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mercredi 3 avril 2013

"Moscovici a utilisé les moyens de l’Etat pour tenter de blanchir un copain " (Mediapart)

Un journaliste du site internet Mediapart accuse le ministre des Finances

Fabrice Arfi assure que l’affaire Cahuzac ne fait que commencer


Le journaliste de Mediapart à l'origine des révélations sur le compte de Jérôme Cahuzac à l'étranger a mis en cause Pierre Moscovici, ce mercredi matin sur RMC
Selon Arfi, le ministre de l’Economie aurait "utilisé les moyens de l’Etat à des fins personnelles pour tenter de blanchir un copain, alors que la justice enquêtait déjà (sur l'affaire Cahuzac). Ça, c’est Pierre Moscovici lui-même qui l’a reconnu. 
Il a dit qu’il avait demandé à l’administration fiscale et a dit "la réponse de la Suisse me permet de dire que je n’ai pas de doute et que ce doute que je n’avais pas n’est pas ébranlé"
Le mensonge a donc été possible grâce à une opération de communication orchestré depuis Bercy et monsieur Moscovici pour tenter de blanchir Jérôme Cahuzac en sollicitant l’entraide administrative avec les Suisses dont on n’a jamais vu la couleur de la réponse ". 

"La responsabilité de Pierre Moscovici est considérable"

Le journaliste explique en outre que "les questions de cette entraide administrative ont été posée n’importe comment. Tout a été fait pour qu’il n’y ai pas de réponse claire ".
"Il n'y a eu aucune complaisance, aucune volonté d'entraver la justice, aucune volonté de couvrir ou de blanchir. Il y a eu la confiance, avec des questions et à chaque fois, les réponses que faisait cet homme", estime Moscovici. Droit dans les yeux ?

Mais d'où venaient donc les 600.000 euros ? 

Ministre du Budget fraudeur
narguant
la représentation nationale
Fabrice Arfi s'interroge:  "Combien a circulé sur ce compte ?" 

La date précise de l’ouverture de ce compte interpelle aussi le journaliste d'investigation. 
"On n’a jamais la date de l’ouverture de ce compte. On dit depuis une vingtaine d'année, c'est flou. Si Jérôme Cahuzac a ouvert ce compte entre 1988 et 1991, il est au ministère de la Santé. [Auprès de Claude Evin, ministre de Michel Rocard et donc de Mitterrand
Vous imaginez s'il a reçu ces sommes de la part de l’industrie pharmaceutique ?


vendredi 16 décembre 2011

Cahuzac (PS), un président pas ordinaire de Commission des Finances

Les comptes truqués de Jérôme Cahuzac



Les ustensiles du président socialiste de
la Commission des finances à l'Assemblée


Mais où ont-ils dégoté Jérôme Cahuzac ?

"Quand j’entendais certains ministres dire que nous ruinerions la France avec nos créations de postes d’enseignants, eh bien Nicolas Sarkozy la ruinera quatre fois plus (avec sa proposition de créer 30 000 places de prison supplémentaires) !" - Jérôme Cahuzac, le 11 décembre sur RTL.

Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il sévit impunément
Ce chirurgien est entré au Parti socialiste en 1977, soutint alors les thèses de Michel Rocard et devint conseiller technique au cabinet de Claude Évin, ministre de la Santé (1988-1991: loi Evin contre la pub pour l'alcool et le tabac et affaire du sang contaminé). Aujourdhui sexagénaire, il est député-maire de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale.
VOIR et ENTENDRE Jean-Jacques Bourdin ménager Cahuzac en lui reposant la question qui avait ridiculisé Didier Migaud , autre lumière phare socialiste:


Intox

Alors que la droite dénonce la frénésie dépensière du PS en campagne, malgré la crise et la nécessité du désendettement, Jérôme Cahuzac a assuré que le programme de Hollande resterait dans les clous de la rigueur budgétaire. Le 11 décembre, sur RTL, le président de la commission des finances déclarait ainsi : "Le seul engagement que François Hollande ait conservé, c’est la création de 60 000 postes dans l’Education nationale. Il existe un cercle de réflexion, l’Institut Montaigne, dont le sérieux est reconnu. L’Institut Montaigne a chiffré ce projet à 380 millions d’euros par an. Le même institut a chiffré le projet de Nicolas Sarkozy de créer 30 000 places de prison supplémentaires en France. Ça coûte quatre fois plus : 1,5 milliard d’euros par an. Quand j’entendais certains ministres dire que nous ruinerions la France avec nos créations de postes d’enseignants. Eh bien Nicolas Sarkozy la ruinera quatre fois plus

"Sérieux" n'est pas synonyme d'apolitique, puisqu'on relèvera Guy Carcassonne, un ancien du cabinet de Michel Rocard, ou Philippe Wahl, conseiller technique auprès du même premier ministre du président François Mitterrand, ou Lionel Zinsou, animateur d'un cercle de réflexion de Laurent Fabius, et administrateur du comité opérationnel du journal Libération: d'ailleurs,l'auteur de cet article en défense de Cahuzac n'est autre qu'un journaliste qui entre volontiers dans l'arène et préside aussi le conseil de surveillance de la SCPL de ce quotidien socialiste.


Désintox


L'un des deux ne comprend rien en d'économie
Hollande ? Cahuzac ? Ou les deux ?





Voilà donc le premier duel Hollande-Sarkozy: 60 000 postes dans l’Education nationale contre 30 000 places de prison. Et, à en croire Cahuzac, le député de la Corrèze endettée l’emporterait par KO, avec une mesure qui coûterait "4 fois moins" que celle de son adversaire. Douteux !

Mais ce n’est pas le tout de s’appuyer sur des chiffres "sérieux", encore faut-il les lire sérieusement. Partons du postulat que les estimations de l’Institut Montaigne puissent être objectives. Le sujet étant la manière dont Cahuzac s’appuie sur ces chiffres publics pour leur faire dire tout autre chose que ce qu’ils disent: au PS, ils sont interprètes polyvalents...

Commençons par les postes dans l’Education nationale : selon l’Institut Montaigne qui prend pour base de calcul 65 000 postes supplémentaires (au titre de la rémunération et des charges sociales), cela représente un coût de 1,9 milliard d’euros par an. Le chiffre que cite Cahuzac (380 millions d’euros) correspond aux dépenses pour la seule première année. Mais, Hollande ayant annoncé un étalement des créations de postes sur les cinq ans, la facture augmente chaque année : ainsi, selon l’Institut Montaigne, le plan de recrutement de Hollande coûte un peu moins de 400 millions d’euros la première année (pour 13 000 postes), puis 800 millions la deuxième (13 000 nouveaux postes s’étant ajoutés), 1,2 milliard la troisième (39 000 postes au total) jusqu’à atteindre en fin de mandat 1,9 milliard, une fois que la totalité des 65 000 postes auront été créés.

Regardons maintenant ce que dit l’Institut Montaigne à propos des 30 000 places de prison. Le coût annuel avancé est de 1,5 milliard, en 2017. Cette dépense se décompose ainsi : 3,7 milliards d’investissement, soit 735 millions par an. A quoi s’ajoutent les coûts de fonctionnement (qui correspondent aux dépenses de l’administration pénitentiaire - notamment en personnel - induites par l’augmentation des capacités), qui progressent à mesure que les nouvelles places sont «mises en service». A l’horizon 2017, quand toutes les places sont construites et occupées, ce coût de fonctionnement est estimé à 730 millions d’euros.


Admirons maintenant la mauvaise foi de la comparaison de Cahuzac
Pour chiffrer le coût de la mesure de Hollande, il retient la première année où seuls 13 000 fonctionnaires doivent être payés. Pour chiffrer la mesure de Sarkozy, l'escroc retient en revanche la dernière année, où les dépenses de fonctionnement atteignent leur maximum. Un tour de passe-passe parfaitement malhonnête.

A la vérité, si l’on se projette en fin de mandat, quand tous les postes envisagés par Hollande auront été pourvus, sa mesure représentera davantage que celle de Nicolas Sarkozy. Il y a sans doute des arguments pour défendre l’idée qu’il vaut mieux investir dans l’éducation que dans le pénitentiaire. Celui de Cahuzac ne vaut pas grand-chose.


Cahuzac travaille à la louche sur les estimations de la majorité, mais à l'écumoire sur celles du PS.

mercredi 31 mars 2010

L'hôpital va mieux quand il accepte de se soigner

Les syndicats pourraient bien y trouver une nanoparticule incendiaire

L'amalgame de la gauche sur les hôpitaux

Les uns soignent les causes du mal, les autres infectent le champ opératoire.
Depuis des années, les syndicats dérèglent la clim le climat social en milieu hospitalier avec le souci de la défense des intérêts catégoriels contre l'intérêt général. A chaque dysfonctionnement ponctuel successif, ils ont convaincu l'opinion que tout va mal partout. Bien que démagogique, la manoeuvre est aisée, puisque chacun, un jour ou l'autre, peut avoir à connaître une cause de mécontentement. La généralisation des problèmes de services d'urgence à tous les services, jusqu'aux mieux lotis d'entre eux, a convaincu que l'hôpital est malade. Le PS n'a eu qu'à se louer de la désinformation menée avec aisance par le Dr. P. Pelloux (lien PaSiDupes et le lien PaSiDupes sur la récupération de la mort du petit Ilyès), lequel a toujours été davantage relayé par les media (lien PaSiDupes) que le créateur même du SAMU, le Dr. Xavier Emmanuelli.
Le président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf, lien PaSiDupes), Patrick Pelloux, a dramatisé sa mutation en 2008 au SAMU de Paris. Bien qu'il ne soit pas propriétaire de son poste, le syndicaliste décrivit son dramatique transfert médicalisé de St Antoine à Paris comme le couronnement du "harcèlement" que subissaient ses activités syndicales aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine. Quant le Dr Pelloux a mal à la gorge, la France entière tousse.


L'anesthésie est pratique courante et d'autant plus que l'opinion a toujours peur de souffrir au porte-feuille.
La fragilité de la population est facilement exploitable. Elle se persuade facilement que tout va mal et puisque dans l'opposition, la chair est faible, elle s'est laissée tenter à endormir l'opinion.
Relire ainsi PaSiDupes sur le canular du manque de lits de réanimation
Les syndicats d'infirmiers, de médecins et d'agents administratifs se sont ligués pour créer la confusion qui leur permettrait de tirer leur seringue du jeu, en même temps qu'ils rendraient service à l'opposition. Lire PaSiDupes

L'Ile-de-France socialiste, l'arbre pourri qui cache la forêt française

L'intox
En vérité, lentement bien que bruyamment, les hôpitaux réduisent leurs déficits.
Et la presse n'en fait pas ses titres...

  • Le Figaro: "Hôpitaux: situation financière meilleure", en France,
  • mais Le Monde: " Un rapport souligne les dysfonctionnements des hôpitaux de Paris. "En plein débat sur la réorganisation des Hôpitaux de Paris, un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France vient critiquer la gestion de …"
  • et trois titres copiés-collés enfoncent le clou: ils ne peuvent insidieusement noyer le bon dans le mauvais... et puis Paris n'est-elle pas le nombril de la terre ?
    " Le rapport explosif sur les Hôpitaux de Paris" Le Parisien
    " Un rapport explosif sur les comptes des Hôpitaux de Paris" Rue89
    " Rapport explosif sur les hôpitaux de Paris " France 2

    Or, ce qui est vrai de l'Ile-de-France ne l'est pas des autres régions.

    Les comptes explosifs des hôpitaux en... Ile-de-France

    L'AP-HP sous assistance respiratoire

    Contre-exemple du reste de la France, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a vu son déficit presque quintupler en 2009, à 96 millions. Ce qui prouve, selon la ministre, « la nécessité de procéder à des réorganisations ».
    Les hôpitaux pourront-ils revenir à l'équilibre en 2012, comme l'a demandé Nicolas Sarkozy ? La gabegie est-elle involontaire et liée à l'état d'esprit, aux sur-effectifs et à l'incompétence, ou intentionnelle et liée à une volonté de casse du système à imputer aux pouvoirs publics ? S'agit-il de tenir jusqu'à la présidentielle ? L'opposition joue-t-elle avec notre santé pour rendre l'exemple de l'AP-HP symptômatique de la santé publique nationale ?

    Le retour à l'équilibre, les tendances actuelles « permettent de l'espérer », a assuré la ministre face au scepticisme pathologique des députés de l'opposition pourtant au bistouri en Ile-de-France. « Les risques de retour en arrière sont extrêmement limités », a estimé la responsable, 238 établissements ayant mis en oeuvre des plans de retour à l'équilibre pour contenir leurs coûts. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend (?) les intérêts de l'hôpital public, attise les anxiétés en assurant qu'on ne pourra pas parvenir à cet objectif sans supprimer massivement des postes.
    Objectif: mettre l'abcès en culture pour qu'il soit à point en 2012.

    Le partage des responsabilités
  • L'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) est un établissement public de santé relevant de la ville de Paris (PS), qui exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et la région Île-de-France (PS).
    => Commentaire de Rue89
    « Un rapport explosif de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, relance la question de la réforme de l'AP-HP.
    Jours de RTT, congés maladie records, autonomie totale des praticiens hospitaliers, chefs de service en tête, boudant massivement ces tableaux de service qui permettent de savoir qui travaille… Personne ne semble vraiment piloter ce vaste navire. » Lien Rue89
  • Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) depuis 2004 est le socialiste Claude Evin, ancien ministre de Mitterrand, est connu pour ses lois de prévention contre la consommation de l'alcool et du tabac, mais aussi pour l'affaire du sang contaminé (1989-90). Roselyne Bachelot l'a fait nommer en Conseil des ministres du 30 septembre 2009 responsable préfigurateur de l'Agence régionale de santé pour l'Île-de-France. Il aura donc un rôle à jouer dans le rétablissement du malade hospitalier.

    La Cour des Comptes
    Cette chambre, qui contrôle les dépenses publiques, affirme que les établissements de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, sont terriblement mal gérés : sur-effectifs, absentéisme, et gâchis. Son rapport s'inscrit dans le dossier déjà très explosif de la réforme de l'hôpital. Attendons-nous pourtant à des mouvements syndicaux avec le soutien de la presse militante et de l'opinion moutonnière.

    Les amalgames et raccourcis de la presse engagée abusent l'opinion

    =>
    L'AP-HP est administrée par un conseil d'administration
    de 52 membres présidé par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
    Elle contrôle le directeur général assisté d'un secrétaire général. Ces deux personnalités sont nommées par décret en conseil des ministres et occupent des emplois dits « à la discrétion du Gouvernement ». L'AP-HP est soumise au contrôle général économique et financier de l'État qui ne décide pas de la politique hospitalière régionale.

    => Un bouillon de culture
    Le rapport souligne notamment les disparités entre Paris et les régions, : des médecins de province critiquent les "privilèges des parisiens". Lien audio RTL

    Commentaire de la direction de l'APHP : "Ce rapport démontre que nous avons encore des grandes marges d'amélioration en matière d'organisation". Plus la marge est grande, plus ça dure !
    Ce système de surveillance réciproque induit les lourdeurs administratives et les troubles intestinaux qui agitent le milieu.

    Les comptes des hôpitaux partout ailleurs

    Les chiffres de 2009 ne sont pas encore connus, mais la ministre de la Santé a annoncé hier que l'amélioration, malgré la crise, a été l'an dernier « du même ordre » que celle de 2008. Cette année-là, le déficit des 1.600 établissements de santé publics avait déjà reculé de près de 90 millions d'euros, portant le besoin de financement à 592 millions. En 2009, le déficit aurait donc encore été réduit de plusieurs dizaines de millions supplémentaires. Le nombre d'établissements dans le rouge serait en diminution.

    Plusieurs gros hôpitaux ont nettement amélioré leurs comptes
    , (ailleurs qu'en Ile-de-France), a souligné la ministre, Roselyne Bachelot, devant les députés. Une bonne nouvelle car ce sont eux qui expliquent l'essentiel du problème. Onze établissements représentent à eux seuls « 40 % » du déficit. Les Hospices civils de Lyon sont passés d'un « trou » de 94 millions à 79 millions entre 2008 et 2009, les Hôpitaux de Marseille de 58 à 36 millions. Les CHU de Nice, de Nantes ou de Lille ont également réduit leurs déficits.

    Pour les noyaux résistants, l'opposition va ressortir quelques doses du vaccin contre la grippe A-H1N1, sans mentionner la bévue de l'OMS.

    L'équilibre financier des hôpitaux souffre avant tout de mauvaise gestion

    En faisant la loi dans le système hospitalier, secteur après secteur, les syndicats l'ont déséquilibré de « conquête » en acquis social corporatiste. En dressant les Français les uns contre les autres, la gauche politique et syndicale dresse aussi des rideaux de fumée sur
    son immobilisme et son incompétence.
    Les régionales sont passées; Huchon-ronron est ré-installé pour quatre années dans son casier réfrigéré; le rapport pouvait donc maintenant sortir.

  • jeudi 1 octobre 2009

    Ouverture : le socialiste Claude Evin choisit de servir son pays

    Quand d'autres préfèrent le déservir

    Nicolas Sarkozy séduit une nouvelle figure de la gauche

    Claude Evin, ancien ministre emblématique de la Santé de François Mitterrand entre 1988 et 1991, dont la célèbre loi contre le tabagisme et l'alcoolisme porte son nom, a été a nommé mercredi au poste stratégique de directeur de l'Agence régionale de santé pour l'Ile-de-France par le président de la République.
    Il ne va certes pas intégrer le gouvernement de François Fillon, mais le socialiste préside actuellement actuellement la Fédération hospitalière de France (FHF) et cette utilisation des compétences risque d'irriter dans les rangs du PS comme de la majorité, alors que la réforme du système hospitalier vient tout juste de provoquer une poussée de température dans l'opposition.

    Mais comme l'annonçait Le Figaro il y a quelques mois déjà, et comme le confirme Le Parisien cette semaine, Nicolas Sarkozy a fait d' un socialiste une sorte de «préfet de la santé» qui a par exe mple le pouvoir de réorganiser les hôpitaux, source de conflits politiques locaux en série.

    Claude Evin, symbole de l'ouverture de cette rentrée 2009 ?
    Le principal intéressé s'en défend vaille que vaille. «Je ne franchis pas le Rubicon», assure-t-il. «Je suis toujours au Parti socialiste et n'ai pas l'intention de renier mes engagements en faveur du service public.» Il rappelle qu'il «milite depuis longtemps pour la création de ces agences régionales de santé qui, à mes yeux, ne sont ni de droite ni de gauche, et la ministre de la Santé m'a fait l'honneur de me solliciter avec l'aval du président de la République et du premier ministre».
    Ses ex-camarades du PS risquent toutefois de lui reprocher de servir de caution au gouvernement, notamment si celui-ci est amené à prendre des mesures impopulaires.

    Un socialiste qui se rend utile
    L'ancien ministre balaie d'un revers de main les procès d'intention de ses camarades
    «Je n'ai plus de mandats électifs au PS depuis 2007, plaide-t-il. Les gens qui me connaissent savent que j'ai des convictions et que je ne vais pas les mettre dans ma poche. J'aborde cette mission l'esprit libre et sans arrière-pensée politicienne.» Avant d'ajouter, dans un avertissement à peine voilé : «Je pense que j'aurai les moyens de remplir cette mission, sinon j'en tirerai les conséquences.»

    Bientôt le tour de Michel Charasse ?

    La liste est déjà longue
    Eric Besson, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel, Martin Hirsch, les missions confiées à Michel Rocard ou au directeur de Sciences Po, Richard Descoings, par exemple. br>Malgré sa volonté manifeste de conserver une indépendance, Claude Evin a toutes les chances d'apparaître aux yeux de l'opinion publique comme l'un des ralliés à Nicolas Sarkozy, ce qui ne dérangera que les sectaires.

    Le président pense d'ailleurs déjà à la poursuite de sa politique d'ouverture : le sénateur Michel Charasse, ex-ministre du Budget socialiste et exclu du PS en 2008, pourrait obtenir un siège prestigieux lors du renouvellement partiel du Conseil constitutionnel en 2010. Une autre grande figure des années Mitterrand qui céderait aux sirènes sarkozystes.