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vendredi 21 décembre 2018

"Tout le monde doit payer des impôts, dès le premier euro," préconise LREM

Pas de doute, la députée Bénédicte Peyrol appartient à la majorité présidentielle !


Elle a choisi le moment pour proposer " que tout le monde paye des impôts, dès le premier euro "

L'impôt sur le revenu des Smicards,
vite !
Il faut être "trop intelligente et trop subtile" pour être coordinatrice du groupe La République en marche (LREM) de la commission des Finances. Et en effet, en pleine crise sociale des Gilets jaunes qui luttent pour le pouvoir d'achat de tous, la députée LREM Bénédicte Peyrol estime qu'il "faut remettre à plat tout le système fiscal".

Au lendemain de l'adoption définitive du deuxième budget du quinquennat, qui comprend des baisses d'impôts et de la dépense publique, la députée La République en marche (LREM) Bénédicte Peyrol, née à Vichy il y a 27 ans, plaide ce vendredi 21 décembre pour que cette "remise à plat du système fiscal" passe par une refonte de l'impôt sur le revenu. 
"Il faut mettre à plat tout le système fiscal, que tout le monde paye des impôts, dès le premier euro", affirme la néo-députée Et elle justifie ce rétropédalage inattendu : "c'est important, car l'impôt sur le revenu sert de lien avec l'Etat", insiste-t-elle. On aurait aimé qu'il créât de la solidarité citoyenne, mais non. 
Elle estime qu'"il faut aussi revoir les tranches de l'impôt que la répartition se fasse mieux"
 
Impôt sur le revenu : cette pointure de la majorité veut que tout le monde le paye
Elle murmure à l'oreille du président de la République

Pour être imposable, un célibataire doit avoir un revenu net supérieur à 14.918 euros et un couple 27.839 euros, rappelle BFMTV.

Il faut rappeler au passage que le taux de ménages soumis à l'impôt a fortement reculé ces dernières années : alors qu'il s'élevait à 64% en 1983, il n'a cessé de baisser pour tomber sous la barre des 50%, en 1997, et se stabiliser à ce niveau. Seulement 4 foyers sur 10 se sont acquittés de l'impôt sur le revenu en 2017.

Bercy ne se dit pas encore convaincu : question de timing...

Le ministère de l'Economie et des Finances s'est toujours montré réticent sur le fait d'étendre l'impôt sur le revenu à tous les foyers en raison du coût induit. 

La coordinatrice du groupe LREM de la commission des Finances balaie les objections de Bercy. "De toute façon, quelqu'un nous expliquera toujours que c'est impossible; on nous le dit déjà souvent. Moi, je dis que quand le politique décide - et pense que c'est pour le bien de la France - il faut mettre à exécution !", insiste-t-elle. "Le politique doit reprendre la main", martèle-t-elle, alors que Macron lâche du lest sur tous les terrains. 

Ancienne fiscaliste pour le groupe Dassault Systèmes, la députée de l'Allier n'a rien inventé 

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En 2015, Jean-Luc Mélenchon affirmait déjà être "pour que tout le monde paie, (...) évidemment à proportion". Il développait le même argumentaire. "Tout le monde, parce qu'il y a une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros", expliquait le futur meneur de La France insoumise (LFI).
 
"Pour rendre l'impôt plus léger", il souhaitait "l'étaler". 
"Au lieu de cinq tranches il en faut 14, de manière à ce que la classe moyenne ne paie pas pour tout le monde et que ceux qui ont les revenus les plus élevés paient davantage", expliquait-il.



Macron s'apprête-t-il déjà à reprendre d'une main ce qu'il a lâché de l'autre ?
Surprise ! Cette position partagée par l'actuel ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 
A l'été 2015, celui qui était encore député estimait que tout le monde devait être soumis à l'impôt, "sans exception, même de façon modeste".

Ca va faire un peu plus de monde demain dans la rue pour l'Acte VI de la marche en avant des Gilets jaunes, demain samedi 22 décembre.

mercredi 25 avril 2018

Pour Darmanin, une bonne grosse taxe vaut mieux que plusieurs petites

Le ministre de Macron promet de supprimer des taxes à faible rendement

Gérald Darmanin a promis mercredi de supprimer des "taxes à faible rendement"

Dans le cadre du projet de loi de Finances 2019 qui sera présenté en septembre, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé : "Je vais proposer au Premier ministre de mettre 200 millions d'euros, peut-être un peu plus, dans le budget de 2019 pour supprimer des petites taxes parce que nous avons beaucoup de petites taxes aujourd'hui qui handicapent la vie française", a expliqué Gérald Darmanin, ce mercredi 25 avril à France info, citant l'exemple de la taxe sur les farines comme exemple de cette "complexité (...) un peu absurde".

"Il y a un moratoire qui a été décidé en conseil des ministres" et qui stipule que "toute nouvelle taxe qui ne recevrait pas 150 millions d'euros au moins de recettes ne pourra pas voir le jour", a-t-il par ailleurs rappelé. Selon le journal Le Monde, ces suppressions de petites taxes devraient faire partie des préconisations du Comité action publique 2022 (CAP 2022), qui travaille actuellement sur des idées de réformes pour rendre l'État plus efficace.


Réduire la complexité du système fiscal français

Ces petites taxes, parfois incongrues - comme la "taxe ski de fond", servant à financer les sports nordiques, ou la "taxe pylônes", versée par EDF aux communes défigurées par des installations électriques - font l'objet de critiques récurrentes, étant accusées d'accroître la complexité du système fiscal français.

Conscient du problème, François Hollande avait annoncé en 2013 une "remise à plat" de la fiscalité. "Le système fiscal est devenu très complexe, quasiment illisible et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique", avait reconnu son Premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault.

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Aidons les harceleurs et violeurs !
Dans un rapport remis au gouvernement, l'Inspection générale des Finances (IGF) avait alors recommandé de supprimer entre 90 et 120 petites taxes, pour concentrer "le financement des acteurs publics sur un nombre limité de grandes impositions". Mais cette "remise à plat" n'a pas eu lieu, seules une quinzaine de taxes ayant été supprimées entre 2014 et 2017, selon l'Observatoire des politiques budgétaires et fiscales du cabinet EY, qui fait état de 10 taxes nouvelles créées sur cette période.

"Il n'y aura pas de taxe mégots" en plus de la taxe sur le tabac

Comme Emmanuel Macron l'a assuré sur BFMTV et Mediapart le 15 avril, aucun nouvel impôt ne sera créé durant le quinquennat. Le ministre a également assuré qu'"il n'y aura pas de taxe mégots (...) ni pour les consommateurs, ni en répercussion sur le prix du tabac", contredisant les déclarations Brune Poirson faites mardi par la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.


Selon Gérald Darmanin,
une contribution pour financer le recyclage des mégots est pourtant bien à l'étude mais elle ne touchera pas directement les consommateurs : "Ce que nous allons mettre en place avec le ministère de l'Écologie, et avec Brune Poirson en particulier, c'est travailler sur la filière (sur le) principe du pollueur-payeur, mais ce ne sont pas les Français qui vont payer une taxe sur les mégots".

jeudi 31 mai 2012

Réduction des déficits: l'Europe n'a pas confiance en Hollande

Bruxelles doute de la capacité de Hollande à relever ce défi pour la France





L'embarras de Hollande
avant de négocier
le tournant de la rigueur


La réduction du déficit public reste un des principaux défis
auxquels doit faire face le gouvernement socialiste.

Il faudra des mesures - et des efforts-  supplémentaires pour le ramener comme promis à 3% du produit intérieur brut en 2013, a estimé mercredi la Commission européenne.

Le gouvernement Ayrault a toutefois confirmé sa détermination aussitôt.

"L'assainissement budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France", affirme la Commission dans un rapport sur l'application des recommandations qu'elle avait formulées en juin 2011.
"La France respectera ses engagements en matière de finances publiques. Elle le fera, complètement", a promis le velléitaire ministre français des Finances, Pierre Moscovici, depuis Luxembourg. 


"Bien que l'objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l'écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable", met-elle en garde, estimant que des "efforts supplémentaires pourraient être nécessaires".

Bruxelles demande à Paris de "préciser les mesures nécessaires pour s'assurer que le déficit excessif soit résorbé d'ici à 2013".


La France doit "réagir rapidement"
si elle veut atteindre ses objectifs budgétaires en 2013, mais c'est "tout à fait faisable", a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.


Mais le gouvernement tergiverse jusqu'à l'audit de la Cour des Comptes

"Nous atteindrons les objectifs pour 2013, 3%, et nous le ferons tout en menant notre politique, celle pour laquelle les Français ont élu François Hollande", a-t-il maintenu, promettant de prendre de premiers mesures après le résultat, fin juin, d'un audit de la Cour des comptes sur les finances publiques.

Mais c'est précisément un sujet d'inquiétude pour la Commission 

Celle-ci juge "important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l'évolution des dépenses sociales et des collectivités locales".

VOIR et ENTENDRE
l'avis de Nicolas Doze sur l'aveuglement d'un pouvoir obstiné:


La Commission Européenne recommande "davantage d'efforts" 

Elle insiste sur la nécessité du développement d'un système fiscal "plus favorable à une croissance économique durable".

La Commission gronde: en effet, sa recommandation sur le développement d'une fiscalité en faveur de l'environnement "n'a pas été appliquée".

"La France est à l'avant dernière place en termes de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l'UE", note-t-elle, ajoutant que "des subventions nuisibles à l'environnement continuent d'avoir un coût budgétaire élevé".

Elle s'inquiète par ailleurs de la "viabilité à long terme du système des retraites" et estime que son retour à l'équilibre envisagé par les autorités françaises d'ici à 2018 "ne peut être assuré".

Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, "exige un effort de volonté supplémentaire pour s'attaquer à la situation du marché du travail", le chômage devant dépasser 10%, selon elle, en 2012 et 2013.

Un des principaux problèmes est "le cloisonnement" du marché français du travail, explique la Commission en soulignant "la chute spectaculaire" de la probabilité de passer d'un contrat à durée déterminée (CDD) à un contrat à durée indéterminée (CDI) entre 1995-96 et 2010 (de 45% à 12,8%), contre une moyenne de 25,8% dans l'UE.

Bruxelles redoute que le chômage n'ait en France "un impact durable sur le capital humain" et juge "préoccupante" la situation des jeunes.

Autre "défi majeur", les exportations françaises avec une part du commerce mondial en baisse, non seulement pour des raisons de coût, mais aussi du fait de la compétitivité hors coûts.
"Le déficit durable depuis 2004 de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l'économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l'Union européenne", souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d'euros.
"L'innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix", souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007, mais "restent très en deçà de l'objectif de 3% de ce pays".

La Commission déplore par ailleurs "le poids des réglementations en France" et appelle à "des simplifications".

VOIR et ENTENDRE Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie débattre dans le Face à Face du 31 mai de RTL sur la capacité de François Hollande à vraiment tenir ses promesses après les mises en garde de la Commission européenne:


"Le face à face Aphatie-Duhamel" : Hollande... par rtl-fr