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vendredi 22 septembre 2017

Affaire Business France : l’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud va tout prendre

L’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud placée sous statut de témoin assisté 

Muriel Pénicaud avait connaissance du coût de l’événement à Las Vegas, selon Fabienne Bothy-Chesneau.
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Son ex-collaboratrice chez Business France, Fabienne Bothy-Chesneau (photo ci-dessous), a été placée jeudi 21 septembre sous le statut de témoin assisté par les juges d’instruction qui enquêtent sur le financement controversé du déplacement de campagne d’Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, selon une déclaration de son avocat à l’Agence France-Presse. 

Actuelle ministre du Travail de Macron, Pénicaud nie. 
Se sentant protégée en haut lieu, la ministre s’est même déclarée "très sereine" dans cette affaire, alors qu'une mise en examen aurait pu fragiliser Muriel Pénicaud en pleine réforme du code du travail. Elle a toutefois promis de démissionner en cas de mise en examen. 

Ce dossier, politique puisqu'il implique le candidat Macron, est lié à l’organisation, en janvier 2016, d’une soirée de promotion du candidat Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie de Valls et Hollandeauprès des startupers expatriés à Las Vegas. 

L’organisation de l’événement, qui avait coûté près de 290.000 euros, avait été confiée à l’agence de communication Havas, sans appel d’offres spécifique par Business France (BF), organisme public dépendant de Bercy et chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l’étranger. Business France était dirigé, à l’époque, par Muriel Pénicaud. 

Suite à un rapport de l’Inspection générale des finances, le ministère de l’Economie avait fait un signalement au Parquet de Paris, qui avait ouvert l'enquête confiée en juillet à trois juges d’instruction. 

Une enquête pour "favoritisme et recel de favoritisme"

Dans cette affaire Business France, dans laquelle est citée la ministre du travail, Muriel Pénicaud, F. Bothy-Chesneau suggère l’implication directe de Pénicaud.
Depuis le début de l’affaire, Muriel Pénicaud ne reconnaît que d'avoir été au courant d’éventuels dysfonctionnements après l’organisation de l’événement et avoir immédiatement diligenté un audit externe indépendant auprès du cabinet E&Y.
Ernst & Young Global Limited est un réseau de cabinets d'audit dont les avocats sont spécialisés en fiscalité. Or, il s'en trouve un à Marseille où Macron passe ses vacances (lien PaSiDupes) et se rend ( Immeuble le Calypso, Quartier Euromed, 48 Quai du Lazaret, 13002 Marseille) sous tous les prétextes ... (lien PaSiDupes) 
Mais F. Bothy-Chesneau a livré une autre version aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à la fin de juin. 
Elle a notamment expliqué que si elle avait été chargée de mettre en œuvre la soirée, elle se défend d'avoir eu tout pouvoir décisionnaire. 
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F. Bothy-Chesneau avait également assuré qu’à partir de la fin novembre 2015, soit plus d’un mois avant l’événement, le meeting de Las Vegas avait été évoqué de manière continue avec Muriel Pénicaud. Un courriel, révélé par Le Monde, suggère ainsi que l’actuelle ministre était au courant du coût prévisionnel de l’événement dès le 20 novembre 2015. Ce jour-là, la directrice adjointe de la promotion et de la communication de Business France (BF), Julie Cannesan, lui écrit : " 'Muriel, nous avons eu le cab [cabinet de] Macron en ligne (…) Parmi les ‘points à retenir’, celui-ci : ‘Budget : 300 KEUR [300.000 euros]' ".  
Emmanuel Macron a été ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique de août 2014 à août 2016.
La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé le conseil d’administration de Business France de possibles dysfonctionnements qu’en décembre 2016, soit six mois après avoir pris connaissance de l’audit d’E&Y, et d’en avoir présenté " une synthèse biaisée", d’après Libération. 

Dans ce document, E&Y n’exclut pas que sa "responsabilité" pénale "soit envisagée", même si sa "participation personnelle dans le cadre du marché (…) n’a pas été identifiée". 

De son côté, Havas soutient que l’opération entrait dans le champ d’un contrat-cadre sur "la promotion de l’attractivité économique de la France", notamment aux Etats-Unis, que l’agence avait signé en 2015 avec Business France, à l’issue d’un appel d’offres. L’agence de communication juge que, à ce titre, la soirée à Las Vegas ne nécessitait pas de mise en concurrence.


jeudi 6 juillet 2017

Macronie: le président jupitérien est-il libre et indépendant ?

La galaxie, un vaste réseau de soutiens au sommet de l'Etat

La galaxie Macron est composée de personnalités, allant de véritables soutiens à de simples sources d'inspiration pour l'ex-ministre

Elle a participé à la fécondation d'En Marche!, le mouvement politique porteur d'Emmanuel Macron. Petit tour d'horizon des donneurs de sperme. 

Monde économique

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- Henry Hermand, ci-contre : cet homme d'affaires de 92 ans qui a fait fortune dans l'immobilier commercial est considéré comme le parrain en politique d'Emmanuel Macron. Rocardien, il est impliqué dans plusieurs think-tanks, et est notamment administrateur du cercle de réflexion Terra Nova, proche du PS.
- Claude Bébéar: fondateur du groupe d'assurances Axa, il a aussi créé l'Institut Montaigne, cercle libéral réputé proche du patronat. Selon le Figaro, il l'aurait poussé, avec l'ex-président du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade, à lancer son mouvement. Contactés par l'AFP, M. Bébéar et M. Peyrelevade ont démenti cette information.
- Marc Simoncini: le fondateur du site de rencontres Meetic, qui a rallié En Marche!, s'est réjoui dès mardi de la démission du ministre et assuré qu'il "serait toujours à titre personnel derrière lui".
- Saïd Hammouche: le patron du cabinet de recrutement Mozaik RH, surnommé le "DRH des banlieues", est revendiqué par l'entourage de M. Macron comme un de ses soutiens. "Je n'ai rien rallié du tout", a déclaré à l'AFP M. Hammouche, tout en reconnaissant "respecter" M. Macron, qui a "très bien compris les enjeux de la diversité". "C'est quelqu'un qu'on va tous découvrir", a-t-il poursuivi, disant avoir "confiance en lui". Autre chose ?
- Catherine Barbaroux: une des très rares femmes de l'entourage macronien, la présidente de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie), qui avait remis à Bercy en janvier un rapport proposant de revoir les qualifications professionnelles nécessaires pour exercer certains métiers, est membre du conseil d'administration d'En Marche!, selon l'entourage d'Emmanuel Macron.
- Xavier Niel : patron d'Iliad-Free a tenu des propos très élogieux de M. Macron dans une interview en mai à Society. Interrogé par l'AFP sur un éventuel soutien, M. Niel a répondu: "Je ne fais pas de politique".
Relais politiques
- Gérard Collomb, sénateur-maire (PS) de Lyon, cofondateur du courant des réformateurs. Ce franc-maçon a rencontré une cinquantaine de parlementaires de gauche pour discuter d'éventuels parrainages. Les "noms qui vont apparaître" parmi les soutiens de Macron "vont surprendre", notamment au centre-droit, avait-il prévenu.

Les députés PS 
Richard Ferrand (rapporteur de la loi Macron, ancien soutien de Martine Aubry), Arnaud Leroy (ex-soutien de Montebourg),  Christophe Castaner, Stéphane Travert et (feue) Corinne Erhel, le sénateur PS François Patriat. Chez les Radicaux de gauche, le député Alain Tourret
43 parlementaires étaient présents le 12 juillet à la Mutualité pour le meeting parisien d'"En Marche".
- Au centre et à droite: dans Le Parisien mercredi, Jean-Christophe Lagarde avait balancé, estimant que son parti, l'UDI, avait "vocation à parler" avec M. Macron qui a "des points communs" avec les centristes, et n'a pas exclu une candidature commune à la présidentielle. 
L'ex-ministe de Jacques Chirac Renaud Dutreil, présent lui aussi à la Mutualité en juillet, a exprimé son "soutien" et sa "confiance" à Emmanuel Macron dans L'Opinion.

Cercle intellectuel

Résultat de recherche d'images pour "Macronie"- Laurent Bigorgne: le directeur de l'Institut Montaigne est un ami proche d'Emmanuel Macron. L'adresse légale d'En Marche! a été déposée à son adresse personnelle.
- Thierry Pech: l'entourage de M. Macron revendique le soutien du directeur du cercle de réflexion Terra Nova, proche du PS, qui pour sa part a démenti récemment dans Libération oeuvrer pour En Marche!, tout en reconnaissant une "proximité intellectuelle" avec l'ex-ministre.
- Erik Orsenna: l'écrivain était présent au premier meeting à la Mutualité.
- Philippe Aghion: considéré comme un autre parrain de M. Macron, l'économiste, professeur au Collège de France, a indiqué à l'AFP être un "bon ami" de l'ex-ministre, qui s'inspire de ses doctrines économiques, mais assuré ne pas être impliqué dans son mouvement.
- Jacques Attali: avant d'arriver à Bercy, le jeune Macron avait été en 2007 rapporteur général adjoint de la commission Attali sur la libération de la croissance, des travaux dont il s'est largement inspiré une fois au ministère. Selon le mouvement, il ne fait pas partie à proprement dit de la galaxie Macron, mais les deux hommes échangent souvent.
Par ailleurs, Emmanuel Macron, titulaire d'un DEA de philosophie, puise régulièrement son inspiration chez de grands philosophes et penseurs comme Paul Ricoeur (1913-2005) dont il a été l'assistant.

Entourage et équipe

- Brigitte Macron: son épouse, une ancienne professeure de français d'une vingtaine d'années son aînée, s'est beaucoup impliquée dans En Marche!, s'imposant de plus en plus dans les media
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Alexis Kohler, ci-contre, ancien directeur de cabinet de Pierre Moscovici, puis d'Emmanuel Macron au ministère des Finances, il est nommé secrétaire général de l'Elysée, le 14 mai 2017
- Julien Denormandie: ex-directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy, qui a quitté le ministère avant l'été, il fut coordinateur d'En Marche!, avant d'être appelé au gouvernement Philippe 2

L'équipe du mouvement est aussi constituée par
Image associéeIsmaël Emelien, ci-dessus au centre, sans cravate, bolivarien, membre de la Fondation Jean-Jaurès, ancien du cabinet de Macron au ministère de l'Économie et des Finances (comme conseiller chargé de la stratégie, de la communication et des discours) cf. affaire Business France, ci-dessous, puis participant au lancement d'En marche !, conseiller communication et affaires stratégiques du candidat Emmanuel Macron et conseiller du président à l'Elysée. En 2013, il a fait partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela par intérim après le décès d'Hugo Chávez.
Or, l'agence Havas est co-organisatrice d’une soirée de promotion américaine du candidat Macron à Las Vegas dans le Nevada, pour le compte de Business France, agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française, placée sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, dont la première directrice générale est Muriel Pénicaud, laquelle a été nommée ministre du Travail dans le gouvernement Édouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron et au coeur d'une affaire "favoritisme" complicité et recel de favoritisme en faveur de la société ...Havas. Le cabinet d’Emmanuel Macron, lorsque ce dernier était au ministère de l’Economie, a été impliqué dans l’organisation par Havas. C’est ce qu’affirme le quotidien Libération dans son édition de mercredi 28 juin, se référant à un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young) que le titre s’est procuré.
Benjamin Griveaux (porte-parole), directeur de la communication d'Unibail-Rodamco, ancien conseiller de Dominique Strauss-Kahn, passé par le Conseil général de Saône-et-Loire, et entré au gouvernement après les législatives 
Julie de Sablière (attachée de presse), patronne de l'agence de communication Little Wing, 
ou encore Adrien Taquet, un des patrons de l'agence de publicité Jesus et Gabriel. Christian Dargnat, ancien de BNP Paribas Asset Management, s'occupe de la levée de fonds et de la gestion des dons. 
(Source principale AFP)

mercredi 28 juin 2017

Dans l'affaire Pénicaud, Castaner fait pression sur la presse : liberté de l'information en péril

Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud

Un porte-parole stalinien pour le président jupitérien

L'affaire Business France est susceptible d'affaiblir la ministre de Macron.
Le porte-parole du gouvernement a dû se faire l'avocat de Muriel Pénicaud en défendant la ministre sur le fond du dossier. Il a fait valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle aurait demandé d'abord un audit, puis saisi l'inspection générale.

Sous le coup d’une enquête préliminaire pour violation présumée des règles de mise en concurrence, la ministre est plongée dans l'embarras, confirme Castaner. 
Elle va en effet devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Mais Libération maintient que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation à Las Vegas d'un événement mettant en valeur Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. Il en avait profité pour rencontrer des dirigeants de start-up françaises, de potentiels sponsors de sa campagne, un "contournement des règles" - pour le moins - de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Le quotidien assure que Pénicaud aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de prétendre qu'elle a "immédiatement déclenché un audit, interne et externe". Sauf qu'aucune preuve et pièce ne vient étayer son assertion.

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire, bien que cet avis de l'inspection générale n'ait pas transpiré...

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel, sans appel d'offres
Or, Business France a le statut d'établissement public qui gère une activité de service public. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et du ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire et donc financé sur des fonds publics.
Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.
Muriel Pénicaud, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux, fut la première directrice générale de Business France, en janvier 2015Ex-secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Valls II, puis confirmée dans le gouvernement Cazeneuve, Estelle Grelier, alors députée PS de Seine-Maritime, a été nommée le 17 août 2015 au poste de présidente du conseil d'administration de l'établissement laissé par Pénicaud. Le 12 mai 2016, la députée PS de Paris Seybah Dagoma l'a remplacée, mais elle a perdu  son siège élections législatives de 2017, au profit de Benjamin Griveaux, candidat de En Marche, lequel a été nommé 29e et dernier membre du gouvernement Philippe, au poste de secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, le juppéiste Bruno Le Maire ainsi placé sous surveillance.Trois nominations en 2 ans et six mois : un 'turn over' effarant, tous les dix mois, pour une plus grande efficacité... sur un poste réservé aux femmes.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation de cette soirée litigieuse, affirme Libération dans un article publié ce mercredi 28 juin.
"Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Économie", pointe notamment le rapport cité par Libération, un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young).

Lorsque l’affaire avait éclaté, Macron avait écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son "ministère a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics ". Circulez, il n'y a rien à voir...

Le successeur de Macron au ministère de l’Économie, Michel Sapin, avait lui-même dédouané son ancien collègue, affirmant que la saisine de l’Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire "ne concerne en aucun cas Emmanuel Macron".
La presse est donc missionner pour nous rebattre les oreilles avec un élément de langage qui ne passe déjà plus, à savoir un soi-disant "sans faute" jusqu'ici d'Emmanuel Macron.

mardi 20 juin 2017

Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

Relance d'une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme

Des perquisitions ont été menées au siège du groupe Havas et de l’agence nationale Business France 

Image associée
dans le cadre de l’enquête sur un déplacement du ministre de l’Economie de Hollande au salon CES en 2016 à Las Vegas, sans appel d’offres. 

Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) ont procédé à des perquisitions simultanées mardi 20 juin au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France. 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte le 15 mars 2017 par le parquet de Paris.
 
Absence d’appel d’offres et méconnaissance des règles ?

Image associée

Organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, Business France, est soupçonné d’avoir confié au géant Havas l’organisation d’une soirée au Salon CES (Consumer Electronics Show). Emmanuel Macron participait à cette soirée.  

L’ouverture de cette enquête fait suite à un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), daté de février 2017, pointant l’absence d’appel d’offres sur ce contrat et la méconnaissance des règles par Business France, alors dirigé par l’actuelle ministre du travail Muriel Pénicaud
Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, en décembre 2016, après un audit interne à Business France, alarmiste sur le sujet.
 
L’événement a réuni "cinq cents personnalités" dans "un  hôtel très chic, réservé à prix d’or", selon Le Canard enchaîné, qui chiffre son coût total à 381.759 euros. Image associée

Finalement, la transaction négociée avec Havas réduit la facture publique de 90.000 euros. Comparer avec la procédure d'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais dans l'affaire Tapie, en 2008...
De son côté, l’enquête judiciaire ne fait pourtant que commencer. 

L’IGF continue quant à lui ses investigations. 
On reconnaît le ministre Macron avec Muriel Pénicaud à sa gauche
Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l’Economie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy, le très honnête Michel Sapin, le 8 mars, dénonçant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". Autant dire de sa directrice, l'actuelle ministre du Travail.
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Le tour n'était pas joué, Michel Sapin...

jeudi 18 septembre 2014

Moscovici a-t-il fait financer son livre par Bercy?

Conflit d'intérêts ou droits d'auteur reversés à Bercy ?...
L'Union européenne s'est-elle fait refiler un commissaire douteux?

Le ministre de l'Economie de Hollande aurait profité du budget communication de Bercy pour écrire son livre "Combats", affirme le Canard Enchaîné. 

Dans le cadre d'une "mission de conseil en communication", l'ancien ministre socialiste aurait commandé des "notes" préparatoires à son livre à l'agence de communication Havas. Il se serait servi de l'argent public pour financer cette prestation. Or, dans cet ouvrage paru en octobre 2013, Pierre Moscovici défendait principalement son bilan et sa politique, souligne le Canard enchaîné.

Bercy aurait ainsi financé sa candidature à la Commission européenne

Interrogé par l'hebdomadaire, le nouveau commissaire européen à l'Économie se défend de ces accusations. Le ministre exemplaire a le sentiment que ce n'est pas un livre personnel. "Il s'agit évidemment d'un livre de ministre de l'Economie", explique Pierre Moscovici. Il prétend également qu'il "n'y a eu aucun travail d'écriture" de la part de l'agence Havas.

Par ailleurs, Pierre Moscovici précise à l'hebdomadaire ne pas avoir touché de droits d'auteur, car les ventes ont été d'une faiblesse "cuisante"...