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lundi 17 février 2020

"Ça frise la provocation", réagit un porte-parole des urgentistes à la nomination d'O.Véran au ministère de la Santé

Christophe Prudhomme, porte-parole de l’AMUF, s'inquiète de la nomination de Véran

Le remplacement de Buzyn par O'Véran n'est pas une affaire selon l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF)

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La nomination d'Olivier Véran inquiète le médecin urgentiste et porte-parole de l'AMUF, qui pointe l'urgence de la crise que traverse l'hôpital public. 
Véran pourrait repousser le dialogue, prévient-il, lors d'une conférence de presse le 12 septembre 2019 à Paris. 

"Pour nous, mettre comme ministre celui qui avait été à la manœuvre pour faire voter la loi de finance, qui motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation", dénonce dimanche 16 février Christophe Prudhomme, médecin urgentiste (AMUF), alors que le député LREM Olivier Véran a été nommé ministre des Solidarités et de la Santé, à la suite de l'envoi d'Agnès Buzyn au front de la municipale à Paris, à la suite de la démission forcée de son prédécesseur, Benjamin Griveaux, pour diffusion de sex-tapes explicites de harcèlement sexuel, alors que sa campagne LREM ne décollait pas : avant le scandale, le choix du président était situé 3e, voire même 4e. Véran succède à une ministre cataloguée bécasse et inefficiente. 
Avec la pandémie qui était arrivée, le départ de Buzyn était apparu comme un limogeage : elle savait, de son propre aveu, que l'épidémie venue de Chine serait un "tsunami" et que la France n'était pas prête, mais elle n'avait pas pris les dispositions qui aurait permis d'amortir le coup et d'épargner des vies.
Le président n'a pas jugé raisonnable et responsable d'annuler le premier tour des municipale, bien  que, selon ses dires, elle l'ait mis en garde d'un risque sanitaire majeur. 

"La Santé nécessite de faire de la politique et on nous vend des médecins comme ministre de la Santé, ce qui ne nous paraît pas être la meilleure solution", déplore Christophe Prudhomme. "On aimerait bien que les politiques, plutôt que de se répandre dans les médias sur des affaires qui préoccupent moyennement les Français, se préoccupent de la crise qui existe aujourd’hui à l’hôpital public et qui est dénoncée depuis plusieurs mois", explique-t-il.


"Mr Véran a été à la manœuvre pour voter la loi de finance de la Sécurité sociale que l’ensemble de l’hôpital rejette"

Des antécédents qui plaident contre le "générique" de Buzyn. "On a peu d’espoir que la politique change" l’ensemble de l’hôpital, conclut Christophe Prudhomme.

Dans l'attente"qu'un dialogue s'instaure" entre le nouveau ministre et les organisations syndicales, l'urgentiste craint de nouveaux délais : "Quand un nouveau ministre arrive, il y a toujours un temps où il va mettre en place ses équipes, étudier les dossiers, alors que la situation est là, il y a urgence à des décisions."

Le médiatique docteur urgentiste Patrick Pelloux (AMUF) a su faire évoluer sa position face au danger d'épidémie :

"Ce qui nous rend très suspicieux, c’est que le gouvernement est piloté par le couple de Mr Macron et de Mr Philippe, qui sont à la baguette", observe Christophe Prudhomme. Pour le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, "les ministres ont des marges de manœuvre assez réduites."

Dans le combat mené contre la pandémie du coronavirus, "nous n'avons aucune marge de manœuvre," alerte l’Association des médecins urgentistes de France qui pointe le manque de lits d'hôptaux, mais aussi de respirateurs, jusqu'à la pénurie en masques chirurgicaux et au rationnement des tests de dépistage du Covid19.

VOIR et ENTENDRE ce médecin neurologue de la Pitié-Salpétrière alertant le "chef de guerre" au cours de son petit tour des popotes, le 27 février:


samedi 14 septembre 2019

La politique de Macron reste impopulaire et les Français soutiennent donc toujours les urgentistes et les Gilets Jaunes

Ouest-France manipule l'opinion avec son interprétation d'un sondage pour La Tribune

"Une majorité des Français en a assez des Gilets jaunes
," lance le site détenu par un homme politique monégasque.

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"Nous vivons une époque où rien ne nous est épargné,"
s'est plaint Macron en juillet
A une petite majorité, 52 % des Français sélectionnés souhaitent que le mouvement des Gilets jaunes s’arrête dans les prochaines semaines. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce mardi matin par BVA pour le quotidien La Tribune, qui touche des subventions de l’Etat français: 2,53 millions d’euros du fonds d'aide à la modernisation de la presse entre 2003 et 2010... Autant dans la période suivante ?

Dix mois après le début de la grogne des Gilets jaunes aux ronds-points, un peu partout dans les rues de France, et après la relance de la mobilisation le week-end dernier, une majorité des Français (52 %) qui effectuent leur rentrée ne souhaiterait pas que ce mouvement se poursuive dans les prochaines semaines: est-ce à dire qu'ils attendent de l'arrogant Macron qu'il quitte sa posture de rigidité ? C’est l'interrogation que pose ce sondage BVA réalisé pour le quotidien La Tribune, auprès de mille personnes, entre les 5 et 6 septembre, en pleine rentrée scolaire.

Les personnes les moins réceptives au combat des Gilets Jaunes sont les retraités (63 %), les cadres (61 %) et les professions intermédiaires (58 %), notamment les petits commerçants, tous craignant les débordements des éléments les plus radicaux. 
Evidemment, les sympathisants de La République en marche sont également 93 % à dire leur ras-le-bol face à cette contestation de la politique de leur idole, Manu 1er et de leur icône, Brigitte. 
Ils ne sont plus que 73 % chez les proches du parti Les Républicains, dont des Juppéistes.

A contrario, 52 % des employés et ouvriers soutiennent toujours la mobilisation sociale, qui ne sont la cible ni commerciale, ni éditoriale de La Tribune. 
Sont pareillement hostiles, 47 % des Français vivant en zone rurale, 80 % des sympathisants de La France insoumise et 64 % des proches du Rassemblement national. 
BVA souligne enfin que " le mouvement des Gilets jaunes reste encore très populaire auprès des catégories de population l’ayant porté à l’origine".

Les Français sont encore assez partagés sur l'avenir qu'il voient à cette lutte pour leur pouvoir d'achat.
 
Si 38 % d’entre eux pensent que la mobilisation va regagner en intensité, avant même que la réforme de leurs retraites ait pris tournure, ils sont seulement 30 % à estimer qu’elle va s’essouffler, puisque les réformes vont pleuvoir, annonce-t-on, et donc 18 % qu’elle va s’arrêter dans les semaines qui suivent. 
85 % des personnes se déclarant Gilet Jaune restent convaincus que la mobilisation va s’intensifier rapidement.

Fin juillet, Macron ne jouait pas aux apprentis-sorciers de BVA et prévenait que la crise n’est pas "derrière nous".
Alors que plusieurs centaines de 
Gilets jaunes s'étaient rassemblés à Perpignan, le samedi 27 juillet, et que de nombreuses permanences de députés-godillots étaient taguées par des exploitants agricoles dénonçant leur soutien au CETA, le président Macron était résigné sur le sujet sur son lieu de vacances, parmi quelques militants volontaires et "bagués" de bracelets verts ou bleus pour assurer le déroulement harmonieux de la causerie, à Bormes-les-Mimosas (Var).
"Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l'injustice, aux difficultés économiques qu'on connaît depuis très longtemps", avait admis l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (2012-2015) et ex-ministre de l'Economie jusqu'en 2016. Et d'ajouter: "Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment créé la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous". BVA cherche-il à polémiquer avec Macron ?...
La Tribune n'a retenu que l'épisode précédent où le chef de l'Etat avait donné le sentiment qu'il considérait que la contestation était de l'histoire ancienne. Lors d'un dîner avec ses ministres, il avait en effet lancé que le pays était "passé des Gilets jaunes au maillot jaune", en référence au coureur français Julian Alaphilippe, un saillie qui aura laissé Brigitte de marbre, mais un trait d'humour que la presse au premier degré avait manifestement mal "décrypté"! 


Il est vrai que Macron a bel et bien estimé que le gouvernement a su répondre à une partie de la colère à l'origine du mouvement des Gilets jaunes. Mais il reste l'autre partie et du travail. "Il y a une partie à laquelle nous n'avons pas encore répondu parce que ça prend du temps, s'est-il justifié. Il y a aussi une colère à laquelle il n'y a pas forcément de réponses immédiates", a aussi prévenu le président à qui on ne peut demander de décrocher la lune. Le mirage jupitérien a passé... "Redonner du sens à l'action, parce qu'il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective," tel est le message. Ca ne mange pas de pain. Ca n'en donne pas non plus. 
Le président disait enfin avoir "beaucoup de détermination et d'humilité". Un point commun avec les Gilets Jaunes...

Autre point scruté par BVA, le soutien - ou non - des Français à la politique économique de Macron 

Les indicateurs du climat des affaires dans les services comme dans le bâtiment sont, quant à eux, restés stables à respectivement 100 et 104.

Ils sont toujours une majorité à critiquer les choix du gouvernement en la matière (55 % les jugent mauvais),
mais  La Tribune fait valoir qu'ils sont moins nombreux (- 7 points) qu’en juin. Plus heureux qu'au Portugal ?
"Aujourd’hui, une personne sur trois (33 % ; + 5) juge positivement la politique menée sur le plan économique, indique BVA: c'est l'effet retour de vacances, mais c'est-à-dire que deux sur trois ne sont pas contents ! Ces perceptions sont d'ailleurs toujours aussi clivées selon la catégorie sociale des personnes interrogées : La Tribune n'a pas retenu que seulement 25 % des ouvriers et des employés émettent un jugement négatif, contre les 45 % de cadres qui se disent ravis et qui intéressent le site.

Il y a quelques jours, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait confirmé la prévision de son gouvernement d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4% pour l’ensemble de l’année 2019. "La France a un niveau de croissance solide : 1,4%. Je confirme ce chiffre pour 2019", déclarait-il dans un entretien à La Croix.

Mais, lundi 9 septembre, la Banque de France avait confirmé sa prévision d’une croissance de l’économie française de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, sur la base de son enquête mensuelle de conjoncture d’août. La croissance du produit intérieur brut de la France demeurerait ainsi sur le même rythme qu’au cours des deux trimestres précédents.
Mais il misait sur 0,4%...

Une majorité des personnes interrogées soutient encore plus fortement le mouvement social dans les urgences hospitalières

Le premier dure depuis dix mois; le second, depuis seulement cinq, moitié moins...
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Des patients soignés dans les couloirs
Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les Français sont inquiets de l'avenir de la contestation dans la moitié des services hospitaliers en France.
La quasi-totalité des personnes interrogées (87 %) approuve la grève dans les urgences hospitalières. Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lundi soir, ne sont pas parvenues à convaincre et à rassurer une majorité de Français ?
Insatisfait par les mesures annoncées le 10 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour régler la crise de l'hôpital public, l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) de Patrick Pelloux a décidé de se joindre au mouvement de grève qui touche 250 services dans toute la France. Il était accompagné notamment d'Hugo Huon, le président du collectif Inter-Urgences à l'origine de la grève. "Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève", a déclaré Patrick Pelloux, lançant "un appel aux autres syndicats (de médecins hospitaliers) pour qu'ils prennent leurs responsabilités". L'intersyndicale Action praticiens hôpital s'est jointe au mouvement. Message également reçu pour l'intersyndicale Action praticiens hôpital qui a décidé jeudi en conseil d'administration de se joindre au mouvement, a annoncé son vice-président, le Dr Renaud Péquignot.

Un "plan inutile" pour le docteur Patrick Pelloux 
"On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures dévoilées lundi par le gouvernement et chiffrées à 750 millions d'euros jusqu'en 2022. "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il souligné. "On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres", a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de "la problématique globale de l'hôpital".

"Le problème des urgences c'est celui de l'hôpital tout entier", a fait valoir le président d'APH, le Dr Jacques Trévidic. "On veut la réouverture des lits, la réembauche de tout le personnel qui a été supprimé au fil du temps et une revalorisation qui corresponde simplement au rattrapage de dix ans de blocage de salaires", a expliqué le Dr Péquignot.

"Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu'on a depuis des années", s'est agacé Patrick Pelloux, déplorant notamment le futur "service d'accès aux soins" promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, "irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les Samu."

Le plan de "refondation" des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn prévoit également des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux.
Mais pas de revalorisations salariales de 300 euros net mensuels ni de lits et d'effectifs supplémentaires réclamés par le collectif, qui a voté mardi la poursuite du mouvement.
"Le 26 septembre, on appellera chaque médecin (pas seulement les urgentistes) à rejoindre les actions localement prévues » par le collectif Inter-Urgences et « on se joindra à une journée de grève nationale dont la date doit être décidée avec le collectif pour la mi-octobre", a précisé Pelloux.
L'AMUF s'associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre, a précisé Patrick Pelloux. Or, d'après l'Inter-Urgences, 250 services étaient déjà en grève en début de semaine.

BVA et son donneur d'ordres, La Tribune, ont l'air de quoi, avec leur sondage à côté de la plaque ?

dimanche 21 décembre 2014

Prise d'otages des malades par des médecins contaminés par le terrorisme islamiste

Dommage collatéral du recrutement de médecins du Tiers-monde ?
Début du mouvement de grève avec les urgentistes, dès ce lundi 22

Mieux vaudra ne pas avoir besoin d'eux.
Ce ne sera pas la fête pour les malades: la trêve des confiseurs, ils ne connaissent pas... Les médecins seront en grève toute la semaine, pendant toute la durée des fêtes, à commencer par les urgentistes dès lundi, suivis par les généralistes, puis les spécialistes.

Des négociations entre les urgentistes et le ministère de la Santé se sont poursuivies ce week-end, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine de la grève illimitée à partir de lundi.

Le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Mais le mouvement est maintenu: l'association connaît le gouvernement et attend de lui  un engagement ferme, a-t-il précisé.

La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Le syndicat compte sur un taux de "80% de grévistes". Mais le pouvoir assure qu'il maîtrise et qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour lundi : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consistera à porter un "badge".
L'AMUF est très accommodante, depuis deux ans. Il y a une dizaine d'années, Jospin avait été battu par le FN et c e syndicat avait contribué à dénoncer les vagues de décès de la canicule, mais c'était en 2003... Pelloux est devenu grand. 

Comment combattre le terrorisme médical ?

"Joyeuses fêtes"! nous souhaitent les généralistes, spécialistes et urgentistes en grève pendant les vacances. Où et comment trouver un médecin?  A quel médecin se vouer à Noël?

La colère est quasi unanime dans la profession. Moins ils en font, plus les généralistes, spécialistes et urgentistes sont mécontents. Comme des chauffeurs routiers, ils ont choisi les vacances de Noël pour protester, notamment, contre la loi santé de Marisol Touraine. Un mouvement qui s'annonce très suivi, selon les syndicats. "C'est historique, on s'achemine vers une mobilisation de l'ampleur de celles du début des années 2000", affirme Jean-Paul Ortiz, à la tête de la Confédération des syndicats médicaux français. "On sera dans certains secteurs à 20% ou 30% de grévistes et jusqu'à 100% dans d'autres. C'est une mobilisation inédite qui va poser problème puisque nous voyons en moyenne un million de patients par jour", ajoute Claude Leicher, président de MG France, syndicat de médecins généralistes.
Votre colique néphrétique ou votre cystite attendra 2015
Que faire en cette fin d'année propice aux épidémies et aux petits et gros bobos, si la gastro s'abat sur vous, si vous vous blessez à la main en ouvrant une huître ou si votre nouveau-né avale de travers? "Je veux rassurer les Français et leur dire que ceux qui seront malades, je ne leur souhaite évidemment pas, trouveront à se faire soigner", a assuré ce mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine, la bouche en coeur.

Reportez les consultations non-urgentes

Vous n'êtes pas médecin, mais vous savez distinguer une belle migraine d'un AVC... "Il est conseillé aux patients souffrant d'une maladie chronique de contacter leur médecin quelques jours avant le début de la grève", note le Dr Leicher. Sachant que l'appel à la fermeture des cabinets médicaux s'étend du 24 au 31 décembre, il vous reste une semaine pour prendre vos dispositions. Même chose pour les rendez-vous non-urgents chez les spécialistes. Dans tous les cas, grève ou pas, étant donné les délais d'attente, les chances pour trouver un ophtalmologue, un dermatologue ou un cardiologue en si peu de temps auraient été faibles. Le rendez-vous sera repoussé d'autant, mais c'est un détail.

Contactez votre médecin traitant

C'est le premier réflexe à avoir pour vérifier s'il suit ou non le mouvement de grève: un sur deux est annoncé en rébellion... Mais vous apprendrez peut-être que, s'il travaille, c'est parce qu'il a été réquisitionné. "C'est de la responsabilité de l'Etat et des préfets de réquisitionner des médecins pour assurer la permanence des soins. Aucun médecin ne va s'y soustraire et abandonner ses patients", assure le Dr Ortiz, qui à titre personnel sait déjà qu'il sera de garde le 29 décembre. 
Le cas échéant, composez le 15 ou le numéro de permanence des soins de votre département, sachant qu'étant aussi en grève, SOS Médecins pourraient ne pas répondre à votre appel de détresse. "Un médecin généraliste vous répondra et verra s'il peut vous aider ou vous orientera vers les urgences le cas échéant", poursuit le Dr Ortiz. 
Par ailleurs, l'Union syndicale des médecins de centres de santé a assuré qu'une partie -dans quelle proportion- des centres de santé polyvalents seront ouverts.

En cas d'urgence, les urgences ? En grève !... 


Les urgences doivent justement être réservées aux situations... d'urgence. "Sinon les services vont être engorgés et débordés par des problèmes qui auraient pu être traités différemment", pointe le Dr Ortiz, si les cabinets ne ferment pas. Or, les médecins généralistes en association s'entendront-ils entre eux pour assurer un service de garde?
 
D'autant que les médecins urgentistes seront eux aussi en grève à partir du 22. Ceux qui compensent le désengagement sanitaire des médecins embourgeoisés seront présents avec tracts et brassards. "Nous acceptons les assignations et réquisitions faites en bonne et due forme. Nous ne pouvons pas abandonner les malades et laisser mourir les patients qui viendraient après un arrêt cardiaque ou un accident", commente Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France qui ne mentionne pas le cas médiatique et populiste des nourrissons. 
Mais l'urgentiste ne s'attend pas à être débordé. "D'autres grèves des médecins libéraux ont déjà eu lieu pendant les vacances de Noël, et beaucoup ferment traditionnellement leur cabinet à cette période, la situation cette année n'aura donc rien d'extraordinaire", affirme-t-il, occultant la solidarité des médecins du service public de soins. Il redoute bien plus le début d'épidémie de grippe qui pourrait intervenir très prochainement. Sans compter les gastro-entérites qui se développent d'ores et déjà, mais que Pelloux omet aussi dans un souci socialiste d'apaisement qui contraste sérieusement avec sa virulence pré-2012...

mercredi 31 mars 2010

L'hôpital va mieux quand il accepte de se soigner

Les syndicats pourraient bien y trouver une nanoparticule incendiaire

L'amalgame de la gauche sur les hôpitaux

Les uns soignent les causes du mal, les autres infectent le champ opératoire.
Depuis des années, les syndicats dérèglent la clim le climat social en milieu hospitalier avec le souci de la défense des intérêts catégoriels contre l'intérêt général. A chaque dysfonctionnement ponctuel successif, ils ont convaincu l'opinion que tout va mal partout. Bien que démagogique, la manoeuvre est aisée, puisque chacun, un jour ou l'autre, peut avoir à connaître une cause de mécontentement. La généralisation des problèmes de services d'urgence à tous les services, jusqu'aux mieux lotis d'entre eux, a convaincu que l'hôpital est malade. Le PS n'a eu qu'à se louer de la désinformation menée avec aisance par le Dr. P. Pelloux (lien PaSiDupes et le lien PaSiDupes sur la récupération de la mort du petit Ilyès), lequel a toujours été davantage relayé par les media (lien PaSiDupes) que le créateur même du SAMU, le Dr. Xavier Emmanuelli.
Le président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf, lien PaSiDupes), Patrick Pelloux, a dramatisé sa mutation en 2008 au SAMU de Paris. Bien qu'il ne soit pas propriétaire de son poste, le syndicaliste décrivit son dramatique transfert médicalisé de St Antoine à Paris comme le couronnement du "harcèlement" que subissaient ses activités syndicales aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine. Quant le Dr Pelloux a mal à la gorge, la France entière tousse.


L'anesthésie est pratique courante et d'autant plus que l'opinion a toujours peur de souffrir au porte-feuille.
La fragilité de la population est facilement exploitable. Elle se persuade facilement que tout va mal et puisque dans l'opposition, la chair est faible, elle s'est laissée tenter à endormir l'opinion.
Relire ainsi PaSiDupes sur le canular du manque de lits de réanimation
Les syndicats d'infirmiers, de médecins et d'agents administratifs se sont ligués pour créer la confusion qui leur permettrait de tirer leur seringue du jeu, en même temps qu'ils rendraient service à l'opposition. Lire PaSiDupes

L'Ile-de-France socialiste, l'arbre pourri qui cache la forêt française

L'intox
En vérité, lentement bien que bruyamment, les hôpitaux réduisent leurs déficits.
Et la presse n'en fait pas ses titres...

  • Le Figaro: "Hôpitaux: situation financière meilleure", en France,
  • mais Le Monde: " Un rapport souligne les dysfonctionnements des hôpitaux de Paris. "En plein débat sur la réorganisation des Hôpitaux de Paris, un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France vient critiquer la gestion de …"
  • et trois titres copiés-collés enfoncent le clou: ils ne peuvent insidieusement noyer le bon dans le mauvais... et puis Paris n'est-elle pas le nombril de la terre ?
    " Le rapport explosif sur les Hôpitaux de Paris" Le Parisien
    " Un rapport explosif sur les comptes des Hôpitaux de Paris" Rue89
    " Rapport explosif sur les hôpitaux de Paris " France 2

    Or, ce qui est vrai de l'Ile-de-France ne l'est pas des autres régions.

    Les comptes explosifs des hôpitaux en... Ile-de-France

    L'AP-HP sous assistance respiratoire

    Contre-exemple du reste de la France, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a vu son déficit presque quintupler en 2009, à 96 millions. Ce qui prouve, selon la ministre, « la nécessité de procéder à des réorganisations ».
    Les hôpitaux pourront-ils revenir à l'équilibre en 2012, comme l'a demandé Nicolas Sarkozy ? La gabegie est-elle involontaire et liée à l'état d'esprit, aux sur-effectifs et à l'incompétence, ou intentionnelle et liée à une volonté de casse du système à imputer aux pouvoirs publics ? S'agit-il de tenir jusqu'à la présidentielle ? L'opposition joue-t-elle avec notre santé pour rendre l'exemple de l'AP-HP symptômatique de la santé publique nationale ?

    Le retour à l'équilibre, les tendances actuelles « permettent de l'espérer », a assuré la ministre face au scepticisme pathologique des députés de l'opposition pourtant au bistouri en Ile-de-France. « Les risques de retour en arrière sont extrêmement limités », a estimé la responsable, 238 établissements ayant mis en oeuvre des plans de retour à l'équilibre pour contenir leurs coûts. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend (?) les intérêts de l'hôpital public, attise les anxiétés en assurant qu'on ne pourra pas parvenir à cet objectif sans supprimer massivement des postes.
    Objectif: mettre l'abcès en culture pour qu'il soit à point en 2012.

    Le partage des responsabilités
  • L'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) est un établissement public de santé relevant de la ville de Paris (PS), qui exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et la région Île-de-France (PS).
    => Commentaire de Rue89
    « Un rapport explosif de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, relance la question de la réforme de l'AP-HP.
    Jours de RTT, congés maladie records, autonomie totale des praticiens hospitaliers, chefs de service en tête, boudant massivement ces tableaux de service qui permettent de savoir qui travaille… Personne ne semble vraiment piloter ce vaste navire. » Lien Rue89
  • Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) depuis 2004 est le socialiste Claude Evin, ancien ministre de Mitterrand, est connu pour ses lois de prévention contre la consommation de l'alcool et du tabac, mais aussi pour l'affaire du sang contaminé (1989-90). Roselyne Bachelot l'a fait nommer en Conseil des ministres du 30 septembre 2009 responsable préfigurateur de l'Agence régionale de santé pour l'Île-de-France. Il aura donc un rôle à jouer dans le rétablissement du malade hospitalier.

    La Cour des Comptes
    Cette chambre, qui contrôle les dépenses publiques, affirme que les établissements de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, sont terriblement mal gérés : sur-effectifs, absentéisme, et gâchis. Son rapport s'inscrit dans le dossier déjà très explosif de la réforme de l'hôpital. Attendons-nous pourtant à des mouvements syndicaux avec le soutien de la presse militante et de l'opinion moutonnière.

    Les amalgames et raccourcis de la presse engagée abusent l'opinion

    =>
    L'AP-HP est administrée par un conseil d'administration
    de 52 membres présidé par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
    Elle contrôle le directeur général assisté d'un secrétaire général. Ces deux personnalités sont nommées par décret en conseil des ministres et occupent des emplois dits « à la discrétion du Gouvernement ». L'AP-HP est soumise au contrôle général économique et financier de l'État qui ne décide pas de la politique hospitalière régionale.

    => Un bouillon de culture
    Le rapport souligne notamment les disparités entre Paris et les régions, : des médecins de province critiquent les "privilèges des parisiens". Lien audio RTL

    Commentaire de la direction de l'APHP : "Ce rapport démontre que nous avons encore des grandes marges d'amélioration en matière d'organisation". Plus la marge est grande, plus ça dure !
    Ce système de surveillance réciproque induit les lourdeurs administratives et les troubles intestinaux qui agitent le milieu.

    Les comptes des hôpitaux partout ailleurs

    Les chiffres de 2009 ne sont pas encore connus, mais la ministre de la Santé a annoncé hier que l'amélioration, malgré la crise, a été l'an dernier « du même ordre » que celle de 2008. Cette année-là, le déficit des 1.600 établissements de santé publics avait déjà reculé de près de 90 millions d'euros, portant le besoin de financement à 592 millions. En 2009, le déficit aurait donc encore été réduit de plusieurs dizaines de millions supplémentaires. Le nombre d'établissements dans le rouge serait en diminution.

    Plusieurs gros hôpitaux ont nettement amélioré leurs comptes
    , (ailleurs qu'en Ile-de-France), a souligné la ministre, Roselyne Bachelot, devant les députés. Une bonne nouvelle car ce sont eux qui expliquent l'essentiel du problème. Onze établissements représentent à eux seuls « 40 % » du déficit. Les Hospices civils de Lyon sont passés d'un « trou » de 94 millions à 79 millions entre 2008 et 2009, les Hôpitaux de Marseille de 58 à 36 millions. Les CHU de Nice, de Nantes ou de Lille ont également réduit leurs déficits.

    Pour les noyaux résistants, l'opposition va ressortir quelques doses du vaccin contre la grippe A-H1N1, sans mentionner la bévue de l'OMS.

    L'équilibre financier des hôpitaux souffre avant tout de mauvaise gestion

    En faisant la loi dans le système hospitalier, secteur après secteur, les syndicats l'ont déséquilibré de « conquête » en acquis social corporatiste. En dressant les Français les uns contre les autres, la gauche politique et syndicale dresse aussi des rideaux de fumée sur
    son immobilisme et son incompétence.
    Les régionales sont passées; Huchon-ronron est ré-installé pour quatre années dans son casier réfrigéré; le rapport pouvait donc maintenant sortir.

  • lundi 23 novembre 2009

    Grippe A-H1N1: les Toulousains se ruent sur les vaccins

    La propagande de méfiance n'a pas l'impact escompté
    Photo de presse choisie:
    engageante ou dissuasive ?...

    Une désinformation criminelle

    Suite à l'hécatombe de personnes âgées victimes de la canicule de l'été 2003, l'INSERM a rendu publique l'estimation de la mortalité liée à la canicule d'août et mis en évidence un excès de mortalité constaté au cours de la période estivale. Le gouvernement avait été accusé d'imprévoyance et, depuis, les ministres ne sont plus autorisés à s'éloigner en période de vacances.

    Aujourd'hui, les mêmes accusateurs publics des réseaux d'opposition soupçonnent le gouvernement actuel de dramatiser le risque de pandémie lié à la grippe A-H1NI, d'avoir commandé des doses de vaccins en surnombre et de favoriser des rentrées d'argent dans les laboratoires sollicités.

  • Mieux (?), des citoyens vigilants, mais irresponsables, ont lancé une campagne malveillante et dissuasive à l'encontre de la vaccination. Des patients à pathologie lourde sont présentées comme de probables victimes du vaccin, qui serait inadapté, voire dangereux. La ministre de la Santé est la cible de toutes les accusations et les personnes à risque sont détournées du geste volontaire qui pourrait les sauver.
  • Une femme enceinte a perdu son bébé deux jours après s'être faite vacciner contre la grippe A (H1N1), a indiqué ce jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), chargée d'étudier la question.
    Professionnelle de santé, la femme concernée était enceinte de 38 semaines, soit huit mois et demi. Elle a reçu une dose de vaccin avec adjuvant Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline. Le lien de causalité n'a pas été établi, mais l'effet de ces composants n'étant pas connus chez les femmes enceintes et les enfants, il est recommandé d'utiliser les vaccins n'en contenant pas.
  • Jean Marimbert, directeur général de l'AFSSAPS, a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués.

    Or, Toulouse a connu un record de demandes de vaccination

    Les centres de vaccination de la ville rose et de l'agglomération ont connu un record d'affluence le 21 novembre, alors que de nouvelles écoles resteront fermées lundi.
    En quelques jours, les Toulousains se sont mobilisés contre la grippe A, plutôt que contre le vaccin.

    Samedi, au centre de vaccination de la salle Barcelone dans le centre ville, la file d'attente n'avait jamais été aussi importante. « Nous en sommes à la quatrième demi-journée de vaccination et on observe une montée en puissance du nombre de personnes qui souhaitent se faire vacciner », constate Marie-Christine Mialhe, infirmière dans un centre de vaccination international, la semaine, et coordinatrice des chaînes de vaccination de la salle Barcelone, le week-end.
    « Nous avons eu 36 personnes lors de la première séance, puis 56 à la deuxième, 130 à la troisième et aujourd'hui, on va encore battre le record. La semaine prochaine, nous allons ouvrir une tranche horaire supplémentaire le mercredi matin. C'est nécessaire car des gens viennent aussi sans le bon de vaccination et ne pas les accepter serait prendre le risque de ne plus les revoir. Nous faisons donc des bons à ceux qui n'en ont pas avec leur carte de sécurité sociale. Je pense que si l'affluence augmente encore et si l'épidémie se développe davantage, nous serons amenés à élargir les tranches horaires car le phénomène se constate aujourd'hui dans tous les centres de la ville. Mais cela relève d'une décision préfectorale. C'est aussi la préfecture qui est chargée de réquisitionner le personnel. Ici, je crois savoir que la majorité est venue sur la base du volontariat ».
    Une équipe composée de 14 personnes, dont 2 médecins, 6 infirmiers et du personnel administratif pour trois postes de vaccination, censée répondre à la demande de toute la population du centre de Toulouse…

    Des syndicats de médecins font de la résistance

  • Parce qu'il ne seront pas sollicité avant décembre, des médecins font de la contre-publicité: « En tant que médecin, je dois conseiller à mes patients de se faire vacciner; mais à titre personnel, je m'y refuse. », avons-nous personnellement entendu. « Mais pourquoi, docteur ? » « Eh bien, il n'est pas au point et je ne prendrai pas le risque pour moi, ni d'ailleurs pour ma famille. » Vous quittez donc, perplexe, le cabinet de votre médecin référent.

  • Et puis vous découvrez qu'ils n'ont pas tous constitué leur matelas pour leurs vieux jours, ou n'en ont jamais assez, et boudent la ministre qui n'a pas fait appel à eux au premier jour.
    LIRE LaDépêche lien " Un médecin mécontent : « Les généralistes sont oubliés " (3e partie de l'article)

    La pression syndicale ne se relâche pas

    "Le principe de précaution fonctionne à deux vitesses. Pourquoi cette femme a-t-elle été vaccinée, alors que les textes recommandent que l'on n'utilise pas de vaccin adjuvanté sur les femmes enceintes", insinue le médecin urgentiste militant Patrick Pelloux (Amuf).
    Et puis, le médecin militant, dans un esprit malsain de vengeance -depuis sa mutation- poursuit dans l'accusation. "Le directeur de la Santé [Didier Houssin], doit s'expliquer là dessus. Il est évident [une évidence subjective et partsane ne vaudra jamais une preuve] qu'il y a des pressions dans les hôpitaux pour inciter les personnels de santé à se faire vacciner.»

    Quel sera le verdict de l'Inserm, mais un peu tard ?

    Ceux et celles qui refusent de remettre leur sort entre les mains des « citoyens vigilants », des tordus de la politique politicienne, peuvent prendre leur destin en mains et s'informer : LIEN officiel
    http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/

  • dimanche 11 janvier 2009

    La ministre de la Santé marque des points dans l’opinion

    Sa bonne gestion de crise récompensée

    Le charclage de l'opposition l'a dopée

    Roselyne Bachelot s'est révélée à plus d'un qui ne prenait pas au sérieux ce bonbon acidulé.

    Elle vient de recevoir les félicitations à la fois du Président de la République et du Premier Ministre. De la part de François Fillon, le voisin sarthois de la ministre angevine, ce n'est pas vraiment une surprise. «
    Roselyne, tu t'es bien démenée», lui a dit au téléphone le premier ministre depuis son lieu de vacances en Égypte, à Noël.
    Mais ce sont les compliments de Nicolas Sarkozy qui ont le plus marqué Roselyne Bachelot. C'est du Brésil que le chef de l'État a tenu à la féliciter pour sa gestion de la crise survenue dans les hôpitaux pendant les fêtes.



    Des drames instrumentalisés par l’opposition


    Avec la mort d'un enfant à la suite d'une erreur de manipulation dans un hôpital parisien, puis celle d'un quinquagénaire cardiaque mort avant d'avoir trouvé une place aux urgences, Roselyne Bachelot est restée sous les feux croisés des partis et syndicats de gauche entre Noël et le jour de l'An. Mais elle a riposté à la polémique lancée par certains syndicats de médecins qui réclamaient sa démission sur de méchantes bases.

    La ministre a contre-attaqué

    La tentative de déstabilisation initiée par le Dr Patrick Pelloux, l'urgentiste à temps partiel le plus médiatique de France depuis la canicule, n’a pas fait long feu. «Pour une fois, on a entendu un autre son de cloche», se réjouit-on à Matignon. En clair, Roselyne Bachelot a claqué le baigneur de Patrick Pelloux. «Il n'est pas du tout représentatif, dit-elle du syndicaliste. C'est un manipulateur politique. Il n'est pas du tout populaire parmi ses confrères.» Et vlan ! Roselyne a été perfuséé ?
    Sa maîtrise du sujet et sa modération pendant la crise ont permis de désamorcer une affaire cousue de fil blanc qui se voulait explosive. Elle a donc tout naturellement marqué des points dans l'opinion qui a manifesté beaucoup de jugement et de maturité. Il est par conséquent de bon augure que la population n’a pas été dupe de cette honteuse tentative de manipulation politicienne.


    La ministre de la Santé gagne trois points
    dans le dernier baromètre du Figaro Magazine
    et entre dans le club des six ministres les plus populaires du gouvernement. Son style, plus sobre que naguère, mais direct, et sa bonne connaissance des dossiers de la santé lui réussissent.

    Le vent en poupe la pousse aux Régionales 2010

    Quelques jours avant son anniversaire le 24 décembre (elle a eu 62 ans), Roselyne Bachelot s'est finalement décidée à se présenter aux régionales en 2010 dans sa région des Pays de la Loire. Un combat qu'elle mènera parce que «François» le lui a demandé. La région, perdue en 2004 par Fillon, est en effet tout à fait gagnable, selon les experts électoraux de l'UMP. Sa candidature fait en tout cas l'unanimité. «Derrière Fillon, c'est la plus légitime», soutient Marc Laffineur, président de la fédération UMP du Maine-et-Loire.

    Très présente sur le terrain, Roselyne Bachelot est fin prête
    Contrairement aux souhaits de certains qui auraient aimé qu'elle vienne donner un coup de main à Paris, elle ne changera donc pas de région. «Je ne suis pas une nomade en politique», s'amuse-t-elle. D'ici aux régionales, elle veut se concentrer sur sa mission de ministre de la Santé et des Sports.

    Son programme sera chargé avec l'examen par les députés de sa réforme de l'hôpital. Une réforme qui promet une belle bagarre à l'Assemblée.
    En attendant, merci au Dr Pelloux.

    mardi 30 décembre 2008

    Le cardiaque ne serait pas mort d’avoir attendu une place, selon le parquet

    Que reste-t-il du procès anti-gouvernemental de l’opposition
    Un homme de 57 ans est décédé dimanche matin à Paris d'un infarctus du myocarde, après la difficile découverte d'un lit en réanimation par les professionnels du SAMU. L’opposition s’est emparée de ce drame pour dénoncer une situation, selon elle, précaire du système hospitalier et pour développer une campagne de peur sur le territoire. (Lire PaSiDupes)

    Le patient souffrait d'une "pathologie coronarienne très lourde"

    Il semblerait que le patient était dans le coma lors de son arrivée à l'hôpital Lariboisière, selon le parquet.

    > Les premiers résultats de l’autopsie donnent à penser qu'il n'aurait pas survécu même s'il avait été hospitalisé aussitôt, selon les précisions du Parquet d'Evry. "Il faut rester très prudent", a toutefois ajouté le Parquet, mais "vraisemblablement si on avait trouvé une place, ça n'aurait pas changé les choses".
    > Alors qu’ Odile Lagrange, la veuve du patient, déclarait lundi que son époux ne présentait pas jusqu'alors de problèmes cardiaques, et qu'il avait subi des examens il y a deux ans. "Il n'y avait rien du tout", si ce n'est une tension très faible de 8,5, avait-elle néanmoins précisé, l'autopsie réalisée mardi après-midi a permis de mettre en évidence que le décès était dû à un problème cardiaque, qui n’en n’était pas à sa première alerte, que son coeur était en "très mauvais état" et que ses artères étaient "très bouchées".

    >
    "Il y avait peu de chances de le sauver", a-t-on expliqué au parquet d'Evry, qui a ouvert lundi une enquête préliminaire, confiée à la Sûreté départementale, pour "recherche des causes de la mort", après une plainte contre X pour "mise en péril de la vie d'autrui", déposée au commissariat de Massy par la veuve du patient.

    Un collège d’experts étudiera le cas

    Les premiers résultats de l’autopsie doivent être approfondis, grâce à des analyses complémentaires. Celles-ci prendront deux à trois semaines et seront réalisées par un collège d'experts, comprenant notamment un cardiologue et un réanimateur, qui doit également étudier son dossier médical.
    Le collège d'experts aura pour tâche de déterminer quelles auraient été ses chances de survie s'il avait été admis dans un service de réanimation, et si une prise en charge plus rapide aurait permis de le sauver, a précisé une source policière.

    Les faits connus à ce jour

    > Victime de troubles respiratoires à son domicile de Massy (Essonne), cet homme de 57 ans a été pris en charge vers minuit samedi par une équipe du SAMU de l'Essonne avant d'être conduit vers l'hôpital de Longjumeau, où il a fait plusieurs arrêts cardiaques, "jugulés" par un réanimateur des urgences.
    Mais comme cet hôpital ne disposait pas de lit disponible en réanimation, les régulateurs du SAMU de l'Essonne ont parallèlement recherché une place dans les hôpitaux de la région pendant plusieurs heures. Une place disponible n'a été trouvée qu'à 05H00 au sein de l'hôpital parisien Bichat.

    Pour ajouter à la complexité de l'affaire, le décès du patient est survenu dimanche vers 06H00 dans un troisième établissement, l'hôpital Lariboisière à Paris, où il avait été transféré pour une coronarographie (technique d'imagerie médicale complexe) préalable à son transfert à l'hôpital Bichat.

    Les investigations doivent se poursuivre afin de déterminer précisément le déroulement des événements, selon le parquet.
    Le directeur de l'hôpital de Longjumeau a été entendu en tant que témoin. En revanche, la police déclare que les médecins du SAMU n'ont pas encore été auditionnés. L’AMUF a néanmoins beaucoup à dire, mais sans doute moins sur les faits spécifiques que sur ses craintes du pire pour l’avenir.

    Jamais trop tôt pour une récupération politicienne malsaine

    Pour l'heure, l'enquête ne se situe pas au pénal, et il n'y a en l'état ni infraction ni auteurs présumés.
    Selon certains, il est plus urgent de polémiquer (Lire PaSiDupes) et de sonner le tocsin que de faire des propositions constructives.

    lundi 29 décembre 2008

    Des lits de réanimation étaient disponibles, informe Bachelot

    Le catastrophisme va si bien à la gauche
    Dans la nuit de samedi à dimanche, il y avait un nombre suffisant de lits de réanimation disponibles en région parisienne pour accueillir un patient en malaise cardiaque. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a apporté les précisions qui manquaient aux professionnels qui préfèrent accuser à se remettre en cause.
    Cette déclaration fait suite au décès dimanche matin d'un homme de 57 ans, pour qui les services hospitaliers se sont avérés mal coordonnés et n'avaient pas réussi à trouver en temps utile l’une des onze places adaptées et disponibles.

    Des urgentistes qui font un mauvais diagnostic ?

    Mme Bachelot a confirmé lors d'une conférence de presse les difficultés rencontrées dans la nuit de samedi à dimanche par le SAMU de l'Essonne pour orienter cet homme, victime d'un malaise cardiaque à Massy, vers un lit de réanimation dans un hôpital proche, mais elle a affirmé qu'il s'agissait d'un problème d'organisation et non de manque de lits.
    "En temps normal, nous sommes avec une trentaine de lits disponibles en Ile-de-France, là nous sommes dans une période de tensio, mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade", a-t-elle affirmé, jugeant qu'"il y avait toute possibilité d'accueillir" le patient.
    "Il n'y a pas de dysfonctionnement structurel", a-t-elle ajouté pour répondre aux réactions politiques et syndicales, qui, sous la direction du bon Dr Pelloux, ont hasardé une corrélation entre ce décès et un manque de moyens des hôpitaux et plus particulièrement des services d'urgences et de réanimation pendant les fêtes de fin d'année. A noter, en passant, qu'il est aussi rieur que Sa Cynique Majesté Royal est souriante...

    Mme Bachelot a fourni une chronologie détaillée des faits
    "24 ont été sollicités avant que l'hôpital Bichat n'apporte une réponse favorable à 5 heures du matin", a déploré la ministre.
    Elle précise que le patient a toutefois été préalablement orienté vers l'hôpital Lariboisière, également à Paris, pour réaliser une coronarographie. C'est dans l'enceinte de cet hôpital qu'est survenu le décès vers 6H00, selon.

    La ministre ne veut pas davantage de victimes
    > A l’attention de ceux qui citent le Dr Juvin, rappelons que si le chef de services des Urgences de l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) a mis en évidence un manque de "pilotage régional" des hôpitaux,
    - il estime aussi qu’attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
    - il a également mis en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

    > Pour autant, les militants d’opposition doivent apprendre la tolérance, accepter la contradiction et permettre à la droite de diffuser quelques faits dérangeants et d’ainsi combattre les contre vérités répandues par la presse de gauche et colportées par la base amère et peu regardante.

    La ministre manifeste beaucoup de sang-froid

  • Plutôt que d’exprimer des sentiments ou des prévisions alarmistes, Roselyne Bachelot manifeste de la mesure et a ainsi refusé de se prononcer sur d'éventuelles responsabilités, renvoyant à l'enquête qu'elle a demandée auprès de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).
    "Il y a des zones grises", a-t-elle estimé, jugeant "incompréhensible" le délai pour trouver un lit de réanimation alors qu'un nombre suffisant semblait disponible.
  • La ministre a aussi rendu hommage
    Roselyne Bachelot a également tenu à signaler qu'il y avait eu "une bonne prise en charge initiale du patient", c'est-à-dire les soins d'urgence réalisés à son domicile par le SAMU de l'Essonne puis ceux réalisés par un réanimateur aux urgences de l'hôpital de Longjumeau, où le patient a fait plusieurs arrêts cardiaques qui ont été "jugulés".
    Elle a admis que cet hôpital ne disposait pas de lits de réanimation disponibles ce jour-là. Aussi, les régulateurs du Samu de l'Essonne ont recherché parallèlement un hôpital pouvant l'accueillir.
  • "Je suis fière de l'hôpital public. Et je suis à leur côté à tout moment", déclarait samedi 27 au Figaro, Roselyne Bachelot, qui se définit comme "la ministre des victimes et des personnels hospitaliers".

    La gauche et la politique du pire
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    Après coup, la gauche annonce toujours qu'elle avait tout prévu...

    Dommage qu'elle ne réforme pas quand elle est au pouvoir et qu'elle ne fasse pas de propositions quand elle n'y est plus.
    L’opposition a fait sienne la pensée de Machiavel :
    "En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal"
    Et cette gauche-là espère bien que le pire arrive.