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mercredi 25 mars 2015

Départementales dans le Gard: le FN a égalité face à l'ensemble de la gauche

Les électeurs de droite feront la différence, pour ou contre Valls-Hollande


Manuel Valls se croit encore indispensable en meeting vendredi à Vauvert


A la limite du délai légal d'obligation de réserve, le premier ministre sera en meeting d'entre-deux-tours dans le Gard. Vendredi soir, à 18h30, à la salle Bizet à Vauvert, Manuel Valls retrouvera les militants, mais aussi l'opposition à sa politique. Il vient stimuler les convictions défaillantes en Petite Camargue, fief FN et dans le canton de son ami Jean Denat, en ballottage délicat
Lors de la dernière commission permanente, le Conseil général a attribué environ 400.000 euros au canton de Vauvert, parce qu'il les vaut sans doute bien, mais officiellement pour soutenir la mission locale, le milieu artistique et celui de l'insertion. On a vu en PACA voisine ce que la socialiste Sylvie Andrieux a fait de ce type de subventions pour la conduire en justice...

Pour se faire élire à la tête du Conseil général du Gard l'automne dernier, le socialiste avait promis qu'il quitterait son siège de maire, comme l'impose la loi: au jeu de chaises musicales, sa première adjointe est devenue maire et il a pris sa place...
Mais avant de passer la main, le président sortant du CG a pris soin d'embaucher Katy Guyot, 54 ans, au Conseil général. Or, la dame était justement sa candidate à sa succession à la mairie PS de Vauvert, ce qui continue de faire grincer des dents. Au Conseil général, on n'a trouvé personne de plus brillante pour occuper le poste de conseillère juridique. Le responsable socialiste se défend tant bien que mal : "Katy Guyot est une fonctionnaire territoriale [à l’Office de tourisme de Vauvert, après avoir été responsable du service de presse de Georges Frêche à Montpellier et attachée parlementaire du député gardois Fabrice Verdier]. Le poste était disponible et elle est très compétente".

Le candidat socialiste dans le canton de Vauvert est un proche de Manuel Valls. 
Depuis 2 ans, Manuel Valls vient chaque année, au début de l'été, pour un discours politique et un soutien à son réseau. Mais pas que, puisque le redécoupage profitant souvent à ceux qui ont les ciseaux, Valls a veillé à ce que les arrières de Jean Denat soient assurés. La presse, Le Midi libre comme  Le Monde, ne connaît d'ailleurs que le candidat PS. "Si la victoire de la majorité départementale doit passer quelque part, c'est bien par Vauvert, " ont décidé les socialistes.
Président sortant du Conseil général du Gard, Jean Denat est pourtant en ballottage -avec près de 12 points de retard au 1er tour- face au binôme FN:. 42.69% pour le FN et 30.82% pour le binôme DVG/PS. La droite battu réalise 18.23% et le Front de gauche 8.26%. C'est dire que les vitupérations de Valls contre la droite vont peser dans la balance.

Vers un vote-sanction de la politique de Valls

Le FN est présent dans tous les cantons du Gard au second tour. 
Le FN, l'extrême droite et l'union de la droite représentent désormais 61% des votes dans le Gard. Le recul de la gauche  se confirme à chaque élection dans ce département qui lui est traditionnellement acquis depuis 1945Le président de l'ex-Conseil général mise donc sur le "vote  utile." "Nous devons tirer les leçons des dernières sénatoriales. La gauche, divisée, a perdu un sénateur en septembre (…) Ce que les partis n'ont pas su faire, il faut que les électeurs le fassent". Ce à quoi Olivier Gouard répond : "voter utile c'est voter pour nous, qui proposons d'autres solutions à l'austérité du gouvernement qui a des impacts sur la politique départementale. On a pu le voir avec l'insertion ou la prévention spécialisée… Il faut sortir de ce mode de raisonnement stratégique". Reste à savoir pour quelle formule du "vote utile" les Gardois opteront les 22 et 29 mars.
Joëlle Cachia-Moreno, élue d'opposition à Vauvert 
et Guy Schramm, maire de Beauvoisin
Le redécoupage du gouvernement est favorable au PS depuis qu'il a intégré une partie de l'ex-canton Rhony Vidourle - aux mains du communiste Patrick Bonton - dans l'ancien canton de Vauvert. Or, ce charcutage a laissé un gros caillou  dans le soulier de la gauche : le binôme Front de Gauche, soutenu par l'association Nouvelle Donne. Chantres de l'austérité, Olivier Douard (PCF) et Armelle Grosjean de la CGT, revendiquent avec force le "soutien de Patrick Bonton". Un soutien qui pourrait bien faire perdre quelques précieux points à Jean Denat au second tour.
Selon les pronostics, les contestataires (Front de gauche et EELV) du parti socialiste local et de sa politique nationale pourraient faire mordre la poussière au PS qui exerce son hégémonie depuis 1871.

samedi 4 septembre 2010

La mairie de Paris repousse les Rom en périphérie

A Lille ou à Paris, les hyprocrites socialistes finissent par se faire pincer
Le Déjeuner des Canotiers, par Renoir
Guingette du bord de Marne
lien PaSiDupes: au "bal des faux-culs"


La ville de Paris fait le tri de ses habitants

L'engouement de l'opposition pour les Rom clandestins est cyclique


Plus d’un an après, la gauche reparle du projet de création de trois aires d’accueil pour les gens du voyage, dans le bois de Vincennes, le bois de Boulogne et à la porte de Sèvres dans le XVe.

Le dossier avait été approuvé au Conseil de Paris en juin 2009. La semaine dernière, Ian Brossat, le président du groupe communiste au Conseil de Paris, a jugé opportun de réclamer à la préfecture la réunion tout à coup urgente de la commission départementale consultative des gens du voyage, qui doit réaliser les aires d’accueil parisiennes. A la façon du Secours populaire, qui chaque année renouvelle son opération « les enfants ont le droit de voir la mer », le PCF d'Ile-de-France surfe sur la vague roumaine et propose aux Rom clandestins d'aller visiter le Val de Marne.

Le jeu indigne de la patate chaude socialiste

Et pourquoi le Val-de-Marne, s'il vous plaît ?

Parce que le président du Conseil général du Val-de-Marne est Christian Favier (1951) depuis mars 2001 et qu'il est membre du Parti communiste français et camarade d'Ian Brossat. Ca ressemble donc à un délit de prise d'intérêts sur la population.
Pourquoi Joinville-le-Pont, maintenant ?
Parce que le maire est Olivier Dosne, qu'il est député suppléant UMP de Marie-Anne Montchamp et que la ville résiste toujours au PC depuis 1983... En région Ile-de-France, la droite et centre-droit ont 45 élus et la gauche hégémonique 132.
Sur 47 maires du Val-de-Marne sont 21 ne sont pas de gauche. Pourquoi pas St Mandé, St-Maur-des-Fossés ou Nogent-sur-Marne, donc ? Bientôt des Rom à Sucy-en-Brie aussi ?

Un projet qui fait déjà réagir les représentants de la population du Val-de-Marne.
Une aire parisienne d’accueil des gens du voyage bordera-t-elle donc bientôt les communes de Joinville-le-Pont (UMP) et Saint-Maurice (UMP), interroge le maire de Joinville-le-Pont ?

Le PS exporte ses Rom

Le maire de Joinville préconise « de regrouper les petites aires en aires plus grandes, plus éloignées de la capitale ».

La gauche chercherait-elle à multiplier les foyers d'instabilité ?
« Il est clairement hypocrite de la part de la Ville de Paris de placer ces populations en difficulté aux frontières, loin de tous les services parisiens, oppose le maire. J’ai évoqué encore récemment, auprès du sous-préfet et des élus parisiens, mon opposition à cette solution. Nous scolarisons déjà 21 enfants logés dans un hôtel qui héberge des sans-papiers. Ce n’est pas aux petites communes comme nous (17177 hab. En 2006) d’assumer de nouveau ce type de services à la place de Paris. »

« Si Paris persiste, nous déposerons un recours au tribunal administratif, prévient d’ores et déjà Christian Cambon, sénateur-maire (UMP) de Saint-Maurice (14 547 hab. En 2006), qui assure s’être opposé au projet de la Ville de Paris dès le début.Il porte même atteinte à l’aménagement toujours souhaité pour le bois de Vincennes, qui doit rester un espace dédié aux activités de nature et de loisirs. Nous ne repoussons pas ces populations, mais nous, nous ne demandons pas à la Ville de Paris d’assumer les aires que nous devons déjà créer !

Ce projet est totalement en dehors de l’esprit de la loi, qui veut que les aires soient proches des écoles et des établissements de santé. »

vendredi 9 janvier 2009

Découpage électoral : le Conseil Constitutionnel impose le critère démographique

Les sages s’opposent à la règle des deux députés par département
Le Conseil constitutionnel a refusé jeudi la règle de deux députés par département que voulait maintenir le gouvernement pour effectuer le nouveau redécoupage électoral.

Les raisons du changement
Pour le Conseil Constitutionnel, il s'agit de "limiter les exceptions à la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée Nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".
Depuis le dernier découpage effectué il y a 22 ans par Charles Pasqua en 1987, la population de la France est en effet passée de 55 à plus de 63 millions d'habitants, mais le nombre de députés était resté inchangé. Il devrait y avoir désormais un député par tranche de 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Ce qui changera
  • La Lozère (77.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants) devraient donc perdre chacun un siège: ce sont deux départements de moins de 125.000 habitants qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés, .
    > Le gouvernement avait estimé que les départements peu peuplés pourraient garder au moins deux députés, conformément à une tradition remontant à la IIIème République.
    > Le Conseil Constitutionnel s'y est opposé en jugeant que "le maintien d'un minimum de deux députés pour chaque département n'est plus justifié par un impératif d'intérêt général susceptible d'atténuer la portée de la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".

  • Par ailleurs, les Français de l'étranger, qui n'étaient jusqu'à présent représentés qu'au Sénat, le seront aussi à l'Assemblée Nationale. Le nombre de circonscriptions qui seront créées pour eux devrait être d'environ 10, autant de sièges en moins pour la métropole et les collectivités d'outremer.

  • La contrepartie
    > Cette décision pourrait permettre à des départements menacés de perdre un siège d'en garder un. Ceux-ci étaient 25: Paris et Nord (trois sièges), Pas-de-Calais et Seine-Maritime (-2), Allier, Charente, Corrèze, Indre, Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne (un siège).
    > 15 départements devraient gagner un ou deux sièges: Haute-Garonne, Hérault, Seine-et-Marne et Réunion (deux), Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse et Val d'Oise (un).

    Fin de la récupération automatique de siège parlementaire

    Le Conseil Constitutionnel a par ailleurs censuré une disposition de la loi organique présentée par le gouvernement en même temps que les règles de redécoupage électoral. Elle prévoyait qu'un ministre, ancien élu, puisse retrouver automatiquement son siège quand il quitte le gouvernement. Au cas où le ministre renoncerait à reprendre ses fonctions parlementaires, il serait définitivement remplacé par son suppléant.
    Pour le Conseil Constitutionnel, il n'est pas possible qu'un ministre retrouve automatiquement son siège d'élu quand il quitte le gouvernement, puisque "l'article 25 de la Constitution ne prévoit, dans ce cas, qu'un remplacement temporaire". De nouvelles élections partielles devront donc être organisées.

    L’opposition n’obtient pas gain de cause

    >
    Alain Marleix, le secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur et aux collectivités locales, s'est réjoui qu'aucun des motifs d'annulation soulevés par l'opposition n'ait été retenu. Impossible Conseil Constitutionnel de déposer 4700 'amendements' comme au Parlement ?
    A. Marleix a annoncé la poursuite des travaux du redécoupage. Une commission de redécoupage électorale devrait être mise en place en mars. A. Marleix recevra tous les députés concernés.
    > Le découpage devra être ensuite approuvé par le Conseil des ministres en juin, après être passé devant le Conseil d'Etat, et les ordonnances ratifiées par le Parlement avant la fin de l'année.