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vendredi 1 novembre 2013

Encore Sequedin: deux détenus s'évadent à un feu rouge lors de leur transfèrement

M6 et TF1 viennent de diffuser l'évasion précédente de Redoine Faïd

Sequedin, près de Lille, impliqué dans une nouvelle évasion de détenus


Deux détenus âgés d’une vingtaine d’années se sont échappés jeudi 31 octobre pendant leur transfèrement du centre de semi-liberté d’Haubourdin (Nord) vers la maison d’arrêt de Sequedin. Les évadés, âgés de 21 et 28 ans et originaires de Roubaix, mais dont l'identité n'est pas précisée, avaient tous deux été condamnés pour trafic de drogue. 
Selon les premiers éléments, ils auraient pris la fuite à pied et sans violence lors d’un arrêt à un feu rouge malgré l’escorte composée de personnels pénitentiaires chargé de les surveiller, a précisé un syndicaliste. 

Ils ont pris la fuite à pied 
Détenus au centre de semi-liberté d’Haubourdin, il leur a suffi des ...2 km jusqu'à la maison d’arrêt voisine de Séquedin. Bien qu'ils ne soient pas considérés comme très dangereux, selon un représentant syndical de surveillants de prison du Nord, une mesure de transfèrement est prise lorsque les prisonniers ne respectent pas les obligations ou se conduisent mal. 

Une vingtaine de gendarmes mobilisés 
D’après France Bleu Nord, une vingtaine de gendarmes sont mobilisés pour rechercher les deux hommes. Les fuyards n'ont toujours pas été repris.

La ministre de la Jusustice, Ch.
Taubira, avait alors déjà réfuté toute "faille des surveillants."

Les 
surveillants de la prison de Séquedin déjà fait beaucoup parler d’eux.
 
Considéré comme l’ennemi public n° 1, le braqueur Redoine Faïd s’était échappé de la prison de Séquedin après la spectaculaire explosion d’une porte. Depuis, le braqueur était recherché par toutes les polices d’Europe, son signalement avait été transmis à Interpol et à toutes les polices de l’espace Schengen.

Sa cavale s’était terminée dans un hôtel de Seine-et-Marne, le 29 mai, six semaines après sa spectaculaire évasion de la maison d’arrêt de Séquedin.

Le Parquet de Lille attaque deux chaînes de télévision


Le Parquet de Lille a ouvert une information judiciaire après la diffusion par M6 et TF1 d'images de l'évasion de Redoine Faïd de la prison de Sequedin. Le juge d'instruction a été saisi pour "violation du secret de l'enquête et de l'instruction". 
Le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, a déclaré que "certains surveillants de l'administration pénitentiaire ont été très choqués par la diffusion de ces images, à un moment où leur douleur commençait à s'estomper avec le temps". Ils estiment que leur sécurité n’est plus assurée, et dénoncent l’absence d’annonce de la ministre de la Justice.

Les syndicats pénitentiaires envisagent de porter plainte.
Plusieurs syndicats pénitentiaires ont protesté contre la diffusion de ces images. Frédéric Fèvre a d'ailleurs ajouté que l'administration pénitentiaire pourrait porter plainte "dans la semaine". 
Vendredi soir, M6 a diffusé, dans son journal télévisé, des images vraisemblablement extraites des bandes de vidéosurveillance de la prison tournées le jour de l'évasion du braqueur le 13 avril dernier. Les images montrent Redoine Faïd braquant des surveillants, avant de faire exploser plusieurs portes de la prison, ainsi qu'une fenêtre. On le voit enfin à l'air libre avec les quatre surveillants qu'il a pris en otages et devait relâcher lors de sa fuite en voiture. Il s'agit d'images "valorisant des actes criminels", selon la Garde des Sceaux.

mercredi 16 octobre 2013

Evasion de Redoine Faïd: mise en cause d'un gardien de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison a été placé en garde à vue

Les enquêteurs tentent toujours de déterminer si le malfrat a bénéficié de complicités
, 
six mois après l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Sequedin

Un gardien de la prison de Sequedin, à quelques kilomètres à l'ouest de Lille dans le Nord, a été placé en garde à vue ce mercredi matin, a indiqué un représentant syndical. "Un de nos collègues de Sequedin est placé en garde à vue depuis ce matin", a déclaré Stéphane Lecerf, de l'UFAP-UNSA-justice. "Nous savons que ce pourrait être dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de l'évasion de Redoine Faïd, selon des bruits qui circulent, mais nous n'en avons pas confirmation", a ajouté le représentant des gardiens de prison. 
"Si vraiment un collègue avait trempé dans cette évasion, ça serait compliqué pour les gardiens", a souligné S. Lecerf, invoquant la présomption d'innocence pour toute personne entendue. 
Le Parquet se refuse à tout commentaire. 

Deux détenus interrogés
Ironie de la pancarte...

Deux détenus extraits de la maison d'arrêt de Sequedin sont interrogés depuis lundi dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont a pu bénéficier Redoine Faïd lors de son évasion, leur garde à vue ayant été prolongée.

Spécialisé dans l'attaque de fourgons blindés,
Redoine Faïd s'était évadé le 13 avril à l'aide d'une arme, d'explosifs et en prenant en otage quatre surveillants

Il avait été interpellé un mois et demi plus tard dans un hôtel de Seine-et-MarneDepuis, il est à nouveau incarcéré dans un grand établissement pénitentiaire de la région parisienne dont le nom n'a pas été précisé et l'enquête se poursuit pour déterminer les complicités éventuelles, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le Parquet de Lille.

L'individu est à nouveau soupçonné dans une attaque à main armée à Villiers-sur-Marne (94) lors de laquelle une policière municipale de 26 ans, Aurélie Fouquet, est tuée en mai 2010.


mercredi 11 septembre 2013

Guyane: des détenus jouent la fille de l'air en hommage au laxisme de Taubira

Des détenus guyanais s'offrent une permission

Petite visite de courtoisie de
Taubira à Rémire-Montjoly
Dans le département d'origine de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, trois prisonniers se sont récemment offert  du bon temps hors de leur centre pénitentiaire


Des condamnés en fin de peine se sont joués de la surveillance relâchée de la prison de Rémire-Montjoly, ouverte en 1998 à quelques km de Cayenne. 
Des petites vacances qui font désordre après l'évasion du braqueur Redoine Faïd interpellé, dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 mai, après six semaines de cavale et trois vols à main armée (la BNP de Creil en 1995 avec prise d'otage; une société informatique d'Evry en 1996 ; un fourgon blindé à Villepinte en 1997), ou celle de Mohamed le 16 juillet, un trafiquant de cannabis, incarcéré à Sequedin (Nord) mais décidé à "prendre des vacances"selon l'expression de son frère, bien que parti, à pied et menotté, après avoir échappé à la vigilance des policiers.


"Le 14 juillet, vers 15 h 30, un collègue posté sur un mirador a remarqué trois détenus qui escaladaient le mur d'enceinte pour réintégrer l'établissement", raconte Diokine Gomis, secrétaire départemental du
syndicat FO-pénitentiaire. "Il semble qu'ils soient sortis régler des comptes, car la femme de l'un d'entre eux avait été frappée, poursuit ce surveillant. Au passage, ils ont rapporté une bouteille de whisky, une autre de vodka et deux téléphones portables. Ils auraient tout aussi bien pu ramener des armes…"

Une dizaine de jours plus tôt, FO avait une nouvelle fois soulevé le problème des gardes au quartier de semi-liberté de Rémire-Montjoly, qui accueille les détenus en fin de peine bénéficiant d'aménagements pour exercer en journée, du lundi au vendredi, une activité à l'extérieur de l'établissement. "Il n'y a pas de surveillant la nuit, le week-end et les jours fériés, souligne Diokine Gomis. Cela dure depuis plusieurs années, on ne nous donne pas les moyens de faire correctement notre travail!"

Ce n'est sans doute pas la première fois que des détenus s'octroient ce genre de virée. 
Le quartier de semi-liberté se trouve en effet un peu à l'écart des autres bâtiments et il n'y a pas de "concertina" (du fil barbelé tranchant) sur les murs alentours. "L'agent qui a remarqué les évadés était posté à près de 150 mètres de là, précise le surveillant. Là-bas, quand il y a des bagarres le soir entre prisonniers, ce sont eux-mêmes qui nous préviennent par un interphone qui ne fonctionne que quand il veut…" Le syndicat réclame donc une surveillance permanente: "Il faut que l'administration pénitentiaire et le ministère de la Justice prennent leurs responsabilités."

Taubira n'a rien fait de plus entre février et septembre

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a pourtant présenté un plan de renforcement de la sécurité des prisons, qui prévoyait notamment un large déploiement de nouveaux portiques de détection, notamment à la sortie des parloirs, des cours de promenade et des ateliers, à la satisfaction globale des représentants syndicaux. Ils seront Mais c'était en février dernier et, en sept mois, depuis son petit tour, elle n'a rien fait. La garde des Sceaux n'a toujours pas ouvert l'enveloppe de plus de 33 millions d'euros débloqués pour financer les mesures, lors de sa présentation du projet aux organisations syndicales et aux cadres de l'Administration pénitentiaire. 

Prison: Taubira va renforcer la sécurité, avec notamment des portiques
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, 

visite la prison de Remire-Montjoly 
(Guyane), le 25 février 2013
Un cadre de la prison, sous couvert d'anonymat, relativise les faits survenus. "Ce centre de semi-liberté est tenu à des règles de surveillance moins strictes. Ce sont des détenus en fin de peine et au profil sélectionné, assure-t-il. S'ils n'étaient pas là, ils seraient dehors avec un bracelet électronique, le système fonctionne sur la confiance.
Il glisse toutefois que l'installation de fils barbelés sur les murs a été programmée "pour que d'autres détenus n'aient pas la même idée", mais qu'il y a "d'autres priorités plus urgentes" que de renforcer les effectifs de surveillance en semi-liberté… Le fonctionnaire a retenu la leçon de la ministre.

Les trois fugitifs doivent quant à eux passer en commission de discipline alors que le Parquet a ouvert une enquête. Ils risquent un allongement de leur peine et le retour en détention classique. Ou au bracelet électronique !

mardi 16 juillet 2013

Encore une évasion de détenu à la prison de Sequedin, Lille (Nord)

Sequedin, la prison dont rêve Yvan Colonna


Un détenu de la prison de Sequedin (Nord) est parvenu à s'échapper mardi après-midi

Le détenu a profité d'un moment d'inattention des forces de l'ordre pour sortir de la voiture à l'entrée de la prison et s'échapper, selon une source policière, confirmée par une information de La Voix du Nord.
L'évadé n'est pas un mélomane


Prévention de la récidive

"
Il s'agit d'un détenu au profil classique, déjà incarcéré à Sequedin et qui avait été placé en garde à vue pendant toute la journée dans le cadre d'une autre affaire", selon le quotidien régional. "C'est un récidiviste d'une trentaine d'années, qui avait déjà été incarcéré à plusieurs reprises dans des affaires de stupéfiants".

La ministre critique le "tout-carcéral" depuis son arrivée au ministère de la Justice, mais les propositions de Taubira pour "une nouvelle politique publique de prévention de la récidive" sont restés dans les cartons. Axée sur les peines purgées hors de prison, elles sont manifestement en cours de mises en oeuvre anticipée, le vote des godillots du parlement étant acquise. Est-elle en train de tester sa nouvelle peine, la "peine de probation", sur ses détenus évadés ? Sont-ils les premiers bénéficiaires d'une exécution de peine hors de prison, orientée vers la réinsertion de la personne condamnée et prononcée par les tribunaux sans référence à la prison, à la différence de l'actuel sursis avec mise à l'épreuve (SME) ?

Bien qu'à pied et menotté, l'évadé anonyme court toujours
Le nouveau record de remplissage des établissements pénitentiaires provoque la colère des gardiens. Se mobilisent-ils contre la surpopulation carcérale ? Des centaines de surveillants de prison ont en effet manifesté le mois dernier devant leur établissement pour exprimer leur "ras-le-bol" face à la "déroute" de la politique carcérale, dans un contexte d’inquiétude pour la sécurité en détention. Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, la quasi-totalité des établissements pénitentiaires étaient bloqués dans la matinée, tout comme en Midi-Pyrénées, selon l’UFAP. Cette tension est aggravée par le nouveau record de population carcérale battu au 1er juin 2013, avec 67.977 détenus, pour seulement 57.325 places.
"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n’a d’exceptionnel que le nom. Rien n’est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d’effectifs et la surpopulation carcérale", "critique" (selon Libération) Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l’UFAP en Franche-Comté.
La garde des Sceaux participe-t-elle au départ des détenus en vacances ? 
En mai 2012, pour la première visite officielle de la ministre Taubira, un détenu d'origine georgienne âgé de 22 ans a fui Taubira: il s'est fait la belle en pleine rencontre de basket opposant des détenus de Fleury-Mérogis et du personnel pénitentiaire à Paris-Bercy... 
A Brest, un Costarmoricain âgé de 23 ans, précédemment condamné à une lourde peine de prison ferme par le tribunal de grande instance de Quimper, avait réussi à s'évader de l'unité psychiatrique de l'hôpital de Saint-Brieuc, dimanche dernier. A Meaux en juin dernier, ils se sont évadés à plusieurs à vélo.s'évadent de prison... à vélo.
Christiane Taubira est en train d'accumuler les revers et perd des points. Sur la question des peines plancher, Hollande semble se ranger à l'avis du ministre de l'Intérieur contre Taubira. S'il apprécie sa garde des Sceaux, le président de la République sait aussi qu'elle "clive". Hollande pense qu'elle a contribué à radicaliser le mouvement des anti-mariage pour tous.

Le 13 avril dernier, la maison d'arrêt de Sequedin avait déjà été le théâtre de l'évasion spectaculaire, à l'explosif, du malfaiteur Redoine Faïd qui a été finalement arrêté le 29 mai dans un hôtel de Seine-et-Marne.
Lien PaSiDupes - Taubira délaisse les surveillants de prison au profit des homos : Divorce entre le monde carcéral et la ministre de Hollande

mardi 18 juin 2013

Taubira délaisse les surveillants de prison au profit des homos

Divorce entre le monde carcéral et la ministre de Hollande

Les surveillants de prison  se sentent méprisés
Maison d'arrêt d'Orléans
Ils n'ont pas le droit de grève mais se sont rassemblés devant les établissements pénitentiaires pour réclamer davantage de moyens. 

Paradoxalement,
ils bloquent les prisons quand les prisons connaissent une surpopulation record. Parloirs annulés, extractions bloquées, interventions ponctuelles des forces de l'ordre... Des centaines de surveillants de prison ont manifesté ce mardi devant leur établissement pour exprimer
leur "ras-le-bol" devant la "déroute" de la politique carcérale, dans un contexte   d'inquiétude pour la sécurité en détention.

Les surveillants se sont rassemblés dans la matinée par petits groupes de quelques dizaines devant "plus de 110 établissements" sur les quelque 190 que compte le territoire, "dont 140 de taille significative", selon l'Ufap-Unsa, premier syndicat de la profession, qui appelait à manifester. 
De Dijon à La Roche-sur-Yon, en passant par Lons-le-Saunier, Aiton (Savoie), Nice ou Aix-en-Provence, le syndicat estimait autour de 4000 le nombre d'agents mobilisés sur un total d'environ 25 000 et a salué "le succès" de cette mobilisation.
 
Familles et détenus pénalisés par le blocage des extractions 
Dans plusieurs établissements, les rassemblements de surveillants accompagnés de feux de cagettes, de palettes, de pneus empêchaient toute extraction de détenu, bloquaient ou retardaient des livraisons ou certains parloirs. A Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d'Europe, une centaine de surveillants ont mis le feu à deux barricades, que les pompiers ont éteint.
Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, la quasi-totalité des établissements pénitentiaires étaient bloqués dans la matinée, tout comme en Midi-Pyrénées, selon l'Ufap. Une trentaine de surveillants étaient notamment rassemblés devant les entrées de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), d'où s'était échappé mi-avril le braqueur Redoine Faïd

Aucun incident sérieux n'a été observé malgré quelques accrochages avec les forces de l'ordre, comme à Nancy des gaz lacrymogènes ont été lancés contre les personnels pénitentiaires, selon Eric Gemmerlé, secrétaire général de l'Ufap dans le Grand Est. 
A la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), une quarantaine d'agents qui bloquaient l'extraction d'un détenu ont été sèchement délogés vers 7h par les forces de l'ordre, selon une source syndicale, tout comme à Muret et Seysses, près de Toulouse.
 
Sécurité = "gros mot"

L'Ufap a appelé au blocage des établissements afin d'exprimer le "ras-le-bol" de la profession et dénoncer une politique carcérale "en déroute". En cause, la surpopulation carcérale, le manque de moyens, mais aussi le "démantèlement de (la) sécurité" des établissements et des personnels. 
"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n'a d'exceptionnel que le nom. Rien n'est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d'effectifs et la surpopulation carcérale", souligne Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l'UFAP en Franche-Comté. 

Un plan de renforcement de la sécurité a été annoncé début juin par Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros. "Un premier pas", selon le secrétaire général adjoint de l'Ufap, Stéphane Barraut, qui ne se laisse pas impressionner par la sémantique mgouvernementale et "qui attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain". "La sécurité dans la prison, on a l'impression que c'est un gros mot", regrette le secrétaire général adjoint de UFAP-Unsa Bourgogne, Thomas Jacquot. 

Fouilles à nu systématiques interdites
Le thème de la sécurité est devenu hautement sensible, notamment depuis l'évasion de Redoine Faïd. Les surveillants disent manquer de moyens et dénoncent le maintien de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles à nu systématiques.
Depuis plusieurs semaines, les manifestations de surveillants se sont multipliées devant les prisons où des agressions contre les agents ont été commises. 

Cette tension est aggravée par le nouveau record de population carcérale battu au 1er juin avec 67 977 détenus, pour seulement 57 325 places, malgré la volonté affichée de la gauche de rompre avec la politique du "tout carcéral" de l'époque Sarkozy

Ce virage annoncé de la politique pénale pour favoriser la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l'écart carcérale doit se concrétiser dans une loi en préparation à la Chancellerie et prévue au Parlement au dernier trimestre 2013.