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vendredi 11 août 2017

Prison festive en Savoie

Des détenus tournent un clip en prison

Les détenus s'éclatent aux frais de la collectivité...

Une grosse dizaine de détenus a publié un clip de rap tourné dans la prison d'Aiton. Située en Savoie, dans la commune d'Aiguebelle près de Saint-Jean-de-Maurienne, elle est particulièrement conviviale

YouTube a accueilli ce clip de rap lundi et les images tournées au portable les montrent, à visages découverts, faisant la fête, jouant à la console et faisant de la musculation ou fumant dans leurs cellules.

La vidéo a été filmée dans l'enceinte même du centre pénitentiaire, précise Le Dauphiné Libéré qui livre l'information le premierMais le journal Le Parisien sympathise et titre : "le rap carcéral fait le buzz"...

Ce tournage illégal n'est pas une première dans la prison

Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Selon France Bleu, ce tournage serait dû à un rappeur grenoblois, connu sous le pseudonyme de Bibicraveur (ci-contre). L'auteur du morceau aurait d'ailleurs réalisé plusieurs vidéos du même genre dans les murs de la prison d'Aiton.

Ce que la presse occulte, c'est que ce rappeur est un militant palestinien, sans être antisémite, évidemment.

VOIR et ENTENDRE un exemple de radicalisation des quartiers que le pouvoir et donc la presse imputent au système pénitentiaire : 

Certaines scènes se déroulent dans une ambiance de fête des voisins. 
Résultat de recherche d'images pour "Bibicraveur."
Lui-même détenu dans cette maison d'arrêt ouverte en 1992, le rappeur grenoblois Bibi Craveur a mis en ligne le clip de sa chanson Afro Rate, rapporte France Bleu Pays de Savoie. 

Dans cette vidéo, une dizaine de détenus font la fête, tranquillement installés autour d'un sorte de banquet, tartes aux pommes et petits gâteaux disposés sur la table.  Des scènes tournées à l'aide de téléphones portables, interdits en prison. 

Mercredi, le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête pour utilisation de téléphones portables dans un lieu de détention, un servicee pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)  qui peut accueillir jusqu'à 430 détenus, moitié en maison d’arrêt (peines inférieures à un an), moitié en centre de détention (peines supérieures à un an, en moyenne ici de 3 à 5 ans), avec des offres de formation professionnelle (cuisinier, agent de restauration, actions micro informatique, espaces verts, etc).

Résultat de recherche d'images pour "maison d'arrêt Aiton"

Pour mémoire, un trafiquant de cannabis importé du Maroc, via l'Espagne, jusqu'à Lyon, avec des ramifications à Grenoble, Saint-Etienne mais encore Paris où des 'correspondants' traitaient aussi avec Londres, le Danemark, la Belgique et l'Italie,
et arrêté au volant d’une Audi RS 6, au beau milieu d’un convoi rapide (GO Fast), alors qu'il transportait 660 kgs de shit, Mohamed Bessame s'était illustré en s'évadant par hélicoptère de la prison d'Aiton fin 2005, hélitreuillé comme Macron en 2017.
Le 30 août 2016, deux détenus du CD (8B) s'étaient retranchés et barricadés dans la salle de musculation, munis d'armes ...

Ce n'est pas la première fois que des clips de rap sont tournés illégalement en détention. 

En janvier dernier, le rappeur marseillais Elams avait filmé un clip à l'intérieur du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes, à l'insu du personnel de surveillance, avait rapporté Franceinfo.

Résultat de recherche d'images pour "Elams"Sur Twitter, le rappeur Marseillais Elams a menacé  de  tourner un nouveau clip en prison s’il retourne derrière les barreaux à cause de cette infraction. 
Le jeune homme de 22 ans avait d'ailleurs fait de la provocation en mettant tranquillement en ligne mercredi dernier sur YouTube la vidéo de son morceau "Prétoire", tournée l’été dernier dans les murs de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône).
Il y a cinq jours, alors que l'artiste était en pleine réalisation de son clip pour son nouveau morceau 'Macron', plusieurs policiers sont intervenus et le tournage du clip a finalement fini en course poursuite. Le rappeur est toujours en fuite. Son prochain clip sera peut-être 'Etat d'urgence'.
Le procureur de la République d'Albertville a demandé l'ouverture d'une enquête....

dimanche 7 mai 2017

Marseille : deux policiers soupçonnés de l'introduction de téléphones à la prison des Baumettes

Macron est-t-il étranger au laxisme confirmé de Taubira et Urvoas, Cazeneuve et Fekl ?

L'adjoint de sécurité et le gardien de la paix mis en examen travaillaient au tribunal de Marseille 
Avec deux autres personnes, ils sont soupçonnés d'avoir fait entrer des téléphones portables dans la prison des Baumettes pour faciliter la communication de détenus avec l'extérieur.

Les quatre personnes ont été entendues par un juge vendredi 5 mai. Une enquête a été ouverte pour "pénétration d'objets illicites dans un établissement pénitentiaire, complicité de tentative d'introduction illicite, corruption active et passive", selon les précisions fournies par le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Tous les quatre ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Les deux autres hommes visés par l'enquête habitent Marseille, mais ne travaillent pas au palais de Justice. Ce sont eux qui auraient sollicité les deux policiers pour introduire trois téléphones portables aux Baumettes.

"Presque chaque détenu possède un portable, certains en ont plusieurs"


La très grande majorité des détenus utilise un téléphone portable pour garder contact avec leurs proches, assurent aux "gens" les "sachants" de la presse condescendante. 

Il n'est pas rare de trouver des téléphones portables en prison et un détenu de Béziers qui s'était filmé en direct de sa cellule, via l'application Periscope de son téléphone, a pourtant écopé de six mois de prison supplémentaires. Arthur, journaliste et ancien surveillant pénitencier (la presse n'est pas pour autant une pègre...), assure même qu'il y en a autant que de prisonniers.
En 2009, cet Arthur passe le concours de surveillant pénitentiaire avec pour objectif d'écrire un livre sur la réalité des prisons en se mettant "Dans la peau d'un maton". Une sorte de caméra cachée, pratique répandue dans la presse, en plus de lu "secret des sources" qui permet d'écrier n'importe quoi avec l'accent de la sincérité candide.  Au cours des mois qu'il passa dans les maisons d'arrêt de Fleury-Mérogis, d'Orléans et au centre de détention de Châteaudun, il constata que les détenus possèdent tous, ou presque, un téléphone portable. 

Quelle place ont les téléphones portables dans les prisons françaises? 
Officiellement, ils sont interdits, mais en réalité, ils sont omniprésents. Il y a quasiment un portable par détenu. Certains en possèdent même plusieurs tandis que d'autres font office de "mules": ils gardent les portables des autres cachés dans leur cellule, en échange de protection. 

Résultat de recherche d'images pour "portables les Baumettes"Les téléphones ne servent pas seulement à appeler la famille et les amis: seuls y croient les gogos citoyens qui revendiquent plus d'humanité de la République pour ses perturbateurs et autres terroristes, islamistes ou non. Mais aujourd'hui, avec les smartphones, ils vont aussi beaucoup sur Facebook -ce qui n'était pas le cas à l'époque où j'étais surveillant, car ce type de téléphone n'était pas aussi répandu, explique en longueur le journaliste ...d'investigation ! Les réseaux sociaux permettent encore plus de maintenir les liens avec l'extérieur. Il n'est pas rare de voir des profils Facebook de détenus qui exposent les conditions de détention. La presse contestatrice ne trouve alors pas internet condamnable.

Comment les portables entrent-ils dans les prisons? 
Résultat de recherche d'images pour "adeline Hazan SM"
La plupart des téléphones entrent par le parloir: ils sont amenés par la famille. Certains modèles sont privilégiés pour leur composition, car ils ne sonnent pas aux portiques de sécurité. 
Beaucoup entrent aussi grâce à la corruption des surveillants -ce à quoi je n'ai jamais été confronté directement, nous rassure Arthur, mais "de nombreux témoignages vont dans ce sens". Le journaliste ne nous apprend rien et il ne manquerait plus qu'il nous produise des témoignages bidonnés à l'appui de ses évidences. 
Enfin, comme l'argent ou la drogue, certains téléphones sont projetés au-dessus du mur du centre par des complices et atterrissent dans la cour de promenade. 

Les surveillants sont au courant de ces techniques. Et les ministres de la Justice ignore tout de ces trafics... Si un maton en trouve un, il le signale et le détenu est convoqué par le chef d'établissement qui peut alors le sanctionner avec du "mitard" [isolement], ce qui est plutôt rare. C'est très hypocrite, mais les surveillants ne vont pas en permanence faire la chasse aux portables: ils savent que c'est sans fin, comme pour le cannabis, souligne Arthur. 

Si la tolérance est telle que vous la décrivez, interroge un journaliste dubitatif, comment peut-on expliquer la sanction -par six mois de prison supplémentaires- du détenu apparu sur Periscope? 
"Ce "scandale" n'est pas une première," lâche cyniquement Arthur. La seule nouveauté [et le seul problème] est que la vidéo a été diffusée en direct et que le détenu n'a pas eu la présence d'esprit de se cacher le visage. (Probablement un déséquilibré?) Déjà en 2013, des détenus avaient "fait du bruit" (sic) avec leur reprise du Harlem Shake, dans leurs établissements d'Osny (Val-d'Oise) et de Montmédy (Meuse). "Ce ne sont pas des exemples isolés."  Banalisation par la presse, renoncement des gouvernements et acceptation par l'opinion.

Le détenu vu sur Periscope a été sanctionné de six mois, "c'est beaucoup", commente Arthur, journaliste citoyen, ouvert et compassionnel. Il a probablement été plus sanctionné que les autres, car sa vidéo a été largement médiatisée. Puni pour s'être fait prendre et avoir discrédité les discours de fermeté d'un Valls, soutien de Hollande bis, alias Macron...

Puisque l'utilisation des téléphones est très répandue, pourquoi ne pas les autoriser (comme le cannabis) - comme le proposait en 2014 la contrôleuse des prisons de Hollande,
Résultat de recherche d'images pour "adeline Hazan Syndicat Magistrature"
Adeline Hazan (ex-maire PS de Reims, ancienne juge, ex-présidente du Syndicat de la magistrature, SM, fortement marqué à gauche, et proche de Martine Aubry, Marylise Lebranchu ou François Lamy), interroge finement notre Arthur ? 
A terme, nous y viendrons et c'est plutôt une bonne chose, selon ce journaliste qui au-delà des faits, passe son temps à porter des jugements. Aujourd'hui, l'administration pénitentiaire les interdit - avec la détermination et l'efficacité que l'on sait - pour des raisons de sécurité: éviter que les détenus ne préparent une évasion ou qu'ils continuent d'orchestrer leur 'business' (sic) derrière les barreaux... "Mais a aussi conscience que les portables servent majoritairement à appeler les familles," insiste l'inénarrable Arthur. 

Il existe déjà des cabines téléphoniques dans les prisons. Les numéros sont approuvés par un juge et limités aux épouses et aux membres de la famille. Le problème, c'est qu'il n'y en a pas suffisamment. Lorsque j'étais à Orléans, c'était un casse-tête sans fin pour les surveillants. Il y avait la queue en permanence car le centre ne possédait que six cabines pour 100 détenus. Ce manque de moyens est une véritable source de tension entre matons et prisonniers. Certains jours, ils étaient vingt à vouloir téléphoner mais seulement cinq à y avoir effectivement accédé à la fin de la journée. 

Avant Adeline Hazan, le contrôleur des prisons Jean-Marie Delarue s'était déjà prononcé en faveur de l'autorisation des portables, qui constituerait un facteur considérable d'apaisement de la détention. 
On l'aura compris, cette presse permissive milite en faveur des portables en prison et l'état d'urgence ne la dévie pas de sa ligne, en se réservant le droit de compassion pour les victimes du terrorisme. On notera en effet que notre Arthur (Frayer-Laleix), reporter indépendant de 35 ans, collabore d'ailleurs au journal ...Le Monde et à sa filiale Télérama (ainsi qu'à Jeune Afrique ou au magazine en ligne Slate - fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde -, dont l'un des actionnaires principaux est Benjamin de Rothschild, banquier et homme d'affaires français, propriétaire et président du groupe Edmond de Rothschild, membre d'une famille qui employa quatre ans - de 2008 à 2012 - le candidat préféré du journal Le Monde ou de BFMTV à l'actuelle présidentielle, Emmanuel Macron). Fermez la parenthèse !
Un détail encore, histoire d'ajouter une page à la légende de l'indépendance de la presse.
En 2010,
Emmanuel Macron offrit son aide bénévole à la Société des rédacteurs du Monde (SRM), dans le contexte de la revente du journal ...Le Monde.
Mais
le banquier d'affaires et président putatif de la République fut aussi en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel (L'Obs)-Prisa (groupe de media espagnols)-Orange (ex-France Télécom), et alors que cette offre paraissait à la SRM "particulièrement dangereuse."
Etrangement, Arthur Frayer-Laleix n'évoque à aucun moment l'usage des portables en prison à des fins de communication terroriste entre islamistes détenus et l'extérieur... Un délire de blogueur ou suspicion taboue en temps d'état d'urgence ? 

jeudi 13 avril 2017

La colère des surveillants de Fleury-Mérogis (Essonne) gagne Villepinte (Seine-Saint-Denis)

Des surveillants bloquent la prison de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale

Plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France bloquent l'entrée de cette maison d'arrêt de Seine-Saint-Denis.

Une première soixantaine de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France dénonce la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes". Ils bloquent l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis 6 heures, ce jeudi 13 avril.  Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué sur lesquelles on pouvait lire "Ma prison va craquer" ont été dressées devant la prison. Les manifestants bloquent l'entrée de la maison d'arrêt depuis jeudi matin. Un tas de pneus et de palettes a été enflammé, peu avant 7h30, par les surveillants, qui souhaitent "lancer un appel au secours, un SOS".
Un "appel à une mobilisation générale" avait été lancé une semaine plus tôt par plusieurs syndicats.
Les surveillants de la prison de Villepinte réclament "un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", selon Erwan Saoudi, délégué FO. La directrice de la maison d'arrêt avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%, soit 1 132 détenus pour 582 places.

La colère se propage 

Des surveillants de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) protestent lundi 10 avril contre la récente agression de six de leurs collègues. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) durant quelques heures (photo ci-dessus). "Quand vous ouvrez le matin, vous n'avez pas un problème, vous risquez d'en avoir deux, voire trois", a expliqué Philippe Kuhn, surveillant à Villepinte depuis 15 ans, sur franceinfo.
"On a une agression tous les deux jours, et ça ce 
Les surveillants en colère de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé mercredi soir de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire, avec de nouvelles actions à venir pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe.pl
Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse.
Après les gardiens de Fleury-Mérogis, ceux de Villepinte passent à l'action (ci-dessus)Les syndicats ont lancé un brasier devant la maison d'arrêt de Villepinte pour lancer un "SOS"
Les manifestants ont également entonné La Marseillaise, brandissant des pancartes "Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité". 



mercredi 6 juillet 2016

L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
 

Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
"Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
"La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

"Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
"Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

dimanche 4 août 2013

Chartres : Taubira fait libérer trois voyous ...faute de places en prison !

La ministre relance la guéguerre idéologique avec Valls

Alors qu'il y a un an la ministre de la Justice choquait en annonçant que dorénavant la prison devait être l'exception
Prison ouverte de
Casabianda, Corse
les établissements pénitentiaires au lieu de se vider n'ont jamais été aussi remplis
Ils ont même battu un nouveau record avec 67.839 détenus début mai, alors que les établissements de France sont prévus pour accueillir seulement 57.000 détenus. 
A la faveur des vacances estivales, le Parquet a donc décidé de mettre en oeuvre une circulaire que la ministre avait diffusée en septembre dernier aux juridictions dans laquelle elle donnait ses consignes pour favoriser les aménagements de peine et les voies alternatives à la prison. Pendant ce délai de près d'un an la délinquance n'a cessé d'augmenter. Sa volonté n'étant pas suivie d'effet, une vive inquiétude s'est développée auprès des directeurs d'établissement pénitentiaire qui ont décidé de manifester. Alarmés par la surpopulation carcérale, une trentaine de directeurs de prison et de services pénitentiaires  a décidé de se rassembler sous les fenêtres du ministère de la Justice le 28 mai 2013Une "poignée", selon le quotidien socialiste Libération, mais dans un corps soumis au devoir de réserve. "Par exemple, nous n’avons aucune directive de notre ministère concernant la pratique des fouilles à nu systématiques que la loi pénitentiaire de 2009 a voulu supprimer sans nous donner les moyens de compenser cette mesure de sécurité", explique Valérie Mousseeff, adjointe du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse). "On souhaite qu'une délégation soit reçue par la ministre", indiquait le SNP-FO-Direction, à l'origine du mouvement. 

Une ministre consacrée corps et âme au mariage homosexuel...

"On a eu droit à une forte agitation idéologique qui n'a produit ensuite aucun effet. C'est presque de l'ordre du dysfonctionnement. Ainsi les courtes peines de prison devaient être transformées en peines alternatives. Or, on assiste depuis quelques mois à des écrous massifs", note un responsable d'une maison d'arrêt. "La circulaire ne suffit pas pour faire évoluer la situation en prison, mais sans ce texte, les chiffres de la surpopulation auraient été plus importants encore", estime-t-on sans preuves à la Chancellerie.
Le Parquet de Chartres a souhaité exaucer le voeu de la ministre en vacances
"Une circulaire n’a pas la force d’une loi, si on veut vraiment un changement il faut une loi. On voit toujours arriver des condamnés pour exécuter des peines de 15 jours ou trois semaines", note Bernard Lévy, de la direction interrégionale des services pénitentiaires de la région Paca-Corse.

La remise en liberté de trois malfaiteurs relance la querelle police-justice

Un magistrat du Parquet a saboté le travail de la police de Dreux (Eure-et-Loir) Arrêtés jeudi par la police, les trois malfaiteurs sous mandats d'écrou après condamnation à trois mois de prison ferme ont été relâchés dans la nature, au motif que la prison de Chartres est "pleine", a-t-on appris samedi de sources concordantes

Un rapport rédigé par un policier de Dreux dénonce cette décision prise par un magistrat sous le prétexte que la prison était pleine.
Sans ce rapport adressé le même jour à la Direction centrale de la sécurité publique par le commandant de police de la ville de Dreux, l'affaire n'aurait pas été ébruitée. L'officier de police judiciaire de permanence s'est vu signifier, par instruction verbale du substitut de permanence du Parquet, de "libérer sans délai" ces trois malfaiteurs "sans suites judiciaires au prétexte que la maison d'arrêt de Chartres était pleine".

Le Parquet de Chartres prétend d'ailleurs ne pas avoir eu connaissance de ce rapport. Il certifie même "n'avoir pas reçu la consigne" de ne plus enregistrer le moindre écrou jusqu'au 1er septembre à la maison d'arrêt de Chartres, réfutant ainsi le rapport du commandant de police.

Valls se dit "surpris" de cette décision
Le ministre de l'Intérieur s'est déclaré samedi " inquiet de ses conséquences", dit-on dans l'entourage du ministre. "Cette décision très étonnante, relève Valls, va à l'encontre de la stratégie décidée conjointement par la Chancellerie et l'Intérieur qui vise à accroître le concours des forces de sécurité pour faire exécuter les peines".
Lien Le Figaro " De l'huile sur le feu dans la querelle police-justice "

Plus de 68.000 détenus en France
Face à une surpopulation carcérale de près de 20%, la ministre de la Justice Christiane Taubira a avalisé la construction de trois nouvelles prisons en lieu et place de celles qui existent déjà (Riom, Valence et Beauvais), apportant environ 700 places de plus d'ici 2015: une goutte d'eau face au besoin de 11.000 places. 
En septembre dernier, il y a bientôt un an, Taubira annonçait un autre plan de plus grande ampleur prévoyant la rénovation et l'extension du parc pénitentiaire pour créer 6.300 places supplémentaires en 2017.

Taubira s'est contentée de torpiller le plan prison de Sarkozy
Plusieurs personnalités de droite observent que le ministère de la Justice a décidé de dépecer la loi de programmation de mars 2012 qui prévoyait de créer plus de 24.000 places de prison d'ici à 2017.
VOIR et ENTENDRE Taubira prendre des engagements sur le quiquénnat:
Le plan prison des années Sarkozy aura le vécu le temps d'une campagne présidentielle. 
L'ancien député UMP de Gironde, Jean-Paul Garraud, en était le rapporteur. La loi de programmation du 27 mars 2012 relative à l'exécution des peines prévoyait de créer plus de 24.000 places de prison supplémentaires à l'horizon 2017. Pour porter le total des places disponibles à 80.000.

Des dispositions visaient également à
traiter le problème de la dangerosité des détenus, mais aussi celui de la récidive. Il ne s'agissait pas d'un plan "tout carcéral", mais d'un panel de mesures visant à mettre en place des dispositifs gradués selon le profil des délinquants concernés.
Trois centres nationaux d'évaluation de la dangerosité des détenus devaient notamment être créés.

" Mme Taubira a émasculé la politique pénale", se désole l'ex-député, toujours magistrat et récemment devenu président de la nouvelle Association professionnelle des magistrats (APM). Selon cet expert, "la réponse au défi carcéral a été la circulaire Taubira pour enjoindre aux parquets de ne pas requérir des peines de prison ferme pour les courtes peines".

"Crédits sabrés"
Auteur d'un rapport remarqué sur la lutte contre la récidive, le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti proteste contre les choix budgétaires de la ministre de la Justice pour 2013. "Les crédits de l'administration pénitentiaire ont été sabrés" . Selon lui, les autorisations d'engagement ont chuté de 40 %.
La Chancellerie se serait en fait "limitée, dit-il, à conclure le programme immobilier engagé pour 2013, soit la création de 13.200 places, dont une bonne part pour remplacer des places de prisons détruites". Au final, pour 2018, le nombre de places de prison ne devrait pas dépasser les 63.500. Pour un nombre de détenus qui atteint déjà aujourd'hui plus de 67.800 personnes.

Éric Ciotti le dit: "Pour faire tenir son modèle ubuesque, qui foule aux pieds le droit des vic­times, Mme Taubira estime qu'il y a trop de condamnés. Mais le problème n'est pas qu'il y a trop de condamnés, c'est qu'il manque des places de prison." Le taux d'incarcération en France demeure pourtant au-dessous de la moyenne européenne (cf. supra).
Jean-Paul Garraud confirme: "Mme Taubira a mis la politique pénale au service d'une utopie qui ne peut que faire grimper la délinquance."

A preuve, ce magistrat du Parquet qui fait donc libérer "sans délai" trois malfaiteurs d'un coup,
en catimini jusqu'au 3 août, au grand dam de Manuel Valls, carte sécuritaire du gouvernement, qui fait campagne pour ramener les touristes étrangers à Paris ! 

Christian Estrosi s'est déclaré "indigné et révolté" par cette décision. Le député-maire UMP de Nice
 vient d'écrire à la Garde des sceaux Christiane Taubira "pour lui demander des explications".

mardi 18 juin 2013

Taubira délaisse les surveillants de prison au profit des homos

Divorce entre le monde carcéral et la ministre de Hollande

Les surveillants de prison  se sentent méprisés
Maison d'arrêt d'Orléans
Ils n'ont pas le droit de grève mais se sont rassemblés devant les établissements pénitentiaires pour réclamer davantage de moyens. 

Paradoxalement,
ils bloquent les prisons quand les prisons connaissent une surpopulation record. Parloirs annulés, extractions bloquées, interventions ponctuelles des forces de l'ordre... Des centaines de surveillants de prison ont manifesté ce mardi devant leur établissement pour exprimer
leur "ras-le-bol" devant la "déroute" de la politique carcérale, dans un contexte   d'inquiétude pour la sécurité en détention.

Les surveillants se sont rassemblés dans la matinée par petits groupes de quelques dizaines devant "plus de 110 établissements" sur les quelque 190 que compte le territoire, "dont 140 de taille significative", selon l'Ufap-Unsa, premier syndicat de la profession, qui appelait à manifester. 
De Dijon à La Roche-sur-Yon, en passant par Lons-le-Saunier, Aiton (Savoie), Nice ou Aix-en-Provence, le syndicat estimait autour de 4000 le nombre d'agents mobilisés sur un total d'environ 25 000 et a salué "le succès" de cette mobilisation.
 
Familles et détenus pénalisés par le blocage des extractions 
Dans plusieurs établissements, les rassemblements de surveillants accompagnés de feux de cagettes, de palettes, de pneus empêchaient toute extraction de détenu, bloquaient ou retardaient des livraisons ou certains parloirs. A Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d'Europe, une centaine de surveillants ont mis le feu à deux barricades, que les pompiers ont éteint.
Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, la quasi-totalité des établissements pénitentiaires étaient bloqués dans la matinée, tout comme en Midi-Pyrénées, selon l'Ufap. Une trentaine de surveillants étaient notamment rassemblés devant les entrées de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), d'où s'était échappé mi-avril le braqueur Redoine Faïd

Aucun incident sérieux n'a été observé malgré quelques accrochages avec les forces de l'ordre, comme à Nancy des gaz lacrymogènes ont été lancés contre les personnels pénitentiaires, selon Eric Gemmerlé, secrétaire général de l'Ufap dans le Grand Est. 
A la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), une quarantaine d'agents qui bloquaient l'extraction d'un détenu ont été sèchement délogés vers 7h par les forces de l'ordre, selon une source syndicale, tout comme à Muret et Seysses, près de Toulouse.
 
Sécurité = "gros mot"

L'Ufap a appelé au blocage des établissements afin d'exprimer le "ras-le-bol" de la profession et dénoncer une politique carcérale "en déroute". En cause, la surpopulation carcérale, le manque de moyens, mais aussi le "démantèlement de (la) sécurité" des établissements et des personnels. 
"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n'a d'exceptionnel que le nom. Rien n'est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d'effectifs et la surpopulation carcérale", souligne Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l'UFAP en Franche-Comté. 

Un plan de renforcement de la sécurité a été annoncé début juin par Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros. "Un premier pas", selon le secrétaire général adjoint de l'Ufap, Stéphane Barraut, qui ne se laisse pas impressionner par la sémantique mgouvernementale et "qui attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain". "La sécurité dans la prison, on a l'impression que c'est un gros mot", regrette le secrétaire général adjoint de UFAP-Unsa Bourgogne, Thomas Jacquot. 

Fouilles à nu systématiques interdites
Le thème de la sécurité est devenu hautement sensible, notamment depuis l'évasion de Redoine Faïd. Les surveillants disent manquer de moyens et dénoncent le maintien de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles à nu systématiques.
Depuis plusieurs semaines, les manifestations de surveillants se sont multipliées devant les prisons où des agressions contre les agents ont été commises. 

Cette tension est aggravée par le nouveau record de population carcérale battu au 1er juin avec 67 977 détenus, pour seulement 57 325 places, malgré la volonté affichée de la gauche de rompre avec la politique du "tout carcéral" de l'époque Sarkozy

Ce virage annoncé de la politique pénale pour favoriser la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l'écart carcérale doit se concrétiser dans une loi en préparation à la Chancellerie et prévue au Parlement au dernier trimestre 2013.

mardi 14 août 2012

L'AFP ose titrer: "les 100 jours de Hollande sous le signe de la sécurité et de la fermeté républicaine"

L'agence de presse donne le ton de la désinformation
En servant Hollande, la presse socialiste trompe l'opinion  

L'AFP cite servilement le président


La sécurité serait "non seulement une priorité mais une obligation", prétend le président Hollande, en dépit d'une accumulation de violences diverses qui ont ponctué les cent jours suivant son élection.  L'agence de presse se satisfait d'une nouvelle déclaration creuse de  François Hollande qui a promis mardi dans le Var de répondre avec toute la rigueur républicaine à l'insécurité. C'était  lors d'une visite coïncidant avec les violences survenues dans la ville socialiste d'Amiens.
Le chef de l'Etat était allé en voisin du Fort de Brégançon (Var) se montrer à Pierrefeu-du-Var 
"Sous le signe de la sécurité" deux mois plus tard,  il a rendu un hommage, le 14 août, à Alicia Champlon, 29 ans, et Audrey Berthaut, 35 ans, deux jeunes femmes gendarmes tuées par un délinquant multirécidiviste, le 17 juin, à Collobrières, un village voisin, histoire de redresser sa courbe de popularité en chute libre, pendant qu'il faisait de la bronzette sur la plage.
Les mis en examen 
Abdallah Boumezar, 30 ans, 1,80 m, 30 ans, qui a déjà purgé plusieurs peines de prison, a bénéficié de la complicité de sa compagne, âgée d'une vingtaine d'années. Dans l'enquête sur la mort de deux femmes gendarmes, le premier fait figure de suspect numéro 1. Il a d'ailleurs reconnu devant les enquêteurs avoir tué Alicia Champlon, 29 ans, et Audrey Berthaut, une mère de famille de 35 ans, intervenues pour un différend à la suite d'un vol.Son frère, Chaouki Boumezar, en a brossé mardi un portrait sans complaisance : "Il était incontrôlable, psychologiquement abattu, il a tué les gendarmes mais il aurait pu tuer ma mère, ma soeur ou moi. C'est un garçon qui a fait pas mal d'années de prison, c'est la déchéance. J'essayais de le recadrer". Condamné à plusieurs reprises depuis 2000 pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols, Abdallah Boumezar était sorti de prison en septembre après six ans d'incarcération. Le 13 juin dernier, il a été condamné à six mois avec sursis-mise à l'épreuve pour violences sur sa mère. Il avait été envoyé chez sa tante à Collobrières pour commencer une nouvelle vie.
Sa mère a fait visiter lundi à des journalistes son appartement récemment dévasté par la colère d'un fils souvent sous l'emprise de l'alcool. Cette femme abandonnée a regretté la non-application de peines plancher, mais, conseillée par son avocat, elle a aussi orienté le tribunal, estimant que son fils aurait dû être dans un hôpital psychiatrique. 
"Sous le signe de la fermeté républicaine", il s'est aussi exprimé après une nuit d'affrontements dans le chef-lieu de la Somme, où une centaine de jeunes se sont violemment opposés aux forces de l'ordre, mettant à sac plusieurs bâtiments publics dont une école maternelle.
Nouvelle promesse présidentielle sans frais
"Tous les moyens de l'Etat" seront mis en oeuvre pour lutter contre ces violences, a lancé le président de la République, accompagné du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, lequel s'est fait huer à son arrivée à Amiens. 
Lien PaSiDupes
"Avec moi, la loi s'applique partout et fermement", a renchéri la "gauche molle", avant de prendre le chemin d'Amiens.


Le nouveau pouvoir socialiste est en terre de mission sur les questions de sécurité. 

Un bien singulier commentaire de l'AFP !
Selon un sondage Ifop pour Le Figaro publié samedi, seulement 35% des Français font "plutôt confiance" à François Hollande et au gouvernement pour "lutter efficacement contre l'insécurité": "la fermeté républicaine"...

"Le message présidentiel se voulait donc sans ambiguïté mardi dans le Var",   de l'avis de l'AFP en tout cas, quitte à prendre des accents sarkoziens quand le "capitaine de pédalo" a évoqué l'exigence d'un meilleur "suivi" des récidivistes.
Hollande s'en prend au système pénitentiaire
"Comment comprendre qu'un condamné qui vient de purger sa peine puisse ne pas avoir de suivi, de contrôle, alors même que le caractère dangereux est encore évident après un séjour, quelle qu'en soit la durée, en prison", s'est-il exclamé, avec empathie.

Hollande s'en prend au système judiciaire
"Comment admettre qu'après un jugement il n'y ait pas eu (...) une obligation de soins, et une information auprès des élus concernés alors même que sa localisation aurait pu prévenir, ou en tout cas dissuader, le meurtrier?", a enchaîné le chef de l'Etat.

Après trois mois, le Président des bisous parle toujours au futur

Le gouvernement, a-t-il assuré, aura "à coeur de suivre les récidivistes" par un dispositif flou "de contrôle des individus les plus dangereux". Celui-ci s'appliquera aux condamnés "soumis à un contrôle judiciaire", mais aussi à "ceux qui ont achevé leur peine mais doivent encore être surveillés compte tenu de leur caractère dangereux".

Consacré à la sécurité, ce déplacement présidentiel à Pierrefeu-du-Var s'est imposé au président  
"Sous le signe de la sécurité et de la fermeté républicaine", le chef de l'Etat avait dû se rendre au chevet des victimes d'un braquage lors d'une visite impromptue au CHU de Grenoble samedi, à l'occasion de laquelle il avait fait une brève allusion à ce problème.
Sous la pression des circonstances, il avait annoncé en quittant l'hôpital, que Grenoble pourrait rejoindre la liste des zones prioritaires de sécurité, soulignant "l'action résolue" du gouvernement contre les trafics d'armes en France.  Maintenant, c'est également Amiens ...
"Seule fausse note de la journée de mardi", aux dires de l'AFP, Claude Berthaut, le père de l'une des gendarmes tuées, a souligné l'opération de "communicationprésidentielleen  passant dans le Var deux mois après la mort de sa fille,  ironisant sur la "sollicitude" à retardement du gouvernement à l'égard de sa famille."Dans mon esprit, c'est deux mois trop tard, il fallait le faire à Hyères lors de l'hommage national" rendu à sa fille et à sa collègue le 22 juin, a-t-il souligné, pointant "les ambiguïtés" de ce déplacement. "Il y a un petit malaise, je le dirai peut-être au président si mon coeur s'ouvre", a-t-il ajouté.

A sa sortie de la gendarmerie, François Hollande s'est livré de bonne grâce à un petit bain de foule, distribuant autographes, bises, accolades et photos souvenir.
Indécent ? Non, odieux!