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jeudi 1 mai 2014

Syndicats: moins d'un Français sur trois leur fait confiance

32% des Français font confiance aux syndicats

Seuls 2% d'entre eux font "tout à fait confiance aux organisations syndicales"
Seulement 30% des sondés disent leur faire "plutôt confiance", selon un sondage Ifop pour Atlantico.fr publié jeudi, jour de la Fête du Travail.

Près de sept Français sur dix (68%) expriment même leur défiance
27% n'ont "pas du tout confiance", 41% "plutôt pas".

Les femmes sont plus nombreuses  que les hommes à accorder leur confiance aux organisations syndicales (37% contre 28%).

Les salariés du secteur public sont plus nombreux à faire confiance aux syndicats 

Sur 38% qui les considèrent encore, ceux du secteur privé ne sont que 33% contre 47%.
En octobre 2010, au moment de la mobilisation contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, 53% des Français misaient encore sur les syndicats.

Ce sondage a été réalisé en ligne auprès d'un échantillon représentatif de 943 personnes (méthodes des quotas) du 28 au 30 avril.

dimanche 5 février 2012

Le candidat Hollande n'a pas la cote à la City de Londres

La démagogie de Hollande contre la finance fait l'unanimité contre lui



Hollande, déterminé
ou velléitaire grotesque ?
Il inquiète aussi la City




Les propositions de Hollande relatives au monde de la finance ne plaisent pas non plus outre-Manche

Le candidat socialiste y est vu comme un radical "mû par la haine du capital et des marchés financiers".

Une fois de plus, David Cameron, conservateur, et Boris Johnson, le maire travailliste de Londres, doivent composer avec les tensions provoquées Outre-Manche par le flibustier de la course à la présidence qui a menacé de saborder le plan de sauvetage économique de l'UE et de torpiller la City.

Dans sa tentative de séduction de la gauche du PS
Le socialiste François Hollande a publié un projet dans lequel il déclare la guerre aux services financiers et promet de jeter aux oubliettes le traité fiscal de l'UE (censé introduire plus de discipline budgétaire), qui doit être approuvé lors du sommet européen du 30 janvier.

Le Premier ministre, le maire de Londres et les chefs d'entreprise britanniques, horrifiés par les projets de Hollande, affirment qu'ils risquent de porter atteinte aux centres financiers. Johnson l'a accusé de "vindicte politique".

Le 26 janvier, le candidat socialiste a présenté un manifeste en 60 points qui prévoit entre autres d'augmenter la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, d'abaisser l'âge de la retraite à 60 ans, de plafonner les primes, d'abolir les stock-options et de renforcer le secteur public. S'engageant à effacer ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, il a promis d'engager 20 milliards d'euros de nouvelles dépenses publiques d'ici à 2017, de créer 60 000 postes dans l'Education et 150 000 emplois subventionnés pour les jeunes.

Le secteur de la finance est sa cible principale
Il évoque une sur-taxation de 15 % des bénéfices des banques, l'interdiction des produits financiers "toxiques" et la mise en place rapide d'une taxe sur "toutes les transactions financières".

Boris Johnson déclare : "Je ne veux pas me mêler de la politique intérieure française, mais nous tenons à éviter que les Français ne commettent une erreur qui porterait tort à l'économie britannique. Il est essentiel qu'un élément vital du secteur britannique des services ne soit pas endommagé pour des questions de vindicte politique à court terme."

D'après Cameron, toute mesure visant à imposer une taxe sur les transactions financières, dite "taxe Robin des Bois", serait de la "folie pure". La fiscalisation des transactions financières compromettrait la croissance et mettrait en danger des centaines de milliers d'emplois, ajoute-t-il.

Les principaux acteurs de la City se demandent cependant si la rhétorique électorale de Hollande est effectivement destinée à se concrétiser. Terry Smith, directeur général du courtier Tullet Prebon, commente : "Selon moi, certaines des propositions de Monsieur (sic) Hollande sont tout à fait raisonnables, en particulier la séparation entre banques des particuliers et banques d'investissements. Mais sachant qu'il a déclaré que le monde de la finance était son ennemi, je le soupçonne d'être mû par la haine du capital et des marchés financiers."

lundi 10 janvier 2011

Christian Jacob se prononce contre l'embauche de fonctionnaires à vie

Le statut des fonctionnaires en question


Quelle est la différence entre un fonctionnaire
et un membre de la majorité ?
Aucune:
le premier qui bouge a perdu


L"embauche à vie" des fonctionnaires était un sujet de réflexion pour le patron des députés UMP
en fin de semaine dernière.

Dans un entretien au mensuel Acteurs publics (Société d'édition publique, S.E.P, qui observe la vie publique en suivant les acteurs politiques, fonctionnaires, ONG, etc) daté de janvier, la thèse de Christian Jacob concerne "la pertinence" de "l'embauche à vie des fonctionnaires". Il remet ainsi en cause l’une des bases de leur statut. Cette "bombe politique" est lâchée dans un contexte particulier, quelques jours après la polémique sur la remise en cause des 35 heures.

Christian Jacob a décidé de faire entendre son point de vue, comme son prédécesseur Jean-François Copé avait l’habitude de le faire quand il était patron des députés UMP. En effet, gouvernement et syndicats doivent ouvrir de nouvelles négociations, mardi prochain, sur l’emploi des contractuels dans la fonction publique, dans l’optique d’une nouvelle loi sur cette question.

Dessin ou caricature politique ?
(par un soutien de longue date du PCF, et du Front de gauche aux élections européennes de 2009 et aux élections régionales françaises de 2010)




Le ministre de la Fonction publique a aussitôt fourni l'anti-thèse


Georges Tron a rappelé l’attachement du gouvernement au statut des fonctionnaires. "Jacob est dans son rôle quand il participe à un débat. Moi, je suis dans mon rôle de membre du gouvernement quand je formule la doctrine qui est la nôtre" a-t-il expliqué, sur Europe 1. Une manière de suspendre le débat avant une éventuelle proposition ne réalise la synthèse UMP.


La situation qui fait débat


Un grand nombre des 850. 000 contractuels de la Fonction publique sont en CDD.
Dans cet entretien à Acteurs publics, Christian Jacob vante les mérites de contrats d'objectifs pour des missions qui pourraient durer cinq ou dix ans. C'est seulement à l'issue de ces contrats qu'une titularisation serait possible ou non. Conscient de la vivacité des réactions à venir, le député a précisé vendredi matin que cette proposition n’est destinée qu'aux nouveaux arrivants dans la Fonction publique.

Seraient concernés les cadres et cadres sup.
"Il y a aujourd’hui des formules qui permettent de travailler comme agent public sans être un agent public titulaire. Nous avons déjà un panel de solutions qui s’offrent à nous", a insisté le patron des députés UMP.

Or, ces propositions sont d’ores et déjà débattues par le ministre de la Fonction publique.
Pourtant, des contrats d’objectifs pour des missions sont déjà fortement utilisés dans le domaine militaire ou dans certains ministères.
A Bercy, les effectifs des contractuels ont en outre augmenté de 8,5%, depuis 2005, tandis que ceux des fonctionnaires ont baissé de 10%.
En fait, les nouveaux arrivants dans la Fonction publique sont déjà habitués au CDD.

Christian Jacob persiste et signe
Rigidité conservatrice vs. flexibilité

Le Président du groupe UMP à l'Assemblée a plaidé lundi 10 janvier sur Europe 1 pour "davantage de fluidité" dans la Fonction publique.
Christian Jacob souhaite créer des passerelles entre secteurs publique et privé. "On gagne ainsi en croisement d’expérience, mais aussi en rémunération", a-t-il fait valoir.

vendredi 28 mai 2010

Mobilisation unitaire: pas de quoi ébranler le gouvernement

La propagande syndicale s'accroche au symbole du million de manifestants

Les hostilités ont commencé dès la matinée, par media interposés

Tandis que le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, appelait sur Europe 1 jeudi 27 à la « résistance » et annonça une « très grosse journée » (sic), sur iTélé,le ministre du budget François Baroin énonça les mérites d’une réforme « juste », « équitable » et « équilibrée ».
Au départ de la manifestation parisienne, François Chérèque lança le mot d'ordre: le responsable syndical CFDT se dit persuadé que la journée d’action « atteindra » ou « dépassera » le million de manifestants en France.
Mais de son côté, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, assura que « rien n’est joué ». « On joue gros », prévint également le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

L'opposition se fonde sur le subjectif

Le front (CGT, CFDT, CFTC, Solidaires, Unsa et FSU), "unitaire", sans FO, escomptait une mobilisation massive et s'était fixé pour objectif de dépasser la mobilisation du 23 mars dernier. Il a le sentiment d'avoir réussi son test en dépassant, selon lui, largement le nombre de 800.000 marcheurs d'il y a deux mois.

Cette estimation est évidemment discutée, car fort discutable
"Cette journée était importante et elle est réussie", a estimé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, soulignant que les organisations avaient "besoin de cette séquence" pour repartir de l'avant. On comprend donc qu'il affiche ce bel optimisme.
Car, malgré l'enjeu, les défilés sont toutefois restés loin de ceux qui avaient accompagné les réformes des retraites de 1995 et 2003 et réuni jusqu'à deux millions de personnes, selon les syndicats.

Information suspecte
  • Quand les chiffres sont plus facilement vérifiables
    La propagande admet que la manifestation parisienne est restée relativement modeste. Bien que les témoins oculaires et les documents photos attestent le contraire, la CGT revendique néanmoins 90.000 manifestants, alors que la préfecture de police annoncé un nombre de 22.000. Même si la vérité était médiane, la centrale syndicale n'aurait pas de quoi pavoiser.
  • Quand les chiffres sont fantaisistes, on ne pense pas assez à Paris
    A Marseille, 80.000 personnes auraient manifesté, selon les syndicats, soit presqu'autant que dans la capitale...
    Le folklore est-il vraiment marseillais ?
    Il faudrait admettre que le soleil n'aurait frappé que la police qui n'en a vus que 12.000.

    Les chiffres officiels font état de 395.000 manifestants pour toute la France, soit à peine plus que le 23 mars (380.000).
    Le secrétaire général de l'UMP a jugé vendredi 28 que la mobilisation contre la réforme des retraites était "très en dessous de ce que les syndicats avaient souhaité".

    On comprend donc mieux que les délires syndicaux sur le front de la presse d'opposition « unitaire » se déploient ce matin sur le mot d'ordre du million. En l'érigeant en certitude, elle tente d'occulter les chiffres beaucoup moins subjectifs.

    Plus concrets et moins sujets à caution, le nombre de grévistes

    La presse fait l'impasse sur les chiffres vérifiables: ceux secteur par secteur.
    Probablement classés « secret défense » par les centrales syndicales totalitaires, ils ne fuitent guère.

  • 15,99 % de grévistes dans les écoles, contre 33% annoncés
    Dans l’éducation nationale, ministère et syndicats donnaient jeudi après-midi, des chiffres très divergents sur le nombre de grévistes. Ils étaient 15,99 % dans les écoles et encore moins - 12,27 %- dans les collèges et lycées (chiffre officiel), environ 40 % dans les collèges et lycées (chiffre Snes-FSU), ce qui n'est pas vraisemblable, car les grévistes les plus radicaux sont les instituteurs du SNU-ipp-FSU.
  • Côté transports, peu de répercussions
    Quelques perturbations à Nice, Clermont-Ferrand, Reims, Charleville-Mézières, ainsi qu’à l’aéroport d’Orly.
    À Paris, seul était affecté le RER B. Du côté de la SNCF, le trafic était « conforme aux prévisions », avec 1TER bloqué sur 4, 1 Transilien sur 5 à l'arrêt et un trafic des TGV quasi normal. Dans l’immédiat, les cheminots font partie des régimes spéciaux privilégiés et ne seront pas concernés par le recul de l’âge légal de départ en retraite.

    En revanche, du côté de ceux qui, eux, ont des comptes à rendre

    Le gouvernement peut également se rassurer en constatant le faible taux de participation aux grèves, comme dans les écoles ou les transports, selon les estimations ministérielles.
    Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel s'est exprimé sur France Info
    "On a très clairement une journée de mobilisation faiblement suivie", en précisant que le gouvernement avait entendu ces manifestants mais que son rôle était de "prendre ses responsabilités (pour) sauver le système par répartition et donc aller au bout de cette réforme". Il est en effet fondé à considérer que l'exécutif est conforté dans sa détermination à mener la réforme des retraites à bien.

    La méthode du gouvernement est validée par la rue

    La gauche joue du pipeau
    Le front syndical du refus aveugle est acculé à la nécessité de chiffres inventés de manifestants pour légitimer son opposition, mais de silences sur le nombre de grévistes.
    Sur ces bases mensongères, les syndicats continuent à jouer la fuite en avant et menacent le gouvernement d'un mouvement de plus grande ampleur s'il engage la réforme des retraites, comme tous les pays européens, quand ils ne l'ont pas déjà entreprise.

    La droite va au charbon
    Quant à lui, le patron de la majorité a déclaré ne croire "absolument pas" à la promesse de Martine Aubry de revenir sur la réforme en cas de victoire à la présidentielle. Rappelant que les socialistes "au pouvoir entre 1997 et 2002" n'étaient "jamais revenus" sur la réforme Balladur qu'ils avaient dénoncée en 1993, et qu'aujourd'hui "ils ne parlent plus" de revenir sur celles de 2003 et 2007, Xavier Bertrand les a jugés "peu crédibles".
    "Le Parti socialiste compte sur nous pour faire des réformes courageuses, pour demander des efforts, mais jamais ils n'ont l'intention de revenir dessus parce qu'ils n'en pensent pas moins", a-t-il souligné.
  • jeudi 27 décembre 2007

    Des urgentistes prennent leur tour de garde dans la rentrée sociale permanente

    Grève d'abord symbolique: vers une montée politique en puissance…
    Les urgentistes hospitaliers ont observé une grève symbolique illimitée à compter du lundi … 24 décembre, veille de Noël, pour ne stresser personne: en pleine période de fêtes et à l'évidence sans concertation avec les personnels au sol CGT et Sud aérien d'Orly… Ils assurent que cette grève sera sans conséquences pour les patients. Pour l'instant.
    Ce sont les ministres, dont on dit qu'ils refusent la concertation, qui se déplacent. Dans la matinée de lundi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est venue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris où elle a rencontré le président de l'AMUF, le très médiatique Patrick Pelloux (ci-contre), depuis qu'il a donné l'alerte sanitaire au moment de la canicule, en 2003.…
    Mme Bachelot a affirmé qu'une concertation s'ouvrirait à partir du 7 janvier sur les heures supplé- mentaires et le paiement des jours de congés, deux des points soulevés par les grévistes. "Nous avons l'argent", a-t-elle également assuré: l'Etat serait prêt à débourser 348 millions d'euros et les établissements 324, ont détaillé ses services, soit 672 millions au total, alors que l'AMUF estime que ses revendications portent sur environ un milliard d'euros.
    Cet argent "on ne sait pas où il est", a répondu Patrick Pelloux aux journalistes. L'appel à la grève n'a pas été remis en cause et, d'après le porte-parole du syndicat Christophe Prudhomme, elle sera "très suivie". Ce dernier a assuré que "dans beaucoup de SAMU, on est à 100% de grévistes" déclarés et que le mouvement sera aussi très largement suivi dans les services d'urgence, "un peu plus longs au démarrage". En Alsace, il y aurait quelque 75% de grévistes, a estimé le délégué régional du syndicat Jean-Marie Minoux.
    Ces médecins veulent une plus grande "reconnaissance" de leur travail, alors que les médecins de ville viennent d'obtenir une hausse de leur rémunération pour les gardes de week-end. Ca valait une grève… Au-delà de revendications purement salariales, les urgentistes mettent en cause le système de "permanence de soins" (PDS) tel qu'il existe depuis 2003, lorsqu'a été mis fin à l'obligation pour les médecins libéraux d'assurer les gardes et astreintes.
    Selon un rapport officiel rendu public en septembre, ce système est "peu fiable, fragile et coûteux" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières. Le rapport juge nécessaire de "remettre à plat la situation et de changer de stratégie", alors que "les dépenses de PDS croissent sans cesse.
    Les urgentistes hospitaliers ont, c'est sûr, l'esprit fonction publique, voire l'esprit fonctionnaire. Ils ont (probablement) choisi le secteur hospitalier pour le service du public, mais bizarrement, ils raisonnent comme le secteur libéral. Seraient-ils aigris, voire jaloux?
    "Si le service public est le seul à assurer la permanence des soins dans certains secteurs il doit en avoir les moyens", selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) qui appelle à la grève avec le syndicat Samu de France qui regroupe les médecins des Samu. "La puissance publique refuse de reconnaître les choses comme elles sont dans le domaine de la permanence de soins libérale (...) Le système est à changer, il a été cassé quand on a supprimé l'obligation de faire garde en 2003", a déclaré le président de Samu de France, Marc Giroud.
    Selon l'Amuf, une garde réalisée par un urgentiste hospitalier est payée 250 euros, alors que les médecins libéraux, outre un forfait de 150 euros, sont payés à l'acte (un seul acte pouvant atteindre 80 euros un dimanche). L'Amuf réclame "une vraie revalorisation des gardes à l'hôpital" et "la fin du paiement à l'acte dans le secteur libéral".

    Sous l'impulsion de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l'assurance maladie a conclu mercredi 19 décembre un accord avec les syndicats de médecins libéraux étendant la rémunération des astreintes au samedi après-midi. La ministre "entend poursuivre avec les syndicats et le conseil de l'Ordre un travail de concertation visant à renforcer le dispositif existant et à le rendre plus efficient et plus fiable". Plutôt qu'une 'concertation', les urgentistes réclament des 'négociations'.
    Qu'à cela ne tienne, Mme Bachelot a déclaré vendredi au Figaro que la négociation sur le paiement des arriérés de RTT dus aux personnels hospitaliers serait "lancée début janvier", rappelant que "le stock, dans les hôpitaux s'élève à 23 millions d'heures supplémentaires non réglées et à 3,5 millions de RTT (...) soit 800 à 900 millions d'euros". A cela, les urgentistes rétorquent qu'ils ne voient pas de raison d'attendre ne serait-ce qu'une semaine, tout en condamnant toute précipitation.
    Mais, outre la revalorisation des gardes, les urgentistes hospitaliers demandent au gouvernement de "tenir ses promesses en matière de pénibilité, compte épargne temps (jours de congés accumulés et heures supplémentaires impayées), et retraites".

    L'intention politique ne fait pas de doute. Rappelons que le docteur Patrick Pelloux
    fut soutenu par le collectif du 29 mai lorsqu'il fut convoqué le 13 mars 2007 devant le Conseil régional de l’ordre des médecins suite à une plainte de deux présidents de syndicats de médecins généralistes. Ce collectif rassemble l'ensemble des collectifs constitués à l'origine par l'Appel des 200. Ceux-ci se sont réunis tout au long de la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) et ont créé une dynamique unitaire.
    Après la victoire du « non », les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique unitaire, afin de combattre le néolibéralisme mondialisé
    Une partie des collectifs unitaires a choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.
    Patrick Pelloux avait aussi annoncé qu'il voterait pour Marie-sEGOlène Royal. Les précisions qu'lle lui apporta le convainquirent. Jugez plutôt: "L'hôpital public fait partie des valeurs fondamentales de la République". Toujours plus fort: "Avec moi, la santé publique et l'hôpital public retrouveront leurs moyens, les personnels seront reconnus et valorisés et il y aura pour les personnes âgées une garantie d'accès aux soins en grande proximité".
    Pelloux n'a pas toujours besoin de chiffrages…
    "Il y a une vraie colère pour l'ensemble des personnels", assure le Dr Prudhomme, qui affirme que d'autres catégories, comme les anesthésistes-réanimateurs, pourraient rejoindre rapidement le mouvement. Ils se sont d'ailleurs déjà associés.
    L'AMUF se prépare à une grève de longue durée et a déjà annoncé qu'elle durcirait son mouvement en l'absence de réponse. Dans une semaine, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
    Selon le planning de la rentrée sociale permanente, le 24, les pilotes d'hélicoptères de sociétés privées spécialisées dans le transport d'urgence des 36 Samu de France ont également déposé un préavis de grève symbolique jusqu'au 2 janvier inclus, pour réclamer notamment des hausses de salaire.
    Dans une semaine, le 2 janvier également, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
    Les patients qui souffrent devront prendre leur mal en patience…