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vendredi 15 janvier 2016

Aides sociales en Essonne: le successeur de Jérôme Guedj (PS) trouve les caisses vides

En état de détresse financière, l'Essonne ne sait pas comment payer les factures d'aides sociales

Le département de l'Essonne est dans l'impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l'année 2015

L'ancien département du socialiste Jérôme Guedj ne pourra pas régler ses factures. Titulaire d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) de droit public, gestion des collectivités locales délivré par l'Université Panthéon-Sorbonne, le nouveau président du département de Manuel Valls, François Durovray (LR), sait de quoi il parle dans une lettre aux associations de protection de l'enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées. Dans ce courrier, daté de la fin  décembre et révélé ce mercredi par Le Monde (qui ne communique pas sur l'origine de la fuite !), le président Les Républicains - confortablement élu avec 61,45 % des suffrages exprimés - propose d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Les associations et établissements de services à domicile pourraient être fragilisés par ces manques de trésorerie.  
D'après les informations de l'organe officieux du PS (et propriété des hommes d'affaires socialistes P. Bergé, X. Niel et M. Pigasse), ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). "C'est totalement ubuesque et inédit en France, on touche aux publics les plus fragiles", s'insurge Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Uriopss (Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, au nombre de 23 en France, statut loi 1901). Or, cet arbitrage qui pourrait conduire les établissements concernés à plus de rigueur dans leur trésorerie, est la conséquence d'une gestion socialiste calamiteuse.
L’Essonne, le fief de l'actuel premier ministre, Manuel Valls, a bascule à droite après 40 ans de règne de la gauche, laquelle reste vindicative, dans un contexte d'incertitudes. Adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015, l'entrée en vigueur de la loi de modernisation du système de santé reste suspendue à la décision du Conseil Constitutionnel.

François Durovray pointe la gestion de Guedj, son prédécesseur

Scrabble des députés PS Thévenoud et Guedj 
pendant les travaux de l'Assemblée Nationale
Le président du conseil départemental de l'Essonne, élu LR et UDI à la tête du département en mars 2015 dénonce la dette d'un milliard d'euros, accumulée avant son mandat, par le joueur de Scrabble à l'Assemblée nationale. "Mon prédécesseur faisait de la cavalerie", révèle le président élu dès le premier tour, face à son adversaire socialiste, le président du Conseil général sortant, le socialiste Jérôme Guedj, par 28 voix contre 12.

"Faire de la cavalerie", c'est financer des actions avec de nouveaux emprunts servant sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs, ce qui est irresponsable, singulièrement de la part d'un inspecteur général des affaires sociales, fût-il socialiste et donneur de leçons. 
D'autant que Guedj, né en 1972, exerça la fonction de gérant de la société J G Conseils, créée le 1er février 2006. Domiciliée à Massy, cette société -à responsabilité limitée- a eu (pendant neuf ans, jusque... 2015: radiée le 2 décembre, Jean-Pierre Guedj, né en 1942, kinésithérapeute à Massy, étant liquidateur de l'entreprise, CA: 48 000 € !) pour activité le "conseil aux collectivités locales, administrations publiques, associations, entreprises."
A défaut d'une certaine presse sélective, ce blog rappelle à l'opinion une affaire d’emprunt toxique précarisant le service départemental d’incendie et de secours... Or, fait unique en France, le président (LR) du département, finance la quasi-totalité du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).
La Seine-Saint-Denis de Claude Bartolone connaît bien ce problème Après les jugements du TGI de Nanterre en faveur de la Seine-Saint-Denis et de Saint-Maur-des-Fossés en 2013, l’année 2014 a été marquée par la promulgation de la loi de validation des emprunts structurés à risque et par la mise en place d’un fonds de soutien. Le montant de ce dernier a été doublé, à 3 milliards d’euros sur 15 ans, début 2015 à la suite de l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro qui a aggravé la situation de nombreuses collectivités détentrices d’emprunts toxiques indexés sur cette parité. 2015 était donc l’année du choix pour toutes les collectivités concernés par des produits financiers toxiques.Dans tous les cas, le feuilleton continue et les prochains jugements rendus seront à regarder de près.
Le socialiste n'argumente pas sur le fond, mais dénonce une "décision politique". La découverte de la nouvelle équipe n'a pas tardé à faire réagir l'ancien patron PS du Conseil général, Jérôme Guedj: "C'est de l'enfumage généralisé. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage," polémique le conseiller départemental PS du canton de Massy, la mèche en bataille...

Lorsqu'il était maire de Montgeron, le président du CD n'appliquait pas la réforme des rythmes scolaires. En 2014, il s'est opposé à la réforme des rythmes scolaires et a dû relever la tarification des services scolaires (restaurants d'enfants, centre de loisirs, accueil périscolaire, classes de découverte ...) le 24 juin 2015, quand il a été contraint de la mettre en oeuvre, après avoir précisé qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Un effet de la décentralisation menée par Hollande et Marylise Lebranchu sur les cités-dortoirs dont la population d'employés n'est pas productrice de richesses. 

vendredi 31 mai 2013

Mélenchon à boulets rouges sur la politique économique de Hollande et sa fanfaronnade face à l'UE

Mélenchon saisit les bâtons qu'Hollande lui tend 

François Hollande "fait le malin", observe Jean-Luc Mélenchon
Hollande se fait tirer les oreilles
 par Barroso
Les coups de menton de Hollande n'impressionnent personne
Le coprésident du Parti de gauche (Parti de gauche et PC) a dénoncé la"posture", la "pantalonnade" du chef de l'Etat, deux jours plus tôt, face aux rappels à l'ordre de la Commission européenne. "François Hollande ment, quand il dit : 'Bruxelles n'a pas à me dire ce que je dois faire'. C'est faux", a tranché l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle. 
La gauche radicale
refuse ce qui est
voté  signé !
En effet Hollande a signé le traité de Lisbonne et le traité budgétaire qui l'engagent. La "gauche molle" a en outre sollicité de la Commission européenne qu'elle lui accorde un délai supplémentaire pour remplir ses engagements. Or, l'incapable a ensuite répliqué sèchement à Bruxelles, qui rappelle qu'il s'est engagé à ramener le déficit public de la France à 3,6% du PIB en 2014 et même à 2,8% en 2015...

Le Front de gauche refuse ce que les socialistes godillots supportentla hausse continue du chômage et la soumission de fait à l'hégémonie de Bruxelles,  dont le chef de l'Etat se défend. 

La gauche radicale ignore la crise et tape sur l'Europe
Ce que réclame l'UE, des réformes et encore des réformes, provoque l'austérité et la souffrance des peuples, soutient le pourfendeur des pédalos socialistes. Tout cela, c'est la faute de Hollande qui fait même pire que Sarkozy.
"François Hollande ment quand il dit que Bruxelles n'a pas à lui dire ce qu'il doit faire. C'est faux. C'est lui qui a signé le traité de Lisbonne et pour le traité budgétaire il était président de la République. Il avait annoncé qu'il renégocierait, mais il n'a rien négocié. La Commission européenne dit à la France ce qu'elle doit faire grâce à François Hollande. Après quoi, il prend la posture : on ne me dira pas ce que j'ai à faire. Mais si mon bonhomme."
ENTENDRE ce qu'une part grandissante du PS dénonce avec Mélenchon:

Nouveau 5 mai ce weekend du 1er juin
Le Front de gauche est aligné
sur l'internationale communiste

Dans plusieurs pays d’Europe, de grandes manifestations auront lieu le 1er juin, pour "dire non à l’austérité et à la régression sociale généralisée". Selon l'internationale communiste, "la Troïka (Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne) sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle enferme les peuples dans la spirale infernale de l’endettement".
Ce week-end, le Front de gauche organise une cinquantaine de manifestations partout en France, des répliques du mouvement du 5 mai dernier. Mélenchon sera à Toulouse ce samedi.


Bruxelles fait éclater le PS

Claude Bartolone partage le constat de Mélenchon sur Bruxelles
 
Tandis que Szafran (Marianne) croit discerner un frétillement dans le couple franco-allemend, le président de l'Assemblée Nationale est très remonté contre la commission européenne au micro de RMC : "Ils n'ont pas à intervenir sur les décisions qui sont choisies par les Français. Cela veut dire que les élections législatives ne servent à rien, les élections présidentielles ne servent à rien, vous n'avez plus à choisir entre Hollande et Sarkozy. La Commission est là pour vous dire ce qu'est le chemin. Non."


Coup de froid dans la relation Sapin-Bartolone
Sapin réplique en dénonçant la passivité de Bartolone en Seine-Saint-Denis 
Le ministre du Travail a épinglé le président de l'Assemblée nationale pour qui, on l'a vu, la faute est toujours celle des autres, notamment dans la rebellionorchestrée par l'imprudent Bartolone qui a signé des emprunts pour ensuite les dénoncer comme toxiques. Lien PaSiDupes  

Le ministre du Travail, Michel Sapin, dénonce le retard pris dans le département de Bartolone pour mettre en oeuvre les emplois d'avenir. Lien JDD
Bartolone refuse en outre de dévoiler son patrimoine. Lien PaSiDupesEt lien lexpress.fr

La hausse du chômage
Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à un nouveau niveau record en avril, à 12,2% de la population active, mais 5,4% en Allemagne.
Avec Hollande, le chômage atteint maintenant 3.264.400 demandeurs d'emploi et cela ne devrait pas s'améliorer dans les mois à venir. 

Le taux de chômage en France était de 10,2 % au quatrième trimestre 2012 en métropole (10,6 % avec les départements d'Outre-mer). Celui du 1er trimestre 2013 sera publié le 6 juin. Tandis que Hollande était dédié au sociétal, se consacrant au vote autorisant le mariage entre personnes du même sexe, l'OCDE prévoit quant à elle des taux de 11,0 % cette année.
Mais Hollande continue d'enfumer les Français en confondant objectif et capacité. "Malgré toutes les difficultés, la récession qui nous a saisis depuis maintenant six mois, (l'objectif) reste de faire l'inversion de la courbe du chômage", a-t-il dit en marge d'un déplacement à Rodez.


L'opposition appelle François Hollande à changer de politique économique.
Le gouvernement, pour sa part, mise sur les emplois d'avenir et les contrats de génération pour réaliser la promesse du Président, l'inversion de la courbe d'ici la fin de l'année. Or, ces mesures tardent à produire les effets escomptés.

Désemparé, le ministre du Travail Michel Sapin continue à s'y accrocher,
comme sur Europe 1 : "Nous ne sommes pas des prévisions, dans des invocations, à la messe à faire des prières. Nous sommes dans l'action et nous avons lancé des programmes, des projets politiques qui ne peuvent porter leurs fruits que progressivement. Mais elles sont lancées."


VOIR et ENTENDRE Mélenchon dire à l'émission "Les 4 Vérités" de France 2 ce matin  que "
Hollande fait pire que Sarkozy":


vendredi 7 décembre 2012

Fiscalité socialiste nouvelle: crédit d'impôt, TVA et autress

Compétitivité : 20 milliards de crédit d'impôts

Les députés socialistes ont amendé et voté cette semaine le dernier projet de loi de finances rectificative pour 2012. En voici les principaux éléments.

• Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

Les parlementaires ont adopté la mesure phare du plan de compétitivité du gouvernement présenté début novembre: la création du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), censé alléger de 20 milliards d'euros, en deux ans, la fiscalité des entreprises. Ce Cice sera égal à 4 % de la masse des salaires bruts (hors charges patronales) compris entre 1 et 2,5 smics en 2013. Puis à 6 % à partir de 2014. Il viendra diminuer l'impôt sur les sociétés acquitté par les entreprises (IS), ou éventuellement l'impôt sur le revenu pour les sociétés imposées à ce régime. Les députés ont décidé que le crédit d'impôt ne pourra pas être utilisé pour augmenter les rémunérations des dirigeants ou pour accroître la part des bénéfices distribués (donc les dividendes). Sur le point le plus sensible - la diminution du coût du travail - le gouvernement choisit donc une piste différente du rapport Gallois qui préconisait une baisse des cotisations patronales et salariales.

L'exécutif va faire un chèque aux entreprises sous la forme d'un crédit d'impôt indexé sur la masse salariale déclarée en France pour des niveaux allant jusqu'à 2,5 fois le salaire minimum.

Ce ballon d'oxygène pour les entreprises, qui représente l'équivalent d'une baisse de 6% du coût du travail selon le gouvernement, grèvera le budget à partir de 2014 puisque les entreprises l'obtiendront pour la première fois cette année-là sur leur exercice 2013. Ce crédit atteindra progressivement 20 milliards d'euros au bout de trois ans.

Il sera financé pour 10 milliards par des économies supplémentaires dans les dépenses publiques sur deux ans (2014-2015), et pour 10 milliards par une hausse de la TVA et la mise en place d'une fiscalité écologique. "Cet effort est exigeant", a concédé le Premier ministre.

Contre l'avis du gouvernement, ils ont également étendu le bénéfice du crédit d'impôt aux coopératives

Enfin, pour ne pas léser le secteur non-lucratif qui n'est pas assujetti à l'impôt sur les sociétés, le gouvernement a fait voter un amendement qui réduit la taxe sur les salaires dans les associations.

• Refonte des taux de TVA

Les députés ont adopté la refonte des taux de TVA proposée par le gouvernement. Une révision qui consiste à faire passer, au 1er janvier 2014, le taux réduit de 5,5 à 5 %, le taux intermédiaire de 7 à 10 % et le taux normal de 19,6 % à 20 %. Cependant, de nombreux députés ont souligné que le relèvement de la TVA de 7 à 10 % sera très pénalisant pour certains secteurs, comme la restauration.

 
Après les railleries de la droite sur le "reniement" du gouvernement, qui avait fait voter à l'été l'abrogation de la TVA sociale, nombre de députés ont alerté le gouvernement sur l'impact négatif de la hausse de la TVA notamment pour le logement social ou pour le cinéma.

Le député PS Thomas Thévenoud(1974, cadre des collectivités locales) qui avait déjà réalisé un bilan à charge sur la baisse de la TVA dans la restauration, a été missionné pour réfléchir, d'ici à avril 2013, à une redéfinition des périmètres des différents taux de TVA. Si le gouvernement est ouvert, il a prévenu que cette ré-allocation ne devrait pas modifier l'équilibre financier global. L'enjeu est de taille: Bercy attend 6,4 milliards de la refonte des taux de TVA pour financer un tiers du coût du Cice.


• Autres mesures

L'Assemblée nationale a également adopté la série de mesures de lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale, en les amendant à la marge (notamment en assouplissant les délais pour les donations-cessions et apports-cessions). 

Elle a validé la proposition de Gilles Carrez (UMP) demandant au gouvernement de présenter chaque année un rapport sur les départs à l'étranger et les retours de contribuables français

Les députés ont aussi repris la disposition du Sénat créant un crédit d'impôt pour les cotisations aux syndicats

Autre reprise sénatoriale: les élus locaux pourront revoir la cotisation foncière des entreprises (CFE) de 2012, une taxe ayant défrayé la chronique et dont les autoentrepreneurs seront exonérés. 

Les députés ont encore accepté que les sociétés d'investissement immobilier cotées (SIIC) ne payent pas la taxe de 3 % sur les dividendes en 2013, relevé les droits sur le tabac en Corse et amélioré les incitations fiscales aux tournages de cinéma. 

Ils ont enfin approuvé la création d'un fonds de 50 millions d'aide aux collectivités fragilisées par les emprunts toxiques et la mise en place d'un fonds de 170 millions pour les départements en difficulté.

Les associations, les coopératives et les syndicats restent épargnés par le gouvernement socialiste.Outre le soutien des députés socialistes, ce dispositif a obtenu les voix des radicaux de gauche. Les écologistes se sont abstenus.
O
nt voté contre, les députés du groupe UMP, les fillonistes du Rassemblement-UMP, l'UDI de Jean-Louis Borloo, mais aussi les députés du Front de Gauche.
 

dimanche 5 février 2012

Le candidat Hollande n'a pas la cote à la City de Londres

La démagogie de Hollande contre la finance fait l'unanimité contre lui



Hollande, déterminé
ou velléitaire grotesque ?
Il inquiète aussi la City




Les propositions de Hollande relatives au monde de la finance ne plaisent pas non plus outre-Manche

Le candidat socialiste y est vu comme un radical "mû par la haine du capital et des marchés financiers".

Une fois de plus, David Cameron, conservateur, et Boris Johnson, le maire travailliste de Londres, doivent composer avec les tensions provoquées Outre-Manche par le flibustier de la course à la présidence qui a menacé de saborder le plan de sauvetage économique de l'UE et de torpiller la City.

Dans sa tentative de séduction de la gauche du PS
Le socialiste François Hollande a publié un projet dans lequel il déclare la guerre aux services financiers et promet de jeter aux oubliettes le traité fiscal de l'UE (censé introduire plus de discipline budgétaire), qui doit être approuvé lors du sommet européen du 30 janvier.

Le Premier ministre, le maire de Londres et les chefs d'entreprise britanniques, horrifiés par les projets de Hollande, affirment qu'ils risquent de porter atteinte aux centres financiers. Johnson l'a accusé de "vindicte politique".

Le 26 janvier, le candidat socialiste a présenté un manifeste en 60 points qui prévoit entre autres d'augmenter la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, d'abaisser l'âge de la retraite à 60 ans, de plafonner les primes, d'abolir les stock-options et de renforcer le secteur public. S'engageant à effacer ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, il a promis d'engager 20 milliards d'euros de nouvelles dépenses publiques d'ici à 2017, de créer 60 000 postes dans l'Education et 150 000 emplois subventionnés pour les jeunes.

Le secteur de la finance est sa cible principale
Il évoque une sur-taxation de 15 % des bénéfices des banques, l'interdiction des produits financiers "toxiques" et la mise en place rapide d'une taxe sur "toutes les transactions financières".

Boris Johnson déclare : "Je ne veux pas me mêler de la politique intérieure française, mais nous tenons à éviter que les Français ne commettent une erreur qui porterait tort à l'économie britannique. Il est essentiel qu'un élément vital du secteur britannique des services ne soit pas endommagé pour des questions de vindicte politique à court terme."

D'après Cameron, toute mesure visant à imposer une taxe sur les transactions financières, dite "taxe Robin des Bois", serait de la "folie pure". La fiscalisation des transactions financières compromettrait la croissance et mettrait en danger des centaines de milliers d'emplois, ajoute-t-il.

Les principaux acteurs de la City se demandent cependant si la rhétorique électorale de Hollande est effectivement destinée à se concrétiser. Terry Smith, directeur général du courtier Tullet Prebon, commente : "Selon moi, certaines des propositions de Monsieur (sic) Hollande sont tout à fait raisonnables, en particulier la séparation entre banques des particuliers et banques d'investissements. Mais sachant qu'il a déclaré que le monde de la finance était son ennemi, je le soupçonne d'être mû par la haine du capital et des marchés financiers."

jeudi 15 décembre 2011

Bartolone (PS) préside la commission sur les emprunts toxiques dont il se dit victime

La commission d’enquête de Bartolone rend son rapport

La commission d’enquête parlementaire sur les produits financiers à risque publie son rapport adopté à l’unanimité le 6 décembre dernier et publié le 15 décembre dernier.

Ce rapport chiffre à 18 milliards d’euros le montant des prêts toxiques accordés à 1800 communes françaises au cours des années 2000. Certes, il établit la responsabilité des banques qui ont vendu ces emprunts aux collectivités locales, mais n’exclut pas le manque de vigilance des élus qui ont souscrits à ces prêts à risque.
Lien PaSiDupes: "Alain Marleix perce à jour les Conseils généraux rebelles ", mais branquignoles

Ironie de la situation, la commission est présidée par Claude Bartolone, le président socialiste du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, qui établit une double responsabilité : celle des banques, Dexia en première ligne, mais aussi celle des élus, dont Bartolone, qui n’ont pas été assez vigilants avant de contracter ces prêts.
Lien PaSiDupes : "9.3: Bartolone donne l'exemple de la rebellion "

Qu’est-ce qu’un emprunt toxique ?
Il s’agit de produits financiers très complexes indexés à différentes devises dont le franc suisse par exemple. Ces prêts à taux variable contractés par de nombreuses collectivités locales à bas prix au cours des années 2000 ont explosés en une dizaine d’année. A tel point que certaines collectivités locales sont aujourd’hui dans l’incapacité de rembourser leurs prêts. Claude Bartolone, le président de la commission, est directement concerné par cette affaire en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis.
En 2008, mais un peu tard, il a réalisé sa légéreté, mais aujourd'hui la presse partisane lui prête de la clairvoyance et le présente comme celui qui a mis en garde contre les produits financiers à risque qui ont pénétré de nombreuses dettes de collectivités locales, à commencer par la sienne !

Dexia pointée du doigt

L’une des banques pointée de doigt est la banque historique des collectivités locales, Dexia. Aujourd’hui démantelée, la banque franco-belge a vendu à de très nombreuses communes ces prêts contaminés. La commission d’enquête a auditionné les dirigeants de la banque dans les années 2000 dont Pierre Richard, ancien président de Dexia et Gérard Bayol, ancien directeur général de Dexia Crédit local. Pour eux, la crise économique et financière de 2008 est en grande partie responsable de l’envolée des taux. Ils assurent que les communes de moins de 10 000 habitants n’ont pas été touchées par ces produits structurés. Une affirmation démentie par la commission qui a auditionné plusieurs maires de communes de moins de 10.000 habitants concernées.


Saint-Étienne et Argenteuil
Saint Étienne est la première ville à avoir porté plainte contre la Deutsche Bank, afin de se faire rembourser un emprunt toxique de 20 millions d’euros. La commission d’enquête a auditionné le maire de la ville, Maurice Vincent, le 27 septembre dernier. Le maire PS pris au piège est docteur en économie et enseignait à l' Université Jean Monnet de Saint-Étienne ... et soutient aujourd'hui François Hollande !

A Argenteuil dans le Val d’Oise, le cas est aussi emblématique. Cette commune doit rembourser 33 millions d’euros d’intérêts pour un emprunt de 44 millions. Son maire, Philippe Doucet, est membre du Parti socialiste dont il est Secrétaire national chargé du droit des ...consommateurs ! Ils l'avaient préféré à Georges Mothron et s'en mordent les doigts.


Ce rapport propose aux collectivités locales de se regrouper pour négocier avec ...l’État

Bartolone a bonne mine:
le socialiste fait maintenant appel à l'Etat contre lequel il a mené la fronde des collectivités territoriales. Leurs dettes sont toujours contaminées par ces emprunts.

Le député-maire UMP 'vigilant' de Saint-Maur (en 1997, contre Mme Sabban, soutien fanatique de DSK, et en 2007), Henri Plagnol, vice-président de cette commission, a exercé les fonctions de secrétaire d'État à la Réforme de l'État dans le second gouvernement Raffarin et a démontré que si l'élu était avisé - contrairement à Bartolone - il ne se laissait pas fatalement piéger par Dexia.

samedi 3 décembre 2011

Un proche de Bartolone (PS) refuse de voir la réalité du 9.3 en face

L'image des violences en Seine-Saint-Denis est un électrochoc

Un élu socialiste découvre sa ville qu'il ne saurait voir



L'affiche des jeunes du FN :
La Courneuve (à gauche, le 9.3)


Le conseiller général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), s'est dit "scandalisé" vendredi par cette affiche -en date du 9 novembre dernier- des jeunes du Front national, représentant notamment des voitures qui brûlent devant un immeuble, qu'il a identifié comme étant la barre Balzac de La Courneuve.

De manière contrastée, ce montage donne à voir deux France bien différentes
A droite, une scène de bonheur tranquille représente un jeune couple assis sur une place de village avec un marché animé en arrière-plan. A gauche, une photo montage montre un pauvre homme abattu, également assis sur un banc, mais devant une barre d'immeuble dans la nuit embrasée par un incendie de voitures entourées de jeunes agités et masquant leurs visages sous des capuches. Ecrit en gros, en-dessous de l'affiche, le slogan de la campagne : "Choisis ta France", tronqué par le blog de J.-M. Morandini.

VOIR et ENTENDRE l'état de la situation, selon un reportage de TF1:


Un cruel renvoi à la réalité jugé "stigmatisant"

Un élu socialiste reconnaît sa commune, La Courneuve

Le message n'est donc pas du goût de l'élu de gauche.
Il s'insurge contre l'utilisation qu'un immeuble de sa ville qui a fait l'actualité, " au quartier des 4000. En tant qu'élu, habitant et président de l'Office public HLM de Seine-Saint-Denis, j'ai bien sûr reconnu la barre Balzac aujourd'hui démolie ", dans le cadre du renouvellement urbain, écrit Stéphane Troussel (ici de profil au premier plan en compagnie de la Ch'tite Brochen-Aubry en campagne) dans un communiqué.
" Je suis scandalisé par ce vulgaire photomontage qui falsifie la réalité et associe tous les clichés stigmatisant la banlieue ", poursuit-il. " Ces représentations constituent une nouvelle fois une atteinte terrible à la dignité des habitants des quartiers populaires et un amalgame abject entre pauvreté et violence, entre délinquance et indigence ", ajoute le vice-président du Conseil général, en charge de la rénovation urbaine depuis 2008.

Lors des municipales de 2008, S. Troussel avait conduit une liste PS, les Verts, PRG, MRC, citoyens, battue par le maire sortant (PCF), Gilles Poux, et cette affiche est pour lui une contre-publicité à son action, comme à ses ambitions, municipales pour 2014.

Outre le communiqué, l'élu PS de Seine-Saint-Denis a écrit une lettre au procureur de la République de Nanterre, le siège du FN se trouvant dans les Hauts-de-Seine, pour lui demander "d'engager des poursuites contre les auteurs de l'affiche" et "le retrait de cette affiche de campagne du FNJ" (Front national de la Jeunesse).

Sans ces interventions politiciennes intempestives, cette ville meurtrie de Seine-Saint-Denis n'aurait pas été à nouveau médiatisée et, sans cette contre publicité du premier vice-président de Claude Bartolone, elle n'aurait pas été identifiée sur l'affiche.

Le Conseil général socialiste trouve l'argent pour investir dans sa promotion

Bartolone a d'abord trouvé un financement de sa dette

Alors que Bartolone, son président, vient d'avouer s'être fourvoyé dans des emprunts toxiques et de faire sa crise en accusant le gouvernement, le CG du 9.3 s'est livré à une coûteuse campagne publicitaire, malgré son endettement.

L'an passé, la Seine-Saint-Denis avait mené la fronde des conseils généraux piégés par leurs emprunts toxiques hasardeux et il avait adopté un budget frauduleux qualifié d' " insincère " qui lui avait valu les foudres et l'intervention de l'Etat. Rien de tel en 2011, puisque le conseil général a adopté hier sans barguigner un budget en équilibre.

VOIR et ENTENDRE un reportage de France 2 que la chaîne publique ne tient plus à disposition...
En effet, la situation se dégrade en fait depuis 1979, selon ce témoignage, et la présidence de François Mitterrand, puis le gouvernement Jospin n'y ont rien fait, sinon favoriser l'expansion du commerce de la drogue:

Balzac était un marché ouvert du cannabis
L'économie souterraine de La Courneuve prendra un nouvel esssor, grâce à trois avantages : d’une part, sa proximité du RER et à deux stations de Paris, d'autre part, plusieurs qualités de cannabis sont proposées à la vente et enfin, les " vendeurs " sont détendus et efficaces. " En un quart d’heure on était servi ! Sans jamais de problème avec la police. C’était vraiment impressionnant à voir, super bien organisé, avec des quantités incroyables, un vrai supermarché du cannabis ! ", témoignait un acheteur nostalgique, en aôut 2011.

Les emprunts ne sont pas les seuls toxiques du CG 13

Le budget propagande de Bartolone et Troussel est impressionnant
Pendant plusieurs jours d'affilée sur France Info et plusieurs fois par jour, le CG 93 s'est déclaré "moteur de la dynamique de l'Ile-de-France" en matière de transports.

Mais à côté de la propagande socialiste étendue sur le service public à l'ensemble du territoire, le Président socialiste du département se désengage de l’aide aux communes - sans tambours ni trompettes à Radio France. Le 19 mai 2011, lors de la séance de vote du budget départemental, le président Bartolone a remis un rapport annonçant sa volonté d'étaler sur 10 ans le versement des subventions départementales aux communes. Les communes vont-elles oser s'en prendre au gouvernement ?

En Corrèze, la gestion calamiteuse de Hollande oblige à couper de 50% les subventions du Conseil général aux transports scolaires: la politique nationale du candidat PS socialiste à la présidentielle en direction des jeunes exclut ceux de son propre département !

En revanche, à la dernière rentrée, François Hollande a offert à ses collégiens des ipads en propriété propre, malgré l'endettement du département, et à l'aveugle, qu'ils soient défavorisés ou ...riches !
Lien PaSiDupes : "3 300 iPad pour les collégiens et professeurs de la Corrèze"


mercredi 30 novembre 2011

Un trotskiste devient-il républicain en virant président socialiste du Sénat ?

Bel, patron trotskiste du Sénat
Que reste-t-il du respect républicain de la majorité démocratique ?

En 1999, Isabelle Adjani fit sa diva et refusa de se rendre à l'Élysée pour la réception du président.
Née en 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, la France l'a à l'évidence mal-traitée et elle le lui rend bien...

En 2009, des élus d'opposition avaient décidé de rester chez eux
Un vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et soutien du président mafieux, Jean-Noël Guérini (PS), avait déjà exprimé son sens aigu de la légitimité démocratique: " Je ne vais tout de même cautionner une régression," se justifie Jean-Pierre Maggi, maire PS de Velaux (8.500 hab.) depuis plus de 30 ans.
Or, cet habitué du Conseil général depuis presque 20 ans, ne connait pas et n'a jamais entendu parlé du frère de Jean-Noël Guérini. C'est d'autant plus étonnant que, déjà mis en examen dans une affaire de marché public et de favoritisme, et bien qu'ancien élu responsable de la décharge de la Vautubière, ait conservé les mains propres en particulier lors de la "transmission" de la décharge à une des sociétés d'Alexandre Guérini.
Messieurs Guérini et Maggi n'ont pas davantage eu connaissance des magouilles d'un élu communiste d'Aubagne - que les patrons et acteurs du BTP appellent gentiment "billet mauve", le premier élu gardé à vue dans ce dossier qui fait trembler la classe politique marseillaise, Alain Belviso, président de la communauté d’Agglo d’Aubagne.

Or, l'autre démocrate exemplaire en rébellion est son homologue, le "camarade-maire" Sébastien Jumel (conseiller général PCF) qui a lui aussi fait le choix de rester dans sa mairie de Dieppe (Seine-Maritime) et refuse de faire le santon: " L’Elysée ne me donne aucune garantie que je pourrai m’exprimer", explique-t-il. Le débat démocratique, c'est avec Didier Le Reste, de la CGT que Jumel le pratique.

En 2011, Jean-Pierre Bel arrive à la tête du Sénat
Le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel (1951), élu président de la Haute Assemblée le 1er octobre s'est entretenu jeudi 13, à sa demande et pour la première fois, avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Mais celui qui déclarait " Je souhaite que chaque élu de notre pays se sente concerné, écouté, entendu ", ne souhaite pas être son représentant auprès du Chef de l'Etat, élu du suffrage universel. Frère Rebsamen se félicite de ce refus de dialogue républicain: " Jean-Pierre Bel n’ira pas tous les mardis matin prendre ses ordres à l’Elysée... "


Un affront "républicain" ?
Bel a ses priorités... L'absence remarquée du président du Sénat à la réception des maires à l’Elysée du 23 novembre rompt avec la tradition de courtoisie républicaine. Dans son entourage, on fait valoir que d’une part Jean-Pierre Bel - pratiquement à la même heure- recevait au Sénat les maires d’Outre-mer, ce qui est une autre tradition, supérieure, celle-là, et d’autre part que l’invitation, jugée "tardive", de l’Elysée n’était pas adressée au président du Sénat en tant que tel mais …au sénateur Bel , élu de l’Ariège. Les trotskistes sont attachés au protocole...

Trotskiste un jour, trotskiste toujours
Issu d'une famille communiste, ses premiers engagements se font auprès des trotskistes dans des actions de solidarité avec les anti-franquistes.
Pour Didier Guillaume, sénateur de la Drôme : " C'est un ami de 25 ans. Nous avons le même parcours. Et nous avons les mêmes passions : le rugby et le Barça. Dans les années 80, on était surtout axés sur le militantisme. Jamais on ne pensait qu'on deviendrait maire, et qu'il serait un jour président du Sénat. À l'époque, notre mentor, c'était Jospin."

Le président du Sénat soumet la République au port du voile socialiste

Jean-Pierre Bel, ancien trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR/NPA)

Le nouveau président du Sénat et candidat unique de la nouvelle majorité sénatoriale, le second personnage de l'Etat ira-t-il en revanche " prendre ses ordres " Rue de Solférino ?
Démocrate, mais point trop, il sautera plutôt le siège du premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, pour se jeter aux pieds de l'Ami Molette, le candidat. " C’est un authentique homme de gauche; les critiques les plus dures à son égard viennent de son parti ", avoue le sénateur PRG Yvon Collin. Alors que Jean-Pierre Bel soutient François Hollande à la primaire du PS, Martine Aubry l’a qualifié publiquement d' " opportuniste ".

" Un pur produit de l'appareil du parti, notamment de la 'Jospinie' ", un trotskiste, dit Jean Glavany. " Il a gravi les échelons du parti… "
Sénateur PS de l’Ariège parachuté du Tarn, ce socialiste de fraîche date (1983), il fut d'abord le petit maire d'un village déjà haut perché des Pyrénées, qui s'est élevé en retenant les leçons du trotskisme et en épousant la fille du président du conseil général de l'Ariège, Robert Naudi. Il a ensuite plusieurs vies sentimentales : n'a-t-il pas épousé il y a quelques années une jeune mannequin ...cubaine ? Leur fille Alicia a un an.

Il soutient les conseillers généraux dans leur fronde contre la réforme des départements.
Claude Bartelone, président de Conseil général de la Seine Saint-Denis, parmi ceux qui ont eu la légèreté de souscrire des emprunts toxiques, s'est rallié 58 présidents de conseils généraux avec à leur tête Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France (ADF) et du conseil général des Côtes d'Armor, qui se liguent avec le chef de la rébellion.
J.-P. Bel a finalement annoncé fin novembre le report après les élections de 2012 des états généraux des collectivités qui étaient prévus en février, .sous la pression des sénateurs UMP et centristes du Sénat qui avaient signifié leur refus de participer si cette manifestation n'était pas repoussée à l'automne, mettant en garde contre son caractère "partisan".

Prônant en outre une " rénovation démocratique " (sic), au moment des pourparlers d'accord pour le second tour de la présidentielle et des législatives, le nouvel arrivé s’est déclaré favorable à l’abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, se soumettant donc à une revendication de leurs alliés, les 10 sénateurs EELV actuels.
La gauche participe ainsi à la sape, si modeste soit-elle, des institutions de la Ve République et travaille à leur affaiblissement par l'instillation de l'esprit de la proportionnelle qui nous avait valu une IVe République instable et donc impuissante.

La version socialiste de la démocratie est-elle bien républicaine ?
Le comportement discourtois de cet élèveur de truites bio n'est guère moins que totalitaire, vu l’étroitesse de sa majorité (à deux voix près, 177, soit deux de plus que la majorité absolue - et grâce aux 29 voix pour la centriste Valérie Létard-) et malgré cette nouvelle forme cohabitation qui rend l'anti-républicain velléitaire et hargneux, mais fragile.

Veillée d'armes
Lionel Jospin a fait décoller sa carrière politique hors du département. " Cette rencontre a été fondamentale ", se souvient-il.
Le 29 septembre 2011, Bel a déjeuné dans un restaurant de la place de l’Odéon, à Paris, avec l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui fut son voisin comme conseiller général de Cintegabelle (Haute-Garonne) et son mentor en politique.

mercredi 24 août 2011

Si les Etats-Unis vont mal, c'est la faute de l'Europe


Pour Greenspan, les subprimes n'auraient aucune responsabilité dans la crise


Alan Greenspan a présidé la FED de 1987 à 2006.

Agé aujourd'hui de 85 ans, le 13e président du conseil de la Réserve fédérale des États-Unis (FED) a été l'un des principaux instigateurs de la déréglementation financière aux Etats-Unis ayant contribué au déclenchement de la dernière crise et a toujours rejeté les accusations des économistes pour qui la politique de taux ultra-bas menée par la FED de 2003 à 2005 porte une lourde responsabilité dans la bulle immobilière ayant précédé son éclatement.

Suite à la crise des subprimes, il a d'ailleurs publiquement reconnu, devant le Congrès le 23 octobre 2008, avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d'organiser l'économie. Il annonçait alors d'autres problèmes à venir.
Lien pbs.org

« L'économiste des économistes » impute les difficultés de l'économie américaine... aux banques européennes.

Et la faute en incomberait à la Grèce

Les banques européennes en difficulté sont celles qui détiennent des titres de dette de pays comme la Grèce, affirme-t-il.
"La raison pour laquelle nous sommes si lents (à croître aux Etats-Unis) est le niveau d'incertitude" provoqué par cette situation, a-t-il estimé.

L'ancien président de la FED a pourtant été mis en cause pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d'intérêts très bas suivi d'un redressement conséquent des taux directeurs, ce qui est un des facteurs de l’émergence de la crise des subprimes.

Maintenant, le "maestro" estime à Washington que les difficultés de l'économie américaine à retrouver du rythme s'expliqueraient par un euro "en train de se décomposer".

Alors, mauvaise foi ?
Alan Greenspan ne dit rien en revanche sur les origines de la crise financière, qui a entraîné la crise de la dette en zone euro : les "subprimes", la faillite de Lehman Brothers ou encore l'affaire Madoff. Déjà, en 2010, à propos des subprimes, il avait estimé que ce n'était pas l'accès plus facile des Américains les moins fortunés au crédit immobilier qui avait plongé les Etats-Unis dans la crise, mais la tendance de Wall Street à transformer les prêts en produits financiers opaques.

Selon lui, le niveau colossal de la dette américaine, dont le plafond a dû être relevé en catastrophe, et la dégradation de la note des Etats-Unis par S&P ne semble pas non plus constituer le facteur principal du ralentissement subi outre-atlantique.

mercredi 9 février 2011

Seine-Saint-Denis, haut lieu de la culture ...du cannabis

Une ferme de cannabis découverte chez Bartolone (PS)

Qu'ont-ils fait des jardins ouvriers ?

Apparues à la fin du XIX siècle, ce sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités. Elles sont le plus souvent affectées à la culture potagère et initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire.

Claude Bartolone a-t-il voulu développer ces parcelles ?
« La culture domestique, marginale au milieu des années 1990, semble depuis lors se diffuser parmi les usagers », indiquait-on en 2007 à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Mais son étude ne prenait pas en compte les cultivateurs professionnels. Au total, 140 000 personnes consomment l'herbe de ces « cannabiculteurs du dimanche » exclusivement produit sur le sol français.

La culture industrielle du cannabis
La culture de cannabis « à la maison » progresse en France
La grande majorité des cultures artisanales, de petite taille et bien cachées, échappent aujourd'hui à la vigilance des services répressifs. L'an dernier, les policiers ont procédé à environ 1 600 interpellations pour détention de graines ou de pieds, tandis que 115 « cultivateurs » ont été arrêtés pour trafic.

Les jardiniers du dimanche intéressent la police européenne
2007 - Les policiers ont procédé à environ 1 600 interpellations pour détention de graines ou de pieds, tandis que 115 «cultivateurs» ont été arrêtés pour trafic. Avec 1,2 million d'usagers réguliers, la France restait en effet en tête des pays européens pour la consommation de cannabis. A 17 ans, un garçon sur six et une fille sur quinze déclaraient fumer régulièrement des joints. Un plan de lutte contre la drogue à ces cultures privées était en préparation.
2011 - Trente-cinq personnes ont été interpellées dans cinq pays de l'UE, dont 20 en France, lors du démantèlement d'une filière d'immigration clandestine de Vietnamiens, qui investissait dans la culture de cannabis en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris mardi de sources policières. Après huit mois d'enquête coordonnée par Eurojust, les polices française, britannique, allemande, hongroise et tchèque ont déclenché "l'opération Schwartz" mardi matin.

Il faut arrêter de stigmatiser le 9.3 ?


Faut-il soupçonner les AMAP
(Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne )?
Et les Jardins de Cocagne
(jardins maraîchers biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle), alors?



L'installation requiert des ressources
Sans prêt bancaire, il faut être débrouillard ou croyant et pratiquant de l'économie parallèle... Dans son placard ou dans son garage, il faut investir dans des lampes pour un éclairage permanent, une arrivée d'eau, une extraction d'air, une vidéosurveillance, etc.

L'économie souterraine ne connaît pas la crise
C'est une « ferme » qui a été découverte. Composée de 700 plants de cannabis, l'exploitation agricole permettait de récolter de 800 kilos à une 1,5 tonnes de cannabis chaque année qui étaient produites
Elle a été découverte mardi par la police dans un entrepôt, un ancien atelier de confection désaffecté de plus de 150 mètres carrés, à La Courneuve, ville communiste dans la très défavorisée Seine-Saint-Denis, en même temps que 24 kilos de drogue déjà récoltés et conditionnés, pour retour sur investissements.


008 - « La culture domestique, marginale au milieu des années 1990, semble depuis lors se diffuser parmi les usagers », indiquait l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.


La mafia des passeurs donne dans le bio

L'enquête concernait un trafic d'êtres humains
La « ferme » a été découverte dans le cadre d'une enquête et au cours d'une perquisition dans la communauté vietnamienne.
Menée par un juge d'instruction de Lille, avec des policiers de l'Office central pour la Répression de l'Immigration irrégulière et de l'Emploi d'étrangers sans Titre.
Vers une campagne unitaire LDH, MRAP, ATTAC, SOS Racisme et RESF ?
Tout trafiquant-passeur exerce nécessairement une activité à but purement lucratif. Cela ne concerne donc pas les personnes qui, bénévolement, pour des raisons idéologiques ou philosophiques font passer des frontières à des gens menacés. La différence est de taille: les trafiquants-passeurs sont des malfaiteurs au sens international, alors que les passeurs bénévoles seront vus, en fonction des affinités politiques, comme des patriotes ou des philanthropes dans le cas de certains, ou des ennemis, des rebelles, voire des terroristes, dans d'autres.
Les trafiquants-passeurs font en effet preuve d'une totale indifférence vis à vis de leurs « clients » qu'ils considèrent, traitent et exploitent comme du bétail. Ces derniers en sont totalement dépendants, leurs familles au pays d'origine ayant souvent même, du emprunter des sommes énormes afin de financer leur passage.
Il n'est pas exclu pour autant que RESF se déclare solidaire, pour des motifs qui ne seraient évidemment pas politiques...

Dépénalisation du cannabis
Quels sont les acteurs politiques favorables?
La culture, la possession pour usage privé et la distribution sont généralement réglementées. Les lois varient néanmoins d'un pays à l'autre.
Le Portugal est aujourd'hui le seul pays à avoir légalement dépénalisé, mais les Pays-Bas ou encore la République tchèque mettent en place des systèmes de tolérance de fait extrêmement poussés.
En France, la loi interdit « toute présentation sous un jour favorable » des substances stupéfiantes.
Aux Pays-Bas, l'usage et la revente de cannabis sont règlementés mais non légalisés; il peut être acheté dans les coffee shops, des magasins ayant une licence spéciale pour ce commerce. Depuis la loi « Damoclès » d'avril 1999, les maires peuvent cependant fermer les 'coffee shops' au motif de nuisances ou d'infraction à la loi sur l'opium. La nouvelle politique semble d'ailleurs être de ne plus délivrer d'autorisation pour ouvrir de coffee shop afin de limiter puis de réduire leur nombre.

Les Verts de France
S'il y a bien un endroit de l'échiquier politique où les gens sont constants sur le traitement des drogues, c'est bien chez les Verts. Daniel Cohn-Bendit est assez ouvert sur cette question. Tout comme Dominique Voynet ou Cécile Duflot. Selon eux, après tout, c'est une plante comme une autre...

Au PS, l'ancien ministre de l'intérieur Daniel Vaillant suggéraitdans un entretien au Parisien, vendredi 9 octobre 2009, de "tenter le pari de la réglementation" du cannabis pour faire baisser sa consommation, aujourd'hui en pleine "explosion".