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mercredi 15 janvier 2020

Edouard Philippe mis à mal sur la gestion d'une association au Havre

Le premier ministre s'est fait épinglé sur la gestion d'une association au Havre

Philippe rattrapé par un rapport de la chambre régionale des comptes, la gestion de la structure présente de multiples défaillances


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Avant son arrivée-surprise à Matignon, et donc jusqu’en 2017, l'Edouard présidait l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD). Le rapport au vitriol de la chambre régionale des comptes (CRC) de Normandie est un sévère rappel à l’ordre. Selon le document, rendu public le 14 janvier et relayé dans Le Monde du 16 janvier, l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD) - qui disposait d’un financement de 1,2 million d’euros, assuré à 98% par des fonds publics - fait apparaître de multiples irrégularités pour les cinq exercices de 2013 à 2017.

Premier problème relevé par la CRC : le conseil d’administration de l’association est identique à la composition de l’assemblée générale. Une confusion qui rend, selon le rapport, "difficile l’identification des attributions et compétences respectives de deux instances".

Par ailleurs, selon les statuts de l’association, le président est le seul à pouvoir signer les contrats, engager et régler les dépenses. Or, dans la pratique, Edouard Philippe a délégué la quasi-totalité de ses pouvoirs au directeur général, sans qu’aucune disposition statutaire ne le prévoie, indique Le Monde. "Ce cumul conduit à concentrer dans les mains du directeur général les fonctions d’ordonnateur et de payeur, en contradiction avec le principe de séparation des tâches", relève le rapport de la CRC. 

De plus, ces délégations n’ont jamais été clairement inscrites dans les textes. "En conséquence, l’ensemble des actes pris sous la direction des directeurs est présumé dépourvu de fondement juridique", tranche la CRC.

Côté financement, en 2014 et 2016, la communauté d’agglomération havraise (Codah) a alloué deux subventions à l’association pour financer des prestations externes, pointe la CRC. Un dispositif qui peut être considéré comme "un moyen de contourner les règles de la commande publique" et qui "contrevient aux dispositions de la loi", détaille la Chambre régionale des comptes. 
Tout en notant que l’association "méconnaît la réglementation relative à la commande publique", elle relève de surcroît que "les dépenses ne sont pas rattachées aux actions mises en œuvre" et invite l’agence de développement "à améliorer la cohérence et la lisibilité de son activité".

Alors que Le Havre Développement a vu son périmètre se réduire au fil des années, la Chambre régionale des comptes pose également la question du maintien de l’agence de développement et invite ses membres à "s’interroger sur sa raison d’être".

mercredi 27 décembre 2017

Quimperlé: un médecin absent, mais rémunéré pendant 33 ans par l'hôpital public

L'hôpital public de Quimperlé lui a versé les deniers du contribuable

Aucun élu au conseil de surveillance du centre hospitalier ?



Pendant 30 ans, un médecin a été rémunéré par l’hôpital de Quimperlé sans avoir à travailler
Payé à rester les bras croisés
Un médecin du centre hospitalier de Quimperlé a été payé durant trente ans à ne rien faire, a enfin révélé la Chambre régionale des Comptes de Bretagne dans son rapport rendu public jeudi 21 décembre. 
Depuis 1982, les CRTC sont supposées exercer une triple compétence sur les collectivités territoriales et leurs établissements publics : jugement des comptes des comptables publics, examen de la gestion et contrôle des actes budgétaires...

Résultat de recherche d'images pour "centre hospitalier quimperlé"La ville a été gérée par le socialiste Daniel Le Bras de 2001 à 2008. 
Or, il était médecin anesthésiste-réanimateur : comment aurait-il pu savoir ?... Le maire actuel Michaël Quernez, depuis avril 2014, encore un socialiste et conseiller général (depuis 2008) a-t-il agi au bon usage des deniers publics ?

Cet établissement public de santé multi-sites compte 569 lits et 59 places, touchant un bassin de population de 60.000 habitants. Il appartient au territoire de santé n° 3 dont l’hôpital de référence est le centre hospitalier de Bretagne Sud (CHBS) de Lorient, dont Jean-Yves Le Drian (70 ans) fut le maire PS de 1981 à 1998, en même temps que président du Conseil régional de Bretagne (2004-2012 et 2015-2017), tout en étant ministre de la Défense (2012-2017, puis des Armées (depuis 2017).

Un médecin a pourtant indûment coûté 5,5 millions d'euros à l'hôpital de Quimperlé (12.000 habitants, Finistère) pour la seule période 2012-2016, écrit la Chambre régionale des Comptes de Bretagne dans un rapport publié jeudi.
Photo Le Télégramme
Une délégation fut reçue par Michaël Quernez,
maire et président  du conseil de surveillance
de l'hôpital
 de Quimperlé
Le médecin, dont le nom n'est pas cité avait été nommé chef de service en 1984 au centre hospitalier de Quimperlé. "Depuis cette date, plusieurs rapports émanant de diverses instances (...) ont relevé des problèmes quant à la manière de servir de ce médecin, mentionnant par exemple " 'une incompétence avérée' ", ainsi que des problèmes de comportement, tant vis-à-vis du personnel que des patients, incompatibles avec ses fonctions", indique la chambre dans son rapport.  
"Il faisait des diagnostics et des prescriptions loufoques", confie un salarié de l’hôpital à France Bleu, évoquant un homme "dangereux".

Mais ce dernier est néanmoins resté aux effectifs de l'établissement.
 
"Outre un déficit d'image, il en est résulté un coût salarial de 130.000 euros par an et une privation de recettes annuelles estimée à 980.000 euros, soit un coût total de 5,5 millions d'euros entre 2012 et 2016" pour l'hôpital, résume sobrement la Chambre régionale des Comptes. La direction de l'hôpital ne souhaite pas communiquer. 

Une "situation irrégulière, liée à une volonté de défense du corps des praticiens hospitaliers" pointée par les magistrats 

Programmée hier à 9 h, puis 11 h, puis midi, la rencontre entre le directeur du CHBS et les élus CGT n'a pas eu lieu.
La CGT de Qimperlé s'est-elle mobilisée pour la bonne cause ?
Les magistrats soulignent que cette connivence du milieu "contrevient à l'intérêt général, aux intérêts du système de santé publique et de protection sociale et altère la pérennité financière de l'établissement". 

Malgré plusieurs procédures, le médecin n’a jamais été licencié. "Les instances médicales et les différents responsables médicaux de l’établissement ont, au cours de ces années, manifesté une volonté individuelle de ne pas travailler avec l’intéressé tout en le protégeant, en raison de sa qualité de praticien hospitalier", expliquent les magistrats.

En 2004, l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH) a même attribué une enveloppe de 124.000 euros par an à l'hôpital pour "compenser le surcoût lié à ce praticien sans affectation ni activité".
En 2010, le directeur de l'hôpital lui a demandé -en vain - de faire valoir ses droits à la retraite. Au 31 octobre 2016, il percevait une rémunération brute de près de 7.400 euros par mois. Il a finalement pris sa retraite en janvier 2017.

samedi 16 décembre 2017

UDI : accusations d’achats de voix, soupçons de clientélisme à la mairie de Bobigny

Le centre vertueux a-t-il des leçons à donner à Wauquiez (LR) ? 

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, UDI, fait face à des accusations d’achats de voix et des soupçons de clientélisme


Pointé à son arrivée au pouvoir pour s’être entouré de personnages troubles, "nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d'ascenseur éhontés", l
e nouveau maire UDI, "en plus de son indemnité d'élu, perçoit une allocation chômage de 1.851 € net par mois," révèle Marianne. 
Stéphane de Paoli, un proche de Jean-Christophe Lagarde (ex-Nouveau centre, ex-président de l'UDI, ex-Les Centristes, devenu groupe UDI, Agir et indépendants (abrégé en UAI, qu'il co-dirige avec F. Riester, exclus des Républicains, pour avoir viré sa cuti avec Macron), anciennement groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant, abrégé en LC, souvent dénommé plus simplement Les Constructifs ou Les Constructifs-UDI), par ailleurs pointilleux en termes de vertu républicaine, s’est accordé une confortable indemnité de 4.500 € net, le maximum légal pour une ville de moins de 50 000 habitants.

Les accusations sont étayées par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
"Il y avait de l’argent qu’ils donnaient aux mecs de cité pour aller voter. Je l’ai vu de mes propres yeux": tenus dans un reportage diffusé sur France 3, ces propos de Sabrina Saïdi, une ancienne élue de la majorité qui a participé à la campagne de 2014, ont fait l’effet d’une bombe. En janvier 2016, le maire adjoint UDI Christian Bartholmé, 61 ans (et son collaborateur Kianoush Moghadam, 33 ans), deux proches du numéro un de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour des "violences en réunion" exercées sur une autre élue de la ville, avait été condamné à un stage de citoyenneté, suite à des violences entre élus intervenues après la victoire surprise d'une alliance entre les centristes et des habitants des quartiers.
Les élus UDI avaient convoqué Sabrina Saïdi, alors maire adjointe chargée de la petite enfance. Ils l'accusaient d'avoir rédigé et distribué dans les boîtes aux lettres d'une cité de la commune un tract mettant en cause une cadre municipale, Lynda Benakouche. Le tract, anonyme, reprochait à la nouvelle municipalité l'embauche de Mme Benakouche, condamnée pour l'agression d'une femme enceinte et mariée à un membre du "gang des barbares" impliqué dans l'assassinat d'Ilan Halimi.
Des accusations "grotesques" pour le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, qui a annoncé avoir porté plainte en diffamation contre Sabrina Saïdi. "Si un tel système existait, on n’aurait pas perdu toutes les élections depuis les municipales !", argumente son directeur de cabinet, Abdeslam Berrouane. 

Le conflit qui oppose à Sabrina Saïdi, 36 ans, l’équipe UDI au pouvoir remonte au lendemain de la victoire de la liste "Rendez-nous Bobigny" qui a mis fin, en mars 2014, à un siècle de gestion communiste de la ville-préfecture de Seine-Saint-Denis. En juin 2014, un tract anonyme dénonce l’embauche à la mairie de l’épouse de Jean-Christophe Soumbou. Considéré comme le n°2 du "gang des Barbares", ce jeune de Bobigny a été condamné à 18 ans de prison pour l’assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006.  

Soupçonnée d’être l’auteur du tract, Mme Saïdi est convoquée dans le bureau du premier adjoint, Christophe Bartholmé. "Tu crois que tu parles à qui ? Y’a personne qui me parle comme ça dans cette ville !", s'indigne Kianush Moghadam, son bras droit, présent lui aussi. L’adjointe ayant enregistré la conversation, un procès s’ensuit. 
A la barre, K. Moghadam, 35 ans, justifie le recrutement de la femme de Jean-Christophe Soumbou par ses liens d’amitié avec ce dernier. Relaxée en diffamation, Sabrina Saïdi obtient en janvier 2016 la condamnation de Christian Bartholmé et Kianush Moghadam pour violences en réunion. Ces deux proches collaborateurs de Jean-Christophe Lagarde, le député de la circonscription et patron de l’UDI, seront jugés en appel en janvier. 

Ces accusations d’achats de voix "n’étonnent personne à Bobigny, hormis le maire" 

Pour Ugo Portier, le candidat de La France insoumise, LFI, aux dernières législatives, tout commence avec la volonté du député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, élu depuis 2002, de faire basculer la ville au centre pour renforcer son assise électorale. "Certaines personnalités de Bobigny étaient prêtes à tout pour aider l’UDI dans cette entreprise", estime l’opposant d'extrême gauche.

"Et la question était : quelle cité est prête à basculer dans le camp UDI ? Par exemple, Kianush Moghadam s’est fait embaucher comme assistant parlementaire de Lagarde sur la promesse qu’il pouvait lui apporter la cité Paul-Eluard". "C’est faux et absurde, parce qu’à l’époque où M. Moghadam m’a proposé ses services, vers 2010-2011, personne – et moi le premier – n’imaginait que la ville pouvait échapper aux communistes", a raconté Jean-Christophe Lagarde.
Des "carrières fulgurantes" à la mairie UDI

Après l’élection, les soutiens les plus actifs ont été récompensés par des postes en mairie, comme le veut l'usage. Or, à en croire un rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes (CRC), nombre de ces nominations témoignent "d’un recrutement fléché, effectué dans des conditions irrégulières". Parmi les 12 dossiers passés au crible : plusieurs trentenaires, titulaires d’un BEP d’artisan-boucher ou d’un brevet d’éducateur, mais rémunérés à des salaires normalement accessibles après 5, 10, voire 20 ans d’ancienneté dans la fonction publique. 

Six recrutements concernent également des responsables d’associations subventionnées par la commune. Des responsables, souligne la CRC, qui ont "publiquement soutenu la campagne électorale de l’actuelle majorité". 

Dans l’organigramme municipal figure aussi un homme condamné pour vol aggravé et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Un profil "peu compatible avec les fonctions d’agent public", selon la CRC. Une ancienne chargée de mission, titulaire d’un diplôme d’architecte-urbaniste, a raconté être "tombée de sa chaise" en découvrant qu’on avait nommé à la direction de l’urbanisme de cette ville de 50.000 habitants "quelqu’un qui n’avait aucune expérience" dans ce domaine. Après huit ans de bons et loyaux services, cette quadragénaire a été "virée du jour au lendemain", quelques mois après les municipales. 
Ces "carrières fulgurantes", ces "salaires disproportionnés", ces "postes plus ou moins occupés", la CGT de Bobigny n’a eu de cesse de les dénoncer depuis 2014, y compris devant le tribunal administratif. 
Début décembre, la CGT a exhorté l’Etat à la fermeté pour que "des territoires entiers cessent d’être livrés à des gens qui n’ont que faire des règles et des lois de la République". Jusque-là désunie, l’opposition de gauche tente de se structurer. Avec deux militants PS et EELV, Ugo Portier (LFI) a fondé une association politique baptisée Poing commun : "C’est parce qu’il n’y a plus de projet commun qui unisse les citoyens qu’un tel système clientéliste et individualiste a pu se construire".

mercredi 4 janvier 2017

Gestion de S. Royal en Poitou-Charentes: des conseillers régionaux UDI portent plainte

Des pétitionnaires se déchaînent contre Ch. Lagarde, alors que la Cour des Comptes de Nouvelle Aquitaine envoie la facture Royal aux contribuables

Des conseillers régionaux de l'UDI (opposition centriste) ont déposé une plainte contre X mardi 

Les chiffres de la "dérive financière" de l'ex-Poitou-Charentes
ont conduit Rousset et Royal à l'affrontement
Coup de sang chez les Centristes qui se respectent, suite à la publication en décembre d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine sur la gestion financière d'abord qualifiée de "désastreuse" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans par Ségolène Royal.

"Il faut que l'on sache qui sont les responsables. Quand on a une entreprise, on a des comptes à rendre. Et bien aujourd'hui, c'est aussi ça le rôle des élus", a déclaré Christelle Chassagne, élue centriste des Deux-Sèvres lors d'un point presse à Poitiers. Les conseillers UDI, soutenus notamment par des élus Les Républicains, ont déposé plainte dans l'après-midi au commissariat.

La chambre régionale des comptes (CRC) avait publié en décembre un rapport confirmant les impayés à hauteur de 111 millions d'euros, que les contribuables de la région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente) ont réglé, et la dette laissée par l'ex-présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dont 46 millions d'emprunts toxiques que les travailleurs de la nouvelle région doivent aujourd'hui rembourser.

Une pétaudière Royal étendue à la nouvelle grande région 

"Un directeur financier signait, contractait des prêts sans délégation de signature ni délibération du Conseil régional pour le faire. Donc, pour nous [à la différence des godillots socialistes], c'est reprendre ni plus ni moins ce qui est écrit dans le rapport de la chambre régionale des comptes qui dit que cette procédure n'est pas légale", a expliqué l'élu centriste de Charente-Maritime, Bruno Drapron, adjoint au maire Divers Droite de Saintes, en charge des sports.
Lors de l'assemblée plénière du Conseil régional à Bordeaux le 19 décembre, de nombreux élus de différents partis avaient demandé à la Région "d'établir les responsabilités" sur cette gestion financière. Et puis plus rien... 

"Au nom du groupe UDI, nous vous demandons de porter plainte contre Daniel Parizot", directeur financier de l'ex-Poitou-Charentes, avait déclaré le président de ce groupe, Jean Dionis du Séjour, en s'adressant au président du Conseil régional Alain Rousset (PS). 

Ne souhaitant pas passer la mandature "à regarder dans le rétroviseur", Alain Rousset s'était bravement retranché derrière la CRC. Or, celle-ci - libre de toute tutelle et souveraine autant que juste -  n'avait pas jugé bon de mécontenter la coquecigrue du marais poitevin - aujourd'hui ministre, au vu de ses immenses compétences - et de saisir la Cour de discipline budgétaire, seule habilitée à poursuivre pénalement. 
Dans l'oeil du cyclone depuis le mois de mars, Jean-François Monteils, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la chambre régionale des comptes, devrait être bientôt récompensé de son "intégrité"...

Le 8 décembre, toute honte bue et "les yeux dans les yeux", Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, avait estimé que le rapport de la CRC validait la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes dont elle a  été présidente de 2004 à 2014. Moralité socialiste..."Il n’y a pas d’insincérité, c’est clair et net," a fait valoir Monteils.

  Une notion... intéressante que ne vaut pas pour Christine Lagarde ?



Une pétition réclamant un "vrai procès" pour Christine Lagarde récolte plus de 140.000 signatures de vertueux quand aucun procès n'a perturbé la Royal ministre.  La pétition a été lancée par un Manceau, Julien Cristofoli, syndicaliste SNUipp-FSU comme instituteur à l'Education nationale, quand sa décharge syndicale de co-secrétaire départemental  lui en laisse le temps. Il établit ce parallèle :

"Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes "par nécessité" - car les Restos du Coeur de la ville (12 Avenue Casimir Marcenac) seraient inactifs - a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors - où le Secours populaire est également défaillant (460 avenue des FTPF). Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre "démocratie"! Qu'est-ce donc sinon un tribunal d'exception qui vient d'appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés!»

Une des pétitions les plus virales depuis 2012



N'en déplaise à Caroline de Haas, cette pétition (200.000) enterre la sienne visant la Loi Travail de Manuel Valls
dont la mère-porteuse a été la féministe Myriam El Khomri. 
Adressée au président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, au premier président de la Cour de Cassation Bertrand Louvel, à François Hollande et au président du Sénat Gérard Larcher, elle exige "que le droit s'applique à Madame Christine Lagarde comme il s'applique à n'importe lequel des citoyens ordinaires de ce pays". "L'ancienne Ministre de l'Économie doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire et en assumer les conséquences", jugent les signataires, invoquant la fameuse phrase issue de la fable de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste": "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

La décision de la Cour - où siègent 12 parlementaires - de déclarer la dirigeante du FMI coupable de négligence sans la condamner à une quelconque peine a suscité l'ire de nombre de citoyens sur les réseaux sociaux, jugeant incompréhensible le "deux-poids, deux-mesures" de cette décision de justice.
Caroline de Haas, féministe haineuse et vulgaire, a fait la limande pendant ces jours-là mais refait entendre sa voix partisane: pour tempêter contre son ancienne patronne ?  Voyons si l'honnête femme est de ceux et celles qui se flattent d'une haut degré de moralité. 
Qui sont les pétitionnaires ?
Le trotskiste Edwy Plenel ou Henri Maler, maître de conférences en Science politique et fondateur d'Acrimed, Jacques Krabal, député PRG de l'Aisne ou Maxime Cochard, mairie de Paris avec Ian Brossat, responsable de la com' du PCF Paris. syndiqué CGT, Christophe Grébert élu à Puteaux avec le soutien du MoDem et des Verts (journaliste RFM & blogueur, catho & "laïque", sic), ou un autre journaliste, Frédéric Martel (FranceCulture), Bernard Pivot, poussent "un cri de colère citoyen"...


La peste Ségolène Royal a été déclarée coupable
de gestion "désastreuse"

par la Cour Régionale des Comptes, mais avait menacé Rousset de procès en diffamation: elle a été dispensée de peine ! "L'actuelle Ministre de l'Environnement doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire"... 
Sa peine s'appliquera démocratiquement aux salariés assujettis à l'impôt de Nouvelle Aquitaine. "Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés".

Le FMI renouvelle sa "pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d'assumer ses fonctions efficacement" malgré sa condamnation, cette misérable pétition partisane et la mobilisation des réseaux sociaux par ailleurs vilipendés par la presse. 
Le conseil d'administration du FMI représente ses 189 Etats membres.

jeudi 22 décembre 2016

L'expérimentation d'un kilomètre de route solaire en Normandie interpelle le contribuable

Une première mondiale, coup de com' coûteux

L’ensemble des travaux a été couvert par une subvention d’Etat de 5 millions d’euros, hors taxe…

Ce qui compte pour l'étranger, c'est que cette première mondiale est financée par les Français, 
Installation dans un sens d'une départementale à deux voies
plus soucieux de prestige que de dette publique. La ministre illuminée de l’environnement, Ségolène Royal, va inaugurer ce jeudi la première route solaire au monde dans un petit village normand de 3.400 habitants, près de Mortagne (si ça vous parle). En fait, un tronçon routier de 1 km recouvert de panneaux photovoltaïques. 
Elle n'a pas payé ses dettes en région Poitou-Charentes qu'elle creuse déjà un nouveau trou financier dans l'Orne.  
Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Après le coup de la voiture électrique, la Renault Zoé qui a reçu le soutien "important et inconditionnel" de l'ancienne présidente du Poitou-Charentes, mais qui a tourné au fiasco et au gouffre financier, Royal remet ça dans le solaire en Normandie.

Si elle confirme des irrégularités financières, la chambre régionale des Comptes de Nouvelle Aquitaine ne parle plus d’insincérité des comptes à propos de la situation financière jusqu'ici jugée "désastreuse" de la région que l'actuelle ministre présidait. 
Cette technologie, encore en phase test, est expérimentée en France par l'entreprise Colas, filiale de Bouygues, pour laquelle travaillent également des Néerlandais, des Américains et des Allemands. 
La fabrication d'un panneau photovoltaique destiné à la première route solaire en Normandie.Mais, à partir de jeudi, les 2.000 automobilistes en moyenne qui empruntent  quotidiennement la RD5 pour sortir de Tourouvre rouleront pendant un km sur des dalles solaires encollées sur l'asphalte. Au coeur ce revêtement, les feuilles de silicium - un semi-conducteur qui n'existe pas naturellement à l'état libre sur la Terre et qu'il faut donc produire par électrométallurgie et consommation d'électricité - générant le courant sont enrobées dans une résine protectrice qui, affirment les partenaires de Wattway, les rend "capables de supporter la circulation de tout type de véhicule, y compris les poids lourds", tout en assurant une bonne adhérence entre les pneus et la chaussée.
L’idée de dérouler des panneaux solaires sur le réseau routier n’est pas neuve. Voilà plus de dix ans que l'idée d'un couple d’Américains de l’Idaho, Scott et Julie Brusaw, est de produire de l’électricité sans empiéter sur les surfaces agricoles ou les espaces naturels. Ce couple avait ouvert la voie en créant la société Solar Roadways. Depuis, des initiatives similaires ont été lancées dans plusieurs pays, notamment à Berlin ou dans la banlieue d’Amsterdam. Les Pays-Bas ont mis en place il y a deux ans une piste cyclable de 70 mètres au nord d’Amsterdam et ont pour projet l’installation de routes photovoltaïques pour 2018. En Allemagne, une installation test sera expérimentée à l’été 2017 à Cologne. Aux Etats-Unis, le Missouri travaillerait à l’installation d’une petite portion de dalles solaires sur un trottoir.
Mais, jusqu’ici, les expérimentations n’ont été réalisées que sur de très petites sections de route. Le concept a changé d’échelle, avec le projet Wattway porté par l’entreprise de travaux publics Colas (groupe Bouygues) et l’Institut national de l’énergie solaire (INES) qui associe le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l’université de Savoie. A l'issue de cinq années de recherche et de tests menés en Vendée, dans les Bouches-du-Rhône et dans les Yvelines (sur des surfaces nettement plus petites: 50 à 100 m²), la route solaire normande va constituer le véritable banc d’essai.
L’éclairage public d’une ville de 5.000 habitants...

Ces 2.800 m2 de dalles à l'aspect de carrelage plastifié sur un kilomètre doivent permettre de produire l’équivalent de l’éclairage public d’une ville de 5.000 habitants, mais à des fins de circulation routière, selon la direction de Wattway. Elles sont fabriquées par la Scop SNA à Tourouvre. L’ensemble des travaux est couvert par une subvention d’Etat de 5 millions d’euros.


A chaque fois, le concept est de coller sur la route des panneaux solaires protégés par une résine pour produire de l’électricité. Avantage du choix de cette portion de route départementale : la production d’électricité ne gêne personne sur ces surfaces qui ne sont en moyenne occupées par les voitures que 20 % du temps, selon Colas. Avec un million de km de routes, la France pourrait ainsi en théorie accéder à l’indépendance énergétique en pavant le quart de ses routes, met en avant la société. 

Ce projet, sans précédent au monde par sa taille, suscite pourtant des critiques 

Le financement, de 5 millions d’euros, a en effet été assuré par une subvention de l’Etat. Hors taxe, précise le conseil départemental.
Surtout, il reste à Ségolène Royal de trouver le  modèle économique adéquat. "Aujourd’hui Wattway est à 17 euros le watt-crête (unité de mesure de l’énergie solaire) raccordé", selon Jean-Charles Broizat, contre 1,3 euro pour le solaire en grande toiture, selon le syndicat des énergies renouvelables (SER) pourtant plutôt porté à l'enfumage de l'opinion et des acteurs politiques.
A 5 millions d’euros le kilomètre, la perspective, envisagée par la ministre, de paver de silicium 1.000 km de routes exigerait d’y consacrer 5 milliards d’euros, hors taxes. Et la taxe autoroutière serait mise sur orbite... Cela, alors que le prix du watt-crête (puissance maximale) raccordé se monte, pour l’actuelle route solaire, à 17 euros contre seulement 1,30 euro pour le photovoltaïque posé en grande toiture, rappelons-le, et moins de 1 euro pour les installations au sol.

Techniquement, le rendement énergétique des panneaux à plat est en outre incertain: ils produisent moins d’électricité que les panneaux inclinés. Pour "300 kWh installés", les dalles Wattway produisent "5 à 10 kW de moins" que les panneaux implantés sur les toitures, explique Jean-Charles Broizat, directeur de Wattway. 
Et quand la route devient centrale photovoltaïque, il ne faut pas évoquer les cas de bouchons routiers qui plantent les véhicules électriques au milieu de nulle part dès lors qu'ils ne produisent plus leur propre énergie.

Un "gadget"  
Ce sont bien les performances de cette infrastructure, au regard de son coût, que mettent en cause certains experts. "Il s’agit sans doute d’une prouesse technique, mais, pour développer les renouvelables, il y a d’autres priorités qu’un gadget dont on est certain qu’il est très cher sans être sûr qu’il marche", pense Marc Jedliczka, vice-président du Réseau pour la transition énergétique (CLER) et directeur général de l’association Hespul, spécialisée dans le photovoltaïque.

Les réalistes attendent aussi de voir si les panneaux résisteront effectivement

avec le temps et sortis des laboratoires, à un passage intensif de poids-lourds et aux intempéries, neige et verglas. 
Ségolène Royal laissera-t-elle à son successeur ou assumera-t-elle personnellement la réactivation des portiques électroniques - abandonnés le long des autoroutes - et relancera-t-elle à la fois les taxes aux péages d'autoroutes et l'écotaxe poids-lourds laquelle avait enflammé les routes en 2015 ?

mardi 20 décembre 2016

La "situation financière alarmante" laissée par Ségolène Royal en Poitou-Charente est... involontaire


C'est la faute à son incompétence, selon le rapport définitif sur la gestion de la région Royal


"
Que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", va lui rappeler Bayrou... 

Des irrégularités financières, mais pas d'insincérité des comptes, décide le rapport officiel et définitif de la Chambre régionale des Comptes rendu public ce lundi 19 décembre sur la gestion des trois ex-régions socialistes, Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine, qui ont fusionné pour devenir la Nouvelle Aquitaine au 1er janvier 2016. 



La surprise est grande, car le bilan des comptes de la région Poitou-Charentes, dirigée de 2004 à 2014 par la socialiste Ségolène Royal, et actuelle ministre de Hollande, faisait état d’une "situation financière alarmante", après les informations révélées au printemps dernier. Le président d'alors, Franc-Gilbert Banquey, qui présidait cette CRC depuis 2010, a été promu cet été à la Cour des Comptes, où il est conseiller maître, magistrat de grade supérieur...

Conseiller maître à la Cour des comptes depuis 2012, l
e nouveau est diplômé en chinois de l'Institut national des langues et civilisations orientales.
A noter qu'il a assuré la fonction de secrétaire général du ministère de... l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer (de 2010 à 2012) actuellement occupé par... Ségolène Royal.


Les conclusions de l’institution régionale laissent un sentiment d'injustice

Le président Jean-François Monteils (à droite) 
au côté de Jean-Noël Gout, vice-président
La Chambre régionale des Comptes confirme des impayés [dettes ?] à hauteur de 111 millions d’euros, qui ont été épongés par la Nouvelle Aquitaine, et 172 millions d’euros d’emprunts dont 46 sont estimés toxiques. L’institution estime pourtant qu’il n’y a pas d’insincérité des comptes, malgré autant de négligences. "L’insincérité dans nos procédures, c’est la non-comptabilisation volontaire d’une dépense obligatoire et connue. Comme une dette exigible, par exemple", a précisé dans la Charente Libre, Jean-François Monteils, président de la Chambre régionale des comptes depuis le 11 septembre 2016. 

Le rapport précise aussi que la fusion arrive à point nommé pour le Poitou-Charentes
"En l’absence de fusion, l’état des finances de l’ancienne région Poitou-Charentes aurait nécessité, vraisemblablement dès 2016, des décisions importantes en matière de réduction des dépenses et/ou de modification de la politique suivie auparavant en matière de fiscalité".

Comment a réagi Ségolène Royal sur l’ensemble du rapport ?
Elle a estimé que le rapport mettait hors de cause sa gestion à la tête de la région. "Je suis très contente des résultats de ce rapport (…) qui clarifie les choses, démonte les accusations vraiment diffamatoires qui ont été faites pour détruire et pour abîmer", avait affirmé Ségolène Royal. "Je considère que Ségolène Royal n’a pas lu le rapport", a rétorqué Alain Rousset, président socialiste de la Nouvelle Aquitaine.

Et l’opposition régionale ?

Dans son intervention lors de la plénière du 19 décembre, Pierre Durand (Les Républicains) a estimé que l’ex-région Poitou-Charentes était une "maladie financièrement transmissible que l’on va devoir soigner impérativement". Il s’inquiète de l’impact sur les comptes de la grande région : "Il y a eu tromperie et cela va plomber toute la mandature, ne serait-ce que pour tenter de ramener la capacité d’endettement de la Nouvelle Aquitaine à 7 années à horizon 2022, où notre région va devoir ' faire face à un pic de remboursement de 34,9 millions d’euros' ".

Le porte-parole de la Nouvelle Aquitaine Florent Boudié, rappelait en mai 2016 que la situation de l’ex-Poitou-Charentes était "à mettre en perspective avec ce qu’est le budget de la région, soit 2,5 milliards d’euros", écartant l’idée que les comptes de la Nouvelle Aquitaine puissent être plombés.

La Chambre n'exerce aucune poursuites...

"C’est à la Chambre de saisir la cour de discipline budgétaire. 
Le président socialiste sortant en Aquitaine a été élu à la tête de la nouvelle grande région.Elle ne le fait pas, elle n’a pas tiré la conclusion que le budget était insincère, donc elle ne saisit pas", rappelle Alain Rousset, PS, estimant ainsi qu’il est temps de tourner la page sur cette affaire...

Dans son entretien à la Charente Libre, le président de la Chambre précise qu'il "n’a eu aucun document indiquant que ce directeur financier (Daniel Parizot, le dernier directeur financier du Poitou-Charentes) avait délégation pour signer ces prêts", relevant qu’il est du ressort des juridictions compétentes de décider ou non de poursuivre, sur ce volet.


Transparency International France va-t-elle s'emparer de la question ? 

L'ONGI entend en effet surveiller les représentants du peuple...
Avec une hausse des charges de 7 % et un recul des produits de 3,5 % entre 2011 et 2014, les villes de 2.500 à 10.000 habitants sont fragilisées. Et "177 collectivités sont inscrites au réseau d'alerte, sur les 12 départements [de la grande région], dont 159 communes", a observé notamment Jean-Noël Gout. De son côté, Jean-François Monteils a montré avec humour qu'il avait pris la mesure de l'enjeu. "Quand on se retrouve à la tête du plus vaste ressort de France, avec plus de 4.500 communes, 25 grandes aires urbaines, il est important ne pas céder à la mégalomanie," a-t-il ainsi relevé. Avant de raconter que les magistrats de cette juridiction financière devaient se réinventer, dans un contexte devenu particulièrement exigeant pour le financement des collectivités publiques. A quoi s'ajoutent de nouveaux sujets, comme le rapprochement des établissements du secteur hospitalier public et privé ou même la gestion du trait de cote du littoral, lourd de conséquences en terme d'urbanisation. 

Dans un souci de distraction de l'attention générale, Jean-François Monteils a fait dans son discours référence à Lao Tseu
 ... Benjamin Constant, rappelant que pour cet intellectuel contemporain de la Révolution française et apôtre de "la jouissance paisible de l'indépendance privée", la démocratie moderne [par opposition à celle de l'Antiquité] allait de pair avec un système de représentation, ce qui implique de "surveiller de façon active et constante les représentants [du peuple]", a souligné en conclusion le nouveau président de la CRCAPC. 
L'ONG Transparency trouvera matière à étude dans laquelle donner toute sa mesure.