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jeudi 8 septembre 2011

"Notre Coréen national" serait "le chinois de J.-P. Huchon"

Quand Jean-Vincent Placé aimait se faire appeler « le Chinois »

Un article de
Le Mal Pensant, …où l'on écrit de la main droite

C'est LE business médiatique rentable pour la gauche alter, écolo et associative : porter plainte pour "racisme" contre les responsables politiques parfois pour gagner de l'argent, souvent pour augmenter sensiblement sa notoriété, toujours pour jeter l'opprobre sur le camp attaqué devant les tribunaux. C'est un sport national inventé dans les années 1980 par les bien-pensants de SOS Racisme et un certain Harlem Désir à l'époque, aujourd'hui Premier secrétaire du Parti socialiste.

Le dernier épisode en date, c'est le duel entre deux monstres de la politique françaises : l'archi-célèbre Jean-Vincent Placé et l'hyper-médiatique Alain Marleix.
Ce dernier, spécialiste de la carte électorale à l'UMP et ancien secrétaire d'Etat sous le gouvernement Fillon 2, a tenu lors d'un chat sur Public Sénat des propos jugés "choquants" et indignes d'un élu de la République envers un autre élu par les Verts. Il a en effet parlé de Jean-Vincent Placé comme de "notre coréen national".

"La bonne affaire !" ont dû se dire les responsables d'Europe-Ecologie. On va pouvoir faire un peu de bruit et montrer par cet énième exemple que l'UMP est vraiment le parti de la haine de l'étranger et que tout est bon pour piquer des voix au FN. Du coup, Jean-Vincent Placé a fait du bruit pendant 2 ou 3 jours parlant de "lepénisation des esprits" etc, etc… Et puis, pour prolonger l'épisode médiatique qui commençait à s'essouffler, il a annoncé sa volonté de porter plainte. Evidemment, depuis, Alain Marleix a nié tout propos à connotation raciste. Histoire classique.
[lien PaSiDupes: pourquoi Placé aurait-il honte d'être Coréen ?]

Sauf que ce que vous ne savez pas tous, et ça mérite d'être un peu plus connu, c'est qu' entre eux, les Verts surnomment Jean-Vincent Placé "le chinois" à la fois parce qu'il est connu pour sa grande force de travail dans l'ombre que parce qu'il fait penser à ces mafias chinoises qui oeuvrent et manigancent en coulisse, spécialité du conseiller régional francilien. Alors tout le monde rigole bien de cette polémique artificielle au Parti. La preuve ? Cet article de Libération de 2004 dans lequel, citons le texte, " Jean-Vincent Placé se présente en rigolant comme « le Chinois de Jean-Paul Huchon » ". Mais pourquoi donc Monsieur Placé ne porte-t-il pas plainte contre Monsieur Placé, ce raciste sans gêne ! Tout est dit.


Le Parisien confirme, le 24.01.2004 (lien)

Le « Chinois » d'Huchon

EN CE DEBUT de campagne, il a hérité d'un surnom qui l'amuse beaucoup : « le Chinois d'Huchon ». Né à Séoul, en Corée du Sud, il est arrivé en France à 7 ans, adopté par un couple de Caen. Il ne parlait pas un mot de français. « L'intégration, je sais ce que c'est ! », dit-il sobrement. A 35 ans, stature massive, Jean-Vincent Placé est une de ces jeunes pousses vertes qui montent. Le voilà en seconde position sur la liste PS-Verts à Paris, juste derrière Anne Hidalgo, première adjointe de Delanoë. Placé n'est pas un Vert historique. Il a même fait ses premiers pas politiques ailleurs, chez les radicaux de gauche. Auprès de Michel Crépeau, ancien député et maire de La Rochelle, dont il fut le chef de cabinet. Avec un père avocat RPR, une mère « tendance villiériste » et un grand-père communiste, il avait le choix. Il s'est investi au sein du « pôle écolo », le courant de Maryse Arditi, qui lave plus vert que vert. Ce qui ne l'empêche pas, fana de foot et de sport, de militer activement pour les JO à Paris, dont son parti ne veut pas. Placé s'est vite fait une réputation de « dur en affaires ». Il donne ainsi des maux de tête à Patrick Bloche, le premier fédéral PS de la capitale, en refusant de céder la 24 e place, convoitée par Jean-Christophe Cambadélis, ou de faire un petit geste en faveur des chevènementistes. « Ce n'est pas mon problème », tranche-t-il. Elu du XIe arrondissement, il commence aussi à agacer Georges Sarre en prenant la défense des commerçants asiatiques. Qu'importe s'il dérange, il fonce.
Philippe Martinat


lundi 5 septembre 2011

Pourquoi J.V Placé aurait-il honte d'être Coréen d'origine ?

Jean-Vincent Placé veut porter plainte contre Alain Marleix

Fièrement qualifié de "Coréen national" par l'ancien secrétaire d'Etat UMP, le responsable écologiste veut le poursuivre pour "injure à caractère racial".


Le 'Vert émeraude Coréen' renie ses origines
Il faut vraiment être Europe Ecologie-les Verts, comme J.-V. Placé, pour se sentir victime d' "injure à caractère raciste" au rappel de ses origines évoquées par l'ancien secrétaire d'Etat UMP Marleix qui l'a désigné comme le "Coréen national" du groupe altermondialiste. Ne faut-il pas parfois fournir des éléments d'identification pour aider un second couteau inconnu du grand public à sortir de l'anonymat ?
Aigri par son rang subalterne, il a annoncé samedi sur Public Sénat qu'il allait déposer plainte ce lundi contre l'Auvergnat Alain Marleix.

Les producteurs de volaille vont-ils porter plainte ?
Alain Marleix avait évoqué les divisions à gauche, notamment "dans l'Essonne, où notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes". " Je vais déposer cet après-midi plainte auprès du procureur de la République de Paris pour injure à caractère raciste", a déclaré le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts sur France-Inter.
Placé ne se plaint pas de se faire voler dans les plumes...
Notre "national" aurait-il une connaissance limitée de sa langue après 36 ans ?
Se prend-il pour le coq du groupement politique radical qu'il ne s'offusque point d'être affublé de plumes ? Aujourd'hui âgé de 43 ans, il est né en mars 1968 à Séoul, aété adopté en 1975 par une famille normande à l'âge de 7 ans et naturalisé deux ans plus tard, il y a 34 ans, en fait...

Bien que national
Placé chercherait des vers dans le sol auvergnat qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Reconnu "national", c'est d'être Coréen qui le choque ! "Qu'est-ce qu'il faut faire pour être français ?", s'est interrogé Placé. "JE suis français depuis 36 ans, JE suis vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, JE suis même chevalier de l'ordre du mérite, tête de liste pour les sénatoriales dans l'Essonne..." Visiblement, son problème d'ego le tourmente.

Placé a dénaturé les propos et les intentions d'Alain Marleix
Il récupère des propos anodins en langue française pour stigmatiser un "ancien ministre"
, élégamment identifié: "ce député, ce patron des élections de l'UMP", et qualifie ses propos de "stigmatisants, condescendants, idiots, vulgaires, imbéciles" ! Auquel cas, il n'y aurait pas de quoi en faire toute une fourme d'Ambert ou un Bleu d'Auvergne !
"C'est scandaleux politiquement et très blessant personnellement", a-t-il encore dit, ajoutant avoir reçu des messages de solidarité, notamment de François Hollande et Martine Aubry et de binationaux, tel Daniel Cohn-Bendit, mais Eva Joly ne s'est pas encore manifestée !


Les élus fiers de leurs origines

Interrogé par Rue89, J.-V. Placé ne dissimule pas ses motivations profondes
Sa recherche d'instrumentalisation politicienne y est éclatante.
"C'est un scandale absolu, et je suis rarement scandalisé. Aujourd'hui il s'agit de moi, mais demain il dira de Manuel Valls 'notre Espagnol national' ou de Rachida Dati 'notre Marocaine nationale', ou encore de Rama Yade 'notre Sénégalaise nationale'. (...) Le fait d'être Coréen n'est bien sûr pas une infamie. Mais tout simplement, je suis français depuis 34 ans et uniquement français".

L'obsession de la diversité !
S'égarant dans les méandres de la diversité
, Placé souligne sottement la différence dont il se défend et se réclame à la fois !

Et c'est qui, notre Jojo national ?

Quant à notre 'Béarnais national', il n'a pas ce problème: avec Didier Borotra, sénateur-maire Union centriste de Biarritz ou Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou a l'âme béarnaise et en est fier. Il a publié une biographie du roi Henri IV, un héros béarnais comme il les aime.

" Notre Zizou national touche en effet 3 millions d’euros par an", révélait Sport. Zidane compte-il déposer une plainte pour "injure à caractère racial" contre le quotidien catalan ?

"Notre Algérien national" pourrait assurément être Alain Mimoun (1921). Le vainqueur du marathon des J.O. d'été de 1956 à Melbourne n'est pas en campagne et ne porerait pas plainte, lui qui a érigé un véritable musée en l'honneur de l'Histoire de France dans son pavillon de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). On y trouve des références au chevalier Bayard, au général de Gaulle, à Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus et aux papes Jean XXIII et Jean-Paul II.
Autres temps, autres moeurs...
Et autre mentalité !




dimanche 17 avril 2011

Chatel tire les profs vers le haut, du quantitatif au qualitatif


Estimations hautes des syndicats : seulement les classes fermées !

Luc Chatel a répondu à la colère saisonnière des enseignants

Sur Europe 1 ce dimanche, le ministre de l'Éducation a dit pouvoir miser sur le “qualitatif” pour justifier la suppression de postes d'enseignants. Il ne veut plus “de l'image de laisser pour compte" de l'Education nationale, affirmant que “l’Education Nationale n’a pas de problèmes de moyens".

Les syndicats de gauche inquiètent les parents, parlant de 9.000 instits en moins, en préparation d'une journée d'action, le 18 mai, pour contester la maîtrise des dépenses budgétaires.

Luc Chatel répond par une “meilleure organisation de l’offre scolaire. Cela veut dire, être capable de rendre un meilleur service, offrir un système éducatif plus efficace et mieux affecter et attribuer les moyens".
"Je veux dire aux parents d’élèves qu’ils sont des citoyens éclairés et aussi des contribuables, et que depuis 1980, le budget moyen par élève a augmenté de 80%. Tout cela pour quoi?", s’est interrogé Luc Chatel: "Le nombre d’élèves qui accèdent au baccalauréat n’augmente plus", a-t-il ajouté.

Le ministre a mis en avant les modèles éducatifs de Corée du Sud et de Pologne, où, avec moins d’argent, il y a “de meilleurs résultats.

Ce comparatif permettra-t-il de responsabiliser les syndicats démagogues ?

Le développement de la fonction publique par la gauche fervente du clientélisme pose des problèmes de déficit budgétaire et de dette publique
, aggravés par le poids de la crise économique en occident et entraîne donc des suppressions de postes. "Il a 5.800 enseignants de premier degré qui ne sont pas devant les élèves ; donc nous allons supprimer ces postes là", a-t-il annoncé, expliquant qu'"il y a eu un décalage entre le recrutement et les départs en retraite. Il y a eu moins de départs en retraite".
VOIR et ENTENDRE Luc Chatel, sur Europe 1, le 17/04/2011:

"La gauche et les syndicats aiguillonnent les parents"

C'est ce qu'observe Alain Marleix,élu de terrain.
Député UMP du Cantal, ancien secrétaire d’État aux Collectivités territoriales, Alain Marleix assure que son "département est bien loti".

"La rentrée 2011 dans le Cantal ne posera aucun problème. La gauche – qui a pourtant créé une hémorragie dans les écoles rurales sous Jospin – et les syndicats d’enseignants aiguillonnent des parents d’élèves toujours sensibles à la démagogie. La presse régionale relate des manifestations qui rassemblent seulement quelques dizaines de participants. En réalité, un département comme le mien est bien loti avec en moyenne un enseignant pour treize élèves. Certaines écoles rurales tournent avec seulement dix gamins! C’est une situation unique au monde qui rassure les maires de ces communes mais qui n’est pas forcément idéale dans l’intérêt de l’enfant.
La question des effectifs doit être regardée de près. Tous les enfants inscrits – ceux des familles nomades en particulier – ne vont pas à l’école et tous les enseignants ne sont pas devant les enfants. Rien que dans le Cantal, une centaine d’entre eux sont détachés dans des associations qui font surtout de la politique, dans des collectivités territoriales de gauche ou des amicales laïques. De quel vivier disposerait-on en remettant tous ces gens-là au travail! J’ai arrangé, avec le ministère de l’Éducation nationale, le recteur et l’inspecteur d’académie, quelques situations qui ne me paraissaient pas justifiées: j’ai obtenu – c’est aussi ma mission d’élu local – qu’un certain nombre de classes ne soient pas fermées. Ces postes seront pris sur la masse globale.
"

dimanche 27 mars 2011

Le FN, bête noire du PS

Attention PS: plutôt le FN que l'UMP

3.124 candidats se disputent en effet les 1.566 cantons encore à pourvoir dans tous les départements, sauf Paris. 460 conseillers généraux ont été élus dès le premier tour le 20 mars.

Après avoir bavé toute l'année sur la majorité et joint ses critiques à ceux du FN, le PS se trouve fort dépourvu quand arrive le face-à-face des cantonales. Il réalise mais un peu tard qu'à 13 mois de la présidentielle, le Front national marque des points avec une entrée fracassante dans plus de Conseils généraux que prévus au soir du second tour.

Arrivé en tête dans 39 cantons, le FN, dont la poussée a créé la surprise du premier tour, s'est qualifié dans le quart des cantons encore à pourvoir ce dimanche. "C'est très ouvert", a jugé un des responsables du parti de Marine Le Pen. "On aura des élus peut-être dans des cantons qu'on n'attend pas".

Le PS qui espère être au second tour de la présidentielle y voit un signe avant coureur d'un duel PS-FN en 2012.

L'opposition est super confiante


Actuellement, la gauche est majoritaire dans 58 départements sur 100. Elle espère même franchir la barre des 60.
Dans de nombreux départements charnières, les candidats se sont démenés toutes la semaine pour persuader les électeurs de voter en leur faveur. Mais les agressions verbales ont lassé, voire écoeuré les électeurs, et l'abstention, qui avait atteint le record de 55,68% au premier tour, jouera encore un rôle capital.
Face à la percée du FN, le président de l'Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS), manifeste enfin de l'inquiétude sur les conséquences du dénigrement des acteurs politiques par la gauche. "Une faible participation favorise les extrêmes", anticipe-t-il déjà.


L'arrogance du PS dissuade de voter

Le PS a les dents longues
"Si la participation est forte, nous pouvons gagner le Jura, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Alpes, la Charente-Maritime, la Loire", estime un expert des questions électorales du PS.

Le PS est glouton
"Si la gauche se mobilise énormément, cinq autres départements sont en balance: Aveyron, Côte d'Or, Morbihan, la Sarthe de François Fillon, et la Vienne".

Le PS a les yeux plus gros que le ventre
"Et si le scrutin traduit un rejet massif de la droite, on peut même espérer le Rhône", présidé actuellement par le garde des Sceaux Michel Mercier (centriste), poursuit-il.

La majorité

A droite, Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP, estime que gauche et droite peuvent "faire jeu égal".

Modestie

"Certes nous pouvons perdre Jura et Pyrénées-Atlantiques, mais en revanche nous avons nos chances dans le Val-d'Oise et en Seine-et-Marne", relève-t-il.

Et bon espoir

"Sans compter d'éventuelles surprises dues à des transferts de gauche à droite".

La Corrèze, dirigée à un siège de majorité par l'ex-numéro un du PS François Hollande, focalisera l'attention. M. Hollande a fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012.

Dans le Rhône, Michel Mercier est à la tête d'une majorité fragile. Mais la gauche y a perdu un siège dès le premier tour.

L'unité des partis de gauche ne trompe plus personne

Les électeurs ont découvert que l'unité PS, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche est un produit frelaté.
Ensemble pour taper sur la droite, ils n'arrêtent leurs coups ni en interne, ni en extérieur.
Ainsi Montebourg a-t-il dénoncé les pratiques féodales et les abus de confiance de Jean-Noël Guérini, président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône par ailleurs secoué par bien d'autres affaires.
=> Mélenchon a refusé de se laisser engloutir par la "mante religieuse" Brochen-Aubry.
Et puis, le socialiste Montebourg n'a-t-il pas ostensiblement exprimé son désaveu au Bureau national du PS en allant soutenir le candidat de Jean-Luc Mélenchon dans le Jura?


C'est chacun pour soi dans la gauche solidaire

Même les altermondialistes Verts se sont maintenus dans 37 cantons face au PS
.


A droite, la consigne "ni Front national, ni front républicain" avec la gauche, recommandée par l'UMP, a laissé la liberté de vote dans les quelque 200 duels qui opposeront FN et PS ausecond tour du 27 mars. Elle a aussi donné aux centristes de la majorité l'occasion de se démarquer dans la perspective de 2012.


Martine Brochen-Aubry s'est aussi chargée de salir le front républicain et de lever le doute des consciences en allant signer avec l'islamiste Tariq Ramadan un appel à bloquer le débat sur la laïcité en France.
Lien PaSiDupes


L'élection des nouveaux présidents de conseils généraux aura lieu le jeudi 31 mars. Si à l'issue de trois tours de scrutin aucune majorité ne s'est dégagée, ce sera au doyen d'âge de présider l'assemblée départementale.

Le dimanche 27 mars, nous ne laisse pas aux autres le choix de décider pour nous.



vendredi 13 août 2010

Musique rap d'incitation au meurtre de policiers

Silence coupable de l'opposition

Des extraits du texte d'incitation au crime

La police de la république pour cible
"Une balle dans sa race, une balle dans sa race. Tirez sur les keufs et sur le comico. Gros big up à nos reufs qui sont en GAV, qui sont au carpla à cause de tous ces tardba. Une balle dans sa race, une balle dans sa race. Nique la police, nous on fait rien d'mal, ces putes nous fouillent comme des lopes".
Aide lexicale au français 'caillera', langue étrangère:
keufs=flics/police; comico=commissariat; big up=félicitations; reufs=frères arabes; carpla=placard/prison; tardba=bâtard; lope=homo

Indignation des républicains responsables

En conséquence, le clip présent sur plusieurs sites a été supprimé, mais il reste d'accès facile.
"L'auteur de cette diarrhée verbale utilise sans vergogne des termes tels que 'tirer sur les keufs, si tu en vises un, tu ne le rates pas, [...] toutes les banlieues de Paname brûlent la police'", écrit Synergies Officiers sur son site internet, dénonçant "un clip crasseux et ignominieux". Le syndicat se déclare "révolté par ce véritable appel au meurtre sur des fonctionnaires de police".
Du côté d’Alliance Police, on insiste sur le fait que "la liberté d'expression ou la création artistique ne peuvent en aucune façon légitimer de telles incitations à la haine".
Et qu'en pense le PS candidat à la magistrature suprême ?

Le ministre de l'Intérieur ne fait pas la sourde oreille

Brice Hortefeux a porté plainte contre Abdul X, le rappeur français âgé de 19 ans, qui a publié en juillet ce clip agressif, incitant clairement à tirer à l'arme à feu sur des policiers.
Brice Hortefeux souligne que le chanteur "insulte explicitement les forces de sécurité et que sa chanson constitue un véritable appel à la violence". Un communiqué du premier policier de France a annoncé qu'il a "porté plainte contre ce rappeur devant le procureur de la République, comme à chaque fois que des individus bafouent l'honneur des forces de l'ordre".
Les syndicats ont exprimé leur indignation et Brice Hortefeux les a entendus. Alliance, deuxième syndicat de policiers, et Synergie-Officiers ont estimé qu'un tel message ne pouvait être banalisé dans un climat marqué par des agressions ou menaces contre des policiers, "comme récemment à Grenoble". Plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble ont récemment été mutés ou mis en congé, après des menaces de mort proférées à la suite du décès d'un braqueur de casino qui avait riposté à la police à l'arme à feu.

Des paroles qui suscitent l’indignation des gardiens de la paix
En conséquence, le clip présent sur plusieurs sites a été supprimé, mais il reste facilement accessible.
VOIR et ENTENDRE
le 'tardba' dont l'indigence des textes (« je suis venere ») et la pauvreté des musiques, pour apprécier le niveau culturel primitif, typique de la culture rap.


Commentaires d'internautes
La créativité de la musique et la profondeur de la pensée vous ont-elles convaincus ? Peu exigeant, le Net ne s'y est pas trompé !
UpSimplePlan : "Alors, non seulement la musique est à chier complet, mais en plus, leurs interprètes sont extrêmement débiles (et encore, le mot est très faible)!"
Un autre, dans son jus ?
br952: « si vous voulez une guerre sainte mais vous allez vous faire exterminé par le monde musulmans eux sont sportif avec une foi incommensurable et un dévouement absolu alors qu'en face ils trouveron des occidenteaux gros pateaux drogué aux shit qui ne tienne meme pas un sprint sur 30m ahhaah vous allez prendre chere les fasho »

L'opposition approuve l'incitation au crime sur les policiers

En pleine vague de violences la gauche politique abonde:

- Arnaud Montebourg (PS): le pouvoir « se frontnationalise »;
- Michel Rocard (PS): "On n'avait pas vu ça depuis les nazis"
mais pour les révolutionnaires du NPA, ça devient: «Rocard traite Sarko de nazi!"
- l'idée plaît à Eva Joly (Europe Ecologie): elle accuse Sarkozy de pratiquer "un racisme d'Etat"
- et le silence coupable de la Ch'tite Aubry: la faisant fonction de premier secrétaire du PS ne peut prononcer puisqu'une nouvelle fois elle n'a rien entendu !

et les encouragements médiatiques

- "Les pouvoirs publics alimentent la xénophobie" (Michel Tubiana, avocat franc-maçon et ex-président de la Ligue des droits de l'homme)
- Rue89 a toutes les indulgences pour les coupables, mais accuse le pouvoir de récupération: « Un jeune homme des Hauts-de-Seine [sic] chante n'importe quoi[pas de quoi en faire une affaire!], balance ses morceaux sur YouTube et MySpace et risque bien de provoquer la polémique dont le gouvernement a besoin en ces temps du tout sécuritaire. »
Le site détourne rapidement du sujet et stigmatise un blogueur déjà dans le colimateur: «François Desouche, star de la blogosphère d'extrême droite, publie un morceau d'Abdul X déniché on ne sait comment. » [soupçons, mais de quoi ?] Et le rappeur, alors ? «Abdul X a un flingue et fait le malin entouré d'hommes au visage découvert (sauf un). » Point final sur le pauvre "jeune homme" !
Et Rue89 a des références. « Sur Le Post, Marc Louboutin, ancien policier et animateur de groupe explique :« Je constate que les policiers sont la seule catégorie de personnes dont on peut appeler au meurtre, de manière relativement récurrente, sans que cela ne pose de problème, ni de modération de la part des hébergeurs de ce genre de vidéo, ni de surveillance de ces espaces normalement dédiés à l'échange et aux débats. Selon lui, cet appel au meurtre doit être pris au sérieux» Et selon Rue89 (Libération) ou LePost (Le Monde) ? Ca fait quelques organes de presse visiblement soumis au pouvoir...
Rue89 trouve en revanche des qualités à l' 'artiste'. « Même si ça ressemble à une parodie grotesque, il s'agit bien d'une démarche artistique sérieuse. Dans « Demande originale » [passant subrepticement à un autre texte], ce désormais célèbre inconnu scande : « Demande à la juge qu'elle mette nos casiers à zéro. […] Demande à cette pute [déjà que c'est une "vieille éthique", selon JV Placé, un 'rappeur' des Verts] qu'elle libère mes frères sous écrou. Demande aux keufs qui a forcé leur barrage. J't'assure que quand ça tire, y'a plus de flics dans les parages. […] »
Retour à l'idée unique de départ pour finir: «cela n'empêchera pas certains de tenter d'exploiter cet embryon de polémique pour justifier le virage sécuritaire actuel. »

- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille, a été la première à dénoncer sur RMC la Une "insultante" de l'édition de Marianne du 7 au 13 août, titrée "Nationalité, immigration, délinquance, le voyou de la République" qui conforte les quartiers.
Jean-François Kahn, "engagé au côté de François Bayrou" en 2007, "ne partage pas du tout les opinions de Nicolas Sarkozy. C'est son choix. Mais une telle couverture, je trouve que c'est grave", s'est-elle indignée. "Où est le respect envers le chef de l'Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ?".
Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, couvre cette atteinte à la fonction présidentielle. "Mme Nadine Morano ne manque pas d'air", se défend-il, dans un communiqué. "Hier, elle qualifiait les journalistes d'investigation de 'fascistes', puis, à la façon des staliniens, de 'fascisto-trostkistes' [cf. le NPA, plus haut...], puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Hier encore, elle accusait les responsables de la gauche d'être complices des assassins", écrit-il, lucide de sa responsabilité, et confirmant le bien-fondé des propos de Nadine Morano.
"Au désespoir de ses propres amis politiques, aucune outrance ne l'arrête", accuse celui que les confrères méprisent pour ses survoltages de caténaires synapses et déraillements de la pensée. La propension de la presse actuelle au trébuchement le pousse à la course en tête. Il estime ainsi que "voyou, c'est vraiment charmant par rapport à fasciste ou à complice d'assassin". Les cailleras vont s'en trouver encouragés à jouer les Shere Khan face à Mowgli !

Traiter le président de la République de voyou, "c'est quand même épouvantable", s'est indigné Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités locales.

Le député UMP Lionnel Luca a lui aussi vivement réagi au nom du respect dû à la fonction : "Rien ne justifie l'outrage au président de la République élu démocratiquement. Rien ne justifie l'insulte à l'homme politique qui bafoue également ceux qui l'ont élu", écrit-il dans un communiqué,
Selon lui, "rien ne justifie ces dérives sinon l'intérêt financier d'une opération commerciale pour meubler l'actualité estivale". De plus, "il est paradoxal de dénoncer les dérives vichystes en utilisant les méthodes de la presse d'extrême droite d'avant-guerre, dont on sait ce qu'elle a été sous l'occupation", souligne-t-il

A gauche, Pierre Moscovoci (PS) a prôné lui aussi le respect de la fonction estimant par conséquent le terme voyou "pas approprié".

- France Info a-t-elle diffusé à parité l'entretien avec le syndicat Alliance contre celui de son rival le syndicat indépendant des commissaires de police (SICP, CFDT) en la personne de son secrétaire national, Jean-Paul Megret (élections professionnelles 2006: 35,79% des suffrages exprimés).
Et pourtant, les cibles sont des fonctionnaires de l'Etat, les forces de l'ordre.

L'opposition est complice des voyous

Les élus d'opposition refusent ostensiblement de mettre en oeuvre les moyens légaux de lutte contre la délinquance mis à disposition par le pouvoir. Leur laxisme passivité les rend complices des exactions contre les personnes et les biens.
En gardant maintenant le silence, alors qu'elle est prompte à dénoncer et insulter, la gauche radicale, comme républicaine, se rend complice des incitations au crime.
Elle devra rendre compte devant l'opinion.

samedi 10 avril 2010

Alain Marleix perce à jour les Conseils généraux rebelles

Avec Jean-Michel Aphatie, il fait la part de choses
Leurs budgets départementaux angoissent
Bartolone et Montebourg

Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis dirigé par le socialiste Claude Bartolone, s'est placé dans l'illégalité en votant un budget en déficit. Lire PaSiDupes
Selon Claude Bartolone, l'Etat lui doit 75 millions d'euros au titre du transfert des charges qu'il opère depuis plusieurs années en direction des départements. S'il ne transfère pas les finances correspondantes, c'est le cas depuis « plusieurs années » et les difficultés d'adaptation de certains conseils généraux ne sont pas seules en cause.

Certains départements s'inquiètent avec plus ou moins de raisons
, qui ne sont pas toutes imputables aux difficultés d'ajustement des transferts de moyens financiers. Ce sont sept départements, dont deux modérés (la Haute Loire et la Meuse) qui se sont d'ailleurs un peu rétractés, et cinq dont les présidents socialistes (Claude Bartolone et Arnaud Montebourg), connus pour leur recherche de la polémique.
majorité
Haute-Loire: Gérard Roche (DVD)
Meuse: Christian Namy UMP)
opposition
Côtes d'Armor: Claudy Lebreton (PS)
Meurthe-et-Moselle: Michel Dinet (PS)
Territoire de Belfort: Yves Ackermann (PS)
Saône-et-Loire: Arnaud Montebourg (PS)
Val-de-Marne: Christian Favier (PCF)

Les causes réelles du malaise
D'abord, parmi les dépenses de transfert, c'est le fort dynamisme des dépenses sociales qui justifient cette situation, notamment les dépenses d'allocation personnalisée, l'APAC n'a en effet cessé d'augmenter depuis qu'elle a été instaurée par Lionel Jospin, au 1er janvier 2002. L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) est une mesure sociale en faveur des personnes âgées et dépendantes.
Deuxièmement, les mutations fiscales ont engendré une perte de ressources, en particulier au niveau de ce que l'on appelle le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO). Pourtant, UFC-Que Choisir écrivait le 22 janvier 2008 (lien): « L'étude de l'évolution, depuis 2000, des montants des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) en France, que rend publique aujourd'hui l'UFC-Que Choisir, démontre que ces taxes, indexées sur le prix en très forte croissance de l'immobilier, sont devenues pour les consommateurs un frein à l'accès au logement et une cagnotte immobilière colossale pour les collectivités qui les perçoivent. »

Le 9 mars 2009, Bartolone allait devant le Conseil d’Etat, la juridiction administrative suprême. En juillet, Montebourg lui emboîtait le pas. En décembre, le Conseil tranchait en faveur des deux socialistes. Le gouvernement avait l’obligation de créer le fameux fonds, et devait rembourser 100.000 euros à la Saône-et-Loire. Le volumineux Montebourg avait sollicité un huissier pour aller chercher son dû !

Quid de la saisine du Conseil Constitutionnel ?
Denis Cordonnier, vice-président UMP chargé des finances du Conseil général de la Meuse. "Ce n'est pas exclu mais ce serait une décision ultime", déclare -t-il, en admettant être "poussé" par les élus de gauche de son Conseil Général.

Et si on parlait aussi des emprunts toxiques

Alain Marleix cite une cause non négligeable, que Cl. Bartolone évacue volontiers: les emprunts toxiques. « On a beaucoup parlé des emprunts toxiques. Effectivement, la Seine-Saint-Denis que dirige M. Bartolone est un département qui a été particulièrement hasardeux dans la gestion ... »

Fin octobre 2009
, Bartolone-le-hasardeux s'en prenait déjà aux banques.
L'aventurier ne reconnaissait pas sa prise de risques. Il mettait en demeure cinq banques auprès desquelles son département a contracté des emprunts « toxiques » de revoir ces contrats, faute de quoi il porterait l’affaire en justice.
Selon lui, la Seine-Saint-Denis a déjà perdu 200 millions d’euros avec les produits financiers structurés à risques (emprunts « toxiques »).
« Il y a eu de la part de ces banques un jeu qui n’est pas acceptable », a-t-il encore affirmé. « Il faut que le gouvernement comprenne ma détermination et celle des collectivités locales. Je déposerai s’il le faut un amendement pour que la loi puisse être améliorée sur le sujet. Pour le reste, il faut que la justice puisse dire ce qu’elle pense de ces emprunts toxiques », a conclu le fort peu avisé président socialiste de Seine-Saint-Denis.

Combien de villes ou de départements ont-ils goûté aux charmes des prêts, ou emprunts, dits «toxiques» ? Tous ne le crient pas sur les toits. Ce sont Tulle (Bernard Combes, PS), Saint-Etienne (Maurice Vincent, PS), ou Laval (Guillaume Garot, député-maire, président de la communauté d'agglomération et 'escort boy' de Sa Cynique Majesté Royal, PS)… Lire PaSiDupes
Mauvaise foi
C'est en toute connaissance de cause que la communauté urbaine de Lille a également contracté des prêts aux taux variables. Comment Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU) aurait-elle pu ignorer que ces emprunts sont indexés sur des indices, des valeurs très volatiles, des valeurs à risques.
=> Dans un rapport rendu en février 2009, la Cour des comptes estime d'ailleurs que les choix de contracter des emprunts structurés s’apparentent à “une démarche spéculative et, de ce fait, sont critiquables”.
Or, depuis avril 2008, la maire de Lille (depuis 2001), premier secrétaire du PS (novembre 2008), Martine Aubry assure la présidence de l'intercommunalité
(LMCU). Elle en fut même vice-présidente à partir de 2001. Elle fut aussi ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle des gouvernements Cresson et Bérégovoy (1991-93), puis ministre de l'Emploi et de la Solidarité de
Jospin (1997-2000)... ce qui suppose une certaine compétence, a priori.

=>
Quelques jours après l’incendie d’un bus au Tremblay-en-France, dans un département pauvre et socialement sinistré, Bartolone parie sur une solidarité de sa population, contre le pouvoir.

A. Marleix: l'Etat compense les charges qu'il transfère mieux qu'on le dit

L'Etat compense fortement
" Je voudrais d'abord rappeler pour citer le problème que contrairement à ce qui se raconte, malgré la crise, le budget des collectivités territoriales et des dotations de l'Etat continue parallèlement d'augmenter. Les dépenses des départements, c'est 62 milliards d'euros dont 29 milliards pour le social. Et les lois de financement de la Sécurité Sociale pour 2010, c'est-à-dire avec l'aide de l'Etat, les caisses, c'est 400 milliards d'euros."

S'agit-il seulement d'une affaire de budget ?

Le PS fait état d'un rapport commandé par l’ADF...
Le professeur de droit Dominique Rousseau estime que l’Etat s’engagerait insuffisamment sur le financement des trois prestations nationales gérées par les départements : RMI-RSA, APA et PCH (prestation de compensation du handicap ).
Or, l'ADF (Assemblée des départements de France) est présidée depuis 2004 par le socialiste Claudy Lebreton, président du Conseil général des Côtes-d'Armor et le 1er vice-président, Michel Dinet, est président socialiste du Conseil général de Meurthe-et-Moselle .

Une nouvelle lézarde dans le sarkozysme ?
La Meuse et la Haute-Loire, deux départements de droite, sont les fiefs respectifs du patron des sénateurs UMP Gérard Longuet, et du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez. " Ce n’est pas une affaire politicienne, jure Christian Namy, président du Conseil général de la Meuse" (Parti radical valoisien). .

jeudi 8 avril 2010

9.3: Bartolone donne l'exemple de la rebellion

Le président socialiste défie l'Etat et vote un budget en déséquilibre

Claude Bartolone a attendu l'après-régionales pour se déclarer déséquilibré

Son budget le sera, ce qu'interdit la loi
Le président (PS) du Conseil général de Seine-Saint-Denis a mis sa menace à exécution: il déplace les responsabilités et sort les fumigènes, accusant l'Etat de manquer à son obligation de compenser totalement certaines charges.

Claude Bartolone vient, ce jeudi, de mettre le feu au 9.3
Il a fait voter, comme il l’a annoncé avec fracas le week-end dernier, un «budget de révolte», histoire de forcer l’Etat à le subventionner, au titre notamment de transferts de charges sociales qui ne sont que partiellement compensés.

Pourquoi Bartolone n'équilibre pas son budget

Claude Bartolone a tout simplement décidé de se faire entretenir
Partisan de l'asistanat, il refuse de payer et inscrit, dans la colonne des sommes à percevoir de son budget, 75 millions d’euros que l’Etat, lui doit pour cette année, selon son estimation personnelle. Dans le détail, il s’agit, toujours selon ses calculs, d’un manque à gagner de 10 millions d’euros sur la suppression de la taxe professionnelle et surtout les transferts de charge que l’Etat n’a pas compensés.

Bartolone se prend pour la danseuse de Fillon !
Il n'a pas eu de souci de financement de sa ...campagne et il est comme les parents qui refusent d'acheter des livres de poche pour le cours de français de leurs gosses.

Ce ne serait pas sa gestion qui plombe particulièrement le budget de la Seine-Saint-Denis, selon lui: le socialiste incrimine trois prestations ...sociales:

- l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
- la PCH (prestation de compensation des personnes handicapées)
- et le RMI - devenu RSA (revenu de solidarité active).

Sur 1 600 millions d’euros de budget
, 1 450 représentent des dépenses obligatoires pour ces allocations de solidarité, se plaint le socialiste. Mais si l’Etat ne lui paie pas ces 75 millions qu’il a inscrits comme manquants - option très probable -, son budget sera en déséquilibre (avec des dépenses supérieures à ses recettes). Ce que le code général des collectivités locales interdit pour les communes, les régions ou les départements.
Voilà encore un socialiste pour qui le social n'est pas prioritaire.

Bartolone, meneur des frondeurs ?

Tous les départements subissent, plus ou moins douloureusement, cet effet de ciseau: mais ils ont été prévoyants ou non, puisque gouverner, c'est prévoir...
A force de l''ignorer, Bartolone n'a pas anticipé l'explosion des charges sociales sous l’effet de la crise économique internationale. Il a pensé que l'Etat est une vache à lait et que ses dotations allaient progresser, alors que les présidents compétents savent parfaitement qu'elles sont fixes. La marge de manoeuvre s’est donc réduite pour les départements contraints de tailler dans d'autres budgets - ce sont souvent les subventions, le sport et la culture qui en font les frais. Selon le Parisien, le versement, en 2008, des trois prestations sociales représentait 11 milliard d’euros. L’Etat n’en aurait compensés que 7,5 milliards.
Savoir si Bartolone ne peut pas récupérer la différence en réduisant ses frais de communication et en compressant ses frais de gestion.

Les départements socialistes refusent la rigueur

L’Association des départements de France, présidée par Claudy Lebreton, s’est inquiétée d’une situation devenue «dramatique», mais elle est socialiste et son avis est partisan.
Entre 20 (selon la Délégation aux collectivités territoriales) et une trentaine (pour l’ADF) de départements frôleraient le déficit. Pour faire monter la pression sur l’Etat, sept présidents de conseils généraux viennent de proposer à leurs collègues de présenter une proposition de loi. Et, si besoin, d’employer la manière forte: une saisine du Conseil constitutionnel pour atteinte au «principe d’autonomie financière des collectivités locales».

La gestion hasardeuse de Bartolone

Réactions du gouvernement

=> Le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, Alain Marleix, dénonce une «opération essentiellement politique» du bras droit de Martine Aubry pour se faire mousser au sein du PS.
S’il a concédé sur RTL un «fort dynamisme des dépenses sociales» et une baisse des ressources fiscales des départements, il a aussi pointé les «emprunts toxiques». Or « la Seine-Saint-Denis est un département qui a été particulièrement hasardeux dans la gestion ».

=> De son côté, François Fillon a confié à un haut fonctionnaire, Pierre Jamet, une mission «de diagnostic et de propositions» sur les finances des départements. Remise du rapport, jeudi prochain.

Bartolone risque-t-il de mettre le 9.3 en faillite ?

Le budget adopté, le préfet du département aura à constater le déséquilibre et à saisir la chambre régionale des comptes. Laquelle demandera au Conseil général de revoir son budget et proposera des solutions en ce sens. Si le département persistait, le préfet se substituerait à lui pour décider d’un budget à l’équilibre.
Lors de son point-presse, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, n'a su qu'ironiser sur ce scénario d'une mise sous tutelle: « Que M. Marleix et l’Etat veuillent mettre sous tutelle le Conseil général de Seine-Saint-Denis, ce serait savoureux si l’Etat n’était pas lui-même dans un déficit autour de 150 milliards d’euros qui le rend parfaitement illégitimes à donner ce genre de leçons. »

Hamon peut-il se permettre de persifler, lui qui n'a jamais géré que ses vestes, puisqu'il n'est élu à rien ?...

mercredi 17 mars 2010

Régionales: les ministres qui sont allés à la conquête des régions

Le baromètre des ministres en campagne

Ils sont huit membres du gouvernement Fillon à briguer une présidence de région, le 14 et encore le 21 mars prochain. France-Soir a passé les chances au crible de ceux qui ne sont pas restés les bras ballants.

Ceux qui peuvent créer la surprise

Alain Joyandet
Le secrétaire d’Etat à la Coopération a creusé son sillon en Franche-Comté, où son ambition régionale rencontre un écho favorable. Soutenu par Nicolas Sarkozy, qui est venu lui rendre visite mardi dans le Doubs, il a bénéficié d’un petit coup de pouce en décembre pour lancer sa campagne en trombe : la grâce accordée aux deux Franc-Comtoises accusées de trafic de drogue en République dominicaine. A Noël, c’est Alain Joyandet qui est allé les chercher pour les ramener dans leurs familles.

Hervé Novelli
Pour avoir travaillé le terrain pendant plus d'un an, le secrétaire d’Etat au Commerce dit avoir tiré parti d’une campagne longue dans la région Centre. Il a d’abord dressé un état des lieux et nourri ses réflexions dans un blog, avant de mobiliser ses amis et de ratisser le terrain. Il a développé un style et créé une dynamique. Au point de ramasser la mise initiale, le 21 mars.

Ceux qui ont fort à faire
Valérie Pécresse
Le message de sa campagne a été parasité par la mise au jour du casier judiciaire chargé d’Ali Soumaré, chef de file du PS et que certains de ses colistiers (Karoutchi, Poniatowski et Delattre) ont exploité sans son aval. Révélant de légitimes initiatives que l'opposition a habilement détournées du fond du problème -le passé judiciaire des candidats qui -sauf en régime de démocratie bananière- ne peut être voilé, au point d'occulter les projets, cette affaire a contraint le chef de l’Etat à sortir de sa réserve pour conforter l'action de la ministre de l’Université. Une marque de confiance qu’il pourrait réitérer lors du prochain remaniement. Rama Yade est porte parole de campagne en Ide-de-France

Xavier Darcos
Incité par l’Elysée à briguer la présidence en Aquitaine qui lui avait échappé en 2004, le ministre du Travail ne décolle pas dans les sondages. D’après l’un d’eux, mené fin février pour Sud-Ouest, il serait devancé de 7 points au premier tour et largement battu au second (39 % des voix, contre 61 % au socialiste Alain Rousset), si tant est qu'on sache sur qui les abstantionnistes vont se décider à exercer leur droit de vote. Le soutien affiché du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et du Premier ministre, François Fillon, lors de la présentation des listes pourrait permettre d’inverser la tendance.

Dominique Bussereau
Le secrétaire d’Etat aux Transports n’a accepté de porter la liste UMP en Poitou-Charentes que dans un esprit de mission. Eloigné par ses responsabilités et face à une rivale sortante, certes battue en 2007 et en 2009, mais fortement médiatisée, il a été contraint d'écourter sa campagne du fait de la tempête Xynthia qui a frappé la région, fin février, pour se concentrer à la tête du Conseil Général de Charente-Maritime à l'organisation du sauvetage et à l'assistance des sinistrés. Lui en sauront-ils gré ? Raffarin juge l'amère Royal prenable.

Alain Marleix
Brice Hortefeux ne lui a pas forcément fait un cadeau. En renonçant, l’automne dernier, à conduire la liste UMP en Auvergne, le ministre de l’Intérieur a propulsé le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales dans une région où on le connaît peu, mais où il a abattu un travail considérable qui n'est pas passé inaperçu. Alain Marleix, qui n’a jamais perdu une élection, pourrait bien confirmer.

Valérie Létard
La secrétaire d’Etat au Développement durable a dû batailler pour obtenir l’investiture de l’UMP en Nord-Pas-de-Calais, une région où la gauche est traditionnellement forte et où Marine Le Pen (FN) tente de se faire une place depuis plusieurs élections. Selon un sondage mené fin février pour la très socialiste Voix du Nord, cette ex-UDF ne serait pas récompensée de ses efforts : elle n’arriverait qu’en deuxième position au premier tour, distancée de 7 points par la liste socialiste. Mais ce n'est pas prendre en compte de la triangulaire et des abstentionnistes: moins d’un électeur sur deux a voté.

Bruno Le Maire s'est révélé
Implanté dans l’Eure depuis les législatives de 2007 afin de pallier le retrait de Jean-Louis Debré, le ministre de l’Agriculture tente de s’enraciner en Haute-Normandie. Il y mène une campagne courageuse et a marqué des points contre la gauche.

mardi 16 février 2010

Régionales: Gilbert Montagné interdit de concerts en Auvergne

“Des municipalités ont refusé que je joue en raison de ma couleur politique”
Gilbert Montagné (ici soutenant Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle) occupera à l'UMP le poste de secrétaire national au handicap. « Je me dois de faire passer des changements qui feront date», estime le chanteur.


Le chanteur non voyant Gilbert Montagné occupe la septième place, en position éligible, sur la liste UMP de l'Allier emmenée par le maire de Montluçon Daniel Dugléry.

Intolérance des démocrates socialiste
Voici l'entretien qu'il a accordé au jeune journaliste Michaël Szadkowski qui l'a publié le 9 février 2010 sur son blog hébergé par Le Monde.

Gilbert Montagné effectue sa première campagne politique en tant que candidat sur les listes d’Alain Marleix (UMP, ci-dessous) en Auvergne, sa région d'origine, contre le président sortant, René Souchon (PS). Lors de la présidentielle de 2007, le musicien s’était engagé en soutien à Nicolas Sarkozy. Il a été nommé en mars 2009 secrétaire national de l’UMP chargé du handicap.

Gilbert Montagné accompagne à Moulins la tête de liste UMP en Auvergne, Alain Marleix (secrétaire d’Etat à l’intérieur), le 5 février 2010.


Comment se passe votre campagne, en 7e place (éligible) sur la liste UMP de Daniel Dugléry en Allier ?

Gilbert Montagné : Je vais vous le dire simplement : ça se passe très bien. Il n’est pas nouveau, pour moi, d’être au contact du public. Cela fait près 40 ans que je fais des concerts, que je serre des mains avant et après… c’est naturel. Bien sûr, certains ne m’attendaient pas là, et m’interpellent sur ce tournant politique. Mais je leur explique que je ne veux pas faire carrière. Je souhaite profiter de l’expérience et de l’allant de la majorité pour les mettre au service de l’Auvergne.
Je ne me vois pas comme un opposant pur et dur aux listes de René Souchon (PS) : tant que c’est pour le changement de la région, je suis ouvert d’esprit. D’ailleurs, je déplore que certains ne le soient pas autant. L’année dernière,
plusieurs municipalités ont refusé que je joue chez elles en raison de ma couleur politique. C’est décevant, ce manque de tolérance de le part des gens de gauche.


Quelle est votre priorité pour la région Auvergne et le département de l’Allier ?

Gilbert Montagné
: Il faut un grand coup d’accélérateur. Nous manquons d’infrastructures, surtout en ce qui concerne les transports. Mon slogan, c’est “Déshandicaper l’Allier” : je veux que tout le monde, handicapés et non-handicapés, ait le choix d’habiter en campagne et de pouvoir se déplacer sans voiture, grâce à des transports en commun suffisants Personne ne peut se permettre de prendre le taxi tous les jours pour aller en ville ; pourtant, dans l’Allier, on n’a que ça. Exception faite de quelques bus pour nous emmener au village d’à côté les jours de marché. La région a des ressources extraordinaires, mais ses habitants ne peuvent pas en profiter ! Et ces problèmes de mobilité n’incitent pas vraiment au tourisme ou à l’implantation des gens venant d’autres régions.

Que pensez-vous des 6 années de présidence régionale PS ?

Gilbert Montagné : Je retiens d’abord une augmentation énorme des impôts : 71% en plus, selon les chiffres rapportés lors de nos réunions de campagne. S’ajoute à cela un manque flagrant de réinvestissement. Je vais prendre l’exemple de ma commune, Le Donjon : je me promène souvent sur un petit chemin à côté de chez moi, dont les accotements sont en très mauvais état. J’ai essayé plusieurs fois de pousser le dossier, mais on m’explique que personne n’a de budget pour le rénover… On n’est pas en Haïti ! Le paravent “on n’a pas d’argent, c’est les autres”, ça suffit.

LePost (site indigent du journal Le Monde) -qui publie un abrégé de l'article sans préciser sa source- ajoute ces éléments: « Tout au long de sa carrière, il mène un combat incessant en faveur d'une meilleur prise en compte des aveugles par la société, à travers par exemple le projet, à l'échelle européenne, d'étiquetage en braille des produits de consommation. »

mercredi 23 septembre 2009

UMP: les régions qui pourraient basculer en 2010

Entre quatre et sept ?

Voici les pronostics, tels que les présente Le Figaro
:


Xavier Bertrand a dénombré quatre régions, peut-être cinq, qui pourraient basculer à droite en 2010. Expert électoral de l'UMP, Alain Marleix (ci-contre à droite) pousse le pronostic jusqu'à six, voire sept.

Champagne-Ardenne

Avec 31 % aux européennes, l'UMP y a réalisé son meilleur score dans une région de gauche, devançant de 3 points le cumul des voix du PS (15,9 %) et d'Europe Écologie (11,8 %). En 2004, la région, qui avait toujours été à droite, n'a été emportée par le PS que de justesse et à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann dispose des meilleures chances de victoire face au sortant Jean-Paul Bachy.

Paca

Avec 30,4 % aux européennes, la majorité devance largement la somme des voix du PS et des Verts (19,8 %). Pour fédérer les suffrages de l'UMP, qui souffre de la rivalité des deux grosses fédérations des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes, la candidature du maire de Toulon et ministre Hubert Falco (notre photo) était idéale face au socialiste Michel Vauzelle, en place depuis 1998. L'UMP devra compter avec Jean-Marie Le Pen, qui mène sa dernière campagne. En 2004, le FN avait réuni 20 %. Aux européennes, son score est tombé à 10,7 %, de quoi imposer une nouvelle triangulaire en 2010.

Basse-Normandie

Un président en place depuis 18 ans et une triangulaire avec le FN : en 2004, la Basse-Normandie passait pour la première fois à gauche. Depuis, le socialiste Philippe Duron a repris son siège de député du Calvados à Brigitte Le Brethon, en 2007, et lui a arraché la ville de Caen l'an passé. Pour affronter son successeur à la région, Laurent Beauvais, l'UMP avait désigné le sénateur de l'Orne Alain Lambert. Mais celui-ci a déclaré forfait en dénonçant la candidature, bien vue à l'Élysée, du maire centriste de Deauville Philippe Augier. De quoi relancer les divisions à droite, alors que l'UMP avait devancé les socialistes aux européennes (27,1 % contre 15,5).

Pays de la Loire

François Fillon avait perdu la région en 2004. Roselyne Bachelot (notre photo) devait relever le gant en 2010. Avec 27,7 % aux européennes et un PS devancé par les Verts, le pari semblait possible. Trop, au goût de la ministre de la Santé, peu encline à quitter le gouvernement en cas de victoire. Christophe Béchu, président UMP du conseil général de Maine-et-Loire, a été sollicité par Nicolas Sarkozy pour la remplacer. Sa candidature aurait l'aval du très influent Philippe de Villiers.

Centre

Aux européennes, l'UMP y a réuni 29,4 %, PS et Europe Écologie 29,9 % à eux deux. La partie sera donc difficile pour Hervé Novelli. D'autant qu'en 2008, la gauche a gagné Blois et le conseil général d'Indre-et-Loire. Le secrétaire d'État en charge du Commerce espère cependant que l'effondrement du FN (5,8 % aux européennes) lui épargnera la triangulaire qui avait facilité la reconduction de la gauche en 2004.

Ile-de-France

Quels que soient les résultats nationaux, une victoire en Ile-de-France aurait des vertus salutaires pour la majorité. Les européennes ont conforté la tête de liste UMP Valérie Pécresse (notre photo). Non seulement la majorité y réalise son quatrième meilleur score, avec 29,6 %, mais les Verts devancent très largement le PS (20,9 % contre 13,6). Un vrai handicap, pour le socialiste Jean-Paul Huchon, qui brigue un troisième mandat. La droite pourrait cependant connaître une difficulté équivalente : le centriste André Santini, évincé du gouvernement en juin, a annoncé vouloir conduire sa propre liste.

Franche-Comté

Il l'assure, Alain Joyandet ira au combat. Mais le secrétaire d'État à la Coopération ne cache pas que la règle de non-cumul ministère-présidence de région l'agace. Pas parce qu'il souhaite rester membre du gouvernement, assure-t-il, mais parce que, « pour une petite région comme la Franche-Comté, ça compte, d'avoir un ministre à sa tête ». En 2004, les Francs-Comtois avaient élu l'ancien président PS de l'Assemblée Raymond Forni, mettant fin à vingt-deux ans de règne de la droite. Marie-Guite Dufay, qui lui a succédé à sa mort en 2008, n'a pas sa notoriété. Aux européennes, l'UMP a recueilli 28,9 %, loin devant le PS (17,4) et les Verts (14,5).

Ajoutées aux deux actuelles (Alsace et Corse) et sans compter les 4 de l'Outre-Mer,
on pourrait approcher l'équilibre entre la droite et la gauche, avec 6 à 9 sur 22 Mais depuis que Xavier Bertrand (à droite) a officialisé la règle du non-cumul, rien n'est réellement figé.

vendredi 9 janvier 2009

Découpage électoral : le Conseil Constitutionnel impose le critère démographique

Les sages s’opposent à la règle des deux députés par département
Le Conseil constitutionnel a refusé jeudi la règle de deux députés par département que voulait maintenir le gouvernement pour effectuer le nouveau redécoupage électoral.

Les raisons du changement
Pour le Conseil Constitutionnel, il s'agit de "limiter les exceptions à la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée Nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".
Depuis le dernier découpage effectué il y a 22 ans par Charles Pasqua en 1987, la population de la France est en effet passée de 55 à plus de 63 millions d'habitants, mais le nombre de députés était resté inchangé. Il devrait y avoir désormais un député par tranche de 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Ce qui changera
  • La Lozère (77.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants) devraient donc perdre chacun un siège: ce sont deux départements de moins de 125.000 habitants qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés, .
    > Le gouvernement avait estimé que les départements peu peuplés pourraient garder au moins deux députés, conformément à une tradition remontant à la IIIème République.
    > Le Conseil Constitutionnel s'y est opposé en jugeant que "le maintien d'un minimum de deux députés pour chaque département n'est plus justifié par un impératif d'intérêt général susceptible d'atténuer la portée de la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".

  • Par ailleurs, les Français de l'étranger, qui n'étaient jusqu'à présent représentés qu'au Sénat, le seront aussi à l'Assemblée Nationale. Le nombre de circonscriptions qui seront créées pour eux devrait être d'environ 10, autant de sièges en moins pour la métropole et les collectivités d'outremer.

  • La contrepartie
    > Cette décision pourrait permettre à des départements menacés de perdre un siège d'en garder un. Ceux-ci étaient 25: Paris et Nord (trois sièges), Pas-de-Calais et Seine-Maritime (-2), Allier, Charente, Corrèze, Indre, Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne (un siège).
    > 15 départements devraient gagner un ou deux sièges: Haute-Garonne, Hérault, Seine-et-Marne et Réunion (deux), Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse et Val d'Oise (un).

    Fin de la récupération automatique de siège parlementaire

    Le Conseil Constitutionnel a par ailleurs censuré une disposition de la loi organique présentée par le gouvernement en même temps que les règles de redécoupage électoral. Elle prévoyait qu'un ministre, ancien élu, puisse retrouver automatiquement son siège quand il quitte le gouvernement. Au cas où le ministre renoncerait à reprendre ses fonctions parlementaires, il serait définitivement remplacé par son suppléant.
    Pour le Conseil Constitutionnel, il n'est pas possible qu'un ministre retrouve automatiquement son siège d'élu quand il quitte le gouvernement, puisque "l'article 25 de la Constitution ne prévoit, dans ce cas, qu'un remplacement temporaire". De nouvelles élections partielles devront donc être organisées.

    L’opposition n’obtient pas gain de cause

    >
    Alain Marleix, le secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur et aux collectivités locales, s'est réjoui qu'aucun des motifs d'annulation soulevés par l'opposition n'ait été retenu. Impossible Conseil Constitutionnel de déposer 4700 'amendements' comme au Parlement ?
    A. Marleix a annoncé la poursuite des travaux du redécoupage. Une commission de redécoupage électorale devrait être mise en place en mars. A. Marleix recevra tous les députés concernés.
    > Le découpage devra être ensuite approuvé par le Conseil des ministres en juin, après être passé devant le Conseil d'Etat, et les ordonnances ratifiées par le Parlement avant la fin de l'année.