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jeudi 5 janvier 2017

Une candidature socialiste est "inutile", souligne Mélenchon (Front de gauche)

Jean-Luc Mélenchon pointe la position marginale du parti socialiste dans les sondages

Le candidat de l'extrême gauche juge inutile une candidature socialiste à la présidentielle 2017: candidature unique ?

"Jusqu’à présent, l’ultime justification du candidat socialiste, c‘était d’être en tête dans les sondages", explique en effet le candidat de "La France insoumise", dans un entretien publiée jeudi par Le Monde, journal officieux du PS. 
Ancien socialiste et Bernard-l'ermite qui s'est introduit dans la coquille vide communiste au Front de gauche, Mélenchon a refusé de participer à la primaire de la gauche organisée les 22 et 29 janvier malgré les appels lancés par le PS.
Sept candidats se disputeront fin janvier l'investiture de la gauche socialiste pour l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, et Jean-Luc Bennahmias.

Le candidat socialiste n'a-t-il d'ailleurs pas abandonné la partie ?
Début décembre, Hollande, le président sortant, a annoncé qu'il renonce à briguer un nouveau mandat. "La légitimité de la candidature PS, c’était celle du président sortant qui, faisant valoir son bilan, aurait proposé de le corriger ou de l’amplifier", estime Jean-Luc Mélenchon.


Le candidat de l'extrême gauche fustige l'absence de programme socialiste

"Faute de bilan, il aurait pu y avoir comme alternative un projet ou un programme du PS. Mais lui-même [Hollande] a renoncé à en avoir un. Entre la fin de la primaire et le premier tour de la présidentielle, il leur reste donc 92 jours pour boucler un programme et le faire assez connaître pour que les citoyens puissent se prononcer dessus.

"Actuellement, "le PS est en troisième position derrière M. Macron et moi-même", se félicite Mélenchon, le frustré. "Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral, à quoi bon un candidat du PS ?"

Mélenchon se présente désormais comme le 'vote utile'


A quatre mois du scrutin présidentiel, Jean-Luc Mélenchon assure en revanche avoir recueilli la quasi totalité des 500 parrainages d'élus nécessaires. "Je les ai, à 17 près. Mais je ne suis pas tranquille tant que je n’ai pas une marge, aux alentours de 600 signatures", indique-t-il. Quant au financement de sa campagne, "le banquier est d’accord sur le principe pour un prêt."
"Nous avons déjà récolté 1 million d’euros de dons. On devrait être entre 5 et 7 millions d’euros, soit moins que les 9 millions de 2012." La "gauche des insoumis" serait-elle riche ?

"En réalité, le vrai choix des électeurs du PS, c’est de trancher entre l’orientation gouvernementale amplifiée, telle que la porte M. Macron, et la tradition de l’humanisme émancipateur de la famille culturelle, que j’incarne." Ce qui s'appelle avoir les épaules larges et les chevilles enflées...

Pour l'heure, les sondages placent  toujours Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macronl'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, candidat du mouvement "En Marche!", devant le candidat qui gagnera la primaire socialiste, quel qu'il soit.
Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s'était prononcée à 55 % pour une candidature communiste indépendante et avait ainsi désavoué son secrétaire national, Pierre Laurent, favorable à l'option Mélenchon, comme Marie-George Buffet, ralliée de longue date au cofondateur du Parti de gauche. 

Fin novembre, Mélenchon a obtenu 53,6 % des voix des militants communistes (tout en laissant au PCF son "autonomie, critique et constructive") et le soutien de Clémentine Autain, conseillère régionale d'Île-de-France, à rebours de la décision de la conférence nationale du parti. 46,4 % lui auraient préféré une candidature indépendante (avec retrait possible "au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité").  André Chassaigne, le député communiste du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, avait mis en garde contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon, qui constituerait "un coup fatal porté au PCF".

Le député européen, qui aurait 70 ans en fin de quinquennat, avait remporté 11,1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. 


dimanche 4 janvier 2015

Belgique : la justice refuse la peine de mort à un violeur récidiviste, mais lui accorde l'euthanasie...

Le violeur Frank Van Den Bleeken sera euthanasié le 11 janvier

Les médecins travaillent le dimanche, pas les juges

Le violeur en série et meurtrier condamné, qui ne cessait de demander à être autorisé à mourir pour des motifs psychologiques, sera euthanasié à la prison à Bruges, annonce "De Morgen". "L'euthanasie sera en effet appliquée", a révélé l'une des porte-parole du ministère de la Justice au journal flamand.

"Maintenant, le moment est venu"
Après de multiples condamnations pour viol et un assassinat et trente années en prison, commente le ministère belge, qui a fixé la date au 11 janvier. L'État estime que le condamné Frank Van Den Bleeken a suffisamment enduré de souffrances psychologiques. Son son avocat, Jos Vander Velpen, les juge "insupportables". Sa demande  d'euthanasie a été acceptée en septembre dernier.

L'euthanasie, solution de rechange à la peine de mort

L'euthanasie qui a été légalisée en Belgique dès 2002, sous condition de capacité de discernement, tombe à pic, puisque la peine de mort a été supprimée par la loi du 10 juillet 1996.

L'euthanasie a 
enregistré un record de 1.807 cas en 2013 et s'est banalisée au point que le violeur récidiviste a pu opter pour ce biais, puisqu'il est malade mais conscient et a formulé la demande réglementaire  "de façon volontaire, réfléchie et répétée".

Frank Van Den Bleeken, 52 ans, qui se considère lui-même comme une menace pour la société, a refusé sa libération anticipée, mais estimait ses conditions de détention inhumaines, selon un entretien accordé à un media belge.

Son avocat et la porte-parole du ministère de la Justice refusent de  communiquer sur l'article du journal De Morgen  et sur le détournement de la loi sur l'euthanasie pour des raisons psychologiques. 
Cette affaire fait suite, en octobre dernier, à l'euthanasie controversée d'un transsexuel dépressif... et jette un peu plus le trouble sur un projet de loi qui fait débat en France. On ne peut en effet s'interdire d'entrevoir la possibilité de dérives. "C'est la preuve même que ces lois sont dangereuses. L'Etat n'est pas là pour vous dire : Vous voulez mourir ? On va vous arranger ça", fulmine  Bernard Debrédéputé UMP et professeur en médecine.
 
Les réseaux sociaux expriment le bon sens populaire contre les abolitionnistes qui avaient milité sur le caractère inhumain  de la  peine de mort, y compris pour des violeurs et des tortionnaires. Les humanistes distingués se trouvent aujourd'hui confrontés au système D des criminels qui ont trouvé dans l'euthanasie la parade à la vertu de leurs bourreaux exemplaires.

lundi 8 décembre 2014

Béziers: le maire, R. Ménard, refuse de démonter sa crèche sous la contrainte

Le laïcisme recule face à la montée de la libre-pensée 

Les laïcs intégristes tentent d'imposer leurs vues
De la taille d'un aquarium familial, ici à Béziers,
la crèche doit-elle être effacée de notre culture  ?
Si la laïcité applique avec une certaine intelligence la séparation de l'Eglise et de l'État, le laïcisme souhaite circonscrire la vie religieuse des citoyens à la seule sphère privée, hors de toute manifestation sociale et publique: cette persécution annonce-t-elle un retour prochain aux catacombes ? Or, cette intolérance politique ne s'applique pas à toutes les religions avec la même rigueur. A l'approche de Noël, leurs préférences idéologiques et politiques portent les laïcs sectaires à faire la chasse aux crèches dans les lieux publics, tandis qu'ils y prônent la tolérance envers les signes vivants et ostentatoires d'appartenance à l'islam.   
Après celle du Conseil général de Vendée, retirée sur plainte et décision du tribunal administratif de Nantes, au motif qu’elle violait l’article 2 de la loi de 1905, c’est la crèche de la mairie de Béziers, mise en place par Robert Ménard, qui est en but aux pressions des libre-penseurs. Le maire, soutenu par le FN, a été sommé par le préfet de la désinstaller, ce qu’il refuse de faire.

Le maire de Béziers oppose la volonté et la culture populaires 

Dans le cas de la crèche de Béziers, le maire de la ville, Robert Ménard, résiste à deux pressions qui s'abattent sur lui d'en haut depuis Paris, en contestant les observations qui lui sont adressées par voie hiérarchique par le préfet, représentant du ministère de l'Intérieur. La Dépêche rapporte que "vingt-huit minutes avant son inauguration officielle, le préfet de l'Hérault, Pierre de Bousquet, avait faxé ses observations qui concluaient à une installation qui ne répondait pas aux dispositions législatives et constitutionnelles garantissant le principe de laïcité." Le préfet sommait ainsi le maire Robert Ménard de charger les santons, le bœuf et l'âne dans des wagons de la honte… Jusqu'aux rois-mages venus de l'Orient qui devaient être chassés hors de la cité, selon les ordres de l'Hérode socialiste ! Mais sept jours après la mise en garde préfectorale, la crèche était toujours en place à la mairie de Béziers, du fait d'un imbroglio mêlant retard du courrier et prudence administrative.

Premièrement, en maintenant cette crèche, le "frondeur" affiche publiquement sa volonté de remettre en cause la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. En effet, comme le précise l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 :

"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [sauf en Alsace]. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes [sauf encore l'entretien de ses bâtiments].
Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.[des exceptions qui appellent à l'ouverture d'esprit et non au repli sectaire]
Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3".

Outre l’article 2 de la loi, la décision du maire de Béziers ne méconnaît pas l’article 29 qui stipule :

"Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics, ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des bâtiments du culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions."

L'édile conteste l'assimilation de la crèche à un signe prosélyte: il y voit la survivance d'une coutume séculaire inscrite dans les traditions régionales auxquelles sont attachés les habitants de Béziers. Libre en revanche à la ville de Montreuil de priver sa population chrétienne de crèche municipale, si elle juge que la cohabitation du petit Jésus et de Melchior, roi d'Iran ou de Perse, Balthazar, roi des Arabes, et Gaspard, roi venu d'Inde, est un outrage à la république laïque.

Une reconstitution historique qui pose problème aux libre-penseurs.
 
Dans la mesure où elle est statique, il ne s'agit que d'un installation évoquant une tradition culturelle commune à une majorité d'administrés au sein d’un bâtiment public placé sous la responsabilité d'une autorité républicaine légitime en charge d’un service public par délégation populaire à l'issue d'un vote démocratique. L'opposition d'une petite minorité agissante est une atteinte à la démocratie.  De même que le mariage pour tous ne retire rien aux couples hétérosexuels, comme l'assurent Taubira et des députés PS, de même les évocations historiques n'ont jamais exclu aucune catégorie de citoyens (et en particulier les musulmans, selon L'Obs, mais ni les Juifs, qu'étrangement l'hebdomadaire ne mentionne pas). Cet espace municipal reste donc républicain: à  Béziers comme à Lille, les églises sont ouvertes à la visite de tous les croyants, non-croyants et libres-penseurs. Les mosquées le sont-elles aussi librement ? Leurs journées portes ouvertes sont toutefois la preuve d'une restriction intolérable en république.

Confusion volontaire entre "culturel" et "cultuel"

Robert Ménard explique: "J'ai répondu point par point aux observations du préfet. Cette crèche se place dans un programme culturel axé sur les fêtes de Noël. Je lui ai adjoint la position du premier ministre. Il avait estimé qu'une soirée festive à la mairie de Paris pour la rupture du jeun des musulmans avait un caractère culturel. Il y aurait donc deux poids et deux mesures dans une même république", souligne le maire  qui dénonce "les Ayatollahs de la laïcité qui voudraient gommer ce qui fait l'âme et l'histoire judéo-chrétienne de ce pays depuis 2000 ans".

Les censeurs de la culture balayent d'un revers de main l'argument du représentant des Biterrois qui veulent que cette crèche s’inscrive dans la "tradition culturelle" de la ville: ce serait " ressort que l’on connaît bien". Si bien qu'ils ne le précisent pas et si flou et si sentencieux pourtant qu'il cache assurément un loup. Et l'argumentaire des libres-penseurs poursuit dans le ténébreux.   
Ménard entretiendrait volontairement la confusion entre le culturel et le cultuel. Ce  pourrait être "pertinent", mais on ne sait pas davantage pourquoi, "s’il n’y avait pas de stratégie de provocation derrière un tel positionnement". A cet égard, un avocat s'exprime dans L'Obs pour livrer ce qui n'est qu'un sentiment: "je ne suis pas convaincu que la crèche fasse forcément partie d’un rituel, mais la non reconnaissance des cultes interdit à l’État de se poser en arbitre des élégances métaphysiques ou cultuelles," écrit Me Jean-Michel Ducomte, maître de conférences en droit public à l’Institut d’études politiques de Toulouse où il dispense notamment un cours intitulé "Religions et société" dont on veut bien croire qu'il est moins creux que son avis dans le magazine du propriétaire des sanisettes.
Ce porte-parole des libres-penseurs est membre du Grand Orient de France (GOF). Il est aussi président de la Ligue Française de l'Enseignement, une confédération d'associations françaises d'éducation populaire et laïque (Fédération des Œuvres Laïques ou FOL, USEP, UFOLEP) ou son réseau de centres de vacances, Vacances pour tous, etc...)

Avec lui, les libres-penseurs accusent Robert Ménard de mettre en scène l’identité cultuelle chrétienne. Et de faire allusion - par antithèse? - aux précédents positionnements du maire, notamment à l’égard des musulmans qu'en réaction notamment à l'affaire des caricatures de Mahomet, il fustige pour leur "détestation de l'Occident. "  Et le maire de promettre, une installation en mairie du chandelier à neuf branches pour la prochaine fête juive.
Le communiste Aimé Couquet (Front de Gauche) avait saisi le préfet le 24 octobre dernier. "C'est une bataille idéologique qu'il impose" s'emporte-t-il, réclamant la saisine en référé du tribunal administratif.

Stigmatisation religieuse

Une stigmatisation est une marque d'infamie...
En Vendée ou à Béziers et nulle part en France, une crèche n’aurait sa place dans un lieu auquel est affecté un service public, donc dans une mairie: "On ne peut tolérer de stigmatisation religieuse au sein de ce bâtiment", lit-on dans L'Obs. 
La loi de 1905, qui sert de bible aux libres-penseurs, n'a pas interdit les arabesques qui flétrissent nos édifices publics, ni banni les mots de notre langage quotidien issus de l'arabe. Que n'exigent-ils donc l'excision des mots sofa ou divan et café, carafe, abricots ou bananes de notre langage !

"Avancée" laïque: les libres-penseurs ont lancé une "fatwa" d'un genre nouveau. Il faut impérativement éradiquer tout signe religieux de l'espace public. Demandons aux juges de faire détruire dans les meilleurs délais tous ces calvaires qui jalonnent l'Hexagone - et singulièrement l'ouest de la France - qui rendent la vie impossible aux laïcs, comme autant d'atteintes à la laïcité. Les clochers sont une provocation ouverte des calotins: mettons-les à bas ! Même traitement, bien sûr, pour le minaret (33 mètres) de la Grande Mosquée de Paris voulue par le maréchal Lyautey. Sans oublier la Grande Synagogue de la rue de la victoire (à Paris) où l'entrée arbore un verset de la Genèse qu'il est urgent d'effacer. Proclamons la loi martiale pour interdire les pardons en Bretagne, les processions à Lourdes. La police devra veiller à ce qu'aucun signe religieux, croix, chandelier à sept branches, mezouzah, étoile de David ne puisse être imposés à la vue des passants. Surveillons de près les boucheries halal où traînerait un coran visible de l'extérieur. Gare au boulanger qui s'aviserait de glisser une fève à figure biblique dans ses galettes de l'Epiphanie. La tradition -l'horreur suprême- veut pourtant que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière est appelée "part du bon Dieu", "part de la Vierge" ou "part du Pauvre", mais va-t-on laisser encore longtemps l'exercice de la charité aux papistes plutôt qu'aux salafistes ?

Et ces milliers de noms de communes qui déparent le paysage plus sûrement que ces panneaux publicitaires de Grenoble ? De Saint-Tropez à Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Amand-les-Eaux, en passant par le Mont-Saint-Michel. Il faudra ensuite s'attaquer aux rues portant des noms de saints. La rue des Saints-Pères ou Saint-Dominique (à Paris) n'en ont plus pour longtemps, depuis le temps qu'Averroès attend son tour. Il faudra aussi me débaptiser le lycée Saint-Louis. Les musées - ce sont des espaces publics - devront être nettoyés de chaque indécente "Vierge à l'Enfant" ou scène de martyr. Et puis, les angelots asexués ont autant droit de cité au siècle de la théorie du genre.

Faut-il que le tribunal administratif de Montpellier soit saisi et pressé de jeter aussi l'anathème sur les joueurs d'échecs, jeu que les arabes ont introduit à la cour de Charlemagne ?
Ce serait également un symbole fort et républicain de mettre à l'index des chants de Noël comme "ll est né le divin Enfant", au nom du respect de la loi. Cultuel ou culturel ?

Réjouissons-nous pendant qu'il est encore temps...
Les libres-penseurs sont-ils libres ?
Leur dogmatisme philosophique est aliénation, mais c'est leur choix.  Qu'ils ne nous asservissent pas en nous l'imposant et nous prouvent plutôt qu'ils sont des humanistes.

dimanche 21 juillet 2013

Mariage homosexuel: Hugues Aufray dénonce un "énorme mensonge"

Hugues Aufray est-il l'un de ces fachos stigmatisés par la gauche ?

Le chanteur Hugues Aufray a dénoncé le projet de loi "mariage pour tous"

Le site du journal "La Provence" a publié un entretien titré : "Hugues Aufray pilonne la PMA et fustige Gainsbourg"


"Quand on parle de vous, le mot "humanisme" revient souvent. Ça serait quoi pour vous la définition de l'humanisme?

J'ai étudié profondément la Bible et le Coran, j'ai quelques rudiments de la Tora.Tous ces textes ne parlent que d'amour, de respect. Après, le voile et le reste, c'est culturel et ça n'a rien de religieux. L'humanisme c'est bien mais après, il faut être cohérent. Les écolos qui sont bio et vont détruire les champs de maïs mais, qui, en même temps, soutiennent la PMA (Procréation Médicalement Assistée), je ne comprends pas. Pour moi, la PMA, c'est beaucoup plus grave que le maïs transgénique
Avec le mariage pour tous, le gouvernement est en train de construire un énorme mensonge."

Depuis 1966,
Hugues Aufray vit une partie de l'année dans une ferme ardéchoise, un refuge, loin de l'agitation parisienne. "Malheureusement, je n'y passe pas autant de temps que je voudrais. Là-bas, tout est simple et je peux vraiment faire abstraction de tout ce qui est négatif."


lundi 15 avril 2013

Maison d'arrêt de Lille: évasion de la star des braqueurs

Évasion de Redoine Faïd : ce qu’on ne Nous dira pas

Au début des années 2000,
ce gangster multirécidiviste a été condamné à des peines qui auraient dû le maintenir en détention jusqu’en 2032. 
Secrétaire-général de l'Institut pour la Justice, juriste et criminologue, Xavier Bebin en dit plus dans Atlantico.

Redoine Faïd,ci-contre, gangster multirécidiviste, a commis un nombre incalculable de braquages et d’attaques de fourgons blindés, avec tirs à la kalachnikov sur les policiers, et a été condamné au début des années 2000 à des peines qui auraient dû assurer la sécurité des honnêtes gens jusqu’en 2032. Mais il a été libéré en 2009.

Dès 2010, c’est Aurélie Fouquet, une jeune policière municipale, mère de famille, qui en a payé le service de la nation de sa vie. Car Redoine Faïd est accusé d’avoir planifié le braquage dans lequel il l'a sacrifiée. La Justice le soupçonne même d’être l’homme qui, dans l’équipe des braqueurs, a personnellement tiré sur la policière.
Autre fait capital 
En 2005, Redoine Faïd avait été condamné à 3 ans de prison (supplémentaires !) pour avoir, depuis sa prison, planifié… un projet d’évasion ! Il avait notamment demandé, par téléphone, que ses complices achètent des armes et des explosifs.
Cette conduite, pour le moins peu exemplaire, n’a pas empêché Redoine Faïd d’être remis en liberté 4 ans plus tard, 20 ans avant la fin théorique de sa peine. Et cela ne l’a pas empêché, samedi dernier, de se procurer des explosifs en prison et de s’évader, lui que la police avait finalement réussi à interpeller en 2012, après des mois de cavale.

Alors, qui est responsable dans cette affaire ? Les juges ? L’administration pénitentiaire ? Ce sont surtout nos responsables politiques qui, à force d’humanisme hémiplégique, sensible au sort des détenus mais pas à celui des victimes, ont bâti un système judiciaire qui favorise l’insécurité au lieu de la combattre

Prenons le meurtre d’Aurélie Fouquet
Certes, c’est par la décision de juges d’applications des peines que Redoine Faïd a recouvré la liberté en 2009. Mais c’est d’abord la loi qui est en cause, car elle prévoit des mécanismes de confusion des peines, de remises de peine automatiques et de réductions supplémentaires particulièrement favorables aux condamnés.

Et l’évasion de ce samedi ? Faut-il blâmer les surveillants de l’administration pénitentiaire de ne pas avoir réalisé suffisamment de fouilles aux parloirs ? Non, les surveillants sont  en réalité les premières victimes d’un système qui les empêche de prendre les précautions qui s’imposent. Car en 2009, les responsables politiques de gauche comme de droite ont décidé d’interdire les « fouilles intégrales » systématiques à la sortie du parloir. Et lorsque les surveillants de prison ont manifesté contre ces dangereuses dispositions en novembre dernier, Christiane Taubira, plutôt que de changer la loi, en a réaffirmé le principe.

Ces fouilles intégrales, nous disent les bonnes âmes, sont « contraires à la dignité humaine et aux libertés fondamentales ». Mais n’est-il pas contraire aux droits fondamentaux des personnels pénitentiaires, et de la population en général, de les mettre en danger en facilitant les évasions violentes de détenus particulièrement dangereux ?
Comment ne pas comprendre que si l’on n’autorise les fouilles que pour les caïds les plus dangereux, ceux-ci trouveront sans peine des condamnés moins suspects et les forceront à faire passer des armes ou des explosifs au parloir !


Le comble est que l’évasion de ce braqueur se produit quelques jours seulement après la décision de François Hollande de gracier partiellement un braqueur multirécidiviste, qui a précisément le même profil que Redoine Faïd. L’homme s’appelle Philippe El Shennawy. Lui aussi devait rester en prison jusqu’en 2032. Lui aussi a été condamné par de nombreuses cours d’Assises pour des braquages à répétition. Lui aussi s’est évadé de prison, prenant des otages. Lui aussi s’est fait arrêter, en cavale en 2005, alors qu’il préparait un nouveau braquage.

Mais François Hollande vient de décider de lui accorder une grâce partielle
, pour la seule raison qu’il n’a pas (encore) de « sang sur les mains ». Et un juge ne manquera pas de le libérer dans les mois qui viennent – vingt ans avant la fin de sa peine.

Nul ne sait s’il récidivera. Mais
on ne peut pas attendre que les « faits divers » dramatiques s’accumulent pour décider, enfin, de recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens.

dimanche 3 mars 2013

Mali : revirement dans le "politiquement correct"

La gauche est capable de toutes les contorsions


Nous sommes tombés sur ça, qui vaut son pesant de cacahuètes



Le changement, c'est ça et rien que ça 

Pourquoi une guerre juste au Mali (et à la bien-pensance)
[ça interpelle...]


Durant des années, il était de bon ton en France de fuir la réalité qui n’avait rien de politiquement correcte : retour au réalisme qui n’empêche pas l’audace [la boîte de cirage est ouverte].

La France, seule, a pris l’initiative d’entrer en guerre pour sauver un Etat en décomposition menacé par des forces hostiles de nature terroriste et/ou criminelle vivant de toutes sortes de trafics. La décision d’attaquer a un objectif : éviter la déstabilisation artificielle d’une partie de l’Afrique. Artificielle parce que les quelques centaines de djihadistes et assimilés qui sévissent dans cette partie du monde existent plus par la visibilité que leur offrent les médias que par des exploits militaires contre des armées organisées ou par l’adhésion massive de populations locales [ont-elles le choix?] à leur cause [le "printemps arabe" annoncé était pourtant plutôt pourri, mais rien n'y fait sur certains brillants esprits].

Ce passage à l’acte des autorités françaises, légitime aux yeux de la communauté internationale [qui s'est néanmoins gardée de mettre plus de deux orteils dans ce bourbier], notre pays en avait besoin [C'est dire le niveau d'altruisme de l'intervention]. Pendant des années, il a été de bon ton [àgauche] de s’enfermer dans des discours fuyant la réalité. Une partie de la classe politique de droite [réactive] comme de gauche [honteuse, fataliste et résignée à cheminer dans le "sens de l'Histoire"] était piégée par la peur de la contamination des populations d’origine immigrée par les menées islamistes. Il était grand temps de mettre fin à cet " humanisme " de façade [il est toujours temps de faire son auto-critique] qui passait systématiquement au second plan une analyse lucide [à quoi fait-il allusion ?] de la situation. Ne prévalaient que la question des otages et la crainte hypothétique d’une défiance de l’opinion publique à l’égard d’une action gouvernementale intrusive [stigmatisée par la gauche, dans l'esprit anti-colonial, voire anti-impérialiste resurgissant au moindre orage politique des bouches  dégoulinantes de vertu]. Dans un tel jeu de défausse, la bonne conscience des bienpensants était sauve mais dans le même temps l’image d’une France paralysée par le dogme de la précaution ne faisait que rapprocher presque naturellement la menace de nos frontières. 

Dans cette guerre de faible intensité, il ne s’agit pas simplement comme le souligne Valeurs Actuelles, de protéger l’accès à des ressources vitales telles que l’uranium. L’enjeu de l’engagement militaire français est plus profond. En rompant avec les précautions oratoires souvent démagogiques de gouvernements passés, le chef de l’Etat a pris le risque de tourner une page. Dans l’engagement militaire de la France au Mali, il s’agit bien dans la terminologie [guerrière] hollandaise de "détruire" (et non pas d’arrêter et de remettre aux mains de la justice) des ennemis qualifiés de [groupes] terroristes qui prennent le prétexte d’une religion pour faire régner la terreur dans des populations sans défense en violant des femmes non voilées ou en mutilant des enfants accusés de vol [une belle envolée compassionnelle].

En parlant ainsi, le pouvoir exécutif français accorde une légitimité nouvelle à une pensée offensive. Les critiques émises par des politiciens de tout bord, en quête du bénéfice électoral à tirer d’un éventuel faux pas, n’effaceront pas la portée de ce changement de vocabulaire. La France a besoin de démontrer qu’elle est capable de faire preuve d’audace et de réalisme pour affronter les mutations contraignantes du monde à venir. La détermination française au Mali est un premier pas dans cette direction.

Nous devons ça à un influenceur...
Bon, mais la reculade du taiseux cyclothymique de l'Elysée, en ces jours d'hécatombe de chefs islamistes, parasite quelque peu le propos.  
Et le nom de l'auteur comique ? Christian Harbulot.

Il est tout de même directeur de l'École de guerre économique et directeur associé du cabinet de conseil Spin Partners, spécialisé en intelligence [sic] économique [pourquoi pas, au point où on en est] et lobbying.  Ch. Harbulot fut très sollicité par les media, rappelez-vous, lorsqu'éclata en 2011 une affaire d'espionnage industriel dans laquelle trois cadres de Renault furent incriminés sur des soupçons de vente de brevets non encore déposés.


Ses étudiants de 3e cycle sont issus des grandes écoles et universités: de futurs décideurs. Ca fout la pétoche !

dimanche 3 février 2013

Droit de vote aux étrangers: Désir veut débaucher Borloo

La proposition de Harlem Désir (PS) pour entraîner d'autres "humanistes" humilie Borloo 

Totalitaire socialiste
appelant à l'humanisme des autres
Le très honorable premier secrétaire coopté du PS, Désir H. a appelé Jean-Louis Borloo (UDI) à avoir le "courage" de se prononcer pour le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, pour entraîner d'autres parlementaires "humanistes" à faire de même.

Que connaît Désir H. en humanisme ?
"M. Borloo avait dit il y a quelques années qu'il était personnellement favorable. Je lui demande d'avoir le courage de faire un vote qui aille dans le sens de sa conviction personnelle", a déclaré Désir dimanche au "Forum" de Radio J.
"Si lui le fait, d'autres se sentiront probablement libérés et exprimeront leur conviction profonde. C'est le cas de beaucoup de ceux qui ont eu des responsabilités municipales et qui ont constaté que ça a beaucoup de sens", a raisonné le numéro un du PS.

Le président de l'UDI a réagi en réitérant sa position

"Lancer aujourd'hui (ce) débat est de nature à créer plus de troubles que d'apporter des solutions". "Tout comme le débat sur l'identité nationale en son temps, ce débat est totalement inapproprié", a affirmé M. Borloo dans un communiqué, rappelant son analyse d'une "opération de diversion".

Le vice-président du groupe centriste à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, a lui aussi refusé cette main tendu du PS: "L'UDI ne sera pas la roue de secours du Parti socialiste ! Harlem Désir s'illusionne complètement".

"Relancer (ce) débat au moment même du vote du mariage homosexuel constitue un nuage de fumée révoltant et un nouveau sujet de fracture pour le pays. Trop c'est trop !", a ajouté le député de Côte d'Or.

La gauche n'est pas consensuelle; elle n'est donc pas de taille

Le droit de vote des étrangers fait partie d'une série de sujets concernés par le projet de réforme constitutionnelle qui nécessite le soutien des 3/5e du Parlement. Il manque actuellement "34, 35 voix", selon Jean-Philippe (Harlem) Désir, pour envisager de la faire voter.
"Nous demandons à ceux qui se réclament de valeurs de fraternité, d'humanisme, aux centristes qui veulent être indépendants de l'UMP, de prendre position courageusement comme certains d'entre eux l'ont fait  -y compris de l'UMP [sic] - sur le mariage (homosexuel, ndlr), de montrer qu'ils ne sont pas que des cautions de M. Copé (président de l'UMP)", a lancé l'odieux Désir.

Est-il possible de faire adopter cette réforme avant les élections municipales de 2014? 
"L'objectif est que cela soit adopté le plus rapidement possible", a répondu l'humaniste socialiste.