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mercredi 23 mars 2011

Des lycéennes musulmanes se disent discriminées pour leurs robes longues et noires ostentatoires

Instrumentalisation: elles sont passées du pantalon à la robe noire couvrante
Le prochain uniforme scolaire de nos filles

Le débat sur la laïcité s'ouvre dans quelques jours et justement de jeunes lycéennes musulmanes provoquent une nouvelle affaire de "discrimination". Et cela, sans attendre la fin des élections cantonales.

Les extrémistes musulmans auraient-ils intérêt à une radicalisation du débat politique, à la faveur de la montée du FN ?

Le “djilbab” bientôt uniforme scolaire ?

Jour pour jour sept ans après la promulgation de la loi sur le port de signes religieux ostensibles à l’école
, de jeunes musulmanes agitent le lycée Auguste-Blanqui, à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis: elles se disent victimes d'une atteinte discriminatoire. Elles sont quatre élèves qui assurent avoir été menacées d’exclusion par la direction du lycée si elles n’enlevaient pas leur "djilbab", longue robe unie, « signe ostentatoire religieux » manifeste.

En effet, trois des quatre lycéennes portent toutes non seulement un voile, mais une longue robe, noire ou bleue foncée, jusqu'ici inconnue dans nos contrées, le djil
bab. Halima et Inès livrent la même version: « La proviseur adjointe nous a convoquées pour nous dire que cette robe est un signe religieux ostentatoire et que, si on ne la retirait pas, on ne serait plus acceptées dans l’établissement. ». Pour ceux qui ne connaîssent pas encore Forsane Alizza alias Les Cavaliers de la Fierté, il s’agit d’un vrai collectif de musulmans salafistes basé à Paris.

L’affaire est une nouvelle tentative islamiste pour tester les limites de la laïcité à l’école, entre les deux tours d'une élection et dans un climat de division droite / gauche.

Une certaine presse entre dans leur jeu

Le Parisien titre: "Des élèves en longue robe se disent menacées d’exclusion"
Le quotidien marche dans le coup de la discrimination: "Un lycée de Seine-Saint-Denis bruisse de ce qui serait « une nouvelle affaire de discrimination » à l’encontre de quatre jeunes filles musulmanes."

Et Rue 89 (Libération) prend habituellement parti pour les musulmanes victimes de la violence du regard des Européens. Le site et le journal donnent la parole àPierre Tevanian, professeur de philosophie (Drancy), qui a publié un dictionnaire de l'islamisation la lepénisation des esprits.

Réaction islamique de Forsane Alizza

Un groupe nationaliste corse serait-il derrière cette affaire, vous demandez-vous?
Si vous ne parlez que le Français en France, il est légitime d'ignorer que cela désigne les “cavaliers de la fierté”. Et alors, là encore, vous vous sentez étranger dans votre pays: ni votre grand-mère, ni vos parents ne vous en ont jamais parlé. Il va donc falloir vous intégrer à ce nouveau monde qui vous entoure:
si vous n'allez pas aux musulmans, dites-vous bien, qu'eux ils viendront à vous. La preuve? Ils sont déjà là !

Pour commencer, ce commentaire dont Le Parisien ne rend pas compte.
"Suite à l’acte islamophobe dirigé à l’encontre de nos soeurs au lycée de St Ouen raconté dans cet article: " Quand le vêtement pudique n’a plus sa place dans la république" , nous avons agi fissabililah pour faire entendre notre voix afin que les ennemis de l’islam ne croient pas qu’on leur laissera le champ libre.

Ensuite une video de propagande extrémiste et injurieuse, dans une langue parfois étrangère qui pose problème au personnel de l'E.N., par exemple, ce qui sera retenu contre lui !

En termes à peine voilés, ce collectif insulte la République et menace ses représentants, mais répand librement son discours haineux dans les rues de notre "dictature" hexagonale (et de l' "Occident" entier) et sur l'Internet :
VOIR et ENTENDRE

Et enfin, voici l'intégralité de l'un des articles de propagande dont ces cavaliers sont fiers:

On notera des accents inspirés des attaques de la gauche politique

"Ils l’ont fait !
Une étape de plus dans la course à la dépravation contre nos soeurs.
Il ne suffit plus de nos jours de porter un voile en signe de soumission religieuse pour se faire attaquer.
Le terme laïcité à pris des proportions vertigineuses dans l’esprit de certaines personnes au point d’en faire leur propres interprétations.
Aujourd’hui le fait de s’habiller de telle ou telle manière, avec choix de couleur est à la limite du hors la loi. C’est ça la liberté de la femme en occident? Pourquoi reprocher aux pays de musulmans des choses dont la France n’est même pas capable de respecter elle-même?
Ce pays est devenu un dictature à n’en plus douter !
En effet, vendredi dernier, au lycée Auguste Blanqui à St Ouen en Seine St Denis, une étudiante à
[a] dû passé [en passer] par un interrogatoire qui n’ a rien à envié à ceux de la gestapo contre les juifs durant la deuxième guerre mondiale devant la proviseure adjointe de l’établissement, et d’une CPE.
L’étudiante, telle une criminelle, à
[a] été assommée de question[s] à savoir pourquoi portait-elle ce vêtement ample, plutôt que des pantalons serrés et des tee-shirts en mode fashion victime [sans 'e' final..]?
Pourquoi ne s’habillait-elle pas comme tout le monde, c’est à dire de manière dévergondée
[ce que sont les Européennes...] laissant apparaitre les formes de ses fesses et de sa poitrine?
Pour appuyer ses médiocrités, la proviseure adjointe s’est basée sur la loi de laïcité au sein d’un établissement scolaire, prétextant que la jupe de l’étudiante est un vêtement ostentatoire, et qu’elle savait parfaitement pourquoi elle portait ce genre de vêtements, ce qui sous entendait, le coté religieux…
La jeune femme à
[a] donc été « invitée » à ne plus revenir habillée au lycée dans ce genre de tenue, sinon au risque d’être exclue !
Hier matin, mardi 15 mars 2011, une autre étudiante, en terminal
[e], à [a] été convoquée à son tour alors qu’elle était en plein cours de philosophie, élève qui n’avait jamais reçu de convocation avant cela, ce qui prouve bien que ce n’est pas une élève qui donne du fil à retordre à la hiérarchie de l’établissement.
Mais comme nos opposants n’ont en général rien à nous reprocher de valable, il a fallu qu’ils se penchent sur les vêtements pudiques des lycéennes.
C’est donc dans le même registre que cette autre jeune femme a subi un essai de lavage de cerveaux
[un seul cerveau...] basé sur la laïcité, pratiqué par la même proviseure adjointe, appuyé par la CPE.
Cette étudiante remarquera qu’il y avait, sur le bureau, toute une liste avec les noms des lycéennes à convoquer pour les mêmes raisons. Un listing avait été donc dressé comme le faisaient les nazis lors des rafles
La proviseure adjointe réitéra ces propos précédemment dit à la première étudiante convoquée, en demandant à la jeune femme de ne plus venir habiller
[habillée] de la sorte au lycée, faute de quoi, elle serait renvoyée.
Cette dernière, très sure
[sûre] de sa mise en scène, demanda à l étudiante si elle comptait venir habillée autrement, et par conséquent si elle allait retirer son vêtement de pudeur, mais la jeune femme a su tenir tête en refusant de se soumettre à la dictature de cette proviseure qui élargit comme bon lui semble les règles sur les signes ostentatoires déjà extrêmement humiliant[s] pour la communauté musulmane qui fait trop profil bas depuis des années. Le silence généralisé a donc permis une aggravation de l’islamophobie alors que nous aurions du [dû] être très combatifs à ce sujet.
L’étudiante à
[a] même avisé la proviseure, qu’elle en parlerait aux membres de sa famille et au conseil des imams de France, ce qui n’avait pas l ‘air d’impressionner au vu du palmarès pas très reluisant de notre communauté. Il est évident que si cela avait été une promesse faite de la part d’un juif pour défendre un des leurs, elle aurait immédiatement compris que dès le lendemain une batterie de journaliste[s] se serait trouvée face à l’établissement et que de nombreuses plaintes auraient jonché son bureau .
Dans la même matinée, une autre étudiante de terminal
[e] à [a] été convoquée pour les mêmes raisons avec techniques d’intimidation toujours basées sur la laïcité et signe ostentatoire.
Celle-ci déclare avoir été abasourdie par de pareils propos. C’est après la pause dejeûner qu’une des 3 étudiantes convoquées est revenue au lycée accompagnée de sa mère et d’un membre du bureau du conseil des imams de France afin d’avoir une explication sur les faits déroulés un peu plus tôt.
Il est évident que les islamophobes sont d’une lâcheté sans pareil, et que « l’actrice principale » de ce fait déplorable, n’a pas dénié recevoir les personnes qui étaient venu
[es] chercher des explications, sous prétexte d’emploi du temps chargé ! Le mépris et la condescendance absolue…
De ce fait, plusieurs étudiantes ayant eu écho des derniers événements, ont refusé d’aller en cours et se sont réunies afin de débattre sur le sujet, mais « comme par miracle », la proviseure n’ayant soudain plus un emploi du temps digne d’une femme d’affaire[s], est venu[e] chercher les étudiantes en leur demandant de la suivre pour une mise au point.
Cette dernière, dans un pénible et long monologue, mis [mit] en avant tous les arguments qu’elle avait en poche afin de laisser entendre que la jupe longue, était un vêtement ostentatoire, que par conséquent, il était interdit. Mais c’était sans compter sur quelques récalcitrantes qui ont su remettre les choses dans leur contexte en demandant à la proviseure « si la mode est à la jupe longue, doit-on aussi exclure cette façon de s’habiller? »
Et lorsque l’on a demandé à la proviseur
[e] adjointe pourquoi n’avait elle pas [interrogation indirecte] voulu recevoir les personnes venus la voir pour éclaircir le problème, elle a préféré ne pas répondre et renvoyer les élèves hors de la salle.
Ces faits nous montrent une fois de plus que la guerre contre l’islam est largement ouverte, et que chacun est libre d’élargir sans scrupule la définition des mots laïcité et ostentatoire.
Cette femme hypocrite se sert d’une pseudo loi pour traquer les jeunes femmes musulmanes par haine envers l’islam.
Une petite mise au point ne serait pas négligeable.
Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. [...] (Coran, sourate 4, âyat 89)
[Coran d'amour et de paix]
Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu’Allah est avec vous, et qu’Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres. (Coran, sourate 47, âyat 35)
La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leurs main et leur jambe opposée. [...] (Coran, sourate 5, âyat 33)

Un véritable harcèlement
Ils ne seront jamais satisfaits de nous quoi que nous fassions, à quoi bon dissoudre une partie de notre din pur au risque de subir un châtiment avilissant? Nous conseillerons nos soeurs de remettre le hijab et de ne plus le quitter. Avez-vous constaté la moindre amélioration de votre condition depuis que vous avez décidé de vous soumettre à leur loi? N’écoutez pas les philosophes qui n’ont pas la moindre légitimité pour conseiller qui que ce soit en islam ou faire des fatwas. La résistance s’impose désormais et il vous faudra vous montrer fiers de ce que vous êtes !
Nous appelons les frères et soeurs à se mobiliser contre ce lycée inchaalah 01 ** ** ** 80 et leur signifier que la goutte d’eau a débordé le vase et que cela risque fortement de les emporter comme un tsunami
…"

Cette idéologie subversive n'est possible en France que du fait du soutien que la gauche lui accorde.


dimanche 12 décembre 2010

Municipales: le Nouveau Centre enlève Noisy-le-Sec à la gauche

Le maire sortant PS cède son siège à la majorité

L'opposition paie-t-elle son harcèlement polique et ses mouvements syndicaux intempestifs ?


Dans le département PS de la Seine-Saint-Denis, région PS d'Ile-de-France

La liste de la droite emmenée par Laurent Rivoire (NC) a remporté dimanche la municipale partielle de Noisy-Le-Sec (Seine-Saint-Denis) au second tour avec 54,72% des suffrages, face à celle de la gauche conduite par Gilles Garnier (PCF) qui en a obtenu 45,28%, mais qui était pourtant conseiller général du canton de Noisy-le-Sec depuis 2001 et vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, depuis 2008.
La liste NC-UMP de Laurent Rivoire gagne avec près de 700 voix d’avance sur la liste de gauche (PC-Verts-PS) de Gilles Garnier (PC). Elle remporte ainsi 30 sièges, celle de Gilles Garnier neuf. Le taux de participation s'est élevé à 40,11%.

Les réformes sont-elles aussi impopulaires que l'affirme la gauche ?
La liste de la majorité, qui comporte le fils de Nicole Rivoire, ancien maire (MoDem) de 2003 à 2008, est applaudie par les acteurs politiques Nouveau Centre et UMP du département, les maires du Raincy: Eric Raoult (UMP), de Villemomble: Patrice Calmejane (UMP), de Drancy: Jean-Christophe Lagarde (NC).
"C'est une belle victoire, je voulais avant tout aller au-delà des clivages politiques en me concentrant sur le local, le message semble être bien passé auprès des électeurs", s'est réjoui L. Rivoire.

Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis n'est autre que Cloclo Bartolone (PS), celui qui n'est jamais responsable de rien de ce qui ne va pas: ainsi en est-il de ses 'emprunts toxiques'... Lien PaSiDupes

Alda Pereira Lemaitre, maire PS battue

Née en 1965 au Portugal et membre du Parti Socialiste, elle aura fait un passage éclair à la maire de Noisy-le-Sec entre 2008 et 2010. Engagée dans la lutte contre le racisme, elle prit part à la création de SOS Racisme. Conseillère financière dans une banque, mère de trois enfants et militante associative à la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), elle meubla un congé parental en publiant différents ouvrages pour les plus jeunes entre 2001 et 2003. Coordinatrice départementale de l'association de soutien à Désirdavenir Royal en 2007, elle avait pris la tête d'une liste de rassemblement de la gauche en mars 2008. On y trouvait la députée PS Élisabeth Guigou, soutenue par les Verts, le Parti radical de gauche ainsi que le Mouvement républicain et citoyen. Elue, elle reçut les félicitations du gouvernement socialiste portugais. En effet, outre la nationalité française, elle possède également celle de son pays natal.

Son échec de décembre 2010 est clairement celui de la motion E
Intitulée « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes » au Congrès de Reims, les signataires de cette motion sont désavoués. Elle était la fusion des contributions présentées par Ségol'haine Royal, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini (frère d'Alexandre: lien PaSiDupes), Frédéric Léveillé et Gaëtan Gorce, dont le premier signataire était Gérard Collomb, et qui rassemblait aussi Jean-Louis Bianco, Malek Boutih, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot, Hélène Mandroux (maire de Montpellier), Vincent Peillon, Jean-Jack Queyranne, François Rebsamen, Najat Vallaud-Belkacem et Manuel Valls.
L'édile socialiste avait mis fin au système de cantine gratuite instauré par les mairies de droite de Seine-Saint-Denis. Après deux années de confrontation aux réalités, ni le maire, ni ses soutiens ne sont parvenus à éveiller l'imaginaire de la population.

La gauche unie a implosé

A gauche, la déception est immense, alors que l'union s'était refaite

  • Pourtant, Jean-Paul Garnier, directeur de campagne de Gilles Garnier a déclaré: "Nous n'avions pas prévu ça, nous ne pensions pas nécessairement l'emporter, mais envisagions tout de même une élection plus serrée".
  • "La campagne pour nous faire perdre a sans doute été plus efficace que celle pour faire gagner M. Rivoire, et puis la dynamique était du côté de la droite, il faut l'admettre", a ajouté Gilles Garnier, maire-adjoint de Noisy-le-Sec.
  • Pour Alda Pereira-Lemaître, maire (PS) sortante, c'est "avant tout un sentiment de gâchis qui domine, de tristesse et de colère". Au PS, la colère est une vertu ! "En 2008 nous avons été unis et nous avions arraché la ville à la droite, espérons que nous saurons de nouveau l'être en 2014", a espéré l'auteure de livres pour enfants.

    La maire socialiste 'sortie' accuse ses partenaires de gauche

    "Ceux qui ont provoqué ces élections partielles doivent assumer leurs responsabilités à présent [Les Verts et le Front de gauche], espérons que les dirigeants nationaux sauront en tirer les conséquences en vue de 2012, seule l'union nous permettra d'envisager la victoire", a conclu l'imaginative Mme Pereira-Lemaître.

    Noisy-le-Sec a été communiste de 1959 à 2003, avant de passer au centre à la faveur d'une élection partielle, puis au PS en mars 2008. L’élection municipale partielle est intervenue après l'implosion en septembre de la majorité municipale de Noisy-le-Sec, ville de 39.000 habitants. Vingt des 30 élus Verts et communistes de la majorité, sur un total de 39 conseillers, avaient démissionné du conseil, dans un climat très tendu. Pomme de discorde, la maire socialiste sortante, Alda Pereira-Lemaître, avait été reléguée au second tour de décembre 2010 en 4e position.
  • jeudi 8 avril 2010

    9.3: Bartolone donne l'exemple de la rebellion

    Le président socialiste défie l'Etat et vote un budget en déséquilibre

    Claude Bartolone a attendu l'après-régionales pour se déclarer déséquilibré

    Son budget le sera, ce qu'interdit la loi
    Le président (PS) du Conseil général de Seine-Saint-Denis a mis sa menace à exécution: il déplace les responsabilités et sort les fumigènes, accusant l'Etat de manquer à son obligation de compenser totalement certaines charges.

    Claude Bartolone vient, ce jeudi, de mettre le feu au 9.3
    Il a fait voter, comme il l’a annoncé avec fracas le week-end dernier, un «budget de révolte», histoire de forcer l’Etat à le subventionner, au titre notamment de transferts de charges sociales qui ne sont que partiellement compensés.

    Pourquoi Bartolone n'équilibre pas son budget

    Claude Bartolone a tout simplement décidé de se faire entretenir
    Partisan de l'asistanat, il refuse de payer et inscrit, dans la colonne des sommes à percevoir de son budget, 75 millions d’euros que l’Etat, lui doit pour cette année, selon son estimation personnelle. Dans le détail, il s’agit, toujours selon ses calculs, d’un manque à gagner de 10 millions d’euros sur la suppression de la taxe professionnelle et surtout les transferts de charge que l’Etat n’a pas compensés.

    Bartolone se prend pour la danseuse de Fillon !
    Il n'a pas eu de souci de financement de sa ...campagne et il est comme les parents qui refusent d'acheter des livres de poche pour le cours de français de leurs gosses.

    Ce ne serait pas sa gestion qui plombe particulièrement le budget de la Seine-Saint-Denis, selon lui: le socialiste incrimine trois prestations ...sociales:

    - l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
    - la PCH (prestation de compensation des personnes handicapées)
    - et le RMI - devenu RSA (revenu de solidarité active).

    Sur 1 600 millions d’euros de budget
    , 1 450 représentent des dépenses obligatoires pour ces allocations de solidarité, se plaint le socialiste. Mais si l’Etat ne lui paie pas ces 75 millions qu’il a inscrits comme manquants - option très probable -, son budget sera en déséquilibre (avec des dépenses supérieures à ses recettes). Ce que le code général des collectivités locales interdit pour les communes, les régions ou les départements.
    Voilà encore un socialiste pour qui le social n'est pas prioritaire.

    Bartolone, meneur des frondeurs ?

    Tous les départements subissent, plus ou moins douloureusement, cet effet de ciseau: mais ils ont été prévoyants ou non, puisque gouverner, c'est prévoir...
    A force de l''ignorer, Bartolone n'a pas anticipé l'explosion des charges sociales sous l’effet de la crise économique internationale. Il a pensé que l'Etat est une vache à lait et que ses dotations allaient progresser, alors que les présidents compétents savent parfaitement qu'elles sont fixes. La marge de manoeuvre s’est donc réduite pour les départements contraints de tailler dans d'autres budgets - ce sont souvent les subventions, le sport et la culture qui en font les frais. Selon le Parisien, le versement, en 2008, des trois prestations sociales représentait 11 milliard d’euros. L’Etat n’en aurait compensés que 7,5 milliards.
    Savoir si Bartolone ne peut pas récupérer la différence en réduisant ses frais de communication et en compressant ses frais de gestion.

    Les départements socialistes refusent la rigueur

    L’Association des départements de France, présidée par Claudy Lebreton, s’est inquiétée d’une situation devenue «dramatique», mais elle est socialiste et son avis est partisan.
    Entre 20 (selon la Délégation aux collectivités territoriales) et une trentaine (pour l’ADF) de départements frôleraient le déficit. Pour faire monter la pression sur l’Etat, sept présidents de conseils généraux viennent de proposer à leurs collègues de présenter une proposition de loi. Et, si besoin, d’employer la manière forte: une saisine du Conseil constitutionnel pour atteinte au «principe d’autonomie financière des collectivités locales».

    La gestion hasardeuse de Bartolone

    Réactions du gouvernement

    => Le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, Alain Marleix, dénonce une «opération essentiellement politique» du bras droit de Martine Aubry pour se faire mousser au sein du PS.
    S’il a concédé sur RTL un «fort dynamisme des dépenses sociales» et une baisse des ressources fiscales des départements, il a aussi pointé les «emprunts toxiques». Or « la Seine-Saint-Denis est un département qui a été particulièrement hasardeux dans la gestion ».

    => De son côté, François Fillon a confié à un haut fonctionnaire, Pierre Jamet, une mission «de diagnostic et de propositions» sur les finances des départements. Remise du rapport, jeudi prochain.

    Bartolone risque-t-il de mettre le 9.3 en faillite ?

    Le budget adopté, le préfet du département aura à constater le déséquilibre et à saisir la chambre régionale des comptes. Laquelle demandera au Conseil général de revoir son budget et proposera des solutions en ce sens. Si le département persistait, le préfet se substituerait à lui pour décider d’un budget à l’équilibre.
    Lors de son point-presse, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, n'a su qu'ironiser sur ce scénario d'une mise sous tutelle: « Que M. Marleix et l’Etat veuillent mettre sous tutelle le Conseil général de Seine-Saint-Denis, ce serait savoureux si l’Etat n’était pas lui-même dans un déficit autour de 150 milliards d’euros qui le rend parfaitement illégitimes à donner ce genre de leçons. »

    Hamon peut-il se permettre de persifler, lui qui n'a jamais géré que ses vestes, puisqu'il n'est élu à rien ?...

    samedi 3 avril 2010

    Bobigny (9.3) - Noyade d'un vigile: quatre personnes en détention

    Ecarter le crime raciste ne fait pas l'affaire de tous


    Les quatre personnes impliquées dans l'affaire du vigile retrouvé noyé dans le canal de l'Ourcq à Bobigny (9.3) le 31 mars ont été mises en examen et placées en détention.
    Il s'agit de quatre hommes âgés de 19 à 25 ans. Saïd, 36 ans, la victime d'origine marocaine employée par un magasin de bricolage de Bobigny, s'était bagarré la veille avec un groupe de personnes, dont un couple de clients à qui le vigile aurait refusé l'entrée du commerce à l'heure de la fermeture. Vers 19H30, un jeune homme s'était présenté à l'entrée du magasin qui était en train de fermer et s'était heurté au refus du vigile. Il avait néanmoins eu le temps de revenir avec des proches et une altercation aurait ensuite eu lieu, avec des insultes et des échanges de coups.
    L'autopsie pratiquée jeudi a montré que la noyade est la cause du décès. Saïd portait en outre des "traces d'ecchymose", a appris Le Parisien de source judiciaire, mais ces traces seraient "non-significatives", selon cette source.

    Sylvie Moisson, procureur de la République de Bobigny, a ouvert à leur encontre "une information du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d'une arme".

    Mais tout le monde n'a pas intérêt à laisser la justice suivre son cours.
    Certains d'une part la mettent déjà en cause et refusent la présomption d'innocence aux suspects, et, d'autre part déguisent leurs motivations dans l'affaire.

    Motif raciste ?

    A la suite de l'altercation entre le maître-chien et le groupe de suspects, une course-poursuite se serait engagée.
    Le couple de clients que le vigile avait refusé de laisser entrer dans le magasin avait en effet déclaré que ce dernier les aurait éconduit à cause de leur "confession juive". Une version qui n'est cependant pas recoupée par la déposition des témoins.

    L'hypothèse du crime raciste évoquée au tout début de l'enquête semble devoir être rejetée
    , mais à regret par ceux qui y voyaient le départ d'une nouvelle polémique.
    SOS Racisme insiste toutefois pour que «toute la lumière soit faite» sur les circonstances de la mort du vigile.
    Selon Europe 1, certains suspects interpellés assurent que la victime a plongé volontairement dans le canal, d'autres qu'elle est tombée par accident.

    L'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis ne laisse pas faire la justice

    « Non à l'Omerta », accusa a priori l'UAM 93, le 2 avril.
    Les organisateurs ne font pas confiance en la justice de leur pays et dénonça « le traitement a minima de cette affaire sur le plan politico médiatique qui s'en est ensuivi »
    Elle organisa un « premier » rassemblement dont les banderoles proclamaient « Stop à la violence ». De « quatre suspects » on est passé à la dénonciation de « six jeunes de confession juive ».

    Exploitation raciste: récupération pro-palestinienne
    Exemple de texte de protestation, en toute bonne foi:
    « L'émotion légitime suscitée par le meurtre mercredi 31 mars d'un Vigile d'origine arabe d'un grand magasin de bricolage de Bobigny, en Seine-Saint-Denis[...] devrait être l'occasion d'une prise de conscience salutaire quant à la nécessité d'une action concertée -et non sectorielle- de riposte à la culture du mépris et d'éviter ainsi de faire le jeu d'un pouvoir qui orchestre la division sociale pour asseoir sa pérennité. »

    Radicalisation et hypocrisie de fond
    « In limine litis [sic], il importe de ne pas « racialiser» le problème, c'est à dire de le présenter comme un conflit bloc contre bloc, opposant juifs et arabes ou juifs et musulmans, mais de le poser en termes généraux et de maintenir le débat au niveau des principes, un événement de nature criminelle qui relève, en premier lieu, du droit commun et dans le cas d'espèce du Droit Pénal Général. »
    Titre de ce paragraphe: « Pour une alliance arc en ciel en France » ...

    Volonté révolutionnaire de globalisation
    Or, on peut trouver une confirmation de cette volonté d'embrasement dans le test fantasmatique suivant d'un site ...canadien qui prend l'affaire de Saïd pour prétexte :

    « A nos détracteurs, suggérons des titres en contrechamps pour les inciter à la réflexion en leur proposant les titres suivants pour tester leur réactivité:
    Six jeunes noirs agressent sauvagement un vigile à Neuilly
    Ou bien
    Six jeunes romanichels agressent sauvagement un vigile à Versailles
    Ou encore
    Six jeunes parisiens agressent sauvagement un vigile à Vaulx-en-Vélin
    Ou enfin
    Six jeunes musulmans agressent sauvagement un pauvre vigile juif.
    L’Affaire de Bobigny pose le problème politique et moral de la discrimination dans le domaine de la répression.
    »
    On y oppose clairement 'musulmans' et 'juifs', en appelant les noirs et les romanichels à la rescousse. Les jeunes des quartiers sont invités, mais les autres sont exclus de la révolution. L'UNEF n'est pas crédible !

    Peut-on être plus clair ?
    « L’Affaire de Bobigny pose le problème politique et moral de la discrimination dans le domaine de la répression.

    Ma crainte est que les Musulmans de France ne se laissent entraîner dans une surenchère communautariste et ne s’enferment dans un ghetto analogue à l’autre ghetto, alors qu’il importe de dépasser la logique binaire du «Halal» et du «Haram» et de mener le combat contre toutes les formes de discrimination et de racisme."

    On ratisse large et on amalgame
    "Que l’affaire de Bobigny, de même que les déclarations d’Eric Zemmour sur la proportion des Noirs et des Arabes trafiquants de drogues ou auparavant l’éviction du Préfet Bruno Guigue soient l’occasion d’une prise de conscience collective –et non sectorielle—de l’urgente nécessité d’une action concertée et globale de riposte à la culture du mépris. Et d’éviter ainsi de faire le jeu d’un pouvoir qui orchestre une division sociale pour asseoir sa pérennité, qui joue la précarité pour imposer le grand capital comme en témoigne le débat sur le bouclier fiscal dont le maintien dans un «Etat en faillite» pose le problème sinon de sa pertinence, à tout le moins des arrières pensées de ses promoteurs.

    La lutte des classes continue, tous ensemble
    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France offre le spectacle d’une société fragmentée où chaque citoyen voit dans l’autre un adversaire, une société qui fonctionne sur un mode hémiplégique, apportant son lot de suspicion, d’antagonisme, de préjugés et de peurs.
    Ne nous laissons pas abuser. Agissons pour une alliance blancs, noirs, arabes, latinos, asiatiques, chrétiens, musulmans, laïcs, une alliance arc en ciel regroupant sur une base politique aussi chômeurs en fin de droits, sans domicile fixe, sans emploi, salariés précaires, smicards ou rmistes, clandestins sans papiers, en un mot tous ceux qui partissent (?) de l’injustice et de l’oppression, une alliance plus crédible politiquement et plus attractive, une alliance sur le modèle de la glorieuse tricontinentale, le fer de lance de la lutte contre l’hégémonie capitaliste à l’époque de la guerre froide soviéto-américaine.
    [Cette "alliance Arc-en-ciel" n'a rien à voir avec la proposition de Julien Dray d'un PS "au coeur d'une coalition arc-en-ciel, c'est-à-dire une gauche moderne, bien dans son temps". C'est à dire une alliance allant du PC au MoDem?]

    Evitons de nous enfermer dans l’équation «Chrétien Occident versus Islam obscurantisme et barbarie» vers laquelle leurs adversaires veulent les entraîner.
    D’importantes échéances électorales sont en vue. Le temps des jérémiades est fini, voici venu le temps de l’action.
    »

    => L'auteur de ces lignes est responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse (A*P), ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information.
    SOS Racisme est méfiante
    L'association "entend rappeler que rien ne saurait justifier un éventuel homicide et, face aux déclarations des témoins de la scène, s'interroge sur la possibilité d'une manipulation de la thématique du racisme pour couvrir (?) des actes de voyous".

    jeudi 7 juin 2007

    Quartiers : de l’écoute complaisante à la violence

    Confusion entre éducation, écoute, prévention et laxisme
    Le laisser-faire encadré et la tolérance complice ont montré leurs limites. Une politique de prévention consiste-t-elle à suivre une jeunesse rebelle et à compatir à ses problèmes divers liés autant à l’âge qu’aux difficultés sociales et aux discours démagogiques ?
    Ce n’est pas la même chose d’organiser l’observation attentive des phénomènes de groupes d’adolescents (plus ou moins jeunes : on distingue dans la presse les ‘jeunes’ adolescents des vieux …adolescents de vingt et trente ans !) et d’encadrer cette jeunesse en difficulté, d’une part, ce qui s’appelle action sociale, et, d’autre part, d’assister ceux d’entre eux qui sont livrés à eux-mêmes en entretenant leur mal-être et leur sentiment d’abandon, voire en suscitant leur colère, ce qui s’appelle récupération.

    Si on saisit par ailleurs une campagne présidentielle comme une opportunité de diabolisation du candidat de la droite avec pour objectif de pousser des jeunes au vote en faveur de la candidate socialiste, c’est jouer avec le feu en entretenant et en développant, au-delà du candidat, une rancœur et une volonté d’en découdre avec la société en général et les institutions en particulier.
    C’est aux effets immédiats de ce comportement irresponsable de la gauche -aussi bien républicaine que radicale- que s’atèle maintenant et sans délais la nouvelle ministre de l’Intérieur, avant l’embrasement programmé des banlieues dans l’été. Ce qui est une autre conception de la prévention, celle qui prévoit et prévient, mais non pas celle qui accompagne la violence.

    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est saisie lundi du dossier sensible de la sécurité en Seine-Saint-Denis en tenant dans la soirée une réunion avec tous les acteurs de la sécurité du département, après la divulgation d'un rapport accablant sur les relations police-population. Ce rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l'Intérieur, évoque un "climat d'insécurité permanent", risquant même de s'envenimer.
    Cette réunion "a permis de faire un bilan de la situation de l'insécurité et de la lutte contre la délinquance en Seine-Saint-Denis", a indiqué l'Intérieur, dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre.
    Le ministère a notamment cité "l'augmentation des effectifs" avec "350 policiers" supplémentaires et l'affectation d'une quatrième compagnie de CRS en mission permanente de sécurisation".
    La "mise en place d'un service départemental de nuit, l'affectation de quatre psychologues et d'un travailleur social dans les commissariats (du département) et quatre permanences de ‘SOS victimes 93’ " ont complété le dispositif, ajoute-t-on de même source.
    La ministre a indiqué dans la matinée à la presse, en marge d'une visite à la Brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire parisienne : "J'ai demandé à ce qu'une réunion puisse être tenue dans les 48 heures avec les principaux responsables des problèmes de police dans le département".

    Le rapport a suscité de nombreuses réactions de syndicats de police, d'associations et d'hommes politiques, notamment de François Hollande, premier secrétaire du PS, qui a jugé lundi qu'il fallait le prendre "très au sérieux". Réaction remarquable de flou ! Associée à une proposition constructive du PS ?

    Dans ce département "très difficile aussi bien sur le plan économique que social, j'ai constaté l'âge très jeune des policiers", avait relevé la ministre lundi matin.
    Elle a jugé "nécessaire qu'il puisse y avoir davantage de policiers plus anciens (pour) avoir (...) une certaine appréciation dans la durée de ce que sont les problématiques" du département.
    Au cours de sa visite, M. Skuli avait fait état devant la ministre du poids des mineurs dans la délinquance, évoqué par l'INHES, et de la fidélisation nécessaire des policiers, souvent jeunes et déracinés, également évoquée par l'institut. "Les mineurs délinquants sont de plus en plus jeunes", avait-il dit, "souvent 15-17 ans, et peuvent se faire 3.000 euros par mois en devenant guetteurs pour des trafiquants de drogue". Quel est le bilan de l’Education Nationale ? La gauche prétend toujours que l’EN est un moyen républicain efficace de promotion de l’égalité des chances, par le savoir !… Or, les professeurs passent leur temps et usent leur énergie, non plus à enseigner et donc à instruire, mais à éduquer ! Bilan, donc, des investissements à fonds perdu??
    M. Skuli avait dressé un tableau "préoccupant" des tensions entre cités HLM, évoquant par ailleurs les règlements de comptes entre bandes à Stains (trois morts en quelques semaines). Quel est le bilan des années Jospin de prévention ? Le produit de l’impôt englouti dans les actions en faveur des quartiers est-il productif ?
    Concernant la police de proximité, évoquée par l'INHES, la ministre a estimé lundi, reprenant les thèmes de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, que les policiers n'étaient "pas là pour jouer au foot avec un certain nombre de jeunes" mais pour "poursuivre les délinquants". Elle a cependant ajouté que la "proximité" de terrain incluant "la connaissance des personnes" reste nécessaire.

    Mme Alliot-Marie avait effectué, le 23 mai, l'une de ses premières visites de terrain en Seine-Saint-Denis. Elle avait déjà pu manifester son intérêt et mesurer l'ampleur des problèmes de sécurité dans le département, dont certains sont soulignés par le rapport de l'INHES. La ministre a d’ailleurs annoncé qu'elle se rendrait en Seine-Saint-Denis "au lendemain des élections législatives pour rencontrer les élus et les principaux acteurs de terrain".