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lundi 15 avril 2013

Maison d'arrêt de Lille: évasion de la star des braqueurs

Évasion de Redoine Faïd : ce qu’on ne Nous dira pas

Au début des années 2000,
ce gangster multirécidiviste a été condamné à des peines qui auraient dû le maintenir en détention jusqu’en 2032. 
Secrétaire-général de l'Institut pour la Justice, juriste et criminologue, Xavier Bebin en dit plus dans Atlantico.

Redoine Faïd,ci-contre, gangster multirécidiviste, a commis un nombre incalculable de braquages et d’attaques de fourgons blindés, avec tirs à la kalachnikov sur les policiers, et a été condamné au début des années 2000 à des peines qui auraient dû assurer la sécurité des honnêtes gens jusqu’en 2032. Mais il a été libéré en 2009.

Dès 2010, c’est Aurélie Fouquet, une jeune policière municipale, mère de famille, qui en a payé le service de la nation de sa vie. Car Redoine Faïd est accusé d’avoir planifié le braquage dans lequel il l'a sacrifiée. La Justice le soupçonne même d’être l’homme qui, dans l’équipe des braqueurs, a personnellement tiré sur la policière.
Autre fait capital 
En 2005, Redoine Faïd avait été condamné à 3 ans de prison (supplémentaires !) pour avoir, depuis sa prison, planifié… un projet d’évasion ! Il avait notamment demandé, par téléphone, que ses complices achètent des armes et des explosifs.
Cette conduite, pour le moins peu exemplaire, n’a pas empêché Redoine Faïd d’être remis en liberté 4 ans plus tard, 20 ans avant la fin théorique de sa peine. Et cela ne l’a pas empêché, samedi dernier, de se procurer des explosifs en prison et de s’évader, lui que la police avait finalement réussi à interpeller en 2012, après des mois de cavale.

Alors, qui est responsable dans cette affaire ? Les juges ? L’administration pénitentiaire ? Ce sont surtout nos responsables politiques qui, à force d’humanisme hémiplégique, sensible au sort des détenus mais pas à celui des victimes, ont bâti un système judiciaire qui favorise l’insécurité au lieu de la combattre

Prenons le meurtre d’Aurélie Fouquet
Certes, c’est par la décision de juges d’applications des peines que Redoine Faïd a recouvré la liberté en 2009. Mais c’est d’abord la loi qui est en cause, car elle prévoit des mécanismes de confusion des peines, de remises de peine automatiques et de réductions supplémentaires particulièrement favorables aux condamnés.

Et l’évasion de ce samedi ? Faut-il blâmer les surveillants de l’administration pénitentiaire de ne pas avoir réalisé suffisamment de fouilles aux parloirs ? Non, les surveillants sont  en réalité les premières victimes d’un système qui les empêche de prendre les précautions qui s’imposent. Car en 2009, les responsables politiques de gauche comme de droite ont décidé d’interdire les « fouilles intégrales » systématiques à la sortie du parloir. Et lorsque les surveillants de prison ont manifesté contre ces dangereuses dispositions en novembre dernier, Christiane Taubira, plutôt que de changer la loi, en a réaffirmé le principe.

Ces fouilles intégrales, nous disent les bonnes âmes, sont « contraires à la dignité humaine et aux libertés fondamentales ». Mais n’est-il pas contraire aux droits fondamentaux des personnels pénitentiaires, et de la population en général, de les mettre en danger en facilitant les évasions violentes de détenus particulièrement dangereux ?
Comment ne pas comprendre que si l’on n’autorise les fouilles que pour les caïds les plus dangereux, ceux-ci trouveront sans peine des condamnés moins suspects et les forceront à faire passer des armes ou des explosifs au parloir !


Le comble est que l’évasion de ce braqueur se produit quelques jours seulement après la décision de François Hollande de gracier partiellement un braqueur multirécidiviste, qui a précisément le même profil que Redoine Faïd. L’homme s’appelle Philippe El Shennawy. Lui aussi devait rester en prison jusqu’en 2032. Lui aussi a été condamné par de nombreuses cours d’Assises pour des braquages à répétition. Lui aussi s’est évadé de prison, prenant des otages. Lui aussi s’est fait arrêter, en cavale en 2005, alors qu’il préparait un nouveau braquage.

Mais François Hollande vient de décider de lui accorder une grâce partielle
, pour la seule raison qu’il n’a pas (encore) de « sang sur les mains ». Et un juge ne manquera pas de le libérer dans les mois qui viennent – vingt ans avant la fin de sa peine.

Nul ne sait s’il récidivera. Mais
on ne peut pas attendre que les « faits divers » dramatiques s’accumulent pour décider, enfin, de recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens.

mardi 14 août 2012

L'AFP ose titrer: "les 100 jours de Hollande sous le signe de la sécurité et de la fermeté républicaine"

L'agence de presse donne le ton de la désinformation
En servant Hollande, la presse socialiste trompe l'opinion  

L'AFP cite servilement le président


La sécurité serait "non seulement une priorité mais une obligation", prétend le président Hollande, en dépit d'une accumulation de violences diverses qui ont ponctué les cent jours suivant son élection.  L'agence de presse se satisfait d'une nouvelle déclaration creuse de  François Hollande qui a promis mardi dans le Var de répondre avec toute la rigueur républicaine à l'insécurité. C'était  lors d'une visite coïncidant avec les violences survenues dans la ville socialiste d'Amiens.
Le chef de l'Etat était allé en voisin du Fort de Brégançon (Var) se montrer à Pierrefeu-du-Var 
"Sous le signe de la sécurité" deux mois plus tard,  il a rendu un hommage, le 14 août, à Alicia Champlon, 29 ans, et Audrey Berthaut, 35 ans, deux jeunes femmes gendarmes tuées par un délinquant multirécidiviste, le 17 juin, à Collobrières, un village voisin, histoire de redresser sa courbe de popularité en chute libre, pendant qu'il faisait de la bronzette sur la plage.
Les mis en examen 
Abdallah Boumezar, 30 ans, 1,80 m, 30 ans, qui a déjà purgé plusieurs peines de prison, a bénéficié de la complicité de sa compagne, âgée d'une vingtaine d'années. Dans l'enquête sur la mort de deux femmes gendarmes, le premier fait figure de suspect numéro 1. Il a d'ailleurs reconnu devant les enquêteurs avoir tué Alicia Champlon, 29 ans, et Audrey Berthaut, une mère de famille de 35 ans, intervenues pour un différend à la suite d'un vol.Son frère, Chaouki Boumezar, en a brossé mardi un portrait sans complaisance : "Il était incontrôlable, psychologiquement abattu, il a tué les gendarmes mais il aurait pu tuer ma mère, ma soeur ou moi. C'est un garçon qui a fait pas mal d'années de prison, c'est la déchéance. J'essayais de le recadrer". Condamné à plusieurs reprises depuis 2000 pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols, Abdallah Boumezar était sorti de prison en septembre après six ans d'incarcération. Le 13 juin dernier, il a été condamné à six mois avec sursis-mise à l'épreuve pour violences sur sa mère. Il avait été envoyé chez sa tante à Collobrières pour commencer une nouvelle vie.
Sa mère a fait visiter lundi à des journalistes son appartement récemment dévasté par la colère d'un fils souvent sous l'emprise de l'alcool. Cette femme abandonnée a regretté la non-application de peines plancher, mais, conseillée par son avocat, elle a aussi orienté le tribunal, estimant que son fils aurait dû être dans un hôpital psychiatrique. 
"Sous le signe de la fermeté républicaine", il s'est aussi exprimé après une nuit d'affrontements dans le chef-lieu de la Somme, où une centaine de jeunes se sont violemment opposés aux forces de l'ordre, mettant à sac plusieurs bâtiments publics dont une école maternelle.
Nouvelle promesse présidentielle sans frais
"Tous les moyens de l'Etat" seront mis en oeuvre pour lutter contre ces violences, a lancé le président de la République, accompagné du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, lequel s'est fait huer à son arrivée à Amiens. 
Lien PaSiDupes
"Avec moi, la loi s'applique partout et fermement", a renchéri la "gauche molle", avant de prendre le chemin d'Amiens.


Le nouveau pouvoir socialiste est en terre de mission sur les questions de sécurité. 

Un bien singulier commentaire de l'AFP !
Selon un sondage Ifop pour Le Figaro publié samedi, seulement 35% des Français font "plutôt confiance" à François Hollande et au gouvernement pour "lutter efficacement contre l'insécurité": "la fermeté républicaine"...

"Le message présidentiel se voulait donc sans ambiguïté mardi dans le Var",   de l'avis de l'AFP en tout cas, quitte à prendre des accents sarkoziens quand le "capitaine de pédalo" a évoqué l'exigence d'un meilleur "suivi" des récidivistes.
Hollande s'en prend au système pénitentiaire
"Comment comprendre qu'un condamné qui vient de purger sa peine puisse ne pas avoir de suivi, de contrôle, alors même que le caractère dangereux est encore évident après un séjour, quelle qu'en soit la durée, en prison", s'est-il exclamé, avec empathie.

Hollande s'en prend au système judiciaire
"Comment admettre qu'après un jugement il n'y ait pas eu (...) une obligation de soins, et une information auprès des élus concernés alors même que sa localisation aurait pu prévenir, ou en tout cas dissuader, le meurtrier?", a enchaîné le chef de l'Etat.

Après trois mois, le Président des bisous parle toujours au futur

Le gouvernement, a-t-il assuré, aura "à coeur de suivre les récidivistes" par un dispositif flou "de contrôle des individus les plus dangereux". Celui-ci s'appliquera aux condamnés "soumis à un contrôle judiciaire", mais aussi à "ceux qui ont achevé leur peine mais doivent encore être surveillés compte tenu de leur caractère dangereux".

Consacré à la sécurité, ce déplacement présidentiel à Pierrefeu-du-Var s'est imposé au président  
"Sous le signe de la sécurité et de la fermeté républicaine", le chef de l'Etat avait dû se rendre au chevet des victimes d'un braquage lors d'une visite impromptue au CHU de Grenoble samedi, à l'occasion de laquelle il avait fait une brève allusion à ce problème.
Sous la pression des circonstances, il avait annoncé en quittant l'hôpital, que Grenoble pourrait rejoindre la liste des zones prioritaires de sécurité, soulignant "l'action résolue" du gouvernement contre les trafics d'armes en France.  Maintenant, c'est également Amiens ...
"Seule fausse note de la journée de mardi", aux dires de l'AFP, Claude Berthaut, le père de l'une des gendarmes tuées, a souligné l'opération de "communicationprésidentielleen  passant dans le Var deux mois après la mort de sa fille,  ironisant sur la "sollicitude" à retardement du gouvernement à l'égard de sa famille."Dans mon esprit, c'est deux mois trop tard, il fallait le faire à Hyères lors de l'hommage national" rendu à sa fille et à sa collègue le 22 juin, a-t-il souligné, pointant "les ambiguïtés" de ce déplacement. "Il y a un petit malaise, je le dirai peut-être au président si mon coeur s'ouvre", a-t-il ajouté.

A sa sortie de la gendarmerie, François Hollande s'est livré de bonne grâce à un petit bain de foule, distribuant autographes, bises, accolades et photos souvenir.
Indécent ? Non, odieux!