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lundi 28 janvier 2019

Tarascon : un commando lourdement armé fait évader un détenu fiché dangereux

Trois agents de l'administration pénitentiaire attaqués devant le tribunal de Grande Instance

Le détenu devait être présenté devant un juge d'instruction dans la matinée 

Une atteinte à un symbole de la République ?
(Tribunal de Grande instance de Tarascon)
L'escorte pénitentiaire  du délinquant a été attaquée au centre de la ville ce lundi 28 janvier au matin à son arrivée au tribunal de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Un commando de complices "lourdement armé" l'a libéré, a indiqué le procureur de la République. 

Vers 08h30, trois malfaiteurs ont fait irruption devant le palais de justice, à proximité d'un lycée du centre ville. Ils ont neutralisé les trois agents de l'administration pénitentiaire qui escortaient un détenu en provenance du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault).

Plusieurs coups de feu ont retenti

Le commando d'assaillants a tiré "plusieurs coups de feu", sans faire de blessés, a précisé le magistrat. En revanche, ils ont  menacé et frappé violemment les fonctionnaires.
Les agents pénitentiaires, partis de Béziers avec le détenu lundi matin, "étaient descendus du véhicule pour sonner à l'entrée du TGI, lorsque des hommes armés leur sont tombés dessus", a raconté Nicolas Burtz, responsable local du syndical FO pénitentiaire. Une fonctionnaire qui refusait de lâcher le détenu a reçu un coup sur la tête, a-t-il précisé. 
Une enquête administrative est en cours pour "déterminer si la classification de l'escorte était suffisante par rapport à la dangerosité du détenu", indique le syndicaliste.

"Ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau," gronde le représentant CGT pénitentiaire, Karim Terki.

Anonymé, le détenu qui s'est évadé est âgé de 27 ans. Il était écroué, en détention provisoire, depuis le 26 septembre 2017, "pour vol avec arme, vol aggravé, association de malfaiteurs", a précisé l'administration pénitentiaire. Selon une source proche du dossier, il était poursuivi dans quatre affaires, et était notamment l'auteur de plusieurs vols de voiture avec violence, commis à Aix-en-Provence et Tarascon.

Les évasions se multiplient

Une autre évasion humiliante, celle de Redoine Faïd.
Le braqueur récidiviste Rédoine Faïd (ici, en 2010) était toujours en fuite lundi après son évasion spectaculaire la veille par hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Au coeur de l'été 2018, le braqueur le plus recherché du pays avait faussé compagnie aux personnels de Nicole Belloubet à de la prison de Réau, Seine-et-Marne, avec cette fois des complices, en hélicoptère : il s'était posé dans la cour d'honneur.
Il aura fallu trois mois d'enquête pour mettre un terme à cette cavale. Condamné à 25 ans de prison en avril 2018 pour l'affaire de la fusillade de Villiers-sur-Marne, où une policière a perdu la vie, il a été identifié et interpellé, dissimulé sous une burqa.

La précédente évasion à celle de Tarascon ne remonte qu'au dimanche 30 décembre après-midi, à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). 
Malgré les tirs de surveillants, un détenu de 29 ans a réussi à escalader le mur d’enceinte avec une échelle de cordes et de draps. Connu pour des faits de banditisme (extorsion, escroquerie et vol avec effraction commis en bande organisée entre février et avril 2016), le détenu était pourtant "particulièrement surveillé", après avoir tenté lui aussi de s'évader d'un tribunal. 

Un récidiviste déjà condamné pour des faits similaires en 2016.
Pourtant classé DPS (détenu particulièrement surveillé) par l'administration pénitentiaire, depuis son évasion en 2016 du tribunal de Créteil, alors qu'il venait d'écoper de huit ans de prison, il lui avait suffi de "bousculer" les policiers chargés de sa garde. Il est ainsi parvenu à franchir, seul, le mur d'enceinte de la prison, avant de prendre la fuite à pied. 
L'individu avait même réussi à "emmener avec lui des draps, ni vu, ni connu, pour pouvoir escalader le grillage, les murs et passer les concertina [des fils de barbelés munis de lames très coupantes] pour éviter de se couper", souligne Emmanuel Bodin, le secrétaire général du syndicat FO Pénitentiaire. 

Son nom, Nicolas B., a été rendu public. 
En revanche, les autorités ne révèlent pas celui de l'évadé de Tarascon mais, de "source proche de l'enquête", le fugitif serait Thomas Bras, écroué pour vol et cambriolage. Il court toujours...
Il s’est notamment évadé deux fois du commissariat de Villejuif lors de gardes à vues, ainsi que du Tribunal de Créteil lors de son procès en décembre 2016. Il était libérable en 2026.

Le système pénitentiaire à nouveau en question

Après les évasions en série de la Maison d'arrêt de Lille-Sequedin (Nord), théâtre de la spectaculaire évasion de Redoine Faïd, en faisant sauter plusieurs portes de la prison, en avril 2013, un précédent détenu s'était échappé, menottes aux mains, mais en douce et non à coups d'explosifs, et ce récidiviste pour trafic de stupéfiants court toujours, comme le multi-récidiviste Antonio Ferrara qui, malgré son palmarès, n'est plus détenu à l'isolement. Condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes, le 12 mars 2003, tandis que son ancien avocat, Karim Achoui, est condamné à sept ans d'emprisonnement pour complicité, mais relaxé, tandis que Ferrara est condamné à une peine de 12 ans.

Cette série d'évasions survient alors qu'en août, une enquête avait été ouverte après le survol par deux drones de la prison de Fresnes, l'une des plus grandes de France, qui compte quelque 2500 détenus.

vendredi 11 août 2017

Prison festive en Savoie

Des détenus tournent un clip en prison

Les détenus s'éclatent aux frais de la collectivité...

Une grosse dizaine de détenus a publié un clip de rap tourné dans la prison d'Aiton. Située en Savoie, dans la commune d'Aiguebelle près de Saint-Jean-de-Maurienne, elle est particulièrement conviviale

YouTube a accueilli ce clip de rap lundi et les images tournées au portable les montrent, à visages découverts, faisant la fête, jouant à la console et faisant de la musculation ou fumant dans leurs cellules.

La vidéo a été filmée dans l'enceinte même du centre pénitentiaire, précise Le Dauphiné Libéré qui livre l'information le premierMais le journal Le Parisien sympathise et titre : "le rap carcéral fait le buzz"...

Ce tournage illégal n'est pas une première dans la prison

Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Selon France Bleu, ce tournage serait dû à un rappeur grenoblois, connu sous le pseudonyme de Bibicraveur (ci-contre). L'auteur du morceau aurait d'ailleurs réalisé plusieurs vidéos du même genre dans les murs de la prison d'Aiton.

Ce que la presse occulte, c'est que ce rappeur est un militant palestinien, sans être antisémite, évidemment.

VOIR et ENTENDRE un exemple de radicalisation des quartiers que le pouvoir et donc la presse imputent au système pénitentiaire : 

Certaines scènes se déroulent dans une ambiance de fête des voisins. 
Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Lui-même détenu dans cette maison d'arrêt ouverte en 1992, le rappeur grenoblois Bibi Craveur a mis en ligne le clip de sa chanson Afro Rate, rapporte France Bleu Pays de Savoie. 

Dans cette vidéo, une dizaine de détenus font la fête, tranquillement installés autour d'un sorte de banquet, tartes aux pommes et petits gâteaux disposés sur la table.  Des scènes tournées à l'aide de téléphones portables, interdits en prison. 

Mercredi, le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête pour utilisation de téléphones portables dans un lieu de détention, un servicee pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)  qui peut accueillir jusqu'à 430 détenus, moitié en maison d’arrêt (peines inférieures à un an), moitié en centre de détention (peines supérieures à un an, en moyenne ici de 3 à 5 ans), avec des offres de formation professionnelle (cuisinier, agent de restauration, actions micro informatique, espaces verts, etc).

Résultat de recherche d'images pour "maison d'arrêt Aiton"

Pour mémoire, un trafiquant de cannabis importé du Maroc, via l'Espagne, jusqu'à Lyon, avec des ramifications à Grenoble, Saint-Etienne mais encore Paris où des 'correspondants' traitaient aussi avec Londres, le Danemark, la Belgique et l'Italie,
et arrêté au volant d’une Audi RS 6, au beau milieu d’un convoi rapide (GO Fast), alors qu'il transportait 660 kgs de shit, Mohamed Bessame s'était illustré en s'évadant par hélicoptère de la prison d'Aiton fin 2005, hélitreuillé comme Macron en 2017.
Le 30 août 2016, deux détenus du CD (8B) s'étaient retranchés et barricadés dans la salle de musculation, munis d'armes ...

Ce n'est pas la première fois que des clips de rap sont tournés illégalement en détention. 

En janvier dernier, le rappeur marseillais Elams avait filmé un clip à l'intérieur du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes, à l'insu du personnel de surveillance, avait rapporté Franceinfo.

Résultat de recherche d'images pour "Elams"Sur Twitter, le rappeur Marseillais Elams a menacé  de  tourner un nouveau clip en prison s’il retourne derrière les barreaux à cause de cette infraction. 
Le jeune homme de 22 ans avait d'ailleurs fait de la provocation en mettant tranquillement en ligne mercredi dernier sur YouTube la vidéo de son morceau "Prétoire", tournée l’été dernier dans les murs de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône).
Il y a cinq jours, alors que l'artiste était en pleine réalisation de son clip pour son nouveau morceau 'Macron', plusieurs policiers sont intervenus et le tournage du clip a finalement fini en course poursuite. Le rappeur est toujours en fuite. Son prochain clip sera peut-être 'Etat d'urgence'.
Le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête....

jeudi 13 avril 2017

La colère des surveillants de Fleury-Mérogis (Essonne) gagne Villepinte (Seine-Saint-Denis)

Des surveillants bloquent la prison de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale

Plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France bloquent l'entrée de cette maison d'arrêt de Seine-Saint-Denis.

Une première soixantaine de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France dénonce la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes". Ils bloquent l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis 6 heures, ce jeudi 13 avril.  Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué sur lesquelles on pouvait lire "Ma prison va craquer" ont été dressées devant la prison. Les manifestants bloquent l'entrée de la maison d'arrêt depuis jeudi matin. Un tas de pneus et de palettes a été enflammé, peu avant 7h30, par les surveillants, qui souhaitent "lancer un appel au secours, un SOS".
Un "appel à une mobilisation générale" avait été lancé une semaine plus tôt par plusieurs syndicats.
Les surveillants de la prison de Villepinte réclament "un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", selon Erwan Saoudi, délégué FO. La directrice de la maison d'arrêt avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%, soit 1 132 détenus pour 582 places.

La colère se propage 

Des surveillants de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) protestent lundi 10 avril contre la récente agression de six de leurs collègues. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) durant quelques heures (photo ci-dessus). "Quand vous ouvrez le matin, vous n'avez pas un problème, vous risquez d'en avoir deux, voire trois", a expliqué Philippe Kuhn, surveillant à Villepinte depuis 15 ans, sur franceinfo.
"On a une agression tous les deux jours, et ça ce 
Les surveillants en colère de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé mercredi soir de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire, avec de nouvelles actions à venir pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe.pl
Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse.
Après les gardiens de Fleury-Mérogis, ceux de Villepinte passent à l'action (ci-dessus)Les syndicats ont lancé un brasier devant la maison d'arrêt de Villepinte pour lancer un "SOS"
Les manifestants ont également entonné La Marseillaise, brandissant des pancartes "Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité". 



dimanche 2 avril 2017

Surpopulation carcérale: la directrice de la prison de Villepinte refuse d'accueillir de nouveaux détenus

Hollande et Urvoas étaient venus à Villepinte, vanter la politique pénitentiaire de Taubira...

Les 190 détenus du bâtiment E de la prison de Villepinte ont une clé qui leur permet de fermer leur cellule quand ils sortent

Façade arborée de la prison de Villepinte,
lors de la visite de Hollande

L'arbre qui cache la forêt. 

Le président de la République et le ministre de la Justice avaient fait un passage à la maison d’arrêt de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Cette prison enferme plus de 1.100 prisonniers pour une capacité initiale de 587 places. Mais c'est un module très particulier que le président François Hollande et le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, ont fait la promotion au cours de leur déplacement de propagande : le module Respect lancé en septembre à titre expérimental auprès d’un peu moins de 200 prisonniers sous l’impulsion de la directrice, Léa Poplin. 

Le ministère de la Justice a passé un deal avec certains détenus.
Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Les détenus volontaires sont sélectionnés et s’engagent à participer à un programme d’activités chaque jour. En contrepartie, leur cellule est ouverte la journée et ils en détiennent la clé, en journée, le matin ou l’après-midi. Les écarts de conduite sont sanctionnés par un retour en détention normale. Villepinte est la première maison d’arrêt de France à tenter l’expérience de ce module sur le modèle de l'Espagne depuis plusieurs années.

La prison de Villepinte, remplie à 201%, ne peut plus accueillir de détenus

L'envers du décor
A la vérité, les incidents ne cessent de se multiplier et empirer, selon les syndicats, alors que certains détenus dorment par terre ou que des adultes sont logés dans le quartier des mineurs.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
La maison d'arrêt de Villepinte, dont le taux d'occupation a atteint le record de 201%, n'est tout simplement plus en mesure "physiquement" d'accueillir de nouveaux détenus, a prévenu sa directrice dans une lettre adressée aux magistrats.
"La directrice a sollicité la Justice pour qu'on trouve des solutions, et la nécessité faisant loi, cette directrice n'a rien trouvé de mieux que de proposer des libérations conditionnelles ou des aménagements de peine" (bracelets électroniques, etc.).
Il ne s'agit pas d'une décision prise sur un coup de tête ou d'un signe de rébellion, car la maison d'arrêt de Villepinte héberge 1.132 détenus est saturée.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Il s'agit "d'accélérer le processus judiciaire pour ceux qui le méritent, fait valoir la littérature gouvernementale et évidemment pas d'ouvrir grand les portes de Villepinte", a assuré cette source qui a préféré garder l'anonyme, précisant toutefois, très loquace, que depuis mardi, le TGI de Bobigny "n'envoie plus personne à Villepinte". 
Le courriel de la directrice a été adressé mardi aux présidents et procureur des tribunaux de Grande Instance de Bobigny et Paris, qui orientent des prévenus en attente de procès et des condamnés à des peines inférieures à deux ans vers cet établissement.

Des conditions de détention indignes

Les magistrats assurent - et ce serait nouveau - qu'ils excluent d'"abaisser la réponse pénale" aux actes de délinquance ordinaire et se disent mis dans l'embarras, car ils ne veulent pas aggraver la situation déjà critique à la maison d'arrêt. Leur soutien politique au gouvernement et leur silence de cinq longues années a conduit le système pénitentiaire dans l'impasse qu'ils déplorent aujourd'hui, à l'heure de l'alternance. 

Des détenus qui "dorment par terre" ou sont logés dans le quartier des mineurs, des personnels "à bout", des incidents qui se multiplient: selon Philippe Kuhn, délégué régional du syndicat de surveillants SPS, affilié à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires et sans cesse attaqué pars l'UGSP-CGT qui serait seul à défendre "des valeurs humanistes et internationalistes" (sic), Villepinte est au bord de la rupture.

La situation dans la maison d'arrêt est explosive, du fait de la surpopulation, de l'accès aux soins, au travail et au sport. "Ce ne sont pas des conditions d'accueil dignes. Comment voulez-vous qu'ils nous respectent?", a encore interrogé le syndicaliste.

jeudi 4 août 2016

Prise d'otage au couteau à la maison d'arrêt du Mans, ce matin

Un surveillant retenu quatre heures sous la menace

Au moins un surveillant a été retenu en otage par un dangereux détenu, jeudi, à la maison d’arrêt du Mans
-Les Croisettes 

Maison d'arrêt de Coulaines (72) 
Le preneur d’otage demandait son changement de centre pénitentiaire, invoquant le besoin de "rapprochement familial", révèle une source syndicale, jeudi. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, s'est en revanche chargé de l'annonce de la fin de cette prise d’otage - à 13h30 - à la maison d'arrêt de Coulaines, ci-dessus, précisant par tweet: "Grâce au sang-froid des personnels et au courage du surveillant".

L'un des deux détenus qui se trouvaient dans la cellule a profité de l'ouverture de sa cellule pour prendre le surveillant en otage, avec une "lame de ciseaux et le pistolet du gardien", précise France Bleue. Celui-ci est sain et sauf. Le rôle de l'autre prisonnier n'est pas clairement établi.
Cette maison d'arrêt reçoit les prévenus (détenus en attente de jugement), ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.
Le ministre a flatté le personnel pénitentiaire
Il est en effet sur ses gardes, comme à chaque période estivale, et a donc adressé "un grand merci à ceux qui ont contribué à ce dénouement", notamment au Raid, et un "salut particulier au surveillant menacé" par un détenu au cours de la matinée. 

Le surveillant avait été pris en otage en début de matinée. Une cellule de crise avait été ouverte et des membres du Raid et des Eris (Équipes régionales d’intervention et de sécurité), spécialisées pour les interventions en milieu pénitentiaire. dépêchés sur place.  
La maison d'arrêt du Mans-Les Croisettes (Coulaines) a ouvert ses portes en janvier 2010.  Son projet architectural s'est fondé sur des objectifs de sectorisation et de contrôle des détenus, d'espace et de communication pour les personnels de surveillance. Il intègre une recherche constante de qualité spatiale, ouverte et variée (lumière, espace paysagé, couleur...). L'établissement bénéficie d'innovations techniques. Il est équipé de moyens de haute technologie (télémédecine à l'UCSA, visioconférence dans les parloirs avocats permettant d'éviter les extractions...) et de panneaux solaires. Un tri sélectif est également mis en place en détention.
Informée par une source syndicale, l'AFP précise que le preneur d’otage demandait son transfert du Mans à Alençon. 

Le centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe dans l'Orne est situé à 55 kms
Or, Alençon-Condé, située dans l'Orne à 80 minutes au nord du Mans, est la prison la plus sécurisée de France. Ouverte il y a neuf mois, la prison se veut un modèle du genre : trois bâtiments parfaitement étanches, des cellules fermées en permanence, des détenus maintenus à l’isolement, un encadrement de 189 surveillants pour 68 détenus… Particulièrement indiquée, à 190 kms de Paris, pour le terroriste islamiste Salah Abdeslam.

Mais elle accueille les détenus considérés comme les plus dangereux, les plus violents, exclus de tous les autres établissements. Pourtant, depuis l’ouverture le 29 mai 2013, la centrale a connu dix-huit agressions physiques significatives.
Le personnel est traumatisé, les jeunes avocats commis d'office -tels des enseignants stagiaires dans le 9.3- rechignent à venir voir leurs clients. 

Le 30 avril 2013, la Garde des sceaux, ministre de la Justice, ci-contre, Christiane Taubira, a inauguré le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé sur Sarthe, dont le quartier pour peines aménagées a été mis en service le 8 janvier dernier.
L’administration le reconnaît : les surveillants n’ont pas été suffisamment préparés au rapport de force instauré par ces détenus. Et la dureté du régime imposé à ces pensionnaires, privés de toute vie collective, peut avoir des effets dramatiques sur leur niveau de violence.
Le rebelle du Mans aurait été "condamné pour trafic de stupéfiants et serait libérable en 2021". Il serait en outre "sous le coup d’un mandat de dépôt pour tentative de meurtre", selon cette même source. D’après l'informateur policier, le preneur d’otage était armé d’un couteau, ce qui donne un indice sur ses origines non clairement révélées.

mercredi 18 novembre 2015

Assassinats islamistes de masse à Paris: la minute de silence conspuée à la prison de Fresnes

L'hommage aux victimes des assassinats perturbé par les cris et huées de détenus de la maison d'arrêt de Fresnes

Une vidéo laisse entendre des cris et des huées à la maison d'arrêt de Fresnes 


lors de la minute de silence observée par ailleurs en de Paris. Un surveillant de l'établissement confirme la scène à L'Express.

Des détenus de la maison d'arrêt de Fresnes ont-ils hué, crié, voire manifesté de la joie, lors de la minute de silence en hommage aux victimes des carnages de Paris sont attestés par une vidéo mise en ligne lundi soir par un site d'extrême droite: et pourquoi pas d'extrême gauche? Rapidement devenue virale, elle montre la cour de sport intérieure et l'une des façades de la prison alors que de nombreux cris indistincts émanent des cellules. 

Rien ne prouve que la scène se soit bien déroulée pendant la minute de silence et donc que les détenus ne respectaient pas l'hommage aux victimes. Mais contactée par L'Express, la direction de la prison préfère ne pas nier et indique ne "pas être disponible pour le moment" et n'a donc ni infirmé ni confirmé l'information... Aveu implicite.

Mais si L'Express n'est pas en mesure d'authentifier la vidéo, Yoan Karar, surveillant pénitentiaire et délégué syndical FO à la prison de Fresnes confirme que la minute de silence "a bien été huée". 

Il précise également à L'Express que la vidéo a bien été prise "de l'intérieur de la maison d'arrêt".


Présent dans les murs lors de la minute de silence, il affirme que ses collègues et lui "n'étaient pas vraiment étonnés" puisque "c'était déjà la même chose lors de la minute de silence pour Charlie Hebdo", après les tueries par des djihadistes français en janvier 2015. "Par contre, je ne pourrais pas vous dire si le vacarme venait du côté des détenus radicalisés ou des conventionnels", indique-t-il encore. 

Le surveillant ajoute que la radicalisation des détenus de la prison de Fresnes "augmente avec le temps". "Les appels à la prière par exemple, ça n'existait pas il y a quelques années", aujourd'hui "c'est de plus en plus", tout comme "le prosélytisme". "Il y a toujours eu des mouvances dans les prisons. Mais là, c'est plus compliqué à gérer", estime Yoan Karar. 

Cris de joies et applaudissements vendredi soir

Dans son édition de lundi, La Voix du Nord, rapportait "des cris de joie et des applaudissements", vendredi soir, au moment où les attentats ont été portés à la connaissance du public, dans les maisons d'arrêt de Vendin-le-Vieil et de Sequedin. "On croyait que la France avait marqué un but contre l'Allemagne, mais non, c'étaient des réactions à l'annonce des attentats de Paris", expliquait un surveillant abasourdi. 

Là encore, le fait s'explique par le rassemblement de nombreux détenus radicalisés. "On en a deux ou trois qui ont eu, suite à tout ça, des propos pro-Daesh. Il y en a même un qui voulait couper ma tête! Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse contre des gens dont le but est de mourir pour Daesh ?", confiait Grégory Strzempek, délégué du syndicat pénitentiaire UFAP local, au journal.

L'hebdomadaire Marianne raconte en revanche une autre histoire. 
Celle de prisonniers concernés. "Quand on sortait sur Paris, en provenance de la Seine-Saint-Denis, on atterrissait toujours du côté de Charonne et Bastille", raconte l'un d'eux. Selon le magazine, certains radicaux seraient restés dans leur cellule après les attentats, redoutant la réaction de leurs co-détenus. "Ceux qui ont encore un cerveau et arrivent à réfléchir sont juste dégoûtés par ces actes barbares", raconte un autre détenu du sud de la France. Non identifié: le secret des sources jette la suspicion sur la fiabilité de tels propos, réels ou inventés pour les besoins d'une cause douteuse.

lundi 18 novembre 2013

Trois jeunes agressent le ...préfet de Haute-Savoie

Les trois jeunes de "type européen" (?) ont été écroués vendredi soir 

Ils avaient aspergé de gaz lacrymogène le préfet de Haute-Savoie qui participait à une opération de contrôle
de la brigade anti-criminalité (BAC).  

Premier gazage de préfet à l'actif de Hollande
Selon Le Dauphiné Libéré qui a révélé l'affaire, le préfet Georges-François Leclerc accompagnait un équipage de la BAC de nuit jeudi soir dans un quartier de Thonon-les-Bains réputé "sensible", lorsqu'un contrôle a dégénéré vers 22h30.
Les policiers ont voulu contrôler un jeune de 19 ans connu comme revendeur de stupéfiants et porteur de cannabis, mais celui-ci a refusé de monter dans la voiture des policiers et ameuté le quartier en criant. Des proches ont accouru à sa rescousse et l'affrontement a pris une vilaine tournure.

Une trentaine de jeunes ont alors pris à partie le préfet et les deux policiers, dont un a été roué de coups à terre, et l'un des agresseurs a utilisé une bombe de gaz lacrymogène qui a atteint le préfet.

Les "individus" ont été 
jugés en comparution immédiate
lundi après-midi au tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains. Le dealer Valentin Manikakis a été condamné à un an d’emprisonnement avec révocation de ses sursis antérieurs (10 mois), son frère, Georgios à 8 mois et Nadir Naim à un an pour avoir aspergé les représentants de l’ordre dont le préfet et dégradé les véhicules de police

Tous trois ont été reconduits à la maison d’arrêt...
Selon une source proche de l'enquête, les trois jeunes gens ont été placés en garde à vue après les faits, dont l'auteur du gazage interpellé vendredi matin, puis présentés à un juge de la liberté et de la détention. Ils ont été écroués vendredi soir à la maison d'arrêt de Bonneville (Haute-Savoie).

Un "signal d'alerte très grave", mais pour qui ?
Marine Le Pen, la présidente du Front national, a estimé ce samedi que cette agression d'un haut-fonctionnaire de l'Etat dans l'exercice de ses fonctions, est "un signal d'alerte très grave".
C'est un événement très grave que le gouvernement semble vouloir minimiser par son silence alors qu'il devrait l'alerter au plus haut point", a ajouté la présidente du FN dans un communiqué.

Pour la dirigeante frontiste, "un nouveau seuil a en effet été franchi dans le remplacement de la loi de République par la loi des caïds". "C'est l'Etat et la République qui sont défiés, c'est le bilan désastreux de Manuel Valls qui est mis en cause, grand ministre dans la parole et le mensonge mais tout petit ministre dans l'action", a-t-elle ajouté.

"La spirale de la violence qui frappe notre pays depuis des années n'a jusqu'ici trouvé face à elle que le laxisme et les effets de manche de l'UMP et du PS", a poursuivi Marine Le Pen, en estimant qu'il est "plus que temps de tourner le dos à ces années de mollesse pour choisir la tolérance zéro, la réhabilitation de la sanction et le rétablissement de l'ordre républicain partout en France".

Plus personne n'ose plus parler derrière Marine Le Pen et exprimer un avis semblable: la gauche rend-elle service à la population ?

Quant à la ministre de la Justice,
Christiane Taubira, saura-t-elle les garder au frais le temps qu'ils accomplissent l'intégralité de leurs peines ou les relâchera-t-elle par respect pour le travail des forces de l'ordre ?
Samedi, en attendant, Georges-François Leclerc, préfet de Valls et Hollande, a exprimé son "estime et son admiration pour les policiers du commissariat du Léman".

 

mercredi 16 octobre 2013

Evasion de Redoine Faïd: mise en cause d'un gardien de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison a été placé en garde à vue

Les enquêteurs tentent toujours de déterminer si le malfrat a bénéficié de complicités
, 
six mois après l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison de Sequedin, à quelques kilomètres à l'ouest de Lille dans le Nord, a été placé en garde à vue ce mercredi matin, a indiqué un représentant syndical. "Un de nos collègues de Sequedin est placé en garde à vue depuis ce matin", a déclaré Stéphane Lecerf, de l'UFAP-UNSA-justice. "Nous savons que ce pourrait être dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de l'évasion de Redoine Faïd, selon des bruits qui circulent, mais nous n'en avons pas confirmation", a ajouté le représentant des gardiens de prison. 
"Si vraiment un collègue avait trempé dans cette évasion, ça serait compliqué pour les gardiens", a souligné S. Lecerf, invoquant la présomption d'innocence pour toute personne entendue. 
Le Parquet se refuse à tout commentaire. 

Deux détenus interrogés
Ironie de la pancarte...

Deux détenus extraits de la maison d'arrêt de Sequedin sont interrogés depuis lundi dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont a pu bénéficier Redoine Faïd lors de son évasion, leur garde à vue ayant été prolongée.

Spécialisé dans l'attaque de fourgons blindés,
Redoine Faïd s'était évadé le 13 avril à l'aide d'une arme, d'explosifs et en prenant en otage quatre surveillants

Il avait été interpellé un mois et demi plus tard dans un hôtel de Seine-et-MarneDepuis, il est à nouveau incarcéré dans un grand établissement pénitentiaire de la région parisienne dont le nom n'a pas été précisé et l'enquête se poursuit pour déterminer les complicités éventuelles, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le Parquet de Lille.

L'individu est à nouveau soupçonné dans une attaque à main armée à Villiers-sur-Marne (94) lors de laquelle une policière municipale de 26 ans, Aurélie Fouquet, est tuée en mai 2010.