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mercredi 15 janvier 2020

Edouard Philippe mis à mal sur la gestion d'une association au Havre

Le premier ministre s'est fait épinglé sur la gestion d'une association au Havre

Philippe rattrapé par un rapport de la chambre régionale des comptes, la gestion de la structure présente de multiples défaillances


Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe Le Havre"
Avant son arrivée-surprise à Matignon, et donc jusqu’en 2017, l'Edouard présidait l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD). Le rapport au vitriol de la chambre régionale des comptes (CRC) de Normandie est un sévère rappel à l’ordre. Selon le document, rendu public le 14 janvier et relayé dans Le Monde du 16 janvier, l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD) - qui disposait d’un financement de 1,2 million d’euros, assuré à 98% par des fonds publics - fait apparaître de multiples irrégularités pour les cinq exercices de 2013 à 2017.

Premier problème relevé par la CRC : le conseil d’administration de l’association est identique à la composition de l’assemblée générale. Une confusion qui rend, selon le rapport, "difficile l’identification des attributions et compétences respectives de deux instances".

Par ailleurs, selon les statuts de l’association, le président est le seul à pouvoir signer les contrats, engager et régler les dépenses. Or, dans la pratique, Edouard Philippe a délégué la quasi-totalité de ses pouvoirs au directeur général, sans qu’aucune disposition statutaire ne le prévoie, indique Le Monde. "Ce cumul conduit à concentrer dans les mains du directeur général les fonctions d’ordonnateur et de payeur, en contradiction avec le principe de séparation des tâches", relève le rapport de la CRC. 

De plus, ces délégations n’ont jamais été clairement inscrites dans les textes. "En conséquence, l’ensemble des actes pris sous la direction des directeurs est présumé dépourvu de fondement juridique", tranche la CRC.

Côté financement, en 2014 et 2016, la communauté d’agglomération havraise (Codah) a alloué deux subventions à l’association pour financer des prestations externes, pointe la CRC. Un dispositif qui peut être considéré comme "un moyen de contourner les règles de la commande publique" et qui "contrevient aux dispositions de la loi", détaille la Chambre régionale des comptes. 
Tout en notant que l’association "méconnaît la réglementation relative à la commande publique", elle relève de surcroît que "les dépenses ne sont pas rattachées aux actions mises en œuvre" et invite l’agence de développement "à améliorer la cohérence et la lisibilité de son activité".

Alors que Le Havre Développement a vu son périmètre se réduire au fil des années, la Chambre régionale des comptes pose également la question du maintien de l’agence de développement et invite ses membres à "s’interroger sur sa raison d’être".

samedi 2 avril 2016

"Ces problèmes de pédophilie concernent toutes les religions et les sans-religion aussi !" souligne Odon Vallet

Et aussi l'Education nationale ou l'armée...

L’historien des religions Odon Vallet s’est exprimé sur la cabale visant actuellement le cardinal Barbarin

 Programme ABCD de l'égalité des ministères des Droits des femmes
et de l'Education nationale, visant les jeunes de 3 à 15 ans

"Il doit demander à être libéré de ses responsabilités épiscopales qui sont très lourdes dans ce diocèse" de Lyon, fragilisé par les affaires de pédophilie, a estimé l'invité de BFMTV ce jeudi soir. Le prélat doit en effet pouvoir se défendre, mais une mise en retrait serait interprétée comme un aveu de culpabilité. 

Ce spécialiste a exclu la culpabilité de l’archevêque, tout en estimant qu’il y a " un vrai problème de gestion". 

Il a par la suite rappelé que la pédophilie concerne "toutes les religions", ainsi que les athées

Toute personne au contact avec les mineur(e)s est exposée, jusqu'aux directeurs de chorale ou les entraîneurs de club sportif:

Parmi les athées et les libres-penseurs toujours prompts à salir les religions, notamment les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo dissimulés sous le qualificatif de "libertaires", Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge de Mai 68 et militant écologiste, ne se flattait-il pas de pratiques pédophiles sur de très jeunes enfants?

Le professeur de Coran des Mureaux écroué pour pédophilie

Sans remonter à Mahomet, ni pointer la polygamie et les mariages forcés ou arrangés, cet exemple parmi d'autres n'est pas fait pour absoudre tout laxisme dans le diocèse de Lyon, mais la mise en examen de ce musulman jeudi 14 janvier à Versailles rappelle les trolls malveillants à la décence et à l'honnêteté intellectuelle: quel que soit leur milieu, les jeunes sont exposés. Ce disciple d'Allah a été écroué pour viol et agressions sexuelles sur trois filles de 11 ans, à qui il enseignait l'arabe à travers les textes du Coran. La justice reproche à cet homme de 35 ans - dont l'identité n'est pas révélée - sans emploi et résidant dans un foyer des Mureaux (Yvelines), des attouchements sur les fillettes, qui suivaient son enseignement d'alphabétisation, et au moins un viol sur l'une d'entre elles, selon une source proche de l'enquête.

L'affaire remonte à novembre lorsque les trois fillettes, deux sœurs et leur cousine, se plaignent à leur famille d'avoir été agressées par cet anonyme qui leur inculquait la langue de leur religion au domicile d'un de leurs proches, dans cette commune socialiste de banlieue parisienne. Les enquêteurs de la brigade de la protection de la famille de la Sûreté départementale l'ont interpellé à l'aéroport parisien d'Orly cette semaine, alors qu'il s'apprêtait probablement à fuir vers le Sénégal, son pays d'origine. Inconnu des services de police et affable selon le quidam, l'agresseur présumé a nié les faits devant les policiers et le juge d'instruction.

Le détraqué sexuel avait été passé à tabac par la famille et s’était rendu au commissariat pour porter plainte. Ses deux agresseurs, âgés de 29 ans, ont été condamnés à des peines de 6 et 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles, pour arrestation arbitraire, séquestration et violence aggravée. Le marabout avait été déshabillé, les coups de poing et de ceinture avaient plu sur tout son corps. La "victime" parla d’un couteau avec lequel il aurait été menacé. Il évoqua aussi la présence d’un troisième homme lors de l’agression et de femmes qui n’auraient pas été avares de coups.

L'armée française des forces de l'ONU est accusée depuis 2015 

Le 30 juin, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des
soupçons d’agressions sexuelles sur mineur par des soldats français en mission au Burkina Faso.
Bernard Cazeneuve avait dû annoncer la suspension de deux soldats français soupçonnés d' "actes à connotation sexuelle" sur deux enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette suspension rompt avec la loi du silence jusqu'ici observée par la hiérarchie militaire et la presse et encore récemment, lors d'un premier scandale de viol sur mineurs, par des militaires de la force Sangaris en Centrafrique. 14 militaires français ont été mis en cause dans cette dernière affaire, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014.

Cinq scandales ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU
Depuis 2004, plusieurs soldats faisant partie des forces de maintien de la paix ont été mis en cause ou accusés pour des faits similaires au Burundi (décembre 2004, ONUB), en République démocratique du Congo (2009, MONUC), en Côte d’Ivoire (2010, ONUCI), à Haïti (2011, Minustah),  ou encore au Mali (Septembre 2013, Minusma)Au Burkina-Faso, deux militaires français sont sous le coup d'accusations d'agression sexuelle sur une fillette de 5 ans, une scène filmée avec une caméra oubliée.

Pédophilie à l'école

Villefontaine: mon pédophile chez les laïcs

Le directeur de l'école publique de Villefontaine (Isère), Romain Farina, était un "prédateur". L'enseignant interpellé le 23 mars 2015 dans le groupe scolaire Le Mas de La Raz qu'il dirigeait est aujourd'hui mis en examen pour "viols et agressions sexuelles" sur 66 enfants. "Ce décompte n'est pas clos, les enquêteurs ayant procédé à des auditions récemment". 
"Les faits les plus anciens remontent à 2001, année où Romain Farina a démarré sa carrière à Vénissieux", dans le Rhône. Les parents d'une fillette avaient alors déposé une plainte pour agression sexuelle, classée sans suite par l'administration avec à sa tête Jack Lang (mars 2000-mai 2002).

L'accusé, un éducateur prompt à s'exonérer de ses responsabilités
Selon le compte-rendu des psychiatres, "ce père de famille de 46 ans"  estime que "c'est plus fort" que lui et qu'il "n'a pas choisi" d'être pédophile. Il admet toutefois s'être servi d'enfants comme d'"objets". Le journal rapporte aussi que le pervers qualifie de "dégustation" les "prétendus 'ateliers du goût' durant lesquels les enfants étaient contraints à des fellations les yeux bandés".
Condamné en 2008 pour recel d'images pédopornographiques, avec injonction de soins, il avait consulté pendant deux ans un psychologue "sans réelle intention de coopérer".

Un animateur d'une école maternelle lyonnaise suspecté de pédophilie
L'école Ferdinand Buisson de Lyon 5eme est bouleversée depuis la révélation en mardi 1er avril 2016 de faits remontant à novembre. Une mère de famille a saisi le procureur de Lyon pour des suspicions d'agressions sexuelles sur son enfant de 3 ans. L'auteur présumé des faits, âgé de 34 ans, est un animateur du temps périscolaire attaché à la MJC Saint-Just. Après avoir nié, la ville de Lyon, qui emploie également l'animateur dans une garderie du soir, l'a suspendu en janvier.

Depuis, d'autres petits ont rapportés des témoignages troublants concernant cet animateur, actuellement placé en arrêt maladie.

En 2015, 27 enseignants ont été révoqués pour pédophilie.

Vingt affaires de pédophilie à l'école sont actuellement en cours d'instruction.

jeudi 13 août 2015

Radio France se fait pointer pour la gestion calamiteuse de sa cantine

Radio France ne connaît pas la rigueur: dommage pour les redevables ! 

"Capital" révèle la mauvaise gestion du restaurant de la radio publique

Le rapport d'un audit externe pointe un manque à gagner considérable. 
C'est un lourd réquisitoire qui risque d'entacher durablement l'image de Radio France. Le rapport d'un audit externe sur la cantine de la Maison ronde est tombé entre les mains de Capital, en exclusivité.
Le contexte de l'interminable grève de Radio France au printemps ne plaide pas non plus en faveur des syndicats, alors que ses salariés plaident l’agression par la direction. Et le prix de la paix sociale a été salé: les mesures récentes prises par l’Etat (…) devaient être appréciées comme "un signe positif", jugea le médiateur, en référence aux 80 millions d’euros débloqués... à titre exceptionnelpour faire face, dit-on, aux besoins de trésorerie engendrés par l’interminable chantier de réhabilitation de la Maison de la radio. La cantine ne semblait pourtant pas affectée...

Sur-effectifs, mauvais management, non-maîtrise des achats, hygiène douteuse... la liste des problèmes est longue et le manque à gagner, considérable, selon le magazine économique du groupe Prisma Media, deuxième éditeur de presse magazine en France (Télé loisirs, Géo ou Ça m'intéresse). 
Cet audit réalisé par un cabinet extérieur aurait été commandé par Catherine Sueur, directrice générale déléguée. Elle serait d'ailleurs sur le point de quitter le groupe, rappelle Capital, qui a décidé de publier des extraits du rapport. 

Les acquis syndicaux qui restent sur l'estomac

Dans un premier temps, la cantine de Radio France emploie trop de salariés, selon le cabinet Diapason Expertise. Géré par le comité d'entreprise dirigé par la CFDT, proche du PS et la CGT, chaque employé du restaurant ne servirait pas plus de 25 repas en moyenne, contre 52 repas par employé dans les autres cantines de sociéténotent les experts. 
Plus accablant encore, le service caisse compterait cinq hôtesses dans ses rangs. Cinq hôtesses à temps plein dont le temps de travail effectif ne serait que "d'environ trois heures", souligne le rapport. 
Autre information du rapport relayée par Capital : un manque à gagner considérable dû aux "repas à l'oeil". Il serait "facile de manger gratuitement", dévoile le magazine. Diapason Expertise aurait dénombré 6.034 "passages non identifiés" en caisse durant le mois de mars 2015. Un manque estimé à 48.750 euros par an. 

Manque d'hygiène 

Tout aussi alarmant, le manque d'hygiène serait monnaie courante, rapporte Capital : normes de températures pas respectées, produits mal identifiés, nettoyage douteux ou encore traçabilité incertaine... Capital donne l'exemple de yaourts conservés à une température de 17 degrés, au lieu de 2 à 4 degrés recommandés.
Le mauvais management fait également partie des problèmes pointés 

"L'encadrement des personnels est plus ou moins laissé à l'abandon", peut-on lire dans le rapport. 

Également mis en cause après cet audit, la mauvaise gestion des achats qui pourrait faire économiser à Radio France  aux contribuables 200.000 euros par an. 

Conclusion : le cabinet d'audit estime une économie possible de 439.000 euros par an en supprimant dix postes. En améliorant la gestion des caisses et des achats, 813.000 euros de gains pourraient être ainsi générés. 

Le secrétaire du comité d'entreprise, Jean-Marc Lescot, a répondu à Capital.
Il accuse l'audit de se fonder "plus sur des commentaires que sur des faits réels ". Il a cependant reconnu que "plusieurs éléments pourraient être améliorés "...


Evoquons par exemple les aides exceptionnelles du CE aux salariés en difficultés 

Douze personnes sont aussi parties en vacances grâce au CE dans l'un des gîtes ou logements appartenant au comité interentreprises (de Radio France, TDF, France Télévisions et de l'Institut national de l'audiovisuel, INA). Et 14 autres collaborateurs ont profité de prêts à taux zéro (jusqu'à 1.500 € sans frais de dossier ni assurance à payer).
"Pour avoir droit à ces aides, les salariés (dès trois mois cumulés d'ancienneté) doivent s'adresser aux assistantes sociales de l'entreprise, détaillent les deux élus. Leur dossier sera présenté devant la commission prêts et entraide du CE. Y siègent le secrétaire du comité, quatre élus syndicalistes et deux assistantes sociales."

En dehors de ces cas exceptionnels, le CE de Radio France attribue chaque année à tous les salariés une aide de rentrée scolaire (80 € par enfant) ou, en fin d'année, des bons d'achat à tous ceux qui gagnent moins de 25.000 € annuels (brut imposable).

Et puis aussi un séjour à l'étranger offert à une salariée souffrant de dépression, un prêt accordé à un collègue surendetté ou des fonds exceptionnels débloqués en faveur d'une mère divorcée… Parmi la myriade d'offres et d'activités que propose le CE de Radio France à ses 5.000 salariés, les aides sociales ont toute leur importance.
Envie de faire de la radio? Et de manger à l'oeil à la table de Patrick Cohen ?

 

lundi 1 décembre 2014

Goodyear, perdu corps et biens, "à cause de vos lois", selon Titan

La CGT a sabordé l'usine Goodyear d'Amiens-Nord et l'Etat l'y a aidé
L'américain Titan a finalement renoncé 
Les ouvriers de Goodyear avaient confiance
en Hollande le 14 octobre 2011 à Amiens
L'unique repreneur potentiel a jeté l'éponge. C'est le dernier soupir après six ans de lente agonie pour les anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, fermée depuis le mois de janvier. Pressenti depuis de nombreux mois pour reprendre l'activité pneus agricoles de l'usine (qui employait plus de 600 des 1143 salariés du site), Titan n'en peut plus des difficultés dressées par la CGT. "Toute discussion avec un repreneur potentiel, y compris Titan, est terminée", a reconnu Jean-Philippe Cavaillé, directeur des ressources humaines de Goodyear en France, dans le Courrier Picard. 
Alors que le redresseur présumé de l'industrie, Nono Montebourg, avait promis de sauver 333 emplois, mais a quitté le gouvernement pour aller à l'université apprendre le métier de patron, aujourd'hui, la droite amiénoise et le nouveau ministre de l'Economie, font un constat d'échec et accusent.

Bercy accuse la direction de Goodyear mais aussi la CGT

Au ministère, l'entourage d'Emmanuel Macron reconnaît qu'il reste "peu d'espoir d'une reprise" et déplore, surtout, "l'incapacité des parties prenantes au dossier de se faire confiance pour affronter ensemble les difficultés"Après s'être entretenu avec le patron de Titan, Maurice Taylor, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait discuté vendredi 28 novembre avec les dirigeants de Goodyear, Brigitte Fouré, maire d'Amiens (UDI) et Alain Gest, député de la Somme et président d'Amiens Métropole (UMP). 

Le gouvernement est ici rejoint par la droite amiénoise
au pouvoir depuis les dernières élections municipales et intercommunales. Elle a désigné vendredi les responsables à leurs yeux de cet "immense gâchis social", du "jusqu'au boutisme" de la CGT à la "gestion approximative des ressources humaines" chez Goodyear.

Alain Gest a pointé la CGT locale qui a fait  capoter l'accord de 2012 quand 550 emplois pouvaient être sauvegardés dans le cadre d'un Plan de départs volontaires. Pour bien faire comprendre son propos, il s'est réjoui que Dunlop, une autre usine amiénoise du groupe, a accepté en 2007 un compromis avec la direction, ait son avenir assuré.

Titan : "On ne peut pas racheter Goodyear à cause de vos lois"

La politique dela CGT du tout ou rien a produit 1.143 suppressions d'emploi. Jeudi, le directeur des ressources humaines de Goodyear Dunlop Tires France avait mis en garde qu'il n'y aurait aucun repreneur pour l'usine Goodyear, qui a fermé en janvier.

Le patron de Titan est très critique du système social de la France. 
Longtemps intéressé par une reprise partielle de l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord, Maurice Taylor, le P-DG de Titan a expliqué vendredi qu'il a dû renoncé à ce projet à cause du nombre de salariés qu'il aurait été obligé de reprendre.  "On ne peut pas racheter Goodyear à cause de vos lois. On doit reprendre au minimum 652 ou 672 ouvriers, c'est impossible. Au maximum, c'est 333 parce qu'après ce n'est pas rentable", a déclaré sur France Info le P-DG du fabricant américain de pneus.

"Dites aux syndicats que s'ils sont si intelligents, ils n'ont qu'à racheter l'usine", a lancé Maurice Taylor. "La France est devenue un pays communiste et, quand vous tomberez aussi bas que la Russie, peut-être que vous aurez une chance de repartir", a-t-il affirmé, après avoir notamment dénoncé le rythme de travail des ouvriers français: "trois heures par jour"...

Mickaël Wamen, le leader CGT de Goodyear Amiens-Nord, a qualifié de "énième farce", et de "mascarade sans nom" l'échec des discussions. Et surtout les motifs invoqués par Maurice Taylor, à savoir le nombre excessif de salariés à reprendre. Selon le syndicaliste, "Titan a tout intérêt à attendre pour qu'un jour il ait l'usine pour rien ou qu'on lui vende les machines agraires et tout le process".

Ça ne coûte rien à la CGT, c'est l'Etat qui paye...
L'entourage d'Emmanuel Macon estime que "l'attention collective doit désormais se concentrer sur l'avenir des salariés et de leurs familles et du territoire au travers de la venue de nouvelles activités créatrices d'emplois".
Brigitte Fouré et Alain Gest ont demandé un "rendez-vous" au Premier ministre, Manuel Valls, pour "être informés par le gouvernement des négociations qu'il est censé avoir eu avec" Goodyear et Titan, et savoir "quelles mesures il compte prendre pour la ré-industrialisation du site". Ils ont également annoncé une réunion extraordinaire en session commune du conseil municipal d'Amiens et du conseil d'Amiens Métropole le 4 décembre.
Et ce n'est encore pas l'Etat qui paie...

mercredi 9 février 2011

Seine-Saint-Denis, haut lieu de la culture ...du cannabis

Une ferme de cannabis découverte chez Bartolone (PS)

Qu'ont-ils fait des jardins ouvriers ?

Apparues à la fin du XIX siècle, ce sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités. Elles sont le plus souvent affectées à la culture potagère et initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire.

Claude Bartolone a-t-il voulu développer ces parcelles ?
« La culture domestique, marginale au milieu des années 1990, semble depuis lors se diffuser parmi les usagers », indiquait-on en 2007 à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Mais son étude ne prenait pas en compte les cultivateurs professionnels. Au total, 140 000 personnes consomment l'herbe de ces « cannabiculteurs du dimanche » exclusivement produit sur le sol français.

La culture industrielle du cannabis
La culture de cannabis « à la maison » progresse en France
La grande majorité des cultures artisanales, de petite taille et bien cachées, échappent aujourd'hui à la vigilance des services répressifs. L'an dernier, les policiers ont procédé à environ 1 600 interpellations pour détention de graines ou de pieds, tandis que 115 « cultivateurs » ont été arrêtés pour trafic.

Les jardiniers du dimanche intéressent la police européenne
2007 - Les policiers ont procédé à environ 1 600 interpellations pour détention de graines ou de pieds, tandis que 115 «cultivateurs» ont été arrêtés pour trafic. Avec 1,2 million d'usagers réguliers, la France restait en effet en tête des pays européens pour la consommation de cannabis. A 17 ans, un garçon sur six et une fille sur quinze déclaraient fumer régulièrement des joints. Un plan de lutte contre la drogue à ces cultures privées était en préparation.
2011 - Trente-cinq personnes ont été interpellées dans cinq pays de l'UE, dont 20 en France, lors du démantèlement d'une filière d'immigration clandestine de Vietnamiens, qui investissait dans la culture de cannabis en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris mardi de sources policières. Après huit mois d'enquête coordonnée par Eurojust, les polices française, britannique, allemande, hongroise et tchèque ont déclenché "l'opération Schwartz" mardi matin.

Il faut arrêter de stigmatiser le 9.3 ?


Faut-il soupçonner les AMAP
(Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne )?
Et les Jardins de Cocagne
(jardins maraîchers biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle), alors?



L'installation requiert des ressources
Sans prêt bancaire, il faut être débrouillard ou croyant et pratiquant de l'économie parallèle... Dans son placard ou dans son garage, il faut investir dans des lampes pour un éclairage permanent, une arrivée d'eau, une extraction d'air, une vidéosurveillance, etc.

L'économie souterraine ne connaît pas la crise
C'est une « ferme » qui a été découverte. Composée de 700 plants de cannabis, l'exploitation agricole permettait de récolter de 800 kilos à une 1,5 tonnes de cannabis chaque année qui étaient produites
Elle a été découverte mardi par la police dans un entrepôt, un ancien atelier de confection désaffecté de plus de 150 mètres carrés, à La Courneuve, ville communiste dans la très défavorisée Seine-Saint-Denis, en même temps que 24 kilos de drogue déjà récoltés et conditionnés, pour retour sur investissements.


008 - « La culture domestique, marginale au milieu des années 1990, semble depuis lors se diffuser parmi les usagers », indiquait l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.


La mafia des passeurs donne dans le bio

L'enquête concernait un trafic d'êtres humains
La « ferme » a été découverte dans le cadre d'une enquête et au cours d'une perquisition dans la communauté vietnamienne.
Menée par un juge d'instruction de Lille, avec des policiers de l'Office central pour la Répression de l'Immigration irrégulière et de l'Emploi d'étrangers sans Titre.
Vers une campagne unitaire LDH, MRAP, ATTAC, SOS Racisme et RESF ?
Tout trafiquant-passeur exerce nécessairement une activité à but purement lucratif. Cela ne concerne donc pas les personnes qui, bénévolement, pour des raisons idéologiques ou philosophiques font passer des frontières à des gens menacés. La différence est de taille: les trafiquants-passeurs sont des malfaiteurs au sens international, alors que les passeurs bénévoles seront vus, en fonction des affinités politiques, comme des patriotes ou des philanthropes dans le cas de certains, ou des ennemis, des rebelles, voire des terroristes, dans d'autres.
Les trafiquants-passeurs font en effet preuve d'une totale indifférence vis à vis de leurs « clients » qu'ils considèrent, traitent et exploitent comme du bétail. Ces derniers en sont totalement dépendants, leurs familles au pays d'origine ayant souvent même, du emprunter des sommes énormes afin de financer leur passage.
Il n'est pas exclu pour autant que RESF se déclare solidaire, pour des motifs qui ne seraient évidemment pas politiques...

Dépénalisation du cannabis
Quels sont les acteurs politiques favorables?
La culture, la possession pour usage privé et la distribution sont généralement réglementées. Les lois varient néanmoins d'un pays à l'autre.
Le Portugal est aujourd'hui le seul pays à avoir légalement dépénalisé, mais les Pays-Bas ou encore la République tchèque mettent en place des systèmes de tolérance de fait extrêmement poussés.
En France, la loi interdit « toute présentation sous un jour favorable » des substances stupéfiantes.
Aux Pays-Bas, l'usage et la revente de cannabis sont règlementés mais non légalisés; il peut être acheté dans les coffee shops, des magasins ayant une licence spéciale pour ce commerce. Depuis la loi « Damoclès » d'avril 1999, les maires peuvent cependant fermer les 'coffee shops' au motif de nuisances ou d'infraction à la loi sur l'opium. La nouvelle politique semble d'ailleurs être de ne plus délivrer d'autorisation pour ouvrir de coffee shop afin de limiter puis de réduire leur nombre.

Les Verts de France
S'il y a bien un endroit de l'échiquier politique où les gens sont constants sur le traitement des drogues, c'est bien chez les Verts. Daniel Cohn-Bendit est assez ouvert sur cette question. Tout comme Dominique Voynet ou Cécile Duflot. Selon eux, après tout, c'est une plante comme une autre...

Au PS, l'ancien ministre de l'intérieur Daniel Vaillant suggéraitdans un entretien au Parisien, vendredi 9 octobre 2009, de "tenter le pari de la réglementation" du cannabis pour faire baisser sa consommation, aujourd'hui en pleine "explosion".

Et encore un collège menacé de fermeture

L'opposition s'indigne de la fermeture d'établissements

Que raconte la propagande ?
Le problème concerne le plus petit village de France: Saint-Enimie est situé dans les Cévennes.

Désertification des campagnes

Gestion comptable
Quatre personnels d'administration, onze professeurs et 30 élèves, soit deux adultes par élève. Les réductions d'effectifs seraient-elles un scandale ?
La gestion matérielle des collèges est du ressort des Conseil généraux. Le maire DVG sait où s'adresser.

mardi 25 janvier 2011

Aides: l'association épinglée sur sa gestion

«Le Parisien» publie une étude qui attaque la gestion de l'association ... caritative

Des dirigeants largement avantagés et des dons mal réinvestis.

Les conclusions de l’étude confidentielle du cabinet Sécafi révélée ce jeudi par Le Parisien ont fait l’effet d’une bombe à Aides, dont les responsables n’ont pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié ce mardi en fin de matinée, ils se disent « choqués et abasourdis », évoquant un « simulacre de scoop ». Cette « publication (...) est un coup très dur porté à tous nos militants et à la lutte contre le sida toute entière ».

Selon l’article du Parisien, la gestion économique de l’association laisserait à désirer. Ainsi, seuls 60,3% des 22,2 millions d’euros perçus en 2009 ont servi à financer des missions locales, comme des actions de prévention, de soutien ou encore de distribution de préservatifs. Un chiffre lié au « coût de fonctionnement » de l’association, présente dans 70 villes en France, selon Christian Andréo, directeur des actions nationales à AIDES.

Les avantages des dirigeants déjà connus


L’étude publiée s’interroge aussi sur les raisons qui ont amené à octroyer un logement de fonction jusqu’en 2010 à Christian Saout qui fut président d’Aides de 1999 à... 2007. Ce dernier, désormais président d’honneur, serait encore payé 110.000 euros par an, remboursés par le Conseil d’Etat. « C’est le montage qui a été validé par la direction générale de la Santé, au titre de sa mise à disposition », explique Christian Andréo. Quant au logement de fonction, « cela nous a permis d’économiser des dizaines de milliers d’euros en nuits d’hôtel », se défend-il.

Le Parisien assure également que le salaire du directeur général Vincent Pelletier a bondi de 17% entre 2007 et 2009 pour atteindre 9.500 euros par mois. Enfin, si sa paye n’augmente pas, il toucherait une prime.
En réponse à Pierre Bergé qui accuse le Téléthon (qui finance 70 % des recherches sur les maladies rares) de "parasiter la générosité des Français", il répondait: " Ce n'est pas vrai que le Téléthon phagocyte les dons des Français." Les "bénévoles" de l'association les dilapident.

«Le mal est fait»
Selon l’étude, tout cela n’arrangerait pas les affaires internes de l’association, déjà mises à mal avec la démission de la secrétaire du comité central d’entreprise en 2010. « On ne va pas le nier », avoue Christian Andréo. « Des dissensions, il y en a mais comme dans tout le secteur associatif en ce moment. Nous ne sommes pas une exception à la règle ». Le cabinet Sécafi évoque aussi un « éventuel malaise au travail ». « Nous avons mis en ligne un rapport d’un cabinet externe sur les conditions de travail à Aides, répond le directeur des actions nationales. On obtient près de 80% de satisfaction

Pour Aides, « le mal est fait ». Ses responsables regrettent que la rédaction ne les ait contactés que lundi après-midi soit la veille de la publication. L’association se dit ainsi « profondément indignée, meurtrie par ces allégations détournées, mensongères, et étudie à présent toutes les voies possibles, y compris légales, pour contester point par point les éléments de cette prétendue enquête ».

Quant aux contribuables ?...

AIDES est une association
Christian Saout explique: " Etant magistrat administratif, je suis rémunéré par le Conseil d’Etat qui m’a mis à disposition d’AIDES ces dernières années. Mon salaire est payé par l’association et lui est remboursé par une subvention publique versée par l’Etat. Donc, ce ne sont pas les donateurs qui financent mon salaire ". Les contribuables seraient-ils néanmoins les donateurs obligés ?

Mais c'est aussi une ONG...
Or, une ONG est indépendante de l'Etat...
Pourquoi alors AIDES lui verse-t-elle une rémunération alors que Christian Saout n’en est plus que président d’honneur ?
« Je suis aussi administrateur d’AIDES, et je la représente dans plein d’organismes différents et cela me prend deux 35 heures par semaine. » Tous les cumulards ne sont pas des politiciens: les bénévoles sont tellement solidaires et désintéressés que certains sont parfois plusieurs fois 'bénévoles'. Ce sont les plus vertueux... Respect !


Cela étant, le bât blesse:
1/ ce montage atypique « n’a été accepté que récemment par le ministère de l’Intérieur », concède-t-il,
2/ et « le Conseil d’Etat ne souhaite plus continuer sa mise en disponibilité ».

En clair ? « A partir du mois de septembre, je vais reprendre mes activités de magistrat. » Pendant dix ans, pourtant, les « différents ministres de la Santé ont estimé que mes missions justifiaient ce régime de mise en disponibilité ».

Et, en plus clair encore, la disponibilité est la situation de l'agent de l'Etat qui se trouve placé temporairement, hors de son administration ou service d'origine et qui cesse de bénéficier, durant cette période, de sa rémunération et de ses droits à l'avancement et à la retraite. La durée de la disponibilité est fixée à 1 an maximum, renouvelable 2 fois.
(Ne pas confondre avec le "détachement" dont peuvent bénéficier les responsables ...syndicaux - cf. lien)

Les responsables d'AIDES étaient bien couverts.

L'ONG ambitionne aussi de pallier l'insuffisance de l'intervention des pouvoirs publics, singulièrement dans les cas scabreux.

mercredi 14 avril 2010

Didier Migaud, épinglé par sa Cour Régionale des Comptes

Président de la Cour des comptes, ses choix financiers à Grenoble sont critiqués

Le meilleur économiste du PS

François Hollande n'a pas tenté de le barrer
A peine nommé à la tête de la Cour des comptes, le député socialiste Didier Migaud est pointé pour sa gestion parfois hasardeuse dans un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de Rhône-Alpes.

Ce rapport, rendu il y a quelques semaines, met en cause son recours à des emprunts toxiques (lire l'article que PaSiDupes consacre aux pratiques hasardeuses de Bartolone et Montebourg) et les finances dégradées de la communauté d'agglomération de Grenoble, qu'il préside. Didier Migaud conteste cette interprétation.

Lire ce document Eco89:

>"Ce rapport définitif (il tient compte des observations du président) pour les années 2003-2007, dont Eco89 a obtenu copie, a été présenté en conseil de communauté le 12 février, après le report de la séance du 29 janvier pour une « erreur administrative ».
Le rapport souligne de nombreuses qualités dans la gestion de Didier Migaud en tant que président de la communauté d'agglomération de Grenoble Alpes Métropole, communément appelée « la Métro ».
Ainsi, « s'agissant de la fiabilité de ses comptes, la démarche innovante adoptée et inspirée de la Lolf [dont Migaud est considéré comme l'un des “pères”, ndlr] peut être notée, de même que les taux satisfaisants de réalisation des prévisions budgétaires ».

Des procédures « doivent être peaufinées »

Mais la synthèse de début de rapport embraye immédiatement sur plusieurs choses qui « doivent être peaufinées » [sic !]. Attention, langage technique :
« Les procédures de transfert de charges et de produits entre budget principal et budgets annexes, de reprise des résultats, du rattachement des charges et produits à l'exercice, des restes à réaliser, d'établissement d'un inventaire des biens exhaustifs, et, plus au fond, les estimations des charges transférées. »
En résumé, et en langage plus simple : le président de communauté d'agglomération Didier Migaud a, au mieux, fait preuve de légèreté dans le rendu comptable de sa gestion et, au pire, usé d'artifices. Ce que réprouverait certainement le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

337 millions d'euros de dettes

Plus grave : l'agglomération de Grenoble, qu'il préside depuis 1995, est dans une situation financière très alarmante qui s'est dégradée ces dernières années, selon la chambre :
« L'encours de la dette a cru de 54,5%, passant de 218 354 776 euros au 31 décembre 2004 à 337 513 615 euros au 31 décembre 2007, ce qui place la Métro, en terme d'encours de la dette par habitant par rapport aux recettes réelles de fonctionnement, dans une situation particulièrement défavorable, comparée aux autres communautés d'agglomération de même taille. »
Fin 2006, la dette par habitant dans l'agglomération de Grenoble était de 774 euros, contre 159 euros à Saint-Etienne, 130 euros à Toulon, 111 euros à Rennes et 30 euros à Rouen.
« Un fort endettement que le rythme soutenu des investissements n'a pas permis de ralentir », synthétise la chambre.

Migaud : comparer ce qui est comparable

Joint par Eco89 mardi après-midi, Didier Migaud -qui devrait démissionner dans les prochaines heures de la présidence de la Métro- souligne que la capacité de désendettement de la communauté a été ramenée à 9 ans environ (entre 10 et 11 ans selon sa réponse au rapport), et surtout, que les différentes agglomérations ne sont pas forcément comparables :
« Toutes n'ont pas le même champ de compétence, entre transports, assainissement, eau… De plus, toutes n'ont pas la même façon d'élaborer leurs comptes, entre le budget principal et les différents budgets annexes. » [Précisément !]
Cette remarque (absente de la réponse de Migaud à la chambre) est surprenante : il est difficile de croire que pour contrôler la collectivité dirigée par celui qui était président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, la CRC ait dépêché un magistrat capable de comparer des choux avec des navets. Mais c'est possible.

26,3% de la dette est constituée d'emprunts « toxiques »

Pour pallier cet endettement (notamment dû à la construction d'un grand stade), Didier Migaud (à qui le conseil de communauté délègue chaque année sa compétence en matière de « couverture du risque de taux ») a eu recours à une forte proportion de produits financiers structurés, connus depuis quelques années sous le vocable de « produits toxiques » : 26,3% de l'encours de la dette, soit 88 802 976,30 euros, selon l'annexe au compte administratif 2007.
La chambre décrit le fonctionnement de ce type de produits, qui a déjà causé des problèmes à différentes collectivités locales, de gauche comme de droite :
« Lorsque le taux d'intérêt payable dans l'année a une incidence sur la comptabilité de l'exercice, il est tentant de renégocier un prêt chaque fois que le taux est susceptible d'augmenter, quitte à accepter un niveau de risque plus important, mais qui n'a pas d'incidence directe au point de vue comptable. »
Selon Didier Migaud et le directeur général des services (DGS) de la Métro, Serge Darmon, lui aussi joint par Eco89, le taux de produits réellement « toxiques » est beaucoup plus faible, « si l'on se base sur la définition donnée dans la charte Gissler ».

Un « hold up » de 3 millions d'euros, selon un opposant

La dette s'élève aujourd'hui à 350 millions d'euros, sur lesquels « seul un emprunt de 17 millions d'euros constitue un risque qui peut être relativement élevé », affirme Serge Darmon. « Le fait qu'il y ait un risque ne signifie pas forcément qu'il y aura perte pour le contribuable », ajoute-t-il. En retenant la définition de la chambre pour les « produits structurés », leur taux serait aujourd'hui de 19% environ.
La chambre pointe un versement de 3 millions d'euros effectué en 2006 par la régie de l'assainissement vers le budget principal de la Métro. Ce versement « est fondé sur deux délibérations contradictoires », constatent les rapporteurs. Pour Raymond Avrillier, ancien vice-président (écologiste) de la communauté, il s'agit là d'un « hold-up ».
« Le versement s'est effectué en toute transparence », répond Didier Migaud, qui souligne que si ça n'avait pas été le cas, il n'y aurait pas pu y avoir de recours devant le tribunal administratif…
Le nouveau plus haut magistrat comptable de France, qui sera chargé de mettre en œuvre la réforme du contrôle des finances locales annoncée par le gouvernement, ajoute que « même la certification des comptes de l'Etat se fait avec des réserves. Il faut tenir compte de ces réserves, qu'il ne faut pas instrumentaliser politiquement
».
Il vise là Raymond Avrillier, qui trouve Didier Migaud « très compétent » :
« Je suis en bon terme avec lui. Mais il y a eu un certain nombre de tours de passe-passe, en particulier sur les années 2006, 2007 et 2008. »
Conformément à la loi, la chambre régionale des comptes a transmis le rapport au préfet et au trésorier payeur général de l'Isère. Si le premier a bien fait son travail, l'Elysée ne pouvait pas ignorer que Didier Migaud n'a pas fait preuve de qualités de comptable exemplaires avant sa nomination au poste (irrévocable) de premier président de la Cour des comptes.

Conclusion de Eco89: mise en cause de l'Elysée !

Eco89, indépendant ?...

Eco89 se déclare "site d'information et de débat indépendant et participatif".
A la vérité, Eco89 a été créé par d'anciens journalistes de Libération, dont le directeur de rédaction est Laurent Joffrin.
Le 1er octobre 2008, Rue89, le site Internet de Libération a lancé Eco89, un site basé sur les principes de Rue89 mais dédié à l'économie.



jeudi 8 avril 2010

9.3: Bartolone donne l'exemple de la rebellion

Le président socialiste défie l'Etat et vote un budget en déséquilibre

Claude Bartolone a attendu l'après-régionales pour se déclarer déséquilibré

Son budget le sera, ce qu'interdit la loi
Le président (PS) du Conseil général de Seine-Saint-Denis a mis sa menace à exécution: il déplace les responsabilités et sort les fumigènes, accusant l'Etat de manquer à son obligation de compenser totalement certaines charges.

Claude Bartolone vient, ce jeudi, de mettre le feu au 9.3
Il a fait voter, comme il l’a annoncé avec fracas le week-end dernier, un «budget de révolte», histoire de forcer l’Etat à le subventionner, au titre notamment de transferts de charges sociales qui ne sont que partiellement compensés.

Pourquoi Bartolone n'équilibre pas son budget

Claude Bartolone a tout simplement décidé de se faire entretenir
Partisan de l'asistanat, il refuse de payer et inscrit, dans la colonne des sommes à percevoir de son budget, 75 millions d’euros que l’Etat, lui doit pour cette année, selon son estimation personnelle. Dans le détail, il s’agit, toujours selon ses calculs, d’un manque à gagner de 10 millions d’euros sur la suppression de la taxe professionnelle et surtout les transferts de charge que l’Etat n’a pas compensés.

Bartolone se prend pour la danseuse de Fillon !
Il n'a pas eu de souci de financement de sa ...campagne et il est comme les parents qui refusent d'acheter des livres de poche pour le cours de français de leurs gosses.

Ce ne serait pas sa gestion qui plombe particulièrement le budget de la Seine-Saint-Denis, selon lui: le socialiste incrimine trois prestations ...sociales:

- l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
- la PCH (prestation de compensation des personnes handicapées)
- et le RMI - devenu RSA (revenu de solidarité active).

Sur 1 600 millions d’euros de budget
, 1 450 représentent des dépenses obligatoires pour ces allocations de solidarité, se plaint le socialiste. Mais si l’Etat ne lui paie pas ces 75 millions qu’il a inscrits comme manquants - option très probable -, son budget sera en déséquilibre (avec des dépenses supérieures à ses recettes). Ce que le code général des collectivités locales interdit pour les communes, les régions ou les départements.
Voilà encore un socialiste pour qui le social n'est pas prioritaire.

Bartolone, meneur des frondeurs ?

Tous les départements subissent, plus ou moins douloureusement, cet effet de ciseau: mais ils ont été prévoyants ou non, puisque gouverner, c'est prévoir...
A force de l''ignorer, Bartolone n'a pas anticipé l'explosion des charges sociales sous l’effet de la crise économique internationale. Il a pensé que l'Etat est une vache à lait et que ses dotations allaient progresser, alors que les présidents compétents savent parfaitement qu'elles sont fixes. La marge de manoeuvre s’est donc réduite pour les départements contraints de tailler dans d'autres budgets - ce sont souvent les subventions, le sport et la culture qui en font les frais. Selon le Parisien, le versement, en 2008, des trois prestations sociales représentait 11 milliard d’euros. L’Etat n’en aurait compensés que 7,5 milliards.
Savoir si Bartolone ne peut pas récupérer la différence en réduisant ses frais de communication et en compressant ses frais de gestion.

Les départements socialistes refusent la rigueur

L’Association des départements de France, présidée par Claudy Lebreton, s’est inquiétée d’une situation devenue «dramatique», mais elle est socialiste et son avis est partisan.
Entre 20 (selon la Délégation aux collectivités territoriales) et une trentaine (pour l’ADF) de départements frôleraient le déficit. Pour faire monter la pression sur l’Etat, sept présidents de conseils généraux viennent de proposer à leurs collègues de présenter une proposition de loi. Et, si besoin, d’employer la manière forte: une saisine du Conseil constitutionnel pour atteinte au «principe d’autonomie financière des collectivités locales».

La gestion hasardeuse de Bartolone

Réactions du gouvernement

=> Le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, Alain Marleix, dénonce une «opération essentiellement politique» du bras droit de Martine Aubry pour se faire mousser au sein du PS.
S’il a concédé sur RTL un «fort dynamisme des dépenses sociales» et une baisse des ressources fiscales des départements, il a aussi pointé les «emprunts toxiques». Or « la Seine-Saint-Denis est un département qui a été particulièrement hasardeux dans la gestion ».

=> De son côté, François Fillon a confié à un haut fonctionnaire, Pierre Jamet, une mission «de diagnostic et de propositions» sur les finances des départements. Remise du rapport, jeudi prochain.

Bartolone risque-t-il de mettre le 9.3 en faillite ?

Le budget adopté, le préfet du département aura à constater le déséquilibre et à saisir la chambre régionale des comptes. Laquelle demandera au Conseil général de revoir son budget et proposera des solutions en ce sens. Si le département persistait, le préfet se substituerait à lui pour décider d’un budget à l’équilibre.
Lors de son point-presse, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, n'a su qu'ironiser sur ce scénario d'une mise sous tutelle: « Que M. Marleix et l’Etat veuillent mettre sous tutelle le Conseil général de Seine-Saint-Denis, ce serait savoureux si l’Etat n’était pas lui-même dans un déficit autour de 150 milliards d’euros qui le rend parfaitement illégitimes à donner ce genre de leçons. »

Hamon peut-il se permettre de persifler, lui qui n'a jamais géré que ses vestes, puisqu'il n'est élu à rien ?...