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mardi 24 décembre 2019

"Joyeux Noël", plutôt que "joyeuses fêtes de fin d'année"...

C'est Banksy qui célèbre la naissance du Christ, Dieu et Fils de Dieu,dans une humble crèche

L'artiste britannique de 'street art' a installé un hôtel-musée au pied du Mur avec la Palestine construit par Israël  

Nativité vue par un polémiste pro-palestinien


dimanche 18 mars 2018

Crèche : les députés travaillent dur à leur bien-être personnel

L'Assemblée nationale aura sa crèche réservée 

Le palais Bourbon pourra accueillir une trentaine d'enfants dès septembre prochain

On aurait pu croire les esprits de nos députés occupés par les nombreuses réformes de Macron, ces bébés que Brigitte ne lui donnera jamais. Or, nos législateurs sont en fait obsédés par la garde de leurs rejetons.

Députés et membres du personnel du palais pourront laisser leurs rejetons dans une salle qui devrait pouvoir chouchouter entre 30 et 40 espoirs de la macronie. 
Une étude aurait été commandée à un cabinet indépendant qui, après une courte gestation de quelques semaines, fait tomber les réticences de certains députés : la naissance d'une crèche est nécessaire.

Les écoute-bébé audio et vidéo remplaceront-ils les jeux sur tablettes ?
Les orateurs devront baisser d'un ton et l'opposition muselée sera définitivement réduite au silence : bébé dort !
Le député LREM Florian Bachelier, 39 ans, ci-contre, premier questeur et avocat d'affaires en couple avec une référente LREM en Ille-et-Vilaine, avait lancé le projet en décembre, ainsi qu'une élue féministe de La France insoumise, Clémentine Autain. Les députés, leurs collaborateurs, ainsi que le personnel de l'Assemblée, avaient été consultés sur le sujet

Le statut des cheminots a-t-il beaucoup à envier à celui des députés ?
"Cette crèche est destinée aux députés, aux fonctionnaires de l'Assemblée et aux collaborateurs des élus. Mais ce sont surtout ces derniers qui en auront le plus l'usage", a estimé avec force et conviction le député Bachelier. 

Cette précision tentait en fait de désamorcer les critiques des parents choyés de l'Assemblée nationale. "Les députés gagnent suffisamment bien leur vie pour trouver des solutions de garde", avait ainsi estimé la députée des Yvelines passée de Sarkozy (LR) à Emmanuel Macron (LREM), en passant par Alain Juppé (RPR, UMP), Aurore Bergé, épouse divorcée du socialiste Nicolas Bays, ex-chef de cabinet de l'illustre Jacques Mellick (maire de Béthune, puis ministre de la Mer et secrétaire d'État à la Défense inquiété par la justice pour faux témoignage dans l'affaire VA-OM), et accusé d'avoir accepté de l’ancien ambassadeur du Qatar en France de nombreux avantages en nature, tels que des montres Rolex, des voyages et des bons d’achat dans des grands magasins.


En 2013 déjà, l'ex-secrétaire d'Etat au numérique Axelle Lemaire avait déjà porté un projet similaire. A l'époque de sa troisième grossesse, elle prônait la parité (son compagnon - un ingénieur, selon les uns, un salarié du tertiaire, selon les autres - allait prendre un congé parental à la naissance de leur garçon). Alors sous la tutelle du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, elle avait proposé de transformer la ...buvette du palais Bourbon en crèche ! 
Cette fois, le choix se porterait plutôt sur le très chic l'hôtel de Broglie, 7.158 m2 à quelques minutes de marche de l'Assemblée. Cette ruine réhabilitée à coups de millions d'euros, avait pourtant fait débat chez les élus LREM qui avait finalement voté son aménagement pour 20 millions d'euros en espaces de travail et des bureaux-couchettes.

La courbe démographique du pays pourrait se redresser : ainsi Macron délègue-t-il en assurant l'aide sociale dont les élus ont tant besoin. Alors que les Français se faisaient réduire, impuissants, le montant de leurs allocations familiales (quand elles ne leur étaient pas supprimées), en 2014, la ministre PS des Affaires sociales Marisol Touraine n'avait pas fermé la porte à la discussion sur la durée de l'indemnisation du congé parental et de nombreux députés socialistes (probablement nécessiteux) avaient demandé une modulation des allocations en fonction des revenus.

Image associéeLe jeunisme du quinquennat Macron se confirme donc. 
Alors que Macron "assume" de demander "patience", "efforts" et sacrifices aux retraités dont il ampute le pouvoir d'achat, l'Assemblée à majorité macronienne vient, dans le même temps (il y a quatre jours), de réduire l'allocation pour les obsèques des députés. Un montant forfaitaire était jusqu'alors versé, de 18.255 euros au maximum, pour le décès du député ou ancien député, son conjoint ou ses enfants à charge.
Si injuste soit ce privilège, en effet, il n'était qu'un des nombreux acquis auxquels nos élus restent attachés, tels des cheminots, mais que Macron n'a toujours pas alignés sur le secteur privé...

Plusieurs détails ne sont pas réglés : 
qui paie la garde en crèche (personnels - agents et  psychologues -, sans compter les frais généraux - couches et eau-électricité), le contribuable, pendant trois ans, ou les seuls géniteurs les plus défavorisés, ce qui allégerait très sensiblement la charge des retraités, par ailleurs actifs dans la garde de leurs propres petits-enfants, sans aide aucune ?
Les personnels voilés seront-ils agréés ? La crèche Babyloup de Chanteloup-les-Vignes a en effet suscité des affrontements judiciaires en 1991, à la suite du licenciement, en 2008, d'une salariée de la crèche, au motif qu'elle portait un foulard islamique.

jeudi 25 décembre 2014

Rapt de l'enfant Jésus au Vatican ce jour

Une de ces "déséquilibrés" que Hollande et Valls  protégent ?
Une militante féministe des "Femen" a exhibé ses seins nus le jour de Noël sur la crèche de la place Saint-Pierre
Saint Martin habillant la pauvre (d'esprit)
sur le site de la crèche publique du Vatican
Les révolutionnaires ne respectent rien ni personne et les Femen ne sont pas plus équilibrées que les autres anarchistes sans foi ni loi. 
La journée de Noël représentait une belle occasion d'action spectaculaire dans les lieux saints catholiques. Les polémiques lancées par les libres penseurs à Melun et Béziers ou en Vendée n'ont fait que les encourager à l'hystérie
L'une des militants a ainsi exhibé ses seins nus sur la crèche de la place Saint-Pierre du Vatican avant qu'un gendarme -probablement violent et macho- ne mette un terme à son exhibitionnisme sur la voie publique que l'AFP n'a pas manqué de relayer, puisque Cazeneuve n'appelle pas l'agence de prese à boycotter.

Le ministre de l'Intérieur de Hollande prend parti contre Eric Zemmour "affirmant son soutien aux musulmans de France odieusement attaqués et appelle tous les républicains à réagir et à manifester leur solidarité", mais Cazeneuve ne réagit à aucune des provocations des Femen. "La nation française se définit par le vivre ensemble, et les Musulmans de France, comme les Chrétiens, les Juifs, les croyants et les incroyants, sont tous ses enfants", insiste Bernard Cazeneuve, plus clément sur le sujet des attentats publics à la pudeur.

Au milieu de la place, dissimulées au milieu de la foule, cette blonde exaltée venue d'Ukraine a soudain retiré son t-shirt, sauté au-dessus des barrières de sécurité, couru jusqu'à la crèche où la malade s'est emparée de la statuette de l'enfant Jésus qu'elle a tenue à bout de bras. 

Sur sa poitrine nue était écrit au feutre noir "God is (a) woman" (Dieu est une femme). 
La timbrée ensuite été poursuivie par un gendarme du Vatican en grand uniforme, portant une grande cape, qui l'a rattrapée et lui a repris le santon, conformément au scénario prétabli par ces intermittentes du spectacle de rue.

Le pape François lui pardonnera, si encore il ne lui trouve des motifs d'indulgence... Une occasion de faire preuve de "tendresse" et de "douceur"...

vendredi 19 décembre 2014

Béziers: le tribunal maintient le droit de cité aux Chrétiens

La crèche de Béziers pourra rester dans la mairie

Le tribunal administratif de Montpellier n'encourage pas les délires de libres penseurs

Jouet subversif
La magistrate a rejeté la demande d'enlèvement de la crèche de Noël installée par le maire apparenté FN de Béziers.  Qu'ils soient croyants ou athées, attachés ou non à la culture ancestrale de leur pays, les Biterrois pourront profiter de la proposition du maire apparenté FN de Béziers, Robert Ménard, qui en a installé une crèche dans le hall de l'hôtel de ville: cela ne pose aucun problème de laïcité, malgré la demande de retrait, début décembre, du représentant du gouvernement dans le département, le préfet de l'Hérault.
L'élu de la majorité des habitants de Beziers était donc dans son bon droit en que estimant que la crèche est un élément de la "politique culturelle" de la commune.
Ce vendredi 19 décembre, ljustice a tranché en faveur de partisans du patrimoine français et contre l'attaque d'un habitant de la ville qui se croyait en état d'imposer la libre pensée à tous, avec le soutien de la Ligue des droits de l'homme (LDH) demandant au tribunal administratif de Montpellier en référé - en urgence absolue -  d'ordonner le retrait de la crèche, bien qu'elle ne soit pas mise en évidence de façon ostentatoire.

"Pas d'atteinte à la laïcité", selon la juge

La juge a rejeté cette demande d'enlèvement. La presse livre son nom en pâture aux malveillants, ce qui ne serait pas le cas dans une affaire de délinquance.  
Dans un document de cinq pages, la magistrate justifie sa décision par défaut d'urgence, "en l'absence de circonstances particulières qui auraient pu résulter, notamment de troubles à l'ordre public". Elle conclut : "Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter" atteinte "aux principes de laïcité et de neutralité."

Un objet "au cœur de la religion chrétienne"
Lors de l'audience, l'avocate des plaignants, Me Sophie Mazas, avait décrit la crèche comme une "atteinte à la laïcité". L'objet "symbolise" la naissance du Christ, un événement "au cœur de la religion chrétienne", avait soutenu la défenseuse du Biterrois et de la LDH.
Cette avocate n'est autre que la présidente de la Ligue des Droits de l’homme à Montpellier. C'est déjà à ce titre qu'elle jugea très sévèrement le comportement du préfet, Pierre de Bousquet de Florian, lors d’une expulsion de demandeurs d’asile somaliens, le 13 septembre 2013.

De son côté, l'avocate de la ville de Béziers, Me Raphaële Hiault-Spitzer, a fait valoir que cette crèche n'a "rien de cultuel" aux termes de la loi de 1905 qui interdit les emblèmes (la croix, le foulard...) ou les signes religieux, mais qu'elle a une valeur "culturelle"  ne contrevenant donc en rien à la législation..

Un recours similaire à Melun

Le tribunal administratif de Melun a également dû se pencher vendredi sur la requête de défenseurs de la laïcité réclamant au maire UMP de cette commune de Seine-et-Marne de retirer la crèche installée à l'hôtel de ville. Il rendra sa décision lundi.

Début décembre, une crèche de Noël, installée dans le hall du conseil général de la Vendée, avait été retirée - sans résistance, par Bruno Retailleau, président du groupe UMP au Sénat - après une décision du tribunal administratif de Nantes, au nom du principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'association La Libre Pensée était à l'origine du recours.

71 % des Français sont "plutôt favorables" à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics

Seulement 18 % des sectaires sondés y sont "plutôt opposés car il s'agirait d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public", selon le même sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.
Le tribunal a entendu l'immense majorité des 71 % de Français qui estiment qu'elles constituent plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien"

Les Catholiques ne fréquentent plus beaucoup les églises mais
, qu'ils soient pratiquants ou non, ils restent à 81 %, en faveur de la présence des crèches dans les lieux publics.

Bruno Retailleau et Robert Ménard peuvent s'attendre à ce que des musulmans soutenus par la LDH demandent aux élus des espaces pour y pratiquer leurs cultures exogènes, mais n'est-ce pas déjà le cas ? En revanche, les musulmans ne sont pas prêts au mariage en mairie, selon un loi mécréante, avec le silence complice de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH...
Le principe de laïcité permet à l'islam des discriminations institutionnalisées.

mardi 9 décembre 2014

Ce que révèle l'interdiction des crèches de Noël

Eradiquer nos traditions et imposer le multiculturalisme

L'ambition des tiers-mondistes qui s'offusquent des crèches publiques
A la demande des parents musulmans,
 
la visite rituelle du Père Noël a dû être
déprogrammée à l'
école maternelle
du Grand-Clos à Montargis
, Loiret
 
Dans Le Point, Jean-Paul Brighelli les voit venir, les pseudo-laïcards, avec leurs gros sabots ! Les démocrates coiffés du chapeau à plumes de la laïcité veulent imposer à la majorité séculaire une société multiculturaliste diverse et informe ! Ils prétendent agir au nom de la loi de 1905, quand leur agenda personnel a l'ambition d'ouvrir la France au communautarisme, dont l'avènement rampant marquera la dilution de notre société ! C'est-à-dire inverser la formule "un tiers-mondiste, deux-tiers mondain" appliquée à Bernard Kouchner en "deux-tiers-mondiste, un tiers mondain"... Ils font mine de s'en prendre à un symbole de la chrétienté (un faux symbole en fait), afin de promouvoir l'égalité des religions, et de se faire les propagandistes d'un islam qui est tout de même très loin d'être majoritaire mais qui, hégémonique, vise à passer du deuxième rang au premier. Et de l'autre côté, certains élus s'arc-boutent légitimement sur des traditions imprégnées de religion qui, si elles ne sont certes que des traditions populaires, restent néanmoins partie intégrante de leur univers culturel plutôt que cultuel. Faisons donc la part des choses.

Légendes et traditions

D'abord, précisons que la tradition de la crèche remonte concrètement à la découverte d'un bas-relief sur un sarcophage représentant pour la première fois le Christ entre le boeuf et l'âne au IVe siècle. Et l'on n'a pas besoin d'être docteur en théologie pour savoir que cette histoire d'animaux qui adorent Jésus est tout sauf catholique, mais populaire depuis dix-sept siècles et que l'image de l'étable respecte les conditions précaires de la naissance de l'Enfant Jésus: dans la tradition judéo-chrétienne, seul l'homme est susceptible d'adorer Dieu et les animaux ne le peuvent. Encore sont-ils respectés et honorés comme créatures de Dieu. Cette histoire de crèche réalise bien davantage l'intégration de traditions païennes (mais bien davantage que le sapin de Noël, symbole tardif de la verdure persistante et qui renaîtra bientôt - faut-il rappeler que ce n'est pas par hasard que l'on a fait coïncider Noël avec le solstice d'hiver?) qu'elle ne constitue une vénération authentiquement chrétienne, à l'origine. Elle n'est pas objet de foi, mais simple support pédagogique, dans un calendrier liturgique concentrant les trente-trois années de la vie du Christ en douze mois d'une année civile. Les Rois mages, eux, n'apparaissent que dans les Excerpta Latina Barbari, qui remontent au VIe siècle et qui sont un recueil de légendes. Légendes que nos libres-penseurs négligent d'ailleurs en bloc, bien que Gaspard, Melchior et Balthazar soient venus d'Orient.

Ajoutez à cela que le Père Noël, qui vient tout droit de Julenisse, petit lutin des légendes nordiques assimilé par la suite à saint Nicolas, n'est pas d'une chrétienté bien plus évidente que le Père Fouettard, et vous avez avec la crèche un assemblage fédérateur de légendes populaires charmantes et naïves, dont on se demande qui elles peuvent heurter - sinon qu'elles étaient faites pour rassembler plutôt que diviser. Les catholiques qui ont dépassé le niveau de connaissances requis des enfants du catéchisme n'y voient qu'une imagerie transmise de génération en génération, liant culturel entre les hommes de bonne volonté. D'ailleurs, le Concile de Trente a fermement condamné le principe même de la crèche en 1563 et l'islam interdit la représentation du visage de dieu. 

Démagogie

En pratique, la crèche, qu'elle soit provençale, génoise ou napolitaine, sert essentiellement à mettre en scène tout ce petit peuple dépourvu d'image dans l'art officiel. La mairie de Marseille en réalisait une dans la Bourse de la ville où les santons, de belle taille, représentaient l'ensemble des figures et des métiers de Provence - y compris les comparses de la partie de cartes pagnolesque, fort loin de toute référence chrétienne, dans un but de convivialité et de pacification. La crèche est avant tout installée pour et avec les enfants et au même titre que les cloches de Pâques et la petite souris les impliquent.

Jean-Paul Brighelli met  le verbe à l'imparfait: Jean-Claude Gaudin s'est avisé un jour qu'une crèche pouvait heurter les croyances de ceux de ses concitoyens qui croient en un autre dieu que Jésus. Et il l'a supprimée. Brighelli a évoqué le fait ici-même - à propos, déjà, de laïcité. Et pour le déplorer, estimant que ce n'était pas par respect de la laïcité, de la part d'un maire qui orne son bureau personnel de photos de Jean-Paul II. Il a cédé à la pression, comme l'a fait le président du Conseil général de Vendée, par respect d'une loi interprétée de manière étroite: il a obtempéré bien que représentant élu d'une région à forte tradition chrétienne.

La laïcité, faux nez du communautarisme

Car les "ayatollahs de la laïcité" (l'expression est de Robert Ménard, en butte lui-même à Béziers à une injonction préfectorale pour supprimer la crèche installée dans sa mairie) qui s'insurgent, en Vendée et ailleurs, contre cette tradition populaire qui ne fait de mal à personne - les rabbins orthodoxes et les imams salafistes eux-mêmes interdisent-ils aux Juifs et aux Musulmans de visiter les églises?-  et qui alimente l'industrie du santon, à Aubagne et Marseille, ont peut-être en tête un agenda tout autre que le strict respect de la loi de 1905. Ces manifestations insupportables, à les entendre, d'un catholicisme rampant ( au grand jour depuis vingt siècles dans les processions et les pardons), ont l'inconvénient de rappeler que, comme le disait de Gaulle, "nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires !" (cité par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle, Fayard, 1994-2000). 

Qu'un homme comme Jean Baubérot, avec lequel Brighelli a déjà rompu quelques lances par le passé et qui a refusé jadis de signer les conclusions de la commission Stasi sur les signes religieux ostentatoires (à l'origine de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école) en vienne immédiatement à comparer l'interdiction d'une crèche vendéenne et la "répression" en France de l'islam [dont il est toujours et uniquement question] est révélateur de l'agenda multiculturaliste, pour ne pas dire plus, de certains. Occultant les causes et les raisons qui les justifient, il accuse: "Dès le moment, dit-il à l'Obs, où un climat anti-islam s'instaure, il y a, par ricochet, un durcissement à l'égard des autres religions, qui aboutit à un climat d'intolérance générale dangereux pour les libertés publiques." L'arrière-pensée de ce sociologue est évidente lorsqu'il introduit désormais des seuils de laïcisation dans ce qui était à l'origine sécularisation pure et dure.

Nous y voici. La répression des crèches témoignerait en fait d'une laïcité agressive, en réaction à l'interdiction du voile islamiste  islamique. Alors que c'est exactement le contraire. Interdire les crèches, qui ne sont jamais qu'une manifestation bien ancrée de "traditions locales fédératrices culturelles" et populaires, comme l'a d'ailleurs souligné l'Observatoire de la laïcité, c'est affirmer qu'il n'y a plus en France de tradition majoritairement chrétienne, que tout se vaut, et qu'il faut respecter non la laïcité, mais toutes les croyances. Ce sont moins les athées militants qui applaudissent cette interdiction que les multiculturalistes rampants, bien qu'athées et libre penseurs se cotoient dans cet activisme. 

Mathieu Bock-Côté, dans un article du Figaro, rappelle qu'au Québec, on était passé de "Joyeux Noël" à "Joyeuses fêtes", déjà en 2009, comme ce fut aussi le cas dans les villes communistes, voire à un curieux "Joyeux décembre", afin de ne choquer aucun des sectateurs de l'islam : "Les symboles de Noël ne sont pas attaqués d'abord en tant que symboles religieux, mais en tant que symboles identitaires de la "majorité chrétienne" dont il faudrait contester les privilèges symboliques. 


Exemple de bienveillance laïque:
la Vierge ronde 
de Cornillon-Confoux (13)

C'est en fait la querelle du multiculturalisme qui se révèle (...) On veut déconstruire la culture nationale pour mieux accueillir ceux qui arrivent." On n'y a pas pris garde, mais les attaques ont débuté par la bande avec la critique de la mercantilisation des fêtes de Noël. Les anti-libéraux gravitent aussi dans la nébuleuse anti-chrétienne (et anti-cléricale), mais aussi contre les Juifs et, comble de l'abomination, les sionistes.


La France soluble est-elle submersible ?

Méfiez-vous des contrefaçons:
Le Père Noël traditionnel a de la concurrence
avec le père Noël vert du Secours populaire !
Dans ce contexte, les agnostiques de la Libre pensée qui se sont battus pour l'interdiction de la crèche vendéenne sont contre leur gré les idiots utiles d'un agenda communautariste: on interdit une crèche pour égaliser toutes les religions dans une tradition française qui pourtant ne connaissait que l'héritage gréco-latin - la Révolution, qui a éclaté en plein néoclassicisme, en fit ses choux gras - et judéo-chrétien - la IIIe République a instauré la séparation de l'Église et de l'État, mais elle a pris en charge la réfection et l'entretien des milliers d'édifices religieux de France : la restauration du Mont Saint-Michel, c'est la République, et ce n'était certes pas au nom de principes religieux, mais artistiques. Mais désormais, l'islam aura le droit de revendiquer un même traitement, en affirmant qu'il est la tradition culturelle de demain - puisque aussi bien on aura éradiqué les traditions culturelles d'hier.

Le lecteur voudra bien m'excuser [J.-P. Brighelli] de m'être exprimé, aujourd'hui, sur les marges de la question scolaire, à laquelle ces chroniques sont ordinairement consacrées. Mais, outre le fait que la laïcité, elle, est en plein dans le débat sur l'éducation, et que je lui ai consacré ici même maintes pages, il faut pour en finir proclamer que, oui, la France est soluble dans le communautarisme et le multiculturalisme. Oui, l'imaginaire collectif est soluble, et bientôt dissout. Mais pour être supplanté. Quel est le bénéfice tiré par les libres penseurs -et autres athées- du remplacement d'un "opium" par un autre ! Bientôt un jour férié pour la célébration de l'Aïd el-Kebir, la fête du mouton ? 

Et cela ne peut laisser indifférents que les inconscients.

lundi 8 décembre 2014

Béziers: le maire, R. Ménard, refuse de démonter sa crèche sous la contrainte

Le laïcisme recule face à la montée de la libre-pensée 

Les laïcs intégristes tentent d'imposer leurs vues
De la taille d'un aquarium familial, ici à Béziers,
la crèche doit-elle être effacée de notre culture  ?
Si la laïcité applique avec une certaine intelligence la séparation de l'Eglise et de l'État, le laïcisme souhaite circonscrire la vie religieuse des citoyens à la seule sphère privée, hors de toute manifestation sociale et publique: cette persécution annonce-t-elle un retour prochain aux catacombes ? Or, cette intolérance politique ne s'applique pas à toutes les religions avec la même rigueur. A l'approche de Noël, leurs préférences idéologiques et politiques portent les laïcs sectaires à faire la chasse aux crèches dans les lieux publics, tandis qu'ils y prônent la tolérance envers les signes vivants et ostentatoires d'appartenance à l'islam.   
Après celle du Conseil général de Vendée, retirée sur plainte et décision du tribunal administratif de Nantes, au motif qu’elle violait l’article 2 de la loi de 1905, c’est la crèche de la mairie de Béziers, mise en place par Robert Ménard, qui est en but aux pressions des libre-penseurs. Le maire, soutenu par le FN, a été sommé par le préfet de la désinstaller, ce qu’il refuse de faire.

Le maire de Béziers oppose la volonté et la culture populaires 

Dans le cas de la crèche de Béziers, le maire de la ville, Robert Ménard, résiste à deux pressions qui s'abattent sur lui d'en haut depuis Paris, en contestant les observations qui lui sont adressées par voie hiérarchique par le préfet, représentant du ministère de l'Intérieur. La Dépêche rapporte que "vingt-huit minutes avant son inauguration officielle, le préfet de l'Hérault, Pierre de Bousquet, avait faxé ses observations qui concluaient à une installation qui ne répondait pas aux dispositions législatives et constitutionnelles garantissant le principe de laïcité." Le préfet sommait ainsi le maire Robert Ménard de charger les santons, le bœuf et l'âne dans des wagons de la honte… Jusqu'aux rois-mages venus de l'Orient qui devaient être chassés hors de la cité, selon les ordres de l'Hérode socialiste ! Mais sept jours après la mise en garde préfectorale, la crèche était toujours en place à la mairie de Béziers, du fait d'un imbroglio mêlant retard du courrier et prudence administrative.

Premièrement, en maintenant cette crèche, le "frondeur" affiche publiquement sa volonté de remettre en cause la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. En effet, comme le précise l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 :

"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [sauf en Alsace]. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes [sauf encore l'entretien de ses bâtiments].
Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.[des exceptions qui appellent à l'ouverture d'esprit et non au repli sectaire]
Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3".

Outre l’article 2 de la loi, la décision du maire de Béziers ne méconnaît pas l’article 29 qui stipule :

"Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics, ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des bâtiments du culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions."

L'édile conteste l'assimilation de la crèche à un signe prosélyte: il y voit la survivance d'une coutume séculaire inscrite dans les traditions régionales auxquelles sont attachés les habitants de Béziers. Libre en revanche à la ville de Montreuil de priver sa population chrétienne de crèche municipale, si elle juge que la cohabitation du petit Jésus et de Melchior, roi d'Iran ou de Perse, Balthazar, roi des Arabes, et Gaspard, roi venu d'Inde, est un outrage à la république laïque.

Une reconstitution historique qui pose problème aux libre-penseurs.
 
Dans la mesure où elle est statique, il ne s'agit que d'un installation évoquant une tradition culturelle commune à une majorité d'administrés au sein d’un bâtiment public placé sous la responsabilité d'une autorité républicaine légitime en charge d’un service public par délégation populaire à l'issue d'un vote démocratique. L'opposition d'une petite minorité agissante est une atteinte à la démocratie.  De même que le mariage pour tous ne retire rien aux couples hétérosexuels, comme l'assurent Taubira et des députés PS, de même les évocations historiques n'ont jamais exclu aucune catégorie de citoyens (et en particulier les musulmans, selon L'Obs, mais ni les Juifs, qu'étrangement l'hebdomadaire ne mentionne pas). Cet espace municipal reste donc républicain: à  Béziers comme à Lille, les églises sont ouvertes à la visite de tous les croyants, non-croyants et libres-penseurs. Les mosquées le sont-elles aussi librement ? Leurs journées portes ouvertes sont toutefois la preuve d'une restriction intolérable en république.

Confusion volontaire entre "culturel" et "cultuel"

Robert Ménard explique: "J'ai répondu point par point aux observations du préfet. Cette crèche se place dans un programme culturel axé sur les fêtes de Noël. Je lui ai adjoint la position du premier ministre. Il avait estimé qu'une soirée festive à la mairie de Paris pour la rupture du jeun des musulmans avait un caractère culturel. Il y aurait donc deux poids et deux mesures dans une même république", souligne le maire  qui dénonce "les Ayatollahs de la laïcité qui voudraient gommer ce qui fait l'âme et l'histoire judéo-chrétienne de ce pays depuis 2000 ans".

Les censeurs de la culture balayent d'un revers de main l'argument du représentant des Biterrois qui veulent que cette crèche s’inscrive dans la "tradition culturelle" de la ville: ce serait " ressort que l’on connaît bien". Si bien qu'ils ne le précisent pas et si flou et si sentencieux pourtant qu'il cache assurément un loup. Et l'argumentaire des libres-penseurs poursuit dans le ténébreux.   
Ménard entretiendrait volontairement la confusion entre le culturel et le cultuel. Ce  pourrait être "pertinent", mais on ne sait pas davantage pourquoi, "s’il n’y avait pas de stratégie de provocation derrière un tel positionnement". A cet égard, un avocat s'exprime dans L'Obs pour livrer ce qui n'est qu'un sentiment: "je ne suis pas convaincu que la crèche fasse forcément partie d’un rituel, mais la non reconnaissance des cultes interdit à l’État de se poser en arbitre des élégances métaphysiques ou cultuelles," écrit Me Jean-Michel Ducomte, maître de conférences en droit public à l’Institut d’études politiques de Toulouse où il dispense notamment un cours intitulé "Religions et société" dont on veut bien croire qu'il est moins creux que son avis dans le magazine du propriétaire des sanisettes.
Ce porte-parole des libres-penseurs est membre du Grand Orient de France (GOF). Il est aussi président de la Ligue Française de l'Enseignement, une confédération d'associations françaises d'éducation populaire et laïque (Fédération des Œuvres Laïques ou FOL, USEP, UFOLEP) ou son réseau de centres de vacances, Vacances pour tous, etc...)

Avec lui, les libres-penseurs accusent Robert Ménard de mettre en scène l’identité cultuelle chrétienne. Et de faire allusion - par antithèse? - aux précédents positionnements du maire, notamment à l’égard des musulmans qu'en réaction notamment à l'affaire des caricatures de Mahomet, il fustige pour leur "détestation de l'Occident. "  Et le maire de promettre, une installation en mairie du chandelier à neuf branches pour la prochaine fête juive.
Le communiste Aimé Couquet (Front de Gauche) avait saisi le préfet le 24 octobre dernier. "C'est une bataille idéologique qu'il impose" s'emporte-t-il, réclamant la saisine en référé du tribunal administratif.

Stigmatisation religieuse

Une stigmatisation est une marque d'infamie...
En Vendée ou à Béziers et nulle part en France, une crèche n’aurait sa place dans un lieu auquel est affecté un service public, donc dans une mairie: "On ne peut tolérer de stigmatisation religieuse au sein de ce bâtiment", lit-on dans L'Obs. 
La loi de 1905, qui sert de bible aux libres-penseurs, n'a pas interdit les arabesques qui flétrissent nos édifices publics, ni banni les mots de notre langage quotidien issus de l'arabe. Que n'exigent-ils donc l'excision des mots sofa ou divan et café, carafe, abricots ou bananes de notre langage !

"Avancée" laïque: les libres-penseurs ont lancé une "fatwa" d'un genre nouveau. Il faut impérativement éradiquer tout signe religieux de l'espace public. Demandons aux juges de faire détruire dans les meilleurs délais tous ces calvaires qui jalonnent l'Hexagone - et singulièrement l'ouest de la France - qui rendent la vie impossible aux laïcs, comme autant d'atteintes à la laïcité. Les clochers sont une provocation ouverte des calotins: mettons-les à bas ! Même traitement, bien sûr, pour le minaret (33 mètres) de la Grande Mosquée de Paris voulue par le maréchal Lyautey. Sans oublier la Grande Synagogue de la rue de la victoire (à Paris) où l'entrée arbore un verset de la Genèse qu'il est urgent d'effacer. Proclamons la loi martiale pour interdire les pardons en Bretagne, les processions à Lourdes. La police devra veiller à ce qu'aucun signe religieux, croix, chandelier à sept branches, mezouzah, étoile de David ne puisse être imposés à la vue des passants. Surveillons de près les boucheries halal où traînerait un coran visible de l'extérieur. Gare au boulanger qui s'aviserait de glisser une fève à figure biblique dans ses galettes de l'Epiphanie. La tradition -l'horreur suprême- veut pourtant que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière est appelée "part du bon Dieu", "part de la Vierge" ou "part du Pauvre", mais va-t-on laisser encore longtemps l'exercice de la charité aux papistes plutôt qu'aux salafistes ?

Et ces milliers de noms de communes qui déparent le paysage plus sûrement que ces panneaux publicitaires de Grenoble ? De Saint-Tropez à Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Amand-les-Eaux, en passant par le Mont-Saint-Michel. Il faudra ensuite s'attaquer aux rues portant des noms de saints. La rue des Saints-Pères ou Saint-Dominique (à Paris) n'en ont plus pour longtemps, depuis le temps qu'Averroès attend son tour. Il faudra aussi me débaptiser le lycée Saint-Louis. Les musées - ce sont des espaces publics - devront être nettoyés de chaque indécente "Vierge à l'Enfant" ou scène de martyr. Et puis, les angelots asexués ont autant droit de cité au siècle de la théorie du genre.

Faut-il que le tribunal administratif de Montpellier soit saisi et pressé de jeter aussi l'anathème sur les joueurs d'échecs, jeu que les arabes ont introduit à la cour de Charlemagne ?
Ce serait également un symbole fort et républicain de mettre à l'index des chants de Noël comme "ll est né le divin Enfant", au nom du respect de la loi. Cultuel ou culturel ?

Réjouissons-nous pendant qu'il est encore temps...
Les libres-penseurs sont-ils libres ?
Leur dogmatisme philosophique est aliénation, mais c'est leur choix.  Qu'ils ne nous asservissent pas en nous l'imposant et nous prouvent plutôt qu'ils sont des humanistes.

samedi 6 décembre 2014

Ethnocide français: une crèche de Noël interdite en Vendée

La loi de 1905 détournée de son sens

Ce que les Juifs, les animistes et les francs-maçons n'exigeaient encore pas


Le voile islamique, oui, la crèche non ! La gauche sectaire ne désarme pas et ne cesse  au contraire de faire enfler la polémique depuis notamment la décision de justice donnant raison à une salariée de la crèche privée Baby Loup,  suite à son licenciement pour port du voile islamique. La loi du 15 mars 2004 encadre le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Elle fixe que "le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse" sera interdit dans les écoles, les collèges et les lycées publics en France.La circulaire du 2 février 2005 issue de la Commission Stasi sur la laïcité précise l’application de la laïcité à l’hôpital. Le 6 septembre 2011, le Haut Conseil à l’intégration (HCI) a rendu public un avis consacré à "l’expression religieuse et la laïcité dans l’entreprise". Les juges décident maintenant de leur propre chef que les Conseils généraux ne sont pas des entreprises publiques, bien qu'ils aient des salariés. 
VOIR et ENTENDRE Philippe de Villiers dénoncer le "laïcisme totalitaire":


La république des juges est engagée dans une déculturation provoquée, programmée.
Un tribunal administratif, celui de Nantes, vient encore d'interpréter librement la loi de 1905, ordonnant au Conseil général de la Vendée de retirer du hall l'arbre de Noël, au nom du principe de séparation de l'Église et de l'État, a-t-on appris mardi.
"Il s'agit d'une crèche de la nativité, donc c'est un emblème religieux, d'une religion particulière", a déclaré Jean Regourd, président de la fédération de la Libre pensée de Vendée. "A priori, elle ne respecte pas ce que doit être la neutralité des bâtiments publics, de l'État donc, et ne respecte pas la liberté de conscience d'un citoyen qui, rentrant au conseil général, se voit quasiment imposer un emblème religieux et caractérisé comme tel", a-t-il estimé.
Les juges non élus se sont ainsi alignés sur un courant de pensée particulier. Alors que la gauche porte atteinte aux libertés publiques en inversant le raisonnement qu'ils tenaient sur le mariage pour tous, estimant qu'il ne retire rien aux couples hétérosexuels, les juges refusent maintenant à leurs concitoyens comme aux élus l'exercice de la libre-pensée et de leur libre-arbitre, bien que les crèches ne retirent rien aux citoyens de la République dans leur diversité. Les censeurs privent en revanche les Français de tous horizons de leur liberté de se fier principalement à leurs propres expériences et raison pour penser ou juger.

La laïcité s'inscrit contre la culture du plus grand nombre 

La présence d'une crèche en décembre 2010 lors d'une visite aux archives au siège du département avait mobilisé le libre-penseur Jean Regourd qui avait saisi le tribunal administratif de Nantes en 2012. Il avait envoyé plusieurs courriers restés sans réponse au Conseil général pour demander le retrait de cette crèche, au nom de la loi de 1905 et du principe de laïcité, a-t-il expliqué mardi lors d'une conférence de presse.

Les sans-abri et les mal-logés ne doivent pouvoir s'identifier à l'enfant Jésus"
"Le respect de la laïcité n'est pas (...) l'abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles. Faudrait-il interdire les étoiles dans les guirlandes de Noël qui décorent nos rues en ce moment, sous prétexte qu'il s'agit d'un symbole religieux indigne d'un espace public?", a réagi dans un communiqué le conseil général de la Vendée présidé par l'UMP Bruno Retailleau, annonçant qu'il «fera appel de la décision du tribunal administratif".

Le président socialiste doit-il priver les enfants de l'Elysée de leur Noël ?
Le tribunal "a donné mandat au préfet pour pourvoir à l'exécution de sa décision", détaille Ouest France. L'évangéliste Luc rapporte comment César Auguste obligea Joseph, "de la maison et de la lignée de David", et Marie, son épouse, à se rendre "à la ville de David, qui s'appelle Bethléem". (Lc 2, 4). Il décrit une recherche d'asile marquée d'épreuves et de privations : "Le Fils de Dieu, lui, n'a pas où reposer la tête" (Lc 9, 58). Dans la crèche où elle met l'enfant-Dieu au monde, Marie doit cohabiter avec l'âne et le bœuf qui réchauffent de leurs souffles le nouveau-né. 
Ces exilés-là ne sont pas passés par Lampedusa et ne méritent aucune empathie ni devoir de mémoire.


L'évocation de la naissance de Jésus, célébrée sous la forme d'une crèche de Noël, n'a plus sa place dans un bâtiment d'Etat?
En 1996, l'altermondialiste Yann Galut (député PS) a défendu les étrangers en situation irrégulière - en majorité des Maliens et des Sénégalais - qui avaient trouvé refuge dans l’église Saint-Bernard, à Paris, mais le dieu des Chrétiens n'a plus sa place au Conseil général de Vendée où la foi chrétienne est encore vivace et où la population n'a porté que cinq représentants de gauche sur trente: les juges n'ont aucune considération pour la majorité démocratique.
Une coupure des "racines culturelles" 

Une "avancée" des ayatollahs de la libre-pensée?  
La loi plus que centenaire de 1905 "interdit" "d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit". Exception faite des "édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions". 

Or, "le respect de la laïcité n'est pas [...] l'abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles", a réagi dans un communiqué le Conseil général de la Vendée. "Faudrait-il interdire les étoiles dans les guirlandes de Noël qui décorent nos rues en ce moment, sous prétexte qu'il s'agit d'un symbole religieux indigne d'un espace public ?", poursuit-il, confirmant son intention de faire appel.
La Croix a interrogé un juriste, Pierre-Henri Prelot, qui souligne la complexité du fond de la décision, entre le culturel et le religieux. Avant de lancer: "que dire quand le président de la République tire les Rois à l'Élysée?"
VOIR et ENTENDRE Pascal Praud nous inviter à rechercher, en l'absence de crèche en Vendée, qui est l'âne qui restera:


L'étendue des dommages collatéraux de la libre-pensée
Certains lieux subissent même des atteintes délictueuses au sacré. Dès l'instant où, avec le renfort des juges, les religions sont la cible des laïcs et des mécréants, une question se pose: suite à de nombreux vols de métaux d'objets religieux dans des cimetières alsaciens notamment, comment la République compte-t-elle sécuriser les dernières demeures de nos défunts ?