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vendredi 11 août 2017

Prison festive en Savoie

Des détenus tournent un clip en prison

Les détenus s'éclatent aux frais de la collectivité...

Une grosse dizaine de détenus a publié un clip de rap tourné dans la prison d'Aiton. Située en Savoie, dans la commune d'Aiguebelle près de Saint-Jean-de-Maurienne, elle est particulièrement conviviale

YouTube a accueilli ce clip de rap lundi et les images tournées au portable les montrent, à visages découverts, faisant la fête, jouant à la console et faisant de la musculation ou fumant dans leurs cellules.

La vidéo a été filmée dans l'enceinte même du centre pénitentiaire, précise Le Dauphiné Libéré qui livre l'information le premierMais le journal Le Parisien sympathise et titre : "le rap carcéral fait le buzz"...

Ce tournage illégal n'est pas une première dans la prison

Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Selon France Bleu, ce tournage serait dû à un rappeur grenoblois, connu sous le pseudonyme de Bibicraveur (ci-contre). L'auteur du morceau aurait d'ailleurs réalisé plusieurs vidéos du même genre dans les murs de la prison d'Aiton.

Ce que la presse occulte, c'est que ce rappeur est un militant palestinien, sans être antisémite, évidemment.

VOIR et ENTENDRE un exemple de radicalisation des quartiers que le pouvoir et donc la presse imputent au système pénitentiaire : 

Certaines scènes se déroulent dans une ambiance de fête des voisins. 
Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Lui-même détenu dans cette maison d'arrêt ouverte en 1992, le rappeur grenoblois Bibi Craveur a mis en ligne le clip de sa chanson Afro Rate, rapporte France Bleu Pays de Savoie. 

Dans cette vidéo, une dizaine de détenus font la fête, tranquillement installés autour d'un sorte de banquet, tartes aux pommes et petits gâteaux disposés sur la table.  Des scènes tournées à l'aide de téléphones portables, interdits en prison. 

Mercredi, le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête pour utilisation de téléphones portables dans un lieu de détention, un servicee pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)  qui peut accueillir jusqu'à 430 détenus, moitié en maison d’arrêt (peines inférieures à un an), moitié en centre de détention (peines supérieures à un an, en moyenne ici de 3 à 5 ans), avec des offres de formation professionnelle (cuisinier, agent de restauration, actions micro informatique, espaces verts, etc).

Résultat de recherche d'images pour "maison d'arrêt Aiton"

Pour mémoire, un trafiquant de cannabis importé du Maroc, via l'Espagne, jusqu'à Lyon, avec des ramifications à Grenoble, Saint-Etienne mais encore Paris où des 'correspondants' traitaient aussi avec Londres, le Danemark, la Belgique et l'Italie,
et arrêté au volant d’une Audi RS 6, au beau milieu d’un convoi rapide (GO Fast), alors qu'il transportait 660 kgs de shit, Mohamed Bessame s'était illustré en s'évadant par hélicoptère de la prison d'Aiton fin 2005, hélitreuillé comme Macron en 2017.
Le 30 août 2016, deux détenus du CD (8B) s'étaient retranchés et barricadés dans la salle de musculation, munis d'armes ...

Ce n'est pas la première fois que des clips de rap sont tournés illégalement en détention. 

En janvier dernier, le rappeur marseillais Elams avait filmé un clip à l'intérieur du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes, à l'insu du personnel de surveillance, avait rapporté Franceinfo.

Résultat de recherche d'images pour "Elams"Sur Twitter, le rappeur Marseillais Elams a menacé  de  tourner un nouveau clip en prison s’il retourne derrière les barreaux à cause de cette infraction. 
Le jeune homme de 22 ans avait d'ailleurs fait de la provocation en mettant tranquillement en ligne mercredi dernier sur YouTube la vidéo de son morceau "Prétoire", tournée l’été dernier dans les murs de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône).
Il y a cinq jours, alors que l'artiste était en pleine réalisation de son clip pour son nouveau morceau 'Macron', plusieurs policiers sont intervenus et le tournage du clip a finalement fini en course poursuite. Le rappeur est toujours en fuite. Son prochain clip sera peut-être 'Etat d'urgence'.
Le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête....

mercredi 21 octobre 2015

Isère: la colère des gens du voyage fait sortir Taubira de sa réserve

Le gouvernement Valls trahit sa peur

Menaces sur l'Etat de droit 



Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages... Moirans a été le théâtre de violents incidents ce mardi. Un refus de permission de sortie pour assister aux obsèques d'un proche, mercredi, a provoqué une riposte par la violence. Une mutinerie a également éclaté dans une prison à 100 km de là.
Les forces de l'ordre déployées ont mis plusieurs heures pour rétablir un calme apparent à Moirans,après ces violents incidents du mardi 20. Les gens du voyage sédentarisés dans cette ville de l'Isère, où se côtoient également les communautés maghrébine et turque, ont provoqué de très violents incidents dans l'après-midi et jusqu'en début de soirée. 

Ils demandaient la sortie de prison de deux d'entre eux qui est le frère du défunt, tué, samedi, dans un accident de la route après un cambriolage.
Leur BMW, qui aurait été dérobé, a quitté la chaussée avant de percuter un arbreTrois hommes, dont certains étaient cagoulés et gantés, se sont tués dans l'accident de la route dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Joseph-de-Rivière en Isère, a révélé le Parquet de Grenoble. Un quatrième occupant est grièvement blessé, indique le quotidien Le Dauphiné Libéré.   
Des outils pouvant servir à commettre des cambriolages ont par ailleurs été découverts dans le véhicule. 
Pour l'heure, le Parquet de Grenoble n'est pas en mesure de dire si les victimes étaient déjà connues des services de police.
Qu'ils aillent au travail ou à Pôle emploi,
ce sera à pied...

Le refus du juge d'application des peines (JAP) a embrasé la communauté
Les représentants des gens du voyage n'ont pas obtenu l'autorisation classique d'une heure des détenus d'assister aux obsèques. "La justice semble refuser d'accéder à leur demande", selon la mairie de cette petite ville. Le Parquet a d'ailleurs confirmé que le juge n'entend pas revenir sur sa décision.

Peu après 16 heures, un groupe d'une trentaine de personnes a neutralisé la circulation sur la route départementale 1085, en mettant le feu à plusieurs véhicules. "Ils ont brûlé des palettes et des carcasses de voitures sur la chaussée", selon la préfecture qui a dû mettre en place des déviations pour rejoindre les axes vers Lyon et Grenoble. Le trafic était "en cours de rétablissement" dans la soirée.

Une centaine de personnes armées de barres de fer ont également bloqué la gare de Moirans, saccagé le restaurant attenant et brûlé des voitures sur les voies SNCF, provoquant des retards importants et l'interruption de la circulation des trains sur les axes Grenoble-Lyon et Grenoble-Valence, a confirmé la SNCF. 218 passagers devaient être évacués, a précisé la préfecture de l'Isère.

Sur BFM TV, la mère du détenu a expliqué qu'elle a tout fait pour lui obtenir une permission de sortie, depuis le décès de son second fils. "Je n'ai pas demandé que mon fils sorte comme ça. J'ai demandé qu'il sorte avec une escorte, même avec des boulets aux pieds s'il fallait, des menottes aux mains", raconte Adèle Vinterstein qui réfute les violences. Seules "des voitures ont été cassées, qui étaient déjà cassées, et des pneus. Il n'y a pas eu de blessés", soutient-elle. "Le but n'était pas d'en arriver là [...], mais c'était la seule solution pour qu'on m'entende", avoue-t-elle néanmoins.

Le gouvernement ne s'est montré que sur Twitter 
En langue de bois, les services du premier ministre Manuel Valls ont dénoncé des "violences inadmissibles". "Une seule réponse: la fermeté et le rétablissement de l'ordre républicain." 
"De tels comportements n'ont pas leur place dans la République," a condamné de son côté le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a donné la consigne au préfet de l'Isère de "diriger les opérations avec fermeté". 

C'est en revanche sur France 2 que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a jugé mercredi
"intolérables" les saccages à Moirans (Isère) et la mutinerie à la prison d'Aiton (Savoie) et "insupportable" que l'on use de violences "pour contester une décision de justice". 
Nous saurons à midi si le procureur juge également les faits aussi  "intolérables et insupportables" ou s'il donne droit - sous la pression - à la violence communautaire... Interrogée sur le fond de la demande des détenus -dans l'attente de cette nouvelle décision de justice, la garde des Sceaux n'a pas souhaité se prononcer. "Je n'ai pas à y être favorable ou pas, c'est le juge qui décide à partir des éléments, des pièces qui sont à sa disposition. Il y a un appel qui a été interjeté et la décision sera prise en toute indépendance et hors de toute pression", a-t-elle soutenu.
"Nous sommes dans une démocratie et il n'y a pas de vie possible dans une démocratie quand une décision de justice est contestée dans la violence. On est dans un Etat de droit, quand on n'admet pas une décision de justice, on saisit la justice", a fait valoir la ministre de Hollande.
Dans un communiqué, la garde des Sceaux a également jugé "intolérable" que l'on mette en cause "de façon inacceptable l'indépendance et la sérénité avec lesquelles les décisions de justice doivent être rendues".

Cent vingt policiers et gendarmes et cent sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
Finalement, "à 20 heures", la situation était "sous contrôle" mais non réglée, d'après la préfecture qui a précisé qu'il n'y a eu "aucun blessé" et que les incendies ont été "éteints par les sapeurs-pompiers." Un dispositif de sécurité devait toutefois être maintenu pour la nuit, d'après le ministre de l'Intérieur.

Mutinerie au centre de détention d'Aiton

Au même moment, une mutinerie a éclaté dans la prison d'Aiton en Savoie, à 100 kilomètres de là. "Cela a commencé vers 17h-17h30: une vingtaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules pour exprimer leur solidarité avec deux détenus -un frère et un cousin de la personne décédée - à qui on avait refusé une permission de sortie pour des funérailles", selon l'administration pénitentiaire. Ils ont mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules, selon un syndicaliste.

Vers 19 heures, une équipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris), venue de Lyon, est arrivée sur place. Les tensions sont alors rapidement retombées selon l'administration pénitentiaire. "Les détenus les plus impliqués seront transférés dans d'autres établissements", a annoncé le procureur d'Albertville, Jean-Pascal Violet.

L'avocat du  membre de la communauté des gens du voyage en détention qui a déclenché la mutinerie a déposé une nouvelle permission de sortir "sous escorte", a indiqué le procureur d'Albertville. Le juge d'application des peines l'"examinera au plus tôt", a ajouté le procureur, lors d'une conférence de presse improvisée devant la prison.

Cette explosion de violence rappelle ce qui s'est passé en août dernier dans la Somme. Un groupe de gens du voyage avait bloqué l'autoroute A1 au péage de Roye pour faire pression sur la justice et obtenir que le fils d'une victime d'une fusillade qui avait fait quatre morts dans un camp soit libéré pour assister aux funérailles de son père abattu dans la fusillade de Roye.
Difficile de dire que la communauté des gens du voyage est intégrée, vit dans le respect des lois de la République et des comportements normaux. Ou alors, le reste des Français est anormal.