveaux produits". 
Dimanche aussi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s'est abandonnée à la démagogie, contestant "que l’on puisse lui faire supporter, et faire supporter aux Français, un choc supplémentaire de plusieurs milliards d’euros".

Campé sur la même ligne Maginot, le patron de Bercy a semblé écarter une hausse de la TVA ou de la CSG

Il refuse une "réforme qui, dans un contexte difficile pour le pouvoir d'achat, brutalise la société française".

En revanche,
les retraités ne sont pas à l'abri de maltraitances de la part de ce gouvernement de "gauche sociale"... 


Avortement de la concertation

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, tenait le même langage samedi. Selon lui, le rapport Gallois "sera une contribution importante", mais il appartiendra ensuite au gouvernement "de définir ce que sera la politique de compétitivité"
Quelques jours auparavant, ce sont les deux têtes de l'exécutif qui avaient rétropédalé.  Jean-Marc Ayrault avait taclé la presse le 15 octobre: "Si vous pensez que la compétitivité, c’est l’allègement des charges, vous ne connaissez pas le dossier". Le Premier ministre a reçu ce lundi plusieurs ministres pour évoquer le sujet. <
François Hollande, quant à lui, a fait savoir vendredi dernier que le rapport Gallois n'engagerait "que son auteur"... 
Ces réactions en chaîne annoncent-elle le rejet du rapport avant même sa présentation initialement prévue pour la mi-octobre ? La publication a été reportée à début novembre... Après avoir sollicité en juillet l’ex-grand patron, étiqueté "de gauche", le gouvernement passera-t-il outre ses conclusions et s'enferrera-t-il donc dans ses erreurs, refusant de revoir les grandes orientations de sa politique ? 
Samedi, l'UMP Jean-François Copé a d'ores et déjà déploré que "François Hollande se trouve pris à son propre piège". 


Le pédalo France a-t-il un capitaine à bord ?

Les déclarations du week-end entretiennent le flou sur les intentions gouvernementales en matière de compétitivité. 
Le candidat François Hollande avait déjà esquivé le sujet - ou l'avait réduit à la compétitivité "hors coûts", c’est-à-dire à l’innovation et à la qualité des produits. Virement de bord lors de la conférence sociale de juillet, où il avait considéré "nécessaire une réforme du mode de financement de la protection sociale pour qu’il ne pèse pas seulement sur le travail". Mais le vent a de nouveau tourné et semble désormais orienté sur la compétitivité "hors coûts".
Le gouvernement cherche-t-il en fait à détourner l'attention des syndicats et de la "gauche de la gauche" de ses projets en matière de coût du travail, une baisse massive des charges étant extrêmement mal vue dans les centrales. Or, selon d'autres informations distillées par la presse, une diminution de 20 à 40 milliards d'euros, étalée sur plusieurs années, serait bel et bien à l'étude, hypothèse conforme à la "trajectoire de compétitivité" évoquée par Jean-Marc Ayrault, tandis que Pierre Moscovici envisageait jusqu'ici un "choc de compétitivité"...  
Le mardi 9 septembre 2012 devant les députés, le faisant-fonction de Chef du gouvernement Z-Ayrault ne s'est-il pourtant pas engagé à oeuvrer "pour l'emploi, rien que l'emploi", promettant un "choc de compétitivité" d'ici la fin de l'année ? (lien Capital.fr)
Et la décision définitive du gouvernement est reportée au début 2013, après le rendu d'un autre rapport, rédigé, lui, par le Haut Conseil du financement de la protection sociale: des cerveaux sont portés à ébullition, mais les entreprises et les ménages attendent toujours de savoir à quel sauce ils vont être avalés.
Une digestion lente est forcément douloureuse 
la cantine syndicale comme la table patronale, l'exécutif coupe l'appétit à tous
Très remonté par les mesures fiscales du budget 2013, le MEDEF est prêt à faire du rapport Gallois son nouveau cheval de bataille. "La déception des patrons sera immense si un homme tel que Louis Gallois ne montre pas comment créer un véritable sursaut", et tout autant si ses conclusions ne sont pas suivies, a d'ores et déjà prévenu Laurence Parisot. Lien RMC sur le "choc de compétitivité" réclamé par Laurence Parisot

Après le recul face au mouvement des Pigeons, les Français se passeraient sans doute volontiers d'une nouveau bras de fer social.