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samedi 20 janvier 2018

Le président Macron a déjà ajouté… huit nouveaux impôts et taxes

Le candidat Macron avait-il annoncé plus de pression fiscale ?
Huit nouveaux impôts ou taxes ont été créés par Macron



Cette observation du cabinet d'audit EY porte sur les huit premiers mois de présidence, et "c'est bien moins que sous François Hollande", assure l'AFP, sauf que si le président normal avait mis en place 28 nouvelles taxes, c'était sur la période 2012 et 2013...
"Soit 3,5 fois plus que Emmanuel Macron, aujourd'hui", selon le commentaire osé d'une certaine presse, alors que Macron n'a pas encore tout dit

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai dernier, le gouvernement sous l'autorité du président et les députés du parti du président, La République en Marche (LREM), majoritaire, ont mis en place pas moins de huit nouveaux prélèvements dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017, selon le baromètre annuel sur l'environnement budgétaire et fiscal du cabinet d'audit EY.

Une moyenne d'un nouvel impôt ou taxe par mois 

Outre l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'exécutif a créé deux contributions exceptionnelles sur l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises pour financer la censure de la taxe à 3 % sur les dividendes. Ce dispositif, concentré sur les entreprises réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit quelque 320 sociétés, est censé rapporter 5,4 milliards d'euros aux finances publiques en 2017.
Cette somme doit permettre d'éponger en partie l'ardoise de 10 milliards d'euros liée à l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012 sous la présidence de François Hollande.

A ces nouveaux prélèvements s'ajoutent une nouvelle taxe sur le tabac, une autre sur les plus-values de ventes de logements HLM, un nouveau prélèvement "sur le développement des industries de fabrication de papier", ainsi que deux taxes écologiques "sur l'exploration d'hydrocarbures et de gîtes géothermiques", rapporte la presse.
La créativité fiscale ne s'est pas éteinte avec l'élection d'Emmanuel Macron et la disparition de "l'ancien monde", grâce à la complicité des ministres du gouvernement Philippe et des députés LREM, manifestement à la botte du président plutôt qu'au service du peuple.

Huit nouveaux impôts et taxes en huit mois, c'est 60 à la fin du quinquennat...

mercredi 28 juin 2017

Dans l'affaire Pénicaud, Castaner fait pression sur la presse : liberté de l'information en péril

Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud

Un porte-parole stalinien pour le président jupitérien

L'affaire Business France est susceptible d'affaiblir la ministre de Macron.
Le porte-parole du gouvernement a dû se faire l'avocat de Muriel Pénicaud en défendant la ministre sur le fond du dossier. Il a fait valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle aurait demandé d'abord un audit, puis saisi l'inspection générale.

Sous le coup d’une enquête préliminaire pour violation présumée des règles de mise en concurrence, la ministre est plongée dans l'embarras, confirme Castaner. 
Elle va en effet devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Mais Libération maintient que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation à Las Vegas d'un événement mettant en valeur Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. Il en avait profité pour rencontrer des dirigeants de start-up françaises, de potentiels sponsors de sa campagne, un "contournement des règles" - pour le moins - de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Le quotidien assure que Pénicaud aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de prétendre qu'elle a "immédiatement déclenché un audit, interne et externe". Sauf qu'aucune preuve et pièce ne vient étayer son assertion.

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire, bien que cet avis de l'inspection générale n'ait pas transpiré...

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel, sans appel d'offres
Or, Business France a le statut d'établissement public qui gère une activité de service public. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et du ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire et donc financé sur des fonds publics.
Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.
Muriel Pénicaud, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux, fut la première directrice générale de Business France, en janvier 2015Ex-secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Valls II, puis confirmée dans le gouvernement Cazeneuve, Estelle Grelier, alors députée PS de Seine-Maritime, a été nommée le 17 août 2015 au poste de présidente du conseil d'administration de l'établissement laissé par Pénicaud. Le 12 mai 2016, la députée PS de Paris Seybah Dagoma l'a remplacée, mais elle a perdu  son siège élections législatives de 2017, au profit de Benjamin Griveaux, candidat de En Marche, lequel a été nommé 29e et dernier membre du gouvernement Philippe, au poste de secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, le juppéiste Bruno Le Maire ainsi placé sous surveillance.Trois nominations en 2 ans et six mois : un 'turn over' effarant, tous les dix mois, pour une plus grande efficacité... sur un poste réservé aux femmes.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation de cette soirée litigieuse, affirme Libération dans un article publié ce mercredi 28 juin.
"Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Économie", pointe notamment le rapport cité par Libération, un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young).

Lorsque l’affaire avait éclaté, Macron avait écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son "ministère a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics ". Circulez, il n'y a rien à voir...

Le successeur de Macron au ministère de l’Économie, Michel Sapin, avait lui-même dédouané son ancien collègue, affirmant que la saisine de l’Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire "ne concerne en aucun cas Emmanuel Macron".
La presse est donc missionner pour nous rebattre les oreilles avec un élément de langage qui ne passe déjà plus, à savoir un soi-disant "sans faute" jusqu'ici d'Emmanuel Macron.

vendredi 8 avril 2016

Faillite de Poitou-Charentes: Royal hurle au crime de lèse-majesté

Ministre de l'Ecologie, choquée par un rapport éreintant sa gestion de présidente de région Poitou-Charentes

Emprunts à haut risque, "retards
" de paiement: "phobie administrative"?  'Juste' ?

Le président de nouveau Conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a découvert le pot aux roses. Alain Rousset (PS) a commandé un audit qui a mis en lumière la situation "alarmante" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans (entre 2004 et 2014) par Ségolène Royal. 
Si Alain Rousset souligne les ratios financiers "performants" de la nouvelle région ALPC, il met en lumière de fortes "hétérogénéités" entre les anciennes régions, en particulier une "forte dégradation" de la situation de Poitou-Charentes. 

La ministre de l'Écologie n'a pas manqué de dénoncer des "attaques diffamatoires" de la droite. 
L'opposition évoque en effet une "faillite". Sans la fusion (des trois régions), "nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute de la région" Poitou-Charentes, a affirmé le président de la commission des Finances d'ALPC, Olivier Chartier (Les Républicains), en présentant à la presse les résultats de l'audit mené par Ernst & Young. 

Sur Twitter, le député des Eric Ciotti a ironisé sur le "laboratoire de la faillite budgétaire". 

Le Point a en revanche donné à Ségolène Royal l'occasion de dénoncer "de la basse vengeance", et épingle une "manoeuvre visant "à justifier un arrêt des politiques régionales et une hausse des impôts". 

"Une gestion absolument pas maîtrisée"

Le cabinet relève aussi, parmi les emprunts, "56 millions d'euros à très haut risque" qui nécessiteront un plan de désengagement, et 44 millions d'euros d'emprunts "à risque". Pèsent, enfin, deux crédits-bails pour le renouvellement de TER, obérant la capacité de désendettement. 

"C'est une gestion absolument pas maîtrisée, et qui connaît une accélération de sa dégradation très forte"
depuis 2013, a résumé Florent Boudié. 
Olivier Chartier a déploré un "volontarisme politique" en forme de "fuite en avant, un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement". Il a émis "un sérieux doute sur la sincérité des comptes présentés à l'époque".

Un nouveau rapport à l'automne
La Chambre régionale des comptes, saisie, devrait rendre un rapport à l'automne. C'est au juge des comptes, qu'il reviendra d'apprécier "d'éventuelles responsabilités", et d'engager le cas échéant des procédures, ont indiqué les élus. 
D'ici là, Olivier Chartier a indiqué qu'un complément d'audit, plus poussé, sera engagé, et a estimé qu'il revient à la présidente de Poitou-Charentes de 2004 à 2014, et son successeur Jean-François Macaire "de s'expliquer, d'une façon ou d'une autre, sur la situation".

Colère injuste aussi de Ségolène Royal contre Alain Rousset


Ségolène Royal s'est montrée particulièrement violente suite à l'entretien d'Alain Rousset avec Sud-Ouest et de la Nouvelle République du Centre (ce dernier est dirigé par Olivier Saint-Cricq, 46 ans, successeur de son papa, Jacques Saint-Cricq, père également de Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2 et épouse de Patrice Duhamel). Le président de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes y explique en effet ce matin que ses services ont relevé des dysfonctionnement importants dans le budget de l'ancienne région Poitou-Charentes.

L'ex-présidente de la région Poitou-Charentes et actuelle ministre de l'Ecologie s'est déchaînée contre Alain Rousset.
"C’est lamentable, c’est un règlement de compte… C’est porter atteinte à la réputation de Poitou- Charentes et de ses entreprises !" piaille l'amère Royal.
La ministre de l'Ecologie a riposté en attaquant aussi Jean-François Macaire, qui a assuré l'intérim de sa succession à la présidence du Conseil régional de Poitou-Charentes (avril 2014-décembre 2015), "qui s’est présenté contre Alain Rousset".
En janvier 2016, le socialiste Macaire devient troisième vice-président du conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, chargé... des finances et du budget. Dès février de la même année,
l'intérimaire remet sa délégation au Président de région Alain Rousset, à la suite de la découverte d'un déficit de 132 millions d'euros dans les comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes.

La gestionnaire défaillante élargit la querelle.

"Des procès d'intention sont faits, à l'initiative de nos adversaires politiques. En jouant contre nos intérêts communs [celle de la majorité politique de la nouvelle grande région ALPC], nos adversaires en profitent," assure l'amère Royal.

Elle n'exclut pas de porter plainte pour diffamation. Contre qui et quand ? Elle répondra sans doute à ces questions dans les jours qui viennent.

Ségolène Royal s'est imposée comme présidente de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP 21), une reconnaissance "juste" de ses compétences...

jeudi 13 août 2015

Radio France se fait pointer pour la gestion calamiteuse de sa cantine

Radio France ne connaît pas la rigueur: dommage pour les redevables ! 

"Capital" révèle la mauvaise gestion du restaurant de la radio publique

Le rapport d'un audit externe pointe un manque à gagner considérable. 
C'est un lourd réquisitoire qui risque d'entacher durablement l'image de Radio France. Le rapport d'un audit externe sur la cantine de la Maison ronde est tombé entre les mains de Capital, en exclusivité.
Le contexte de l'interminable grève de Radio France au printemps ne plaide pas non plus en faveur des syndicats, alors que ses salariés plaident l’agression par la direction. Et le prix de la paix sociale a été salé: les mesures récentes prises par l’Etat (…) devaient être appréciées comme "un signe positif", jugea le médiateur, en référence aux 80 millions d’euros débloqués... à titre exceptionnelpour faire face, dit-on, aux besoins de trésorerie engendrés par l’interminable chantier de réhabilitation de la Maison de la radio. La cantine ne semblait pourtant pas affectée...

Sur-effectifs, mauvais management, non-maîtrise des achats, hygiène douteuse... la liste des problèmes est longue et le manque à gagner, considérable, selon le magazine économique du groupe Prisma Media, deuxième éditeur de presse magazine en France (Télé loisirs, Géo ou Ça m'intéresse). 
Cet audit réalisé par un cabinet extérieur aurait été commandé par Catherine Sueur, directrice générale déléguée. Elle serait d'ailleurs sur le point de quitter le groupe, rappelle Capital, qui a décidé de publier des extraits du rapport. 

Les acquis syndicaux qui restent sur l'estomac

Dans un premier temps, la cantine de Radio France emploie trop de salariés, selon le cabinet Diapason Expertise. Géré par le comité d'entreprise dirigé par la CFDT, proche du PS et la CGT, chaque employé du restaurant ne servirait pas plus de 25 repas en moyenne, contre 52 repas par employé dans les autres cantines de sociéténotent les experts. 
Plus accablant encore, le service caisse compterait cinq hôtesses dans ses rangs. Cinq hôtesses à temps plein dont le temps de travail effectif ne serait que "d'environ trois heures", souligne le rapport. 
Autre information du rapport relayée par Capital : un manque à gagner considérable dû aux "repas à l'oeil". Il serait "facile de manger gratuitement", dévoile le magazine. Diapason Expertise aurait dénombré 6.034 "passages non identifiés" en caisse durant le mois de mars 2015. Un manque estimé à 48.750 euros par an. 

Manque d'hygiène 

Tout aussi alarmant, le manque d'hygiène serait monnaie courante, rapporte Capital : normes de températures pas respectées, produits mal identifiés, nettoyage douteux ou encore traçabilité incertaine... Capital donne l'exemple de yaourts conservés à une température de 17 degrés, au lieu de 2 à 4 degrés recommandés.
Le mauvais management fait également partie des problèmes pointés 

"L'encadrement des personnels est plus ou moins laissé à l'abandon", peut-on lire dans le rapport. 

Également mis en cause après cet audit, la mauvaise gestion des achats qui pourrait faire économiser à Radio France  aux contribuables 200.000 euros par an. 

Conclusion : le cabinet d'audit estime une économie possible de 439.000 euros par an en supprimant dix postes. En améliorant la gestion des caisses et des achats, 813.000 euros de gains pourraient être ainsi générés. 

Le secrétaire du comité d'entreprise, Jean-Marc Lescot, a répondu à Capital.
Il accuse l'audit de se fonder "plus sur des commentaires que sur des faits réels ". Il a cependant reconnu que "plusieurs éléments pourraient être améliorés "...


Evoquons par exemple les aides exceptionnelles du CE aux salariés en difficultés 

Douze personnes sont aussi parties en vacances grâce au CE dans l'un des gîtes ou logements appartenant au comité interentreprises (de Radio France, TDF, France Télévisions et de l'Institut national de l'audiovisuel, INA). Et 14 autres collaborateurs ont profité de prêts à taux zéro (jusqu'à 1.500 € sans frais de dossier ni assurance à payer).
"Pour avoir droit à ces aides, les salariés (dès trois mois cumulés d'ancienneté) doivent s'adresser aux assistantes sociales de l'entreprise, détaillent les deux élus. Leur dossier sera présenté devant la commission prêts et entraide du CE. Y siègent le secrétaire du comité, quatre élus syndicalistes et deux assistantes sociales."

En dehors de ces cas exceptionnels, le CE de Radio France attribue chaque année à tous les salariés une aide de rentrée scolaire (80 € par enfant) ou, en fin d'année, des bons d'achat à tous ceux qui gagnent moins de 25.000 € annuels (brut imposable).

Et puis aussi un séjour à l'étranger offert à une salariée souffrant de dépression, un prêt accordé à un collègue surendetté ou des fonds exceptionnels débloqués en faveur d'une mère divorcée… Parmi la myriade d'offres et d'activités que propose le CE de Radio France à ses 5.000 salariés, les aides sociales ont toute leur importance.
Envie de faire de la radio? Et de manger à l'oeil à la table de Patrick Cohen ?

 

lundi 2 juillet 2012

Gilles Carrez dénonce la mauvaise foi de Moscovici

Carrez répond à Moscovici sur les déficits

Gilles Carrez tacle le ministre des Finances

Le président UMP de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale a estimé, ce lundi, qu'"il faut avoir bien peu suivi les débats budgétaires pour faire croire aux Français que le gouvernement Fillon n'a 'rien foutu' en matière de dépenses".

Après la remise par la Cour des comptes, lundi matin, de son audit sur les finances publiques, Gilles Carrez estime, dans un communiqué, que "les aléas identifiés par la Cour pesant sur les dépenses des missions du budget général de l'Etat font en réalité l'objet d'une sous-budgétisation chronique en Loi de finances initiale".

Il fustige également le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac qui suggère que le gouvernement Fillon laisse derrière lui une 'ardoise cachée'.

A la veille de la remise par la Cour des Comptes de l'audit commandé par le Premier ministre, la prise à parti de l'opinion relève de l'agit-prop trotskiste, voire de la guérilla politique, si l'on relève la virulence verbale de Moscovici.

Des attaques concertées cousues de fil rose




Moscovici, un loulou à Bercy





"Ces aléas bien connus (hébergement d'urgence, opérations extérieures, prime de Noël (...), ont toujours été régularisées à l'occasion du collectif budgétaire de fin d'année. La réserve de précaution constituée en début d'année et d'un montant de l'ordre de 6 milliards d'euros permet d'y faire face sans difficulté, comme vient d'ailleurs de le souligner la Cour des Comptes dans son rapport de mai dernier relatif à la gestion budgétaire de l'année 2011", ajoute-t-il.

"En réalité les socialistes prennent appui sur cet état de fait bien connu et ne représentant que 0,4% du total des dépenses de l'Etat pour préparer les Français au tournant de la rigueur que leur impose leur politique de dépenses massives", conclut Gilles Carrez.


La Cour des Comptes estime que 2012 pourrait être traversée sans trop de difficultés

Sérieux avertissement de la Cour des Comptes au gouvernement pour 2013





La gouvernance socialiste nous mène droit dans le mur:
Migaud apporte  un éthylotest à Ayrault

"Nom de dieu ", aurait lâché Moscovici !
Les objectifs du gouvernement de Nicolas Sarkozy devraient pouvoir être tenus en 2012, mais l'année 2013 s'annonce en revanche plus compliquée pour Hollande au niveau  budgétaire. 

C'est la mise en garde adressée ce lundi matin au  gouvernement Ayrault par  Didier Migaud, président socialiste de la Cour des comptes, après avoir rendu son audit détaillé des finances publiques, réclamé par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Comme ce dernier l'avait déjà annoncé, la Cour des comptes a confirmé la nécessité de trouver de 6 à 10 milliards d'euros - recettes fiscales nouvelles et économies supplémentaires sur la dépense publique - afin de
respecter l'engagement pris par la France à l'égard de ses partenaires européens de ramener son déficit à 4,5% du produit intérieur brut (PIB) contre 5,2% en 2011

Ce rapport de 250 pages "sur la situation et les perspectives des finances publiques doit précisément permettre au gouvernement de prendre conscience de la nécessité d'ajuster les curseurs d'un "collectif budgétaire" attendu mercredi en Conseil des ministres pour ajuster la loi de finances 2012, plutôt que de sombrer dans le symbole, l'idéologique et la démagogie.


L'année 2013 reste  "cruciale" et "décisive" pour la trajectoire des finances publiques

la France


La Cour des comptes a justifié ses craintes par une croissance moins élevée que prévue.
Fort peu disposé à assumer, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a en effet annoncé dimanche que le gouvernement s'apprêtait à abaisser ses prévisions de croissance à 0,4%, au mieux, pour 2012, et entre 1% et 1,3% pour 2013. Jusqu'à présent, il tablait sur 0,5% cette année et 1,7% l'an prochain. Selon la Cour des comptes, si la croissance n'était bien que de 0,4% en 2012, la perte de recettes atteindrait "mécaniquement" 3 milliards d'euros pour les caisses publiques. En outre, les magistrats financiers estiment que 3 à 7 milliards de recettes fiscales prévues par le budget 2012 correspondent à une évaluation "trop optimiste". 
Le président Hollande parle de croissance, mais le gouvernement Ayrault prend des mesures symboliques et engage des dépenses non financées qui brisent cette croissance.



De la maîtrise des finances publiques de 2013 dépendra le retour à l'équilibre promis par le président François Hollande pour la toute fin de son mandat, en 2017. 
Didier Migaud a  évoqué une hausse de la TVA, qui frappera tous les Français, jusqu'aux plus défavorisés, alors que le gouvernement s'apprête à abroger la TVA sociale votée par la précédente majorité et qui devait entrer en vigueur à l'automne. 
Les magistrats de la Cour des Comptes estiment qu'une hausse "au moins temporaire" de la TVA ou de la CSG sera "difficilement évitable" en 2013 si la France compte bien tenir ses engagements.

samedi 30 juin 2012

PSA craindrait les mesures du gouvernement Ayrollande

Le socialiste Montebourg inquiète la direction de PSA
Ayrault, Voix de son Maître Hollande;
AFP, Voix de son Maître Montebourg
L'AFP promue courroie de transmission officielle du gouvernement
L'Agence française de presse a été sollicitée samedi par le ministère pour un communiqué.

Dans un courrier à Philippe Varin, président du Directoire du groupe PSA, diffusé à la demande du ministre par le petit facteur AFP
, le ministre Montebourg demande à la direction du groupe de faire "connaître ses intentions au plus vite et de façon précise" sur l'avenir de plusieurs sites. Le site d'Aulnay (3000 CDI, 300 intérmaires) est notamment menacé de fermeture.
"Depuis plusieurs jours, les media  se font l'écho grandissant de décisions éventuelles portant sur l'avenir de plusieurs sites de PSA et sur des orientations stratégiques que votre groupe s'apprêterait à prendre", note le ministre.


Le communiqué ministériel diffusé par l'AFP en exclusivité ajoute: "dans ce contexte et dans l'intérêt de PSA lui-même, il serait indispensable de faire toute la transparence nécessaire. Ces fuites, ces rumeurs ou informations provoquent l'inquiétude des milliers de salariés et de familles", fait-il valoir.


A la vérité, la source des fuites est syndicale
France 24 déclarait en juin 2011: "D'après un document interne dévoilé par la CGT, le constructeur automobile français prévoirait de fermer ses sites d'Aulnay-sous-Bois et de SevelNord. Quelque 6 200 employés seraient concernés. La direction du groupe dément." La chaîne indiquait que le "document interne" est daté du 23 août 2010.
France 24 précisait aussi qu'après sa divulgation et une fois créée la "stupeur", la direction a répondu que la fermeture d'Aulnay n'était "pas un sujet d'actualité" et affirmé que le document n'avait pas valeur de décision et n'était qu'"un document préparatoire" élaboré dans un contexte de crise.


A. Montebourg met  M. Varin en demeure

Le ministre ne laisse pas les armes au vestiaire...

Il lui demande de "bien vouloir engager sans délai le dialogue social et d'en faire une arme collective pour affronter d'éventuelles difficultés dans le respect" des salariés.
Dans l'esprit du ministre, "ce dialogue doit permettre de donner toutes leurs chances aux solutions préservant l'avenir" des "sites et des emplois de PSA". "Il me serait agréable en conséquence que vous précisiez rapidement votre méthode de concertation", écrit encore Sa Grâce à Philippe Varin.
Un audit du gouvernement sur PSA
Par ailleurs, le ministre fait savoir que "le gouvernement a décidé de désigner M. Emmanuel Sartoris, expert gouvernemental du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, afin de dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe PSA et les différentes mesures" que la direction envisagerait ou "sur toute autre proposition" qui émanerait des partenaires sociaux ou sous-traitants.
Enfin Nono Montebourg annonce "un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile"
Cette annonce intervient "dans un contexte de recul du marché automobile". Le Redresseur productif proposera ce plan "prochainement" au président de la République et au Premier ministre.

Que fait Nono Montebourg de plus qu'Eric Besson, précédemment ?


PSA Peugeot Citroën convoque  deux Comités d'entreprise extraordinaires
Et les autres: 2012-2017 ?
Ils sont fixés les 12 et 25 juillet, a indiqué une source proche du dossier ...à l'AFP,-- décidément incontournable dans ce conflit ?ce qui ne présage rien de bon de la qualité du dialogue social souhaité par le ministre.
Au cours de ces CE extraordinaires devrait être abordé l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, menacée, et celui d'autres sites.
PSA avait réuni jeudi un comité de groupe au cours duquel il a annoncé la tenue d'un CCE extraordinaire avant la fin du mois de juillet. Son directeur industriel, Denis Martin, n'avait alors pas exclu la fermeture du site d'Aulnay - l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis. Aulnay est très spécialisé, voire limité, car le site ne fabrique que la petite Citroën C3.
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est un ex-député et l'ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Les socialistes sont victorieux dans neuf des 12 circonscriptions de Seine-Saint-Denis mais les députés du 9.3 n'étaient pas représentés au gouvernement. Ils ne l'avaient pas été davantage lors du remaniement du jeudi 21 juin.
A la fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d'économies, après celui de 2009-2011, d'un total de 800 millions d'euros en 2012, portés désormais à un milliard, ainsi que la suppression de 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France.

Les Séquano-Dionysiens (sic) d'Aulnay-sous-Bois ont misé sur un maire PS, Gérard Ségura, ancien UNEF et instituteur du SNI. Ils ont même placé leurs outils dans le même garage, puisque leur député, Daniel Goldberg (PS),  a succédé à Gérard Gaudron (UMP), avec 8 points d'avance au premier tour des législatives 2012 et  seulement 44 % des voix au second tour



Dans la nuit du 
2 au 3 novembre 2005, au temps fort des émeutes urbaines à Aulnay-sous-Bois, les émeutiers mirent le feu à la conces­sion Renault. 

Le Garage Renault fut rasé en mai 2009.

samedi 23 juin 2012

La mauvaise foi de Hollande sur le budget indigne Valérie Pécresse

Pécresse dénonce la volonté de Hollande de "travestir en toute mauvaise foi" son bilan






Hollande: c'est pas moi;
c'est les autres !







L'ancienne ministre du Budget reste vigilante sur le dénigrement par François Hollande du bilan budgétaire de Nicolas Sarkozy 

Lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet quadripartite avec les chefs de gouvernement italien Mario Monti, espagnol Mariano Rajoy, et la chancelière allemande Angela Merkel, F. Hollande a affirmé, sans le nommer, que son prédécesseur avait manqué de "sérieux budgétaire".
"Alors que Monsieur Hollande n'a pas encore annoncé aux Français la facture des cadeaux faits pour les élections", il "travestit en toute mauvaise foi le bilan budgétaire de Nicolas Sarkozy à des fins strictement politiques", a rétorqué Valérie Pécresse dans un communiqué, en réponse aux propos tenus par le chef de l'Etat vendredi à Rome.
Toujours en campagne, François Hollande a en effet lancé depuis l'étranger qu'il y avait, d'après lui, "à faire du sérieux budgétaire, en France aussi". "Ca veut dire qu'il n'a pas été fait autant qu'il aurait dû l'être jusque-là. Je ne vais pas faire de commentaire sur la politique française, passée, en tout cas", a-t-il ajouté, attaquant sournoisement la politique de l'ancien président Sarkozy, qu'il n'a pas nommé.

La députée des Yvelines a objecté que la France, "sous le mandat de Nicolas Sarkozy, a pris le chemin résolu de la baisse des déficits en fixant une trajectoire budgétaire que notre pays a suivie scrupuleusement, même en période de crise".
"Cette politique de réduction des déficits s'est faite en faisant le choix d'une baisse des dépenses, refusé par François Hollande et qui a continué à engager des dépenses inconsidérées depuis son élection", a expliqué l'ancienne ministre et porte-parole du gouvernement Fillon.

Pour 2012, "l'exécution du budget, fondée sur une hypothèse de croissance prudente de 0,5%, était conforme à ce qui avait été prévu et ne contenait aucune surprise", a-t-elle ajouté.

jeudi 31 mai 2012

Réduction des déficits: l'Europe n'a pas confiance en Hollande

Bruxelles doute de la capacité de Hollande à relever ce défi pour la France





L'embarras de Hollande
avant de négocier
le tournant de la rigueur


La réduction du déficit public reste un des principaux défis
auxquels doit faire face le gouvernement socialiste.

Il faudra des mesures - et des efforts-  supplémentaires pour le ramener comme promis à 3% du produit intérieur brut en 2013, a estimé mercredi la Commission européenne.

Le gouvernement Ayrault a toutefois confirmé sa détermination aussitôt.

"L'assainissement budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France", affirme la Commission dans un rapport sur l'application des recommandations qu'elle avait formulées en juin 2011.
"La France respectera ses engagements en matière de finances publiques. Elle le fera, complètement", a promis le velléitaire ministre français des Finances, Pierre Moscovici, depuis Luxembourg. 


"Bien que l'objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l'écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable", met-elle en garde, estimant que des "efforts supplémentaires pourraient être nécessaires".

Bruxelles demande à Paris de "préciser les mesures nécessaires pour s'assurer que le déficit excessif soit résorbé d'ici à 2013".


La France doit "réagir rapidement"
si elle veut atteindre ses objectifs budgétaires en 2013, mais c'est "tout à fait faisable", a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.


Mais le gouvernement tergiverse jusqu'à l'audit de la Cour des Comptes

"Nous atteindrons les objectifs pour 2013, 3%, et nous le ferons tout en menant notre politique, celle pour laquelle les Français ont élu François Hollande", a-t-il maintenu, promettant de prendre de premiers mesures après le résultat, fin juin, d'un audit de la Cour des comptes sur les finances publiques.

Mais c'est précisément un sujet d'inquiétude pour la Commission 

Celle-ci juge "important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l'évolution des dépenses sociales et des collectivités locales".

VOIR et ENTENDRE
l'avis de Nicolas Doze sur l'aveuglement d'un pouvoir obstiné:


La Commission Européenne recommande "davantage d'efforts" 

Elle insiste sur la nécessité du développement d'un système fiscal "plus favorable à une croissance économique durable".

La Commission gronde: en effet, sa recommandation sur le développement d'une fiscalité en faveur de l'environnement "n'a pas été appliquée".

"La France est à l'avant dernière place en termes de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l'UE", note-t-elle, ajoutant que "des subventions nuisibles à l'environnement continuent d'avoir un coût budgétaire élevé".

Elle s'inquiète par ailleurs de la "viabilité à long terme du système des retraites" et estime que son retour à l'équilibre envisagé par les autorités françaises d'ici à 2018 "ne peut être assuré".

Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, "exige un effort de volonté supplémentaire pour s'attaquer à la situation du marché du travail", le chômage devant dépasser 10%, selon elle, en 2012 et 2013.

Un des principaux problèmes est "le cloisonnement" du marché français du travail, explique la Commission en soulignant "la chute spectaculaire" de la probabilité de passer d'un contrat à durée déterminée (CDD) à un contrat à durée indéterminée (CDI) entre 1995-96 et 2010 (de 45% à 12,8%), contre une moyenne de 25,8% dans l'UE.

Bruxelles redoute que le chômage n'ait en France "un impact durable sur le capital humain" et juge "préoccupante" la situation des jeunes.

Autre "défi majeur", les exportations françaises avec une part du commerce mondial en baisse, non seulement pour des raisons de coût, mais aussi du fait de la compétitivité hors coûts.
"Le déficit durable depuis 2004 de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l'économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l'Union européenne", souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d'euros.
"L'innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix", souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007, mais "restent très en deçà de l'objectif de 3% de ce pays".

La Commission déplore par ailleurs "le poids des réglementations en France" et appelle à "des simplifications".

VOIR et ENTENDRE Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie débattre dans le Face à Face du 31 mai de RTL sur la capacité de François Hollande à vraiment tenir ses promesses après les mises en garde de la Commission européenne:


"Le face à face Aphatie-Duhamel" : Hollande... par rtl-fr