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jeudi 29 décembre 2016

Affaire Sauvage: Hollande exerce une justice privée sous la pression d'associations manipulatrices contre la justice publique


Grâce partielle, puis complète pour Jacqueline Sauvage


Libération appelle ça: "Jacqueline Sauvage, un long chemin vers la liberté"

Les réactions au recul de Hollande face à la manipulation de l'opinion.
Retour des Femen, rhabillées
Le président Hollande a fait fi de la séparation des pouvoirs en accordant mercredi 28 une grâce totale à une individu particulière condamnée par un jury populaire d'Assises à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari violent.
Flanby a molli face à une décision de justice contre laquelle
les activistes de gauche, à force de lobbying auprès de parlementaires, d'interventions lourdement médiatisées et de pétitions, ont fabriqué un symbole des victimes de violences conjugales 

Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, la meurtrière, Jacqueline Sauvage, a finalement été libérée un 28 décembre au soir. L'annonce de la grâce totale de François Hollande a été rendue publique par l'Elysée sur... Twitter ce mercredi, pas même avant les fêtes de Noël, en catimini, pendant la trêve de fin d'année. "Le président de la République a estimé que la place de Mme Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de sa famille", a annoncé l’Élysée. 

Quelques réactions politiques à la grâce totale

Condamnée en Assises à dix ans de prison par un jury populaire pour le meurtre de son mari violent, la meurtrière est libérable immédiatement: 


- Valérie Boyer, porte-parole Les Républicains (LR) et membre du comité de soutien à Jacqueline Sauvage: "Je pense que la demi-mesure qui avait été prise l'année dernière n'avait permis de satisfaire ni les juges, ni l'appareil judiciaire, ni Mme Sauvage et sa famille, et qu'aujourd'hui François Hollande prend enfin une décision complète. Il fait en sorte que son droit de grâce, qui est prévu par la Constitution, puisse s'exercer pour Mme Sauvage, qui est devenue un symbole, un symbole des femmes battues, un symbole des victimes." [Et de la justice personnelle] (BFMTV) 

Les candidats à la primaire socialistes
étalent leurs sentiments "humanitaires"


- Juliette Méadel, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de l'Aide aux victimes: "#Jacqueline Sauvage enfin libre! Merci #françoishollande. Une grâce présidentielle à bon escient [sic]. [subreptice, tardive et en deux temps] #victime #equité" (godillot socialiste, sur Twitter) 



- Arnaud Montebourg, candidat à la primaire du PS et compagnon d'Aurélie Filippetti, femme battue (par l'économiste Thomas Piketty): "Je me réjouis de la grâce de Jacqueline Sauvage par @fhollande. Combattons sans relâche les violences faites aux femmes !" (Twitter)


- Vincent Peillon, autre candidat à la primaire encadrée par le PS: "La #grâce accordée à Jacqueline Sauvage est une très bonne nouvelle que je tiens à saluer, une décision courageuse [et hypocrite]." (Twitter) 


- Sylvia Pinel, candidate également à la primaire socialiste: "Je salue la décision de François Hollande #droitdegrace" (Twitter) 



- Benoît Hamon, encore un autre candidat à la primaire organisée par le PS: "Je salue le geste d'une grande humanité du président de la République de gracier Jacqueline Sauvage." (Twitter) 



- Philippe Vigier, UDI, qui n'est pas candidat mais porte-parole de François Fillon : "#JacquelineSauvage enfin libre et entourée des siens : un symbole fort dans la lutte incessante contre les violences faites aux femmes!" (Twitter)



- Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France: "Enfin la dénonciation de l'omerta dont les femmes victimes de violence font l'objet entendue. Décision forte & juste pour Jacqueline Sauvage" (Twitter)



- Florian Philippot, vice-président du Front national: "#JacquelineSauvage: enfin! Une bonne décision!" (Twitter) 



- Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI: François Hollande "a eu raison d'accorder une grâce totale à cette femme dont le martyr ['martyre', en français] a été compris par tous les Français". (Twitter)

Manquent Besancenot, Poutou ou Nathalie Arthaud et Mélenchon.

Triomphe de l'émotion, du politique et du populisme sur le droit.

lundi 15 avril 2013

Maison d'arrêt de Lille: évasion de la star des braqueurs

Évasion de Redoine Faïd : ce qu’on ne Nous dira pas

Au début des années 2000,
ce gangster multirécidiviste a été condamné à des peines qui auraient dû le maintenir en détention jusqu’en 2032. 
Secrétaire-général de l'Institut pour la Justice, juriste et criminologue, Xavier Bebin en dit plus dans Atlantico.

Redoine Faïd,ci-contre, gangster multirécidiviste, a commis un nombre incalculable de braquages et d’attaques de fourgons blindés, avec tirs à la kalachnikov sur les policiers, et a été condamné au début des années 2000 à des peines qui auraient dû assurer la sécurité des honnêtes gens jusqu’en 2032. Mais il a été libéré en 2009.

Dès 2010, c’est Aurélie Fouquet, une jeune policière municipale, mère de famille, qui en a payé le service de la nation de sa vie. Car Redoine Faïd est accusé d’avoir planifié le braquage dans lequel il l'a sacrifiée. La Justice le soupçonne même d’être l’homme qui, dans l’équipe des braqueurs, a personnellement tiré sur la policière.
Autre fait capital 
En 2005, Redoine Faïd avait été condamné à 3 ans de prison (supplémentaires !) pour avoir, depuis sa prison, planifié… un projet d’évasion ! Il avait notamment demandé, par téléphone, que ses complices achètent des armes et des explosifs.
Cette conduite, pour le moins peu exemplaire, n’a pas empêché Redoine Faïd d’être remis en liberté 4 ans plus tard, 20 ans avant la fin théorique de sa peine. Et cela ne l’a pas empêché, samedi dernier, de se procurer des explosifs en prison et de s’évader, lui que la police avait finalement réussi à interpeller en 2012, après des mois de cavale.

Alors, qui est responsable dans cette affaire ? Les juges ? L’administration pénitentiaire ? Ce sont surtout nos responsables politiques qui, à force d’humanisme hémiplégique, sensible au sort des détenus mais pas à celui des victimes, ont bâti un système judiciaire qui favorise l’insécurité au lieu de la combattre

Prenons le meurtre d’Aurélie Fouquet
Certes, c’est par la décision de juges d’applications des peines que Redoine Faïd a recouvré la liberté en 2009. Mais c’est d’abord la loi qui est en cause, car elle prévoit des mécanismes de confusion des peines, de remises de peine automatiques et de réductions supplémentaires particulièrement favorables aux condamnés.

Et l’évasion de ce samedi ? Faut-il blâmer les surveillants de l’administration pénitentiaire de ne pas avoir réalisé suffisamment de fouilles aux parloirs ? Non, les surveillants sont  en réalité les premières victimes d’un système qui les empêche de prendre les précautions qui s’imposent. Car en 2009, les responsables politiques de gauche comme de droite ont décidé d’interdire les « fouilles intégrales » systématiques à la sortie du parloir. Et lorsque les surveillants de prison ont manifesté contre ces dangereuses dispositions en novembre dernier, Christiane Taubira, plutôt que de changer la loi, en a réaffirmé le principe.

Ces fouilles intégrales, nous disent les bonnes âmes, sont « contraires à la dignité humaine et aux libertés fondamentales ». Mais n’est-il pas contraire aux droits fondamentaux des personnels pénitentiaires, et de la population en général, de les mettre en danger en facilitant les évasions violentes de détenus particulièrement dangereux ?
Comment ne pas comprendre que si l’on n’autorise les fouilles que pour les caïds les plus dangereux, ceux-ci trouveront sans peine des condamnés moins suspects et les forceront à faire passer des armes ou des explosifs au parloir !


Le comble est que l’évasion de ce braqueur se produit quelques jours seulement après la décision de François Hollande de gracier partiellement un braqueur multirécidiviste, qui a précisément le même profil que Redoine Faïd. L’homme s’appelle Philippe El Shennawy. Lui aussi devait rester en prison jusqu’en 2032. Lui aussi a été condamné par de nombreuses cours d’Assises pour des braquages à répétition. Lui aussi s’est évadé de prison, prenant des otages. Lui aussi s’est fait arrêter, en cavale en 2005, alors qu’il préparait un nouveau braquage.

Mais François Hollande vient de décider de lui accorder une grâce partielle
, pour la seule raison qu’il n’a pas (encore) de « sang sur les mains ». Et un juge ne manquera pas de le libérer dans les mois qui viennent – vingt ans avant la fin de sa peine.

Nul ne sait s’il récidivera. Mais
on ne peut pas attendre que les « faits divers » dramatiques s’accumulent pour décider, enfin, de recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens.

jeudi 25 décembre 2008

J.-P. Kauffmann, ancien otage, approuve la grâce de J-Ch. Marchiani

Le PS s’acharne encore sur une victime

Le journaliste Jean-Paul Kaufmann (au centre, dans la photo de gauche ) approuve naturellement la grâce présidentielle accordée par Nicolas Sarkozy à Jean-Charles Marchiani, l'homme qui avait contribué à sa libération.

Ce journaliste
(1944, , à l'A*P, puis au "Matin de Paris" dès 1977, avant de devenir grand reporter à "L'Evénement du Jeudi", il a été enlevé à Beyrouth, et détenu de mai 1985 à mai 1988 avec ses 4 autres compagnons d'infortune - Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

Jean-Paul Kauffmann rappelle que lorsqu'il était otage au Liban, Jean-Charles Marchiani était venu le sauver, au risque de sa vie, "un revolver à la main".

Les socialistes … désapprouvent !

La grâce partielle accordée par Nicolas Sarkozy à l'ancien préfet du Var, écroué depuis le 26 mai pour trafic d'influence, a suscité l'indignation du premier secrétaire du PS Martine Aubry et de
la gauche.
Me Jacques Trémolet de Villers, avocat du détenu, a déposé une demande de libération conditionnelle, quelques heures après le décision du président de la République, selon Le Figaro. La décision devrait être rendue début janvier.
L'Elysée a réduit de six mois la peine de trois ans de prison ferme que purge Jean-Charles Marchiani, personnage controversé, encore actuellement jugé en correctionnelle à Paris dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola.

Les socialistes ne connaissent pas la Constitution…

> La gauche polémique et dénonce "le fait du prince".

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, juge cette décision indéfendable."La grâce partielle accordée à M. Marchiani est d'autant plus injustifiable que le président refuse des réductions de peines et des remises en liberté anticipées même pour des faits mineurs", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
> C’est pourtant une prérogative du Président de la République.
Le droit de grâce présidentiel n’est pas une innovation de la Cinquième République. La Constitution de 1958 accorde ce pouvoir à l’élu du peuple au suffrage universel. Il est inscrit à l’article 17 : « Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel. »

Paul Touvier
, milicien coupable de crime contre l'humanité, condamné à mort (1967), fugitif, est gracié par le président Georges Pompidou, le 23 novembre 1971.

Omar Raddad
, le jardinier marocain condamné en 1994 pour meurtre (1991) d'une de ses clientes, Ghislaine Marchal, une veuve fortunée, a bénéficié de la grâce présidentielle de Jacques Chirac, en 1998. En 2008, Omar Raddad change d'avocat. Il révoque Me Vergès et choisit Me Sylvie Noachovitch pour déposer une nouvelle requête en révision (la première ayant été rejetée en 2002). Le mensuel Le Courrier de l'Atlas (N°20, novembre 2008), révèle que le détective privé de Raddad, Roger-Marc Moreau, s'apprète à demander à la garde des Sceaux, Rachida Dati, l'enregistrement des ADN retrouvés sur la porte au fichier national ADN.

Le député communiste de la Somme Maxime Gremetz a bénéficié d'une grâce individuelle en 2002, qui lui a permis de retrouver son siège de parlementaire.
En 1998, il entra avec sa voiture dans un lieu interdit aux véhicules pour réclamer la gratuité d'une autoroute, bousculant au passage un officier de gendarmerie et provoquant une vive altercation avec Charles Baur, président du Conseil Régional de Picardie, ainsi qu’avec le maire d'Amiens, Gilles de Robien. (Lire PaSiDupes)

Le président de la République Nicolas Sarkozy n'a exercé la grâce présidentielle du 14 Juillet, ni en 2007, ni en 2008.


Le journaliste essaie de faire comprendre aux socialistes

>
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a salué la décision du président.

> "Il y a vingt ans, c'était un héros. On dit aujourd'hui de lui que c'est le diable, un voyou - je sais que cela est faux. Dans quelques années, il redeviendra un preux chevalier", explique
Jean-Paul Kauffmann.
"Mais c'est avant tout un homme de l'ombre ; son tort aura peut-être été de s'exposer en devenant préfet. La lumière, quelquefois, tue", ajoute-t-il.
Dans le Figaro de jeudi, l'ex-otage souligne d’ailleurs que la remise en liberté de l'ancien préfet "n'est pas automatique" et qu'elle devra être acceptée ou non par un juge d'application des peines courant janvier.
Jean-Charles Marchiani a également participé à la libération d’otages en 1995 en Bosnie et assure avoir toujours servi l'Etat.

Histoire
Jean-Paul Kaufmann, à gauche, aux obsèques de son ami otage, Seurat, mort en captivité.

"Ils reviennent de l’enfer : trois ans de détention aux mains d’un mouvement fondamentaliste musulman dont le nom commence tout juste à se faire connaître : Le Jihad islamique. Leurs ravisseurs exigeaient l’arrêt du soutien français à Bagdad dans la guerre que se livraient l’Iran et l’Irak. A trois jours de l’élection présidentielle opposant François Mitterrand à Jacques Chirac, ils sont accueillis sur le tarmac par Jacques Chirac, alors Premier ministre, et Charles Pasqua, son ministre de l’intérieur. C’est la fin d’un cauchemar pour les trois hommes et leurs familles, et l’aboutissement d’une longue bataille à laquelle les autorités françaises de tous bords ont participé, mais aussi la presse et les Français qui ont été nombreux à manifester pour leur libération. Les restes de Michel Seurat ne seront rapatriés en France qu’en 2006." (France Info)